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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 20:29

Les Gilets jaunes n'ont pas été entendus pour les revendications des manifestations dans la rue, ils ne voient pas comment ils pourraient être plus entendus sur un cahier.

Entretien du JT de RT France du 14/1/2019 avec Isabelle Poulain, et Elodie Crisias, Gilets jaunes, qui interviennent pour commenter la mise en place du "Grand débat national" par le gouvernement. 

Les demandes des Gilets jaunes sont connues: le Référendum d'Initiative Citoyenne constituant, législatif en toutes matières et révocatoire, la fin de l'évasion fiscale, le rétablissement de l'ISF, la diminution du nombre de députés et sénateurs, la baisse des taxes sur les produits de première nécessité.

Les Gilets jaunes n'ont pas été entendus pour ces revendications dans la rue, ils ne voient pas comment ils pourraient être plus entendus sur un cahier.

Note du blog Christ-Roi. Les Gilets jaunes ne voient pas non plus comment un débat, organisé du 15 janvier au 15 mars, peut se tenir quand plusieurs plusieurs membres du gouvernement en ont fermé l'ouverture à plusieurs sujets (mariage homo, ivg, peine de mort) et que Macron a averti qu'il n'y aurait pas de discussion sur l'ISF, et que ce débat n'était ni une élection ni un référendum

Entrer dans le "Grand débat", c'est entrer dans la démocratie "représentative" qui a confisqué la démocratie entre les mains de l'Oligarchie à partir de 1789. Les cahiers de doléance de 1789 n'ont servi à rien puisque dans ces cahiers il n'y avait aucune trace d'un renversement de la monarchie, mais simplement des demandes de plus d'égalité et des demandes d'ordre fiscal avec appel au roi. Les oligarques de l'époque se servirent de ces cahiers et de la réunion des États généraux pour détourner les cahiers eux-mêmes, et les mandats politiques pour lesquels ils avaient été élus en décrétant illicitement le passage à une assemblée dite "nationale" (en réalité oligarchique) et pour assassiner le roi, prendre le pouvoir et éliminer toutes les protections qui protégeaient le peuple.

 

Lire : Marion Sigaut : Gilets jaunes, Ancien régime et Révolution

 

La démocratie dite "participative" aujourd'hui est une nouvelle imposture de la part des mêmes personnes issus des mêmes milieux. Elle ne remet pas en question fondamentalement la démocratie "représentative". Au final, le président de la "république" décidera quelles mesures il retiendra, et s'assiéra sur les mesures des Gilets jaunes; l'oligarchie gardera la main et le peuple aura perdu.

Trois des cinq garants de l'«indépendance» du grand débat sont nommés... par l'entourage de Macron. Cité par l'AFP, le cabinet du Premier ministre Edouard Philippe a fait savoir que deux de ces cinq personnes seraient désignées par le gouvernement. Un autre garant d'«indépendance» sera choisi par Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, ancien président du groupe LREM à l'Assemblée et compagnon de route d'Emmanuel Macron dès 2016. Les deux derniers élus seront désignés par Patrick Bernasconi, président du Conseil économique, social et environnemental et ancien membre du bureau exécutif du MEDEF, et par le président du Sénat Gérard Larcher (LR). (Source)

Les Gilets jaunes sont un contre-pouvoir qui s'organise et vit par lui-même en dehors de l'Exécutif dont le rôle devrait être simplement d'accepter que la loi appartienne au peuple sans chercher à le dominer ou à le manipuler. Les Gilets jaunes sont les maîtres de l'horloge. Et le chef de l'État, le roi dans notre pays, n'est là que pour servir le peuple.

Emmanuel Macron a publié sa lettre au lendemain d'un neuvième samedi de mobilisation des "Gilets jaunes" marqué par un regain de mobilisation.

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