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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 22:59

Mis à jour le 26/11/2015

Subversion du langage : Un poème d'Armand Robin qui explique le programme des deux derniers siècles

Le poème d'Armand Robin intitulé "Le Programme en quelques siècles" explique le programme des révolutionnaires, les deux derniers siècles, depuis le XVIIIe siècle.

 

"De la perte de la Foi à la disparition de l'Homme", poème tiré de l’œuvre "Le programme en quelques siècles" d'Armand Robin.
 
Lire : l'inversion du sens des mots, la subversion du langage, aboutissant à la suppression du sens des mots et à l'ambiguïté universelle... moyen des révolutionnaires pour renverser la société chrétienne traditionnelle.
 
Si on ne souhaite pas la suppression de l'homme, sa dépersonnalisation dans la mystique du "progrès" conduisant au totalitarisme, le programme des révolutionnaires doit être remonté en sens inverse : il s'agit de s'approprier à nouveau un langage et des mots qu'ils nous ont volés depuis trois siècles, pour nous les réapproprier à nouveau : liberté, égalité, fraternité, solidarité, vérité, etc. Y compris les mots de "démocratie" (qui existait sous l'Ancien Régime), droits de l'homme (c'est l'Eglise qui la première a étendu la dignité de l'homme à tous les hommes)... Ces mots sont nôtres avant d'être d'être ceux de l'Adversaire. A nous de nous les réapproprier. La réinvention des mots dans le sens traditionnel reste à faire, au privé, comme au public...
 

Armand Robin (1912-1961)"Le programme en quelques siècles"
- Ma vie sans moi (Gallimard 1940, rééd. 1970).
P.Geffroy lit Armand Robin "Le programme en quelques siècles"

 

"On supprimera la foi, au nom de la lumière

Puis, on supprimera la lumière.

 

On supprimera l'âme, au nom de la raison

Puis, on supprimera la raison.

 

On supprimera la charité, au nom de la justice

Puis, on supprimera la justice.

 

On supprimera l'amour, au nom de la fraternité

Puis, on supprimera la fraternité.

 

On supprimera la vérité, au nom de l'esprit critique

Puis, on supprimera l'esprit critique.

 

On supprimera le sens du mot, au nom du sens des mots

Puis, on supprimera les sens des mots.

 

On supprimera le sublime, au nom de l'art

Puis, on supprimera l'art.

 

On supprimera les écrits, au nom des commentaires

Puis on supprimera les commentaires.

 

On supprimera le saint, au nom du génie

Puis, on supprimera le génie.

 

On supprimera le prophète, au nom du poète

Puis, on supprimera le poète.

 

On supprimera l'esprit, au nom de la matière

Puis, on supprimera la matière

 

Au nom de rien, on supprimera l'homme

On supprimera le nom de l'homme.

 

Il n'y aura plus de nom

Nous y sommes.

 

 

Aujourd'hui, la théorie du genre a pour but, précisément, de détruire le sens des mots. Et le moyen, ici (la confusion du sens des mots), est le plus important. Ce qui compte, c'est votre acceptation de cette méthode. C'est ce qu'a pu nous expliqué le docteur en psychologie Yann Carrière, en mars 2014 :

 

La confusion (du genre) elle-même, est le but des idéologues du genre :

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/85/Judith_Butler_cropped.jpg/220px-Judith_Butler_cropped.jpg« Le titre du livre de Judith Butler est clair : "Trouble dans le genre" (Gender trouble, un livre de 1990, NdCR.) ». Son but c'est de semer le trouble. Et elle a parfaitement réussi.

 

Non seulement c'était son but. Mais c'est aussi la méthode. C'est-à-dire que le genre fait partie de ces courants post-moderne. Pourquoi dit-on post-moderne ? Parce qu'ils combattent et ils nient - même si c'est totalement incohérent et scie la branche sur laquelle ils sont assis - toute la valeur civilisationnelle de la rigueur intellectuelle, de la logique. ... C'est dans leur logique de ne pas être logique.

 

Si vous essayez d'argumenter avec eux (avec les post-modernes) - c'est pour cela que le mot pervers est important -, vous allez être paumé, et ils vont vous dire par exemple : "mais vous savez la rigueur et la logique c'est une invention de l'homme hétérosexuel blanc du XVIIIe siècle". Sous-entendu, "moi j'en ai rien à faire... Du moment que je défends les femmes, les homosexuels ou les gens d'autres ethnies, j'ai le droit de raconter n'importe quoi. Et cela je l'ai entendu partout. Y compris à l'université. 

 

Donc (la confusion), c'est dans le but, c'est dans la méthode. 

 

Bulter a été interviewée par le Nouvel Observateur dans un numéro de décembre 2013. On lui pose la question : "Vous dites que les différences sexuelles n'existent pas biologiquement?". Elle répond : "C'est vrai, le sexe biologique existe". Elle n'est pas toujours aussi claire, mais là elle le dit. "Simplement, ajoute-elle, sa définition nécessite un langage et un cadre de pensée - autant de choses qui par principe peuvent être contestées et qui le sont." »

 

Source : "Théorie du genre: Judith Butler répond à ses détracteurs", Le Nouvel Observateur, Publié le 15-12-2013 à 19h19, Mis à jour le 15-01-2014 à 11h15, http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20131213.OBS9493/theorie-du-genre-judith-butler-repond-a-ses-detracteurs.html

 

Traduction : oui les différences biologiques existent. Mais si vous en parlez je vais vous démolir. Cela peut être contesté et cela l'est. Votre code de pensée est contestable et il va être contesté. Les mots que vous employez, ils sont contestables, et ils vont être contestés. Et vous n'aurez plus qu'à vous taire.

 

C'est cela le plus grand danger de l'idéologie du genre : c'est une idéologie totalitaire, fascisante.

 

C'est une idéologie qui détruit la pensée. Et concernant l'école, qui fait de la déséducation. Et c'est cela le plus grand danger. Parce que quelques soient les problèmes dans le monde, à partir du moment où on aura réussi à paralyser votre pensée, on sera bien embêté. La différence homme femme, tous les jours on y est confronté. Et si la pensée est paralysée là-dessus, alors bonjour la mise en esclavage de l'humanité. »

 

 

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