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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 16:20
https://www.marcotosatti.com/2020/05/21/gotti-tedeschi-nicola-bux-la-chiesa-la-paura-e-il-covid-19/

https://www.marcotosatti.com/2020/05/21/gotti-tedeschi-nicola-bux-la-chiesa-la-paura-e-il-covid-19/

Source: Marco Tosatti

 

Cher Stilumcuriali, il y a deux jours, sur La vérité est, publié un article écrit par le professeur Gotti Tedeschi, et Mgr Nicola Bux, qui me semble approprié de soulever, comme l'occasion de méditer sur le rôle que l'Église aurait pu avoir dans ces mois de confinement pour aider beaucoup à redécouvrir le sens de l'existence et des valeurs. Bonne lecture.

 

COMME NOTRE VIELLE SAINTE ÉGLISE NOUS MANQUERA...

(par Ettore Gotti Tedeschi - Nicola Bux)

 

La peur de perdre votre vie à cause de la pandémie et l'isolement forcé pour éviter la contagion, auraient pu être deux grandes occasions pour notre Église bien-aimée de réfléchir sur la valeur et le sens de la vie et la valeur de la liberté. Il s'agit là d'une tâche primordiale de l'Église, comme la première encyclique de ce pontificat, Lumen Fidei, l'indique clairement. En fait, l'Église doit imiter le Christ : “je suis parmi vous comme celui qui sert“ (LC, 22-27).

 

Après l'avoir peut-être fait discrètement, et avec un tel "respect humain", que peu l'ont remarqué, notre Église a perdu une grande occasion de réconforter spirituellement ceux qui en avaient besoin, au risque aussi de perdre sa crédibilité dans sa mission surnaturelle. L'autorité morale dans cette période semble vouloir communiquer à l'extérieur une "neutralité morale" tiède. Une proposition forte et héroïque de vouloir être utile à la souffrance spirituelle n'a pas été prise, réaffirmant la vérité de toutes les manières et en toutes occasions. Il n'y a pas eu de désir héroïque de saisir cette occasion pour proposer efficacement la recherche de la conversion personnelle et du désir de Dieu. Aucun effort héroïque important et approprié n'a été noté pour tenter d'expliquer dans ces circonstances ce qui est moralement vrai ou faux, moralement juste ou injuste, bon ou mauvais. D'un autre côté, des tentatives ont été faites de banaliser la science et la raison pour expliquer les causes de la pandémie. Certes, en raison de notre mauvaise diligence ou de nos préjugés, nous n'avons pas perçu d'indications spirituelles pour bénéficier de ces moments de peur et d'isolement. Au lieu de cela, il y eut l'espoir d'une mystérieuse "fraternité" humaine (sans référence à Dieu pour la justifier) et des sollicitations pour un dialogue interreligieux non défini, avec de vagues indications d'un Dieu unique pour toutes les religions, accompagnées d'une prière universelle tout aussi vague. Mais faites attention! ce sont là les concepts fondateurs du syncrétisme religieux entre des religions auparavant inconciliables, visant des formes d'unité religieuse au-delà des dogmes de la foi. Nous avons également entendu l'annonce d'une proposition de <humanisme nouveau>. Nouveau parce que vous pensez considérer l'ancien humanisme chrétien fondé sur la nature humaine faite d'âme, de corps, d'intellect, blessé par le péché originel et racheté par Dieu incarné comme obsolète ? Comment Pouvez-vous penser à humaniser quelqu'un ou quelque chose si vous ne discernez pas d'abord qui est le Créateur de ce qui est humain ? Mais il y a un fait plus mystérieux qui doit être compris. Si l'Église se présente maintenant et se propose comme une institution travaillant dans la sphère sociale, et en fait suggère que la Sainte Messe, plutôt que "saint sacrifice divin" est seulement une "assemblée", en tant que telle, elle doit être réglementée par les dispositions du gouvernement pour les réunions publiques. Pourquoi s'en plaindre alors ? Pour ces raisons, nous craignons que le plus grand changement post-Covid ne concerne l'autorité morale. En effet, l'Autorité morale risque d'être désintermédiée non seulement par les religions pragmatiques, mais même par le philanthropisme. Le philanthropisme (ou la charité sans la vérité) voudrait être précisément le concurrent laïc de la charité chrétienne. Grâce aux séductions et à l'influence du philanthropisme, l'Autorité morale risque de se convertir en porte-étendard de la nouvelle religion universelle, l'environnementalisme, destiné à unir toutes les cultures vers une valeur universelle unique. Parfois, l'Église semble avoir été prophétique sur l'après Covid, ayant même anticipé la reconnaissance d'un rôle dominé par l'État, recherchant un soutien géopolitique en dehors des pays occidentaux traditionnels, laissant imaginer des fusions entre les religions (comme si elles étaient des entreprises), permettant d'affaiblir les obstacles à cette transformation (dogmes, famille, souveraineté, tradition..). Jusqu'à récemment, l'Église ne s'occupait pas d'économie, de science, de politique, elle se limitait à ne penser qu'aux consciences. Aujourd'hui, il est demandé à l'Église de traiter d'économie, de science, de politique, mais pas des consciences, et elle semble l'avoir accepté. La désintermédiation qui en résulte est inévitable. Aujourd'hui, dans cette situation, l'Église devrait s'efforcer de proposer et d'expliquer "le mystère transcendant" de ce qui s'est passé et se produira, et non de proposer des solutions qui dépassent le Christ et qui se trompent. L'Église aujourd'hui doit raviver et donner de l'espoir à tous et elle peut faire le dialogue, mais le dialogue pour trouver le Christ, en évangélisant, car aujourd'hui la vraie faim et la soif sont d'abord pour Dieu. La vraie solution consiste à trouver Dieu. Alors seulement, "tout ira bien", dans ce monde et dans l'autre.

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Publié par Ingomer - dans Religion Christ-Roi