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Christ Roi

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 15:39
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 13:15
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 21:08

NANTES (Breizh NOVOpress) – Œuvre du sculpteur Moisseron, le cénotaphe (1) du général Lamoricière érigé en la cathédrale de Nantes a été vandalisé voici quelques jours par un jet de peinture rouge.

Né à Nantes, Louis Juchault de Lamoricière (1806-1865) est entré dans l’armée à sa sortie de l’X. Il a participé à la conquête de l’Algérie, alors colonie de l’empire ottoman, comme capitaine de zouaves. Arabophone, il a dirigé le premier bureau créé par l’armée française pour faciliter ses rapports avec les populations locales ; c’est lui qui a reçu en 1847 la reddition d’Abd-el-Kader.

C’est probablement là et non dans les autres faits majeurs de sa carrière (ministre de la guerre en 1848, proscrit sous le Second empire, défenseur du Saint-Siège menacé par Garibaldi en 1860) qu’il faut chercher l’explication de l’attaque minable commise contre le monument érigé en 1879 à l’initiative du pape Pie IX en l’honneur de l’ancien commandant des zouaves pontificaux.

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 16:14

MOSCOU, 20 juillet - RIA Novosti. Le Service fédéral de l'immigration (FMS) doit optimiser les quotas de main-d'oeuvre étrangère, afin que les immigrés n'obtiennent pas d'emplois et de logements au détriment de la population autochtone, a déclaré lundi le président russe Dmitri Medvedev lors d'une cérémonie de promotion d'officiers.

"Il importe de normaliser les processus d'immigration dans notre pays", a-t-il indiqué, ajoutant que "ces processus s'opéraient dans le monde entier". Selon lui, il s'agit de les rendre "conformes à la loi et de ne pas aller à l'encontre des intérêts des citoyens russes".

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 15:00
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 19:01
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 17:22
Un vaticaniste espagnol porte un constat dramatique sur l'Eglise de France

"La situation présente du catholicisme français présente deux spécificités qui pèsent énormément sur le moral de l’épiscopat :

1. Les 93 diocèses de la France métropolitaine sont en général dans un état catastrophique.

- Du point de vue des fidèles : la chute de la pratique religieuse, considérable dans les années 70, continue inexorablement. Les pratiquants sont très rares (4 % si « pratiquer » veut dire aller à la messe une fois par mois) et relativement âgés. Les jeunes et les familles nombreuses – les « forces vives » se portent bien dans les églises desservies par les communautés (mouvements) (Emmanuel, Frères de Saint-Jean, Communauté Saint-Martin, etc.) ou chez les traditionalistes. Les uniques endroits où la pratique se maintient de manière acceptable (malgré un nombre de messes qui a diminué d’au moins un tiers depuis les années 60) sont les quartiers bourgeois des villes. Le catholicisme français post-conciliaire est bourgeois, ayant perdu l’essentiel de la population rurale, atteinte par le modernisme ambiant.

- Par conséquent, les finances diocésaines sont extrêmement appauvries (on peut citer les cas de véritables faillites, comme celui du diocèse de Montpellier qui n’arrive même plus à payer ses prêtres). En France, depuis la séparation de l’Église et de l’État, le clergé vit uniquement de ce que donnent les fidèles (quêtes des messes, rentes, legs). Mais les rentes ont fondu et les legs qui constituaient la source la plus importante de financement pour les diocèses et les ordres religieux ont disparu dans les faits. Seuls en bénéficient les communautés et les traditionalistes. D’autre part, les charges ont considérablement augmenté (disparition du personnel gratuit, constitué de religieuses, le grand coût des mises aux normes exigées par la réglementation en vigueur pour les édifices). C’est pourquoi, sauf à Paris, le capital immobilier fond comme neige au soleil.

Le nombre de prêtres diocésains est seulement de 15.000 et son âge moyen dépasse les 75 ans. Chaque année, environ 800 disparaissent puisque que 100 sont ordonnés contre 900 qui meurent ou abandonnent. Pour quelques diocèses (Digne : 25 prêtres, Nevers 38, Auch, Saint-Claude, Gap, Pamiers, etc.), en dix ans, le nombre de prêtres en activité sera d’une dizaine tout au plus. Actuellement, les paroisses se regroupent en « paroisses regroupées » (il n’est pas rare qu’un prêtre unique ait à s’occuper de 10, 20 voire 40 églises, avec une aide minime de fidèles, des célébrations sans prêtre appelées ADAP, en particulier les enterrements presque toujours confiés à des laïcs). Pour prendre l’exemple d’un diocèse moyen, celui de Nîmes, il y a seulement 107 prêtres en activité, avec une moyenne d’âge élevée et 3 séminaristes.

- Les séminaristes. Ils étaient 4536 en 1966, 784 en 2005, 764 en 2006, 756 en 2007 et 740 en 2008. Des diocèses comme Pamiers, Belfort, Agen, Perpignan, etc., n’ont plus aucun séminariste. Les ordinations : Depuis la chute brutale dans les années suivant le Concile (825 ordinations diocésaines en 1956 et 99 en 1977), il y en eut dernièrement 90 en 2004, 98 en 2005, 94 en 2006, 101 en 2007 et 98 en 2008. Les séminaires [séminaristes ?] diocésains sont majoritairement très « classiques » et environ un quart des séminaristes proches du traditionalisme. Beaucoup de vocations sortent des Scouts d’Europe devenus les rivaux « de droite » des Scouts de France.
L’exception parisienne est en train de disparaître. Elle existait, dans les années 80 et jusqu’au début des années 90, grâce à la conjonction des charismes Jean-Paul II/Jean-Marie Lustiger. Le clergé était plus jeune, plus nombreux et l’économie prospère. Le nombre de séminaristes arrivait à 100. Mais aujourd’hui le nombre de prêtres descend dangereusement, les legs ont disparu et il y a seulement 52 séminaristes. Les ordinations parisiennes étaient 10 cette année (dont deux pour la communauté de l’Emmanuel). On en prévoit 7 pour 2010 et 4 pour 2011.
De fait, les diocèses français pour la plupart, s’ils étaient des administrations apostoliques en « pays de mission » n’auraient plus le nombre de prêtres suffisants pour pouvoir être érigés en diocèses. Logiquement un tiers d’entre eux devraient disparaître pour être regroupés dans les 15 prochaines années.

2. Le poids moral du traditionalisme est très important en France.
Avec 388 lieux de culte le dimanche, c’est-à-dire plus de 4 par diocèses (204 « autorisés » et 184 desservis par la Fraternité Saint-Pie X et ses communautés amies (lefebvristes), la sensibilité tridentine, toutes tendances confondues, représente l’équivalent de deux diocèses français de moyenne importance. En plus des lieux de culte, elle dispose d’un réseau important d’écoles hors contrat (sans subvention) qui sont un vivier de vocations. Les prêtres qui célèbrent la messe de Saint-Pie V sont entre 250 et 300 (150 de la FSSPX) dont l’âge moyen est très inférieur à celui des prêtres en activité.

Les séminaristes pour la forme extraordinaire étaient 160 (dont environ quarante de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X) en 2008-2009 pour 740 séminaristes diocésains. Dans un ou deux ans, un séminariste sur quatre sera voué à la forme extraordinaire. Ordinations : en 2009, 15 prêtres français ont été ordonnés pour la forme extraordinaire (dont 6 pour la FSSPX). Le « taux de fécondité sacerdotal » du milieu traditionaliste est identique à celui du catholicisme français d’avant le Concile.

L’exception de Fréjus-Toulon : l’évêque, Mgr Rey, issu de la communauté de l’Emmanuel, profitant du fait qu’il succède à deux évêques très classiques, Mgr Barthe et Mgr Madec, tente une certaine fusion entre le monde traditionaliste et celui des communautés, qui arrivent du monde entier, notamment du Brésil. Ainsi a-t-il obtenu que son diocèse soit le mieux pourvu en prêtres (un par paroisse). Il compte 80 séminaristes (plus de 10 % des séminaristes français), dont une dizaine suit la forme extraordinaire. Quant à la vie religieuse, il y a un nombre croissant de communautés, toutes très jeunes, qui vont du charismatisme le plus débridé au traditionalisme le plus rigide. "

Source (en espagnol) via Le Forum catholique

" Configuration sommaire de l’épiscopat français
Y a-t-il un « effet Benoît XVI » dans les nominations épiscopales ?

a) Dans un premier temps, cet effet était peu notable. Deux mois après son élection, le pape nomma Raymond Centène évêque de Vannes, un quasi-traditionaliste ; Benoît Rivière, auxiliaire de Marseille fut nommé évêque d’Autun. Ensuite, les procédures continuèrent de fonctionner comme à l’accoutumée (grosso modo, une auto-reproduction). Monseigneur Nourrichard fut nommé pour Évreux, dans la droite ligne de son prédécesseur « progressiste », Mgr David. Mgr Grua, vicaire général de Digne, très « religieusement correct » fut nommé pour Saint-Flour et Mgr Pontier fut promu de La Rochelle à Marseille.

b) Puis arriva une vague de nominations d’une ligne beaucoup plus conservatrice. Nicolas Brouwet, prêtre biritualiste (c’est-à-dire qui célèbre selon les deux rites) du diocèse de Nanterre fut nommé auxiliaire de Mgr Daucourt à Nanterre ; Alain Castet, prêtre en soutane de Saint-François-Xavier à Paris, fut nommé évêque de Luçon ; Mgr Scherrer, de Laval ; Mgr Delmas, d’Angers ; Mgr Aillet, de Bayonne ; Mgr Batut, délégué pour la forme extraordinaire à Paris, fut nommé évêque auxiliaire de Lyon. Mgr Wintzer fut imposé comme auxiliaire au très progressiste Mgr Rouet à Poitiers ; Mgr Giraud, coadjuteur de Soissons ; Mgr Lebrun, évêque de Saint-Étienne ; Mgr Gignoux à Montauban. Même si dans le même temps, on continuait à voir des évêques de la ligne qui était celle qu’avait imposé la tête de l’Église de France jusqu’à maintenant en recueillant des hommes de l’appareil : Kérimel à Grenoble ; Lalanne, secrétaire de la Conférence, à Coutances ; Jacolin à Mende, Housset, transféré de Montauban à La Rochelle ; Maillard, transféré de Laval à Bourges ; Pierre d’Ornellas, auxiliaire de Paris, nommé archevêque de Rennes ; Souchu, évêque auxiliaire de Rennes ; Ballot, archevêque de Chambéry ; Kalist, évêque de Limoges ; Delannoy, de Saint-Denis ; James récemment transféré de Beauvais à Nantes.
Avec quelques autres nommés ou transférés sous le présent pontificat (auxiliaires de Paris, transfert de Mgr Le Gall de Mende à Toulouse, etc.), il y en eut en tout une trentaine depuis 2005.
En d’autres termes, plus d’un quart de l’épiscopat français a changé ou a été déplacé depuis l’élection de Benoît XVI. Mais le paysage épiscopal de l’hexagone n’a pas beaucoup changé, et cela pour deux raisons :

1. Les « classiques », pour ne pas employer le mot traditionalistes, qui ont été nommés et qui auraient pu changer le panorama ont été généralement choisis parmi des « classiques timides » ou bien ils se sont laissés intimider.

2. L’inertie des administrations diocésaines, type post-soixante-huitard, et la carence du nouveau personnel et l'absence de nouveau personnel en mesure de renouveler ces autorités a considérablement freiné l'élan des nouveaux évêques."

Source (en espagnol) :
La Iglesia en Francia (II) Traduction Le Forum catholique
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 17:21
PARIS (NOVOpress) – Outre les confusions élyséennes entre dépenses publiques et privées, le dernier rapport de la Cour des comptes pointe également d’autres « anomalies » du budget de la présidence.
Ainsi on apprend que l’Elysée finançait en partie certains sondages publiés notamment dans le toujours très complaisant « Figaro ».
L’’Elysée a ainsi signé le 1er juin 2007 une « convention»  avec un cabinet chargé de réaliser des études d’opinion, pour un coût proche de 1,5 millions d’euros et ce sans appel d’offre contrairement à ce qu’exige la loi sur les marchés publics.
Rien que pour 2008, la cour signale plusieurs dizaines de cas de sondages commandés et payés par l’Elysée, alors qu’ils ont été également publiés dans la presse.
Le contribuable moyen pourra s’étonner que l’Elysée finance ainsi à prix d’or des études qui ne lui apprendront rien de plus que la simple lecture des journaux.
D’autres pourront s’interroger sur l’éthique journalistique consistant à utiliser des sondages payés par la présidence sans même simplement le mentionner aux lecteurs ou téléspectateurs.

[cc] Novopress.info, 2009, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 07:02
« Ce que nous vivons dans notre pays est grave et décisif », asoulignéMgr Alain Castet, évêque de Luçon, en s’exprimant sur le texte de loi controversé sur le travail du dimanche, voté le 15 juillet dernier par les députés français.


« A l’heure où le pape Benoît XVI nous enseigne que l’activité économique ne peut résoudre tous les problèmes sociaux par la simple extension de la logique marchande, la France risque de s’engager sur un chemin différent, même si le débat n’est pas clos ».

Dans un communiqué diffusé le 16 juillet, Mgr Castet a rappelé que « le repos dominical doit rester la norme ». « Il procure à chacun ce temps gratuit pendant lequel il peut nourrir sa vie spirituelle, mais aussi vivre l’apaisement et la rencontre de l’autre, plus particulièrement au sein de la famille », a-t-il expliqué.
« Les mots du livre de la Genèse sonnent justes : il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite ». « Ils donnent à nos vies un supplément d’humanité ».

Sur 540 votants, 282 ont voté pour l’adoption et 238 contre (majorité absolue : 261). La proposition doit maintenant passer au Sénat avant d’être son adoption définitive.

A lire sur E-deo : "le principe du volontariat et des compensations ne s’applique pas aux salariés des commerces situés en zone touristique, qui eux sont payés comme les autres jours lorsqu’ils travaillent le dimanche, sachant qu’ils n’ont pas le choix de travailler ou non le dimanche, dès lors que leur employeur le décide. C’est là un des points les plus négatifs de la proposition de loi".

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 06:59

A Joué-lès-tours en Indre-et-Loire, l'église Saint-Joseph, située au coeur du quartier de la Rabière, fait l'objet d'actes de vandalisme depuis plusieurs jours : vitres brisées, sacristie visitée, urine...

Les faits auraient eu lieu entre le 12 et le 15 juillet. Via Le Salon Beige

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 07:27

Le Scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel ou habit pour les chrétiens qui, ne pouvant embrasser la Règle, veulent attirer sur eux les bénédictions promises au scapulaire, offre à celui qui le porte la promesse de la sainte Vierge de ne pas souffrir le feu éternel.

NOTRE-DAME du MONT-CARMEL

et le Saint Scapulaire

L'Ordre du Carmel se donne une origine aussi ancienne que glorieuse; on croit, non sans raisons sérieuses, que cet Ordre n'est que la continuation de l'école des prophètes établie au mont Carmel par le prophète Élie. Les disciples de cette école furent au premier rang parmi les convertis au christianisme naissant, et le Carmel devint le berceau de la vie monastique depuis Jésus-Christ.

Après la dispersion des Apôtres, l'an 38, ils bâtirent une chapelle en l'honneur de Marie et se vouèrent tout spécialement à célébrer Ses louanges
. Plus tard, ils eurent beaucoup à souffrir des Sarrasins et des Musulmans, lorsque la France, de concert avec l'Europe entière, entreprit ces magnifiques, mais désastreuses Croisades qui avaient pour but d'arracher les Lieux Saints aux infidèles.

C'est à l'occasion de ces épreuves subies par l'Ordre du Carmel que les Carmes vinrent en France avec le roi saint Louis. Ils y établirent plusieurs maisons et allèrent même s'implanter en Angleterre, où ils eurent le bonheur de voir
saint Simon Stock embrasser leur Institut. Ce grand Saint devint, en 1245, supérieur général des Carmes, et n'oublia rien pour rallumer la dévotion à Marie dans son Ordre.

La fête de Notre-Dame du Mont-Carmel a pour but de rappeler une grâce insigne accordée par Marie à l'Ordre du Carmel et par lui à toute l'Église. Dans la nuit du 16 juillet, Simon Stock demandait, avec une ferveur toute spéciale, la protection de la Sainte Vierge sur son Institut. Au lever de l'aurore,
Marie lui apparut, accompagnée d'une multitude d'anges, environnée de lumière et vêtue de l'habit du Carmel. Son visage était souriant; dans Ses mains Elle tenait le scapulaire de l'Ordre. Devant le Saint Elle S'en revêtit Elle-même, en disant:

"Ceci est un privilège pour toi et pour tous les Carmes. Quiconque mourra en portant cet habit ne souffrira pas le feu éternel."


Le Saint fit des miracles pour confirmer la réalité de cette vision. Ce fut l'origine de la Confrérie de Notre-Dame du Mont-Carmel, pour les chrétiens qui, ne pouvant embrasser la Règle, veulent attirer sur eux les bénédictions promises au scapulaire. Le privilège le plus considérable accordé à la confrérie du Mont-Carmel après celui que Marie fit connaître à saint Simon Stock, est celui qui fut révélé au Pape Jean XXII: la délivrance du purgatoire, le samedi après leur mort, des confrères du Mont-Carmel qui auront été fidèles à l'esprit et aux règles de la Confrérie. Outre ces deux privilèges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. Les saints du jour


* Saint Simon Stock et le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 18:15

Neuschwanstein

Chateau de Neuschwanstein - Germanie - Bavière



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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 18:38
Soutien total à Ségolène Royal dans sa défense de la femme lorsqu'elledit: « En tant que femme et présidente de la région Poitou-Charentes, je n'ai absolument pas envie de sponsoriser sur mon territoire une personne qui vante les violences faites aux femmes ». « Même si je n'ai pas à me mêler des choix artistiques, j'assume, et je me réjouis qu'il ne chante pas ses paroles de haine et de meurtre aux Francofolies », ajoute-t-elle.

En disant cela, sans rentrer dans les considérations politiciennes, et en se positionnant courageusement ainsi (contre, certainement d'ailleurs une partie de ses propres troupes et contre il faut le dire même un certain conformisme de bon aloi...), elle fait oeuvre d'une authentique avance humaine et applique ici ce que nous ne cessons de réclamer en politique depuis deux siècles : le primat de la Morale sur la "liberté", y compris sur la "liberté d'expression".

D'une certaine façon, Ségolène Royal, en défendant l'image de la femme, et aussi le parti socialiste lorsqu'il refuse le travail dominical comme anti-civilisationnel, sont en train de se positionner contre la république relativiste et anti-civilisationnelle française à faire le boulot que la "droite" a depuis longtemps abandonné. Et une fois encore, dans cette histoire, c'est la "droite" qui défend l'immoralité, le tout au nom de la soit disant "liberté" d'expression... Rappelons qu'il ne peut y avoir de liberté dans la destruction de la dignité de la personne humaine (appel à la haine, appels au meurtre d'une partie de la population comme au "hellfest"...) mais corruption de la liberté.

J'ajoute que je trouve particulièrement mal venu que de soit-disant nationalistes, dans nos milieux, prennent partie pour l'auteur d'une chanson nommée "sale pute"..., destinée à une femme qui l'aurait trompé et dans laquelle il couvre d'injures et d'ignominies l'image de la femme, au seul motif qu'il s'opposerait ainsi à la socialiste. Une telle attitude, lâche et indécente, et particulièrement ignoble, n'a rien de "nationaliste" et encore moins de français.

"Il va sans dire, qu'Orelsan  ne souhaite bien évidemment plus participer à un évènement incapable de défendre  et de respecter des valeurs aussi essentielles que celle de la liberté d'expression.»" (sic)... 

Alors Ségolène, bientôt avec nous ?
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 16:53
Biographie wikipedia de Bernard Lugan
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 07:01
Saint Henri, roi d'Allemagne, puis roi d'Italie, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 90-91.

Saint Henri, roi d'Allemagne, puis roi d'Italie, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 90-91.

 

Saint-Henri-II--empereur--972-1024-.jpg

Saint Henri II, empereur d'Allemagne (973-

1024).

Sixième et dernier empereur du Saint Empire romain germanique de la dynastie saxonne et ottonienne, l’empereur germanique Henri II est reconnu pour sa piété. Il a joué un rôle important dans la réforme de l’Église. Il était le fils du duc de Bavière et, en raison de la mort prématurée de son parent Otton III, il fut couronné empereur. Comme tel, il régna sur l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, les Pays-Bas et l'Italie du Nord.

 

Touché d'une grâce spéciale de Dieu, il fit, jeune encore, un acte de hardiesse que lui eût dissuadé la prudence humaine, en promettant à Dieu de ne s'attacher qu'à Lui et en Lui vouant la continence perpétuelle. Il épousa sainte Cunégonde de Luxembourg que nous fêtons le 3 mars. Elle ne pouvait avoir d'enfants. Henri refusa de la répudier, fait inouï à cette époque et dans une société où la stérilité, surtout dans la noblesse, était une cause ordinaire de répudiation.


L'une de ses deux préoccupations majeures fut l'unité du Saint Empire romain germanique pour laquelle il dut beaucoup guerroyer. Dans le même temps, il renforça l'influence de l'Eglise sur la société, fonda l'évêché de Bamberg et, oblat bénédictin, il soutint la réforme entreprise par les moines de Cluny.

 

 

Saint-Henri-II--empereur-d-Allemagne---Anonyme--Henri-II-de.JPG
Anonyme : Henri II de Schlesien (le Pieux) : Reliquaire de saint Henri - Suger - Musée du Louvre

Privé d'héritier, il institua le Christ comme son légataire de ses biens.

 

Nous devons abandonner les biens temporels et mettre au second plan les avantages terrestres pour nous efforcer d’atteindre les demeures célestes qui sont éternelles. Car la gloire présente est fugitive et vaine si, tandis qu’on la possède, on omet de penser à l’éternité céleste.

 

Henri II rencontrera le roi de France, Louis le Pieux, pour assister le pape Benoît VIII dans son oeuvre de réforme.

 
A sa mort, sainte Cunégonde se retira à l'abbaye de Kaffungen qu'elle avait fondée. Il sera enterré avec sa femme, sainte Cunégonde, dans le même tombeau dans la cathédrale de Bamberg qu'il avait lui-même fondée. Il est le seul empereur germanique à avoir été canonisé.

 

Les saints du jour;Nominis;Recitus.qc.ca;Wikipedia;insecula

 

 

 

 


Bamberg, une des plus jolies cités historiques de la Bavière avec ses monuments et son histoire (en allemand)
 

Le roi Henri II, 1840, Jean-David Passavant, Francfort-sur-le-Main, Römer, Kaisersaal, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 414-415.

Le roi Henri II, 1840, Jean-David Passavant, Francfort-sur-le-Main, Römer, Kaisersaal, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 414-415.

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 23:00

Hildegard von Bingen - Laudes De Sainte Ursule (1)

01 Deus In Adjutorium

02 Psaume 50 Misere Mei Deus1

03 Psaume 50 Misere Mei Deus2

Les Laudes sont "les louanges", en latin, de l'office de l'aurore, on rend grâce pour le jour qui se lève par des psaumes de louanges. On peut aussi désigner les laudes comme les trois derniers psaumes du Psautier : 148-149-150 qui sont prévus (par une longue tradition liturgique) pour être priés à ce moment-là.

Hildegarde est une religieuse bénédictine et mystique allemande du XIIe siècle. Maître dans la médecine psychosomatique et l'art de guérir par les plantes ou phylothérapie (des recettes et des observations sur les vertus des plantes médicinales qui se transmettent depuis le Moyen Âge, de génération en génération…), elle soignait à la fois les corps et les âmes en initiant ses nonnes à la gravure, à l'écriture, à la reliure, aux chants et à la science...

Régine Pernoud lui consacra un livre: Hildegarde de Bingen, Conscience inspirée du Moyen Âge (1994)

Son oeuvre nous parle de la place de l'homme dans le cosmos, le respect de l'environnement, de diététique, de guérison, du rôle de la femme: toute une sagesse médiévale à redécouvrir....
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 15:15

Le mouvement de retour à la religion en Russie se poursuit et s'intensifie sous Medvedev.

Fini les ménages endettés, les automobilistes récalcitrants, les personnes rétives au paiement de la pension alimentaire... Ils vont être "sermonnés" et "culpabilisés" par des prêtres orthodoxes devenus auxiliaires des huissiers. L'effet est "sensationnel" et "immédiat".

Depuis l'effondrement du communisme, la Russie connaît un
fort renouveau religieux. Comment lutter contre les mauvais payeurs ? La Fédération russe des huissiers de justice s'en remet à l'Eglise.

Un accord de coopération a été signé mercredi 24 juin entre la Fédération et la branche du patriarcat orthodoxe chargée des liens avec l'armée et la police. "Des représentants de l'Eglise vont exercer une influence spirituelle sur les mauvais payeurs, leur dire qu'il est inacceptable de vivre dans l'endettement", a déclaré le patron des huissiers, Artour Parfentchikov, cité par le quotidien Kommersant (édition du 24 juin). 

L'Eglise est l'institution la plus respectée des Russes, qui, en revanche, ont une confiance très limitée envers le percepteur ou le policier. Là où l'Etat échoue à se faire entendre, le pouvoir spirituel va l'épauler. Dans un premier temps, les mauvais payeurs seront convoqués pour un sermon individuel. Les cas de conscience feront le reste. "Ne pas payer ses dettes équivaut, selon les préceptes de l'Eglise, à prendre ce qui ne vous appartient pas, c'est-à-dire à voler", stipule le texte de l'accord

Artour Parfentchikov, le patron des huissiers, est un infatigable pourfendeur de l'endettement. En 2006, ce camarade d'université du président russe, Dmitri Medvedev, s'était distingué en ordonnant la publication sur le Web de la liste des insolvables, sans résultats. Cette fois-ci, l'alliance entre les huissiers et les prêtres s'annonce plus fructueuse.

L'Eglise orthodoxe a récupéré ses lieux de culte, son faste, ses ouailles. Son influence est grande : dans les restaurants, où des menus "jeûne" sont disponibles au moment du carême, dans les boîtes aux lettres, où des prospectus proposent des bénédictions de bureaux, d'appartements, de voitures.
En avril 2009, à Tosno, une petite ville des environs de Saint-Pétersbourg, les habitués du non-paiement de la pension alimentaire ont été convoqués pour une petite conversation avec un batiouchka (prêtre). L'effet a été "sensationnel", a confié le service de presse des huissiers. Et immédiat : "L'un est allé chercher l'argent dans la foulée, deux autres ont repris la vie commune avec leur famille, les autres encore ont promis de régler leur dû à la première occasion."

Comme la Russie est multiconfessionnelle, des expériences similaires ont été menées chez les bouddhistes de Bouriatie (Sibérie orientale), de Kalmoukie (Caucase) et chez les musulmans du sud de la Fédération. Avec succès, paraît-il. Bonzes et imams n'ont pas ménagé leurs efforts pour convaincre leurs fidèles
. Le non-paiement d'une dette n'est pas sans conséquences : il expose le musulman à être privé de hadj (le pèlerinage à La Mecque), il alourdit le karma du bouddhiste.

Jusque-là, l'alliance du pouvoir temporel et spirituel séduit. La police de la route veut en être. A Penza et à Samara, des officiers de police et des membres du clergé ont patrouillé ensemble.

Les prêtres orthodoxes patrouillent désormais sur les routes en Russie, au côté des policiers, pour remettre les chauffards sur le droit chemin,
a rapporté le quotidien russe Novyé Izvestia. À Kouznetsk dans la région de Penza (700 km au sud-est de Moscou), lorsque la police de la route arrête un contrevenant, elle ne lui donne plus d'amende, mais laisse le prêtre discuter avec lui. «L'effet a dépassé toutes nos attentes», s'enthousiasme le chef du département de la police routière de Kouznetsk, Sergueï Logov, assurant que le nombre d'accidents a chuté de 33% depuis le lancement de cette initiative.

À Tchita (Sibérie orientale), des prêtres offraient fin novembre aux conducteurs des icônes de Saint-Nicolas, le patron des voyageurs.
Au Kamtchatka, dans l'Extrême-Orient russe, ils ont organisé une action baptisée «Il n'est jamais trop tard pour rejoindre le Bon Dieu», aspergeant d'eau bénite les carrefours dangereux et conduisant des processions religieuses.

«C'est un cri du coeur (...) J'espère que cette action ouvrira les yeux des gens», a souligné le chef de la police routière du Kamtchatka, Alexandre Martynenko.

À Tioumen (Sibérie occidentale), le père Viatcheslav Gorchkov a parcouru la ville en voiture en conviant par haut-parleur passants et conducteurs à respecter le code de la route et en alternant ces appels avec des prières.

Sources :

- La religion, opium des polices, par Marie Jégo

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 13:57

Mis à jour le 13/02/2016


Les Russes ont rejeté Marx et retrouvé Jésus. L'Église orthodoxe russe renaît de ses cendres après 75 ans de persécution communiste. Ce renouveau spirituel traverse toutes les couches de la société et aujourd'hui il n'y a même plus assez d'églises pour tous les croyants.
Les "Philanthropes orthodoxes" veulent "construire de moins en moins de prisons en Russie et de plus en plus d'églises".
A voir Vladimir Poutine faisant de nombreux signes de croix.
Il manque un mot à la fin du reportage : "miracle".
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 06:40

Ladepeche.fr

Le détricotage du repos dominical continue, en douce, voté l'été quand les gens partent en vacances (pour ceux qui le peuvent encore...), subrepticement c'est tout le socle de notre civilisation millénaire qui est liquidé. Et c'est la "droite" qui s'en occupe. La tentative d'éliminer le dimanche avait déjà été tenté par les barbares en 1793 avec le "calendrier républicain", en le remplaçant par le decadi. Trop brutal ce calendrier ne parvint pas à s'imposer. Leurs héritiers, dits "libéraux" en 2009, plus sournois, décident de s'y prendre différemment, mais le but est le même, ils utilisent la "liberté", le "travail" comme prétextes, pratiquant l'inversion oratoire... Dans les faits, c'est le démon Mammon qui est couronné, le Christ mis hors la loi, les pauvres qui s'appauvrissent et les riches qui s'enrichissent. Et ils appellent cela la société du "progrès", de la "liberté" et de l'"égalité"...Pauvres fous.

Les députés ont terminé vendredi soir l'examen de la proposition de loi UMP qui autorise sous des régimes différents le travail dominical dans les communes touristiques et les grandes zones commerciales de Paris, Lille et Marseille.

Seuls l'UMP et le Nouveau Centre approuvent les dérogations au travail dominical prévues par le texte de Richard Mallié (UMP). L'opposition de gauche dénonce un "choix de société" qu'elle condamne.

M. Mallié a répété que le repos dominical restait la règle et le travail, l'exception, dans les communes touristiques et les grandes villes.

La zone commerciale Plan de Campagne, l'une des plus grandes d'Europe, située à une quinzaine de kilomètres de Marseille, dans la circonscription de M. Mallié, ouverte le dimanche depuis 40 ans, est concernée par la proposition de loi, de même qu'une quinzaine d'autres zones en région parisienne.

"C'est une +loi d'amnistie+ pour les grandes enseignes qui ouvrent le dimanche dans l'illégalité", a jugé Martine Billard (GDR, Verts et PCF).

La députée PS Françoise Olivier-Coupeau, ex-vendeuse de jouets dans les années 70, a dédié son intervention à "toutes ses anciennes collègues et aux parents divorcés qui ne voient leurs enfants qu'un week-end sur deux et qui manque de pot travailleront ce week-end là".

Le gouvernement et sa majorité affirment que cette disposition ne concerne que quelque 500 communes touristiques. Dix fois plus, affirme l'opposition.

Le texte institue... des périmètres d'usage de consommation exceptionnelle (PUCES, à Lille, Marseille et Paris), où le travail dominical doit faire l'objet de compensation (doublement de salaire, repos compensateur...).

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 20:00
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 08:05

[Il] me semble que pour interpréter ce n°67, où le pape appelle à un gouvernement mondial, il faut le mettre en perspective avec l'ensemble de l'encyclique Caritas in veritate.

Depuis
Centesimus annus (1991), beaucoup de néo libéraux s'étaient habitués à considérer que la papauté avait viré du côté du libéralisme économique. L'Eglise disait OUI à l'économie de Marché et la messe était dite.

Benoît XVI revient sur le sujet, en revendiquant l'unité de la doctrine sociale de l'Eglise avant et après le Concile (circ. n.12) d'une part et les enseignements nouveaux que l'on peut tirer de la crise économique d'autre part (n°21).

Pour lui, le Marché (dont il donne une définition scolaire très aboutie au n°35) est bel et bien un fait humain inéliminable. Mais laissé à lui-même, il devient fou. L'impératif du rendement immédiat et les spéculations financières l'emportent sur la réalité humaine dans laquelle l'économie s'insère. La société de défiance succède à la société de confiance. Et, délocalisation et obsession du law cost l'emportant sur toute autre considération, le capital social s'épuise, la pauvreté du plus grand nombre succède à l'aisance ordinaire, toujours au nom du profit. Bref le marché se détruit lui-même, la trop fameuse "loi du marché" (qui n'est le plus souvent que celle du rendement à court terme) supprime le véritable développement. (le véritable développement pour B. XVI n'est pas l'inepte développement durable mais le développement de tout l'homme et de tous les hommes).

... [L]'horreur économique. Les entreprises délocalisées prennent les décisions qui concordent avec leurs objectifs sans souci de ce que Benoît XVI appelle joliment "la raison économique". Et les gouvernements nationaux (si important soient-ils subsidiairement dans leur ordre, Dieu sait que le pape insiste là dessus : n°41) ne peuvent rien faire contre des structures délocalisées qui feront toujours triompher leurs impératifs à court terme. Faut-il croire aux institutions internationales ? Benoît XVI en critique vertement le fonctionnement : pas assez de transparence, pas assez d'efficacité. Il faut une réforme de ces grosses machineries technocratiques qui induisent trop souvent une idéologie technocratique déshumanisante (n°70). Curieusement le pape note au n°71 : cela ne se fera pas sans des hommes droits. S'il faut ces hommes, ce n'est pas pour une nième réglementation administrative, c'est pour que les hommes soient gouvernés. Pour faire face à la folie du Marché de manière humaine, il faut des hommes. Il faut inventer, dans le respect de la subsidiarité, pour tout ce que les Etats nations sont désormais physiquement incapables de faire et pour se protéger contre l'invasion technocratique que la mondialisation inéluctable laisse prévoir, un échelon politique mondial polyarchique, où "des hommes droits" auraient le dernier mot. (
n°71).


C'est dans la mesure où du point de vue économique Benoît XVI est un antilibéral conséquent qu'il invente ce nouvel échelon politique.

... [P]our Benoît XVI comme pour Maurras, l'espérance est... politique. Et politique d'abord (non technocratique ou économique) le salut des sociétés en tant que telles, le salut "des peuples et des nations" pour parler comme l'encyclique.

Extrait d'une analyse de l'
abbé Guillaume de Tanoüarn via
Le Forum catholique


Lire aussi sur le blog de l'abbé de Tanoüarn "
Décidément, ce pape n'est pas un libéral... " : "Mon camarade Daniel Hamiche, avec lequel je viens d'avoir une conversation profitable, au moment où je finissais la lecture précise de cette encyclique fleuve, Caritas in veritate, m'explique que George Weigel, biographe attitré de Jean Paul II s'en étouffe... Il faut dire que toute l'encyclique semble écrite pour stigmatiser l'autonomie du Marché comme une catastrophe ; non seulement une catastrophe, mais la catastrophe telle que nous la voyons se déployer, oui la crise... La crise est la crise du libéralisme économique et de l'autonomie du Marché...
Benoît XVI ne dit pas autre chose : "La sphère économique, écrit-il (comprenez : le Marché), n'est par nature ni éthiquement neutre ni inhumaine et antisociale. Elle appartient à l'activité de l'homme et justement parce qu'humaine, elle doit être structurée et organisée institutionnellement de façon éthique" (n°36). Structuration, organisation, on est loin de la théorie de la Main invisible d'Adam Smith. ... J'entends déjà certains de mes lecteurs me dire : mais alors, si Benoît XVI n'est pas libéral, si pour lui la première urgence c'est de structurer et d'organiser le Marché, alors... il est... socialiste. Ne l'est-il pas quand il stigmatise les écarts de richesse et quand il revendique comme objectif prioritaire la satisfaction d'un droit de tous au travail ?
Je suis au regret de dire à ces lecteurs que je n'ai pas vu l'ombre d'une apologie du collectivisme que ce soit l'appropriation collective des moyens de production ou l'appel à développer une fumeuse propriété collective, non, je n'ai rien vu de tout cela dans l'encyclique. Benoît XVI n'est pas socialiste...
[I]l importe de trouver "des hommes" qui soient "des hommes droits" (n°71). Sans eux, "le développement est impossible" déclare le pape. Mais à quoi correspondent ces hommes qui ne sont pas des structures anonymes, sinon à l'invention d'un nouveau degré du politique. Face à la fortune anonyme et vagabonde, il importe que se dresse "une autorité mondiale" (
n°67), polyarchique et subsidiaire, réellement politique et non technocratique, dont le rôle serait manifestement de discipliner le Marché en en faisant le lieu du véritable développement.
Utopie ? Dites vous. C'est peut-être surtout une nécessité que l'on n'a pas encore perçue mais qui s'affirmera toujours d'avantage face à l'horeur économique. Cette question de l'autorité mondiale est suscitée par la mondialisation technologique et commerciale de l'économie, face à laquelle l'Etat nation ou la réunion des Etats nation ne peuvent rien entreprendre. Benoît XVI, comme souvent l'Eglise l'a été, est peut être simplement un petit peu en avance. Elle ne cherche ni à détruire les nation ni à relativiser les identités (le problème des flux migratoires est d'ailleurs de ceux que cette autorité mondiale aurait sans doute à résoudre, tant ils apparaissent insolubles pour les seuls Etats nations).
Allez... disons que l'Eglise de ce pape de 85 ans, sauvé par l'Espérance, a sans doute 20 ans d'avance !"

L'abbé Guillaume de Tanoüarn, ancien de la F.S.S.P.X. a rejoint l'
Institut du Bon Pasteur érigé de droit pontifical par Benoit XVI en 2006. Au sujet de cette encyclique Caritas in veritate de Benoît XVI, il parle de "charte internationale du développement au siècle de la mondialisation".

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 07:19

Signification du rapprochement de Rome avec les traditionalistes par le Cardinal Ricard

ROME, Jeudi 9 juillet 2009 (ZENIT.org) - « La grande préoccupation du pape Benoît XVI est la sauvegarde de l’unité de l’Eglise et le désir d’ouvrir un dialogue avec la Fraternité Saint Pie X », fait observer le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, dans cette réflexion sur « la signification du nouveau motu proprio Ecclesiae Unitatem ».


... [C]e qui est le plus intéressant dans ce texte, ce sont les attendus, les raisons, qui ont amené le pape à promulguer un nouveau Motu proprio. La raison principale en est le changement de contexte et l’évolution parcourue.

 

Le précédent Motu proprio Ecclesia Dei adflicta datait du 2 juillet 1988, juste après l’ordination illégitime de 4 évêques par Mgr Lefebvre, le 30 juin 1988. Il s’agissait alors pour la nouvelle Commission mise en place d’accueillir les prêtres, les séminaristes, les religieux, religieuses et laïcs qui refusaient de suivre Mgr Lefebvre dans cette démarche schismatique.

 

Aujourd’hui, l’enjeu s’est déplacé. Actuellement, la grande préoccupation du pape Benoît XVI est la sauvegarde de l’unité de l’Eglise et le désir d’ouvrir un dialogue avec la Fraternité Saint Pie X. Or, ce dialogue porte essentiellement sur des questions doctrinales, qui sont de fait du ressort de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. C’est la prise en compte de cette dimension qui explique la volonté de ce rattachement institutionnel de la Commission Ecclesia Dei à cette Congrégation. D’autres questions d’ordre liturgique ou d’ordre psychologique et canonique s’étaient posées. Elles avaient eu une réponse dans le Motu Proprio Summorum Pontificorum du 7 juillet 2007 (pour la liturgie) et dans la levée de l’excommunication des 4 évêques le 21 janvier de cette année.

 

Caritas in veritate. Le titre de la dernière encyclique pourrait également servir de sous-titre à ce Motu Proprio, tant il caractérise la conduite du pape dans sa responsabilité pastorale : la charité dans la vérité. Charité, car le pape veut montrer sa paternelle sollicitude envers la Fraternité Saint Pie X ; il fait tout pour faciliter le dialogue. Mais dans la clarté et dans la vérité aussi. Le texte rappelle que « tant que les questions doctrinales ne seront pas éclaircies, la Fraternité n’a pas de statut canonique dans l’Eglise et que ses ministres ne peuvent exercer aucun ministère légitime. » Le pape sait que les vraies difficultés sont d’ordre doctrinal et qu’une véritable communion dans l’Eglise ne saurait s’établir sur des ambiguïtés ou un flou doctrinal.

 

Lisant ce Motu Proprio, il m’est venu à l’esprit cette suggestion : pourquoi ne pas confier ce dialogue, qui va s’ouvrir avec la Fraternité Saint Pie X, à l’intercession de Sainte Catherine de Sienne qui a vécu dans une période de grande crise de l’Eglise une véritable passion de l’unité ?

 

Bordeaux, le 8 juillet 2009,

 

+ Jean-Pierre cardinal RICARD

***

Commentaire du jour : "Arrachez donc les ronces des péchés mortels et plantez des vertus" (Sainte Catherine)

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 11:46

L'abbé Bruno Le Pivain, nouveau Curé de la cathédrale d'Angers, analyse le Motu proprio Ecclesiae Unitatem de Benoît XVI. Quelle continuité avec les précédents gestes de Benoît XVI en direction de la Fraternité Saint Pie X ? Quel contexte particulier désormais pour les discussions doctrinales entre Rome et Ecône ? Quelle place pour les instituts « Ecclesia Dei » dans cette nouvelle organisation ?


* Publication du Motu Proprio Ecclesiae unitatem
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 19:42

Benoît XVI a publié mercredi 8 juillet le motu proprio "Ecclesiae unitatem" par lequel il rattache la Commission "Ecclesia Dei" à la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Comme il l’avait annoncé le 10 mars dernier dans sa Lettre aux Evêques de l’Église catholique, Benoît XVI a donc décidé mercredi 8 juillet de joindre « de façon étroite » la Commission "Ecclesia Dei" à la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Le dialogue théologique et doctrinal doit désormais s’ouvrir avec la Fraternité Saint-Pie-X.

Par ce motu proprio et selon ses termes «  le Pape souhait montrer sa sollicitude paternelle à la fraternité Saint-Pie X afin qu’elle retrouve la pleine communion avec l’Église ». Pour le Cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux et membre jusqu’ici de la Commission Ecclesia Dei, cette nouvelle organisation est avant tout logique.

***
Le Figaro, Le pape dialogue avec les lefebvristes
AFP
08/07/2009 | Mise à jour : 14:20

Le pape Benoît XVI a officiellement ouvert le dialogue doctrinal avec les lefebvristes de la Fraternité Saint Pie X mercredi, en publiant un motu proprio qui réorganise l'instance de la curie romaine chargée du schisme intégriste ouvert en 1988. Intitulé Ecclesiae unitatem, le motu proprio (décret), daté du 2 juillet mais rendu public mercredi, "joint de façon étroite" la Commission Ecclesia Dei (créée par Jean-Paul II au lendemain du schisme pour y remédier) à la Congrégation pour la doctrine de la foi, indique Benoît XVI dans ce document.
"Parce que les problèmes qui doivent être traités avec la Fraternité sont de nature essentiellement doctrinale, j'ai décidé (...) de repenser la structure de la commission Ecclesia Dei, la joignant de façon étroite à la Congrégation pour la doctrine de la foi", affirme le pape.

***


Ecclesiae Unitatem : nouveau statut de la commission Ecclesia Dei


Pour « servir la communion universelle de l’Eglise »

 

ROME, Mercredi 8 juillet 2009 (ZENIT.org) - « L'unité de l'Eglise », indiquée par Benoît XVI comme une des priorités de son pontificat, dès son élection, en avril 2005, est aussi le titre de son nouveau motu proprio concernant le nouveau statut de la commission pontificale « Ecclesia Dei », chargée des questions concernant les rapports entre l'Eglise catholique et la fraternité lefebvriste Saint-Pie X. Il s'agit en effet, souligne le pape, de « servir la communion universelle de l'Eglise ». Le pape s'adresse spécialement « à tous ceux qui désirent vraiment l'unité ».

Le pape Benoît XVI publie aujourd'hui, en date du 2 juillet (anniversaire de l'institution de la commission) cette lettre apostolique en forme de motu proprio, intitulée « Ecclesiae Unitatem ». Le pape avait annoncé dès mars dernier vouloir rattacher la commission pontificale à la Congrégation pour la doctrine de la foi, les questions disputées tenant à la doctrine de l'Eglise, avant de toucher à la liturgie. Le motu proprio est publié en même temps qu'un communiqué du cardinal Levada à ce sujet.

L'unité et l'annonce de l'Evangile

« La tâche de garder l'unité de l'Eglise, avec la sollicitude d'offrir à tous les aides pour répondre de la façon opportune à cette vocation et à cette grâce divine, revient de façon particulière au Successeur de Pierre, qui est le principe et le fondement perpétuel et visible de l'unité des évêques et des fidèles », souligne Benoît XVI en citant implicitement Lumen Gentium.

Le pape indique comme « la priorité suprême et fondamentale de l'Eglise », à toutes les époques, « de conduire les hommes vers la rencontre avec Dieu » et que cette priorité doit être « favorisée » par « l'engagement d'arriver à un témoignage commun de foi de tous les chrétiens ».

... c'est justement pour « traiter ces problèmes » qui sont « de nature essentiellement doctrinale », que le pape a décidé de « repenser la structure de la commission Ecclesia dei en la reliant étroitement à la Congrégation pour la doctrine de la foi ».

... Benoît XVI conclut en soulignant que ces décisions sont une manifestation de sa « sollicitude paternelle » pour la Fraternité Saint-Pie X, pour qu'elle puisse retrouver « la pleine communion avec l'Eglise ».

Le pape achève cette lettre apostolique par une invitation « pressante » à tous les catholiques à « prier sans cesse Notre Seigneur, par l'intercession de la bienheureuse Vierge Marie, "ut unum sint".


***

Le 08 juillet 2009  - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Voici une traduction du Motu Proprio de Benoît XVI (2 juillet) intitulé Ecclesiae Unitatem, réorganisant la Commission pontificale Ecclesia Dei:

"Le Successeur de l'Apôtre Pierre a le devoir de veiller à l'unité de l'Eglise, en soutenant de manière opportune les vocations que la grâce a accordé aux uns et aux autres. Il est la référence visible permanente et le fondement de l'unité des pasteurs comme des fidèles. De tout temps la priorité de l'Eglise est de conduire vers Dieu les hommes, vers une rencontre qui doit être facilité par un témoignage de foi commun à tous les chrétiens. En fidélité à ce mandat, après l'ordination épiscopale conférée illicitement par Mgr. Marcel Lefebvre à quatre prêtres le 30 juin 1988, Jean-Paul II institua le 2 juillet suivant la Commission pontificale Ecclesia Dei. Cet organisme est depuis chargée de collaborer avec les évêques, la Curie Romaine et les milieux traditionalistes concernés afin de faciliter la pleine communion ecclésiale des prêtres et séminaristes, communautés religieuses ou religieux et religieuses individuels jusqu'alors liés à la Fraternité fondée par Mgr. Lefebvre et désireux de rester unis au Pape dans l'Eglise catholique tout en conservant leurs traditions spirituelles et liturgiques comme convenu dans l'accord signé le 5 mai 1988 par le Cardinal Ratzinger et Mgr. Lefebvre. C'est dans cette ligne et pour servir visiblement la communion universelle de l'Eglise, afin que tous ceux qui ont un vrai désir d'unité puissent la conserver ou la retrouver, que par le
Motu Proprio Summorun Pontificium j'ai voulu actualiser, préciser et élargir l'usage du missel romain de 1962".

"Dans le même esprit et avec le même engagement à favoriser le dépassement des fractures et des divisions au sein de l'Eglise, en l'occurrence de guérir une blessure infectée du tissu ecclésial, j'ai levé l'excommunication qui frappait les évêques ordonnés illicitement par Mgr. Lefebvre. J'ai ainsi voulu lever un obstacle à l'ouverture du dialogue et inviter les évêques de la Fraternité St. Pie X a reprendre le chemin de la pleine communion avec l'Eglise. Comme je l'ai expliqué dans ma
Lettre du 10 mars dernier à l'épiscopat catholique, la levée des excommunications constitue une mesure disciplinaire destinée à libérer les personnes du poids de cette grave sanction. Ceci étant, les questions doctrinales demeurent et, tant qu'elles ne seront pas résolues, la Fraternité St. Pie X ne jouira d'aucun statut canonique dans l'Eglise. Ses ministres exercent illégitimement leurs ministères".

"Les questions devant désormais être traitées avec la Fraternité étant essentiellement doctrinales, j'ai décidé, 20 ans après le Motu Proprio Ecclesia Dei et comme je m'étais réservé de le faire, de refondre la Commission Ecclesia Dei en la reliant étroitement à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Elle se composera désormais d'un Président en la personne du Préfet de la Congrégation de la doctrine de la foi, assisté d'un Secrétaire et d'Officials. Secondé par le Secrétaire, le Président soumettra les cas et sujets éminemment doctrinaux à l'étude et au jugement des instances ordinaires de la Congrégation, avant d'en soumettre les résultats aux dispositions du Souverain Pontife".

Par cette mesure, conclut le Saint-Père Benoît XVI , "j'entends en particulier montrer ma paternelle sollicitude envers la Fraternité St. Pie X, dans la perspective de son retour à la pleine communion avec l'Eglise. J'invite vivement à tous les fidèles à prier le Seigneur, par l'intercession de Marie, afin que Ut Unum Sint".



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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 13:01
Benoît XVI refuse-t-il de convertir les Juifs?

Le pèlerinage du Pape en Terre sainte a été une nouvelle occasion de lire des choses pour le moins fantaisistes sur les relations entre l'Eglise et le judaïsme post-chrétien.

Dans sa version la plus sensationnelle, cela donne le "scoop" suivant: Benoît XVI se serait engagé à ne plus rechercher la conversion des Juifs! Cette "information" a été donnée par le "Jerusalem Post" du 12 mai dernier, sous le titre:
"Vatican to stop missionizing Jews" .

A lire cet article, le Pape, au cours de sa rencontre avec le grand rabbinat de Jérusalem, aurait "accepté que l'Eglise catholique cesse son activité missionnaire parmi les Juifs".

En réalité, rien dans le discours du 12 mai devant le grand rabbinat ne permet de déduire quoi que ce soit d'approchant: Benoît XVI y parle de respect, de compréhension et même d'amitié réciproques. Il évoque la possibilité de travailler ensemble pour la défense de la vie, de la famille, contre le relativisme moral... Mais rien de tout cela n'implique de renoncer à la conversion des Juifs.

Il va de soi qu'entre un discours officiel (surtout un discours écrit par un homme qui prête autant d'attention aux mots qu'il emploie le Pape actuel) et la lecture par un journal peu réputé pour sa connaissance de la doctrine catholique, le bon sens pousse à accorder sa confiance au discours officiel.

Jusqu'à plus ample informé, le "scoop" du "Jerusalem Post" me paraît donc peu vraisemblable et peu fondé.

Au demeurant, l'Eglise catholique ne peut renoncer à la conversion des Juifs (comme d'ailleurs à la conversion de tous les hommes) sans renoncer à sa nature même. Affirmer comme certains théologiens (et même certains évêques...) l'ont fait qu'il existerait une alliance mosaïque salvifique pour les Juifs et une alliance nouvelle pour les non-Juifs constitueraient une sorte de racisme spirituel, et surtout une trahison radicale de la pensée de saint Paul sur la loi et le salut en Jésus-Christ.

Osservatore Vaticano
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