« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
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L'acte d’abandon enseigné par Jésus au capucin italien Don Dolindo Ruotolo, est idéal contre les angoisses face aux difficultés de la vie.
Dolindo — qui renvoie au mot « douleur » en napolitain — est un tertiaire franciscain originaire de Naples que l’Église vénère comme serviteur de Dieu et dont la cause vers la béatification est en cours. Né à Naples le 6 octobre 1882, il est décédé le 19 novembre 1970, après une vie faite de grâces mystiques et d’un don extraordinaire : savoir lire dans les cœurs. Mais ceux-ci lui valurent tant de brimades et d’accusations, de calomnies et de condamnations — jusqu’à finir devant le Saint-Office pour un interrogatoire et subir une suspense de son ministère sacerdotal, deux ans après son ordination (1905). Don Ruotolo a tout accepté, sans jamais réclamer justice ou jugeant l’Église pour ses décisions. Comme le lui avait prédit son supérieur : « Tu seras martyr, mais de cœur, pas de sang ». Et il a tout supporté sans jamais vaciller.
Un profond connaisseur de la bonté de Dieu
Totalement réhabilité en 1939, don Ruotolo renforcera sa vie spirituelle, multipliera les sacrifices et ses services auprès des plus nécessiteux, des désespérés et des personne en quête d’un sens à donner à leur vie. Réputé comme maître de vie spirituelle, il écrit et publie des brochures et des ouvrages religieux destinés à un large public, entretient une correspondance avec ses fils et filles spirituels — et pas seulement — leur expliquant comment faire la volonté du Seigneur tout en ayant mille difficultés à surmonter. Il a même été le directeur spirituel de Padre Pio à Pietrelcina qui avait une telle estime pour lui qu’il disait aux pèlerins de Naples venus le voir : « Pourquoi venir ici si vous avez Don Dolindo à Naples ? Allez vers lui, c’est un saint ! ».
Le confident de Jésus
Don Ruotolo n’est que « prière », « service » et « sacrifice ». Suite à une vision du Christ il a laissé à l’Église un acte d’abandon que Jésus lui a inspiré, idéal pour vaincre les angoisses face aux difficultés de la vie. Quand vous voyez que les choses se compliquent, dites tout simplement en fermant les yeux :
« Oh ! Jésus, je m’abandonne à Toi, à Toi d’y penser ! »
Cette prière, assure frère Ruotolo, est la plus courte mais « vaut plus que mille prières » . Il recommande à tous de jamais l’oublier. De la répéter toutes les fois qu’il le faut. « Fermez les yeux et laissez-vous porter par le courant de ma grâce. Fermez les yeux et laissez-moi agir », exhorte-t-il au nom de Jésus.
Et si cette prière est réputée infaillible c’est parce que, comme dit Jésus à travers ce saint homme qui l’a vécu lui-même, « ce qui vous perturbe et vous cause un mal immense, c’est votre raisonnement, votre pensée, votre obsession et le fait de vouloir à tout prix résoudre vous-même ce qui vous afflige ». Alors que s’abandonner à Jésus c’est « détourner son esprit de toute tribulation » et laisser le Seigneur agir, le laisser agir « Lui seul ». Si la situation empire ? Pas de problème, Jésus a promis : « Je te le dis, j’y pense, j’interviens comme un médecin et j’accomplis un miracle s’il le faut ».
"Aquarius / migrants : l'Europe est-elle à la hauteur. Pourquoi l'Europe n'est-elle pas solidaire ?", était le sujet d'une émission ce matin sur RMC. Une autre question nous vient : l'Europe est-elle à la hauteur de ce commerce cynique ?
Ce week-end, l'"Aquarius", un navire humanitaire secourant les migrants en difficulté en Méditerranée s'est vu refusé l'accès des ports d'Italie et de Malte. À son bord, 629 migrants dont la majorité sont des enfants en bas âge et des femmes enceintes. Face à cette situation, l'Espagne a ouvert son port et le président de l'Assemblée de Corse a également offert l'asile au bateau. Jusqu'à ce mardi matin, alors que plusieurs élus de LaREM ont estimé que "la France se serait honorée" à imiter l'Espagne, le silence de l'exécutif face au refus italien de recevoir l'Aquarius a été relevé par Le Figaro qui titre en fin de matinée : Aquarius : l'inaction de la France fracture LaREM et pousse l'exécutif à se justifier.
Ce n'est en effet que lors du Conseil des ministres de ce mardi matin, que selon le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, le chef de l'État aurait dénoncé le "cynisme et l'irresponsabilité" de l'Italie après avoir "rappelé le droit maritime" qui indique "qu'en cas de détresse, ce soit la côte la plus proche qui assume la responsabilité de l'accueil". [1]
Pourtant le cynisme froid et l'irresponsabilité ne sont-ils pas aussi du côté des navires et des Ong passant eux-mêmes les migrants en Europe afin d'approvisionner les usines en main d'oeuvre docile, laborieuse et peu rémunérée ? Ne s'agit-il pas là de ce néo-esclavagisme aux mains de grands groupes proposant aux migrants des salaires de misère dans leurs entreprises afin de faire pression à la baisse sur les salaires moyens eux-mêmes ? Ce nouveau commerce mondialisé "humanitaire" trans-méditerranée, ne participe-t-il pas du même mercantilisme cynique et irresponsable que fut l'ancienne traite trans-atlantique et l'esclavage des Noirs vers les Amériques à partir des ports de l'atlantique ?
Quelques heures plus tard ce matin, le premier ministre Édouard Philippe a été contraint de s'exprimer sur le sujet durant la séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale, à la suite d'une question d'un député de la majorité, Pieyre-Alexandre Anglade. "Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation de ceux qui, sur ce bateau, pourraient vouloir bénéficier du statut de réfugié", a déclaré le chef du gouvernement, en se disant "heureux" de la décision de l'Espagne d'ouvrir le port de Valence.
"Je suis toujours un peu gêné avec ces 'il n'y a qu'à..., il faut qu'on; il y a de la souffrance, nous devons être compassionnels et accueillir plus de monde'. Typiquement les opinions publiques, les électeurs européens, dans leur majorité, sont plutôt hostiles à cela. Ce qui est intéressant et ce qui se joue aujourd'hui en Méditerranée, c'est le premier bras de fer entre un exécutif et un ministre de l'intérieur populiste Matteo Salvini qui est à la droite de la Ligue du Nord [...] et qui a sur la question de l'immigration une position très dure. Et là il est testé par cette ONG européenne SOS Méditerranée, qui est soutenue d'ailleurs par l'ONG du milliardaire américain George Soros, 'Open Society', qui veut un monde plus ouvert aux migrants. Donc il y a un bras de fer idéologique [...], un affrontement entre deux visions de politiques migratoires. C'est un choc qu'on attendait." (Fin de citation)
La réponse de Laurent Neumann qui ne conteste pas l'information apportée par Éric Brunet du financement de l'ONG Sos Méditerranée par Soros, est intéressante :
"On n'est pas forcément en désaccord ce matin. Ce qu'il faut bien avoir en tête c'est qu'en trois ans, il y a six cent trente mille migrants qui sont arrivés en Italie et que les 26 autres pays de l'Union européenne ne joue pas la solidarité. Et il y aura d'autres bateaux..."
On a sans doute-là la raison pour laquelle les scrutins se succèdant voient partout les populistes arriver au pouvoir en Europe.
La doctrine des droits de l'homme est devenue aujourd'hui l’unique référence légitime pour ordonner le monde humain et orienter la vie sociale et individuelle. Dans cette doctrine, la loi politique n’a plus d’autre raison d’être que de garantir les droits humains, toujours plus étendus. Elle ne protège plus la vie des institutions – qu’il s’agisse de la nation, de la famille, de l’université, des ouvriers –, mais donne à tout individu l’autorisation inconditionnelle d’y accéder. La loi ne commande plus, ne dirige plus, n’oriente plus : elle autorise. La vie humaine est soumise à une critique arbitraire et illimitée, privant la vie individuelle comme la vie sociale de tout critère d’évaluation, critère d'évaluation pourtant nécessaire à toute construction sociale. Telle est la thèse du philosophe Pierre Manent * dans son dernier livre "La Loi naturelle et les droits de l'homme", où afin de recouvrir un critère d'évaluation, l'auteur propose de réhabiliter la loi naturelle... que la période moderne a eu tendance à éliminer.
Interrogé dans Le Figaro aujourd'hui, l'auteur explique par exemple qu'au nom des droits de l'homme, "les européens s'imposent une apnée morale et sont incapables d'agir" :
La doctrine des droits de l'homme, seul principe de légitimité encore accepté en Europe, rend impossible la délibération publique et l'art du gouvernement. Telle est la thèse que défend le philosophe Pierre Manent dans son nouveau livre La Loi naturelle et les droits de l'homme (PUF). Pour le disciple de Raymond Aron, les droits individuels règnent sans contrepoids jusqu'à faire périr l'idée du bien commun.
LE FIGARO MAGAZINE - Vous soulignez le contraste entre la suspension du jugement des Européens, lorsqu'ils considèrent des mœurs étrangères, et le ton accusateur qu'ils se plaisent à adopter à l'égard de leur propre héritage. Pourquoi une telle opposition?
Pierre MANENT - En passant d'hier à aujourd'hui, de la IIIe ou de la IVe à la Ve République actuelle, notre rapport à la diversité du monde a été bouleversé. Nous sommes passés de l'assurance, voire de l'arrogance, à la timidité, voire la pusillanimité ; de l'évidence de la perspective coloniale à l'évidence de son caractère inadmissible. Que s'est-il passé? Suspendons un instant le jugement moral, regardons la dynamique politique. La République colonisatrice déploie ses principes et sa force vers l'intérieur et vers l'extérieur. La formation de la nation démocratique, du «commun» républicain, entraîne un immense déploiement d'énergie qui donne son caractère à cette période, pour le meilleur et pour le pire.
Nous avons alors le vif sentiment d'organiser la prise en compte des besoins humains et sociaux d'une manière incomparablement supérieure à ce que l'on observe alors en Afrique ou en Asie. Bref, nous nous sentons inséparablement «meilleurs» et «plus forts». Nous tenons la diversité du monde sous notre regard, pour le conquérir, le mettre en valeur et aussi le comprendre, l'inventorier. Quelques décennies plus tard, que voyons-nous? Le ressort des nations européennes est brisé par l'épuisement consécutif à la Grande Guerre et le déshonneur consécutif aux années 1933-1945. La décolonisation change radicalement les termes du problème, car, comme la colonisation, elle est une dynamique. Elle n'établit pas un ordre démocratique juste ou normal après l'injustice ou la pathologie coloniale. Elle enclenche un mouvement opposé.
* Pierre Manent a enseigné la philosophie politique à l’EHESS. Ses travaux portent sur l’histoire de la pensée politique libérale et la question des rapports entre le politique et le religieux. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Situation de la France (Desclée de Brouwer, 2015) et Les métamorphoses de la cité (Flammarion, 2010).
Dieu fait-il concourir les démons au salut des hommes ?
Fruit de la première thèse de doctorat en français sur le démon, cet ouvrage de théologie convoque aussi les analyses de l'histoire et des sciences, les textes de la Bible et des Pères de l'Église ainsi que ceux des religions non chrétiennes.
S'appuyant principalement sur l'œuvre de saint Thomas d'Aquin pour examiner les problèmes des exorcistes actuels, l'étude offre une réflexion spéculative au service d'une urgence pastorale.
Sont décrits les diaboliques tactiques ordinaires (tentations) et extraordinaires (vexations, obsessions, infestations et possessions), et les liens maléfiques, en particulier la magie, le spiritisme ou les vices.
Mais le démon reste soumis à Dieu. C'est pourquoi sont détaillés également les armes pour la contre-attaque et les remèdes que saint Thomas propose, avec la Tradition de l'Église, contre l'Ennemi infernal. Les rôles du Christ, de la Vierge, des anges, des sacrements ou des exorcismes, mais aussi des vertus morales ou de la prière sont ainsi précisés.
C'est un véritable manuel de combat spirituel que l'Aquinate a rédigé sans le vouloir, en éparpillant dans ses écrits des centaines d'affirmations, qui formaient autant de pièces d'un puzzle ici reconstitué.
L'Écriture Sainte, la Tradition catholique, le Magistère, la vie des saints et l'expérience des exorcistes montrent alors que la tentation de la révolte face à la violence de ces attaques maléfiques s'efface dans la contemplation de la Sagesse divine, qui sait utiliser la méchanceté du démon pour stimuler la sainteté des hommes.
Né en 1971, le père Jean-Baptiste (Guillaume Golfier), chanoine régulier à l'abbaye de Lagrasse (Aude), est diplômé en philosophie, en histoire et en théologie (doctorat ICT-ISTA Toulouse). Cet ouvrage est le fruit de sa thèse, d'accompagnement de personnes en souffrance et d'échanges avec de nombreux exorcistes et théologiens.
Extrait de la préface du Père Philippe-Marie Margelidon, o.p. :
"La modernité théologique - et la postmodernité - considère avec difficulté l'idée d'ange. Elle renvoie le diable aux croyances populaires, à l'étude des mentalités, quand ce n'est pas, avec une visée plus religieuse, à de la superstition. Le démon est devenu une figure symbolique du mal de l'homme, un principe impersonnel, social ou culturel, des idéologies ou des structures politico-culturelles. Au mieux, chez les théologiens, il est une figure métapersonnelle de la négativité à l'oeuvre dans la culture, une puissance de néant dont le statut est indéterminé. Les quelque tentatives de reformulation et de transposition du discours traditionnel, surtout chez les protestants (par exemple, P. Tillich ou K. Barth), ne vont guère au-delà de l'interprétation mythique. Seuls quelques écrivains font du diable plus qu'une figure de style, comme par exemple C.S Lewis et G. Bernanos, ce dernier replaçant le démon au coeur du mystère du mal et du péché. En revanche, la théologie du mal radical et de la 'finitude ontologique' (Adolph Gesché ou Joseph Moingt) a remplacé le démon par un concept. Le démon n'est pas un ange mais seulement un concept heuristique.
[...] La dimension démoniaque dans l'histoire et la vie de l'homme ne doit pas être occultée, car elle fait effectivement partie de la dramatique humaine (cosmique et théologie ?) du mal. Au XXe siècle, seuls les théologiens Louis Bouyer et Hans Urs von Balthasar ont osé le dire, non sans quelques ambiguïtés. Le Christ est vainqueur du démon: il s'agit, pour eux comme pour les Pères, d'une affirmation fondamentale et première de la foi. Or cette affirmation ne suscite pas encore réellement l'attention des théologiens en ce début de XXIe siècle. La christologie reste frileuse; elle ne surmonte pas les réticences, les réserves et l'inhibition de la génération précédente. Pourtant l'Écriture, le Nouveau Testament en particulier, nous parle de ce combat spirituel, de cette lutte implacable entre le Christ rédempteur, l'Église et les puissances des ténèbres. Le péché de l'homme a pourtant quelque chose à voir avec le péché de l'ange, avec Satan qui, s'il n'est pas toujours l'instigateur de tous les péchés des hommes, en tire toujours avantage. [On doit remarquer que le Catéchisme de l'Église catholique (1997), le dit très explicitement; Cf. CEC n° 390-397] La diffusion du mal moral dans l'histoire et dans les cultures ne se comprend pas sans son influence, et la théologie du salut et de la grâce ne peut l'omettre sans réduction de la Révélation et appauvrissement de la foi. Comme le dit très justement l'historien des doctrines Basile Studer, "sans cette prise en considération, on ne peut évaluer complètement l'oeuvre salvatrice de Jésus-Christ". D'où l'intérêt du livre du père Golfier.
[...] La question de l'influence du démon dans les actions humaines, individuelles ou collectives, ne se prête pas à une explication simple. Les données de la Révélation et de la théologie catholique sont lacunaires. La thèse du père Golfier est, sous ce rapport, un essai de synthèse et de prospection.
[...] La publication de cette thèse vient combler un vide et susciter, nous l'espérons, d'autres travaux sur un sujet qui mérite décidément l'attention du théologien et du pasteur ensemble. Ce n'est pas si fréquent.
Non, le diable n'est pas partout, directement et immédiatement, derrière toutes les actions négatives et mauvaises des hommes; cependant ces actions l'intéressent, il sait profiter de tout ce que les créatures rationnelles soustraient au dominium divin, et c'est aussi ce qu'il faut voir et mesurer sans faux-semblant. Il convient de le dire ! Or, à cet égard, la théologie savante et la prédication populaire sont souvent frileuses, ce qui, à l'opposé, facilite toutes sortes d'exagérations, de peurs et de discours improbables, qui font les avantages des marchands et probablement, du démon lui-même."
fr. Philippe-Marie MARGELIDON, o.p., Directeur de la Revue thomiste
Extrait de l'Introduction :
[...] B. Pourquoi un tel silence théologique contemporain en démonologie ?
1. Une incrédulité déjà ancienne
[...] Ce silence relève-t-il de la crise doctrinale contemporaine que notait le bienheureux pape Paul VI sur ce sujet ?
À propos du démon et de l'influence qu'il peut exercer sur les individus, sur les communautés, sur des sociétés entières ou sur les évènements, il faudrait réétudier un chapitre entier de la doctrine catholique auquel on s'intéresse peu aujourd'hui. Certains pensent pouvoir trouver une compensation suffisante dans l'étude de la psychanalyse et de la psychiatrie, dans des expériences de spiritisme qui aujourd'hui, malheureusement, se répandent tant dans certains pays. On a peur de retomber dans de vieilles théories manichéennes ou dans de funestes divagations, fantaisistes et superstitieuses. Aujourd'hui, on préfère afficher un esprit fort, sans préjugés, positiviste, quitte ensuite à attacher foi gratuitement à tant de lubies magiques ou populaires, ou, pire encore, à livrer son âme [...] à des expériences sensuelles [...] ou aux séductions idéologiques des erreurs à la mode. Ce sont là autant de fissures par lesquelles le Malin peut facilement s'insinuer pour altérer l'esprit de l'homme. [Bx Paul VI, audience générale du 15 novembre 1972, in DC (1972), p. 1054]
On sait, par ailleurs, que la défiance en matière d'exorcisme et la tendance à ramener les cas de possession ou d'infestation à des maladies nerveuses, ne remontent pas à l'après-concile. En France, elles semblent attestées depuis plus d'un siècle.
[...] Cette incrédulité des clercs remonterait peut-être même au siècle des Lumières. [Gabriele AMORTH, Exorcisme et Psychiatrie, Paris, F.-X. de Guibert, 2002, p. 16-33.] La chasse aux sorcières y cessa aussi irrationnellement qu'elle avait commencé.
Ainsi, une démythification rationaliste conduit à considérer, dans l'Église même, les attaques diaboliques comme des délires psychiatriques. Nous sortons à peine de cette longue période d'incrédulité. Si les exorcistes diocésains en France par exemple, sont bien plus nombreux que dans les années 1970-1980, bien des clercs paraissent encore sceptiques face aux enseignements très clairs du Catéchisme ou de la Conférence épiscopale. [Le catéchisme de l'Église catholique, édition définitive 1998 (CEC) traite du démon aux n° 391-395, et l'évoque dans une quarantaine d'autres n°. La Commission doctrinale de la Conférence des évêques des France (CEF) a publié une mise au point: Note doctrinale n° 13 "Àpropos du diable et de son pouvoir", 23 novembre 2014]
2. La rareté des phénomènes et leur classement
[...] Si ces phénomènes se multiplient aujourd'hui de façon préoccupante [Nous donnerons des exemples au fil de nos pages et un résumé significatif en Annexe 6], nous pouvons parler de rareté vue leur proportion.
En effet, probablement '99,99% de l'action du démon est occulte' [Jean-Régis FROPO, alors exorciste du diocèse de Toulon, entretien dans l'hebdomadaire Famille Chrétienne, n° 1889, du 29 mars 2014, p. 29], et relève de la simple tentation, connue de tous les hommes. Seul un cas sur 10 000 relèverait alors de l'infestation, de la vexation ou de l'obsession diabolique, manifestations extraordinaires que nous définirons plus loin [Retenons déjà que ces tactiques extraordinaires rarissimes voient le démon s'en prendre sensiblement au corps ou au psychisme de sa victime: maladie, coups, accidents inexplicables humainement, qui dépassent la simple tentation concernant l'un des sept péchés capitaux. Cf. la vie du saint Padre Pio († 1968), qui regorge de ces phénomènes diaboliques]. Parmi ces cas rares, seule une part encore plus infime, de l'ordre de 5/1000, renverrait à la possession [... Ainsi, en 2015, sur 2500 personnes acceptées pour une délivrance au service de l'archidiocèse de Paris, une douzaine ou une quinzaine bénéficieront du grand exorcisme, réservé aux personnes possédées, ou gravement infestées, soit 0,5%. le chiffre est le même dans le diocèse de Perpignan. En 2017, le chiffre pour l'Île de France semble passer à 50/an, soit 2%... Le Père Fropo nous a indiqué en janvier 2016, qu'en 9 années de ministère à Toulon (2005-2014), il a rencontré une proportion comparable: 30 cas de possessions sur 2000 personnes reçues (1,5%). Le successeur du P. Fropo, l'abbé Christophe Beaublat, a déjà rencontré le même pourcentage de vrais possédés (1,5%), soit 11 cas sur 737, de septembre 2014 à janvier 2016, et 23 faux possédés, souvent paranoïaques (3% des personnes reçues)], soit une personne sur 200 000 environ [... les exorcistes consultés ont reconnu humblement avoir fait des erreurs, par exemple en ne repérant pas une emprise cachée sous une maladie psychique. Médecins et psychologues ne connaissent pas, eux nons plus, l'infaillibilité.] Seules ces situations pourraient nécessiter le grand exorcisme.
[...]
III. BUT ET MÉTHODE
A. Méthode choisie. Nécessité épistémologique d'un dialogue entre les disciplines
1. Lectio divina et sciences théologiques
[...] Thomas n'ayant pas eu l'intention de rassembler les pièces de son puzzle en une somme de démonologie, nous avons cherché à voir, au regard de synthèses démonologiques actuelles, si ces affirmations étaient lacunaires. Ainsi avons-nous utilisé la trame des cinq modes d'attaque [tentation, infestation, vexation, obsession, possession], ou des trois types d'assaut [tentation, lien, emprise] du démon, et le schéma de sept portes ouvertes au diable [Hérédité chargée, blessures d'enfance, médiumnité naturelle, attachement à un lieu ou objet infesté, répétition de péchés graves, refus de pardonner, refus de s'abandonner], afin de pouvoir répartir les affirmations thomasiennes, tout en précisant que l'Aquinate lui-même n'avait pas fait toutes ces distinctions.
Tactiques du diable in Père Jean-Baptiste Golfier, Tactiques du diable et délivrances, éd. Artège-Lethielleux, 2018 , p. 41
2. Usage de sciences annexes et auxiliaires
[...] Restreindre l'action maléfique à une opération purement spirituelle est tout simplement erroné. Analyser les tactiques du diable par de pures spéculations serait alors une erreur de méthode qui ravirait Satan, comme l'a souligné avec sagacité et humour C.S. Lewis.
B. Un débouché inattendu en théologie pastorale
[...] On sait qu''une explosion de l'occultisme' [Cf. Mircea ELIADE, Occultisme, sorcellerie et modes culturelles, coll. NRF, Paris, Gallimard 1978] caractérise notre époque. Environ 40% des Occidentaux disent croire au paranormal et 30% avouent des pratiques allant de la lecture des horoscopes à l'invocation d'esprits ou à la pratique de la voyance [François MATHIJSEN, Les Expériences paranormales, imprimi potest du père Charles DELHEZ et imprimatur de Mgr André-Joseph LEONARD), coll. Que Penser de... ?, n° 84, Namur, Fidélité, 2014, p. 5. Docteur en psychologie, l'auteur indique (p. 14) des études récentes selon lesquelles 20% des personnes interrogées ont pratiqué le spiritisme en Europe, 30% aux Etats-Unis. Les chiffres sont probablement bien plus importants en Afrique et en Amérique du Sud...] Le saint théologien du XIIIe siècle peut-il aider les exorcistes et autres pasteurs d'aujourd'hui, confrontés à un phénomène aussi inquiétant qu'exponentiel [Cf. Annexe 6]? [...]
C. Plan et titre retenu
1. De saint Thomas à Lewis
Nous avons fait le choix de ce terme de tactique en référence au livre désormais célèbre de Clive Staples Lewis, Tactique du diable [The Screwtape Letters, livre paru pour la première fois en 1942, traduit de l'anglais par B. V. Barbey, coll. Foi vivante, Delachaux & Niestlé, 1967. Dernière édition française: Emprunte Temps présent, 2010, préface d'Irène Fernandez] évoqué par le pape François en 2014 [Homélie du 11 avril 2014 à la Maison Sainte Marthe]. Lewis n'emploie pas le terme de tactique dans son titre, mais l'idée lui est fidèle et le lecteur français y est aujourd'hui habitué. On sait que cet universitaire irlandais (1898-1963) fut professeur à Oxford puis à Cambridge, y enseignant la littérature du Moyen-Âge et de la Renaissance. Il se convertit au christianisme anglican en 1931, sous l'influence de deux catholiques célèbres: John Ronald Reuel Tolkien et Gilbert Keith Chesterton. Or l'auteur des Chroniques de Narnia (120 millions d'ex. vendus) avait étudié saint Thomas pour son apologétique.
Roman épistolaire présentant la tentation du point de vue du diable et non du nôtre, sa Tactique du diable imagine le dialogue entre un novice démon, Wormwood, et son oncle chevronné, Screwtape, qui lui explique comment s'emparer de l'âme du pauvre humain Tine. Nous avons très vite été frappé par la justesse psychologique et la précision théologique, fidèle à la démonologie thomasienne, de ce bref roman, fort drôle au demeurant. [Ce roman a été mis en scène jusqu'en février 2015, avec succès, à l'espace Bernanos de Paris, par Michel-Olivier Michel. Il est recommandé par la CEF, Note doctrinale n° 13 'A propos du diable', p. 13, note 49.]
[...] Saint Thomas utilise entre autres le mot impugnatio, que l'on peut rendre par 'tactique'. Ce vocable semble lui être propre en démonologie, et cette originalité paraît singulière.
2. Parcours logique de ce travail
[...] Satan aime maintenir sous son emprise la créature humaine qu'il a fait tomber dans le péché. Plus rares que la tentation mais plus fréquentes que les manifestations extraordinaires de la possession, les liens emprisonnent et polluent la vie des victimes après qu'une porte a été ouverte au démon. De quoi s'agit-il ? Blessure ou péché ? Nous évoquerons aussi les questions de l'hérédité polluée et des vices, de l'astrologie, du spiritisme, des pactes et de la magie (2e partie, ch. 3). Enfin, Lucifer sait briller aux yeux des hommes par ses assauts, rares mais spectaculaires. Que sont ces tactiques extraordinaires, ces vexations, comme celles des incubes par exemple, ces infestations, obsessions ou possessions? Comment une telle violence semble-t-elle possible ? (2e partie, ch. 4).
Mais l'analyse des seules offensives du diable pourrait laisser un goût amer au lecteur et un souvenir dangereux pour le fidèle. Car dans la foi catholique, le démon reste soumis à Dieu. C'est pourquoi, nous avons tenu à présenter, dans une troisième partie, la contre-attaque, les armes offensives et défensives et les remèdes que saint Thomas propose, avec la Tradition de l'Église, contre l'Ennemi infernal.
Ci-dessous, retrouvez une video de mars 2016 du père Christophe Beaublat sur le diable :
Extrait:
"Il (Satan) exerce le job de tentateur. C'est son métier. C'est le travail ordinaire du démon. On est tous concerné par la tentation. Notre Seigneur a voulu nous montrer l'exemple de la victoire dans les tentations (40 jours de jeûne dans le désert). On reste libre. On n'est jamais obligé de succomber à la tentation.
Mais le travail extraordinaire du démon, c'est pour certaines personnes qui sont concernées par un certain nombre de causes que l'on va trouver dans le domaine de l'occultisme. L'occultisme c'est deux volets, le volet connaissance et le volet influence.
La connaissance, c'est la recherche des choses cachées (dans notre langage ecclésiastique, on appelle cela la divination, c'est-à-dire la voyance, le spiritisme, les mediums, tout ce qu'il est possible de rencontrer et partout dans le monde où qu'on aille), la recherche de choses cachées, la connaissance de choses secrètes, ésotériques, mystérieuses (la gnose, etc.).
L'influence, c'est de l'ordre de l'agir, l'action, agir sur, avoir des pouvoirs (ce que dans notre langage ecclésiastique on appelle la magie). Donc la divination et la magie sont les deux volets de l'occultisme où l'on peut rencontrer le démon. C'est le domaine du démon, l'occultisme.
Les gens qui viennent me voir me le disent évidemment, parce qu'ils ne vont pas commencer à dissimuler ces choses-là: ils souffrent, donc ils ont envie d'être débarrassés de leurs problèmes. Ils me disent: oui, c'est vrai je suis allé voir une voyante, un coupeur de feu, un sorcier, un marabout, un magnétiseur. Derrière ces mots, il faut voir exactement ce dont il s'agit, ce qu'ils sont allés chercher et ce qu'ils ont obtenu. Ces gens-là ont pu faire eux-mêmes cette démarche, ou alors, on l'a faite pour eux, parce qu'ils avaient un problème de santé et on les a emmenés chez un sorcier, quelqu'un qui utilise des pouvoirs particuliers pour soigner.
Ou alors, cela peut aussi être quelqu'un qui est victime d'un mauvais sort (sortilège, mauvais sort, magie noire, sorcellerie). Parce que dans la magie, pour simplifier, il y a trois sortes de magie.
Il y a celle dont je viens de parler qui est dans le domaine médical ou para-médical, c'est ce que l'on appelle la magie blanche, parce que le but est bon. Obtenir la guérison, ne plus souffrir. Ce qui est mauvais c'est les moyens utilisés pour atteindre ce but. Vous connaissez l'adage populaire 'la fin ne justifie pas les moyens'. Même si la fin, le but, l'objectif est bon, on n'a pas le droit d'utiliser n'importe quel moyen. C'est ce qu'on appelle la magie blanche, très répandue et qui à mon avis le sera de plus en plus dans le domaine médical, le domaine de la santé.
Il y a la magie rouge, rose ou sexuelle, ou magie amoureuse, c'est jeter un sort sur quelqu'un pour qu'il tombe amoureux de vous. Si la personne qui est victime de ce mauvais sort est vulnérable, c'est-à-dire si elle ne pratique pas (si elle n'est pas baptisée encore plus), si elle vit loin de Dieu, en état de péché, elle est vulnérable et elle peut recevoir ce sortilège de plein fouet et se retrouvée piégée, pieds et poings liés. Je connais plusieurs exemples. C'est très répandus en Afrique noire, au Maghreb aussi. Le pays où l'on pratique le plus ce genre de magie c'est le Maroc. C'est pas loin, c'est de l'autre côté de la Méditerranée. Et je connais plusieurs exemples de gens qui se sont faits piégés.
Et puis, il y a la magie noire. Magie noire parce que le but est mauvais. Le but c'est faire du mal, faire en sorte que quelqu'un divorce, perde son travail, tombe malade, ait un accident, que sais-je. Et dans certains cas cela marche très bien en effet si la personne qui est victime de ce mauvais sort est vulnérable. Cela ne marche pas à tous les coups. C'est pour cela que les gens qui sont très sérieux dans leur vie chrétienne (sauf très rare exception) ne viennent pas me voir, parce qu'ils n'ont pas besoin des services d'un exorciste. Cela je le vois, je le constate tous les jours: les gens qui sont très sérieux dans leur vie chrétienne n'ont pas à avoir peur du démon, ils sont très protégés. Sinon je changerai de métier... Parce que je pense que je dois être en tête des ennemis à abattre pour le démon, mais je n'ai pas à avoir peur car je sais que je suis protégé (par la messe, les sacrements, de réconciliation, l'eucharistie, la récitation du chapelet, l'Adoration eucharistique, la lecture de la Bible, etc.)"
La sortie du Moyen âge, qu'on appelle aussi la Renaissance, voit l'émergence du protestantisme qui va scinder chrétienté en deux camps. Le seizième siècle sera celui des guerres de religions qui vont mettre l'Europe à feu et à sang. A l'origine du protestantisme, un moine allemand nommé Martin Luther. Qui était-il ? Que fit-il ? Que dit-il ? Le tournant de sa vie sera celui de la chrétienté : 1517. Retour sur un homme et sa doctrine.
À travers le pays de Saint-Patrick, la nuit est tombée
26 mai 2018 ( LifeSiteNews ) - En septembre, le pape François doit se rendre en Irlande presque exactement 39 ans après que le premier pontife régnant ait foulé le sol irlandais.
Le Saint-Père actuel visiterait cependant un pays qui a beaucoup changé par rapport à celui dans lequel son prédécesseur est venu.
L'accueil que le pape Jean-Paul II reçut est celui que l'on attend d'une nation catholique, en particulier celle qui a des antécédents de persécution. On estime qu'environ 1 250 000 personnes, soit un quart de la population de l'île, un tiers de la population de la République, ont assisté à la messe d'ouverture de la visite au Phoenix Park de Dublin. Plus de 250 000 autres personnes ont assisté à un service près de la frontière irlandaise plus tard dans la soirée, la plupart des personnes présentes venant de l'Irlande du Nord sous contrôle britannique. Plus tard encore, des centaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Dublin alors qu'un cortège de nuit se rendait à la résidence présidentielle. Les deux jours suivants devaient être semblables dans leur exubérance, car c'était plus qu'un simple "accueil"; c'était plus proche d'une célébration nationale, et qui semblait dire que, malgré tout, la Foi avait non seulement survécu mais avait triomphé.
La visite a été considérée comme un grand succès, mesurée comme dans les acclamations et les brocantes.
Des dignitaires irlandais de haut rang se sont félicités, ainsi que les fidèles irlandais, de la visite papale. Ce devait être une fausse aube, cependant.
La visite de 1979 marque une fin. Il fut par la suite résolu, déterminé par des forces vues et invisibles, que le moment était venu, l'Irlande catholique tomberait. Quinze cents ans de fidélité devaient être brisés. En ce jour de septembre, alors que les moteurs du jet papal se mettaient en marche et que le dernier salut de la garde d'honneur militaire était pris, ce qui n'était pas entièrement compris était que le dernier acte d'une histoire se terminait comme le premier d'une autre commençait, de façon appropriée, avec le départ du Vicaire du Christ.
Dans le sud de l'Irlande, quand le pape Jean-Paul II a visité, l'avortement était criminel, la contraception indisponible, et le mariage était entre un homme et une femme pour la vie, le divorce étant illégal. Les taux de fréquentation des églises sont restés parmi les plus élevés d'Europe. L'Église contrôlait presque toutes les écoles et une grande partie des services médicaux et sociaux. L'État irlandais était catholique en tout sauf le nom; comme en témoigne sa Constitution, en particulier son préambule, invoquant l'héritage chrétien de la nation: "Au nom de la Très Sainte Trinité, de qui est toute autorité et à qui, comme fin dernière, toutes les actions des hommes et des États doivent être référées ... "
Tout semblait être en ordre. Cela s'est avéré une illusion.
La fin de la visite papale a marqué le début d'années riches en désastre pour l'Église en Irlande. Dans le Nord, la guerre et la guerre civile se poursuivent, les paroles du Pape pour une cessation de la violence sont largement ignorées; et, même quand enfin un cessez-le-feu est venu, la paix était cruelle avec ses fantômes laissant plus tard des tombes inquiètes pour errer à l'étranger en quête de justice. Il y avait une stagnation dans le discours public, car année après année les choses allaient mal socialement, et guère mieux sur le plan économique. Pendant tout ce temps, l'Église était de plus en plus marginalisée. En tout cas, cela ne devait guère faire de différence, car le scandale a infecté une partie du clergé, avec pour conséquence que ce qui était prêché à la chaire a été ridiculisé publiquement.
Les médias irlandais ont senti le sang et ont attaqué ce qu'ils craignaient autrefois. Tous les prêtres ont été ternis indépendamment de l'innocence ou de la culpabilité. Silencieuse, l'Église se tenait là et regardait une "nouvelle Irlande" érigée, une très différente de tout ce qui avait été vu auparavant.
Le dernier jour de la visite en Irlande, le pape Jean-Paul a parlé d'un choix clair entre le Christ et le monde. En ce jour couvert de 1979, il présenta à l'Irlande ce choix, l'un entre le Christ et toutes les vaines promesses du prince de ce monde. Ce devait être le dernier jour de sa visite, et presque la dernière pour l'Irlande catholique.
L'année suivante, le Parlement irlandais a légalisé la contraception. C'était le début d'un processus, certains pourraient dire une "guerre" et, à la fin, les forces du "progrès" avaient gagné toutes les batailles. Aujourd'hui, quelque 30 ans après le départ du pape Jean-Paul d'Irlande, le tissu social de la nation semble tout aussi désastreux que n'importe quel autre pays européen. L'Irlande a en effet fait son choix.
Peut-être, rétrospectivement, il n'est pas surprenant que, comme la foi a décliné, la prospérité a augmenté. Et tandis que la fréquentation de l'église chutait et que les paroisses fermaient, le crime montait, tout comme l'effondrement des familles, tout aussi l'illégitimité, les malheurs de différentes nuances commençaient à se rassembler. Mais alors, quand les choses semblaient ne pas pouvoir empirer, il y eut le coup de grâce .
La bataille la plus récente et la plus décisive de cette "guerre" a été livrée le 25 mai 2018. Telle était l'ampleur de la défaite que l'Irlande catholique a cessé d'exister.
A partir de maintenant, chaque année à cette date, une cloche devrait sonner comme les prêtres d'Irlande habillés en noir, monter à l'autel avant d'offrir la messe "funèbre" pour la mort spirituelle d'une nation et de réparer l'extinction d'enfants irlandais indicibles qui n'ont pas été autorisés à voir la lumière du jour.
Pour l'instant, alors que les serpents reviennent une fois de plus à travers la terre de Saint-Patrick, la nuit est tombée.
IRLANDE, 26 mai 2018 ( LifeSiteNews ) - Des citoyens irlandais ont voté vendredi pour légaliser l'avortement, mettant fin à l'héritage de l'Irlande comme l'une des nations les plus pro-vie au monde.
Les votes sont toujours comptés officiellement, mais la campagne pro-avortement déclare la victoire et les pro-vie appellent cela une "tragédie de proportions historiques".
"Le 8ème amendement n'a pas créé un droit à la vie pour l'enfant à naître - il a simplement reconnu qu'un tel droit existe, a toujours existé et existera toujours", a déclaré la campagne pro-vie Sauver le 8e amendement dans un communiqué. "Ce que les électeurs irlandais ont fait hier est une tragédie aux proportions historiques. Cependant, un tort ne devient pas simplement juste parce qu'une majorité le soutient."
L'Irlande a l'un des taux de mortalité maternelle les plus faibles au monde. Le huitième amendement de sa Constitution garantit l'égalité des droits pour les bébés nés avant leur naissance et leurs mères.
L'abrogation du huitième amendement était un objectif depuis plusieurs décennies du mouvement de l'avortement. Les Irlandais ont voté par 67 pour cent pour ajouter le huitième amendement à leur constitution de 1983, faisant de l'île d'émeraude un endroit sûr pour les bébés avant leur naissance unique, contrairement au reste des régimes d'avortement libéral de l'Occident.
[Depuis 35 ans. NdCR.] Il y a eu cinq votes précédents sur l'abrogation du huitième amendement, qui ont tous échoué. Le premier était en 1983, trois autres en 1992 et un autre en 2002.
Davantage de personnes à Dublin où la majorité des habitants ont soutenu la campagne "d'abrogation" ont voté lors de ce référendum qu'en 2015 sur le "mariage" entre personnes du même sexe et lors de leur élection générale.
Un syndicat d'étudiants à Dublin a créé une "zone froide" où les étudiants pouvaient "déstresser" à mesure que les résultats tombaient. Il est devenu évident que les défenseurs de l'avortement avaient gagné et seulement 14 étudiants ont utilisé la salle, a rapporté The Guardian. Les sondages de sortie ont montré qu'environ 87 pour cent des 18-24 ans ont voté pour l'avortement.
Au début de 2018, le gouvernement irlandais a approuvé le vote sur le huitième amendement de mai avec la promesse que s'il était adopté, une législation autorisant l'avortement à la demande serait introduite. La législation proposée - qui pourrait être introduite la semaine prochaine - devrait être l'avortement sur demande pendant les 12 premières semaines de grossesse pour les bébés en bonne santé et plus tard pendant la grossesse pour des raisons de santé nébuleuses, pour les bébés handicapés et les bébés conçus pour le viol.
Les activistes pro-vie ont répondu au référendum par une vaste campagne de prospection et de sensibilisation du public sur le nombre de vies sauvées par le huitième amendement, comment un bébé sur cinq en Angleterre est avorté, le fait que l'avortement tue un être humain vivant, et que la légalisation engendrerait beaucoup de préjudices aux femmes et à la société.
“L'enfant à naître n'a plus de droit à la vie reconnu par l'état Irlandais,” l'enregistrement de la 8e défaite de la déclaration de suite.
"L'enfant à naître n'a plus de droit à la vie reconnu par l'Etat irlandais", poursuit le communiqué de la défaite du 8e amendement. "Peu de temps après, une loi permettra aux bébés d'être tués dans notre pays. Nous allons nous opposer à cette loi. Si et quand les cliniques d'avortement sont ouvertes en Irlande, en raison de l'incapacité du gouvernement à tenir sa promesse d'un service dirigé par un généraliste, nous nous opposerons à cela aussi. Chaque fois qu'un enfant à naître aura sa vie terminée en Irlande, nous nous opposerons à cela et nous ferons entendre notre voix."
Le pays autrefois connu pour son fort héritage catholique et son identité a voté en 2015 pour modifier sa constitution afin de permettre le mariage homosexuel. Malgré le mouvement de l'Irlande vers le sécularisme et l'approbation de la redéfinition du mariage, les sondages sur le vote du huitième amendement étaient extrêmement serrés vers la fin.
Les sondages de sortie le jour du vote, cependant, ont commencé à suggérer une victoire de "glissement de terrain" pour l'avortement.
En 2012, une femme nommée Savita Halappanavar, qui était enceinte de 17 semaines, est morte d'une septicémie (empoisonnement du sang) à l'hôpital universitaire de Galway.
Trois enquêtes officielles ont révélé que la femme de 31 ans étaite mort d'une infection sanguine causée par des "bactéries extrêmement virulentes", E. coli BLSE. Selon les lois irlandaises sur l'avortement, la femme aurait été autorisée à avorter si les médecins avaient réalisé à quel point elle était malade lorsqu'elle est venue à l'hôpital.
Ils n'ont pas réalisé, et sa mort a été due à la négligence médicale, pas au manque d'avortement, selon ce que les enquêtes officielles ont révélé. Selon l'Autorité d'information et de la qualité de la santé, qui a enquêté sur sa mort, les médecins ont raté 13 occasions de lui sauver la vie.
Le premier ministre ouvertement homosexuel de l'Irlande, Leo Varadkar, a fait campagne sur une plate-forme pro-vie, mais a soutenu ensuite l'avortement et renversé le huitième amendement.
Varadkar "a déclaré que la victoire écrasante attendue pour le oui était "l'aboutissement d'une révolution tranquille en Irlande", a rapporté The Guardian. La "révolution tranquille" est une expression utilisée dans une situation comparable au Québec il y a 60 ans, où une culture traditionnellement catholique a été libéralisée en peu de temps.
"Nous aurons une constitution moderne pour un pays moderne", a déclaré Varadkar, qui a déclaré en 2014: "Je me considère comme pro-vie en ce sens que j'accepte que l'enfant à naître est une vie humaine avec des droits."
Amnesty International, George Soros et d'autres groupes d'extrême gauche ont injecté de l'argent dans la campagne "oui" à l'avortement. Les médias internationaux - en particulier les médias britanniques - ont soutenu la campagne du "oui" avec constamment des histoires de femmes qui voyageaient à l'étranger, généralement en Angleterre, pour avorter leurs enfants.
Les stars de la culture pop irlandaise comme U2 et Ed Sheeran n'ont été d'aucune aide. Le premier, bien que dirigé par le profès Christian Bono, soutenait ouvertement l'abrogation du huitième amendement et celui-ci s'est plaint que les pro-vie auraient utilisé une chanson qu'il a écrite sur un bébé "à naître" pour promouvoir leur message.
Le leader pro-vie, John McGuirk, a déclaré qu'il était "navré" à l'annonce du résultat, et a averti que les implications du vote iront au-delà de l'avortement.
Lés éditions Tallandier ont publié en avril "Augustin Cochin La Machine révolutionnaire, Oeuvres", avec une préface de Patrice Gueniffey. Les textes sont réunis, présentés et annotés par Denis Sureau.
« Si un historien fut longtemps ignoré, et pour de mauvaises raisons, c’est bien Augustin Cochin. On peut même dire que l’homme et l’oeuvre seraient tombés dans un oubli complet si François Furet ne les avait tirés du sépulcre où l’historiographie révolutionnaire de la Révolution les avait ensevelis. À l’heure où l’on se gargarise de mots, à l’heure où le despotisme de “l’opinion”, ou de ce qui en tient lieu, se fait plus sentir que jamais, à l’heure où la démocratie partout célébrée est davantage un mantra qu’une réalité, en ces temps de disette et de médiocrité de la pensée, le retour aux grandes oeuvres, originales et puissantes, est toujours comme un bain de Jouvence. » Patrice Gueniffey
Chartiste de formation, historien de métier et sociologue de tempérament, Augustin Cochin est mort au champ d'honneur à trente-neuf ans, en 1916. François Furet le considérait comme l'un des deux historiens, qui, avec Tocqueville, surent penser la Révolution française. Cochin est assurément celui qui a mis à jour le mécanisme de la Révolution, au sein de sociétés de pensée qui vont modeler une opinion publique nouvelle et l'esprit démocratique moderne.
Extrait (p. 566) :
"Nous en voulons à la maçonnerie, vous le verrez tout de suite [...] : dans un pays où les anciens corps indépendants, provinces, ordres ou corporations, tombent en poussière, un parti organisé d'une certaine manière s'empare fatalement de l'opinion, la dirige artificiellement, par le seul fait de son jeu mécanique, sans rien devoir ni à des causes naturelles, économiques ou autres, ni à l'action légitime de ses idées, ni même au nombre de ses affiliés ou au talent de ses chefs. Le règne de l'intérêt général, celui de la majorité numérique, sont des chimères; le peuple passe des mains de la minorité qui a le droit de commander, aux mains de la minorité qui a l'art de tromper. Il faudrait montrer qu'une telle organisation existait en 89, d'autant plus dangereuse que la Société d'alors ne songeait qu'à se garder du côté de l'autorité légitime, depuis longtemps inoffensive; qu'il n'y a pas eu, de 89 à 95, un seul mouvement populaire, la Vendée exceptée, qui n'ait été décidé, organisé, déterminé dans tous ses détails, par les chefs d'un 'Caucus' secret; que les principes qui servent de façade à la République depuis Rousseau jusqu'à Paul Bert n'ont jamais été pris au sérieux et appliqués de bonne foi que par d'honnêtes conservateurs qui voyaient cette façade de la rue; et surtout - et c'est là le grand point - qu'il n'y a pas un miracle, un accident dans l'histoire de la Démocratie, mais une loi générale et l'effet nécessaire d'un certain état politique."
***
"Le peuple passe des mains de la minorité qui a le droit de commander, aux mains de la minorité qui a l'art de tromper". Pour illustrer cette phrase d'Augustin Cochin, voici un extrait de Patrice Gueniffey dans La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire (Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 206-210) :
« dans le régime démocratique, [...] (e)n théorie, le nouveau citoyen se voit reconnaître un pouvoir de contribuer à la formation des décisions.
[...] Mais en réalité, il a moins de prise sur la décision qu'il n'en a jamais eu (Voir P. Gueniffey, Le Nombre et la raison, La Révolution française et les élections, éd. de l'EHESS, Paris 1993, p. 208-213). En effet, la participation démocratique [...], constitue une double fiction dont l'effet est de transférer le pouvoir théoriquement possédé par les individus à une oligarchie composée de professionnels de la politique. Cette oligarchie trie les problèmes et définit les termes dans lesquels ils peuvent être résolus, médiation indispensable pour transmuer la poussière des volontés individuelles en 'volonté collective'. La toute-puissance de la 'machine', ou du parti, est la réalité de la liberté du citoyen moderne. Tout comme, à l'intérieur de la société de pensée ou du mouvement jacobin, le pouvoir réel se trouve entre les mains du 'cercle intérieur', dans la société globale le peuple est réellement dépossédé de son pouvoir au profit du parti indispensable au fonctionnement de la démocratie.
"Pas de liberté sans organisation", admet Augustin Cochin, qui reconnaît ainsi la nécessité fonctionnelle des médiations pour engendrer de l'unité à partir de la multiplicité des volontés; mais, ajoute-t-il aussitôt, "pas de liberté avec l'organisation", puisque c'est en réalité l'appareil, la machine, qui fabrique seule l'opinion de ce peuple abstrait (A. Cochin, La Révolution et la libre pensée: la socialisation de la pensée (1750-1789), Plont-Nourrit, Paris 1924, p. 174).
Le fonctionnement oligarchique de la démocratie apparaît ainsi comme la conséquence nécessaire de l'illusion initiale de la démocratie : la construction du social à partir d'une entité sans existence concrète, l'Individu. C'est bien pourquoi le jacobinisme est emblématique aux yeux de Cochin. S'il incarne par son principe le fondement de la démocratie, il en dévoile aussi, à l'apogée de son influence, le mensonge: la dictature d'une minorité prétendant énoncer la Volonté générale au nom du peuple mais à la place du peuple. La tyrannie de l'an II, ou la démocratie sans masque.
[...] Plus les citoyens sont investis d'un pouvoir théorique important, moins ils exercent d'influence réelle: ce qu'avait bien compris Cochin.
[...] Dans la réalité, [...] [l]es électeurs sélectionnent ceux qui décideront en leur nom sans réellement les choisir - puisque la sélection des candidats leur échappe - et sans exercer une véritable influence sur les décisions qui seront prises ultérieurement. »
***
Ci-dessous voici la dernière video de Sacr Tv sur le "processus révolutionnaire", consistant à créer un "homme nouveau" ou "le processus génocidaire de la Révolution de 1793 à aujourd'hui" :
Extrait:
"Nous sommes le seul pays au monde à avoir voté des lois d'extermination et d'anéantissement. On ne les a ni retirées, ni abrogées. [...] Et nous avons toujours ces lois d'extermination et d'anéantissement dans notre arsenal juridique.
[...] En conscience partagée, ceux qui se sentent les héritiers de la Révolution française vont créer un système de pensée qui va faire que le bourreau va devenir la victime et la victime le bourreau. Et donc on a créé toute une mécanique qui a été établie de toute pièce les 17 et 18 octobre 1793, avec une inversion qui va être amplifiée par les hommes politiques, par les historiens officiels, ou pas, et qui donne le discours officiel à l'heure actuelle." (Reynald Secher, sur Radio courtoisie, le 4 juillet 2017)
Rédigé par deux départements importants de la Curie romaine et approuvé par le pape François, Oeconomicae et pecuniariae quaestiones – Considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel, passe les marchés au crible de l’enseignement de l’Église catholique.
Ils sortent étrillés de ces dix-huit pages signées par les responsables de la Congrégation pour la doctrine de la foi et du Dicastère pour le service du développement intégral.
Les marchés y sont globalement décrits comme des machines à enrichir un petit nombre au détriment de tous les autres, à grand renfort de pratiques « immorales », « prédatrices », « inacceptables d’un point de vue éthique », dont certains acteurs s’apparentent à des « associations de malfaiteurs » animés par un « égoïsme aveugle » et pratiquant un « cannibalisme économique ». Tout cela sous le regard apathique ou impuissant des États.
Le pape François n’a pas formellement paraphé ce texte mais, à l’évidence, il a veillé de près à son élaboration. Ce document s’inscrit parfaitement dans la continuité de ses écrits et propos antérieurs, notamment de son encyclique sur l’écologie, Laudato si’ (Loué sois-tu), et de son discours de Santa Cruz de la Sierra (Bolivie), en juillet 2015, sur « l’économie idolâtre », qui « tue » et « exclut ». On y retrouve d’ailleurs une certaine inventivité de vocabulaire qui caractérise son propre style.
Je vous parlerai plus en détail de ce médecin courageux dans une prochaine lettre. Un portrait assez complet a été dressé par la journaliste Vera Shara sur son blog. Mais c’est en anglais…
Le film, à mes yeux, a deux grands mérites : • il donne une nouvelle preuve des collusions qui existent entre les agences de santé et Big pharma. La conséquence directe est que les résultats des études peuvent être sciemment manipulés. • il montre le visage des victimes de la vaccination. Car statistiquement, il y a peu de victimes de la vaccination, officiellement en tout cas.
Mais ces victimes existent. Les voir exprimer leur quotidien et leur détresse permet de mieux comprendre : • La violence de l’obligation vaccinale, voire des campagnes de vaccination pour les familles victimes des vaccins. • Qu’il y aura toujours des personnes “antivaccins” quoi qu'en pensent les autorités sanitaires. Comment voulez-vous que des parents qui ont vu leur vie devenir un cauchemar après la vaccination de leur petit, gardent confiance dans les vaccins ? Leur enfant marchait, traversait leur salon à quatre pattes, commençait à dire quelques mots. Le lendemain du vaccin ou quelques jours plus tard, à l’issue d’un choc anaphylactique, l’enfant a perdu toute vigueur, ses yeux sont dans le vague. Il ne parvient plus à se lever, lorsqu’il s’y essaye, il perd l’équilibre. Sa vie a basculé. Celle de ses parents aussi. Au désespoir de voir leur tout petit souffrir, s’ajoute une insupportable culpabilité.
Ce film a changé mon regard sur les vaccins et ceux qui s’y opposent. Quelle que soit votre position sur le sujet, regardez-le. Ce film est un tour de force.
Cela est d’autant plus vrai que depuis sa sortie, il a été régulièrement censuré. Dans toutes les salles où il a été diffusé, il a créé un tumulte. Comme une vérité qui dérange…
En 2013, le docteur Brian Hooker, biologiste, reçoit l’appel d’un scientifique haut placé au Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC, Centers for Disease Control and Prevention) qui a mené l’étude de cette agence en 2004 sur le vaccin ROR et son lien avec l’autisme.
Le scientifique, Dr William Thompson, a avoué que le CDC avait mis de côté des données cruciales dans la version finale du rapport, qui démontrait une relation de cause à effet entre le vaccin ROR et l’autisme.
Pendant plusieurs mois, le Dr Hooker a enregistré les conversations téléphoniques avec le Dr Thompson, lui indiquant les données confidentielles détruites par ses collègues du CDC.
Le Dr Hooker enregistre l’aide du Dr Andrew Wakefield, le gastroentérologue britannique faussement accusé d’avoir initié le mouvement anti-vaccination, lorsqu’il a été le premier à rapporter le lien éventuel entre le ROR et l’autisme en 1998.
Wakefield réalise ce documentaire, dans la continuité de ses efforts pour parler de la santé des enfants, qui enquête sur la « couverture » écoeurante mise en place par l’agence gouvernementale chargée de la santé des Américains.
Les interviews avec des insiders de l’industrie pharmaceutique, des médecins, des politiciens et des parents d’enfants qui ont reçu le vaccin dénoncent une manipulation inquiétante qui a contribué à l’augmentation de l’autisme, potentiellement l’épidémie la plus catastrophique de notre ère.
Sources: Page du film "Vaxxed : From Cover-Up to Catastrophe" - Vimeo
Note du blog Christ-Roi. Comme l'explique le film, ce qui compte pour l'industrie pharmaceutique et les dirigeants ce n'est pas la santé des enfants, c'est la réussite financière des programmes vaccinaux !
Seules sont rendues publiques des études scientifiques à grand renforts de campagnes de vaccinations contre la rougeole, tendant à prouver qu'il n'y a aucun lien entre le fait de vacciner les enfants en bas âges et l'augmentation exponentielle des cas d'autisme. Les témoignages publics de parents expliquant l'autisme de leur enfant suite à vaccination sont simplement ignorés.
Toujours aucune enquête de santé publique n'est menée, nulle part dans le monde à ce jour, sur les raisons de l'augmentation exponentielle, depuis les années 1990, de l'autisme parmi les enfants vaccinés, ou de maladies dégénératives chez les personnes âgées.
Sainte Madeleine-Sophie Barat, par Savinien Petit (portrait posthume)
Sainte Madeleine-Sophie Barat, Vierge et fondatrice de l’Institut : « Sœurs du Sacré-Cœur »
Madeleine-Sophie naît le 13 décembre 1779, dans une famille d'artisans tonneliers, elle était la dernière de trois enfants. Louis, l'aîné, né en 1768, se destinait à l'Église. Ses projets furent différés par la Révolution. Après bien des difficultés (incarcéré à Paris, il échappa par miracle à la guillotine, grâce à la chute de Robespierre), il fut ordonné prêtre clandestinement en septembre 1795 et entra dans la Compagnie de Jésus, lorsque celle-ci fut rétablie sous la Restauration. La seconde, Marie-Louise, se maria en 1793 : elle eut dix enfants.
Grâce à sa mère, qui s'intéressait aux modes culturelles du temps, mais surtout à son frère Louis qui, en attendant d'être ordonné prêtre, était professeur au collège de Joigny, Sophie reçut une éducation exceptionnelle pour une jeune fille de son temps. Elle fut initiée aux matières profanes et religieuses et apprit les langues anciennes et modernes. Commencée à Joigny, sa formation se poursuivit, sous la direction de Louis, à Paris, où elle arriva à l'automne de 1795.
Madeleine-Sophie Barat fut profondément marquée par la Révolution, en qui elle vit toujours un régime qui, en désorganisant puis en interdisant le culte, en entravant l'enseignement de la foi et en pourchassant les prêtres, avait voulu attenter aux droits de Dieu.
Sous le Directoire, Sophie Barat commença, dans la prière, à envisager une congrégation féminine nouvelle qui, pour honorer le Cœur du Christ et pour diffuser l'amour de Dieu, se consacrerait à l'éducation des jeunes filles. Ce projet prit forme grâce au Père Varin que son frère Louis lui fit rencontrer vers 1800. Joseph Varin lui parla, d'une congrégation récemment fondée, les Dilette di Jesu, qui avait des objectifs proche des siens.
Le 21 novembre 1800, Sophie Barat prononça à Paris ses premiers vœux. L'année suivante, l'activité apostolique du nouvel institut démarra grâce à l'établissement, à Amiens, d'un premier pensionnat de jeunes filles.
Dès 1804, Madeleine-Sophie Barat avait été désignée comme supérieure des Dames de l'Instruction Chrétienne, nom qui fut celui de la congrégation jusqu'en 1815, puisqu'il était impossible de faire référence au Sacré-Cœur, compris, depuis les guerres de Vendée, comme un symbole contre-révolutionnaire.
La spiritualité était ignatienne, avec une grande dévotion au Sacré-Cœur. Le niveau des études visait à être l'égal des meilleurs établissements jésuites de garçons, l'attachement au maintien et à la politesse étaient fort rigoureux. L'éducation artistique était également soignée.
Ancien emblème des Religieuses du Sacré-Cœur de Jésus
La nouvelle congrégation commençant à essaimer, Sophie Barat fut, en 1806, nommée Supérieure Générale, charge qu'elle devait conserver jusqu'à sa mort. Désormais, l'histoire de Madeleine Sophie se confond avec celle de sa congrégation.
La fondatrice voyage à travers la France, puis l'Europe. Elle fonde de nouvelles communautés dès 1818. Elle définit les activités par lesquelles sa congrégation va se manifester dans le monde pour donner corps au désir de découvrir et manifester l'amour du Cœur du Christ. Des pensionnats, des écoles gratuites sont ouverts. Puis des établissements divers adaptés aux besoins du temps ou des sociétés locales sont créés par les Religieuses du Sacré-Cœur. La Mère Barat organise aussi l'œuvre des ‘retraites’, offrant un accompagnement spirituel à des femmes mariées ou non. Pendant toute sa vie, elle mobilise les énergies, soutient les efforts des religieuses par une correspondance géante.
Madeleine-Sophie Barat qui, dans son adolescence, avait rêvé de la vie du Carmel, sut concilier, au cours de sa longue vie, action et contemplation. Elle a créé une vie apostolique nouvelle fondée sur l'intériorité et l'union au Cœur de Jésus.
Elle meurt à Paris, dans la maison mère du Boulevard des Invalides, le 25 mai 1865, en la fête de l'Ascension : quatre-vingt dix-huit maisons étaient alors nées en France et à l’étranger.
Des pensionnats et des instituts s'ouvrirent dans toute l'Europe, en Belgique, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Autriche (où les filles des archiducs étaient élevées), en Angleterre, et même en Égypte ou au Japon (d'où est issue l'ancienne impératrice du Japon), ainsi qu'au Brésil, en Argentine, au Chili.
Citations
Il faut que je ne sois rien et que Dieu soit tout.
Consacrer son cœur à Jésus, c'est le consacrer au bonheur.
Tout vent conduit au port quand c'est Dieu qui le dirige.
Les saints sont moins admirables par la sainteté de leur vie, que par leur fidélité à se relever après leurs fautes.
Quand on cherche Dieu, on a déjà ce que l'on cherche.
Vous êtes faibles, dites-vous ; mais avez-vous mesuré la force de Dieu ?
Les gouvernements s'effondrent, l'Église demeure.
Madeleine-Sophie Barat a été béatifiée, le 24 mai 1908, par saint Pie X, puis canonisée, le 24 mai 1925, par Pie XI.
Sainte Madeleine-Sophie Barat, Portrait de Philippe Duchesne
ROME, le 21 mai 2018 ( LifeSiteNews ) - Le cardinal Raymond Burke a exprimé avec audace une vérité impopulaire mais d'une importance vitale sur le rôle suprême du catholicisme lors d'une réunion de dirigeants pro-vie internationaux rassemblés à Rome.
Au cours d'une séance de questions-réponses au Forum de la vie à Rome, on a demandé à Burke: "La doctrine de la royauté sociale du Christ comporte-t-elle des limites à la liberté religieuse? Autrement dit, si la société reconnaît la royauté du Christ, cela ne signifie-t-il pas que certaines expressions d'une fausse religion peuvent et devraient être supprimées pour la préservation du bien commun?"
"La liberté de religion ne signifie pas la liberté de pratiquer une religion qui est fausse ou une religion qui contredit la loi de Dieu", a déclaré le cardinal, en rétablissant essentiellement l'identité propre et le rôle de l'Église dans le monde.
"Une religion qui permettrait de tuer des nourrissons" ou qui permettrait "toute autre type de mal intrinsèque", a déclaré Burke, "c'est pourquoi la réalité de la royauté du Christ est si importante." La réalité divine du Christ-Roi "définit la liberté de religion d'une manière qui peut éviter" toutes les "manifestations de fausses religions."
Dissimulée par d'autres prélats, ecclésiastiques et universitaires catholiques pendant des décennies au nom de la promotion de l'œcuménisme et de l'évitement de la discorde, l'Église s'est permise d'être réduite au silence en raison de la prolifération de fausses religions sur la planète. Cette réticence - à proclamer avec confiance le rôle légitime de l'église sous la domination du Christ Roi - a émasculé des efforts pour évangéliser, enseigner avec autorité morale, pour attirer tous les hommes aux sacrements, pour protéger la vie, et même pour préserver et maintenir le définitions immuables de l'homme, de la femme, de l'enfant, du mariage et de la famille.
Les catholiques individuels doivent se placer consciemment sous la "royauté du Christ" face aux ennemis de l'Église qui tentent aujourd'hui "d'infiltrer la vie de l'Église elle-même et de corrompre l'Épouse du Christ par une apostasie de la Foi apostolique", a déclaré le Cardinal.
ROME, le 18 mai 2018 ( LifeSiteNews ) - Les catholiques doivent se placer consciemment sous la "royauté du Christ" face aux ennemis de l'Église qui tentent aujourd'hui "d'infiltrer la vie de l'Église elle-même et de corrompre l'Épouse du Christ par un apostasie de la foi apostolique", a indiqué le cardinal Raymond Burke lors d'une conférence aujourd'hui à Rome.
Le Cardinal, l'un des signataires des dubia et un des principaux défenseurs de l'orthodoxie au sein de l'Église aujourd'hui, a déclaré aux participants au Forum annuel de Rome que le Christ Roi régnait sur son Épouse l'Église, sur le monde, et devait régner sur les cœurs humains.
Il a dit que saint Paul résumait cette vérité avec son enseignement sur toutes choses, l'univers entier, étant restauré, ou récapitulé, en Christ (Eph 1:10).
Ces paroles de saint Paul "se réfèrent à l'ordre et à la paix, le salut éternel, pour lequel Dieu le Père a envoyé son Fils unique pour prendre notre nature humaine et souffrir, mourir, ressusciter des morts et monter à la droite du Père", a-t-il dit.
"Elles se réfèrent au Mystère de la Foi, qui nous assure que Christ, assis à la droite du Père dans la gloire, demeure avec nous sur la terre, déversant, de son glorieux Coeur transpercé, sans mesure et sans cesse, le don septuple du Saint-Esprit sur son corps mystique, l'Église, c'est-à-dire dans le cœur des hommes", a-t-il ajouté.
Le Cardinal a dit que "dans le Christ est réalisé le bon ordre de toutes choses, l'union du ciel et de la terre, comme Dieu le Père l'avait prévu dès le commencement".
"C'est l'obéissance de Dieu Fils Incarné qui rétablit, restaure, la communion originelle de l'homme avec Dieu et, par conséquent, la paix dans le monde. Son obéissance unit une fois de plus toutes les choses, "les choses au ciel et les choses sur la terre", a-t-il ajouté.
Burke a souligné que la royauté du Christ sur les coeurs humains n'est pas un "idéal auquel seulement quelques-uns peuvent atteindre mais auxquels tous sont appelés".
"C'est plutôt une réalité de la grâce divine qui aide le sujet humain même le plus faible et le plus éprouvé à atteindre un degré de vertu héroïque, s'il coopère seulement avec la grâce divine", a-t-il dit.
Un certain nombre de théologiens catholiques fidèles à l'enseignement perpétuel de l'Église sur le mariage, la vie morale et la réception des sacrements ont exprimé leur inquiétude face aux nouveaux enseignements des plus hauts niveaux de l'Église qui présentent la vie morale comme un simple "idéal" visé plutôt qu'une réalité qui s'impose à tous.
Le cardinal a dit que les catholiques fidèles doivent permettre à la royauté du Christ d'être exercée sur leurs vies "par-dessus tout, par la conscience", la voix de Dieu "exprimant sa loi écrite sur chaque coeur humain."
"La conscience, par conséquent, n'est pas, comme on l'entend souvent faussement déclarée aujourd'hui, formée par les pensées et les désirs de l'individu, mais par la vérité qui purifie les pensées et les désirs individuels et les dirige conformément à la loi de l'amour de Dieu et du prochain. L'obéissance à la royauté du Christ s'exprime par la résolution et l'effort de conformer toute notre pensée et de parler et d'agir au Christ vivant en nous dans la Tradition Apostolique vivante", a-t-il dit.
Certains prélats et théologiens dissidents de haut rang ont dépeint la conscience comme une autorité finale et ultime qui doit être suivie même si elle contredit les lois de Dieu et l'enseignement de l'Église.
Burke a continué en soulignant comment la royauté du Christ s'applique non seulement aux chrétiens, mais à tous ceux qui sont dans le monde, y compris ceux qui occupent des fonctions politiques.
"La Royauté du Christ est, par nature, universelle, c'est-à-dire qu'elle s'étend à tous les hommes, au monde entier. Ce n'est pas une royauté sur les seuls fidèles ou sur les seules choses de l'Église, mais sur tous les hommes et toutes leurs affaires", a-t-il dit.
"La royauté s'exerce du Coeur du Christ dans les cœurs humains. Il ne prétend pas gouverner directement le monde mais le gouverner à travers l'homme", a-t-il poursuivi.
"Les chrétiens qui ne prétendent pas gouverner en même temps l'état civil par l'intermédiaire de l'Église sont appelés à donner un témoignage public héroïque de la vérité de la loi morale, de la loi de Dieu: ainsi, la royauté du Christ est exercée par les cœurs, un avec Son Coeur Royal", a-t-il ajouté.
Il a encouragé les familles catholiques à introniser une image du Sacré-Cœur de Jésus dans la maison comme une façon de se mettre sous le règne du Christ.
"La royauté du Christ à la maison libère les membres de la famille et de la famille en tant que société pour jouir de ces droits et remplir ces devoirs, en accord avec la volonté de Dieu. L'universalité de la royauté du Christ se reflète dans la pratique de l'intronisation de l'image du Sacré-Cœur de Jésus dans la maison et dans les autres lieux de notre activité humaine."
Il a également souligné comment la participation à l'Eucharistie est "le moyen le plus parfait et le plus efficace de transformer les cœurs humains par l'union avec le Cœur du Christ, par la soumission à sa royauté d'amour pur et altruiste".
Une nouvelle étonnante nous arrive d'Italie en ce dimanche de Pentecôte. Un gouvernement anti-système se précise et le cauchemar de Bruxelles prend forme. Le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue ont présenté leur contrat de gouvernement qui prévoit notamment d'interdire aux francs-maçons de gouverner.
Le "code éthique" de la future coalition gouvernementale italienne a été dévoilé le 18 mai. S'il prévoit entre autres d'interdire l'accès au gouvernement à des personnes condamnées pénalement, il réserve le même sort pour les membres de la franc-maçonnerie italienne.
Celle-ci n'a pas manqué de condamner dans un communiqué ce qu'elle qualifie de clause "contraire aux principes constitutionnels". Le Grand Orient d'Italie déplore une décision qui selon lui "rappelle les lois fascistes que les francs-maçons ont toujours dénoncées et qui représentent les conséquences d'une dérive liberticide dangereuse".
Et le communiqué de poursuivre par une mise en garde adressée à la future coalition : "Ceux qui pensent utiliser à des fins politiques une campagne contre les francs-maçons pour les empêcher d'exercer leurs droits élémentaires, commettent un abus et devront en assumer la responsabilité."
Après avoir reçu le feu vert de Silvio Berlusconi, les nationalistes de la Ligue et les antisystèmes du Mouvement 5 Etoiles s'apprêtent à diriger l'Italie. Les deux partis ont notamment en commun un rejet des forces politiques traditionnelles et des promesses en matière de retraites et de lutte contre l'immigration. (1)
Note du blog Christ-Roi. Dans un contexte de "démocratie", de transparence et de "laïcité", on ne voit pas trop pour quelle raison le "Grand Orient" d'Italie, autrement dit la secte maçonnique la plus anticléricale qui existe, s'indigne que les francs-maçons soient interdits de gouverner ? L'autre solution a minima serait d'imposer aux francs-maçons une déclaration d'appartenance à la franc-maçonnerie afin que les citoyens soient éclairés lors de leur vote et qu'ils sachent qui fait quoi.
Du 18 au 20 mai se tient à Lourdes le 60e pèlerinage militaire international (PMI). 51 nations participent, avec plus de 12 000 personnes. Cet événement, ouvert à tous, s’articule cette année autour de trois valeurs clés : fraternité, paix et espérance. (La Dépêche.fr)
En ce samedi de Pentecôte, dans l'après-midi, le sanctuaire a eu la visite dans son ciel de la Patrouille de France.
Il fut un temps où l'on pensait que la pleine beauté des rites liturgiques de l'Église catholique était un instrument efficace de conversion. Après tout, Benoît XVI a également dit que les deux grandes preuves de la vérité du catholicisme sont la beauté et la sainteté. Cela était connu par le frère Jean de Marignol (Giovanni de Marignolli), envoyé en mission dans l'empire chinois (alors dominé par la dynastie Yuan d'origine mongole). Déjà ici d'autres frères franciscains étaient actifs, tels que Jean de Montecorvino (Giovanni da Montecorvino), Jean de Plan Carpin (Giovanni da Pian del Carpine) et Odoric de Pordenone (Odorico da Pordenone), entre autres. Mais la mission chinoise sera toujours parmi les plus difficiles, pour diverses raisons.
Giovanni de Marignolli était probablement d'origine florentine, sa famille était active dans le village de San Lorenzo. En 1338, il fut chargé d'une mission spéciale: "Après avoir pris l'habit franciscain de Sainte Croix à Florence, il fut lecteur à l'étude de Bologne, où deux documents attestent sa présence entre mars et décembre 1332. En 1338, il était à Avignon. d'où il est parti avec un grand groupe de confrères pour une mission diplomatique décidée par le Saint-Siège dans l'empire mongol du khan Togan Temur (décembre 1338). Le but de la mission était de répondre aux pressions répétées de la cour mongole et des dignitaires chrétiens y travaillent pour rétablir une présence franciscaine après la mort de l'archevêque de Pékin, Giovanni da Montecorvino, décédé dix ans plus tôt. Le prélat n'a pas encore été remplacé bien que Jean XXII, le 18 septembre 1333, ait nommé le successeur en la personne du frère mineur Nicolò, qui est décédé l'année suivante avant d'arriver à cet endroit.
Pour des raisons non précisées, le chef de la délégation nommée en 1338 par Benoît XII, Nicolas Bonet, doit rapidement revenir à Avignon et M. prend sa place, même s'il n'y a pas eu de disposition officielle pour le sanctionner. Déjà à Constantinople, en mai 1339, il tenta un rapprochement avec le patriarche grec Jean (XIV) Calecas. Le 24 juin, M., passant par Caffa et Azov, arriva à Saraj, accueilli par Uzbek Khan qui lui fournit des chevaux et des vivres. En 1340, la mission atteignit Almalyk, dans le territoire de Khazko, où se trouvait déjà un important peuplement franciscain détruit par Ali Sultan qui, contrairement à son prédécesseur Kazan Khan, avait banni toutes les religions non musulmanes du Khanat. La mission, n'ayant pas respecté l'édit de proscription, avait été dévastée et trois frères, un tertiaire, deux convertis, un marchand et l'évêque Riccardo de Burgundia avaient été tués l'année précédant l'arrivée de Marignolli. Après la mort d'Ali Sultan, M. a été en mesure de rétablir de bonnes relations avec les nouveaux dirigeants et de financer et reconstruire la communauté, l'achat de terres pour de nouveaux logements et la construction d'une nouvelle église.
Quelques frères de la délégation s'arrêtèrent ainsi à Almalyk pour reprendre le travail des frères tués. En 1342, M. atteint Pékin, après avoir traversé le désert de Gobi. Accueillis en audience solennelle par Togan Temur le 12 août, les trente-deux frères ont remis les lettres du pape et ont repris l'activité d'assistance spirituelle aux chrétiens résidant à la cour. Le khan fournissait directement aux mineurs, en leur fournissant également des sommes substantielles (que M. estimait à environ 4000 marks), comme coutume des tribunaux mongols, coutumier d'accorder aux frères frères, c'est-à-dire des vitalités et des subsides impériaux" (Paolo Evangelisti, Giovanni de Marignolli, Dictionnaire biographique des Italiens, Volume 70, 2008).
Bref, le bon frère Jean avait réussi à rétablir une relation qui n'était pas facile compte tenu des différentes distances, non seulement géographiques, mais aussi culturelles, qui étaient peut-être encore plus importantes. Là où Jean, m'intéresse particulièrement ici, c'est lorqu'il nous donne ce beau témoignage dans sa Relatio de sa rencontre avec le Khan: "Nous avons été admis en présence du Khan, je portais les vêtements sacrés, j'étais précédé d'une belle croix et accompagné de bougies et de l'encens, en chantant le Credoin unum Deum en présence du Khan, qui attendait dans son glorieux palais. Quand le chant fut fini, je lui donnai ma bénédiction solennelle, qu'il reçut avec humilité" (dans Jean Pierre Charbonnier, Chrétiens en Chine, Ignatius Press, 2007, ma traduction). Comme il est bon de penser que l'annonce faite par le frère italien est partie de la beauté de la liturgie, des vêtements sacrés, des bougies et de l'encens, de la solennité du latin, du chant liturgique. Le Khan l'a reçu avec beaucoup de respect, même s'il ne s'est pas converti personnellement. Mais comme dit, les distances culturelles entre les deux mondes étaient certainement énormes.
J'aime à penser que la "diversité catholique" fortement affirmée à travers sa liturgie a certainement mérité ce respect et ce soutien de l'empereur mongol, une étape dans une histoire qui verra alors beaucoup de lumières et d'ombres.
Michel Garicoïts naît le 15 avril 1797 à Ibarre, village basque situé sur les contreforts des Pyrénées.
Maison natale de Michel Garicoïts à Ibarre
Le petit Michel grandit en gardant les troupeaux. Ses parents, demeurés inviolablement fidèles à leur foi pendant la Révolution, cachaient dans leur maison les prêtres persécutés. (1)
Devenir prêtre était le plus grand désir de Michel. Il parvint à son but grâce à la générosité d'un chanoine qui pourvut aux frais de ses études.
Il est ordonné prêtre le 20 décembre 1823. Le jour où il sort du grand Séminaire de Dax, on dit autour de lui qu'il est "un saint non plus à faire, mais tout fait". Pourtant, lui-même dit souvent : "Si le bon Dieu ne m'avait pris, quel scélérat j'aurais été !"
Michel Garicoïts est d'abord nommé vicaire à Cambo, où il s'occupe particulièrement du catéchisme et des confessions.
Bien que Michel Garicoïts n'est âgé que de vingt-huit ans, l'évêque de Bayonne le nomme directeur spirituel de la maison-mère des Sœurs de la Croix à Igon (Pyrénées-Atlantiques). Durant trente-sept ans, il consacre les forces de son cœur et de son esprit à prêcher et à confesser quotidiennement ces religieuses et leurs novices.
En 1825, Michel Garicoïts est désigné pour le séminaire de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), localités voisine de Lourdes où il professe la philosophie et remplit les fonctions de directeur des consciences, de prédicateur, d'économe, et celle de supérieur dont il aura le titre officiel en 1831.
La France est encore bouleversée par la Révolution et l'idée de relever la situation prend chaque jour plus de force dans le cœur du jeune abbé. Il forme alors le projet de fonder une société de prêtres s'engageant à accourir partout où la tâche serait la plus rude et la plus urgente.
À trente-cinq ans, appuyé par les prières et les conseils de sainte Élizabeth Bichier des Ages, Michel Garicoïts fonde sa congrégation des Prêtres Auxiliaires pour les missions et l'éducation de la jeunesse dans le diocèse. (2)
Emblème de la congrégation en 1900
Les épreuves s'avèrent très rudes, car ceux qui doivent le soutenir ne le comprennent pas. Michel en souffre jusqu'à sa mort, mais sa patience et sa bonté ont finalement raison de toutes les difficultés.
Sa doctrine spirituelle est condensée en quelques maximes brèves et saisissantes : "Dieu, tout ! Moi, rien ! - Mon Dieu, me voici sans retard, sans réserve, sans retour, par amour !"
Ce saint fondateur doit la prospérité spirituelle de son œuvre à sa vie de sacrifice et de constante immolation.
Son mot favori est: 'En avant, toujours!'. En 1856, sur demande de l’évêque de Buenos Aires, il envoya lui-même ses premiers missionnaires en Argentine (pour les émigrés basques et béarnais).
Restaurateur du calvaire de Betharram, il assura aussi l’aumônerie des Filles de la Croix à Igon. (3)
La veille de sa mort, S. Michel Garicoïts vaque encore à son ministère. La nuit du 13 mai 1863 une crise subite le terrasse. Il reçoit les derniers sacrements et expire le lendemain en murmurant le premier verset du Miserere.
Michel Garicoïts a été béatifié le 15 mars 1923 par Pie XI et canonisé le 6 juillet 1947 par le Vénérable Pie XII.
Saint Michel Garicoïts communiqua un tel élan à ses disciples que son institut essaima partout à travers l'Europe, l'Amérique du Sud, jusqu'en Palestine et même en Chine.
Le sanctuaire de Bétharram
Lestelle-Bétharram est un lieu de pèlerinage très ancien et toujours très fréquenté (14 septembre et le dimanche qui suit). La légenderapporte qu'à une date indéterminée, mais fort ancienne, la Vierge Marie y sauva une jeune fille de la noyade en lui tendant un rameau sous le pont. La chapelle primitive, sans doute construite au XIVe, fut brûlée, reconstruite puis, trop modeste, agrandie. Les merveilles s'y opérant attirent de plus en plus de pèlerins, ce qui vaut à Bétharram au XVe siècle, le nom de "Terre sainte". (4)
Pont de Bétharram - lieu où la Vierge Marie sauva une jeune fille de la noyade en lui tendant un rameau. D'où le toponyme de Bétharram qui signifie beau rameau en béarnais
Le sanctuaire du XVIe siècle est un joyau de l'art baroque. En 1569, les protestants, maîtres de la région, incendient le sanctuaire et proscrivent la religion catholique en Béarn. Dès lors, les processions de la Fête-Dieu sont interdites ; les croix, les images des saints, tout ce qui touche de près la religion catholique est enlevé. Ces excès donnent lieu à l'intervention du pape Pie V et du roi de France. Le village n'est pas épargné par la tourmente, mais au dire de Marca (président du Parlement de Navarre, intendant de justice, conseiller ordinaire et conseiller d'État), personne ne se fait protestant (5).
En 1614, l'évêque de Lescar reçoit l'autorisation de reconstruire la "Dévote Chapelle en ruines". Grâce à Louis XIII, elle est relevée en 1616 et la veille de l'Assomption de l'an 1622, selon la tradition, une source tarie se remet à couler dans une grotte proche du sanctuaire. Ces eaux sont conduites plus loin dans un édicule indépendant et deviennent une fontaine miraculeuse. Plus de quatre-vingt miracles y auraient été recensés au XVIIe siècle.
Au printemps de 1678, une crue subite du Gave emporte à la fois l'église, le cimetière du village et le pont. La destruction du pont est un problème grave, rendant les villages isolés par le gave. Ce passage daterait, semble-t-il du XIVe siècle, le premier pont aurait été construit par les habitants de Montaut (localité voisine), vraisemblablement vers 1308.
Le pont en bois détruit en 1646 et 1676, toujours par les crues, est reconstruit en pierre, ses travaux durent jusqu’en 1687. En 1681, les travaux de construction de la nouvelle église sont achevés.
Bétharram, vue du XIXè sciècle par Eugène de Malbos
En 1837, Michel Garicoïts fonde le collège Notre-Dame de Bétharram, maison-mère de la congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus qu'une double vocation de mission et d'enseignement a amenée à essaimer dans le monde entier (Algérie jusqu'en 1962 avec le collège de Sonis, Argentine, Paraguay, Uruguay, Côte d'Ivoire, Chine puis en Thaïlande auprès des Karens). On peut voir dans la chapelle son cercueil en verre et un bout de son pouce.
C'est à Lestelle-Bétharram alors notoirement connue pour ses miracles, que Bernadette Soubirous venait très souvent. Elle en ramena le chapelet qu'elle détenait lors de l'apparition de la Vierge à Lourdes.
Sanctuaire de Bétharram (à la frontière des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées) - Statue de l'Enfant sauvé par Notre-Dame de Bétharram
Fatima est un village du Portugal au nord de Lisbonne. Jacinthe, François et Lucie sont trois enfants chargés de garder un troupeau de moutons par leurs parents. Ils ont respectivement 7, 9 et 10 ans. Jacinthe et François sont frères et sœurs, et Lucie est leur cousine.
Nous sommes au printemps de l'année 1917. La guerre fait rage dans toute l'Europe. Les trois bergers se trouvent sur une colline appelée « Cabeço » proche de la ville d'Aljustrel. Un ange qui s'identifiera comme étant l'Ange de la Paix leur apparaît. S'agenouillant, il leur demande de prier avec lui puis répète trois fois : « Mon Dieu, je crois, j'espère en vous, je vous adore et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n'espèrent pas, n'adorent pas et ne vous aime pas ! »
Quelques semaines plus tard, au cours de l'été, l'Ange leur apparaît une nouvelle fois. Après leur avoir fait dire une prière trois fois de suite, il leur donne la communion, puis disparaît.
Le 13 Mai 1917, à la sortie de la messe, les trois enfants se retrouvent avec leurs brebis sur la Cova da Iria, où ils rencontrent, près d'un gros chêne, « une dame habillée de blanc » qui leur demande de revenir à cet endroit le 13 de chaque mois durant 6 mois et de réciter le rosaire chaque jour. Le mois suivant, l'apparition confie aux trois enfants qu'elle viendra bientôt chercher Jacinthe et François mais que Lucie devra vivre plus longtemps. Elle fait apparaître également un cœur entouré d'épines. Il s'agit du Cœur immaculé de Marie affligé par les nombreux péchés du monde.
Une dizaine de personnes sont présentes sur place, elles témoigneront avoir entendu les paroles de Lucie à la Vierge mais pas les réponses. Elles constateront également que les feuilles du chêne étaient repliées puis tendues dans la même direction alors que Lucie annonçait le départ de l’apparition. Elles seront aussi frappées par la transfiguration des trois pastoureaux pendant la vision.
Le 13 Juillet 1917, c'est 2000 personnes qui se pressent sur la Cova da Iria. La Dame va délivrer trois secrets à Lucie et ses cousins. Elle leur fera notamment voir l'Enfer puis leur demandera de réciter entre chaque dizaine de chapelet la prière suivante : « Ô mon doux Jésus, pardonnez-nous nos péchés ! Préservez nous du feu de l'Enfer ! Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Sainte Miséricorde ! »
Très touchés par la vision de l'Enfer, les pastoureaux feront de nombreux sacrifices pour les pécheurs.
Le 13 août 1917, le senhor Arturo d'Oliveira Santos, maire de Villa Nova, décide de mettre en prison les trois bergers afin qu'ils lui disent les trois secrets. Devant l'abnégation des enfants, il les relâche le 19 août 1917. Peu de temps après leur libération, la Vierge leur apparaît et leur délivre ce message : « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Sachez que beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie et prie pour elles ! »
Pour la cinquième apparition le 13 Septembre 1917, la Vierge dira qu'elle reviendra le mois suivant avec saint Joseph et l'enfant Jésus.
La dernière apparition a eu lieu le 13 Octobre 1917. Voici les paroles de la Dame : « Je suis la Madone du Rosaire et je veux ici une chapelle en mon honneur. Continuez à réciter le rosaire tous les jours. La guerre est sur le point de finir et les soldats ne tarderont pas à retourner dans leurs maisons. » Le miracle promis aura lieu devant une foule d'environ 70.000 personnes qui pourront témoigner. Elles virent la pluie cesser brusquement, le ciel se déchirer pour laisser voir le soleil que toutes pouvaient regarder. Il ressemblait à une lune d'argent et se mit à tourner sur lui-même. Il se projeta également sur la foule comme s'il allait s'écraser. À la fin du miracle dit « danse du soleil », Lucie verra Jésus bénir la foule et la Vierge sous l'aspect de Notre Dame des Douleurs puis Notre Dame du Mont-Carmel.
François mourut en 1919 et Jacinthe en 1920. Ils furent béatifiés par le pape saint Jean-Paul II le 13 Mai 2000.
Lucie Dos Santos prononça ses vœux en 1928 et eut de nouvelles apparitions de la Vierge Marie en 1925 et 1929. Elle rédigea elle-même son histoire, version officielle des apparitions de la Vierge de Fatima. À partir de 1945, elle entre au carmel de Coïmbra, où elle meurt le 14 février 2005, à l’âge de 97 ans, sous le nom de sœur Lucie du Cœur Immaculé.
Fatima est aujourd'hui un centre mondial de pèlerinages très connu, il est avec celui de Lourdes un des principaux sanctuaires consacrés au culte de la Vierge Marie.
Un ex-musulman imam devient chrétien grâce au Coran
Dans cette video, un ancien musulman explique qu'en tant qu'imam il expliquait dans sa mosquée que Jésus n'était pas Dieu, que Dieu était seulement Allah, et que Allah n'était jamais associé, donc qu'il n'avait pas de Fils. Puis un jour quelqu'un lui a demandé dans la foule qui était Jésus. Il explique qu'il prêchait que Jésus n'était pas Dieu. Mais la question était "qui est-il ?" Pour dire qui il est, il explique avoir lu entièrement le coran "une fois de plus, 114 chapitres, 6666 versets".
Il a vu que le nom du prophète Mahomet était cité dans le Coran à quatre endroits, mais le nom de Jésus était cité à 25 endroits. Ensuite, il explique n'avoir lu dans le coran aucun nom de femme, comme le nom de la mère du prophète, ou le nom de l'épouse ou des enfants. Dans le Coran il n'y a trouvé que le nom d'une femme, Marie la mère de Jésus. Il explique avoir été curieux de voir comment le Coran décrivait la mère de Jésus: elle n'avait jamais commis de péché dans sa vie (Cf. l'Immaculée conception), elle était vierge, le chapitre 50 verset 23 dit qu'elle est au paradis avec son corps physique : "même l'Assomption est décrite dans le Coran".
Et à propos Jésus, il dit avoir lu dans le chapitre 3, versets 45 à 55 que Jésus est (en arabe) "la Parole de Dieu", "l'Esprit de Dieu", "Jésus-Christ". Ce sont les noms que le Coran donne à Jésus.
Ensuite, l'ex-imam a vu que le Coran disait que Jésus parlait quand il était petit, "deux jours après sa naissance". Le Coran dit que Jésus a créé la vie avec un oiseau et de la boue : il a pris de la boue, a formé un oiseau, a soufflé dessus et l'oiseau est devenu vivant. Il dit qu'il croit alors que Jésus peut donner la vie. Il a donné la vie à partir de la boue, de l'argile. Et le Coran dit que Jésus a guéri un aveugle, et un lépreux, etc. Le Coran dit que Jésus donnait la vie à des gens qui étaient morts, qu'il est allé au Ciel, qu'il est toujours vivant, et qu'il va revenir.
En revanche, dans le Coran, Mahomet n'est pas la "parole de Dieu", il n'est pas l'"esprit de dieu", il n'a jamais parlé à deux jours, ni donné la vie à un oiseau à partir de la boue, n'a jamais guéri des malades, ni donné la vie à des morts, mais lui-même est mort, il n'est plus en vie, et il ne reviendra pas.
Un jour, l'ex-imam dit avoir été voir son professeur, celui qui lui avait enseigné pendant 10 ans dans un collège arabe et lui avoir posé une question, à savoir "comment Dieu a créé l'univers ?" Il avait répondu que Dieu a créé l'univers par la parole (Genèse 1).
Alors l'ex-imam a demandé: la parole est Créateur ou Création ? Le Coran dit que Jésus est la parole de Dieu. Donc si son professeur avait répondu que la Parole de Dieu est Créateur, cela signifie que Jésus est Créateur, donc les musulmans doivent devenir chrétiens. Si son professeur avait répondu que la Parole de Dieu est création, il aurait été piégé, puisqu'il a dit que tout avait été créé par la parole. Supposons qu'il ait dit que la Parole est création, alors comment Dieu a-t-il créé la Parole ? Donc il ne pouvait pas dire que la Parole est créateur mais il ne pouvait pas dire non plus que la Parole est création ! L'ex-imam explique que son professeur s'est donc mis en colère et l'a poussé dehors en disant que la Parole n'était ni le Créateur ni la Création.
L'ex-imam explique que les musulmans essaient de prouver que la Parole n'est ni la création ni le Créateur, donc pas Dieu. Donc, ils ne sont pas égaux avec Dieu : c'est tout leur problème. Alors, l'ex-imam explique qu'il a dit à son professeur que c'est la raison pour laquelle les Chrétiens disent que la Parole (le Verbe) est Fils de Dieu. ("Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous". Jn 1:14).
Le professeur lui a alors dit que "si Jésus était le Fils de Dieu, alors il devait lui montrer l'épouse de Dieu, car sans épouse, pas de chance d'avoir un fils." Alors l'ex-imam lui a répondu que "dans le Coran, Dieu peut voir sans yeux, Dieu peut parler sans langue, Il peut entendre sans oreilles... Si tel est le cas, Il peut avoir un enfant sans épouse !" (Variante : si Dieu est Tout-Puissant, pour quelle raison ne pourrait-il pas venir dans la Chair et se faire homme ?)
"Le Coran affirme très justement que tout a été créé par la Parole de Dieu (sourate 6,73; sourate 16,40) et que Jésus est lui-même la Parole de Dieu (sourates 3,45; 4,171; 19,34).
Or, si Jésus est la Parole de Dieu par qui tout a été créé, alors lui-même n'a été créé par personne, ou s'est crée tout seul. Ce qui revient à dire qu'Il est Dieu. Ainsi le coran témoigne que les premiers musulmans étaient des chrétiens, dont la foi a ensuite été pervertie par le judaïsme, qui refuse le Salut apporté par la Parole de Dieu incarné.
Les pénalités et autres sanctions économiques américaines contre l'Iran vont faire des dommages collatéraux parmi les "alliés" des Américains et pourraient coûter très cher aux entreprises françaises présentes sur place. (1) Donald Trump a annoncé mardi 8 mai le retrait américain de l'Accord de 2015 sur le nucléaire iranien (2), sous les applaudissements paradoxaux d'Israël, Donald Trump ouvrant une période d'incertitude quant aux ambitions atomiques de Téhéran. (3)
L'ancien président américain Barack Obama a jugé mardi soir sur les réseaux sociaux que la décision de son successeur constituait une "grave erreur", plaçant le monde face à une alternative désastreuse: un Iran doté de l'arme atomique ou le risque d'une guerre au Moyen-Orient.
La Russie s'est dite "profondément déçue" par la voix de son ministère des Affaires étrangères, qui a dénoncé "une violation grossière du droit international". "Nous sommes profondément déçus par la décision du président américain de sortir unilatéralement" de l'accord et "rétablir les sanctions américaines envers l'Iran", selon un communiqué. "Nous sommes extrêmement inquiets que les États-Unis agissent contre l'avis de la plupart des États (...) en violant grossièrement les normes du droit international", selon le texte.
Toutes les sanctions levées le 16 janvier 2016, date de l’entrée en vigueur de cet accord international sont rétablies "immédiatement" pour les nouveaux contrats et d’ici le 6 août ou le 4 novembre pour les entreprises, y compris étrangères, déjà présentes en Iran. Celles-ci ont donc trois à six mois pour en "sortir" avant d’être frappées par les mesures punitives leur barrant l’accès aux marchés américains.
Donald Trump a assuré qu’il serait intraitable avec ces entreprises commerçant avec l’Iran et qu’il n’y aurait pas d’échappatoire possible aux sanctions économiques.
Or, depuis 2015, la France est devenue le troisième partenaire européen de l’Iran. De grandes entreprises s’y sont implantées : Airbus, PSA et Renault, Total... (4)
Les entreprises françaises qui ont investi en Iran depuis depuis deux ans, dans l'aéronautique, le pétrole, la santé ou l'automobile, pour un montant estimé à 25 milliards d'euros de contrats sont menacées.
John Bolton, conseiller à la sécurité nationale américaine à Washington, a déclaré hier 9 mai :
"Au sein de la zone économique couverte par les sanctions, aucun nouveau contrat ne sera autorisé. […] Certaines périodes seront de six mois, d'autres de 90 jours. Il y peut y avoir également d'autres dispositions."
Fin 2016, Airbus avait signé un contrat record avec l'Iran : 100 avions livrés pour 16,8 milliards d'euros. Le département américain du trésor a confirmé que les autorisations pour transporter du matériel aéronautique vers l'Iran seront révoquées sous 90 jours, sous peine de sanctions.
Le secteur automobile, lui aussi, avait parié sur l'Iran. Renault, déjà bien implanté, pensait vendre 300 000 véhicules par an, Peugeot 200 000. L'Iran et ses 80 millions d'habitants était un marché très prometteur. (5) Dans le domaine de l'énergie, Total, qui a signé en juillet 2017 un accord avec l’Iran en vue de développer le gisement South Pars, pour un montant de cinq milliards de dollars, pourrait être contraint de se retirer.
En clair, toute transaction effectuée avec l'Iran en dollar ou via un citoyen américain sera passible de sanction dans les trois à six mois.
Sachant que la moitié du commerce mondial se fait en dollar américain, le pouvoir de nuisance d’une telle mesure est redoutable. En 2014 par exemple, la banque BNP avait été condamnée par les Etats-Unis a une amende record de 9 milliards de dollars, pour avoir continué à mener des opérations avec l’Iran, Cuba et le Soudan en dollars. (6) Le gouverneur de la Banque de France regretta alors l'hégémonie du dollar. Vladimir Poutine avait qualifié l'attitude américaine à l'époque de "chantage". Bien que certains eurent pu espérer une évolution positive, il n'y a rien de nouveau dans la diplomatie américaine sous Donald Trump. Les Etats-Unis ne renoncent pas à leurs instruments de puissance.
Le ministre de l'économie Bruno Le Maire, qui a évoqué le 9 mai une intimidation "pas acceptable", doit avoir un entretien téléphonique d’ici la fin de la semaine avec Steven Mncuchin, le secrétaire d’État au Trésor américain, pour étudier avec lui les possibilités d’éviter les sanctions américaines. Parmi les solutions envisagées, le ministre évoque des "clauses grand-père" (clause d’antériorité) et des "exemptions". (7)
La Chine et la Russie tentent de s'extraire du système du dollar comme monnaie internationale, et de ce chantage où la géopolitique est mise au service des intérêts américains. C'est la souveraineté des nations qui est enjeu. Même si les entreprises françaises font leur affaires en euros elles pourront être poursuivies et sanctionnées pour leurs activités aux Etats-Unis...
Première conséquence pour notre porte-monnaie, la flambée du cours du pétrole qui a atteint 77$ le baril le 9 mai. Cela pénalise les européens, mais pas Washington où l'extraction d'un baril coûte 65 dollars. Ce soir, les Américains sont déjà bénéficiaires. Autrement dit, la contestation jusque ici de l'accord nucléaire iranien par l'état d'Israël, seul, qui parlait d'un "très mauvais accord" (8), la reprise de ce discours par Donald Trump évoquant le "pire accord jamais conclu" par son pays, un Donald Trump qui a déjà déclaré Jérusalem, capitale d'Israël, à présent le jeu américain contre l'Iran, l'"escalade", sont mis au service de l'économie américaine. La mise en danger de l'équilibre et de la sécurité internationale, la guerre, n'est finalement qu'un outil parmi d'autres au service des intérêts exclusifs de la "grande démocratie" des Etats-Unis au détriment des "partenaires" et "alliés", qui de plus en plus ressemblent à des vassaux sans personnalité.
Les parents du jeune miraculé avaient déjà signé des documents pour faire don de ses organes à cinq enfants malades.
Trenton Mckinley, un jeune américain de l’Etat d’Alabama, a défié la science en se réveillant miraculeusement alors que sa mort cérébrale avait été déclarée, rapporte la chaîne Fox 10.
Le jeune garçon de 13 ans a été victime d’un grave accident il y a deux mois alors qu’il jouait chez un ami. La remorque tirée par un buggy dans laquelle il était installé s’était renversée après un coup de frein brutal. "J’ai heurté le béton et la remorque a atterri sur ma tête, a raconté Trenton McKinley à Fox 10. Après ça, je ne me souviens plus de rien".
"Tout ce que j'ai vu était une civière avec ses pieds qui pendaient. Il était mort un total de 15 minutes ", a déclaré sa mère, Jennifer Reindl, avec des larmes dans les yeux. "Quand il est revenu, ils ont dit qu'il ne serait plus jamais normal. Ils m'ont dit que les problèmes d'oxydation seraient tellement mauvais pour son cerveau, qu'il serait un légume s'il le faisait.
Don d’organes planifié
Lorsqu’il s’est réveillé à l’hôpital de la ville de Mobile, ses parents avaient déjà signé des documents pour faire don de ses organes à cinq enfants malades en attente de donneurs. "[Les médecins] ont dit que la prochaine fois que son cœur s’arrêterait, ils devraient le laisser mourir… C’était un [samedi]… et que je pourrais signer un papier pour faire don de ses organes pour sauver cinq autres enfants", a écrit Jennifer Reindl, la mère du garçon sur une page Facebook mise en place pour aider à récolter des fonds pour le rétablissement de son fils. Les médecins ont indiqué qu’ils continueraient à injecter de l’adrénaline au patient jusqu’à lundi. "Ses yeux étaient noirs et secs et je savais qu’il n’hésiterait pas à sauver 5 vies", a déclaré la mère.
Le sentiment d’être au paradis
Mais contre toutes attentes, Trenton s’est réveillé avant qu’il ne soit débranché. L’une de ses mains a bougé suivie de ses pieds. Ses iris ont repris leur couleur verte "avec de petites taches blanches comme des paillettes", a décrit sa mère. Trenton McKinley a souffert de multiples fractures crâniennes ainsi que d’une insuffisance rénale "en raison du manque d’oxygène après son arrêt cardiaque", explique sa mère sur Facebook.
La chaîne américaine a rapporté que le jeune garçon continue de souffrir de douleurs nerveuses et a des crises tous les jours, mais qu’il garde une attitude positive et se rétablit à la maison.
Trenton a déclaré à Fox 10, qu’il avait eu le sentiment d’être au paradis lorsqu’il était inconscient. "J’étais dans un champ immense et marchais droit devant moi, a-t-il raconté. Il n’y a pas d’autre explication que Dieu, même les médecins l’ont dit".
Lentement mais sûrement, Trenton fait des pas au-delà de ce à quoi on s'attendait, mais ce n'est pas sans peine. Il a perdu 50 livres et traite quotidiennement des douleurs nerveuses et des convulsions.
Malgré tout cela, cet enfant a toujours un grand sens de l'humour. "J'ai dit que je pouvais me tourner sur le côté et mettre de la salsa et manger des frites et me délecter de la tête ... Plus de vaisselle à laver pour moi!", Se moqua Trenton alors qu'il parlait de la bosse dans sa tête. Mais je voulais vraiment voir si je pouvais.
Juste en parlant au jeune garçon, vous ne croiriez jamais qu'il a déjà subi trois interventions chirurgicales du cerveau. Il a encore un long chemin à parcourir avec beaucoup de frais médicaux. Trenton n'a actuellement que la moitié de son crâne. La pièce manquante est congelée à l'hôpital. Il sera bientôt opéré pour le reconnecter.
Si vous voulez faire un don à sa collecte de fonds, cliquez ici! Sur cette page facebook, 18 219 dollars ont déjà été enregistrés.
Dans son homélie, le Pape s'est arrêté sur l'action du démon qui séduit et trompe, et qui malgré sa défaite, est dangereux. François a donné des clés pour savoir lutter et vaincre ses tentations.
Nous ne devons pas nous approcher du diable, ni parler avec lui : il « est une défaite mais malgré cela reste dangereux, il est comme un chien enragé et enchaîné, il mord celui qui lui fait une caresse » a expliqué le Pape.
[...] Le Pape a mis en garde contre les tentations du malin : « il sait quelles paroles nous dire, et il nous plaît d’être séduits »
Il est donc difficile pour nous de comprendre qu’il est condamné et défait, car grande es sa capacité de séduction. Le diable nous promet beaucoup de choses, il nous présente des cadeaux emballés dans du beau papier mais nous ne savons ce qu’il y a à l’intérieur, a poursuivi François.
Sa lumière est fulgurante mais finit par disparaître
Le diable sait se présenter à notre curiosité et notre vanité a poursuivi le Pape qui, comme souvent a manié la métaphore pour expliquer son propos : « Les chasseurs savent bien qu’il ne faut jamais s’approcher d’un crocodile sur le point de mourir, car il peut encore donner un coup de queue mortel ».
Ainsi le diable est « très dangereux » a poursuivi le Saint-Père : ses propositions sont toutes des mensonges, il est « le père du mensonge » et nous, ignorants nous les croyons. « Sa lumière est fulgurante, comme un feu d’artifice, mais elle finit par s’évanouir, tandis que la lumière du Seigneur est douce mais permanente ».
Prier, veiller, jeûner
Le diable a répété François sait toucher la curiosité et la vanité, et nous “achetons tout”, nous tombons dans la tentation. Il faut donc être attentifs, a averti le Pape, exhortant à prier, veiller et jeûner comme le dit Jésus. « Ainsi est vaincue la tentation ».
Le Saint-Père a aussi mis en garde contre la tentation de dialoguer avec le malin, comme le fit Eve « qui s’est crue grande théologienne mais a chuté ». Jésus refuse d’entrer dans ce dialogue : au désert, il ne répond que par la Parole de Dieu. Il chasse le démon, quelque fois il lui demande son nom mais n’entame pas de dialogue avec lui. D’où l’exhortation très nette du Pape : « Avec le diable on ne dialogue pas, car il est plus intelligent que nous »
Chercher le refuge en Marie
Le Pape a ainsi invité à être comme des enfants qui courent vers leur mère quand ils ont peur. « Allons vers la Vierge, c’est elle qui nous protège. Les Pères de l’Eglises, en particulier les mystiques russes rappelaient durant leurs tribulations se réfugier sous le manteau de la grande mère de Dieu. Qu’elle nous aide dans cette lutte avec le diable, avec celui qui est déjà condamné » a conclu le Saint-Père.
Lee Strobel, journaliste d’investigation au Chicago Tribune dans les années 1980 et athée revendiqué, est confronté à la soudaine conversion de son épouse au christianisme. Afin de sauver son couple, il se met à enquêter sur la figure du Christ, avec l'ambition de prouver que celui-ci n'est jamais ressuscité.
Adapté du best-seller sorti en 1998, basé sur l'histoire vraie de Lee Strobel, le film The case for christ ("Jésus, l'Enquête") de l'américain Jon Gunn, est sorti sur les écrans français le 28/02/2018. 70.000 entrées cumulées, un succès formidable pour les distributeurs, la société SAJE, dont l’objectif est de promouvoir les films chrétiens qui font réfléchir et aident à grandir dans la foi (Cathobel).
Ce film expose l'enquête d'un athée pur et dur, pour prouver que la résurrection du Christ est une supercherie. Il va convoquer patiemment, un à un, les meilleurs experts (archéologue, exégète, médecin légiste, psychiatre, etc.) pour faire s’effondrer le château de carte. (L'1visible)
En plus d’être un réel voyage spirituel, "Jésus, l’enquête" est une véritable histoire d’amour, de mariage. Histoire d’amour car, du propre aveu de Lee Strobel, la conversion de sa femme Leslie a bien failli leur coûter le divorce : "J’avais épousé une Leslie insouciante, amusante, et j’ai eu peur qu’elle devienne une femme prude, sexuellement réprimée, qui privilégierait les veillées de prière et le bénévolat à notre vie de couple." Pourtant, il avoue après coup avoir été "agréablement surpris, voire fasciné, par les changements fondamentaux du caractère, de l’intégrité et de la confiance en soi" de sa femme.
Avec Mike Vogel (Lee Strobel), Erika Christensen (Leslie Strobel), Faye Dunaway (Dr. Roberta Waters), "ce film stimulera le public, lui donnera l’occasion de faire son propre voyage spirituel : "Par mon livre, je voulais atteindre les gens avec les preuves concrètes du christianisme, de la vérité, de la foi et de l’amour de Dieu. Mais les gens auront plus de facilité à regarder un film de quatre-vingt-dix minutes qu’à lire un livre de trois cents pages. Il ouvrira donc une nouvelle voie." En cela, il possède une réelle portée évangélique.
Déjà, le livre avait eu un véritable impact sur les lecteurs. L’auteur raconte notamment qu’un homme atteint du cancer s’était converti sur son lit de mort après l’avoir lu, alors même que son frère essayait de l’y inciter depuis près de cinquante ans." (Famille Chrétienne)
Les critiques du film soulignent l'équilibre entre l'anti-religieux et le prosélytisme, les questions abordant la foi et le doute dans l'histoire (la vie de couple, le travail, le pardon, les blessures, les faux-semblant, la trahison, etc.), un travail cinématographique soigné.
Par moment, plus que l’enquête que mène Lee Strobel, c’est le désaccord du couple sur la foi qui suscite l’intérêt du spectateur en même temps qu’il est une illustration plutôt réussie des versets 13 et 14, chapitre 7 de la 1ère épitre de Saint Paul aux Corinthiens : "Si une femme a un mari qui est un incroyant, et qu'il consent à vivre avec elle, elle ne devrait pas divorcer. Car le mari incrédule est sanctifié à cause de sa femme, et la femme incrédule est sanctifiée à cause de son mari." Ainsi, le mari athée envisage sérieusement la séparation et le divorce, mais bien qu’il soit parfois en colère, agressif et violent avec son épouse, il continue à vivre avec sa femme et doit se résoudre à constater des changements positifs chez elle en raison de sa foi chrétienne. Cette situation de crise dans le couple, et même dans la famille puisqu’il y a deux jeunes enfants, sonne vraie car beaucoup de couples peuvent éprouver des tensions similaires concernant la foi et l’athéisme. (Liberté politique)
Le film fourmille d'informations historiques et scientifiques sur la résurrection, généralement passées sous silence.
Au zèle de son incrédulité, Lee Strobel a peut-être fini par entendre en réponse le "Que cherches-tu ?" (Jean 1, 36) que Jésus adressa à ses disciples au moment où ils commencèrent de le suivre. Et de répondre sans doute à cela : la vérité. (Aleteia)
"Jésus, l'enquête", sort en Belgique le 27 avril (Belgicatho)
Vers la fin du tout économique ? Un article étonnant de "Libération", marque une rupture avec des décennies d'analyse de la société sous l'angle unique de l'économie et du social.
À l'occasion de la publication mercredi 4 avril du livre "La Tentation radicale" (PUF) d'Anne Muxel et Olivier Galland, le journal a ouvert ses colonnes à des propos inédits dans la gauche française ces dernières décennies : la religion, l'islam en particulier, serait la cause principale de la radicalisation chez les musulmans en France. Telle est la conclusion de l'enquête menée auprès de 7 000 lycéens de 15 à 17 ans. L'enquête, en forme de QCM, a été lancée au lendemain des attentats de novembre 2015. Elle a été menée durant trois ans dans 23 lycées des académies de Lille, Créteil, Aix-Marseille et Dijon. "L’objectif, nous dit-on, n’était pas d’expliquer le passage à l’acte d’une petite minorité tombant dans le terrorisme. Mais de cerner un état d’esprit plus général, un 'halo de radicalité', une multitude d’actes ou de postures montrant la tentation de rompre avec le 'système politique, économique, social et culturel, et, plus largement, avec les normes et les mœurs en vigueur dans la société'". "Le président du CNRS, Alain Fuchs, lance un appel à projet pour encourager les chercheurs à creuser 'tous les sujets pouvant relever des questions posées à nos sociétés par les attentats et leurs conséquences'."
"Olivier Galland et Anne Muxel proposent alors un protocole d’enquête reposant sur une hypothèse affirmée dès les premières pages mais peu discutée : 'La radicalité religieuse est présente dans toutes les religions, mais aujourd’hui, ses manifestations les plus évidentes sont associées à une certaine conception de l’islam.'"
"[U]n premier résultat saute aux yeux : les jeunes musulmans se distinguent très nettement par leurs valeurs, leur conception de la citoyenneté ou de la religion. Les auteurs observent dans tous les lycées de l’enquête un 'effet islam'. Celui-ci expliquerait la plus grande radicalité idéologique des lycéens musulmans (souvent considérés par les auteurs, sans nuances, comme un ensemble homogène), tout comme leur soutien aux actes violents - religieux ou non - qu’on retrouve davantage chez eux que chez les chrétiens ou les athées."
Première conclusion de l'enquête :
"'La radicalité religieuse ne semble pas être principalement la fille de l’exclusion socio-économique, et sa racine spécifiquement religieuse semble forte', concluent les auteurs."
Seconde conclusion :
"Conclusion sans appel des auteurs : 'Le mouvement de sécularisation qui a gagné les sociétés européennes, et tout particulièrement la France, ne semble pas les avoir touchés.'"
"Ces conclusions remettent en cause tout un courant de la sociologie française pour laquelle le profil économique et social des individus est l’une des principales clés d’explication de leurs comportements", explique "Libération".
Mais le journal relève que l'enquête ne fait pas l'unanimité parmi les sociologues : "Cette conception est loin de faire l’unanimité, comme en témoignent les réactions de plusieurs sociologues visés par la polémique, interrogés par Libération. 'Les résultats d’Olivier Galland reviennent à dire que quelque chose d’intrinsèque à l’islam mènerait à la radicalité, voire à la violence', commente le démographe de l’Ined Patrick Simon." [...] "Auteur de plusieurs livres sur la radicalisation (le Nouveau Jihad en Occident, Robert Laffont, mars), Farhad Khosrokhavar pointe aussi les limites des enquêtes par questionnaire. 'Les lycéens ont coché des cases, et ce travail manque cruellement d’une dimension anthropologique.'"
Les chiffres de l'enquête
"L’étude montre que 20 % à 30 % des musulmans sont fondamentalistes", "32% des musulmans sont 'absolutistes' en matière de religion, contre 6% des chrétiens, 14% des fidèles d’autres religions, 1% des sans-religion, 11% du total des enquêtés." "Un tiers des jeunes interrogés estiment qu’il est normal de 'participer à une action violente pour défendre ses idées'. 20% des musulmans déclarent 'acceptable dans certains cas, dans la société actuelle' de 'combattre les armes à la main pour sa religion', contre 9% des chrétiens et 6,5% des sans-religion."
Note de Christ-Roi. La république, elle-même, prône des "valeurs" qui sont loin d'être à l'abri de toutes critiques. En glorifiant "la Révolution" et en mettant au Panthéon ses grands personnages, la république a en quelque sorte canonisé les théoriciens de la violence d'état.
La "tentation radicale", l'idée qu'il est normal de "participer à une action violente pour défendre ses idées" n'est pas une spécificité de l'islam, il s'agit d'une idée largement partagée par les défenseurs de la "république" et des grands ancêtres de la Révolution, une Révolution qui fit deux millions de mort (rien qu'en France), au nom de l'athéisme et des droits de l'homme. (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 24-28.)
Invité de France Inter mardi 21 novembre 2017 pour la sortie de son livre"La Grande Histoire des guerres de Vendée", Patrick Buisson a justement dénoncé le "terrorisme d'État" de la Révolution, comparable au djihad de Daech...
Petit rappel historique. Il ressort des discours des révolutionnaires de 1789 un volontarisme et un constructivisme qui sont "la première racine de la Terreur révolutionnaire". Ceci a été bien défini par l'historien de l'époque moderne, Patrice GUENIFFEY, dans La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire (Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 50.) : "L'histoire de la Terreur ... ne commence de ce point de vue ni en 1793 ni même en 1791 ni en 1792 : elle est consubstantielle à la Révolution qui, dès 1789, se présente comme une pure aventure de la volonté".
Les révolutionnaires de 1789 sont les premiers à théoriser la violence comme moyen pour parvenir à leur projet de société. Et parmi ces moyens, il y a la guerre.
Aux reproches que lui fit M. Mallet du Pan, horrifié des moyens révolutionnaires, l'abbé révolutionnaire Sieyès, répondit : "Vous nous parlez toujours de nos moyens; eh ! Monsieur, c'est la fin, c'est l'objet et le but qu'il faut apprendre à voir'". "Ce principe qui console nos Sieyès de tant d'atrocités, c'est encore de la secte elle-même qu'ils l'ont appris; c'est du code et des loges de Weishaupt que nous l'avons vu passer au code Jacobin". (A. BARRUEL, Mémoires pour servir à l'Histoire du jacobinisme, rééd. Editions de Chiré, Poitiers 2005, tome 2, p. 479.) "(Weishaupt). Il avait inventé ce principe : 'La fin sanctifie les moyens', il l'appliquait au vol que ses adeptes pouvaient faire et faisaient dans les bibliothèques des princes ou des religieux. ... Nous verrons la secte en faire des applications bien plus importantes..." (A. BARRUEL, ibid., p. 102.) "En 1789,Brissot, invoquantl'autorité de Machiavel, rétorqua à Clermont-Tonerre : 'Rappelez-vous, l'axiome : 'qui veut la fin, veut les moyens'" (Le Patriote français, n° 201, 25 février 1790, p. 5-8, cité inP. GUENIFFEY,La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p.89).
"Qui veut la fin veut les moyens" est un principe républicain. Au nom de ce principe les pires massacres ont été rendus possibles en France (Guerres de Vendée) et en Europe (guerres de la Révolution). D'un point de vue simplement historique, la république et les républicains n'ont pas de leçon à donner à l'islam ni aux musulmans tentés par la "radicalisation" ; le terrorisme d'État de 1793 est comparable à celui de Daech.
Cerise sur le gateau, le révolutionnaire girondin Brissot, qui avait des biens à Ouarville dans l'Eure-et-Loir, et qui en bon anglomane, se disait "Brissot de Warville", était le stipendié des banquiers et des hommes d'affaires ! (Source: René SÉDILLOT, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 213, 214). Il était le secrétaire général et trésorier de chancellerie du duc d'Orléans, alors "Grand Maitre du Grand Orient de France"... (Bernard Faÿ,La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959; p. 183, 345 et suivantes, 367, 369, 407). Brissot appelait à la guerre "révolutionnaire" "pour libérer les peuples" (sic) ! Jusque-là pourtant,Brissot s'était illustré comme "philanthrope", "ami de l'humanité", un grand créateur (et financeur) de sociétés dites "philosophiques".
La théorisation de la libération des peuples par la guerre est le même principe que l'on retrouvera chez les communistes de 1917..., inspirés du Manifeste de Karl Marx de 1848 : "Les communistes déclarent ouvertement qu'ils ne peuvent atteindre leurs objectifs qu'en détruisant par la violence l'ancien ordre social.'" (Cf. Stéphane Courtois, Communisme et totalitarisme, Tempus, Paris 2009, p. 76).
"La guerre de la liberté, (dit Brissot, ce 16 décembre 1791. Ndlr.)est une guerre sacrée, une guerre commandée par le ciel; et comme le ciel elle purifie les âmes. [...] Au sortir des combats, c'est une nation régénérée, neuve, morale; tels vous avez vu les Américains: sept ans de guerre ont valu pour eux un siècle de moralité. ... La guerre seule peut égaliser les têtes et régénérer les âmes." (Jacques-Pierre Brissot de Warville, Discours du 16 décembre 1791, cité inLucien JAUME, Le Discours Jacobin et la démocratie, Fayard,p. 71.)
La tentation radicale n'est donc pas un élément propre et exclusif de l'islam, c'est une caractéristique propre de tous les mouvements révolutionnaires, républicains et communistes dans le monde, tous réunis dans une même idéologie de la fabrication d'un ordre nouveau, d'un ordre meilleur par la violence. Chez les communistes ce fut le mythe du "Grand soir". Chez les "démocrates", ce fut le mythe du guide, le chef qui nous conduirait vers des lendemains radieux, quelque soit les dégâts.
Dans un entretien à Libération mercredi 4 avril, Olivier Galland ajoute ces commentaires :
"C’est en effet l’une de nos conclusions majeures, qui montre une forte évolution par rapport à des travaux antérieurs qui jusqu’à présent faisaient autorité. Je pense par exemple à une enquête de Michèle Tribalat, menée dans les années 90. Elle était optimiste sur ce qu’on appelait à l’époque 'l’assimilation culturelle'. Elle observait une tendance au rapprochement entre les normes, les valeurs et les pratiques des jeunes d’origine étrangère et celles des jeunes de la population majoritaire. Nous constatons au contraire une divergence, et l’existence d’un clivage culturel entre les jeunes musulmans et leurs camarades. Pour eux, la religion domine le monde séculier : c’est ce que nous avons appelé 'l’absolutisme religieux'. [...] Le Nord-Pas-de-Calais, certaines banlieues parisiennes, et les quartiers Nord de Marseille sont les lieux où nous avons mesuré la plus grande radicalité. Dans certains établissements, la proportion 'd’absolutistes' monte à plus de 40 %. On note aussi un effet 'ségrégation' : quand le taux d’élèves musulmans est très important dans un lycée, ceux-ci sont plus radicaux qu’ailleurs. [...] L’'effet islam' explique bien mieux la radicalité que des facteurs socio-économiques. C’est un résultat important. Le niveau social de la famille, l’optimisme ou le pessimisme du lycéen face à l’emploi ou à ses résultats scolaires n’ont aucun effet sur le degré d’adhésion à des idées religieuses radicales. [...] Je ne veux pas polémiquer à nouveau : ce livre est, au contraire, fait pour apporter des éléments sérieux et dépassionnés au débat public. Mais je pense qu’une partie de la sociologie est aveugle, sous prétexte de ne pas stigmatiser. La discrimination existe, c’est prouvé scientifiquement. Mais il ne faut pas non plus envisager ces jeunes-là uniquement d’un point de vue victimaire. Sinon, on ne peut pas les considérer comme les acteurs sociaux qu’ils sont. Cette sociologie-là est trop idéologique, elle s’est appuyée trop exclusivement sur l’analyse des discriminations. La neutralité axiologique est importante, elle est trop souvent oubliée aujourd’hui."
L'enseignement à tirer de cette enquête est quele tout économique n'est pas suffisant pour expliquer les faits de société, l'islam doit être pris en compte. "Le mouvement de sécularisation", la laïcité, elle-même, ne permet pas de lutter efficacement contre la "tentation radicale", y compris en 1789...
Un autre moyen de lutte contre la "radicalisation" n'a pas été tenté jusqu'à présent : la (re)christianisation de la société qui donnerait une verticalité que ne permet pas la république.
Sur une haute montagne, le Christ a révélé sa divinité à trois de ses apôtres. La voix qui parle, c'est le Père disant de Jésus qu'il est son "Fils bien-aimé" et la nuée est le Saint-Esprit. Nous avons là une illustration de la Trinité dans la Bible....
Les hommes, unis par une même langue, ont voulu construire une tour pour atteindre le ciel, non par amour de Dieu, mais par orgueil, pour se faire un nom et éviter d’être dispersés. Dieu a confondu leur langage et les a dispersés sur la face de la terre.
Dans...
Saint Curé d'Ars, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 119.
On a dit de plus d'un personnage, de plu s d'un Saint, qu'ils furent les prodiges de leur siècle. Ceci n'est peut-être vrai de personne autant que du curé d'Ars...
Lydie de Thyatire (ville de Mysie, actuelle Turquie) ou Lydie de la Pourpre (Ier s.) D'après Saint Luc, elle serait la première Européenne à s'être convertie au Christ. Saint Paul l'aurait rencontrée alors qu'il arrivait en Macédoine orientale. Elle était...
Fondateur de la Congrégation des Pères du Saint-Sacrement et de celle des Servantes du Saint-Sacrement (1811-1868). Fils d'un boutiquier de village dans la région de Grenoble, il fut d'abord prêtre séculier. En 1839, il entre chez les Pères maristes dont...
Évêque, fondateur de la “Congregatio Sanctissimi Redemptoris” Docteur de l'Église Alfonso Maria de Liguori naît à Marianella, près de Naples, le 27 septembre 1696, dans une famille noble. Après de fort brillantes études, docteur en droit civil et canonique...
Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 85.
Un militaire Saint Ignace naquit en 1491 a u château de Loyola, en Espagne. Il était le dernier de douze enfants, et il donna dès son bas âge des marques d'une grande vivacité d'esprit....
Le martyre de sainte Julitte (anonyme, 2e moitié du XVIIe siècle), église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Villejuif
Julitte de Tarse ou Juliette de Césarée est une riche veuve de Césarée (aujourd'hui Kayseri en Turquie), dépouillée par un homme d'affaires...
En Chine, les prêtres sont tenus de se conformer aux directives officielles : un nouveau code de conduite a été dévoilé (en février dernier – voir le texte intégral ci-dessous), exigeant du clergé un lien étroit avec le parti au pouvoir et le socialisme....
Sainte Marthe, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 141.
Sainte Marthe était soeur de Lazare . C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s'en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa...