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« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
La Shoah en tant que telle est une invention juive", a déclaré lundi 25 janvier un évêque polonais à la retraite sur un site catholique traditionaliste italien, Pontifex.roma.it, à deux jours du 65e anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz, journée mondiale de l'Holocauste.
"S'il est indéniable que la majorité des morts dans les camps de concentration étaient des juifs, dans la liste il y a aussi des tziganes, des Polonais, des Italiens et des catholiques", a déclaré Mgr Tadeusz Pieronek.
"Il n'est donc pas permis de s'approprier cette tragédie pour faire de la propagande", a ajouté le prélat de 75 ans, qui fut ami du pape Jean Paul II, en affirmant qu'il "n'est pas historiquement vrai que dans les camps de concentration ce sont seulement des Juifs qui sont morts". "Il y a eu beaucoup de Polonais, mais cette vérité aujourd'hui est souvent ignorée", a poursuivi Mgr Tadeusz Pieronek.
Mgr Tadeusz Pieronek parle de "propagande"
Pour Mgr Tadeusz Pieronek, ancien secrétaire et ex-porte-parole de l'épiscopat polonais, "alors on pourrait parler avec la même force et fixer une journée de la mémoire aussi pour les nombreuses victimes du communisme, les catholiques et chrétiens persécutés et ainsi de suite".
La Shoah est "utilisée comme une arme de propagande et pour obtenir des avantages souvent injustifiés", a encore affirmé l'évêque.
"Eux, les juifs, jouissent d'une bonne presse parce qu'ils sont soutenus par de puissants moyens financiers, un énorme pouvoir et l'appui inconditionnel des Etats-Unis et cela favorise une certaine arrogance que je trouve insupportable", a-t-il ajouté.
"Certes, tout cela ne dément pas la honte des camps de concentration et les aberrations du nazisme", a-t-il dit.
Dans l'article, il a aussi estimé qu'avec le "Mur" de séparation entre Israël et la Cisjordanie occupée, l'"on commet une injustice colossale à l'égard des Palestiniens qui sont traités comme des animaux et dont les droits (fondamentaux) sont pour le moins violés".
"Mais on parle peu de ces faits dont sont complices les lobbies internationaux", ajoute Mgr Pieronek, qui demande qu'"on fasse une journée de la mémoire aussi pour eux" (les Palestiniens).
Source : Tempsréel.nouvelobs
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Add. Mgr Tadeusz Pieronek affirme que les Juifs se sont "approprié" l'Holocauste comme une "arme de propagande", mais il a démenti avoir parlé à ce sujet d'une "invention juive". (Reuters/Katarina Stoltz)".
L'ancien secrétaire de la conférence épiscopale polonaise, est intervenu lundi soir à la télévision polonaise pour dire qu'on avait manipulé ses propos. Il a nié en particulier une phrase qui lui faisait dire que "l'Holocauste en tant que tel est une invention juive".
Il a également dit ne pas avoir "autorisé" la publication de l'interview, qui restait consultable sur le site lundi soir.
"Il est indéniable que le plus grand nombre des morts dans les camps de concentration étaient des Juifs, mais il y a aussi sur la liste des tziganes polonais, des Italiens et des catholiques", dit-il dans l'interview.
... [L]e Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a dénoncé les "propos ignobles" de l'évêque polonais. ... Aux Etats-Unis, le Rassemblement des survivants de l'Holocauste et de leurs descendants a jugé les propos de Pieronek "grotesques".
"Du point de vue doctrinal, ce n'est pas une erreur de définir l' Islam et Mahomet comme sataniques desquels le programme est la conquête de Rome, et donc de nous éloigner et de nous séparer de Dieu".Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.Source : Albert Camus, L’homme révolté, La Pléïade, p. 528-529. Via Le Forum catholique
Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau.
Tradinews nous informe de cet article paru dans La Marseillaise :
« Quand les intégristes catholiques défient ouvertement la République… », titre le communiqué de la fédération varoise de la Libre Pensée. ... Le motif : une messe en l’honneur de Louis XVI programmée le 21 janvier prochain (jour anniversaire de sa décapitation) à 18h30 à la paroisse Saint-François de Paule, à Toulon. Et de citer en référence l’annonce sur le site Internet du diocèse de Fréjus où le pèlerin est informé qu’à l’issue de cette « messe chantée en grégorien, le testament du roi défunt » sera lu.
« Cette messe est l’occasion de prier pour notre pays ». Alors, même si on n’en est plus par chez-nous à bouffer du cureton à longueur de journée, c’est vrai qu’il est encore des principes qui méritent l’extrême vigilance des observateurs attachés aux valeurs de la laïcité, du respect de la loi dite de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, bref des valeurs qui fondent notre République. »
Attention, l'abbé Loiseau et sa Société des missionnaires de la Miséricorde divine met la République en danger…
Source
Benoît XVI – L’Essence de la foi, Une parole pour tous.
«L’Eglise prendra d’autres formes. Elle ressemblera moins aux grandes sociétés, elle sera davantage l’Eglise des minorités, elle se perpétuera dans de petits cercles vivants où des gens convaincus et croyants agiront selon leur foi. Mais c’est précisément ainsi qu’elle deviendra, comme le dit la Bible, le sel de la terre.»
Joseph Cardinal Ratzinger - Le sel de la Terre
« Comme tu ne peux être utile à tous, tu dois surtout t’occuper de ceux qui, selon les temps et les lieux, te sont étroitement unis comme par un certain sort ; par sort en effet, il faut entendre quiconque t’est lié temporellement et qui adhère à toi, ce qui fait que tu choisis de l’avantager ».
Saint Augustin (cité dans Présent du 07/01/05)
Site : http://www.entraide-pact.fr/index.php
via Le Salon Beige
Un patron de bar de 57 ans demeurant à Barzun (dans les Pyrénées-Atlantiques) était jugé jeudi dernier par le tribunal correctionnel de Pau pour négation de crime contre l’humanité en récidive. À la barre, Michel Piermee ne s’est pas rétracté.
L’affaire remonte à mai 2009. Un gendarme de Sallanches (74) découvre une lettre qui l’intrigue dans le courrier de la brigade. Son titre : « La vérité face au complot mondialiste ». Verbatim : « Ce sont les juifs qui déclenchèrent les atrocités dont ils ont été victimes, après avoir favorisé la naissance des idéologies communiste et hitlérienne. Il leur fallait des martyrs pour sensibiliser les peuples et parvenir à imposer leurs lois et dominer le monde ».
300 lettres du même type avaient été envoyées par courrier à des brigades de gendarmerie, mais aussi des évêchés, des préfectures, des mairies… Aujourd’hui, le prévenu le confesse : « je continue d’en distribuer, à la main, dans les boîtes aux lettres ». Le prévenu l’assure : « je suis catholique. Et la charité, c’est de dire la vérité. Quand le peuple juif s’apercevra qu’on lui a menti, il se convertira ».
Le problème, c’est que la république ne rigole pas avec la Shoah. Le magistrat a requis six mois de prison ferme. Des réquisitions que le tribunal a suivies, au terme d'une audience sous forme de dialogue de sourds.
[Q]uand le président Magnon invite le prévenu à diversifier ses lectures du côté des éditions du Mémorial de la Shoah. Piermee répond : « J'ai raison, jusqu'à la preuve du contraire. Et c'est impossible de prouver le contraire. Les seuls qui détiennent la vérité, c'est la maçonnerie et les Illuminati ».
Source : Sudouest.com, via Contre-Info
Mgr de Namur André Léonard, préfère les orthodoxes, les protestants, les droits de l’homme, les musulmans et les francs-maçons aux intégristes qui "ont des visions étriquées sur le plan intellectuel, philosophique et théologique" (sic) !
Il va de soi que dans ces conditions, la "pétition de soutien" à Mgr Léonard - que nous avons mis en ligne ce matin un peu vite... - ne peut être signée par un catholique. Et que nous supprimons aussitôt cette pétition de Christ-Roi, où elle n'a rien à faire...
L'information selon laquelle "l'Eglise catholique belge est entrée dans une phase de fortes turbulences avec la nomination de l'évêque de Namur, André-Mutien Léonard", comme archevêque de Malines-Bruxelles et primat de Belgique, nous a tout l'air d'un montage prémédité pour rallier les catholiques belges à un évêque maçonnicophile... C'est la méthode maçonnique hégellienne, thèse, anti-thèse, synthèse...
Nous devons nous pincer quand nous lisons dans la même dépêche : "Annoncée par le Saint-Siège au gouvernement d'Yves Leterme, la désignation devait être officialisée lundi 18 janvier par le Vatican. Mais, d'ores et déjà, la nomination par Rome d'un homme de 69 ans incarnant le courant le plus conservateur du catholicisme belge pour succéder à Gottfried Danneels, atteint par la limite d'âge, agite tous les milieux. Rome lui reprochait depuis longtemps sa "mollesse" face au rapide mouvement de sécularisation de la société belge, longtemps structurée autour du pilier catholique. Cette évolution s'est traduite, au cours du mandat de trente ans de Gottfried Danneels, par une crise des vocations, une diminution de la pratique religieuse et l'acceptation résignée, par les catholiques, de lois qui ont libéralisé l'avortement, l'euthanasie et le mariage homosexuel."
(Source : Le Monde, Polémique autour de la nomination du nouveau primat de Belgique, LE MONDE | 18.01.10 | 15h26 • Mis à jour le 18.01.10 | 15h26).
Or qu'apprenons-nous ce soir du remplaçant de Mgr Dannels, "incarnant le courant le plus conservateur" ? Ceci : à la question de la "laïcité", Mgr Léonard répond que "(l)a laïcité belge repose sur la neutralité de l’Etat" ... Et que "l'Eglise catholique ne réclame aucun privilège" ! Oui, vous avez bien lu, "la neutralité de l'Etat" exactement comme si l'Etat ne devait pas être catholique, ne pouvait pas être catholique ! Un franc-maçon eut pu en dire tout autant ! Où est la proclamation de la royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui n'est pas optionnelle (Pie XI, Lettre encyclique Quas primas, 1925) ? Quel retournement soudain et inattendu !
Suite des questions posées à Mgr Léonard :
Vous arrivez à Malines-Bruxelles dans une Belgique moins chrétienne dont le monde politique veut accroître la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Je suis très favorable à la distinction entre les deux registres, car tout le monde a à y gagner. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y ait pas de rapports. La laïcité belge repose sur la neutralité de l’Etat, ce qui ne l’empêche pas de reconnaître et de subsidier les cultes et les morales non confessionnelles. Et surtout, l’Eglise catholique ne réclame aucun privilège.
...
Vos prédécesseurs furent tous très attachés à l’œcuménisme. Sera-ce aussi le cas pour vous ?
J’ai été formé à bonne école grâce à Chevetogne. Dans mon diocèse, j’ai aussi donné des chapelles aux orthodoxes grecs et russes et je fréquente régulièrement le temple protestant de Namur. Cela prendra évidemment plus d’ampleur à Bruxelles de par sa position, mais Chevetogne a été très précieux aussi pour l’œcuménisme belge. Et puis lundi soir, archevêque ou non, j’étais au lancement de la semaine pour l’unité à Namur !
Et les intégristes, les voyez-vous vraiment réintégrer l’Eglise, quand on voit leur rejet de Vatican II ?
Je suis assez dubitatif sur la réussite de l’entreprise généreuse amorcée par Benoît XVI. D’accord pour l’ouverture sur le principe, mais mes préférences ne vont pas à ceux qui s’attachent farouchement au missel de 1962. Les supporters de Mgr Lefebvre ne manquent pas de générosité ou de zèle mais ont des visions étriquées sur le plan intellectuel, philosophique et théologique. Ils ont encore beaucoup de chemin à faire !
Vous avez dit ne pas être hostile à dialoguer avec les laïques. Et avec les francs-maçons ?
J’ai déjà eu plusieurs contacts avec eux à Namur. J’aime beaucoup chez eux et chez les laïques pointus qu’ils soient des amis de la raison. J’ai aussi un côté un peu rationaliste; si je n’étais pas chrétien, je serais spinoziste ou hégélien. C’est notre grand bien commun : dans les sciences et ailleurs, la raison nous inspire. J’aime débattre avec eux et m’y sens en très bonne compagnie plus qu’avec certains confrères bizarroïdes.[...]
C’est un message aux islamophobes…
Je ne dis pas qu’il n’y a pas de risques dans une immigration trop forte, mais le défi de la rencontre doit être relevé et permettra des redécouvertes étonnantes : des catholiques ont redécouvert le carême grâce au ramadan.
Source lalibre.be, via Le Forum catholique
19/01/2010 – 10h55
PARIS (NOVOpress) – Incroyable ! En période crise financière et économique, c’est l’Etat qui vient finalement de racheter l’ancien siège de l’Humanité à Saint-Denis. Un siège historique en vente depuis plus de trois ans. Montant de l’addition : 12 millions d’euros !
« C’est un cadeau de Noël auquel on ne croyait plus » , a déclaré un journaliste de l’Humanité en apprenant que l’ancien siège du journal avait enfin trouvé un acquéreur. Et le père Noël, dans cette affaire, c’est le contribuable. L’opération s’est faite très discrètement le 22 décembre à la préfecture de Bobigny.
Suite
...[L]e respect des rites pas plus que l'usage du latin et du grégorien ne sont à proprement parler "optionnels" au sens où l'entendent de nombreux célébrants. Ils sont une norme liturgique à respecter et à mettre en oeuvre dès qu'il est possible de le faire. Quelques rappels à ce sujet :
- "Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l'autorité de l'Eglise (...) C'est pourquoi absolument personne d'autre, même prêtre, ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie." (Const. SC, n°22)
- "[le célébrant] se souviendra (...) qu'il est le serviteur de la liturgie et qu'il ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la célébration de la messe." (IGMR, n°24)
- "L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins." (Const. SC, n°36)
- "Je demande que les futurs prêtres, dès le temps du séminaire, soient préparés à comprendre et à célébrer la Messe en latin, ainsi qu'à utiliser des textes latins et à utiliser le chant grégorien; on ne négligera pas la possibilité d'éduquer les fidèles eux-mêmes à la connaissance des prières les plus communes en latin, ainsi qu'au chant en grégorien de certaines parties de la liturgie." (Benoît XVI, Exhortation Sacramentum Caritatis, n°62)
- "L'Eglise reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine; c'est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d'ailleurs, doit occuper la première place." (Const. SC, n°116)
- "On achèvera l'édition typique des livres de chant grégorien; bien plus, on procurera une édition plus critique des livres déjà édités postérieurement à la restauration de saint Pie X. Il convient aussi que l'on procure une édition contenant des mélodies plus simples à l'usage des petites églises." (Const. SC, n°117)
- "Le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, doit, toutes choses égales d'ailleurs, occuper la première place." (IGMR, n°41)
- "Je désire que (...) le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, soit valorisé de manière appropriée." (Benoît XVI, Exhortation Sacramentum Caritatis, n°42)
- "Les gestes et les attitudes du corps, tant ceux du prêtre, du diacre ou des ministres, que ceux du peuple doivent viser à ce que toute la célébration manifeste une belle et noble simplicité, que soit perçue toute la vraie signification de ses diverses parties et que soit favorisée la participation de tous. On devra donc être attentif aux normes de cette Présentation générale [du Missel] et à la pratique reçue du rite romain ainsi qu'au bien commun spirituel du peuple de Dieu, plutôt qu'à ses goûts personnels et à son propre jugement." (IGMR, n°42)
Source : Association Pro Liturgia
Le 6 janvier dernier, lors d'une conférence organisée par une fraternité de prêtres australiens, Mgr Guido Marini, Cérémoniaire "en chef" du Pape, a estimé qu'il était urgent de penser à une "réforme de la réforme" de la liturgie.
"En favorisant une meilleure compréhension d'un authentique esprit de la liturgie, a déclaré Mgr Marini, une telle réforme devrait permettre un nouveau pas en avant dans le domaine liturgique." Une telle liturgie renouvelée devrait refléter "la tradition ininterrompue de l'Eglise", et incorporer dans cette tradition les propositions du concile Vatican II. Les réformes conciliaires doivent, en effet, être comprises à la lumière de la tradition des siècles passés."
"La seule façon d'obtenir un authentique esprit de la liturgie est de considérer aussi bien la liturgie actuelle que la liturgie passée comme un héritage unique en continuelle évolution."
La nécessité d'un tel renouveau est évidente, d'autant plus que les déviations liturgiques se font de plus en plus nombreuses, a encore déclaré Mgr Marini: "Il est facile de se rendre compte à quel point certaines pratiques ou attitudes sont éloignées d'un authentique esprit liturgique. Et nous, les prêtres, sommes largement responsables de cette situation."
Mgr Marini souligne que la liturgie a été élaborée par l'Eglise tout entière, et ne peut donc être modifiée à volonté par un prêtre en particulier. Et de citer des écrits du Cardinal Joseph Ratzinger. "La liturgie, poursuit Mgr Marini, ne nous a pas été donnée pour se plier à nos interprétation personnelles, mais pour être mise à la disposition de tout un chacun dans toute son intégrité, et ce hier comme aujourd'hui, et encore demain." C'est dans cette vision de la liturgie qu'il qualifie de "despotique" l'attitude des prêtres qui ne s'en tiennent pas aux règles liturgiques: "Il y a, en effet, quelque chose comme une douce folie dans le fait de nous attribuer ainsi à nous-mêmes le droit de modifier de manière subjective les signes sacrés mûris et discernés à travers les âges par lesquels l'Eglise parle d'elle-même, de son identité et de sa foi!"
Comme exemple concret, Mgr Marini cite la célébration "ad orientem", une tradition qui remonte aux origines de la chrétienté. Lorsque prêtre et fidèles regardent ensemble vers l'orient, "ils témoignent d'une expression caractéristique d'un authentique esprit liturgique." Dire que la célébration se fait "face au peuple" est à la rigueur acceptable lorsque cela traduit le fait que, en effet, vu la position de l'autel, le prêtre est souvent amené à se tourner vers le peuple. Mais cette expression serait tout à fait inacceptable si par là on entendait affirmer une position théologique. Car comme le dit encore Mgr Marini: "du point de théologique, la messe est un acte toujours adressé à Dieu, par le Christ, Notre Seigneur, et ce serait une grave erreur de penser que le principal destinataire de l'acte sacrificiel est la communauté des fidèles."
Chaque aspect de la liturgie devrait être conçu pour favoriser l'adoration. Le pape a ainsi commencé à donner la communion dans la bouche à des fidèles agenouillés. Pourquoi fait-il ainsi, si ce n'est pour rendre plus visible l'attitude d'adoration qui sied devant la grandeur du mystère de la Présence eucharistique.
Mgr Marini accueille sans réserve la "participation active" de tous les fidèles à la liturgie. Mais cette participation des laïcs ne serait pas "pleinement active" si elle ne menait pas à l'adoration du mystère du Salut en Jésus-Christ, mort et ressuscité pour notre salut.
Source: Kathnet. Trad. MH/APL
viaAssociation Pro LiturgiaBenoît XVI a insisté, lors de son allocution à la synagogue, sur ce qui selon lui unit le judaïsme et le catholicisme, invitant – à la suite de Jean-Paul II – les catholiques à « vivre une authentique fraternité avec le peuple de l’Alliance », et affirmant que « les chrétiens et les juifs ont une grande partie de patrimoine spirituel en commun, qu’ils prient le même Seigneur, qu’ils ont les mêmes racines, mais qu’ils demeurent souvent inconnus les uns des autres ».
Certes ce discours est en parfaite continuité avec la Déclaration Nostra Aetate du Concile Vatican II, mais guère avec l’enseignement du premier pape. En effet, devant le peuple d’Israël, saint Pierre s’exprimait en ces termes : « Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a établie avec nos pères, en disant à Abraham : ‘En ta race seront bénies toutes les familles de la terre’. C’est pour vous premièrement que Dieu a suscité son Fils, et il l’a envoyé pour vous bénir, afin que chacun se convertisse de son iniquité. » (Actes, 3, 25-26) Mais il précisait, s’adressant aux princes du peuple et aux anciens : « C’est lui (Jésus-Christ) qui est la pierre rejetée par vous les constructeurs, et qui est devenu la pierre d’angle, et il n’y a de salut en aucun autre : car aucun autre nom sous le ciel n’a été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes, 4, 11-12)
Et saint Paul ajoutait : « Sachez-le donc, frères : c’est par lui (Jésus-Christ) que la rémission des péchés vous est annoncée. Et de tout ce dont vous n’avez pu être justifiés par la loi de Moïse, c’est par lui que quiconque croit en obtient la justification. » (Actes, 13, 38-39)
A l’instar des saints Pierre et Paul, on ne peut que vouloir que soit annoncé aux juifs le salut apporté par Jésus-Christ à tous les hommes. Mais il est impossible de concevoir que ce salut puisse leur être annoncé par une prédication foncièrement différente de celle des apôtres qui sont les deux colonnes de l’Eglise catholique.
Dici, via le Forum catholique
Le numéro deux du cabinet israélien, Sylvan Shalom, devait accueillir le pape lors de sa visite historique dimanche à la Grande Synagogue de Rome. Interrogé sur ... les démarches de Benoît XVI en vue de la béatification du pape Pie XII, auquel les juifs reprochent son silence durant le génocide nazi, M. Shalom a répondu : "Nous lui demanderons de retarder ce procès" en béatification...
Plusieurs dirigeants de judaïsme mondial ont fait le voyage, pour cette troisième visite du pape allemand dans une synagogue, après celles de Cologne, dans son pays natal, et New York. Cette visite du souverain pontife allemand dans un sanctuaire juif intervient 24 ans après que son prédécesseur, feu Jean Paul II, soit devenu le premier pape à pénétrer dans une synagogue en près de 2.000 ans et s'y soit adressé à des "frères aînés bien-aimés".
"Malgré les problèmes et les difficultés, on respire un climat de grand respect et de dialogue entre les croyants des deux religions", a dit le pape lors de la prière de l'angélus au Vatican. Il a répété que le déplacement avait pour but de marquer "une nouvelle étape sur le chemin de concorde et d'amitié entre catholiques et juifs".
Le président de l'Assemblée rabbinique italienne Giuseppe Laras a boycotté la visite, estimant que "durant l'actuel pontificat, le rapport fraternel (entre juifs et catholiques) est devenu plus faible".
L'ambassadeur israélien près du Saint Siège, ... présent, a jugé de son côté que "l'anti-judaïsme catholique existe encore".
D'autres personnalités invitées, comme le Français Richard Prasquier, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) et membre de plusieurs comités internationaux de liaison avec les catholiques, ont décliné l'invitation. Il explique : «Le Crif sera représenté, mais j'ai préféré m'abstenir.»
A l'intérieur du temple, devaient notamment être présents les présidents des communautés juives de Rome et d'Italie, tout comme une délégation de musulmans romains.
Correspondance Polémia via E-Deo
------------------------------------------------« L’idée maîtresse, résumera l’un des Sages, le sociologue Alain Touraine, est que la volonté de l’individu doit être substituée à l’intérêt démographique et militaire de l’État » : disparition du bien commun qui a été ratifiée à l’unanimité par les représentants des élites françaises ! Que s’était-il passé ? Le philosophe Alain Finkielkraut avait fait paraître, en cette même année 1987, un livre capital par l’influence qu’il allait exercer, La Défaite de la pensée. Disqualifiant comme hérité du racisme allemand le culte barrésien de la patrie charnelle, Finkielkraut y prenait, dans le même temps ses distances avec la revendication (alors dominante parmi les intellectuels de gauche) d’une société multiculturelle. Aux uns et aux autres, il opposait une prétendue “tradition française” qui identifierait l’appartenance à la France à l’adhésion au projet philosophique et politique exprimé par la Déclaration des droits de l’homme. Reprochant à la droite de faire le lit du racisme, à la gauche de brader l’idéal républicain en faisant le jeu du communautarisme, il semblait ainsi proposer une voie moyenne : la France devait imposer son modèle et non subir les différences. Mais ce modèle devait être celui des Lumières, et donc ouvert à tous les déracinés de la terre.
Loin d’être une voie médiane, cette doctrine constituait, en réalité un retour pur et simple à la doctrine révolutionnaire telle que nous l’avons vu se manifester en 1791 et en 1793, en faisant l’impasse sur le retour à l’ordre opéré en 1804, lors de la rédaction du Code Civil, et en prenant à contre-pied les motivations que nous avons vues se manifester, jusqu’en 1973, dans toutes les réformes qui avaient suivi. Cette doctrine subversive ne s’en présentait pas moins comme l’expression même du génie français en invoquant à son appui le témoignage d’Ernest Renan. En 1882, lors de sa célèbre conférence « Qu’est-ce qu’une nation ? », celui-ci avait en effet défini l’existence d’une nation comme « un plébiscite de tous les jours. » Ce qui faisait la nation française, c’était donc le désir de lui appartenir, le consentement des populations. Il ne fallait en exclure personne au nom de la race, de la religion ou de la langue. Il fallait exiger de chaque impétrant à la nationalité une chose et une seule : qu’il la demande. Cette condition étant remplie, nul ne pouvait en revanche s’opposer à ce qu’elle fut conférée. L’argumentaire était en réalité faussé par un nouveau mensonge. Il occultait le fait que Qu’est ce que la nation ? était un texte de circonstance. Et que loin de témoigner de la quintessence de la tradition française, il entendait répondre au nationalisme allemand, après l’annexion de l’Alsace-Lorraine. Guillaume Ier avait annexé les deux provinces en invoquant leur culture germanique. Renan lui répondait en fourbissant les armes dont disposait la France : l’absence de consentement des populations concernées. Mais l’argumentaire de Finkielkraut occultait surtout un aspect de celui de Renan : Que lit-on un effet dans Qu’est-ce que la France ? : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire-valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. L’homme, Messieurs, ne s’improvise pas. La nation, comme l’individu, est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j’entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires connues dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. »Vous conviendrez qu’il y a quelque abus à tirer d’un tel texte la justification d’une règle de droit qui donne à tout étranger né en France par le hasard de l’anarchie migratoire un droit absolu à la nationalité française, pour peu qu’il la demande ! C’est pourtant ce que l’on va faire admettre, à l’unanimité, aux Sages, au terme d’une véritable manipulation. À l’unanimité, car les tenants de l’identité nationale (Chaunu, Varaut, Carrère d’Encausse) vont être victimes d’une habile manœuvre. Les partisans d’une réforme restrictive du code de la nationalité avaient focalisé, on l’a dit, leur opposition aux lois en vigueur autour d’une contestation : celle du caractère automatique de l’octroi de la nationalité française (il fallait que l’on cesse d’être français sans le vouloir). Symétriquement, le lobby de l’immigration avait concentré ses critiques du projet du gouvernement sur la dénonciation de l’obligation faite aux impétrants de « demander la nationalité française ». Très habilement, Alain Touraine allait s’appuyer sur la théorie de Finkielkraut pour réduire les oppositions. Abandonnant, en apparence, la position “immigrationiste”, il allait se rallier à l’idée de mettre fin à l’automaticité et accepter d’imposer une demande aux candidats à la nationalité française. En échange de quoi il demandait à l’aile droite de la commission de faire une concession symétrique mais d’une tout autre portée : renoncer à ce que l’État puisse faire le tri parmi ceux qui auraient fait cette demande. Accepter l’idée que cette demande une fois exprimée, nul ne puisse y répondre non. Tel est le traquenard dans lequel sont tombés les Sages. Leur réforme ne sera pourtant pas immédiatement adoptée. Remis en janvier 1988, le rapport est alors publié au moment où se profile l’élection présidentielle. Jacques Chirac préfère repousser cette réforme pour ne pas rallumer la fièvre. Elle sera adoptée cinq ans plus tard, en 1993 lors du retour de la droite aux affaires, à l’initiative de Charles Pasqua, le gouvernement ayant interdit d’emblée à sa majorité d’y introduire des amendements pour s’en tenir strictement aux propositions qui avaient fait l’unanimité. Sans doute, à la décharge de Charles Pasqua, faut-il reconnaître qu’il y aura introduit en contrebande quelques modifications de son cru, qui passeront curieusement inaperçues. Ainsi le rétablissement des condamnations pour homicide parmi les empêchements à l’acquisition de la nationalité, ou l’exclusion des ressortissants des colonies d’Afrique noire du bénéfice du double jus soli.
Reste que sa loi avalisera l’essentiel de la réforme des Sages : le démantèlement des procédures qui permettaient à l’État de refuser les candidats à la nationalité, pour indignité ou défaut d’assimilation, dès lors que ceux-ci étaient nés en France. Cinq ans plus tard, en 1998, Lionel Jospin n’en confiera pas moins à Elisabeth Guigou le soin de revenir sur ce qui, dans la loi Pasqua, restera encore à ses yeux trop restrictif : l’exigence d’une demande de la nationalité pour les jeunes nés en France de parents étrangers. Celle-ci est donc supprimée. Mais sans bien sûr que soit rétabli le droit d’opposition du gouvernement qui avait été abrogé en compensation de son institution.
À une conception qui faisait prévaloir le bien commun et l’intérêt de la société ; à une autre, qui faisait de la nationalité le fruit d’un choix personnel, individualiste de l’intéressé, succédait ainsi un droit du sol sans contrôle qui permet à tous ceux qui parviennent à franchir les frontières physiques de la France et à s’y installer, d’obtenir pour leurs enfants la nationalité française sans qu’aucune barrière juridique, aucune frontière du droit ne puisse s’y opposer.
Telle est l’histoire de notre Droit de la nationalité. Au départ, des dispositions coutumières inspirées par le bon sens. Avec la Révolution, l’imposition du droit du sol comme un principe subversif visant à changer la nature de la société et à transformer la patrie, la terre des pères, en un projet idéologique. Un retour à l’ordre avec le Code Napoléon, suivi de lois de circonstance, inspirées par le souci du bien commun. En 1973, une législation imprudente, dans le maelström né de la décolonisation. Enfin, un retour en force de l’idéologie révolutionnaire, s’appuyant sur ces lois de circonstance, pour inventer une tradition imaginaire et sur cette imprudence pour détruire méthodiquement la nation.
... La bataille a été livrée sur le terrain du droit. Elle a été perdue sur celui des idées. Elle a été perdue le jour où Alain Finkielkraut a fait admettre à l’unanimité des représentants de nos élites sociales et intellectuelles que la France était porteuse d’une conception « élective » de la nation, qu’elle était « une association » dépendant « de l’adhésion de ceux qui vivent en elle », qu’elle était « l’ouvrage des individus », le fruit de leur « adhésion réfléchie ». Telle est l’erreur fondamentale, autour de laquelle tout le reste est ordonné. Car la nation n’est pas, ne peut pas être l’œuvre d’individus. Nous le savons au moins depuis Aristote. « La première union nécessaire, écrit-il au Livre I de La Politique, est celle de deux êtres qui sont incapables d’exister l’un sans l’autre : c’est le cas pour le mâle et la femelle en vue de la procréation (et cette union n’a rien d’arbitraire, mais comme dans les autres espèces animales et chez les plantes, il s’agit d’une tendance naturelle à laisser après soi un autre être semblable à soi). » Au commencement, il n’y a pas l’individu. Au commencement, il y a la famille, qui n’est pas une association puisque les enfants ne choisissent pas d’y adhérer : ils lui appartiennent ; les parents ne choisissent pas leurs enfants : ils leur sont donnés. « La première communauté formée de plusieurs famille en vue de la satisfaction des besoins qui ne sont plus purement quotidiens, poursuit Aristote, c’est le village. Par sa forme la plus naturelle, le village paraît être une extension de la famille : ses membres ont suivant l’expression de certains auteurs sucé le même lait et comprennent enfants et petits-enfants. Et c’est ce qui fait qu’à l’origine, les cités étaient gouvernées par des rois et que les nations le sont encore. (…) Toute famille, en effet, est régie dans la forme monarchique par le mâle le plus âgé, de sorte qu’il en est de même pour les extensions de la famille en raison de la parenté de leurs membres ».
La politique naît quand la nécessité d’atteindre l’indépendance économique, de se défendre contre des ennemis conduit plusieurs villages, qui ne sont pas du même sang, à s’unir. Ce sera la Cité qui, nous dit Aristote, permettra au bonheur de l’existence de s’épanouir et aux hommes d’échanger leurs expériences pour parvenir à distinguer l’utile du nuisible et le juste de l’injuste. La Cité est une famille de familles, réunie par la recherche d’un bien commun. Elle n’a pas été constituée par des individus. Elle est le fruit d’un développement organique qui tient à la nature de l’homme, animal politique. « Personne ne s’est trompé autant, nous dit Charles Maurras, que la philosophie des immortels principes, quand elle a décrit les commencements de la société humaine comme le fruit de conventions entre des gaillards tout formés, pleins de vie consciente et libre, agissant sur le pied d’une espèce d’égalité, quasi-pairs sinon pairs, et quasi-contractants pour conclure tel ou tel abandon d’une partie de leurs droits dans le dessein exprès de garantir le respect des autres. Les faits mettent en pièces et en poudre ces rêveries ». Comment ce développement organique, dont Aristote a fait la description, s’est-il produit dans l’Histoire ? Nous le savons par le maître livre d’un historien visionnaire, dont la chronologie ou les détails peuvent être discutés, dont les intuitions profondes n’ont cessé d’être confirmées : La Cité antique de Fustel de Coulanges.
Source et suite : http://www.renaissancecatholique.org/Comment-peut-on-etre-francais.html
via Reconquista
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- L'invention du droit du sang