Le Front national dénonce le feu vert donné par le tribunal administratif de Besançon à l'adoption d'un enfant par une enseignante homosexuelle, appelant à interjeter "immédiatement" appel.
Hier, le tribunal administratif de Besançon a donné raison à une homosexuelle qui se battait depuis 1989 pour obtenir le droit d'adopter un enfant. Les juges européens lui avaient donné raison en condamnant la France pour discrimination sexuelle en janvier 2008. La Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a également, le 5 octobre, rendu un avis qui lui était favorable.
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Communiqué de presse de Marine LE PEN
La scandaleuse décision du tribunal administratif de Besançon qui autorise l’adoption d’enfants par les duos homosexuels constitue un cas d’école du dessaisissement du pouvoir du peuple au profit d’une oligarchie dans une affaire de principe de la plus haute importance.
Un exemple concret de perte de la souveraineté populaire française
Ainsi donc, sans que les Français ni leurs représentants élus n’en aient décidé, sur simple décision d’une instance européenne et de la Halde, structure technocratique sans légitimité démocratique, on assiste à un bouleversement du droit de la famille, à la mise à bas d’une conception multimillénaire de la famille à laquelle l’immense majorité des Français est attachée. Comme dans l’affaire Mitterrand, cette décision consacre la disparition d’une certaine morale d’Etat et le triomphe d’une société hédoniste où les volontés de certains adultes priment sur les droits légitimes des enfants.
L’Etat fuit ses responsabilités
Dans cette affaire, Marine Le Pen, député français au Parlement européen, appelle l’Etat à prendre ses responsabilités. Personne ne peut se contenter de la déclaration apeurée de Luc Chatel sur « l’opposition » d’un gouvernement qui manifestement entend laisser le processus de légalisation se réaliser de fait.
Porte parole de la majorité silencieuse, elle demande que contrairement à ce qu’a annoncé précipitamment le ministère public, il soit immédiatement interjeté appel de cette décision.
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Communiqué de presse de Bruno GOLLNISCH
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’adoption d’enfants par des homosexuels. Cette décision, et cette mesure, constituent une nouvelle régression du droit, et creuse un fossé de plus entre le droit naturel et la loi positive.
Les homosexuels, qu’il ne s’agit ici ni d’injurier ni de mépriser, ont fait un choix de vie qui exclut la procréation. Quoi que l’on en pense par ailleurs, cela relève de leur liberté. Mais ils ne sauraient dès lors exiger je ne sais quel « droit à l’enfant ».
Il y a là une inversion complète de l’institution de l’adoption. L’adoption existe dans l’intérêt de l’enfant, privé de sa famille naturelle par la disparition ou la carence de celle-ci. L’adoption n’a pas pour but premier la satisfaction des besoins de l’adoptant.
En revanche, les enfants adoptés ont droit, eux, pour leur formation et pour leur équilibre, à un papa et une maman, autant que faire se peut.
De très nombreux couples ainsi composés, qui auraient ardemment voulu transmettre la vie, souhaitent adopter des enfants, et ne le peuvent pas, faute d’enfants «adoptables». Le fait qu’on leur préfère demain des couples homosexuels est une anomalie et un scandale, qui n’a d’autre raison d’être que la promotion systématique, dans notre société décadente, de tout ce qui peut nuire à la famille traditionnelle. L’âpreté des lobbies, la lâcheté des autorités, la passivité de la majorité silencieuse, le bourrage de crânes quotidien, tout y concourt.