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Christ Roi

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  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 16:58

File:Vote solennel loi mariage 23042013 24.jpg

Erwann Binet (à droite) lors du vote solennel de la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe.

 

« L'église catholique mais aussi les musulmans de France, les autres religions, ont toute légitimité pour exprimer leur point de vue. En revanche, elles ne peuvent pas, je pense, refuser ou ignorer que la vraie légitimité législative, elle est issue de la représentation élective, de la représentation politique et donc du Parlement. »

(Erwann Binet, le député PS rapporteur du projet de loi sur le mariage homosexuel, à propos des déclarations du pape François appelant à abroger des lois si nécessaire, le 15 juin 2013.)

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/06/15/97001-20130615FILWWW00377-pape-francois-pas-lieu-de-polemiquer.php

 

 

C'est là tout le problème de la démocratie moderne qui fonde la légitimité politique sur la soit-disant "représentation" nationale portée au parlement ("souveraineté nationale": "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation". Article 3 DDH de 1789), ce qui conduit à une "souveraineté illimitée" (Benjamin Constant), à l'"absolutisme parlementaire" (Carré de Malberg), à une "démocratie illimitée" (Hayek)... et à des lois totalitaires...

 

Il va bien falloir un jour que d'aucuns se décident à se saisir de ce problème tant nous avons l'impression nous légitimistes de mouliner dans le vent ! A la "légitimité" politique fondée sur le nombre (Volonté générale, "souveraineté nationale", volontarisme, constructivisme...), nous proposons la loi naturelle comme fondement solide de la légitimité politique. Ceux qui viennent aujourd'hui dénoncer les lois totalitaires de la république feraient bien d'y songer, d'être conséquents et d'aller jusqu'au bout du raisonnement !


 

- "La Volonté générale ne pouvait que finir par vouloir changer toutes les lois, aujourd'hui la loi naturelle, demain peut-être les lois de la gravitation universelle" (Jean-Claude Martinez)

- Le parlement européen collabo s'en prend à la loi russe anti-propagande homosexuelle

- Tirage au sort des "élus": le député Laurent LOUIS ébranle le Parlement belge, émoi dans la communauté parlementaire

- Pourquoi s'attaquer aux effets et jamais aux causes ?

- La Volonté générale et l'asservissement de la liberté

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 13:26

 

 

Des tombes chrétiennes ont été taguées dans un cimetière de Jaffa, dans l’agglomération de la ville israélienne de Tel-Aviv, vraisemblablement par des extrémistes juifs, a indiqué la police israélienne jeudi (13 juin, NdCR.).

Les vandales ont écrit en hébreu « Prix à payer » et « revanche » sur les pierres tombales de ce cimetière orthodoxe de Jaffa, peuplée à la fois de juifs et de musulmans, a précisé à l’AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

 

 

Source: http://www.christianophobie.fr/breves/15194

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:53

Le pape François qui, en fin de matinée, recevait au Vatican une délégation de sénateurs et députés venus de France, s'est adressé aujourd'hui pour la première fois à la France et a invité les parlementaires français à ne pas hésiter à "abroger" les lois si nécessaire, pour leur "apporter l'indispensable qualité qui élève et anoblit la personne humaine".

 

Les propos du pontife ... faisaient clairement allusion à toutes les législations pouvant être considérées comme contraires aux principes de l'Eglise catholique, de l'avortement à l'euthanasie en passant par le "mariage" homosexuel ou les nouvelles normes de "bioéthique". (1)

 

"Votre tâche est certes technique et juridique, consistant à proposer des lois, à les amender ou même à les abroger", a rappelé le pape.

 

Le pape a aussi jugé "nécessaire" de "leur insuffler (à ces lois, ndlr) un supplément, un esprit, une âme qui ne reflète pas uniquement les modes et les idées du moment, mais qui leur apporte l'indispensable qualité qui élève et anoblit la personne humaine".

 

"Le principe de laïcité qui gouverne les relations entre l'État français et les différentes confessions religieuses ne doit pas signifier en soi une hostilité à la réalité religieuse, ou une exclusion des religions du champ social et des débats qui l'animent", a poursuivi le pape dans son discours à la délégation.

 

Il a souligné que l'Eglise "désire apporter sa contribution spécifique sur des questions profondes qui engagent une vision plus complète de la personne et de son destin", une contribution qu'elle souhaite donner non seulement au niveau "anthropologique ou sociétal, mais aussi dans les domaines politique, économique et culturel".

 

Il a rappelé que la France où une loi autorisant le "mariage"  homosexuel a été légalisé, est une "nation vers laquelle les yeux du monde se tournent souvent".

 

***


Discours du pape François aux parlementaires français

 

  • Monsieur le président, chers Parlementaires,
  • Faisant suite à votre demande, je suis heureux de vous recevoir ce matin, membres du Sénat et de l’Assemblée nationale de la République française.
  • Au-delà des différentes sensibilités politiques que vous représentez, votre présence manifeste la qualité des relations entre votre pays et le Saint-Siège.
  • Cette rencontre est pour moi l’occasion de souligner les relations de confiance qui existent généralement en France entre les responsables de la vie publique et ceux de l’Église catholique, que ce soit au niveau national ou au niveau régional ou local. Le principe de laïcité qui gouverne les relations entre l’État français et les différentes confessions religieuses ne doit pas signifier en soi une hostilité à la réalité religieuse, ou une exclusion des religions du champ social et des débats qui l’animent. On peut se féliciter que la société française redécouvre des propositions faites par l’Église, entre autres, qui offrent une certaine vision de la personne et de sa dignité en vue du bien commun.
  • L’Église désire ainsi apporter sa contribution spécifique sur des questions profondes qui engagent une vision plus complète de la personne et de son destin, de la société et de son destin. Cette contribution ne se situe pas uniquement dans le domaine anthropologique ou sociétal, mais aussi dans les domaines politique, économique et culturel. En tant qu’élus d’une Nation vers laquelle les yeux du monde se tournent souvent, il est de votre devoir, je crois, de contribuer de manière efficace et continue à l’amélioration de la vie de vos concitoyens que vous connaissez particulièrement à travers les innombrables contacts locaux que vous cultivez et qui vous rendent sensibles à leurs vraies nécessités.
  • Votre tâche est certes technique et juridique, consistant à proposer des lois, à les amender ou même à les abroger. Il vous est aussi nécessaire de leur insuffler un supplément, un esprit, une âme dirais-je, qui ne reflète pas uniquement les modes et les idées du moment, mais qui leur apporte l’indispensable qualité qui élève et anoblit la personne humaine. Je vous formule donc mes encouragements les plus chaleureux pour continuer dans votre noble mission, cherchant toujours le bien de la personne en promouvant la fraternité dans votre beau pays.(2)

 

Lire aussi l'article de Jean-Marie Guénois pour le Figaro, "Le pape François s'adresse pour la première fois à la France." (3)

 

Sources:

 

(1) Le Nouvel Obs s'étrangle et titre : "Le pape s'en prend aux lois de la République française" (comme si ces lois étaient inscrites dans le marbre...) http://tempsreel.nouvelobs.com/mariage-gay-lesbienne/20130615.OBS3464/le-pape-s-en-prend-aux-lois-de-la-republique-francaise.html

(2) http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/DOCUMENT-Discours-du-pape-Francois-aux-Parlementaires-francais-2013-06-15-973826

(3) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/06/15/01016-20130615ARTFIG00326-le-pape-francois-s-adresse-pour-la-premiere-fois-a-la-france.php

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:18

Le Fonds Monétaire International vient de rendre public un rapport particulièrement critique sur la situation de la Grèce1. Ce rapport conclut à la domination de politiques restrictives qui conduisent à un ajustement qui se fait essentiellement par la récession.

« Greece is adjusting mainly through recession, not through productivity-enhancing reforms.»

Ce rapport s’est attiré l’ire de la Commission Européenne2 et, aujourd’hui, on peut dire que le torchon brûle au sein même de la Troïka (ensemble composé du FMI, de la BCE et de la Commission Européenne) qui est chargée d’administrer les « réformes » imposées à la Grèce. C’est même là l’essentiel. En effet, les critiques portées par le FMI contre la politique imposée à la Grèce sont relativement modérées, même si elles s’appuient très souvent sur un constat fort juste. L’important est donc plutôt dans l’éclatement du front existant entre les institutions européennes et le FMI, chose que l’on pressentait depuis le début de cette année, avec la polémique sur les effets des politiques d’ajustement fiscal et budgétaire. Cela va contribuer à dessiller certains yeux. La politique meurtrière conduite en Grèce, et ceci au premier sens du terme car les suicides ont augmenté d’un quart dans ce pays, est de la responsabilité pleine et entière des dirigeants européens, et au premier chef des dirigeants allemands mais aussi, hélas, français.

- See more at: http://russeurope.hypotheses.org/1338#sthash.RxAgVFFW.d

Le Fonds Monétaire International vient de rendre public un rapport particulièrement critique sur la situation de la Grèce (FMI, Country Report No. 13/154, Juin 2013, Washington DC). Ce rapport conclut à la domination de politiques restrictives qui conduisent à un ajustement qui se fait essentiellement par la récession.

FMI, Country Report No. 13/154, Juin 2013, Washington DC - See more at: http://russeurope.hypotheses.org/1338#footnote_0_1338. Ce rapport conclut à la domination de politiques restrictives qui conduisent à un ajustement qui se fait essentiellement par la réce

« Greece is adjusting mainly through recession, not through productivity-enhancing reforms.»

 

Ce rapport s’est attiré l’ire de la Commission Européenne (L’Expansion, « Bruxelles et le FMI en désaccord ‘fondamental’ sur la Grèce », le 6 juin 2013) et, aujourd’hui, on peut dire que le torchon brûle au sein même de la Troïka (ensemble composé du FMI, de la BCE et de la Commission Européenne) qui est chargée d’administrer les « réformes » imposées à la Grèce. C’est même là l’essentiel. En effet, les critiques portées par le FMI contre la politique imposée à la Grèce sont relativement modérées, même si elles s’appuient très souvent sur un constat fort juste. L’important est donc plutôt dans l’éclatement du front existant entre les institutions européennes et le FMI, chose que l’on pressentait depuis le début de cette année, avec la polémique sur les effets des politiques d’ajustement fiscal et budgétaire. Cela va contribuer à dessiller certains yeux. La politique meurtrière conduite en Grèce, et ceci au premier sens du terme car les suicides ont augmenté d’un quart dans ce pays, est de la responsabilité pleine et entière des dirigeants européens, et au premier chef des dirigeants allemands mais aussi, hélas, français.

 

... Ces problèmes seront amplifiés par l’existence désormais d’une dépression généralisée dans la zone Euro qui compromet assez gravement la capacité de la Grèce de renouer avec une forte croissance. Le maintien d’une dépression, ou au mieux d’une stagnation, va rendre ingérable le problème de la dette à relativement court terme. C’est la raison pour laquelle une restructuration – un défaut ordonné – de la Grèce est aujourd’hui une quasi-certitude. ...

La société grecque est en train d’imploser avec des signaux extrêmement préoccupants. Ceci pose le risque d’une rupture politique entraînant à terme la sortie de la Grèce de la zone Euro.

 

... Si l’on ne partage pas le point de vue du rapport quant aux conséquences d’une sortie de l’Euro pour la Grèce, et il faut rappeler à cet égard que le FMI s’est régulièrement et massivement trompé sur les conséquences des importantes dévaluations de ces dernières années (Russie, Argentine) qui ont été en réalité très favorables aux économies concernées, on ne peut que partager le sentiment que cette possibilité est aujourd’hui bien réelle.

La société grecque est en train d’imploser avec des signaux extrêmement préoccupants. Ceci pose le risque d’une rupture politique entraînant à terme la sortie de la Grèce de la zone Euro. - See more at: http://russeurope.hypotheses.org/1338#identifier_1_1338

 

 

Tout cela est une histoire connue. Les politiques d’ajustement budgétaire et fiscal entraînent une contraction de l’activité, qui entraîne une chute de la collecte fiscale, à la fois parce que la base fiscale se réduit mais aussi parce que le taux de collecte se détériore devant l’insolvabilité d’un nombre grandissant d’agents économiques. Il faut constamment recourir à l’emprunt, jusqu’au moment où un défaut (faute d’avoir procédé en son temps à une restructuration) s’imposera. Clairement, les experts du FMI n’ont pas tiré toutes les leçons de l’histoire de la Russie dans les années 1990 et jusqu’à la crise financière d’août 1998. Il y a donc bien des zones d’ombre et des trous dans ce rapport, mais il a au moins le mérite d’exister et de mettre crûment en lumière la responsabilités des dirigeants européens.

 

Source : http://russeurope.hypotheses.org/1338

 

L'article de l'Expansion du 6 juin, "Bruxelles et le FMI en désaccord 'fondamental' sur la Grèce" indique :

 

  • "Dans son rapport publié mercredi, le FMI fait son mea culpa, admettant que le premier plan de sauvetage de la Grèce en 2010 s'est soldé par "des échecs notables", en raison notamment de désaccords avec ses partenaires européens au sein de la troïka. Il regrette l'absence de "division claire du travail" au sein de la troïka et reproche aux Européens d'avoir manqué d'expérience et de "compétences" sur le programme d'aide à la Grèce, lié à de très strictes conditions en matière budgétaire et de réformes structurelles.

Un porte-parole de la Commission, M. O'Connor défendant la Commission sur ce point, a bien évidement déclaré : "Nous sommes en désaccord fondamental avec l'idée selon laquelle il n'y a pas eu assez d'efforts faits pour identifier les réformes structurelles favorisant la croissance", jugeant que la Commission avait été "une force motrice importante" en la matière... C'est plutôt l'inverse qui est vrai !

 

La troïka "n'existait pas il y a trois ans " et "a été mise sur pied à partir de rien", a argumenté O'Connor, sans que l'on ne sache trop ce que la Troïka vient faire ici...

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 11:36

Arcangues (64) : le maire ne veut toujours pas de mariage gay

 

 

Le maire a redit hier son refus de marier un couple gay. 

 

[C]ommuniqué de la mairie, tombé hier : « Les adjoints ont renouvelé leur confiance et leur solidarité avec le maire, dans le refus de célébrer des mariages gays. Les élus, à l’unanimité (sic), ne céderont pas au tribunal médiatique qui préannonce leur décision […]. Bonjour les démocrates. »


... De son côté, Jean-Michel Colo s’obstine. « Je ne me suis pas entretenu avec les conseillères, dit-il. Si elles veulent faire des mariages, tant mieux pour elles. Mais ce n’est pas leur rôle. » En effet, c’est celui des maires. Mais reprenons la lecture du communiqué municipal : « L’exécutif a […] décidé de se retrouver prochainement pour reconsidérer sa position, souhaitant avancer à son rythme ».

 

Source: Publié le 15/06/2013 à 06h00 | Mise à jour : 15/06/2013 à 09h41 http://www.sudouest.fr/2013/06/15/il-fait-durer-le-deplaisir-1086065-3958.php

 

 

- Arcangues : Les adjoints ont renouvelé leur confiance et leur solidarité avec le maire dans le refus de célébrer des mariages gay (Sud Ouest)

- Vers une plainte contre les Résistants d'Arcangues

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 11:08
Nouveau scandale : (Communiqué de la Manif pour tous) les Mères Veilleuses de Lille ont été agressées par un individu muni d'un couteau et proférant insultes et injures. Après une garde à vue de seulement 12h, il est en liberté... !

Deux poids - deux mesures : le scandale continue
Agression à Lille de pacifiques mères veilleuses
 
Dalila S., mère veilleuse de Lille de 47 ans se souviendra longtemps de sa nuit du 12 au 13 juin.
 
Alors qu’elle veillait comme tous les soirs sur la grand place de Lille avec 4 autres mères veilleuses, et débattait avec deux jeunes favorables à la loi Taubira, un individu s’approcha et se mit à l'injurier ("fachos - connasses - bonobo") et à la menacer.
 
Un homme de passage s’interposa pour protéger les mères veilleuses. Loin de se calmer, l'individu a alors sorti un couteau, qu'il a brandi  en continuant d'invectiver les mères veilleuses de ses injures haineuses ("fachos", "on va vous raser comme après la guerre").
 
Comme elle se reculait, l’agresseur a essayé de porter un coup de couteau à l'homme qui la protegeait.
 
Appelée sur les lieux la police a interpellé l’agresseur au moment où il tentait de cacher son arme. Il a été placé en garde à vue et Dalila a porté plainte.
 
Nouveau cas d’illustration du « deux poids – deux mesures » à l’encontre des sympathisants de La Manif Pour Tous.
 
L’agresseur, libéré au bout d'une douzaine d'heures de garde à vue, ne sera pas poursuivi malgré la gravité objective des faits. Il est simplement convoqué en octobre pour une "composition pénale", mesure alternative aux poursuites pénales au terme de laquelle, s'il donne son accord, il sera au pire sanctionné d'une amende ou d'un travail d'intérêt général. Contacté par l’avocat de Dalila S, le parquet n’a pas souhaité apporter d'éclaircissements sur cette étrange décision.
 
Ainsi donc, alors qu'à Paris, des jeunes sont arrêtés, interpellés, retenus jusqu'à 48h en garde à vue et jugés par le Tribunal correctionnel pour le port d'un sweat "La manif pour Tous" ou l'utilisation d'un fumigène sur un cour de Tennis, à Lille, un individu qui menace une femme d'un couteau n'est pas poursuivi...
La multiplication des exemples laisse craindre que ceci ne soit pas lié à la géographie...
 
L’outrance dans l’application à deux vitesses des règles de droit devient un scandale !
 
Il faut que cesse l'usage politique de la police. Il faut que cesse l'usage politique de la justice. Ni l'un ni l'autre ne feront taire le peuple.
.

 

 

- Deux poids deux mesures encore : Femen à Notre-Dame: 0 GAV, Hommen à Roland-Garros: 11 GAV

- "Indignés" contre "Printemps français" : deux poids deux mesures

- Emeutes du PSG qatari : un deux poids deux mesures dont l'Oligarchie devra rendre des comptes

- Deux poids deux mesures : Quand les pro mariage homosexuels appelaient à violer la loi établie

- Deux poids deux mesures: "Sur le concept du visage du fils de Dieu"

- Démocratie française et violence contre les personnes : deux poids deux mesures

- Avignon ("Piss Christ") : deux poids deux mesures

- Mariage "homosexuel" : Deux poids deux mesures dans la "neutralité" de l'enseignement

- Deux poids deux mesures : A quand la dissolution des LGBT et autres Femen ?

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 09:05

DrapeauLe retour au pouvoir de la droite en Islande le 28 avril 2013, après que les sociaux-démocrates de l’Alliance aient perdu plus de la moitié de leurs députés, devait marquer l’arrêt des négociations d’adhésion de l’Islande à l’Union européenne (UE). C'est chose faite : le nouveau ministre des affaires étrangères Gunnar Bragi Sveinsson, s’est rendu jeudi 13 juin à Bruxelles pour dire officiellement et de vive voix à la Commission européenne que les négociations d’adhésion étaient « suspendues »... « C’est ainsi que fonctionne la démocratie », leur a-t-il lancé.

 

La coalition de centre droit en Islande est traditionnellement hostile à l’adhésion. Les élections d'avril ont été remportées par deux partis qui tous deux étaient contre l’adhésion. Dans les sondages la proportion de citoyens favorables à l’UE ne dépasse jamais les 25%. L'Islande reste toutefois un pays encore très intégré dans l'UE à travers l'appartenance à l’Association européenne de libre échange (AELE) ainsi qu‘à l’espace Schengen.

 

Pendant que l'Union européenne enfonce les pays européens dans la récession, le chômage et la dette (atteignant près de 100% du PIB en Belgique, en France...), l'Islande a le meilleur taux de croissance en 2013.

 

Add. 12 septembre 2013 Le ministre des Affaires étrangères islandais Gunnar Bragi Sveinsson a annoncé jeudi (12 septembre 2013 NdCR.) avoir suspendu pour toute la durée de la législature les négociations d'adhésion à l'Union européenne.


Lors d'un discours au Parlement, M. Sveinsson a déclaré: «Nous avons dissous l'équipe et les groupes de négociation, et plus aucun sommet n'aura lieu. L'UE a décidé qu'il n'y aurait plus de dotation IAP. ... Le gouvernement est à l'unisson sur ce sujet. Le processus a été suspendu, rien n'a été fermé, et nous voulons améliorer notre communication et renforcer nos liens avec l'UE sans y adhérer».

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/09/12/97001-20130912FILWWW00465-ueislande-fin-des-negociations-d-adhesion.php

 

- L'Islande réussit à sortir de la crise (mars 2013)

- Les Islandais se prononcent sur une nouvelle Constitution écrite par "des gens ordinaires" (octobre 2012)

- Islande: un non massif l'emporte au referendum sur le remboursement de la dette (avril 2011)

- Islande: révolte démocratique islandaise anti-banksters (janvier 2010)

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 07:51

Il y a manifestement deux conceptions différentes des "droits de l'homme", en Europe et en Russie. La première, sexualiste, libertaire, régimiste et idéologique, s'assoit sur les droits de l'enfant, la seconde, réaliste, les défend vaillamment. Il reste maintenant à la Russie, par une résolution solennelle, à condamner fermement les dites déclarations des "droits de l'homme" et notamment la DDH de 1789 permettant aux parlements maçonniques occidentaux de se prendre pour Dieu sur terre... (ce qui a été défini par Benjamin Constant comme une "souveraineté illimitée", par Carré de Malberg, un "absolutisme parlementaire" ou un "parlementarisme absolu", et par Hayek comme une "démocratie illimitée"...) au travers du dogme de la "Souveraineté nationale", exprimée par la Volonté générale (article 3: "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation"). Ces deux mythes qui fondent le pouvoir totalitaire des gouvernements occidentaux dits "démocratiques" doivent à présent être épinglés, indexés et définitivement condamnés.

 

 

Moscou qualifie de document politisé et inamical la résolution adoptée jeudi 13 juin par le Parlement européen sur la situation en Russie dans le domaine de la suprématie de la loi, a indiqué hier le délégué du ministère russe des Affaires étrangères aux droits de l'Homme, Mikhaïl Dolgov.

"Nous avons retenu la résolution adoptée le 13 juin par le Parlement européen sur la situation en Russie dans le domaine de la suprématie de la loi. Il s'agit d'un nouveau document politisé et manifestement inamical qui n'a rien à voir avec la situation réelle dans le domaine de la démocratie et des droits de l'Homme en Russie ", lit-on dans le commentaire publié sur le site de la diplomatie russe.


Dans cette résolution adoptée jeudi 13 juin, le Parlement européen a exprimé sa profonde préoccupation au sujet des lois russes sur les ONG-agents étrangers et sur la "propagande des relations sexuelles non-traditionnelles auprès de mineurs", cette dernière loi instaurant des amendes allant jusqu'à un million de roubles.

Aux termes de la loi sur les ONG-agents étrangers, les organisations non-gouvernementales exerçant des activités politiques et bénéficiant d'un financement étranger sont soumises à un régime juridique particulier qui prévoit, en cas d'infraction, une amende allant jusqu'à un million de roubles (environ 25.000 euros) ou des peines pouvant atteindre quatre ans de prison.

 

 

 

Source: http://fr.rian.ru/world/20130614/198546508.html

 

 

- Russie : l'adoption d'enfants par des couples homosexuels étrangers interdite (18 juin 2013)

- L’appel de Moscou du 13 juin 2013 d’Aymeric Chauprade à résister au mondialisme occidental

- La Russie adopte une loi punissant la "propagande" homosexuelle devant mineur

- "Mariage" homosexuel: un exemple de conflit entre Volonté générale et droits de l'homme

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 06:34

Un article publié sur Le Bréviaire des Patriotes évoque la monarchie comme "une idée moderne pouvant parfaitement répondre aux attentes légitimes du peuple au XXIème siècle". Extrait: 

 

Le Château de Versailles en 1668 | Huile sur toile de Pierre Patel (1668), Château de Versailles. 

Le Château de Versailles en 1668 | Huile sur toile de Pierre Patel (1668), Château de Versailles.

 

Divagation ou exaspération réelle du corps militaire français pouvant amener à une tentative de coup de force ? Dans tous les cas de figure, face au délabrement évident du système, envisageons ensemble une autre voie institutionnelle que peut fort bien représenter une Monarchie.

 

Qu’il se nomme Louis XX, Henri VII ou encore Napoléon VII, le Roi (ou l’Empereur) peut-il être le sauveur de la France ; l’instigateur de la restauration de cette Monarchie française moult fois séculaire qui fut à l’origine de la grandeur de notre beau pays ; le juge inflexible de cette république bananière dont la plupart des coreligionnaires font la une des rubriques judiciaires depuis trop longtemps ; mais surtout, le Père du peuple qui incarne la France, au dessus des partis politiques, loin de cette démocratie d’apparence où seul l’argent permet d’arriver à la tête de l’État à coup de campagne publicitaire démagogique ?

Il n’est certes pas aisé de débattre sur ce sujet sans se heurter aux quolibets ou caricatures absurdes ; mais il faut bien comprendre que l’idée monarchique est loin d’être désuète mais bien moderne, pouvant parfaitement répondre aux attentes légitimes du peuple au XXIème siècle. Comment cela ? En citant un exemple du quotidien.

 

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Dans un régime monarchique, la Nation est organisée sur le modèle traditionnel de la Famille.

  • Le père, en qui réside le pouvoir ;
  • La mère, qui modère le pouvoir paternel et le maintient dans de justes limites ;
  • Les enfants, qui obéissent.

À moins de faire montre d’une mauvaise fois sans borne ou de citer des exemples minoritaires, l’autorité du père n’est point arbitraire, tout comme la sujétion des enfants à ce dernier n’est point absolue, dans le sens où les actes du chef de famille sont déterminés par les besoins des enfants.

En transposant tout cela, le rôle du père est confié au Roi, qui règne et gouverne ; le rôle de la mère est dévolu aux Groupements sociaux qui limitent le pouvoir monarchique, et les gouvernés sont les citoyens.

Tout comme la Famille, si l’une des trois parties venait à disparaître, elle entrainerait la dissolution de l’ensemble. Ils ont donc un intérêt commun, celui d’être constamment unis dans le but d’assurer leur conservation mutuelle.

 

De plus, l’on constate chaque jour que le manque de continuité au sein de l’État nuit gravement à situation de la France (suppression des réformes du candidat étant au pouvoir précédemment, restriction des libertés des adversaires par une justice à deux vitesses, etc…) ; seul l’hérédité peut assurer la pérennité d’une Nation du fait que le sort du Monarque soit intimement lié au sort de cette dernière. Peut-on supposer, chez un père de famille, l’inconscience de servir les intérêts d’une famille étrangère au détriment de la sienne propre ? Non, car il agirait contre ses propres intérêts.

Terminons en citant Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Louis XX : « La monarchie est une forme de continuité, un lien avec l’Histoire. C’est une notion évolutive, moderne. Avec la mondialisation, on perd parfois le nord … La monarchie est un repère. Vous ne pouvez pas vous construire un futur si vous ne connaissez pas votre passé. »

 

Source et suite: http://www.lebreviairedespatriotes.fr/2013/06/12/la-monarchie-simpose-t-elle-a-la-france/

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 00:26

L'info du Monde selon laquelle le maire d'Arcangues aurait cédé serait-elle fausse ? SudOuest d'hier indique en effet: «  Mariage gay refusé à Arcangues (64): le maire et les élus font bloc ».

 

  • « Dans un communiqué de la mairie diffusé ce vendredi (14 juin, NdCR.), on peut lire que "les adjoints ont renouvelé leur confiance et leur solidarité avec le maire dans le refus de célébrer des mariages gay. Les élus, à l’unanimité, ne céderont pas au tribunal médiatique qui pré annonce leur décision avant même qu’ils ne se soient réunis". »

 

Sud Ouest ajoute: Le Conseil municipal a décidé de se retrouver prochainement pour "reconsidérer sa position".

 

Source: http://www.sudouest.fr/2013/06/14/mariage-gay-refuse-a-arcangues-64-le-maire-et-les-elus-font-bloc-1085586-4018.php

 

- Vers une plainte contre les Résistants d'Arcangues

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 22:11

Jérôme Cahuzac n'est pas le seul politique et ministre à avoir un compte en Suisse. C'est ce que montre un document qu'Europe1.fr déclare avoir eu en main.


Pierre Condamin-Gerbier, ex-cadre de la banque suisse Reyl et témoin dans l'enquête sur l'affaire Cahuzac, a affirmé hier à l'AFP disposer d'une liste "d'une quinzaine" de noms d'ex-ministres ou d'actuels ministres détenteurs d'un compte en Suisse (1) et estimé que Jérôme Cahuzac n'était qu'un "fusible". "[O]n dit que c’est le mensonge d’un homme, mais des Cahuzac il y en a d’autres». «C’est le mensonge d’un système et d’un Etat», a-t-il assuré ensuite à plusieurs journalistes. (2) Une allégation faite initialement la veille, mercredi (12 juin, NdCR.), devant les sénateurs.

Interrogé sur l’éventuelle divulgation des noms de la liste qu’il dit détenir, il a répondu à l’AFP : «J’attends le bon moment pour le faire», notamment lorsque cela «aura le moins de répercussions pour moi et ma famille». Il a expliqué, comme il l’a déjà fait dans d’autres médias, qu’il subissait «des menaces», notamment des «menaces de mort». Il a raconté jeudi que récemment il avait retrouvé sa moto «trafiquée», «destinée à lâcher» et qu’il avait «porté plainte» à ce sujet.

Le député PS Yann Galut, rapporteur du projet de loi de lutte contre la fraude fiscale a déclaré que dans les documents qu'il possède, se trouvent "des éléments de preuve", qui ont été remis à "une partie tiers".

Europe1.fr a annoncé aujourd'hui avoir eu accès à l'un de ces documents: le compte-rendu d'une réunion dans un cabinet d'avocats parisiens de la banque Reyl daté de 2008 et signé de la main de Pierre Condamin-Gerbier, "qui confirme ce qu'avance le banquier". Ce document, affirme Europe1.fr "confirme qu'un banquier suisse a bien géré les comptes de politiques français". (3)

 

Dans ce document à en-tête de la banque suisse, on peut lire les modalités d'une transaction entre un homme politique français et un homme d'affaires. Ainsi, figure la mention PEP, trois lettres qui signifient : Personnalité Exposée Politiquement, qui apparaît comme "un acteur important de la communauté politique française". Son nom a été volontairement modifié. Cet homme politique, dont le nom est volontairement remplacé par un autre, souhaite transférer de l'argent depuis ses comptes personnels chez HSBC en Suisse sur ceux de l'homme d'affaires, resté anonyme lui aussi. La somme est colossale : plus de 23 millions d'euros. L'opération doit se faire en toute opacité, à travers des trusts - un montage occulte, fait d'intermédiaires- dont le but est de brouiller au maximum les pistes pour échapper au fisc.

 

Ultime détail, le document est daté de mars 2008. Or, c'est précisément à cette période que court une rumeur insistante sur la place de Genève : une liste de milliers d'exilés fiscaux, tous clients de la banque HSBC, est sur le point d'être dévoilée. Tout laisse donc à penser que cet homme politique a voulu disparaître de cette fameuse liste de la banque HSBC dont il était client en Suisse, et abriter discrètement ses 23 millions d'euros sur les comptes de son ami richissime.

 

Le document ne donne aucun indice sur l'identité de cet homme politique. Le nom qui figure n'est pas le sien. Et ni sa tendance politique, ni son âge, ni ses fonctions ne sont mentionnés. Selon Europe1.fr, cela révèle en revanche que Jérôme Cahuzac n'est bien pas le seul homme politique français à avoir eu des comptes non déclarés en Suisse. Dans un communiqué envoyé à la presse, la banque suisse Reyl a démenti et dénonce des "amalgames et allégations".

 

Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation, a déclaré hier, que s'il existait une liste d'une quinzaine d'hommes politiques possédant un compte en Suisse, "il fallait la donner". "C'est simple, il faut la donner. Je suis pour la transparence: qu'il la donne", a lancé le ministre, à l'adresse de Pierre Condamin-Gerbier.

Ce dernier a été entendu lors de l'affaire Cahuzac, par les policiers dans un premier temps, et ensuite par le juge Van Ruymbeke dans le cadre de l'information judiciaire pour "blanchiment de fraude fiscale" visant l'ex-ministre du Budget. Les juges avaient demandé au parquet une extension de leur enquête à d'éventuels autres détenteurs de comptes non déclarés à la suite de l'audition de Pierre Condamin-Gerbier.

Fin avril, dans un entretien à l'AFP en Suisse il avait assuré qu'il n'avait pas donné aux juges les noms d'éventuels autres détenteurs de comptes non déclarés en Suisse. Le fait que de nombreux responsables politiques français ont utilisé des places financières comme la Suisse pour eux-mêmes ou pour leur parti est un "secret de polichinelle", avait-il dit. Pierre Condamin-Gerbier a été responsable de la délégation UMP en Suisse, notamment lors de la campagne présidentielle de 2007, mais a quitté son poste en 2009.

 

Sources:

 

(1) http://www.huffingtonpost.fr/2013/06/14/affaire-cahuzac-banque-reyl-politiques-compte-suisse_n_3439571.html

(2) http://www.liberation.fr/politiques/2013/06/13/un-temoin-de-l-affaire-cahuzac-evoque-d-autres-comptes-en-suisse-de-politiques_910561

(3) http://www.europe1.fr/France/Fraude-fiscale-une-enquete-sur-la-banque-Reyl-1551475/

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 21:58

 

Le rapport sur les retraites a été remis aujourd'hui au Premier ministre. La commission présidée par Yannick Moreau, qui livre plusieurs pistes, suggère notamment d'augmenter "rapidement" la durée de cotisation. La balle est désormais dans le camp du gouvernement.

 

Le rapport sur les retraites suggère d'augmenter "rapidement" la durée de cotisation à 43 ans pour la génération née en 1962, puis à 44 ans pour les personnes nées en 1966, contre une durée de 41,5 ans actuellement.

 

La commission pour l'avenir des retraites propose également de modifier le mode de calcul des retraites des fonctionnaires "en le faisant progressivement reposer sur une période plus longue que six mois". Pour les salariés du privé, cette période de référence prend en compte les 25 meilleures années. Le rapport ne tranche pas sur une nouvelle durée, mais détaille plusieurs scénarios : cette durée pour les fonctionnaires varierait "de 3 à 10 ans", et serait compensée par "l'intégration d'une partie des primes", jusqu'ici pas prises en compte.

Ces derniers jours, les syndicats sont montés au créneau pour dire que toucher au mode de calcul des retraites des quelque 5,2 millions de fonctionnaires serait un casus belli (Elle est où l'"Egalité" entre la prise en compte des derniers six mois pour le calcul de la retraite des fonctionnaires et les 25 meilleures années pour les salariés du privé ? NdCR.)

 

Le rapport Moreau plaide pour une augmentation des cotisations d'assurance-vieillesse de 0,1 point par an, pendant quatre ans au-delà d'un certain plafond de salaire. Cette hausse serait répartie à parts égales entre salariés et employeurs.


Autre piste évoquée : la création d'un "compte individuel pénibilité". Il servirait à aménager les carrières des personnes exposées à des conditions de travail pénibles et, "en dernier recours", permettre "le rachat de trimestres" afin de partir plus tôt à la retraite. Objectifs : "inciter fortement, et dès le milieu de la carrière, à la reconversion des personnes exposées à des facteurs de pénibilité" et "favoriser leur maintien dans l'emploi par l'aménagement de fins de carrières". Par exemple, 10 trimestres d'exposition à des facteurs de pénibilité déclencheraient le droit à un trimestre de congé formation. Et 30 trimestres d'exposition permettraient le rachat d'un trimestre au titre de la retraite.

 

La commission sur les retraites propose de répartir l'effort financier à parts égales entre actifs et retraités, à hauteur de 2/3 pour les actifs et 1/3 pour les retraités. Pour ces derniers, il est proposé d'aligner le taux de la contribution sociale généralisée (CSG), qui est de 6,6%, sur celui des actifs (7,5%).

 

 

Source: http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Ce-que-propose-le-rapport-sur-les-retraites-613450

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 21:50

Seuls 30 % des adhérents UMP 2012 ont repris leur carte. Sur les 280 000 adhérents UMP en 2012, environ 84 000 ont décidé de renouveler leur carte en 2013. "Nous sommes à peine à 30 % de renouvellement. C'est effarant", alerte un poids lourd du parti.  

 

Ainsi à Paris, on compte 3 900 adhérents à jour de cotisation 2013 (contre 22 308 en 2012). Dans les Bouches-du-Rhône, on dénombre 4 000 encartés 2013 dont un millier de nouveaux adhérents (contre 13 000). Dans le Val-de-Marne, 2 500 adhérents sont à jour de cotisation (contre 5 400). En Haute-Loire, il y a 250 adhérents à jour de cotisation cette année (contre 832). Dans le Cher, on compte 330 encartés (contre 1 100).

 

Le principal parti d'opposition paye le prix du pugilat entre Copé et Fillon, avance Le Point... L'UMP paie surtout le prix de son laxisme dans la défense du mariage naturel ! Et ce n'est qu'un début ! ONLR.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 21:48

[L]es parlementaires Esther Benbassa et Sergio Coronado prévoient d’organiser, le 24 juin prochain, au Sénat, une « cérémonie d’octroi symbolique du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers non communautaires aux élections locales » (sic !).

Une telle cérémonie est scandaleuse à bien des points de vue, mais en particulier à ce point de vue précis : des parlementaires, chargés de voter la loi, manifestent, dans une assemblée parlementaire, dans quel mépris ils tiennent la loi française et, plus grave encore, dans quel mépris, ils tiennent la citoyenneté française.

 

Source et suite: http://www.ndf.fr/poing-de-vue/14-06-2013/provocation-de-deux-elus-eelv-en-faveur-du-vote-des-etrangers-au-senat-le-24-juin-petition-au-president-jean-pierre-bel

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 21:37

Christiane Taubira s'est défilée du débat avec Xavier Bébin, secrétaire général de l'Institut pour la Justice, qui devait avoir lieu ce soir 14 juin, sur France 2, dans l'émission "Ce soir ou jamais".

 

Je reproduis ici le communiqué de l’Institut pour la Justice (site officiel, NdCR.) qui déplore qu’un débat qui devait opposer, aujourd’hui, vendredi 14 juin, sur France 2, le Secrétaire général de L’Institut pour la Justice au Garde des sceaux.

Madame, Monsieur,

Christiane Taubira devait être confrontée, ce vendredi soir sur France 2, au secrétaire général de l’Institut pour la Justice, Xavier Bébin.

Xavier Bébin s’apprêtait à porter la voix des millions de Français qui contestent le laxisme de la Justice envers les criminels.

Mais, à la dernière minute, Christiane Taubira a refusé cette confrontation et France 2 s’est soumise à ce diktat.

Voilà comment on parvient à museler ceux qui ne pensent pas comme vous. Il suffit de ne pas leur donner la parole !

Mais vous pouvez agir, aujourd’hui même, pour effectuer un acte simple et efficace contre cette dictature de la pensée unique.

Car si Christiane Taubira a fait pression pour empêcher le secrétaire général de notre association d’être sur le plateau de « Ce soir ou jamais » sur France 2, ce n’est pas seulement parce qu’elle craignait le débat.

C’est surtout parce qu’elle ne voulait pas faire de publicité au livre qu’il vient de publier « Quand la Justice crée l’insécurité » (Fayard).

Car ce livre donne à tous les citoyens les chiffres et arguments clés pour comprendre à quel point ses projets sont dangereux :

- Christiane Taubira veut en finir avec le « tout carcéral » ? En réalité, le nombre de places de prison par habitant est, en France, inférieur de près de moitié à la moyenne de l’Union européenne.
- Le gouvernement veut développer les « libérations anticipées » des délinquants? Mais par le jeu des remises de peine et de la libération conditionnelle, un détenu peut déjà sortir après avoir effectué un peu plus d’un tiers de sa peine.
- Une nouvelle loi s’apprête à supprimer les « peines plancher pour les récidivistes » ? Alors qu’il existe bien un noyau dur de la criminalité, ces 5 % de délinquants sont responsables de plus de 50 % des crimes et délits commis !
- La prison doit devenir l’exception ? Mais elle l’est déjà : Sur 1,4 million d’auteurs présentés chaque année à la Justice, seuls 80 000 sont réellement envoyés en prison.
- La garde des Sceaux veut supprimer les « tribunaux correctionnels pour mineurs » ? Les mineurs de 14 à 18 ans représentent 1 % de la population carcérale et 5 % de la population générale, mais ils sont responsables de 25 % des viols, 24 % des cambriolages et 46 % des vols avec violence.

Tous ces chiffres, mais aussi de nombreux exemples concrets, sont révélés dans Quand la Justice crée l’insécurité.

Le problème est que la plupart des médias ont décidé de passer ce livre sous silence.

Pourquoi ? Parce que ce livre est « dangereux » pour le pouvoir.

Ce n’est pas moi qui le dit mais Philippe Bilger, ancien avocat général à la Cour d’appel de Paris, et qui n’appartient pas à l’Institut pour la Justice :

Étayée par de nombreuses statistiques, illustrée par des exemples puisés dans l’actualité, fondée sur de solides arguments, l’analyse de Bébin démolit tranquillement, sans vergogne mais sur un ton mesuré, les poncifs de la phraséologie pénale, judiciaire, pénitentiaire, sociale et médiatique.
Cette démolition est d’autant plus redoutable, donc à exclure des circuits d’information et de diffusion, qu’elle est enrichie par des propositions que les politiques pourraient aisément et rapidement mettre en œuvre.
La mécanique habituelle de la disqualification s’est mise en marche. Xavier Bébin serait « de droite », et l’Institut pour la Justice, une association « très droitière ». Il faut faire litière de ces accusations (…)Il est malhonnête de le présenter comme une émanation de la droite dure – et irresponsable d’ignorer son implacable diagnostic.

 

 

Source et suite: http://www.je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr/blog/christiane-taubira-se-defile/

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 21:13

Selon Valeurs Actuelles, une circulaire adressée le 13 juin par Manuel Valls aux Préfets donne au juge des référés pouvoir d'enjoindre au maire de procéder à la célébration d'un mariage entre personnes de meme sexe, sans délai et éventuellement sous astreinte . Ce n'est plus simplement liberté de conscience des maires et de leurs adjoints qui est annulée mais leur liberté individuelle.

 

Alors que de nombreux élus se demandent comment ils pourront exercer leur « liberté de conscience » pour ne pas célébrer de mariages homosexuels -François Hollande l’avait promis devant l’association des maires de France (AMF) avant de se rétracter sous la pression du lobby LGBT- le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, vient d’envoyer une circulaire aux Préfets, intitulée « conséquences du refus illégal de célébrer un mariage de la part d’un officier d’état civil ». Pour leur indiquer comment faire face à ces refus.

La circulaire, que Valeurs Actuelles a pu consulter, est à la fois étonnante et brutale.

Avant de rappeler que les maires refusant de célébrer un mariage entre deux personnes de même sexe s’exposent à des poursuites pénales (5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende), le ministre écrit que « le juge des référés peut donner injonction au maire de procéder à la célébration sans délai, éventuellement sous astreinte ».  Ce n’est plus la « liberté de conscience » qui est cette fois mise en cause dans le paragraphe mais bien la liberté individuelle du maire ou de ses adjoints qui seront obligés, sous la contrainte s’il le faut, de célébrer un mariage entre personnes de même sexe. Comme si ce n’était pas suffisant, le ministre de l’intérieur précise que « le refus de célébrer un mariage par le maire (…) peut constituer (…) une atteinte grave portée à une liberté fondamentale ».

Enfin, ... Manuel Valls évoque la possible révocation par décret en conseil des ministres des élus récalcitrants. Ce qui pose de réelles questions sur le fonctionnement de la démocratie: que se passe-t-il si tout un conseil municipal est révoqué ? Cette situation serait inédite. Le ministre l’indique clairement aux Préfets, il suivra personnellement cette affaire : « je vous demande de me tenir informé, des situations dans lesquelles certains officiers d’état civil refuseraient de célébrer des mariages entre personnes de même sexe ».

 

Source: http://www.valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/mariage-gay-manuel-valls-met-pression-maires-pr%C3%A9fets20130614.html

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 14:47

 

Père, mère, des concepts homophobes?

La famille père-mère-enfants dérange, la majorité est priée de se faire invisible au profit d'une minorité tout sauf silencieuse...

 

 

 

 

Suppression des fête des mères et des pères : agir par peur, c’est ouvrir la voie à l’injustice 
Une directrice d'école décide toute seule, sans avertir le maire ni les parents d'élèves, de supprimer la célébration de la fête des mères et de la fête des pères. Elle le fait "En raison de l'évolution sociale de la structure familiale et afin d'éviter toutes polémiques" : son action est stupide, son analyse est juste.

 

Effectivement, la structure familiale a “évolué” (elle évoluait déjà pas mal, là elle a carrément muté). Et ce qui a évolué aussi, c'est le climat social : miracle de l'apaisement hollandais, prodige de l'égalité à la mode LGBT, effet massif du texte de la loi et des décrets d'application, dire “père” et “mère” devient désormais suspect. On en est arrivé là.

 

Source: http://www.printempsfrancais.fr/2356/suppression-de-la-fete-des-meres-et-des-peres-agir-par-peur-cest-ouvrir-la-voie-a-linjustice/

 

 

- Dernière "fête des mères" avant liquidation : bientôt la fête des "parents" ?

- RDV vendredi 14 juin pour la dernière fête des pères : contre le "gender", tractez en robe!

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 14:24

Encore un crime de plus de la république française. Depuis 1968 en effet, les chirurgiens ont le droit légal en France de prélever vos organes pour faire des greffes, et ainsi s'enrichir après avoir décrété que vous étiez en état de "mort cérébrale". Personne ne viendra vous sauver à ce moment-là ni vous soustraire à l'arbitraire de médecins mercantiles: votre accord est présumé! La circulaire du 24 avril 1968, leur donne ce droit, même si vos organes sont eux encore vivants...


Histoire de la mort cérébrale

 

les artifices du consentement présumé et de la mort cérébraleHistoire et définition de la mort cérébrale

 

 

C’est en France en 1968, que la première définition de la mort cérébrale est donnée. Comment est-on passé de la définition classique de la mort cardio-vasculaire à une nouvelle définition en 1968 ? Quelle est la part des transplanteurs - dans leur réticence à prélever des donneurs vivants et leur besoin d’organes utilisables - et des réanimateurs dans cette définition ?

 

 

Concernant le donneur décédé : la détermination de la mort

 

 

La nécessité pour des raisons techniques de prélever les organes « à cœur battant » a conduit dans l’histoire de la transplantation à adopter un critère particulier concernant la détermination de la mort.Lorsque les médecins firent pour la première fois l’observation de cas dans lesquels le maintien artificiel de l’activité cardiaque et de l’oxygénation par l’assistance respiratoire coexistait avec des signes évoquant la disparition complète de toutes les fonctions du cerveau, ils posèrent le diagnostic d’un coma très profond. En 1959, la Revue neurologique, en publiant les observations faites lors d’une étude restreinte à vingt-trois cas à l’hôpital Claude-Bernard à Paris par P. Mollaret et M.Goulon employa pour la première fois les termes« coma dépassé ». Avec l’abandon du terme de « coma dépassé » et le choix du mot « mort » une évolution très importante fut franchie, traduisant la reconnaissance par les médecins que cet état correspondait à un état de mort, en raison de son caractère irréversible et du fait qu’il portait sur la totalité de l’organe irremplaçable et non transplantable qu’est le cerveau.La dénomination de « mort cérébrale » a été alors retenue afin de souligner que le cerveau était arrivé là au terme d’un processus irréversible qui lui avait fait perdre toutes ces fonctions et notamment celles qui assurent l’intégration de l’ensemble des fonctions vitales.

 

En France, c’est une circulaire du ministère de la Santé en date du 24 avril 1968 qui permit de définir la mort de l’être humain en fonction de la destruction de son cerveau, ce qui permit de réaliser la première greffe cardiaque en France trois jours plus tard.

 

Le cerveau est devenu alors l’organe essentiel puisque la mort de la personne au sens juridique est devenue la mort cérébrale au sens médical.

 

On est passé d’un système où l’état de mort était lié à l’absence de circulation sanguine à un système permettant de déclarer mort un individu qui présente néanmoins les signes apparents de vie en vue de faciliter les prélèvements sur le cadavre.Il s’agit d’un cas bien singulier : cette apparence nouvelle de la mort n’est observée à peine qu’une fois sur cent décès à l’hôpital.A la mort instantanée s’est donc substitué un laps de temps beaucoup plus incertain qui peut se prolonger avec l’appareillage de la technologie médicale, le corps est alors encore « rose » et le prélèvement d’organes possible.

 

 

Le législateur s’est toujours abstenu de définir juridiquement la mort. En effet, une telle définition serait source de nombreuses difficultés pratiques en ce qu’elle figerait une notion qui évolue au gré des connaissances scientifiques et serait donc perpétuellement obsolète.

 

 

 

Il a fallu attendre vingt-huit ans pour que le 2 décembre 1996 soient précisées, comme l’avait déjà réclamé la loi Caillavet, par voie de décret, les conditions dans lesquelles le constat de la mort doit être établi préalablement au prélèvement d’organes.

 

 

Ce décret consacre deux catégories juridiques de mort.Premièrement, dans le cas des personnes présentant un arrêt cardiaque et respiratoire persistant, le constat de la mort repose sur la réunion des trois critères cliniques suivant, simultanément réunis :

 

1. absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée ;

 

2. abolition de tous les réflexes du tronc cérébral ;

 

3. absence totale de ventilation spontanée en réponse à une hypercapnie.On parle dans cette hypothèse de mort « cardio-pulmonaire », mort standard, naturelle, qui concerne la majorité du commun des mortels.

 

 

Deuxièmement, dans l’hypothèse où la personne défunte était assistée par ventilation mécanique et conserverait une fonction hémodynamique, le constat de la mort nécessite en outre un examen paraclinique attestant le caractère irréversible de la mort encéphalique par la réalisation soit :- de deux électroencéphalogrammes, chacun d’une durée de 30 minutes, et à 4 heures d’intervalle, attestant de la destruction encéphalique par un tracé nul et aréactif ;- d’une angiographie objectivant l’arrêt de la circulation encéphalique.

 

Cette dernière hypothèse constitue la mort dite « encéphalique » ou mort « clinique » : on peut noter que ces critères scientifiques ne s’imposent au médecin qu’en cas de dons d’organes (cf. art. R.671-1-7 du Code de la santé publique).Ces nouvelles dispositions ne changent pas le point de vue des médecins, philosophes, ou religieux qui pensent que la mort c’est l’arrêt du cœur.

 

La France pratique depuis peu le prélèvement « à cœur arrêté » malgré la réticence des praticiens vis-à-vis de cette technique qui conduit quelque part à « attendre l’arrivée de la mort ». Le passage de la conception cardio-respiratoire de la mort à la notion de mort cérébrale, ainsi que la possibilité de prélever des donneurs dans ce « nouvel état », ne se sont pas faits sans quelques prémisses.

 

 

 

 

 

 

 

Les prémisses.

 

 

La loi Lafay.

 

 

 

Pour ce qui concerne la possibilité de prélever en France, dès 1947 le prélèvement post-mortem est autorisé dans le cadre des autopsies « dans les établissements hospitaliers figurant sur une liste établie par le Ministre de la Santé publique et de la population, si le médecin chef de service juge qu’un intérêt scientifique ou de thérapeutique le commande ». Ces prélèvements peuvent être effectués sans autorisation familiale, à la simple condition que la mort soit constatée par au moins deux médecins et qu’ils consignent les faits sur un procès-verbal. Si le médecin n’est pas obligé de demander le consentement de la famille, l’hôpital ne doit pas empêcher la famille de s’opposer à l’autopsie.

 

Dès 1948, certains médecins transplanteurs dont le docteur Lafay demandent la modification de ce décret pour permettre le prélèvement des cornées sur un « de cujus » les ayant léguées par testament. Cette démarche aboutit à la loi Lafay n° 49-890 du 7 juillet 1949. Cette loi est le premier texte traitant du prélèvement d’un élément du corps humain pour son utilisation thérapeutique : elle est rédigée dans le cadre de la mort cardio-respiratoire, elle autorise « les prélèvements dans un but thérapeutique pour ceux qui ont besoin d’un élément du corps humain ». Avant même qu’une nouvelle définition de la mort apparaisse, le rôle des transplanteurs se manifeste donc par une volonté forte de réformer la loi en faveur de leurs pratiques. Ils argumentent alors au nom de la bienfaisance. L’idée est que prélever des cornées permet sans faire de mal à personne de faire médicalement le bien de ceux qui ont perdu la vue.

 

 

Les études de cas de Mollaret et Goulon.

 

 

Parallèlement, le bouche-à-bouche ou le massage cardiaque permettent de « ressusciter » des personnes en état de défaillance cardiaque ou respiratoire. Ces pratiques montrent l’aspect non nécessairement irréversible de la défaillance cardio-pulmonaire ainsi que l’importance de l’oxygénation cérébrale.

Dès 1959, Mollaret et Goulon décrivent l’état de coma dépassé. Il s’agit d’un « état dans lequel se surajoute, à l’abolition totale des fonction de la vie de relation (conscience, motilité, sensibilité, réflexes), (…) une abolition également totale des fonctions de la vie végétative ». Le maintien des fonctions végétatives de ces patients est assuré par un appareillage allant du respirateur à la perfusion permanente. Les auteurs estiment que la persistance d’un tel état pendant 24 heures traduit la perte irréversible des fonctions cérébrales dans leur totalité, c’est-à-dire la mort.

 

 

Une « nouvelle mort » bien utile.

 

 

Au cours des années 1960, « en raison d’une pression exercée par le corps médical », les signes de la mort cérébrale deviennent les signes de la mort tout court. Les lobbies des transplanteurs œuvrent pleinement en toute illégalité : dès 1963 en Belgique et dès 1964 en France, certains médecins prélèvent des patients « à cœur battant ». Et, finalement, « confrontés à la non-disponibilité des organes », les transplanteurs proposent dès 1966 une nouvelle définition de la mort ». En France, la mort cérébrale est juridiquement admise par la circulaire du 24 avril 1968 aussi dite circulaire Jeanneney. Elle définit les critères cliniques permettant d’attester de la mort cérébrale, indique quels sont les examens conseillés et quelles conséquences pratiques découlent du certificat de décès par mort « cérébrale » : autorisation de l’arrêt de la réanimation, et autorisation du prélèvement d’organes le cas échéant. La circulaire précise que les anciens procédés permettant d’attester de la mort cardiaque restent valables pour la majorité des cas, mais que pour certains cas, en particulier le cas des patients réanimés, « le recours à de nouveaux critères de la mort est indispensable ». La circulaire stipule que :« Le constat de décès d’un sujet soumis à une réanimation prolongée sera établi, après consultation de deux médecins, dont l’un sera obligatoirement un chef de service hospitalier (…), secondés, chaque fois qu’il apparaît désirable, par un spécialiste d’encéphalographie. Ce constat sera basé sur l’existence de preuves concordantes de l’irréversibilité de lésions incompatibles avec la vie. Il s’appuiera notamment sur le caractère destructeur et irrémédiable des altérations du système nerveux central dans son ensemble.Cette affirmation sera spécialement fondée :- sur l’analyse méthodique des circonstances dans lesquelles les accidents se sont produits ;- sur le caractère entièrement artificiel de la respiration entretenue par le seul usage des respirateurs ;- sur l’abolition de tout réflexe, l’hypotonie complète, la mydriase ;- sur la disparition de tout signal encéphalographique (tracé nul sans réactivité possible) spontané ou provoqué par toute stimulation artificielle pendant une durée jugée suffisante, chez un patient n’ayant pas été induit en hypothermie et n’ayant reçu aucune drogue sédative.L’irréversibilité des fonctions ne peut être établie que sur la concordance de ces divers signes cliniques et électroencéphalographiques ; l’absence d’un seul de ces signes ne permet pas de déclarer le sujet mort.(…) La constatation du décès du sujet maintenu artificiellement en survie autorise la suspension des manœuvres de réanimation cardio-respiratoires.Aucun prélèvement d’organes ou de tissu ne peut être envisagé avant que le décès ait été dûment constaté comme il vient d’être défini. Dans le cas où, après constat du décès, un prélèvement d’organes est envisagé à des fins thérapeutiques, la poursuite des manœuvres de réanimation peut-être autorisée, afin de ne pas interrompre prématurément l’irrigation de l’organe à prélever ».

 

 

Cette « nouvelle mort » permet de réglementer une pratique jusque-là complètement illégale. Elle permet de légitimer la première greffe cardiaque en France. Certains « pensent qu’elle la rendait possible, le prélèvement ne pouvant plus être considéré comme un homicide ». D’autres encore - juristes en particulier - « relèvent la coïncidence des dates et s’inquiètent qu’on puisse « mourir par circulaire » ».

 

 

 

 

L’affaire Tucker versus Lower.

 

 

La même année, certains médecins américains qui réalisent des transplantations cardiaques sont accusés d’avoir prélevé un donneur encore vivant. En effet, en mai 1968, au Medical College de Virginie, Richard Lower, ancien collaborateur de Shumway, pratiqua une greffe en prélevant le cœur d’un jeune Noir : une opération à cœur battant. Shumway et Kantrowitz n’avaient jamais pu transplanter un cœur battant dans la poitrine d’un homme : la loi ne le permettait pas. Or Lower a d’un côté Joseph Klett, un patient de cinquante-trois ans qui attend un nouveau cœur, et de l’autre Bruce Tucker qui a un cœur en bon état puisqu’il est maintenu en vie grâce à un respirateur. Lower aimerait joindre un membre de la famille de Bruce Tucker pour obtenir l’autorisation de prélever ses organes, notamment son cœur encore battant. Ni le Medical Center de Virginie, ni les forces de police de Richmond ne purent joindre un membre de la famille de Tucker, ce travailleur de cinquante-six ans qui, ivre, avait titubé et heurté le bord d’un trottoir de la rue de Venable de Richmond. Pourtant une partie de sa famille, une sœur et deux frères, résidaient dans cette même ville. Comme le procès l’a démontré, le portefeuille de ce mourant contenait une carte professionnelle stipulant le numéro de téléphone et l’adresse de William Tucker qui travaillait dans une boutique à quinze blocs de l’hôpital.Sans autorisation, Richard Lower obtint l’autorisation de sa hiérarchie de prélever le cœur de Bruce Tucker et de le transplanter dans la poitrine de Joseph Klett. Celui qui avait constaté la mort s’était appuyé sur une loi locale disant que les corps non identifiés et non réclamés pouvaient servir dans un but scientifique.La famille apprit, non par les médecins de l’hôpital, mais par un employé des pompes funèbres que le cœur de leur frère avait été prélevé. Les Tucker consultèrent un avocat qui n’eut pas de mal à trouver la définition légale de la mort : le moment où le cœur cesse de battre, la définition qui avait empêché Shumway et Kantrowitz de pratiquer leur « première » mondiale. Shumway avait beau parler de définition périmée, elle avait toujours une existence légale et Richard Lower et son équipe de transplanteurs risquaient d’être poursuivis pour meurtre. Le procès eut lieu en 1972 à Richmond.

Signalons qu’entre temps il y eut la décision de Harvard. Le jugement paraît curieux. Le juge et le jury devaient statuer à partir de la définition légale de la mort en 1968. La loi ne reconnaissait absolument pas le concept de mort cérébrale. Ce terme n’aurait même pas dû figurer dans le jugement. Le corps médical avait cité à comparaître ses experts.La motivation du jugement est étrange : le corps médical reconnaît en 1972 la mort cérébrale comme critère de la mort, qu’il y ait ou non irréversibilité. Le juge Compton prit le parti des médecins. Le verdict soulagea les préleveurs. De l’état de la Virginie, la nouvelle définition fit tache d’huile. Le juge Compton déclara que son jugement devrait mettre un terme aux allégations de l’opinion publique envers les préleveurs, prétendant qu’ils tuaient les donneurs pour prendre leur cœur.

Le concept de mort cérébrale permettait aux chirurgiens de reprendre les expérimentations.

Au Japon, il y eut le même problème. Trois mois après la fameuse transplantation de Lower, un chirurgien préleva le cœur d’un homme en état de mort cérébrale. L’anesthésiste émit des doutes sur la façon de procéder du chirurgien Juro Wada. Le donneur était un jeune homme de vingt et un ans. Il semble que le chirurgien n’ait pas fait beaucoup d’effort pour le réanimer. La poitrine du receveur était déjà ouverte, prête à recevoir le cœur du donneur avant que la famille ait donné son consentement. Il n’y eut plus de transplantation de cœur pendant vingt cinq ans. Ceux qui s’y sont risqués dans le quart de siècle suivant ont tous eu des procès. Les Japonais tolèrent uniquement la greffe de rein parce que cet organe peut être prélevé après la mort cardiaque.

 

 

 

Report of the Ad Hoc Committee of the Harvard Medical School to Examine the Definition of Brain Death.

 

C’est dans ce climat de suspicion et de procès pour homicide que le Comité Ad Hoc de la Faculté de Médecine de Harvard se réunit sous la direction de Henry Beecher, le médecin qui avait publié un article deux ans auparavant dénonçant des recherches effectuées sans le consentement des sujets. Les conclusions du rapport sont publiées en août 1968. Dès le début du propos, le comité précise pour quelles raisons il va proposer une définition du coma dépassé (irreversible coma) ou mort cérébrale. Il indique deux raisons principales.« There are two reasons why there is need for a definition: (1) Improvements in resuscitative and supportive measures have led to increased efforts to save those who are desperately injured. Sometimes these efforts have only partial success so that the result is an individual whose heart continues to beat but whose brain is irreversibly damaged. The burden is great on patients who suffer permanent loss of intellect, on their families, and on those in need of hospital beds already occupied by these comatose patients. (2) Obsolete criteria for the definition of death can lead to controversy in obtaining organs for transplantation ».

 

Le comité définit ensuite les caractéristiques de ce coma irréversible. Lorsqu’un patient est possiblement en coma irréversible, le premier point à établir est l’irréversibilité elle-même : « Our first problem is to determine the characteristics of a permanently non functioning brain ». Selon le rapport, le diagnostic de coma irréversible est un diagnostic clinique qui ne peut être posé que par un médecin et qui se fonde sur la concordance des trois points suivants :- 1. L’absence totale de réceptivité et de réponse aux stimuli même les plus douloureux (« total unawareness to extenally applied stimuli (…) complete unresponsiveness »).- 2. L’absence totale de mouvement spontané et de respiration spontanée (no movements or breathing).- 3. L’absence totale de tout réflexe (no reflexes), c’est-à-dire : pas de réflexe pupillaire à la lumière, pas de mouvement oculaire à l’irrigation de l’oreille à l’eau glacée, pas de réflexe cornéen, pas de réflexe pharyngé ni tendineux*.Ces trois points attestent de l’irréversibilité du coma, qui peut alors être confirmé par un électroencéphalogramme (EEG) plat (flat electroencephalogram). La durée recommandée pour l’enregistrement est de 10 minutes au minimum, à amplitude maximale. Il est par ailleurs recommandé de réitérer le test à 24 heures d’intervalles.

 

Le comité ajoute que deux types de patients doivent être exclus du diagnostic tel que décrit : les patients en hypothermie et des patients ayant consommé des drogues qui agissent sur le cerveau.

Le rapport conclut que lorsqu’un patient est dans un tel état il doit être déclaré mort. Le respirateur doit alors être débranché: « When the patient is hopelessly damaged as define above, the family and all colleagues who have participated in major decisions concerning the patient, all nurses involved, should be so informed. Death is to be declared and then the respirator turned off ». Cette première partie du rapport concerne la première raison évoquée, à savoir la nécessité de ne pas continuer à réanimer les patients qui se trouvent dans un état « désespéré ».

 

 

La seconde partie du rapport est juridique et tente de faire reconnaître les critères de la mort cérébrale comme les nouveaux critères légaux permettant d’attester de la mort d’un individu. L’argumentation est la suivante : si la loi accorde aux médecins le rôle de définir les critères permettant d’attester de la mort d’un individu – ce en quoi elle a raison – elle a tort de considérer que la communauté médicale est toujours d’accord sur cette définition. Il faut une définition légale, car la définition cardio-respiratoire, légalement en vigueur en 1968, ne correspond plus à celle que tous les médecins utilisent en pratique. Cette seconde partie tente de faire reconnaître les critères de la mort cérébrale comme les nouveaux critères légaux permettant s’attester de la mort d’un individu réanimé.

C’est dans cette partie uniquement que le prélèvement d’organes est évoqué, à travers la phrase suivante: « It is further suggested that the decision to declare the person dead, and then to turn off the respirator, be made by physicians not involved in any later effort to transplant organs or tissue from the deceased individual. This is advisable in order to avoid any appearance of self-interest by the physicians involved », il est suggéré de plus que la décision de déclarer la personne morte et donc d’arrêter le respirateur soit faite par un médecin qui ne soit pas impliqué ensuite dans le prélèvement des organes ou tissus de la personne décédée. Alors que le prélèvement d’organes en vue de transplantation était un des points justifiant une nouvelle définition de la mort, il est bien peu abordé dans le développement du texte, et sous un angle très particulier. Cela explique peut-être que le texte « ne suffit pas à endiguer la vague de procès en cours ». Une polémique va s’instaurer à propos de la définition de la mort cérébrale.

 

 

 

 

Histoire de la transplantation d'organes

Polémiques autour de la « nouvelle mort »

 

 

 

Comme le note Peter Singer, les mouvements idéologiques dont on aurait pu attendre une violente opposition de principe ne se sont pas manifestés. Les catholiques ne se sont pas opposés à cette nouvelle définition de la mort. Selon Singer, cela est dû à ce que cette nouvelle définition permet d’éviter un débat sur l’euthanasie : en décidant d’un moment où l’on cesse de réanimer, on limite les possibilités de demandes d’euthanasie. En effet, cela crée un point de non-retour en amont duquel on réanime, et en aval duquel on « débranche ». « So for pro-life groups, the decision not to oppose the redefinition of death was made easier still by the fact that it made good sense as a tactical retreat ».

Le débat est donc d’ordre épistémologique, scientifique et juridique. Les questions d’ordre épistémologique se centrent principalement sur le statut de la définition de la mort cérébrale : est-elle une nouvelle définition de la mort ou est-elle un ensemble de critères scientifiques permettant d’attester qu’un patient est en coma irréversible, auquel cas il reste à démontrer qu’un patient en coma irréversible est « mort ».

Les questions d’ordre scientifique concernent essentiellement le choix des critères permettant d’attester de la mort cérébrale. Par exemple la circulaire Jeanneney intègre l’électroencéphalogramme plat aux critères nécessaires au diagnostic de mort cérébrale. Le comité d’Harvard au contraire propose des critères cliniques qui peuvent éventuellement s’accompagner d’un EEG plat. L’EEG doit-il ou non être un des critères de la mort cérébrale ?

D’autres se demandent quelles sont les structures cérébrales qui doivent être détruites pour attester de la mort cérébrale : tout le cerveau ? les parties qui assurent les fonctions autres que végétatives ?

Enfin, les questions d’ordre juridiques se centrent sur le rôle de la loi dans le débat : la loi doit-elle donner une définition de la mort ou bien doit elle laisser la définition aux médecins, se contentant de définir les attitudes pratiques qui découlent du diagnostic ? Doit-elle dans ce cas se prononcer sur les critères diagnostiques ?

 

 

 

Des critères différents selon les états.

 

 

 

La conséquence majeure de cette nouvelle définition de la mort, c’est qu’on peut être déclaré mort dans un état des Etats-Unis et pas dans un autre. De plus, les critères américains ne correspondent pas aux critères européens. Le vocabulaire des médecins n’est pas précis. Lorsqu’en 1959, à l'hôpital Claude Bernard, MM. Mollaret et Goulon décrivaient, pour la première fois, cinq cas de comas dépassés. Ils ont été les premiers à proposer le terme de « coma dépassé ». Au même moment, sur une seule observation à Lyon, MM. Jouvet et Vertheimer parlaient de « mort cérébrale ». A cette époque, dans les hôpitaux, on ne parlait ni de « coma dépassé » ni de « mort cérébrale », mais de « décérébrés ». Décérébration, coma dépassé, mort cérébrale ? Comment distinguer la mort cérébrale ou encéphalique (brain death), qui, en Angleterre, correspond à la mort du tronc cérébral (cerebral death) de la mort corticale, laquelle conduit aux états végétatifs chroniques ?En cas de mort cérébrale, « le cerveau est lésé ‘si sévèrement qu’il ne peut plus maintenir l’homéostasie interne, ni a fortiori l’homéostasie externe. L’ensemble du système nerveux supramédullaire est abîmé de façon irréversible. La mort cérébrale implique la mort tout court : même avec les meilleurs soins de réanimation, la mort cérébrale entraîne au bout de quelques jours, ou quelques semaines au plus, une défaillance circulatoire irrésistible et un arrêt cardiaque ». En cas de mort corticale (cortical death), en revanche, le cerveau demeure capable de maintenir l’homéostasie interne car les structures du tronc cérébral sont fonctionnelles. Mais il ne parvient plus à assurer l’homéostasie externe, c’est-à-dire qu’il ne parvient plus à répondre de façon appropriée aux stimulations de l’environnement, parce que les hémisphères cérébraux sont irréversiblement lésés. C’est ce qui définit l’état végétatif persistant.

 

 

Que prouve un EEG ?

 

 

Le diagnostic de mort cérébrale est surtout clinique, nécessitant la présence de critères : absence totale de conscience et d’activité motrice spontanée, abolition de tous les réflexes du tronc cérébral et abolition de la respiration spontanée vérifiée par un test d’apnée. En France, la législation impose une confirmation du diagnostic à l’aide d’examens paracliniques comme l’électroencéphalogramme (EEG). Or, l’EEG dans cette indication présente de nombreuses limites. « En effet, cet examen est techniquement complexe, fréquemment contaminé par des artéfacts biologiques ou environnementaux, sources de confusion et d’ambiguïté, même pour des électroencéphalographistes entraînés. De plus, il ne peut pas être utilisé lorsqu’il existe une imprégnation de substances sédatives ou une hypothermie. Enfin, il présente également l’inconvénient majeur de ne pas explorer le tronc cérébral. » « L’analyse de la littérature médicale récente confirme le mauvais rendement de l’EEG en tant que test de confirmation diagnostique de la mort cérébrale (nombreux faux-positifs et faux-négatifs). De ce fait, plusieurs recommandations étrangères comme par exemple les recommandations canadiennes ne retiennent plus cet examen pour le diagnostic de mort cérébrale. » « Il peut donc sembler paradoxal que l’EEG puisse être utilisé à des fins de confirmation d’un état de mort cérébrale puisque cet examen d’électrophysiologie évalue l’activité électrique du cortex cérébral mais n’explore pas le tronc cérébral. La sensibilité de cet examen est donc probablement médiocre mais il continue à être préconisé en France, du fait de sa simplicité apparente et de sa symbolique. En fait, il s’agit d’un test techniquement difficile et souvent ambigu, fréquemment contaminé par des artéfacts biologiques ou environnementaux, prêtant régulièrement à confusion même pour des électroencéphalographistes expérimentés. De plus, il ne peut pas être utilisé lorsqu’il existe une imprégnation de substances sédatives ou une hypothermie. »

 

 

 

 

L’instant de la mort.

 

 

La recherche d’une définition de la mort est essentielle car « il importe en premier lieu d’éviter « l’inhumation ou l’incinération d’une personne vivante ayant les apparences de la mort. En cela, la définition de la mort est d’une importance éthique de premier plan ». Elle permet de ne pas réaliser prématurément un prélèvement d’organes.La définition de la mort s’impose aussi « en raison des implications juridiques opérées par le passage brutal du statut de personne, sujet de droit, à celui de cadavre, non-sujet de droit : effets immédiats et multiples de délivrance d’organes pour une greffe, de dissolution du couple, d’ouverture de succession, de versement d’assurance décès (…), etc. ». La définition du moment de la mort - ainsi que des critères permettant de l’attester – touchent au statut de l’individu (vivant ou mort) et permettent la réalisation de ses droits ou des obligations que la société a contractées à son égard. C’est en fait le statut moral de l’individu qui est déterminé par l’état « mort » ou « vivant ». La suspicion entoure la décision du comité d’Harvard. L’arrêt de la réanimation des patients « dans un état désespéré » vide les hôpitaux et font faire des économies.

La décision est justifiée d’une manière utilitariste. Si une forme de malaise entoure la question de la mort cérébrale, c’est en raison du lien qu’elle entretient justement avec le prélèvement d’organes. Car en distinguant précisément l’état végétatif chronique et la mort cérébrale, il s’avère que la nouvelle définition de la mort n’a en aucun cas résolu le problème des patients plongés dans un état d’inconscience permanent.

La définition de la mort cérébrale voulait éviter le maintien en survie artificielle à long terme de certains patients, en raison du traumatisme que la réanimation pouvait induire pour les proches, et du surcoût pour l’hôpital : « For the patients it didn’t really matter, because they were apparently not experiencing anything at all. For the family, however, the respirators prolonged their agony. If the person they loved could never recover consciousness, she was gone for ever. Yet she was not dead, and so their grief could not be resolved by the usual rituals of death, burial and mourning. The use of respirators on irreversibly unconscious patient was also becoming a problem for the directors of intensive care units. They began to have nightmares about wards filled with permanently unconscious patients, each one needing not only a respirator and bed, but also skilled nursing care ».Or la question des patients en état végétatif chronique (permanently unconscious patients…) ne peut pas être résolue par la définition de la mort cérébrale, car « la vie biologique du corps d’un individu en état de mort cérébrale ne peut être maintenue artificiellement que pendant une courte période de temps (quelques jours) ».

Reste alors la question des organes. Si les patients en mort cérébrale peuvent être distingués des patients en état végétatif chronique parce qu’ils ne sont maintenus en « survie biologique » qu’artificiellement et pour une durée très limitée, ils ne présentent pas de surcoût pour l’hôpital et il est difficile d’affirmer que la réanimation prolonge leur agonie. En revanche puisqu’ils sont « morts » on peut les prélever et sauver d’autres vies. Ce raisonnement a fait craindre à certains que l’utile devienne le moral, et que seuls les arguments utilitaristes déterminent la définition de la mort (et donc de la vie).

Un des premiers à se positionner dans ce sens est le philosophe Hans Jonas. Dès 1968 et jusqu’à sa mort en 1992, il prend ouvertement position contre le prélèvement d’organes post-mortem.

 

 

Source: http://transplant.e-monsite.com/pages/histoire-de-la-mort-cerebrale.html

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 14:23

Le Service fédérale des migrations (FMS) fermera les frontières russes à trois millions d'immigrés clandestins, a annoncé aujourd'hui le directeur du FMS Konstantin Romodanovski dans une interview au quotidien Rossiiskaïa Gazeta.
 
Cette mesure frappera en premier lieu ceux qui ont dépassé de 30 jours la durée légale de leur séjour en Russie. Le FMS a déjà fermé les portes du pays à 83.000 personnes. Avec les membres de leurs familles, le nombre total d'étrangers "indésirables" s'élève à 200.000 personnes. 
 
Selon M. Romodanovski, 11 millions d'immigrés résident actuellement en Russie. La moitié d'entre eux sont des ressortissants d'Asie centrale. 
 
Le directeur du FMS n'a pas soutenu l'idée de prélever une somme déterminée sur chaque étranger entrant en Russie. Ce montant devait servir à payer ses frais de déplacement en cas d'expulsion éventuelle.

 

Source: http://fr.rian.ru/politique/20130614/198543094.html

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 13:54

Depuis Moscou, le géopoliticien Aymeric Chauprade a lancé un appel à résister au projet planétaire "de domination unipolaire" de l'Amérique et à l'extension mondiale voulue par l'Occident des "droits" des minorités sexuelles,"expression" "d'un seul et même phénomène: l'alliance du mondialisme occidental avec le nihilisme anarchiste", "cette idéologie destructrice, qui, sous des formes variées dans l’Histoire, n’a eu de cesse que de s’attaquer aux fondements de la civilisation, à la dignité de la personne, à la famille, à la nation souveraine."

 

 

Description de l'image Aymeric_Chauprade.jpg.L’appel de Moscou d’Aymeric Chauprade, le 13 juin 2013

 

 

Le 13 juin 2013 à Moscou, en compagnie d’Odile Tequi, François Legrier, Hugues Revel et Fabrice Sorlin, je suis intervenu à la Douma d’État (Parlement russe) pour appuyer les efforts de la Russie visant à résister à l’extension mondiale voulue par l’Occident des « droits » des minorités sexuelles. Voici l’appel que j’ai lancé.

 

L’appel de Moscou d’Aymeric Chauprade, le 13 juin 2013


Mesdames et Messieurs les députés de la Fédération de Russie,

C’est un grand honneur que de m’exprimer devant vous aujourd’hui, l’honneur d’un Français patriote qui regarde la Russie en alliée historique.

Depuis 1989, l’Amérique tente d’accélérer son projet de domination unipolaire et de l’imposer à tous les peuples de la planète.

Avec un écrasant budget de défense, égal à la somme de tous les autres États, avec une monnaie de référence qui lui donne la main sur l’économie mondiale, avec des réseaux de recrutement des élites mondialisées, avec un pouvoir médiatique et culturel global, l’oligarchie financière américaine mène la guerre aux peuples libres sur le double théâtre de l’information et de la géopolitique. Entraînant avec elle l’Union européenne, elle dessine le visage des « Bons et des méchants », viole nos conversations et données privées, bombarde, envahit ou détruit par la guerre civile et l’embargo les États qui lui résistent.

Mais la guerre géopolitique que cette oligarchie occidentale mène contre la Russie et contre l’indépendance des Européens, se double d’une guerre idéologique. Hier, les révolutions « colorées » en Géorgie et en Ukraine, aujourd’hui, les FEMEN, les « Pussy Riot« , ou le mariage homosexuel en France, ne sont l’expression que d’un seul et même phénomène : l’alliance du mondialisme occidental avec le nihilisme anarchiste, cette idéologie destructrice, qui, sous des formes variées dans l’Histoire, n’a eu de cesse que de s’attaquer aux fondements de la civilisation, à la dignité de la personne, à la famille, à la nation souveraine.

Bien qu’ultra-minoritaire, ce nihilisme anarchiste contrôle largement les médias occidentaux, terrorise la classe dirigeante européenne, et bénéficie du soutien financier de milieux d’affaires mondialistes et pro-américains.

Face à cette nouvelle forme de terrorisme, pour défendre le monde multipolaire que nous voulons, seul garant d’une paix globale et juste, le temps est venu de constater qu’une nouvelle bipolarité idéologique se superpose à la multipolarité géopolitique.

La nouvelle bipolarité met face à face, dans un affrontement qui va s’amplifier, d’un côté ce totalitarisme planétaire, qui détruit simultanément la famille et la nation, en réduisant la personne à un consommateur esclave de pulsions marchandes et sexuelles, de l’autre côté, des peuples trahis par leurs élites, assoupis devant la perte de souveraineté et l’immigration massive, mais que l’attaque contre la famille commence à réveiller.

Mais attention ! Mis en échec sur le terrain géopolitique, grâce à la multipolarité, le projet mondialiste essaie de se relancer par une nouvelle idéologie révolutionnaire.

Dans ce nouveau combat, Mesdames et Messieurs les Députés, ceux qui ne veulent pas du bouclier anti-missiles américain, de la domination de l’OTAN, de la guerre contre la Syrie et l’Iran, sont dans le même camp que ceux qui refusent la perte de souveraineté, le grand remplacement de population, les FEMEN, la théorie du genre, le mariage des homosexuels, et bien d’autres marchandisations du corps humain encore.

Mesdames et Messieurs les Députés, c’est avec le Président Poutine et toutes les forces vives de Russie, que votre pays a engagé un redressement sans précédent, militaire, géopolitique, économique, énergétique et spirituel, qui force l’admiration des patriotes français !

Les patriotes du monde entier, attachés à l’indépendance des peuples comme aux fondations de notre civilisation, tournent en ce moment leur regard vers Moscou.

C’est plein d’espoir qu’ils voient la Russie légiférer contre le promotion publique de l'homosexualité, contre le risque d’adoptions internationales d’enfants russes par des couples unisexe et contre l’ingérence d’ONG nihilistes et manipulées par les réseaux américains.

Mesdames et Messieurs les Députés, la Russie est devenue l’espoir du monde contre le nouveau totalitarisme ! Le temps est venu de former, autour de la Russie, et avec les patriotes de tous les pays, l’Internationale de ceux qui aiment leur identité, leur famille, et qui refusent que la personne soit réduit à une marchandise !

Vive la civilisation, vive la Russie, vive la France !

 

Source: http://blog.realpolitik.tv/2013/06/lappel-de-moscou-daymeric-chauprade-le-13-juin-2013/

 

 

- Aymeric Chauprade : "je ne suis pas plus complotiste que ceux qui défendent la version officielle"

- Déprogrammé de l’émission de Frédéric Taddeï : pour Aymeric Chauprade, « manifestement ils ont très peur de moi »

- Loi votée sur le génocide arménien : le produit de l’aveuglement provoqué par la fiction des « Droits de l’Homme » (Aymeric Chauprade)

- Aymeric Chauprade sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

- Manipulations, infiltrations : Pour Aymeric Chauprade, le terrorisme est d’abord un fait étatique

- Aymeric Chauprade : Le Mondialisme

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:39

Parce que les citoyens ne croient plus au mythe révolutionnaire de l'efficacité politique (volontarisme, constructivisme...), parce que les citoyens "ne font plus confiance" aux politiciens, parce que "les citoyens se sentent ignorés et méprisés par une classe politique qui se considère comme une élite alors qu'elle devrait se comporter comme un serviteur du peuple", "notre système démocratique démontre son inefficacité", déclare le député belge Laurent LOUIS.

"Malgré les élections, ce sont toujours les mêmes élus qui siègent dans cette assemblée. Certains sont ici depuis plus de trente ans...", explique-t-il aux parlementaires belges. Leur rappelant que "le pouvoir ne nous appartient pas" après avoir eu le micro coupé... le député Herman De Croo, siégeant dans l'Assemblée depuis 45 ans, ne prenant pas la peine d'examiner la proposition et balayant celle-ci d'un revers de la main, lui répond : "Tout ce qui est excessif est insignifiant..."


Se basant sur les travaux d'Etienne Chouard (voir une video ici), Laurent Louis propose un changement de système: remplacer les élections par le tirage au sort de citoyens volontaires. Découvrez le texte complet de la proposition de Laurent LOUIS: http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/2860/53K2860001.pdf

 

 

 

Note de Christ-Roi. Le tirage au sort chez les Grecs s'en remettant au jugement des dieux se rapproche toujours davantage du droit divin que de la seule "Volonté populaire" exprimée au travers d'un bulletin de vote pour tel ou tel candidat qui aura été choisi d'abord non par le peuple mais par une instance oligarchique sur des critères et des intérêts qui ne sont pas ceux du peuple...

 

Ce tirage au sort peut donc être un moyen efficace pour courcircuiter la dérive oligarchique de la démocratie.

 

Lorsque l'échelon inférieur ne peut faire quelque chose, il peut s'en remettre à l'échelon supérieur pour qu'il le fasse pour lui (principe de subsidiarité) et pourquoi pas, notamment à un échelon tiré au sort directement parmi des représentants du  peuple issus de toutes ses composantes, au travers de ces corps intermédiaires naturels que la Révolution de 1789 a voulu détruire... 

 

Maus il reste un risque dans le tirage au sort, celui de la compétence des tirés au sort qui devront émaner des corps intermédiaires réels de la Société (familles, corps de métiers, salariés, patrons, retraités, chômeurs, etc.)

 

Enfin, en Belgique, le chef d'Etat est un monarque (dont le seul principe a pu garantir l'unité de l'Etat belge).

En France il s'agira de réflechir à nouveau sur les avantages de la Monarchie en termes de mémoire, d'unité, de durée, de représentation, de compétence, de responsabilité, de continuité, et surtout d'indépendance et de souveraineté nationale par rapport aux lobbies bancaires et d'argent, par rapport à tous les micro-lobbies (comme le lobby gay LGBT)..., de légitimité, de libertés et d'égalités (devant l'impôt, devant les factures énergétiques, etc.)

 

 

- La vraie raison de la loi du 4 août 1789 dite de "suppression des privilèges"

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 09:37

Les outils de la Résistance sont en place.

Alors toi aussi RÉSISTE face au MENSONGE et BATS-TOI pour la VÉRITÉ !

ONLR

 

 

 

/!\ ATTENTION /!\ Cette vidéo est fortement déconseillé dans les cas suivant :

- Amoureux de la démocratie et de la liberté d'expression
- Défenseur des droits de l'enfant
- Admirateur du président actuel, et de son gouvernement
- Vous préférez vivre dans l'illusion douce et rose plutôt que de regarder la réalité en face.

 

 

Les images montrées dans cette video sont exclusivement issues d'internet.

Mariage pour tous : mensonge pour tous !

 

Source: http://www.youtube.com/watch?v=cGmWM7BrdsQ via http://www.printempsfrancais.fr

 

 

. L'appel à la résistance ! Ce message qui se lève

. Béatrice Bourges : « J'ai vu de mes propres yeux des policiers en civil enlever leur brassard orange pour se confronter à d'autres policiers »

. Six mensonges du "gouvernement socialiste qui n'en finit plus de mentir" (25 mai 2013)

. "Commissaire aspergé" ? Manuel Valls en flagrant délit de mensonge… pour détourner notre attention ? (19 mai 2013)

. Le gouvernement perd la bataille de l'image (18 avril 2013)

. La provocation de trop (13 avril 2013)

. "Arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel" (Vincent Peillon au JDD du 2 septembre 2012)

. Le plus grand mensonge de la République "française" (23 décembre 2011)

. La république a menti

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 08:20

Au Sri Lanka, un groupe a attaqué l'église catholique de Saint-François-Xavier dans l'archidiocèse de Colombo. Les vandales ont détruit une statue de la Vierge, puis ils ont enlevé le tabernacle de l'autel et essayé de mettre le feu à l'Eucharistie.


Bien que le tabernacle (meuble qui abrite le ciboire contenant les hosties consacrées au cours de la messe) ait été retrouvé complètement imbibé de kérosène, les hosties consacrées n'ont pas pris feu et sont restées intact.

 

Source: http://www.avvenire.it/Mondo/Pagine/bangladesh-profanata-chiesa-cattolica.aspx via http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/06/ils-br%C3%BBlent-le-tabernacle-mais-les-hosties-restent-intactes.html

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 08:19

Lors d'une manifestation le 27 janvier 2013, Pierre et son groupuscule ont réclamé des femmes utérus (GPA).

 

 

Source: https://www.facebook.com/photo.php?fbid=554507371259757&set=a.439428389434323.99386.439425526101276&type=1&theater

 

- Ventres aux enchairs

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 22:52

 

afriqueL’historien Bernard Lugan vient de publier « Les guerres d’Afrique : Des origines à nos jours », aux Éditions du Rocher. Il répond aux questions de Boulevard Voltaire.

 

Vous rappelez que, de 2000 à 2010, 70 % des décisions des Nations unies et 45 % des séances du Conseil de sécurité ont été consacrées à l’Afrique. Est-ce à dire que ce continent est condamné à la violence et à la guerre ?

 

Je me borne à un constat : après 1960, l’Afrique fut ravagée par de multiples conflits qui firent des millions de morts et des dizaines de millions de déplacés. Alors que, jusque-là, le cœur de la confrontation entre les deux blocs avait été l’Asie (Chine, guerre de Corée, guerre d’Indochine puis du Vietnam, etc.), l’Afrique devint à son tour une zone disputée, tant au Congo que dans la Corne ou dans le cône sud.

 

Je ne dis pas que le continent est condamné à la violence, ce qui ferait de moi un déterministe alors que je suis simplement un observateur, mais j’affirme en revanche que si les trois points suivants ne sont pas réglés, l’Afrique ne connaîtra jamais la paix :

 

1- En Afrique où l’autorité ne se partage pas, la transposition des institutions politiques occidentales s’est faite sans qu’auparavant il ait été réfléchi à la création de contre-pouvoirs, au mode de représentation et d’association au gouvernement des peuples minoritaires, condamnés par la mathématique électorale à être pour l’éternité écartés du pouvoir.

2- La démocratie majoritaire, pertinente dans des sociétés homogènes et individualistes, telles celles des États-nations d’Europe occidentale, l’est apparemment moins dans les sociétés africaines où les définitions sont communautaires et hétérogènes. Or, grâce à la démocratie majoritaire, des peuples démographiquement dominants échappent par définition à l’alternance politique, détournant ainsi la finalité démocratique théorique du principe majoritaire. La contradiction est donc totale car la démocratie sert de paravent légal à des dictatures ethniques profitant aux peuples dont les femmes ont été les plus fécondes, d’où des guerres.

3- L’idée de nation n’est pas la même en Europe et en Afrique puisque, dans un cas, l’ordre social repose sur des individus et dans l’autre sur des groupes. Or, le principe du « one man, one vote » (« un homme, une voix ») interdit la prise en compte de la seule réalité politique africaine qui est la communauté.

 

Pour tenter de limiter le nombre des conflits africains, il est donc nécessaire, non pas de noyer le continent sous des aides qui, en plus d’être inutiles, l’infantilisent, mais de trouver un moyen constitutionnel permettant de répondre à une question essentielle : comment éviter que les plus nombreux soient automatiquement détenteurs d’un pouvoir issu de l’addition des suffrages ? Tant qu’une réponse n’aura pas été donnée à cette interrogation, les États africains seront perçus comme des corps étrangers prédateurs par une large partie de leurs propres « citoyens », ce qui fait que les foyers potentiels de guerre continueront d’être innombrables.

 

Vous dites que ces conflits n’ont pas de causes économiques…

 

La plupart des conflits africains contemporains présentent en effet une double caractéristique :

 

1- Au départ internes à des États, ils éclatèrent pour des raisons politiques quasiment toujours à base ethnique. Ensuite, mais seulement ensuite, et toujours dans un second temps, des facteurs économiques (ou religieux) purent les amplifier, les entretenir ou les compliquer, mais il ne s’agissait là que d’effets secondaires ; une surinfection de la plaie en quelque sorte.

2- Les éléments déclencheurs de ces affrontements ne furent ni la misère, ni le surpeuplement, ni même la compétition pour les matières premières. Les deux premiers purent certes ponctuellement les favoriser, tandis que le troisième a pu permettre leur prolongement, mais ils n’en furent pas la cause. Quelques exemples :

- les guerres du Tchad éclatèrent dès les années 1960, donc quatre décennies avant la découverte et la mise en exploitation du pétrole.

- les guerres de Sierra Leone, du Liberia, de l’Ituri et du Kivu n’eurent pas pour origine le contrôle des diamants, du bois ou du coltan ; ce furent en effet des conflits ethniques qui prirent de l’ampleur pour ensuite – mais seulement ensuite – s’autofinancer avec les diamants, le bois et le coltan.

 

Revenant sur les guérillas qui ont débouché sur l’indépendance des pays africains, vous affirmez qu’aucune d’entre elles n’a jamais été en mesure de l’emporter sur le terrain.

 

La parenthèse coloniale fut effectivement refermée sans affrontements majeurs, sans ces combats de grande intensité qui ravagèrent l’Indochine. En Afrique, les guérillas nationalistes ne furent jamais en mesure de l’emporter sur le terrain, pas plus en Algérie où les maquis de l’intérieur n’existaient quasiment plus en 1961, qu’au Kenya où les Britanniques avaient éradiqué les Mau Mau, ou encore que dans le domaine portugais — à l’exception de la Guinée-Bissau — où, et j’y insiste longuement dans mon livre, l’armée de Lisbonne était maîtresse du terrain. En Rhodésie, l’efficace petite armée de Salisbury avait réussi à tenir tête à une masse d’ennemis coalisés, massivement aidés par l’URSS et la Chine avant d’être trahie par l’Afrique du Sud qui pensa acheter son salut en abandonnant les Blancs de Rhodésie. Partout, la décolonisation fut un choix politique métropolitain ; elle ne fut nulle part imposée sur le terrain. Les combats de grande intensité apparurent après les indépendances, dans le cadre de la guerre froide, et je les décrits dans mon livre : Angola, South African Border War, Corne de l’Afrique, Congo, etc.

 

Même en Algérie ?

 

Plus encore en Algérie, qui est l’exemple le plus parfait d’une guerre militairement gagnée mais politiquement perdue. L’armée française remporta une victoire totale qui fut obtenue en trois étapes, la « bataille d’Alger » (1957), la « bataille des frontières » (21 janvier- 28 mai 1958) et le plan Challe (1959-1961) ; je développe longuement ces points dans mon livre :

 

- Durant l’automne 1956, le FLN décida de mener la guerre à Alger même, depuis le cœur de l’ancienne citadelle turque, la casbah, d’où de sanglants attentats furent organisés dans la ville européenne. La police étant impuissante, le 7 janvier 1957, le gouvernement du socialiste Guy Mollet donna ordre à la division parachutiste commandée par le général Massu de démanteler les réseaux du FLN. Ce fut la « bataille d’Alger » qui se déroula de janvier à septembre 1957. La manière forte fut employée, et cela à la hauteur du défi que l’armée avait été chargée de relever par le pouvoir civil : 24.000 personnes furent arrêtées, des suspects furent torturés afin de leur faire révéler les lieux où étaient entreposées les bombes qui tuaient des civils. Résultat : les réseaux terroristes furent démantelés et les implantations du FLN urbain éliminées.

 

- La « bataille des frontières » fut gagnée à l’époque où le général Salan était commandant supérieur de la région Algérie (1er décembre 1956-12 décembre 1958). Grâce à deux lignes fortifiées, l’une le long de la frontière marocaine et l’autre le long de la frontière tunisienne, les maquis de l’intérieur se trouvèrent dans une situation critique faute de ravitaillement en munitions. L’état-major de l’ALN tenta alors une manœuvre consistant à attaquer la ligne tunisienne, la ligne Morice, sur toute sa longueur, en lançant à l’assaut des milliers de combattants afin de saturer les unités d’intervention et les contraindre à se disperser. Des opérations furent ainsi lancées dans le secteur de Souk Ahras où, en six jours, du 28 avril au 3 mai 1958, l’ALN perdit 620 hommes et les Français 33. Une ultime tentative de franchissement en force eut lieu en novembre-décembre 1959 quand 2.500 combattants se lancèrent à l’assaut du barrage ; 800 d’entre eux réussirent à le franchirent mais tous furent tués par les unités d’intervention qui les interceptèrent. À partir de ce moment, les maquis de l’intérieur ne reçurent plus de renforts et c’est alors que fut lancé le plan Challe qui les élimina.

 

- Le plan Challe, du nom du commandant en chef qui succéda au général Salan au mois de décembre 1958, fut mis en pratique de 1959 à 1961. Les zones qui étaient les bastions de l’ALN furent systématiquement ratissées, puis quadrillées. Les maquis de l’intérieur furent alors asphyxiés et contraints de se disperser pour ne pas être détruits. Obligés de sortir de la clandestinité pour se ravitailler, ils furent alors à la portée des commandos de chasse. Le plan Challe permit d’éliminer à la fois les unités militaires de l’ALN opérant à l’intérieur du territoire algérien et de détruire l’organisation politico-administrative du FLN. Son bilan fut de 26.000 combattants tués et de près de 11.000 prisonniers.

 

En 1961, la force militaire du FLN avait cessé d’exister à l’intérieur de l’Algérie. D’autant plus que plus de 200.000 Algériens combattaient volontairement dans les rangs de l’armée française (tirailleurs, spahis, harkis, moghaznis etc.,), ce qui constituait des effectifs au moins quatre fois supérieurs à ceux des maquisards de l’intérieur ou des membres de l’ALN stationnés en Tunisie ou au Maroc. Voilà la réalité ; tout le reste n’est que mensonge et propagande.

 

Pourquoi consacrez-vous des développements aussi importants au Sahel, tant à l’époque précoloniale qu’aujourd’hui ?

 

Parce que cette zone, qui court de l’Atlantique à la mer Rouge en couvrant plus de dix pays, est un véritable rift racial et ethnique en plus d’être une barrière géographique. Ce fut toujours une terre convoitée car elle fut à la fois le point de départ et le point d’arrivée, hier du commerce, aujourd’hui des trafics transsahariens. Il s’agit d’une zone de mise en relation entre l’Afrique « blanche » et l’Afrique des savanes.

 

Aujourd’hui, la conflictualité ancienne et résurgente tout à la fois est exacerbée par des frontières cloisonnant artificiellement l’espace et qui forcent à vivre ensemble des populations nordistes et sudistes qui se détestent, le tout étant aggravé par le suffrage universel fondé sur le principe du « un homme, une voix », qui débouche sur une ethno-mathématique donnant automatiquement le pouvoir aux plus nombreux, en l’occurrence les sudistes. Voilà la cause de la guerre du Mali, mais ce problème se retrouve dans tout le Sahel, notamment au Niger et au Tchad. Au Mali, le fondamentalisme islamiste s’est greffé sur une revendication politique nordiste de manière récente et tout à fait opportuniste. Or, comme le problème nord-sud n’a pas été réglé, les causes des guerres sahéliennes subsistent.

 

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/bernardlugan/afrique-democratie-paravent-legal-des-dictatures-ethniques,26790

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