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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 14:37

Ca y est, on y arrive... Alors que tout l'appareil oligarchique mondialiste relaie complaisamment les manifestations pro-Union européenne en Ukraine, les medias se montrent moins prolixes quand il s'agit de relayer une autre révolte, réellement démocratique celle-là..., en Thaïlande. On se souvient que déjà le 26 août août 2008, le siège du gouvernement avait été pris par des royalistes, membres de «l'Alliance du peuple pour la démocratie», vêtus pour la plupart de jaune en signe d'allégeance au roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej... Une révolte qui vise à dégommer l'oligarchie locale accusée de collusion avec "la finance internationale sans scrupules, étrangère aux valeurs du royaume"...

 

 

En Thaïlande, le principe majoritaire ne fonde plus la démocratie (Eric Miné)

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/ericmine/en-thailande-le-principe-majoritaire-ne-fonde-plus-la-democratie,44149


 

Suthep-Thaugsuban

 

 

 

On comprend mieux la frilosité de nos médias à rendre compte de la réalité des événements thaïlandais...

 

« Nous en avons assez de cette politique, nous ne voulons plus d’élections. Nous seuls sommes légitimes pour choisir le prochain gouvernement et le soumettre à l’approbation de notre roi. »

 

Ainsi s’exprimait un manifestant devant un journaliste de l’AFP, ce lundi 9 décembre proclamé « Jour du Jugement » par Suthep Thaugsuban, le tribun qui mobilise depuis plusieurs semaines à Bangkok des foules impressionnantes contre le pouvoir thaïlandais issu des urnes.

 

Dans le Sud, acquis d’emblée à ce qu’il faut bien appeler une insurrection civile, on ne s’embarrassait pas de ces subtilités et l’imposant cortège qui saturait les rues de Phuket fêtait déjà le « jour de la victoire ».

 

Victoire ou jugement, l’avenir le dira dans un pays rompu aux coups d’éclat et aux retournements légendaires. Toujours est-il que le Premier ministre, Yingluck Shinawatra, chancelle et, avec elle, un système qui, s’il devait s’effondrer, provoquerait un tsunami politique ressenti bien au-delà des frontières du royaume.

 

Comptant parmi les nations capitalistes les plus dynamiques, la Thaïlande est en effet un cas à part. Engagée comme quasiment toute la planète dans la mondialisation, elle n’en a pas moins conservé ses institutions et ses traditions à peu près inchangées depuis le coup d’État de 1932 qui vit l’instauration d’une monarchie constitutionnelle sous l’égide d’un régime nationaliste. Hymne diffusé à heures fixes sur les ondes, port de l’uniforme généralisé des collégiens aux fonctionnaires, organisation très encadrée du respect dû à un monarque par ailleurs très vénéré, clergé bouddhiste et armée omniprésents dans la société, jusqu’au nom même du pays adopté en 1939 pour faire valoir les droits d’une hégémonie « thaïe » sur la région, tout symbolise ici aujourd’hui encore la singularité d’une démocratie établie par l’ancien parti unique qui avait su s’accommoder sans encombre du suffrage universel imposé après-guerre par les vainqueurs à l’allié de la dernière heure.

 

Ce subtil équilibre mariant tradition et modernité est pourtant mis à mal depuis les années 90 par le clientélisme dispendieux d’un milliardaire autodidacte, Thaksin Shinawatra. Frère de l’actuel Premier ministre, il s’assura alors des voix des grandes régions rurales du Nord-Est qui l’imposeront à la tête du pays en 2001. Depuis, manifestations, putsch militaire, condamnation et exil de l’affairiste n’y feront rien, la corruption à vaste échelle permet à sa famille richissime de rester aux commandes d’un État dont elle sape consciencieusement les bases.

 

Loin de l’interprétation sociale qu’en font aujourd’hui les médias occidentaux, c’est donc à la réaction massive d’un peuple soucieux de la préservation de son cadre de vie à laquelle on assiste aujourd’hui. En abusant de populations naïves qu’ils désorientent par le mirage d’un consumérisme effréné, les Shinawatra sont perçus ici comme l’avatar local d’une finance internationale sans scrupules, étrangère aux valeurs du royaume. Les élections leur étant ainsi systématiquement favorables, Suthep Thaugsuban propose donc de troquer le vieux principe démocratique occidental « un homme, une voix » contre une « démocratie absolue sous la monarchie constitutionnelle », dirigée par un « Conseil du peuple » non élu, d’esprit corporatiste et fondé, lui, sur l’histoire de la nation.

 

On comprend mieux la frilosité de nos médias à rendre compte de la réalité des événements thaïlandais. Une rébellion tout à la fois populaire et réactionnaire qui rejette le principe majoritaire de la démocratie, voilà qui ne figure pas dans leur grille de lecture.

 

 

Note de Christ-Roi. Peu à peu, les peuples du monde retrouvent le sens des principes de gouvernement classiques et traditionnels, s'émancipent du sortilège du scrutin dit "majoritaire" qui fondait la soit-disant "démocratie libérale" depuis 1791, et qui n'a jamais été, en réalité, que la couverture de gouvernements oligarchiques...C'est-à-dire minoritaires...

Ces pays, comme la Thaïlande aujourd'hui, troquent donc le vieux principe démocratique occidental « un homme, une voix » contre le principe nouveau d'une « démocratie absolue sous la monarchie constitutionnelle », dirigée par un « Conseil du peuple » non élu, d’esprit corporatiste et fondé sur l’histoire de la nation !

Si nous ne cautionnons pas le choix du terme de "démocratie absolue" (l'absolutisme renvoyant dans l'imaginaire européen à un pouvoir illimité, ce qui en dépit de la propagande "libérale" maçonnique n'a jamais été le cas sous les rois de France dits "absolus" mais bien davantage dans les "démocraties" "parlementaires" comme celle du gouvernement totalitaire d'un F. Hollande), et si nous prônons une sorte de Conseil du Roi élu selon la méthode réellement représentative des Etats généraux de 1789, la solution thaïlandaise est, en fait, voisine de ce que nous préconisons sur Christ-Roi : une démocratie royale organique, ou système de représentation par corps de la nation plutôt que par têtes...

 

"En 1789, à l'élection aux Etats généraux, le système était plus démocratique qu'après" (Marion Sigaut). Il est temps pour les Résistants anti Nouvel Ordre Mondial de s'intéresser à ces questions de représentation par corps (ou poids des corps dans la nation) plutôt que par têtes (scrutin majoritaire, "un homme une voix"), car rien ne changera tant qu'ils penseront changer quelque chose en glissant leur petite enveloppe dans l'urne..., persuadés de faire leur "devoir" citoyen...

 

Dans le système de représentation que nous préconisons, rappelons que l'on pourra désigner réellement nos représentants soit par l'élection (comme cela se pratiquait encore en 1789) soit par la désignation au tirage au sort, parmi les plus compétents au sein de leurs corps respectifs (artisans, employés, ouvriers, cadres, patrons, familles, fonctionnaires, professions libérales, étudiants, religieux, etc.).


. par l'élection au sein du corps d'origine, comme cela s'est fait jusqu'en 1789.

Dans son livre Jeanne d'Arc et la Monarchie (1910), l'abbé Vial explique que la représentation par poids suivant la hiérarchie, la logique et le bon sens, c'est la raison, la justice et (l'Etat de) droit qui triomphe, quand dans la seconde (la représentation par têtes), les votes étant comptés au lieu d'être pesés, c'est le triomphe de l'irrationnel, de l'injustice et de la folie: la destruction même de la loi en somme.


 par le tirage au sort (tel que préconisé par l'économiste Etienne Chouard ou le député belge Laurent Louis) au sein de leur groupe respectif. Ce tirage au sort ne serait pas si éloigné que ça du droit divin : à Athènes au Ve siècle av. J.-C., il s'apparentait à un choix des dieux...

 

 

20 000 manifestants royalistes ont pris d'assaut une chaîne de télévision (AP Photo/Sakchai Lalit).

Les royalistes thaïlandais membres de «l'Alliance du peuple pour la démocratie» en action le 26 août 2008.

 

 

.  Thaïlande. Le siège du gouvernement thaïlandais pris d'assaut par des royalistes!

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