L’anniversaire des droits de l’homme donne lieu aux cérémonies d’autosatisfaction habituelles au sein du Système : dans le monde merveilleux du consumérisme international, de l’humanisme en vitrine, et de l’antiracisme en promotion, « tout le monde » ― du moins c’est ce qu’on est sensé voir sous les projecteurs sélectifs des médias mondialistes à la botte ― vante à l’unisson les bienfaits des « droits de l’homme ». Et les idiots utiles s’activent pour relayer béatement et niaisement la religion absolue, en espérant grappiller un peu de cette gloire factice et éphémère qu’on voudra bien leur donner.
Car paraître être bon, donne lieu, dans cette mercantile société mondialiste, à des récompenses, directes, ou indirectes, à un meilleur statut dans la société ! C’est le concours permanent du plus grand cœur, que tous les moutons portent alors en bandoulière, s’efforçant autant qu’ils peuvent de le mettre en valeur, quitte à le peinturlurer de doses dégoulinantes de maquillage emprunté aux prostituées les plus ingrates. Ces escrocs aux sentiments n’ont en réalité aucune idée de l’humanisme, du vrai, du sincère, qui nécessite un véritable don de soi, et qui bien sûr ne s’expose pas, ni ne se vend, ni ne s’achète, ni ne se revendique…
Et comme dans toute secte, ceux qui ont un point de vue critique contre l’idéologie des droits de l’homme sont exclus. Plus perversement, pour donner une impression de pluralité, on les cite de manière tronquée et déformée, sans jamais les inviter à se défendre directement, et bien sûr, on les fait passer pour des méchants. On les assimile à ces dirigeants de pays totalitaires qui bafouent eux réellement la liberté des hommes. Jamais un débat contradictoire ne serait organisé avec ces boucs-émissaires, sur lesquels les dirigeants se défaussent de leur responsabilité. C’est bien connu, c’est à cause de Le Pen ― qui manipule les masses qui l’écoutent en cachette par des médias clandestins ― que le débat politique est empoisonné depuis des années, dit Sarkozy. Et c’est à cause de Le Pen s’il y a de la haine et de la violence en France. Pas à cause de ceux qui ont réellement le pouvoir, qui détiennent tous les leviers d’action, qui monopolisent en permanence les médias officiels, et qui ont prémédité, planifié et développé les politiques d’immigration massive inhumaine, d’urbanisation sordide, et inhumaine également, et d’exploitation de main-d’œuvre bon marché par le grand patronat, encore et toujours inhumaine ! Ceux-là n’y sont pour rien… D’ailleurs ils sont pour les « droits de l’homme », et les appliquent : la preuve, ils le disent tous les jours à la télé !
Non, pour le mouton moyen qui a le droit de vote, le débat doit être simplifié au maximum : ceux qui sont pour les « droits de l’homme », ce sont les gentils, et ceux qui sont contre, ce sont les méchants. Et s’ils cherchent à en comprendre un peu plus, on les gave d’un bon gros seau de pop-corn sucré qu’ils ingurgiteront devant Agathe Cléry, pour ralentir leur cerveau, matraqué par des images pavlovisantes pénétrant directement l’inconscient. Tel est l’apogée intellectuel du consommateur-électeur, fabriqué et imposé par des élites insolentes et impitoyables qui n’ont décidément que le mépris le plus total pour l’esprit humain.
En réalité, la société des « droits de l’homme » est la plus machiavélique entre toutes, en s’efforçant de dissimuler ses crimes et ses méfaits totalitaires sous l’humanisme de paillettes le plus aveuglant. Autrement dit, au pays des droits de l’homme, l’humanisme, ce sont ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. C’est ainsi que plus de 6 millions d’enfants à naître ont été assassinés en France depuis 1974. Et ces assassinats ont été commis… au nom des droits de l’homme bien sûr ! Ceux des femmes, pas ceux des enfants à naître… Une relativité remarquable par tout un chacun, qui fait que l’idéologie des « droits de l’homme » ne va pas de soi, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire ; idéologie ultra-individualiste [J.M. Le Pen dit ici la même chose que le cardinal Renato Martino et Benoît XVI parlant d'"idéologie individualiste"], les droits de l’homme nient en effet les cadres naturels de l’être humain ― la Vie, la Famille, la Nation notamment ― qui l’ont pourtant enfanté, bercé, cajolé, et sont nécessaires à son épanouissement physique et mental.
Mais si au moins les droits de l’homme étaient appliqués de la même façon pour tous les hommes, ils en auraient une certaine crédibilité. Mais à l’heure où des historiens sont, de manière incroyablement brutale, jetés en prison pendant plusieurs années, et où même ceux qui comme Bruno Gollnisch exprimant l’opinion que ceux-ci devraient pouvoir s’exprimer librement, sont persécutés par les médias, et traînés devant les tribunaux, les droits de l’homme ne font figure aujourd’hui que d’idéologie hypocrite et cynique, et pire encore, obscurantiste et rétrograde. Avec les droits de l’homme, on n’atteint manifestement même pas le progrès de l’époque des Lumières, lorsque Voltaire clamait, porté par un vent de liberté : « Je hais vos idées, mais je me ferai tuer pour que vous ayez le droit de les exprimer ».
L’homme des droits-de-l’hommistes est de toute évidence, sur le plan intellectuel, ramené à l’homme du Moyen-Age. Depuis l’attentat contre Jean-Marie Le Pen en 1976, en passant par l’assassinat de François Duprat en 1978, ou de multiples attentats contre les hommes et les locaux du Front National, ou plus récemment l’agression d’Alain Soral par un commando sioniste en 2004, sans que dans toutes ces affaires jamais les coupables ne soient retrouvés, les droits-de-l’hommistes, bien loin de se faire tuer pour que d’autres puissent exprimer des idées opposées, préfèrent tuer pour étouffer ces idées. Et pour être en contradiction aussi flagrante et minable avec leur théorie ― la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme déclare que « La liberté d’expression vaut non seulement pour les “informations” ou “idées” accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels, il n’est pas de “société démocratique”. » ― il faut croire qu’ils n’ont que la haine, la violence, et les tribunaux pour répondre à ces idées qu’ils haïssent… C’est bien la seule hypothèse envisageable lorsque l’on voit un humoriste émettant des doutes sur la version officielle du 11 septembre, se faire lyncher sur la place publique, jusqu’à endosser l’accusation bidon suprême d’antisémitisme et de négationnisme ― mais où les « bien-pensants » sont-ils allés chercher ce rapport incertain ? Eux-seuls et quelques autres le savent… ― et même se faire interdire d’antenne à une radio grand public, la piteuse Europe 1. Car oui, l’homme des droits de l’homme, lorsqu’il voit les tours du World Trade Center s’écrouler sur elles-mêmes à la vitesse de la chute libre (voir aussi reopen911.info), il n’a pas le droit de conclure à l’évidence de la démolition contrôlée ! Et s’il s’octroie quand même ce droit, les droits-de-l’hommistes, balayant toute forme de débat véritable et loyal, l’en dissuaderont implacablement. La preuve que les droits-de-l’hommistes sont bien incapables de répondre par l’argumentation à ceux qu’ils persécutent…
Bref, pour prendre un grand bol d’air frais dans cette pensée unique crasseuse et dégradante pour l’esprit humain qui déferle pour cet anniversaire funeste de la Déclaration des droits de l’homme, rien ne vaut un bon discours du Président du Front National, Jean-Marie Le Pen. C’est pourquoi nous vous invitons à lire ou à relire celui qu’il tint en août 1989, dans son village natal de la Trinité-sur-Mer, et dans lequel il analysait sur le fond, avec élégance, clarté et précision, l’idéologie des droits de l’homme. Et si les droits-de-l’hommistes n’ont que la diabolisation simpliste pour lui répondre, c’est qu’ils ne peuvent pas faire autrement !
[Présent / 28.08.89] Jean-Marie Le Pen à La Trinité-sur-Mer via Nationspresse.info