Video de la Norvège durant l'hiver
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« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
...[L]e respect des rites pas plus que l'usage du latin et du grégorien ne sont à proprement parler "optionnels" au sens où l'entendent de nombreux célébrants. Ils sont une norme liturgique à respecter et à mettre en oeuvre dès qu'il est possible de le faire. Quelques rappels à ce sujet :
- "Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l'autorité de l'Eglise (...) C'est pourquoi absolument personne d'autre, même prêtre, ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie." (Const. SC, n°22)
- "[le célébrant] se souviendra (...) qu'il est le serviteur de la liturgie et qu'il ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la célébration de la messe." (IGMR, n°24)
- "L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins." (Const. SC, n°36)
- "Je demande que les futurs prêtres, dès le temps du séminaire, soient préparés à comprendre et à célébrer la Messe en latin, ainsi qu'à utiliser des textes latins et à utiliser le chant grégorien; on ne négligera pas la possibilité d'éduquer les fidèles eux-mêmes à la connaissance des prières les plus communes en latin, ainsi qu'au chant en grégorien de certaines parties de la liturgie." (Benoît XVI, Exhortation Sacramentum Caritatis, n°62)
- "L'Eglise reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine; c'est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d'ailleurs, doit occuper la première place." (Const. SC, n°116)
- "On achèvera l'édition typique des livres de chant grégorien; bien plus, on procurera une édition plus critique des livres déjà édités postérieurement à la restauration de saint Pie X. Il convient aussi que l'on procure une édition contenant des mélodies plus simples à l'usage des petites églises." (Const. SC, n°117)
- "Le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, doit, toutes choses égales d'ailleurs, occuper la première place." (IGMR, n°41)
- "Je désire que (...) le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, soit valorisé de manière appropriée." (Benoît XVI, Exhortation Sacramentum Caritatis, n°42)
- "Les gestes et les attitudes du corps, tant ceux du prêtre, du diacre ou des ministres, que ceux du peuple doivent viser à ce que toute la célébration manifeste une belle et noble simplicité, que soit perçue toute la vraie signification de ses diverses parties et que soit favorisée la participation de tous. On devra donc être attentif aux normes de cette Présentation générale [du Missel] et à la pratique reçue du rite romain ainsi qu'au bien commun spirituel du peuple de Dieu, plutôt qu'à ses goûts personnels et à son propre jugement." (IGMR, n°42)
Source : Association Pro Liturgia
Le 6 janvier dernier, lors d'une conférence organisée par une fraternité de prêtres australiens, Mgr Guido Marini, Cérémoniaire "en chef" du Pape, a estimé qu'il était urgent de penser à une "réforme de la réforme" de la liturgie.
"En favorisant une meilleure compréhension d'un authentique esprit de la liturgie, a déclaré Mgr Marini, une telle réforme devrait permettre un nouveau pas en avant dans le domaine liturgique." Une telle liturgie renouvelée devrait refléter "la tradition ininterrompue de l'Eglise", et incorporer dans cette tradition les propositions du concile Vatican II. Les réformes conciliaires doivent, en effet, être comprises à la lumière de la tradition des siècles passés."
"La seule façon d'obtenir un authentique esprit de la liturgie est de considérer aussi bien la liturgie actuelle que la liturgie passée comme un héritage unique en continuelle évolution."
La nécessité d'un tel renouveau est évidente, d'autant plus que les déviations liturgiques se font de plus en plus nombreuses, a encore déclaré Mgr Marini: "Il est facile de se rendre compte à quel point certaines pratiques ou attitudes sont éloignées d'un authentique esprit liturgique. Et nous, les prêtres, sommes largement responsables de cette situation."
Mgr Marini souligne que la liturgie a été élaborée par l'Eglise tout entière, et ne peut donc être modifiée à volonté par un prêtre en particulier. Et de citer des écrits du Cardinal Joseph Ratzinger. "La liturgie, poursuit Mgr Marini, ne nous a pas été donnée pour se plier à nos interprétation personnelles, mais pour être mise à la disposition de tout un chacun dans toute son intégrité, et ce hier comme aujourd'hui, et encore demain." C'est dans cette vision de la liturgie qu'il qualifie de "despotique" l'attitude des prêtres qui ne s'en tiennent pas aux règles liturgiques: "Il y a, en effet, quelque chose comme une douce folie dans le fait de nous attribuer ainsi à nous-mêmes le droit de modifier de manière subjective les signes sacrés mûris et discernés à travers les âges par lesquels l'Eglise parle d'elle-même, de son identité et de sa foi!"
Comme exemple concret, Mgr Marini cite la célébration "ad orientem", une tradition qui remonte aux origines de la chrétienté. Lorsque prêtre et fidèles regardent ensemble vers l'orient, "ils témoignent d'une expression caractéristique d'un authentique esprit liturgique." Dire que la célébration se fait "face au peuple" est à la rigueur acceptable lorsque cela traduit le fait que, en effet, vu la position de l'autel, le prêtre est souvent amené à se tourner vers le peuple. Mais cette expression serait tout à fait inacceptable si par là on entendait affirmer une position théologique. Car comme le dit encore Mgr Marini: "du point de théologique, la messe est un acte toujours adressé à Dieu, par le Christ, Notre Seigneur, et ce serait une grave erreur de penser que le principal destinataire de l'acte sacrificiel est la communauté des fidèles."
Chaque aspect de la liturgie devrait être conçu pour favoriser l'adoration. Le pape a ainsi commencé à donner la communion dans la bouche à des fidèles agenouillés. Pourquoi fait-il ainsi, si ce n'est pour rendre plus visible l'attitude d'adoration qui sied devant la grandeur du mystère de la Présence eucharistique.
Mgr Marini accueille sans réserve la "participation active" de tous les fidèles à la liturgie. Mais cette participation des laïcs ne serait pas "pleinement active" si elle ne menait pas à l'adoration du mystère du Salut en Jésus-Christ, mort et ressuscité pour notre salut.
Source: Kathnet. Trad. MH/APL
viaAssociation Pro LiturgiaBenoît XVI a insisté, lors de son allocution à la synagogue, sur ce qui selon lui unit le judaïsme et le catholicisme, invitant – à la suite de Jean-Paul II – les catholiques à « vivre une authentique fraternité avec le peuple de l’Alliance », et affirmant que « les chrétiens et les juifs ont une grande partie de patrimoine spirituel en commun, qu’ils prient le même Seigneur, qu’ils ont les mêmes racines, mais qu’ils demeurent souvent inconnus les uns des autres ».
Certes ce discours est en parfaite continuité avec la Déclaration Nostra Aetate du Concile Vatican II, mais guère avec l’enseignement du premier pape. En effet, devant le peuple d’Israël, saint Pierre s’exprimait en ces termes : « Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a établie avec nos pères, en disant à Abraham : ‘En ta race seront bénies toutes les familles de la terre’. C’est pour vous premièrement que Dieu a suscité son Fils, et il l’a envoyé pour vous bénir, afin que chacun se convertisse de son iniquité. » (Actes, 3, 25-26) Mais il précisait, s’adressant aux princes du peuple et aux anciens : « C’est lui (Jésus-Christ) qui est la pierre rejetée par vous les constructeurs, et qui est devenu la pierre d’angle, et il n’y a de salut en aucun autre : car aucun autre nom sous le ciel n’a été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes, 4, 11-12)
Et saint Paul ajoutait : « Sachez-le donc, frères : c’est par lui (Jésus-Christ) que la rémission des péchés vous est annoncée. Et de tout ce dont vous n’avez pu être justifiés par la loi de Moïse, c’est par lui que quiconque croit en obtient la justification. » (Actes, 13, 38-39)
A l’instar des saints Pierre et Paul, on ne peut que vouloir que soit annoncé aux juifs le salut apporté par Jésus-Christ à tous les hommes. Mais il est impossible de concevoir que ce salut puisse leur être annoncé par une prédication foncièrement différente de celle des apôtres qui sont les deux colonnes de l’Eglise catholique.
Dici, via le Forum catholique
Le numéro deux du cabinet israélien, Sylvan Shalom, devait accueillir le pape lors de sa visite historique dimanche à la Grande Synagogue de Rome. Interrogé sur ... les démarches de Benoît XVI en vue de la béatification du pape Pie XII, auquel les juifs reprochent son silence durant le génocide nazi, M. Shalom a répondu : "Nous lui demanderons de retarder ce procès" en béatification...
Plusieurs dirigeants de judaïsme mondial ont fait le voyage, pour cette troisième visite du pape allemand dans une synagogue, après celles de Cologne, dans son pays natal, et New York. Cette visite du souverain pontife allemand dans un sanctuaire juif intervient 24 ans après que son prédécesseur, feu Jean Paul II, soit devenu le premier pape à pénétrer dans une synagogue en près de 2.000 ans et s'y soit adressé à des "frères aînés bien-aimés".
"Malgré les problèmes et les difficultés, on respire un climat de grand respect et de dialogue entre les croyants des deux religions", a dit le pape lors de la prière de l'angélus au Vatican. Il a répété que le déplacement avait pour but de marquer "une nouvelle étape sur le chemin de concorde et d'amitié entre catholiques et juifs".
Le président de l'Assemblée rabbinique italienne Giuseppe Laras a boycotté la visite, estimant que "durant l'actuel pontificat, le rapport fraternel (entre juifs et catholiques) est devenu plus faible".
L'ambassadeur israélien près du Saint Siège, ... présent, a jugé de son côté que "l'anti-judaïsme catholique existe encore".
D'autres personnalités invitées, comme le Français Richard Prasquier, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) et membre de plusieurs comités internationaux de liaison avec les catholiques, ont décliné l'invitation. Il explique : «Le Crif sera représenté, mais j'ai préféré m'abstenir.»
A l'intérieur du temple, devaient notamment être présents les présidents des communautés juives de Rome et d'Italie, tout comme une délégation de musulmans romains.
Correspondance Polémia via E-Deo
------------------------------------------------« L’idée maîtresse, résumera l’un des Sages, le sociologue Alain Touraine, est que la volonté de l’individu doit être substituée à l’intérêt démographique et militaire de l’État » : disparition du bien commun qui a été ratifiée à l’unanimité par les représentants des élites françaises ! Que s’était-il passé ? Le philosophe Alain Finkielkraut avait fait paraître, en cette même année 1987, un livre capital par l’influence qu’il allait exercer, La Défaite de la pensée. Disqualifiant comme hérité du racisme allemand le culte barrésien de la patrie charnelle, Finkielkraut y prenait, dans le même temps ses distances avec la revendication (alors dominante parmi les intellectuels de gauche) d’une société multiculturelle. Aux uns et aux autres, il opposait une prétendue “tradition française” qui identifierait l’appartenance à la France à l’adhésion au projet philosophique et politique exprimé par la Déclaration des droits de l’homme. Reprochant à la droite de faire le lit du racisme, à la gauche de brader l’idéal républicain en faisant le jeu du communautarisme, il semblait ainsi proposer une voie moyenne : la France devait imposer son modèle et non subir les différences. Mais ce modèle devait être celui des Lumières, et donc ouvert à tous les déracinés de la terre.
Loin d’être une voie médiane, cette doctrine constituait, en réalité un retour pur et simple à la doctrine révolutionnaire telle que nous l’avons vu se manifester en 1791 et en 1793, en faisant l’impasse sur le retour à l’ordre opéré en 1804, lors de la rédaction du Code Civil, et en prenant à contre-pied les motivations que nous avons vues se manifester, jusqu’en 1973, dans toutes les réformes qui avaient suivi. Cette doctrine subversive ne s’en présentait pas moins comme l’expression même du génie français en invoquant à son appui le témoignage d’Ernest Renan. En 1882, lors de sa célèbre conférence « Qu’est-ce qu’une nation ? », celui-ci avait en effet défini l’existence d’une nation comme « un plébiscite de tous les jours. » Ce qui faisait la nation française, c’était donc le désir de lui appartenir, le consentement des populations. Il ne fallait en exclure personne au nom de la race, de la religion ou de la langue. Il fallait exiger de chaque impétrant à la nationalité une chose et une seule : qu’il la demande. Cette condition étant remplie, nul ne pouvait en revanche s’opposer à ce qu’elle fut conférée. L’argumentaire était en réalité faussé par un nouveau mensonge. Il occultait le fait que Qu’est ce que la nation ? était un texte de circonstance. Et que loin de témoigner de la quintessence de la tradition française, il entendait répondre au nationalisme allemand, après l’annexion de l’Alsace-Lorraine. Guillaume Ier avait annexé les deux provinces en invoquant leur culture germanique. Renan lui répondait en fourbissant les armes dont disposait la France : l’absence de consentement des populations concernées. Mais l’argumentaire de Finkielkraut occultait surtout un aspect de celui de Renan : Que lit-on un effet dans Qu’est-ce que la France ? : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire-valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. L’homme, Messieurs, ne s’improvise pas. La nation, comme l’individu, est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j’entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires connues dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. »Vous conviendrez qu’il y a quelque abus à tirer d’un tel texte la justification d’une règle de droit qui donne à tout étranger né en France par le hasard de l’anarchie migratoire un droit absolu à la nationalité française, pour peu qu’il la demande ! C’est pourtant ce que l’on va faire admettre, à l’unanimité, aux Sages, au terme d’une véritable manipulation. À l’unanimité, car les tenants de l’identité nationale (Chaunu, Varaut, Carrère d’Encausse) vont être victimes d’une habile manœuvre. Les partisans d’une réforme restrictive du code de la nationalité avaient focalisé, on l’a dit, leur opposition aux lois en vigueur autour d’une contestation : celle du caractère automatique de l’octroi de la nationalité française (il fallait que l’on cesse d’être français sans le vouloir). Symétriquement, le lobby de l’immigration avait concentré ses critiques du projet du gouvernement sur la dénonciation de l’obligation faite aux impétrants de « demander la nationalité française ». Très habilement, Alain Touraine allait s’appuyer sur la théorie de Finkielkraut pour réduire les oppositions. Abandonnant, en apparence, la position “immigrationiste”, il allait se rallier à l’idée de mettre fin à l’automaticité et accepter d’imposer une demande aux candidats à la nationalité française. En échange de quoi il demandait à l’aile droite de la commission de faire une concession symétrique mais d’une tout autre portée : renoncer à ce que l’État puisse faire le tri parmi ceux qui auraient fait cette demande. Accepter l’idée que cette demande une fois exprimée, nul ne puisse y répondre non. Tel est le traquenard dans lequel sont tombés les Sages. Leur réforme ne sera pourtant pas immédiatement adoptée. Remis en janvier 1988, le rapport est alors publié au moment où se profile l’élection présidentielle. Jacques Chirac préfère repousser cette réforme pour ne pas rallumer la fièvre. Elle sera adoptée cinq ans plus tard, en 1993 lors du retour de la droite aux affaires, à l’initiative de Charles Pasqua, le gouvernement ayant interdit d’emblée à sa majorité d’y introduire des amendements pour s’en tenir strictement aux propositions qui avaient fait l’unanimité. Sans doute, à la décharge de Charles Pasqua, faut-il reconnaître qu’il y aura introduit en contrebande quelques modifications de son cru, qui passeront curieusement inaperçues. Ainsi le rétablissement des condamnations pour homicide parmi les empêchements à l’acquisition de la nationalité, ou l’exclusion des ressortissants des colonies d’Afrique noire du bénéfice du double jus soli.
Reste que sa loi avalisera l’essentiel de la réforme des Sages : le démantèlement des procédures qui permettaient à l’État de refuser les candidats à la nationalité, pour indignité ou défaut d’assimilation, dès lors que ceux-ci étaient nés en France. Cinq ans plus tard, en 1998, Lionel Jospin n’en confiera pas moins à Elisabeth Guigou le soin de revenir sur ce qui, dans la loi Pasqua, restera encore à ses yeux trop restrictif : l’exigence d’une demande de la nationalité pour les jeunes nés en France de parents étrangers. Celle-ci est donc supprimée. Mais sans bien sûr que soit rétabli le droit d’opposition du gouvernement qui avait été abrogé en compensation de son institution.
À une conception qui faisait prévaloir le bien commun et l’intérêt de la société ; à une autre, qui faisait de la nationalité le fruit d’un choix personnel, individualiste de l’intéressé, succédait ainsi un droit du sol sans contrôle qui permet à tous ceux qui parviennent à franchir les frontières physiques de la France et à s’y installer, d’obtenir pour leurs enfants la nationalité française sans qu’aucune barrière juridique, aucune frontière du droit ne puisse s’y opposer.
Telle est l’histoire de notre Droit de la nationalité. Au départ, des dispositions coutumières inspirées par le bon sens. Avec la Révolution, l’imposition du droit du sol comme un principe subversif visant à changer la nature de la société et à transformer la patrie, la terre des pères, en un projet idéologique. Un retour à l’ordre avec le Code Napoléon, suivi de lois de circonstance, inspirées par le souci du bien commun. En 1973, une législation imprudente, dans le maelström né de la décolonisation. Enfin, un retour en force de l’idéologie révolutionnaire, s’appuyant sur ces lois de circonstance, pour inventer une tradition imaginaire et sur cette imprudence pour détruire méthodiquement la nation.
... La bataille a été livrée sur le terrain du droit. Elle a été perdue sur celui des idées. Elle a été perdue le jour où Alain Finkielkraut a fait admettre à l’unanimité des représentants de nos élites sociales et intellectuelles que la France était porteuse d’une conception « élective » de la nation, qu’elle était « une association » dépendant « de l’adhésion de ceux qui vivent en elle », qu’elle était « l’ouvrage des individus », le fruit de leur « adhésion réfléchie ». Telle est l’erreur fondamentale, autour de laquelle tout le reste est ordonné. Car la nation n’est pas, ne peut pas être l’œuvre d’individus. Nous le savons au moins depuis Aristote. « La première union nécessaire, écrit-il au Livre I de La Politique, est celle de deux êtres qui sont incapables d’exister l’un sans l’autre : c’est le cas pour le mâle et la femelle en vue de la procréation (et cette union n’a rien d’arbitraire, mais comme dans les autres espèces animales et chez les plantes, il s’agit d’une tendance naturelle à laisser après soi un autre être semblable à soi). » Au commencement, il n’y a pas l’individu. Au commencement, il y a la famille, qui n’est pas une association puisque les enfants ne choisissent pas d’y adhérer : ils lui appartiennent ; les parents ne choisissent pas leurs enfants : ils leur sont donnés. « La première communauté formée de plusieurs famille en vue de la satisfaction des besoins qui ne sont plus purement quotidiens, poursuit Aristote, c’est le village. Par sa forme la plus naturelle, le village paraît être une extension de la famille : ses membres ont suivant l’expression de certains auteurs sucé le même lait et comprennent enfants et petits-enfants. Et c’est ce qui fait qu’à l’origine, les cités étaient gouvernées par des rois et que les nations le sont encore. (…) Toute famille, en effet, est régie dans la forme monarchique par le mâle le plus âgé, de sorte qu’il en est de même pour les extensions de la famille en raison de la parenté de leurs membres ».
La politique naît quand la nécessité d’atteindre l’indépendance économique, de se défendre contre des ennemis conduit plusieurs villages, qui ne sont pas du même sang, à s’unir. Ce sera la Cité qui, nous dit Aristote, permettra au bonheur de l’existence de s’épanouir et aux hommes d’échanger leurs expériences pour parvenir à distinguer l’utile du nuisible et le juste de l’injuste. La Cité est une famille de familles, réunie par la recherche d’un bien commun. Elle n’a pas été constituée par des individus. Elle est le fruit d’un développement organique qui tient à la nature de l’homme, animal politique. « Personne ne s’est trompé autant, nous dit Charles Maurras, que la philosophie des immortels principes, quand elle a décrit les commencements de la société humaine comme le fruit de conventions entre des gaillards tout formés, pleins de vie consciente et libre, agissant sur le pied d’une espèce d’égalité, quasi-pairs sinon pairs, et quasi-contractants pour conclure tel ou tel abandon d’une partie de leurs droits dans le dessein exprès de garantir le respect des autres. Les faits mettent en pièces et en poudre ces rêveries ». Comment ce développement organique, dont Aristote a fait la description, s’est-il produit dans l’Histoire ? Nous le savons par le maître livre d’un historien visionnaire, dont la chronologie ou les détails peuvent être discutés, dont les intuitions profondes n’ont cessé d’être confirmées : La Cité antique de Fustel de Coulanges.
Source et suite : http://www.renaissancecatholique.org/Comment-peut-on-etre-francais.html
via Reconquista
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- L'invention du droit du sang
Madame, Monsieur,
Tous les ans, des centaines de milliers de Français en souffrance consultent un psy. C’est le cas notamment des victimes traumatisées par un viol ou une agression violente.
Mais tous les ans, bon nombre de ces victimes sortiront du cabinet de leur psy dans le même état, sans amélioration ou même dans un état PIRE ENCORE.
C'est tout particulièrement le cas des victimes de violences incestueuses, à qui certains psy expliquent encore qu’elles en sont en partie RESPONSABLES ! Pour Françoise Dolto, l’une des représentantes les plus connues de la psychanalyse en France, en cas d’inceste, « il n’y a pas de viol du tout, elles sont consentantes » !!! (Entretien avec le magazine Choisir). Tout cela à cause du soi-disant « complexe d’Œdipe », réfuté depuis des années par la science moderne.
Dans un autre domaine, les parents d’enfants autistes ont été culpabilisés pendant des décennies par des psychanalystes qui leur expliquaient qu’ils étaient responsables du handicap de leur enfant.
Le psychologue V. C. témoigne dans cet entretien lumineux – A LIRE D'URGENCE en cliquant ici – de la persistance de ce genre de DELIRES.
Tout récemment, une femme, qui avait vécu une fausse couche et le vivait comme un échec personnel, s’est vu dire par son psychanalyste « qu’elle avait des tendances « masochistes », qu’elle avait provoqué (inconsciemment) cette fausse couche, et qu’il fallait qu’elle assume cette « pulsion de mort » ! »
Pourquoi ces dérapages ? Essentiellement à cause de l'omniprésence, dans notre pays, d’une idéologie archaïque appelée psychanalyse. Elle continue d'imprégner l’université française ainsi qu’une partie des élites dirigeantes, alors qu'elle est en voie de disparition dans les autres pays européens.
De fait, tous les organismes internationaux – comme l’Organisation mondiale de la Santé – le disent : LA PSYCHANALYSE N'ENTRAINE PAS EN MOYENNE UNE AMELIORATION NOTABLE DE L'ETAT DES PATIENTS.
En France, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a publié en 2004 un rapport démontrant l'INEFFICACITE des thérapies d’inspiration psychanalytique dans 15 troubles sur 16.
Cette inefficacité a notamment été observée dans le cas des troubles consécutifs à un traumatisme comme le viol.
Les victimes qui ne choisissent pas leur psy avec précaution dépensent donc des milliers d’euros – non remboursés – et perdent plusieurs années de thérapie SANS RESULTAT VISIBLE.
Des résultats, il existe pourtant des thérapies qui en obtiennent ! L’Inserm a par exemple validé l’efficacité des thérapies cognitives et comportementales dans 95 % des troubles – et leur efficacité a été tout particulièrement saluée dans le traitement des troubles de stress post-traumatiques qui affectent les victimes d’agression.
Le drame est que nous ne pouvons pas compter sur le gouvernement pour prendre les mesures qui s’imposent. Après la sortie du rapport de l’Inserm, le ministre de la Santé a promis à l’influent lobby psychanalytique qu’il « n’en entendrait plus parler » (Le Monde du 07.02.2005). C'est un véritable scandale de santé publique, dénoncé par quelques psychiatres courageux comme Christophe André ou David Servan-Schreiber.
C’est pourquoi nous COMPTONS SUR VOUS pour diffuser à tout votre carnet d’adresses ce courriel de synthèse, ainsi que cet entretien avec le psychologue V. C., extrêmement pédagogique et complet sur ces questions.
Vous seuls, par votre action, pouvez faire en sorte que les victimes d’un traumatisme puissent choisir leur psy en connaissance de cause et évitent de tomber dans les mains de personnes incompétentes.
Les victimes, plus encore que d’autres, ont le droit de recevoir des soins dont le résultat est évaluable et probant.
Le droit des victimes, c’est l’une des préoccupations centrales de l’Institut pour la Justice depuis sa création, comme en témoignent les actions menées par l'association dans ce domaine en 2009 :
Devant le comité, les représentants de l’Institut ont défendu vigoureusement le principe de l’égalité des droits entre la victime et l’accusé tout au long de la procédure pénale (actuellement, l’accusé a davantage de droits que la victime)
Les intervenants y ont défendu l’idée que la victime doit pouvoir être représentée devant les juges d’application des peines, afin qu’elle puisse donner son avis sur la remise en liberté anticipée d’un criminel.
L’Institut pour la Justice a obtenu UN PREMIER RESULTAT : lors du vote de la loi pénitentiaire à l’automne dernier, les députés ont élargi les possibilités pour la victime d’être représentée devant les juridictions d’application des peines.
Mais l’Institut pour la Justice a entamé un autre combat en 2009, et entend l’amplifier en 2010 : donner le droit aux victimes de faire appel d’une décision de justice qu’elles jugent inéquitable.
Cet événement a permis de faire connaître la proposition de loi du député Maurer en faveur du droit d’appel des victimes. Vous avez d’ailleurs été nombreux à écrire à votre député, pour lui demander de cosigner cette proposition de loi.
Notre action commence à faire du bruit, comme l’a indiqué le journal La Croix (07/08/2009) : « L’Institut pour la justice s’active, lui, pour que les victimes décrochent le droit de faire appel des peines prononcées à l’encontre des accusés, prérogative reconnue actuellement au parquet et au condamné. »
Tout au long de cette année 2010, l’Institut pour la Justice va redoubler d’efforts pour défendre les victimes.
Mais vous pouvez agir dès maintenant pour les victimes en diffusant le plus largement possible ce courriel et l’entretien de V. C..
Merci de votre soutien et de votre confiance,
L’équipe de l’Institut pour la Justice
Source : http://newsletter.mp6.ch/visu-9F462220-3D26-4FAA-BE20-1C3EFA42654A-6753366-21796.html
Merci à Reconquista
Conférence de Mgr Bernard Fellay
Le Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, Mgr Bernard Fellay, était à Paris les 8,9 et 10 janvier 2009 à l’occasion du IXe congrès du Courrier de Rome. Dans le contexte des discussions doctrinales entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X, nous avons choisi de vous proposer un long extrait de sa conférence du 10 janvier sur le thème de « Vatican II : Un débat à ouvrir »
Source : Dici.org via Le forum catholique
Le Premier ministre israélien a donné son accord à la construction d'un nouveau mur électronique ultramoderne qui doit "endiguer l'immigration clandestine". Le ministère de l'Intérieur israélien évalue à 300.000 le nombre de personnes en situation irrégulière sur son territoire. Au cours des cinq dernières années, 24.000 migrants seraient passés illégalement par la frontière méridionale. Benjamin Netanyahou a indiqué qu'Israël continuerait d'accueillir des réfugiés, mais "ne permettra pas une inondation de travailleurs illégaux".
«C'est une décision stratégique visant à préserver le caractère juif et démocratique d'Israël», a expliqué Benjamin Netanyahu dans un communiqué. [Ben tiens pourquoi se gêner... Dans le même temps le Lobby en France prône l'exact inverse...]
... [T]rois barrières seront édifiées le long des 266 km de frontières entre les deux pays, au coeur du désert. Ces barrières devraient bloquer les principales voies d'entrée des clandestins.. L'une d'elles sera bâtie près de la ville méridionale d'Eilat, une autre à proximité de la bande de Gaza. ... [L]'Égypte ne devrait pas s'opposer à la construction des murs, dans la mesure où ils sont situés en territoire israélien.
Sources : 1 Libération; 2 nouvelobs.com; 3 Radio-Canada; 4 Le point; 5 guysen.com
Remplacez les mots "Israël" et "israélien", "juifs", dans ce texte par France et français, et imaginez les déclarations indignées, scandalisées..., des ligues de vertu "antiracistes", Licra, Crif, Sos-racisme, Halde et consorts... Encore une fois, deux poids deux mesures au pays des dits "droits de l'homme" sioniste et de la "liberté" sioniste. Ca commence à faire beaucoup...
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- "Nous sommes depuis toujours un pays d'immigration"
- Eric Besson : la France n'est pas un peuple
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- Mur israélien : "tragique" (Benoit XVI)
ROME, Dimanche 10 janvier 2010 (ZENIT.org) - La fraternité constitue un modèle de société fondé sur la conscience que nous avons tous un même Père, a expliqué Benoît XVI, ce dimanche, avant la prière de l'Angélus, après avoir baptisé 14 nouveaux-nés en la chapelle Sixtine.
Cette conscience... est le fruit du sacrement du Baptême par lequel « l'homme devient réellement fils, fils de Dieu » a-t-il précisé.
... « On ne peut pas établir la fraternité avec une idéologie, encore moins avec un décret d'un quelconque pouvoir constitué. On se reconnaît frères à partir de la conscience humble mais profonde d'être enfants de l'unique Père céleste », a expliqué Benoît XVI.
... Benoît XVI a conclu en disant que « la conscience d'avoir, non seulement un Père au Ciel, mais aussi une mère, l'Eglise, dont la Vierge Marie est l'éternel modèle », est une aide, dans ce domaine.
VIDÉO - Devant le refus du peuple islandais de rembourser les milliards perdus suite à la crise financière et la folie des financiers, la « communauté internationale » menace à mots à peine couverts le petit Etat.
Ambiance militante et catholique à la marche pour la Vie?
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Regroupement autour de nos drapeaux français frappés du Sacré-Cœur.
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- Connaître Dieu ou non? (Abbé pagès)
- Un document du Vatican souligne le devoir d'évangéliser les non-catholiques
La responsable (mais pas coupable ?) des jeunes de l'UMP en Gironde et conseiller municipal à Bordeaux nous écrit :
"Je vous demande de supprimer avant ce soir minuit l'article diffamatoire et scandaleux me concernant sur votre blog. Si ce n'est pas fait je porterai plainte, sur les conseils de mon avocat, dès demain."
On croit rêver. Le scandale, ça n'est pas notre brève qui se borne à rapporter les propos de Laetitia Jarty mais qu'une responsable de l'UMP déclare :
"Quant à la Gay Pride, vous savez, ça ne choque pas du tout à l’UMP. J’ai toujours eu envie que notre mouvement participe à la Gay Pride. Mon prédécesseur y était hostile, mais j’ai demandé l’année dernière que les Jeunes Pop y participent sur Bordeaux. Je suis d’ailleurs très amie avec la personne en charge de GayLib [le mouvement homosexuel associé à l’UMP, Ndlr] sur l’Aquitaine. En aucun cas la Gay Pride n’est en opposition avec les valeurs familiales, au contraire."
Passons le fait que Laetitia Jardy "[n’ait] pas réfléchi à la question" de la construction des mosquées. Cela lui évite de devoir choisir entre les Français (majoritairement hostiles à leur édification) et les grands prêtres de la religion cathodique du Progrès avec lesquels il vaut mieux rester en bons termes quand on a quelques ambitions...
Ci-dessous, un petit aperçu de la compatibilité entre "les valeurs familiales" et les Gay-pride : Suite E-Deo