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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 09:58

Umberto Eco A la veille de la sortie de son roman en France (chez Grasset, le 23 mars en France), « Le Cimetière de Prague », une plongée dans la France et l'Italie de la fin du XIXe siècle, le dernier roman d'Umberto Eco, phénomène éditorial transalpin de l'hiver avec plus de 600 000 exemplaires vendus, crée l'émoi dans la communauté.

 

« Il maestro » a reçu Le Figaro chez lui, dans la capitale lombarde. Son roman met en scène les Protocoles des Sages de Sion. Certains s'en émeuvent et prétendent que l'on ne peut traiter d'un sujet aussi grave par un roman. Ces mêmes critiques reprochent au romancier de mélanger le vrai et le faux, les faits et les rumeurs.

 

Nous est avis ici sur Christroi qu'on n'a curieusement pas entendu ces gens lors de la parution des délires de Dan Brown, protester haut et fort que l'on ne pouvait ainsi "mélanger le vrai et le faux"... J'ai envie de dire : chacun son tour ! Et un grand bravo à Umberto Eco dont le roman, à n'en pas douter, aura un grand succès en France, et ce malgré le flot des critiques nauséabondes.

 

Le Figaro, par un article intitulé «Eco peut-il écrire ce qu'il veut ?»... s'aligne sur la police de la pensée qui frappe à nouveau avec Pierre-André TAGUIEFF :

"Eco a déclaré avoir voulu se «confronter longuement et ouvertement avec les clichés antisémites, pour les démonter». L'ennui, c'est qu'il les expose en long et en large avec un grain de complicité ironique, installé dans la zone d'ambiguïté où il mélange avec jubilation le vrai et le faux, le vraisemblable et le certain, les faits et les rumeurs, les légendes, les récits mythiques. Son roman ressemble à une compilation de textes antijuifs qui font oublier les intrigues. Et la fascination d'Eco pour la préhistoire des Protocoles est contagieuse. On peut dès lors craindre que son roman fonctionne, pour les lecteurs naïfs, comme un manuel d'initiation au conspirationnisme antijuif et antimaçonnique, et, pour les adeptes de la pensée conspirationniste, comme un aide-mémoire."  (Fin de citation)

 

Le Figaro, dans ce même article «Eco peut-il écrire ce qu'il veut ?», surenchérit : "Le héros du roman d'Eco est hanté par l'idée d'un complot juif. Ce roman aurait pu s'intituler: voyage d'un antisémite à travers l'Europe du XIXe siècle. Le personnage principal, Simon Simonini, est hanté par l'idée d'un complot juif dont la finalité est d'anéantir la chrétienté. Comme tous les obsédés, il projette son fantasme sur tout ce qu'il voit et entend. Il pérégrine entre la France et la Sicile où il rencontre les partisans de Garibaldi, se retrouve à Paris durant la Commune, et c'est à Prague qu'il imagine la rencontre de rabbins venus fomenter un pacte de domination du monde.

Eco nous emmène à la rencontre de personnages qui ont existé et ont cru en l'existence de complots de tous ordres, notamment maçonniques ou jésuites. On y croise notamment l'abbé Barruel, qui voyait dans la Révolution et l'Empire la marque de l'influence maçonnique, le socialiste Toussenel, véritable inventeur de l'antisémitisme de gauche, qui était persuadé que le capitalisme servait les intérêts des Juifs, sans oublier Édouard Drumont, l'auteur de La France juive dont les articles défrayèrent la chronique durant l'affaire Dreyfus. «La haine est la vraie passion primordiale. C'est l'amour qui est une situation anormale. C'est pour ça que le Christ a été tué, il parlait contre nature», écrit Eco en conclusion de ce roman plus erratique que convaincant."

 

Pour écrire son roman, Umberto Eco "a enrichi sa bibliothèque de centaines de nouveaux romans, journaux ou essais. Certains sont exposés dans son salon. Le visiteur non averti en ressentirait quelque malaise : on y discerne les plus beaux fleurons de la littérature antisémite, anticléricale et antimaçonnique du XIXe siècle (La France juive et Le Testament d'un antisémite, d'Edouard Drumont, Les Mystères de la franc-maçonnerie, du pittoresque Léo Taxil, etc.). Au terme de ces lectures (qui lui inspirèrent parfois du dégoût, confesse-t-il), un livre exceptionnel : Le Cimetière de Prague (Grasset)."

 

Le roman est construit et illustré à la manière des feuilletons des Dumas, Sue, Ponson du Terrail et autres Xavier de Montépin, de personnages réels gravitant autour d'un singulier héros imaginaire, Simon Simonini. Faussaire hors pair, manipulateur sans cœur, antisémite hystérique, espion multicarte, Umberto Eco l'envoie déchaîné sur les principaux théâtres d'opérations de la deuxième moitié du XIXe siècle. En 1860, il est en Sicile, puis dans le sud de l'Italie avec les Mille de Garibaldi ; en 1870, le voilà témoin (et un peu acteur) du siège de Paris et de la Commune ; et dans les années suivantes, mêlé de très près à l'affaire Dreyfus et à la rédaction des Protocoles des Sages de Sion.

 

Au détour de cet entretien d'Umberto Eco au Figaro, on trouve quelques pépites distillées par le romancier : l'antisémitisme de Shakespeare, la "solution finale" de Luther..., le financement de la révolution italienne par la franc-maçonnerie britannique.

 

Le Figaro parle de "plus de 500 pages menées à un train d'enfer, qui ressemblent à leur auteur : brillantes, érudites, savoureuses, drôles."

 

Mais vient aussitôt la critique de fond, plus sévère : "L'histoire se fabrique parfois à partir de faux documents".

   

Après le Moyen Age à trois reprises, le XVIIe siècle et le XXesiècle, vous plantez le cadre de votre nouveau roman dans la France et l'Italie à la fin du XIXesiècle. Pourquoi cette époque?

[J]e souhaitais évoquer Les Protocoles des Sages de Sion, auxquels je m'intéresse depuis longtemps et qui illustrent parfaitement la force des faux documents dans le processus de fabrication de l'Histoire. Cela va de la « donation » de l'empereur Constantin offrant prétendument au pape Sylvestre des territoires et des privilèges appartenant notamment à l'Eglise d'Orient jusqu'aux faux rapports de la CIA assurant que l'Irak est en train de fabriquer des armes atomiques... Dans l'affaire des Protocoles des Sages de Sion, ce qui me frappe, c'est que la « popularité » de ce texte s'est renforcée à partir du moment où il a été prouvé, en 1921, qu'il s'agissait d'un faux ! A la fin des années 30, il s'en vendait dans le monde presque autant que d'exemplaires de la Bible...

N'est-ce pas parce que ce livre alimentait l'idée de complot? Durkheim constatait que lorsqu'une société souffre, «elle éprouve le besoin de trouver quelqu'un à qui imputer son mal»...

C'est évident. Karl Popper aussi a très bien expliqué cela : il faut croire au complot, disait-il en substance, sinon on découvre que les malheurs qui nous arrivent sont de notre faute. Dans l'Antiquité, d'ailleurs, lorsque quelque chose ne fonctionnait pas, on évoquait un complot des dieux sur l'Olympe ! C'est le sens des propos que je mets dans la bouche d'un de mes personnages du Cimetière de Prague: «Il faut un ennemi pour donner au peuple un espoir.» Comme ce personnage est russe et qu'il y a beaucoup de Juifs en Russie, il dit avoir logiquement choisi les Juifs comme ennemis. Mais eussé-je été turc et je choisissais les Arméniens, assure-t-il...

Simonini, le personnage principal du Cimetière de Prague, est un faussaire dont les services sont utilisés au cours de l'expédition garibaldienne, pendant la guerre de 1870 à Paris, pendant l'affaire Dreyfus... Dénué de tout scrupule, il travaille pour les Italiens, les Français et les Russes. Vous-même, avez-vous eu des scrupules à faire d'un être aussi détestable le héros d'un roman?

Quelqu'un m'a dit qu'il manquait dans ce livre un jugement moral exposant que les pensées et les actes de Simonini sont malfaisants. Mais je ne suis pas un prêtre qui interviendrait toutes les dix pages pour dire que Notre Seigneur Jésus-Christ condamne le propos ou le geste qui vient d'être décrit ! Simonini est un misérable qui fabrique des faux et fait tuer des gens : n'est-ce pas là en soi un jugement moral ? Quant à ceux qui trouveraient Simonini finalement presque sympathique, je leur réponds que Rocambole, Arsène lupin, Fantômas et même Raskolnikov suscitèrent une certaine sympathie. Pour autant, je ne crois pas qu'en ayant lu Crime et châtiment, le lecteur ait des soudaines envies de trucider une vieille dame !

Votre livre n'en a pas moins choqué certains critiques, y compris le journal du Vatican, L'Osservatore romano.[Ndlr. Osservatore Romano qui note sous la plume de la théologienne Luciana Scaraffia : "Les continuelles descriptions de la perfidie des Juifs font naître un soupçon d'ambiguité".]  Que leur répondez-vous?

D'abord, rétablissons les choses à leur juste mesure : j'ai eu droit dans la presse italienne à trois critiques négatives pour 300 articles positifs ! Quand j'ai écrit ce livre, je savais que je touchais un sujet sensible et brûlant. C'est pourquoi, une fois terminé, j'ai demandé à quatre amis juifs de le lire : ils m'ont chacun donné leur imprimatur. L'un m'a d'ailleurs assuré qu'il fâcherait plus les jésuites que les Juifs ! Un autre m'a suggéré d'organiser une conversation avec le rabbin de Rome pour dissiper tout malentendu. La réserve de celui-ci fut la suivante : si vos intentions paraissent très claires, il est néanmoins possible que des lecteurs prennent au sérieux les délires antisémites de certains personnages. Je lui ai répondu que je ne faisais que reprendre des documents qui existaient déjà et qui sont disponibles en librairie ou sur internet. Je ne diffuse pas des idées nouvelles ou des arguments novateurs et les antisémites n'ont certes pas besoin de me lire pour avoir leurs idées !

Ce qui demeure difficile à nier, c'est le poids de la littérature dans la naissance de certaines opinions: l'idée de l'existence d'un complot jésuite est né avec Le Juif errant, d'Eugène Sue, celui d'un complot franc-maçon avec Joseph Balsamo, d'Alexandre Dumas. Et celui d'un complot juif mondial avec le roman de Retcliffe, alias Goedsche, Biarritz, qui inspira justement la rédaction des Protocoles des Sages de Sion par les services secrets du tsar...

On peut même faire remonter l'antisémitisme dans la littérature à Chaucer et Shakespeare avec Le Marchand de Venise ! Il n'est pas l'apanage des catholiques français ou italiens de la fin du XIXe siècle. Le terme de « solution finale » pour « régler » la situation des Juifs a été, je crois, employé pour la première fois par Luther ! Et les textes de Toussenel et de Marx témoignent de la virulence d'un antisémitisme de gauche très structuré : le Juif étant assimilé au capitalisme, aux forces de l'argent, il est un ennemi du peuple. Cette rhétorique a perduré jusqu'à nos jours même si, dans les années d'après-guerre, la gauche et les communistes ayant largement participé à la lutte antifasciste, on l'a moins souligné. Aujourd'hui, la frontière est parfois ténue entre l'antisionisme d'une certaine extrême gauche et l'antisémitisme...

Cent cinquante ans après, quel regard portez-vous sur le Risorgimento et la geste garibaldienne?

Elle fut par certains côtés héroïque, par d'autres, proche de la bouffonnerie. Voire pire ! Les arrière-pensées politiques et financières n'étaient pas absentes chez certains de ses protagonistes. Il y eut des tractations, des négociations, de l'argent versé par on ne sait qui... On s'est souvent demandé, en effet, comment 1 000 jeunes hommes sans expérience militaire avaient pu vaincre une armée de 25 000 soldats, sinon grâce à une aide extérieure. Certains pensent que ce sont les maçons anglais qui les ont financés [Ndlr. Comme par hasard, les mêmes qui avaient financé la Révolution dite "française" de 1789] parce que l'Angleterre avait besoin d'une Sicile « commerçante ». D'autres ont souligné que les deux bateaux armés à Gênes par Garibaldi pour débarquer en Sicile l'avaient été par l'homme qui, plus tard, construirait les chemins de fer italiens. Une Italie unifiée lui était indispensable...

Le rôle de Napoléon III ne fut pas négligeable, non plus...

Il n'était surtout pas très clair. Tout en donnant l'impression de soutenir les mouvements révolutionnaires, notamment par nostalgie de sa propre jeunesse, il craignait de se fâcher avec le pape. Il soutenait le Risorgimento mais fournissait les chassepots des armées piémontaises servant à tirer sur les troupes garibaldiennes. Ce qui est certain, c'est que Cavour sut jouer de l'ambiguïté de l'empereur en dépêchant, par exemple, auprès de lui sa propre nièce de 18 ans, la séduisante comtesse Castiglione...

Contrairement à cette époque, les rites, religieux ou laïques, semblent avoir disparu de notre société contemporaine. Le regrettez-vous?

Je ne suis pas d'accord avec cette idée. La baisse d'influence du christianisme en Amérique du Sud a suscité l'émergence de sectes particulièrement attachées aux rituels. Et il existe une ritualité laïque très importante. Qu'est-ce qu'une discothèque, sinon un lieu où l'on se retrouve pour parvenir à l'extase en écoutant de la musique et en prenant des drogues ? Et les rencontres sportives avec leurs pom pom girls et leurs chants ? Et les parades et festivals des grandes villes américaines ? C'est Chesterton qui avait raison : «Lorsque les gens ne croient plus en Dieu, ce n'est pas qu'ils croient en rien, c'est qu'ils croient en tout.» Ce peut être l'astrologie, l'existence d'un complot international, etc.

Comment expliquez-vous l'extraordinaire succès de vos romans, d'un accès pourtant plus difficile que ceux de Dan Brown, Marc Levy ou Paolo Coelho?

Je pourrais vous répondre comme répondrait Nicole Kidman à cette question : «Parce que je suis belle!» Au fond, je crois que les éditeurs et les directeurs de télévision se trompent en pensant que le public a besoin de livres et d'émissions faciles, relevant du pur divertissement. Sur 7 milliards d'êtres humains, il en existe bien quelques millions qui réclament des activités et des expériences exigeantes. J'ai compris cela avec Le Nom de la rose. Mon éditeur américain pensait qu'il se vendrait à 3 000 exemplaires : vous pensez, un livre avec des citations latines même pas traduites ! Or, il s'est vendu par millions. Et pas à New York ou San Francisco, villes peuplées d'intellectuels, mais dans le Montana, le Nebraska, au Texas ! On croit les gens plus stupides qu'ils ne le sont ; en France comme en Italie, on sous-estime le niveau d'exigence des lecteurs.

 

Sources : http://www.lefigaro.fr/livres/2011/03/17/03005-20110317ARTFIG00477-eco-peut-il-ecrire-ce-qu-il-veut.php ; http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/03/12/01006-20110312ARTFIG00612-umberto-eco-en-france-et-en-italie-on-sous-estime-le-niveau-d-exigence-des-lecteurs.php

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 08:17

Helen Thomas : « Les juifs contrôlent la Maison Blanche et le Congrès »

 

Le président Barack Obama apportant des gâteaux pour le 89e anniversaire d'Helen Thomes le 2 août 2009 dans la salle de presse de la Maison Blanche.

Par Daniel Hamiche le 21 mars 2011

 

Née en 1920 de parents libanais émigrés aux États-Unis, Helen Thomas fut une journaliste politique chevronnée qui travailla cinquante sept ans comme correspondante puis chef de bureau à la Maison Blanche pour l’agence United Press International (UPI), accréditée à la Maison Blanche de 1960 (John F. Kennedy) à 2010 (Barack Obama – qui lui offrit un gâteau d’anniversaire pour ses 89 ans) !

Elle démissionna de UPI en mai 2010, quand l’agence fut rachetée par News World Corporation liée, selon elle, à Sun Myung Moon, et continua son activité de correspondante pour le groupe de presse de Hearst qui l’a remerciée l’an passé après qu’elle déclara dans un entretien que les juifs « devraient ficher le camp de Palestine » et « rentrer chez eux en Pologne, en Allemagne et aux États-Unis ». 

Le Jerusalem Post vient de publier des extraits d’une nouvelle interview donnée par Helen Thomas au magazine Playboy, mais qui ne paraîtra qu’en avril, dans laquelle elle “dérappe” de manière plus ou moins contrôlée.

Interrogée sur ses propos de l’an passé, elle les confirme : « Pourquoi n’aurais-je pas dû le dire ? Je savais exactement ce que je faisais. Je voulais faire un éclat. J’ai atteint le point de non retour. À la fin, y’en a marre ».


Interrogée pour savoir si elle croit qu’il existe une conspiration secrète juive en œuvre aux États-Unis, Helen Thomas déclare que « [ce] n’est pas un secret. C’est évident. Tout le monde est dans la poche des lobbies israéliens qui sont financés par de riches défenseurs, y compris les gens de Hollywood. Même chose avec les marchés financiers. Le contrôle est total » de la Maison Blanche au Congrès des États-Unis.

 

Source

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 14:15

 

Le premier ministre russe Vladimir Poutine a vivement critiqué la résolution du Conseil de sécurité de l'Onu sur la Libye qui évoque, selon lui, un appel à la croisade, a annoncé lundi le correspondant de RIA Novosti.

"La résolution du Conseil de sécurité est imparfaite et incomplète, elle autorise tout et ressemble à un appel moyenâgeux à la croisade. En fait, elle autorise l'invasion d'un pays souverain", a martelé le chef du gouvernement russe lors d'un entretien avec les ouvriers de l'usine de Votkinsk (Oudmourtie, Oural).

 

Source: http://fr.rian.ru/world/20110321/188934037.html

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- IIIe Guerre mondiale : ils envoient les autres combattre et mourir pour eux

- Libye : Marine Le Pen devra-t-elle gérer la IIIe Guerre mondiale ?

- Libye: une intervention militaire US mènera à la 3e guerre mondiale (Roberto Maroni, ministre de l'Intérieur italien)

- Grave Secret de Sarkozy : sa campagne électorale financée par Kadhafi

- Libye : la décision de Paris "illégitime et illégale" (ministre libyen des Affaires étrangères)

- Moscou hostile à une intervention militaire en Libye

- Les frappes aériennes en Libye ont elles vraiment eu lieu ?

- Les révoltes arabes, un tremplin vers l"Union pour la Méditerranée" (Nicolas Sarkozy)

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 23:59

Alors que les medias annoncent ce soir un FN à environ 15% "au niveau national" (15,6% selon des "résultats partiels"), ils englobent dans ce chiffre les cantons où il n’y avait pas de candidat FN.

 

Le Front national n'a pu en effet présenté que 1500 candidats sur les 2020 cantons de l'élection, soit une présence FN dans seulement 75 % des cantons. Rapporté au niveau national, le Front national remporte donc en réalité 20% des voix (75 x 20% = 15)

 

Les autres grands partis, Ump et Ps, ont eux naturellement présenté des candidats dans tous les cantons. 

 

Si le FN avait présenté des candidats dans tous les cantons, comme eux, son résultat eut été meilleur. 

 

Quoiqu'il en soit, c'est de loin le meilleur résultat enregistré aux cantonales par le FN. En 1998 il avait fait 13.58%.

 

Il faut néanmoins tenir compte des tripatouillages électoraux et des modes de scrutin iniques dans une démocratie à géométrie variable au pays des "droits de l'homme et du citoyen", où la voix de la personne qui vote FN vaut 100 fois moins que la voix de la personne votant pour un des grands partis du système démo(n)crate.

Ainsi, 13,58% des suffrages exprimés au 1er tour des cantonales 1998 pour le FN contre 13,27% pour l'Udf, c'est 3 sièges pour le FN, mais 337 pour l'Udf...

 

 Entre les cantonales 1998 et 2002,le FN a gagné 3 points pour obtenir 16,86% au 1er tour des présidentielles 2002

 

Si l'on extrapole ce résultat pour les présidentielles 2012, en ajoutant 3% au 20% réel,... nous obtenons un FN a minima à 23% en 2012.

 

A minima parce que Marine Le Pen est à 27 % au premier tour chez les abstentionnistes potentiels (sondage Ifop). 

 

L'"abstention record" au 1er tour des cantonales 2011 est estimée à 55% (ministère de l'Intérieur). En 2008, le taux d'abstention pour les cantonales était de 35%. Ce dimanche, le record d'abstention pour une élection - 59% lors des européennes de 2009 - a quasiment été égalé. 

 

C'est 14,85% d'abstentionnistes potentiels pour Marine Le Pen en 2012 (55 x 27%).

 

Si ces abstentionnistes potentiels pro Marine votaient pour elle, on obtient un FN à 37,85% au 1er tour des présidentielles 2012 (23 + 14,85).

 

27% des abstentionnistes prêts à voter Marine Le Pen si le vote était obligatoire

27% des abstentionnistes prêts à voter Marine Le Pen si le vote était obligatoire. Source: http://www.marianne2.fr/Exclusif-qui-vote-qui-ne-vote-pas-et-pourquoi_a203926.html

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Add. 22.03.2011 18:42. Un article de La Tribune du 21 mars, intitulé "Cantonales : le vrai score du Front National", confirme notre analyse. Nous disions un FN à 20%, la Tribune dit 19,2%.

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- 2e tour des Cantonales 27 mars 2011 : scores historiques du FN

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 13:58
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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 08:58

L'affaire Lautsi (1), également connue sous le nom "affaire des crucifix", s'est terminée le 18 mars 2011 par un arrêt définitif de la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg. Dans sa nouvelle approche différenciée des religions, cet arrêt (véritable doublement par la droite...), marque une victoire de la liberté face au travail de sape souterrain de la franc-maçonnerie, une victoire d'hommes libres et de pays qui ne s'en sont pas laissés comptés..., défenseurs de l'identité chrétienne de l'Europe, contre les terroristes de la "diversité" à sens unique via un métissage babélien obligatoire, imposé d'en-haut (en France par l'Etat maçonnique sarkoziste umps, et en Europe par le rouleau compresseur soviétoïde maçonnique). Par leurs efforts soutenus, ils ont obtenu ce résultat historique à Strasbourg.

 

Les faits. En novembre 2009, l'affaire Lautsi, allant bien au-delà des milieux catholiques, ébranla l'Europe chrétienne. La Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) venait de considérer dans son arrêt de Chambre du 3 novembre 2009, que la présence d'une croix, symbole associé au catholicisme, dans les salles de classe des écoles publiques, allait à l'encontre du « pluralisme », cet élément constitutif de toute « société démocratique », et condamna l'Italie au motif que la présence des crucifix dans les salles d'écoles publiques violait les "droits de l'homme" et notamment la liberté de conviction des parents et leur droit à ce que leurs enfants reçoivent un enseignement conforme à leurs convictions philosophiques. Comme l'expliqua Grégor Puppinck, la Cour affirma (Ndlr. dans cet arrêt du 3 novembre 2009) qu’une société, pour être démocratique, devait renoncer à son identité religieuse : c’était du pur sécularisme ».(2)

 

L'affaire avait été présentée au Tribunal de Strasbourg par Soile Lautsi, citoyenne italienne d'origine finlandaise qui avait demandé en 2002 à l'école publique de ses enfants, « Vittorino da Feltre » de Abano Terme (Padoue), d'enlever les crucifix des salles de classe. L'école avait refusé. Donnant raison à la requérante, la Cour de Strasbourg avait jugé que la présence d'un symbole religieux dans les salles de classes était une chose mauvaise en soi qui ne pouvait trouver aucune justification. Jusqu'alors, la Cour avait toujours considéré à l'inverse, que les Etats étaient libres en ce domaine, qu'il convenait de respecter leur culture et leur tradition, et que la seule limite à ne pas franchir était de soumettre les élèves à un endoctrinement ou à un prosélytisme abusif. 

 

Historique de la procédure. La requête a été introduite devant la Cour européenne des droits de l’homme le 27 juillet 2006. Dans son arrêt de Chambre du 3 novembre 2009, la Cour a conclu, à l’unanimité, à la violation de l’article 2 du Protocole n° 1 (droit à l’instruction) examiné conjointement avec l’article 9 (liberté de pensée, de conscience et de religion). Le 28 janvier 2010 le gouvernement italien a demandé le renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre conformément à l’article 43 de la Convention (renvoi devant la Grande Chambre) et le 1er mars 2010, le collège de la Grande Chambre a accepté cette demande. (3)

 

Durant l'été 2010, l'Osservatore Romano , quotidien officiel du Vatican, sous le titre « alliance contre le sécularisme » argumenta en prenant pour exemple les dérives historiques de la France des Lumières : « Pour être cohérente avec elle-même, la CEDH devrait renoncer à fermer à Noël et à Pâques, et adopter, comme l'avaient fait les révolutionnaires français, un calendrier nouveau sans référence à la vie du Christ. De fait, l'identité religieuse d'une société ne peut pas être « neutralisée » : elle peut être niée, combattue et remplacée, mais pas neutralisée ». Début septembre, dans un message d'introduction aux 26èmes Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ2011 à Madrid) le Saint-Père dénonça les chrétiens qui « se laissent séduire par le mode de pensée laïciste » ou qui « ont simplement laissé refroidir leur foi dans le Christ Sauveur » tombant dans « le relativisme ambiant, qui consiste à dire que tout se vaut et qu"il n'y a aucune vérité ni aucun repère absolu ». « La culture actuelle, dans certaines régions du monde, surtout en Occident, tend à exclure Dieu ou à considérer la foi comme un fait privé, sans aucune pertinence pour la vie sociale » soulignant une « sorte d'éclipse de Dieu, une certaine amnésie, voire un réel refus du christianisme », avec un « risque de perdre sa propre identité profonde », le Pape précisa que « toutes les valeurs qui fondent la société proviennent de l'Evangile, comme le sens de la dignité de la personne, de la solidarité, du travail et de la famille ». « L'expérience enseigne qu'un monde sans Dieu est un enfer où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d'amour, de joie et d'espérance ». Mesurant l'ampleur de cette décision susceptible de faire jurisprudence dans toute l'Europe, Benoît XVI en recevant le nouvel ambassadeur italien auprès du Vatican, Francesco Maria Greco, le 17 décembre 2010, félicita le gouvernement italien dans son combat contre le diktat séculaire européen. La péninsule dans ce combat pour une chrétienté vivante et visible fut rejointe par une vingtaine de pays regroupés en une « sainte alliance » : l'Arménie, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Lituanie, Malte, Monaco, la Roumanie, la Fédération de Russie et Saint-Marin en tant que « tiers intervenants » ont remis à la Cour un mémoire. Dix autres pays ont publiquement mis en cause ce jugement christianophobe : l'Albanie, l'Autriche, la Croatie, la Hongrie, la Macédoine, la Moldavie, la Pologne, la Serbie, la Slovaquie et l'Ukraine. Quant à elle, la France maçonnique sarkoziste, fidèle aux racines laïcistes des Lumières, refusa de se souvenir du baptême de la « France, Fille aînée de l'Eglise ». Depuis la chute du Mur de Berlin en 1989, l'Ouest soumettait l'Est à ses normes : libéralisme et matérialisme culturel. Avec l'affaire Lautsi, c'est un revirement, en s'appuyant sur le catholicisme romain, l'Europe orthodoxe nous a entraîné dans la renaissance de notre identité, identité héritée de saint-Benoît.

 

Ce 18 mars 2011, la Cour européenne des droits de l'homme, siégeant en Grande Chambre, a jugé, par 15 voix contre 2, que la présence de crucifix dans les salles de classe des écoles publiques italiennes est conforme à la Convention européenne des droits de l’homme : les écoles publiques d'Italie peuvent conserver les crucifix dans les classes. La présence de crucifix dans les salles de classe en Italie n'est pas contraire aux droits fondamentaux. Cet arrêt est définitif (4). Il stoppe la tendance laïciste de la Cour de Strasbourg et constitue un changement de paradigme. Il renverse sans ménagement une décision précédemment adoptée à l’unanimité qui apparaît désormais comme une « erreur » historique de la Cour.

 

Grégor Puppinck, Directeur de l’ECLJ (European Center for Law & Justice, Centre européen pour la Loi et la Justice, une organisation non gouvernementale basée à Strasbourg et œuvrant pour la défense de la liberté de culte et de conviction, notamment auprès de la Cour européenne des droits de l'homme et des Nations-Unies), analyse parfaitement ce revirement. Il conclut que "face à ces tentatives de marginalisation (Ndlr. laïcistes), la Cour a rappelé que le christianisme – que l’on soit croyant ou non – possède, dans les pays de tradition chrétienne, une légitimité sociale supérieure aux autres croyances philosophiques et religieuses. Cette légitimité indéniable justifie qu’une approche différenciée soit adoptée lorsque nécessaire.(5)

 

La Cour énonce avec justesse que le fait que la réglementation italienne donne à la religion majoritaire du pays une visibilité prépondérante dans l’environnement scolaire (…) ne suffit pas pour caractériser une démarche d’endoctrinement de la part de l’Italie et pour établir un manquement aux prescriptions  de la Convention. Autrement dit, la Cour a jugé « qu’au regard de la place prépondérante d’une religion dans l’histoire d’un pays, le fait qu’une part plus large que les autres religions lui soit accordée dans les programmes scolaires ne s’analyse pas en soi en en une démarche d’endoctrinement »(comme l’indique son communiqué de presse) La Cour a également souligné l’importance de respecter la subsidiarité et la marge d’appréciation dont bénéficient les Etats en matière religieuse.

 

La Grande Chambre de la Cour a adopté, à  quelques petites nuances près, exactement le raisonnement développé par l’ECLJ dans ses observations écrites. Sur le fond, le Centre européen pour la Loi et la Justice se réjouit que la Cour européenne ait ainsi renoncé à promouvoir une conception radicale de la laïcité. Cette décision est une victoire pour l’Europe, car l’Europe ne peut être fidèle à elle-même en marginalisant le christianisme. Cette décision est davantage une victoire pour l’Europe que pour « le crucifix » ; l’Europe renonce à renier sa propre identité, à prétendre supprimer le christianisme au nom des droits de l’homme.

 

 De fait, la Cour a reconnu que dans les pays de tradition chrétienne, le christianisme possède une légitimité sociale spécifique qui le distingue des autres croyances philosophiques et religieuses et justifie qu’une approche différenciée puisse être adoptée lorsque nécessaire. C’est parce que l’Italie est un pays de tradition chrétienne que le symbole chrétien peut avoir légitimement une présence visible spécifique dans la société.

 

 Cette décision est très positive pour l’Europe, elle a une profonde « portée unificatrice »

 

En refusant d’opposer artificiellement les droits de l’homme au christianisme, la Cour a préservé l’unité profonde et l’interdépendance unissant  les valeurs spirituelles et morales qui fondent la société européenne. Cette décision est fidèle au Statut du Conseil de l’Europe qui affirme que les Etats européens sont « inébranlablement attachés aux valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun de leurs peuples et qui sont à l'origine des principes de liberté individuelle, de liberté politique et de prééminence du droit, sur lesquels se fonde toute démocratie véritable ».

 

Marginaliser le christianisme au nom des droits de l’homme aurait brisé cette unité entre valeurs morales et spirituelles et aurait divisé l’identité de l’Europe contre elle-même.

... (Cet arrêt) inédit est de grande importance et témoigne du fait que le christianisme –par delà les divisions politiques et confessionnelles – est toujours au cœur de l’unité européenne. Ainsi, en respectant la présence visible du christianisme dans la société, la Cour a contribué à renforcer l’unité de la culture européenne.

 

Ce fort geste politique intervient face à la tentative des courants laïcistes radicaux d’utiliser les droits de l’homme contre le christianisme. Les courants laïcistes radicaux, par rejet du christianisme, instrumentalisent la culture des droits de l’homme pour déchristianiser l’Europe au nom du respect et la tolérance envers les non-chrétiens. Derrière un discours de tolérance, le pluralisme religieux croissant sert alors de prétexte pour marginaliser le christianisme et finalement imposer à la civilisation européenne un sécularisme exclusif. L’objectif du laïcisme radical est d'imposer une sécularisation de la société afin de promouvoir un certain modèle culturel dans lequel l'absence de valeur (neutralité) et le relativisme (pluralisme) sont des valeurs en soi soutenant un projet politique qui se voudrait « post-religieux » et « post-identitaire », en un mot « post-moderne ». Ce projet politique a une prétention au monopole en tant que système philosophique.

 

Un exemple typique d’instrumentalisation du « pluralisme religieux » contre l’identité chrétienne de l’Europe est l’agenda scolaire (Ndlr. 2011) publié par la Commission européenne. Cet agenda publié à des millions d’exemplaires a volontairement omis d’indiquer les fêtes chrétiennes afin officiellement de promouvoir une meilleure connaissance des autres religions et croyances...

 

Si jusqu’à présent c’est surtout l’argument du respect envers les non-chrétiens qui a été utilisé pour marginaliser le christianisme, à ce jour, c’est de plus en plus la peur de l’islam qui est instrumentalisée et qui, dans les faits, aboutit également à marginalisation du christianisme. La peur de l’Islam est exploitée pour lutter contre toutes les religions, dont le christianisme.

 

 

Note de Christroi. Un grand bravo à la diplomatie vaticane, mention d'honneur spéciale aux pays orthodoxes qui en s'appuyant sur le catholicisme ont entraîné cette magnifique renaissance de notre identité !

 

Sources :

 

(1) http://christroi.over-blog.com/article-affaire-lautsi-l-europe-orthodoxe-en-s-appuyant-sur-le-catholicisme-nous-entraine-dans-la-renaissance-de-notre-identite-63896420.html

(2) http://www.france-catholique.fr/CEDH-Affaire-des-crucifix-20-pays.html

(3) http://www.france-catholique.fr/Annonce-d-arret-de-Grande-Chambre.html

(3) http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Les-ecoles-pourront-garder-leurs-crucifix-20167243

(5) http://www.eclj.org/Releases/Read.aspx?GUID=edad16c0-db8d-4c32-9912-6d52579f9b4a&s=eur

 

----------------------------------------------------------------

- Affaire du crucifix : le pluralisme religieux, un "argument pour imposer le sécularisme" (Grégor Puppinck) (juillet 2010)

- Affaire Lautsi : l'Europe orthodoxe en s'appuyant sur le catholicisme nous entraîne dans la renaissance de notre identité (décembre 2010)

- Pierre Hillard et "Le Nouvel ordre mondial"

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 13:58

Nous portons une grande estime à Pierre Hillard pour avoir été un des rares intellectuels à dénoncer le projet du nouvel ordre mondial ces dernières années, à travers ses nombreux ouvrages ou videos.

 

Nous partageons son point de vue sur l'existence d'une attaque en règle des grandes religions du monde par la franc-maçonnerie (l'abbé Barruel en 1798 dans ses Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme l'avait déjà précisé).

 

Néanmoins, nous nous voyons contraint de rectifier des positions erronées de sa part lorsqu'il parle des papes Jean XXIII et Benoît XVI.

 

Le premier, le pape Jean XXIII est accusé dans son dernier texte intitulé "Le Nouvel ordre mondial à l’assaut de l’islam" (1), d'être - nous résumons sa pensée - un fomenteur du "Nouvel ordre mondial", partisan d’un « pouvoir supranational ou mondial » "pas institué de force" permettant, « l’établissement d’une organisation juridico-politique de la communauté mondiale ».

 

Pourtant, Jean XXIII dans son encyclique Pacem in terris (1963), au paragraphe 138, nous lisons plutôt un avertissement des dangers du Nouvel ordre mondial, ce qui n'est pas la même chose : "Cet organisme de caractère général, dont l'autorité vaille au plan mondial et qui possède les moyens efficaces pour promouvoir le bien universel, doit être constitué par un accord unanime et non pas imposé par la force. La raison en est que l'autorité en question doit pouvoir s'acquitter efficacement de sa fonction ; mais il faut aussi qu'elle soit impartiale envers tous, absolument étrangère à l'esprit de parti et attentive aux exigences objectives du bien commun universel. Si ce pouvoir supranational ou mondial était instauré de force par les nations plus puissantes, on pourrait craindre qu'il soit au service d'intérêts particuliers (Ndlr. maçonniques) ou bien qu'il ne prenne le parti de telle ou telle nation ; ce qui compromettrait la valeur et l'efficacité de son action. En dépit des inégalités que le développement économique et l'armement introduisent entre les communautés politiques, elles sont toutes très sensibles en matière de parité juridique et de dignité morale. C'est la raison très valable pour laquelle les communautés nationales n'acceptent qu'à contrecœur un pouvoir, qui leur serait imposé de force, ou aurait été constitué sans leur intervention ou auquel elles ne se seraient pas librement ralliées".

 

Pierre Hillard continue son texte par une troncation, cette fois au sujet de Benoît XVI, nous citons : "Cette affirmation (Ndlr. d’un « pouvoir supranational ou mondial ») fut reprise par Benoît XVI qui n’hésita pas à encourager l’humanité à s’engager « dans l’édification d’un nouvel ordre mondial » dans son message de Noël en 2005[27].

 

Certes, Benoît XVI écrit dans ce message : "La force vivifiante de sa lumière (Ndlr. l’Enfant de Bethléem) t’encourage à t’engager dans l’édification d’un nouvel ordre mondial", mais il ajoute aussitôt en suivant (bout de phrase supprimé par Pierre Hillard qui ôte tout son sens) : "fondé sur de justes relations éthiques et économiques."  

 

Léon XIII avait lui aussi indiqué par exemple qu'il fallait s'engager en politique (encyclique Rerum novarum, 1891) et certains ont fait passer ce texte comme un "ralliement" sans condition à "république française" ou à la démocratie, alors que Léon XIII avait au contraire dénoncé l'erreur d'un pouvoir s'originant en l'homme et non en Dieu dans l'encyclique Libertas, 1888 : "préférer pour l'Etat une constitution tempérée par l'élément démocratique n'est pas en soi contre le devoir, à condition toutefois qu'on respecte la doctrine catholique sur l'origine et l'exercice du pouvoir public."

 

Le mécanisme consistant à tirer d'un texte papal un bout de phrase que l'on tronque de son contexte pour faire dire au pape ce qu'il ne dit pas est ici identique. 

 

Pierre Hillard termine par le même procédé : "Ce pape (Ndlr. Benoît XVI) réitéra son engagement, dans son encyclique Veritas in caritate de 2009, en appelant à créer une « autorité politique mondiale » en liaison avec l’ONU[28]." Point, et Pierre Hillard n'écrit rien d'autre, laissant le lecteur sur sa faim, ou sur son doute.

 

Pourtant, dans son encyclique sociale Veritas in caritate (2009), Benoît XVI n'appelle pas simplement à créer une "autorité politique mondiale" en liaison avec l'O.N.U., il dit autre chose, surtout l'avertissement du monde contre les dangers d'un Nouvel Ordre mondial athée, la complexité et la gravité de la situation économique actuelle (§ 21, Caritas in veritate), l'augmentation des inégalités (§ 22), la dénonciation du relativisme culturel qui conduit "les groupes culturels à se rapprocher et à coexister, mais sans dialogue authentique et, donc, sans véritable intégration" (§26), la dénonciation de "crises alimentaires", provoquées par des causes naturelles ou par l’irresponsabilité politique nationale ou internationale... (§27) ; la dénonciation de "convictions" qui "à la longue" "ont conduit à des systèmes économiques, sociaux et politiques qui ont foulé aux pieds la liberté de la personne et des corps sociaux et qui, précisément pour cette raison, n’ont pas été en mesure d’assurer la justice qu’ils promettaient (§ 34) ; la dénonciation du marché comme n'allant "pas de soi" et ne devant pas devenir le "lieu de la domination du fort sur le faible" (§ 36), la dénonciation de la "croissance d’une classe cosmopolite de managers qui, souvent, ne répondent qu’aux indications des actionnaires de référence, constitués en général par des fonds spéculatifs anonymes qui fixent leurs rémunérations..." (§40) ; la dénonciation d'une aliénation de "l'humanité tout entière quand elle met sa confiance en des projets purement humains, en des idéologies et en de fausses utopies" (§ 53), la dénonciation d'un syncrétisme comme "effet négatif possible du processus de mondialisation". "La liberté religieuse" ne signifiant pas "que toutes les religions soient équivalentes" (§ 55) ; la dénonciation de l’exclusion de la religion du domaine public" favorisant un appauvrissement de la "vie publique" et de "la politique" qui "devient opprimante et agressive" (§56), la dénonciation d'un "développement économique" "factice et nuisible, s’il s’en remet aux 'prodiges' de la finance"... (§ 68), la dénonciation de l'engendrement d'un "dangereux pouvoir universel de type monocratique", la « gouvernance » de la mondialisation doit être de nature subsidiaire, articulée à de multiples niveaux et sur divers plans qui collaborent entre eux, [...] cette autorité devra être exercée de manière subsidiaire et polyarchique" (§ 57) ; l'affirmation que "la sagesse et la prudence nous suggèrent de ne pas proclamer trop hâtivement la fin de l’État" ... dont le "rôle semble destiné à croître, tandis qu’il récupère nombre de ses compétences". Il y a aussi des nations pour lesquelles la construction ou la reconstruction de l’État continue d’être un élément clé de leur développement" (§ 41); Conclusion ."[L]a fermeture idéologique à l’égard de Dieu et l’athéisme de l’indifférence, qui oublient le Créateur et risquent d’oublier aussi les valeurs humaines, se présentent aujourd’hui parmi les plus grands obstacles au développement. L’humanisme qui exclut Dieu est un humanisme inhumain (§ 78).

 

Bref, un bout de phrase tronquée ("fondé sur de justes relations éthiques et économiques"), plusieurs autres supprimées, des papes doublant la franc-maçonnerie par la droite mais critiqués, pour en réalité s'être risqués à faire des propositions sociales, dénonçant les grands maux de notre temps (capitalisme sauvage, politiques économiques et financières apatrides inhumaines, esclavage moderne, etc.), afin de l'améliorer par des actions concrètes, voilà des jugements à l'emporte-pièce, relevant plus de l'affectif émotif que de la réflexion et de la pensée, voilà comment prospèrent les pires faussetés sur les "papes du concile". 

 

 

Sources:

 

(1) http://www.vatican.va/holy_father/john_xxiii/encyclicals/documents/hf_j-xxiii_enc_11041963_pacem_fr.html

 

- Publication de l'encyclique de Benoît XVI Caritas in veritate

- C'est dans la mesure où du point de vue économique Benoît XVI est un antilibéral conséquent qu'il invente le nouvel échelon mondial "polyarchique"

- Le Saint-Siège réclame la fin des « fonds vautours » (Intervention de Mgr Tomasi au Conseil des droits de l’homme à Genève)

- La franc-maçonnerie : "une religion emblématique qui réunit toutes les sectes" (abbé Lefranc)

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 19:04
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 19:03
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:59
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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 13:57
 
Ennio Moriconne : Le Bon, la Brute et le Truand. Film culte de 1966 avec Clint Eastwood.
 Le Bon, la Brute et le Truand (1966)
 
Mes deux scènes préférées :
  
The Ecstasy of Gold, L'Extase de l'Or.
 
 Scène symbolique, cette extase de l'or qui rend fou et animalise l'homme (le chien à côté de Tuko le truand se jetant lui aussi dans le cimetière). L'exstase est cet état dans lequel une personne se trouve transportée hors de soi et du monde sensible.
 
Et The Death of the soldier, la mort du soldat, scène du film à voir sur youtube (pour copyright, droits d'auteur)  : cliquez dans ce lien puis cliquez sur "Ouvrez ce contenu dans une nouvelle fenêtre", où Blondin (le Bon) donne son manteau, tel saint Martin de Tours, au soldat confédéré mourant. 
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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 18:42

Après l'Egypte et la Tunisie, l'Angleterre est actuellement en proie à des contestations dont les images ont été censurées en France.

 

 

 

Emergency Broadcast - Revolution Imminent - Europe

 

STOP PAYING ANYTHING THAT FEEDS THE ZIONIST MACHINE
26th March is going to be a day when hundreds of thousands march through central London, UK.
SHOW YOUR SOLIDARITY WORLDWIDE - WE ARE WINNING THE INFOWAR

 

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Traduction Christroi : Emission de secours - Révolution imminente -Europe

 

Cette video postée sur "youtube" le 8 mars et déjà vue plus de 54.000 fois appelle à cesser de payer quoi que ce soit qui nourrit la machine sioniste. Elle indique que le 26 mars sera un jour où des centaines de milliers manifesteront au centre de Londres central, Royaume-Uni.

 

La video précise : "MONTREZ VOTRE SOLIDARITÉ DANS LE MONDE ENTIER - NOUS GAGNONS LA GUERRE DE L'INFORMATION."

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 18:23

Nous avions vu le 28 février que le prince héritier de Libye en exil à Londres, Mohammed el Senoussi, se tenait prêt si les Libyens choisissaient la monarchie. Il a exhorté aujourd'hui le Conseil de sécurité de l'Onu à imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de son pays, en accusant les Etats-Unis, la Russie et d'autres Etats d'insensibilité aux épreuves du peuple libyen.

 

Senoussi, dont la famille a été renversée par Mouammar Kadhafi en 1969, a dit avoir écrit au secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, et aux membres du Conseil de sécurité en les «suppliant» de déclencher une intervention d'urgence «pour mettre fin au régime meurtrier du colonel Kadhafi». Il a exprimé sa reconnaissance à la France, à la Grande-Bretagne et au Liban pour avoir présenté un projet de résolution sur une zone d'exclusion aérienne, tout en critiquant les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde et l'Allemagne pour leur hésitation ou leur opposition à une telle initiative. Les gouvernements de ces pays se montrent «insensibles au massacre aveugle d'hommes, de femmes et d'enfants innocents par le tyran de Tripoli, Kadhafi», a-t-il dit. «Nul ne connaît l'ampleur de la tragédie humaine en Libye, mais les estimations laissent penser que près de 10.000 personnes ont pu être tuées et plusieurs dizaines de milliers d'autres blessées au cours des dernières semaines.» Le prince héritier se dit en contact permanent avec ses «compatriotes dans l'ensemble de la Libye, avec les tribus et avec le Conseil national de transition (rebelle) à Benghazi».

Source : http://www.20minutes.fr/article/688100/monde-suivez-direct-evenements-mercredi-monde-arabe-sarkozy-demande-onu-imposer-sans-delai-zone-exclusion-aerienne-au-dessus-libye

 

- L'Union européenne exige le départ de Kadhafi

- L'héritier du trône libyen en exil à Londres

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 15:25

 

Marc-Antoine CharpentierMarc-Antoine CHARPENTIER - Marche de Triomphe et air de trompette - dir. Louis-Martini (1953)

 

Concerts Pasdeloup, direction Louis-Martini. Enregistré à Paris, église Saint-Roch en janvier 1953. VINYL

 

- Les armes de France, Louis XIV

- Lully - Marche pour le Régiment Turenne

- La Monarchie Française (Hymne).wmv

- Lully - Marche Royale

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 14:30

 

 

 

Jean-Baptiste LullyHymne de la Monarchie Française si elle revenait au pouvoir. Intitulé : " La Marche Royale " de Lully

 

 

 

 

 

Anthem Of The Kingdom of France (Hymne de La Monarchie Française)

 


"Le Retour des Princes français à Paris" , fut de 1815 à 1830 l'hymne national du royaume de France

Paroles :

La paix ramène
Tous les Princes Français
Chantons l'antienne,
Aujourd'hui désormais
Que ce bonheur tienne
Vive le Roi ! Vive la Paix !

Vive la France
Et les sages Bourbons
Plein de clémence,
Dont tous les cœurs sont bons !
La Paix, l'abondance
Viendront dans nos cantons.

Quelle joie extrême
Vive, vive d'Artois !
Duc d'Angoulême !
Chantons tous à la fois
Louis dix-huitième,
Descendant de nos rois !

Le diadème
De France est pour un Roi,
Notre vœu même
Est la raison pourquoi,
Oui, Louis nous aime,
Vive, vive le Roi !

Plus de tristesse,
Vive, vive Louis !
Princes, princesses,
Nous sommes réjouis,
Que les allégresses
Règnent dans tous pays !

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 18:00

Genève et la franc maçonnerie!

  

Les "Etats-Unis d'Europe", projet maçonnique conçu comme une étape vers un monde sans frontières. Lire : "La conception de l'Europe chez les francs-maçons " où  l'Europe est niée dans sa réalité de continent européen, il s'agirait d'"une idée"... "une étape" vers "un monde sans frontières".

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 16:42

Invité du Talk Orange Le Figaro, lundi 14 mars 2011 à 18h00, Bruno Gollnisch, membre du Bureau politique du Front National, a dénoncé les "effets pervers" des lois mémorielles et dit sa réticence à s'exprimer sur ces questions qui "tient à leur caractère passionnel d'une part et à l'instrumentalisation qui en est faite à des fins qui sont tout autre généralement que le souvenir légitime auquel ont droit les victimes.

... C'est vrai dit Bruno Gollnisch, que je suis hostile aux lois dites mémorielles qui imposent une lecture univoque de l'histoire et qui ont tendance à se multiplier, ce qui je crois, comme le disait notamment Annie Kriegel, grande journaliste d'origine juive, du Figaro à l'époque, et beaucoup d'autres encore, ces lois ont des effets pervers dans notre société". 

 

Note de Christroi. Ces lois mémorielles, nous le rappelons, déclarent voire imposent, le point de vue officiel de l'État sur des événements historiques, notamment au sujet de la Seconde guerre mondiale, exactement comme si la "Shoah", dont ces "lois mémorielles" interdisent de contester la version officielle, était une religion dogmatique obligatoire, la religion shoatique avec son catéchisme obligatoire, une religion protégée par tout un arsenal juridique, c'est-à-dire une inquisition, chargée d'émettre un jugement sur le caractère orthodoxe ou non (par rapport au dogme religieux) des cas qui lui sont soumis, afin d'éradiquer... l'hérésie.

 

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 23:58
La gauche créatrice de la colonisation!

 

Merci à TheChouan

 

 

Add. 8 septembre, 9h50.

 

 

 

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- Colonisation à rebours : Bernard Lugan dénonce "un système parfaitement pervers qui a commencé avec la Révolution française"

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 23:30

Troubles à Bahreïn A Bahreïn, les Américains encouragent le dialogue avec l’opposition, alors qu’ailleurs, il était question du départ des dictateurs. Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, arrivé, vendredi soir, à Manama, avait expliqué qu’il était venu encourager les dirigeants du petit royaume à prendre des mesures de grande ampleur, pour répondre aux manifestants...

Or, nous apprenons ce soir que "les Emirats arabes unis ont envoyé leurs troupes à Bahreïn pour rétablir l'ordre et la stabilité dans le royaume en proie à des troubles violents", a annoncé lundi le chef de la diplomatie émiratie, Anouar Gargash, cité par les médias internationaux.

La décision d'envoyer des troupes a été adoptée "en réponse à une demande de Bahreïn", a déclaré M. Gargash, soulignant que cette décision traduisait le souci des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) "de rester unis face à tout danger".

Le contingent émirati a été précédé de plus de 1.000 soldats saoudiens dépêchés lundi dans le cadre du CCG, organisation régionale qui regroupe l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Qatar, le Sultanat Oman et le Koweït.

Lancées à la mi-février, les manifestations antigouvernementales se sont rapidement propagées à différentes régions de Bahreïn, dont la capitale Manama.

Un vent de protestation souffle depuis le début de l'année sur plusieurs pays du Proche-Orient et d'Afrique du Nord. Les troubles ont déjà provoqué la chute des régimes tunisien et égyptien. Des émeutes secouent actuellement le Yémen, Oman et Bahreïn.

Les affrontements entre les insurgés et les forces de l'ordre ont pris la forme la plus violente en Libye où ils ont déjà fait au moins 6.000 morts.

 

Source : http://fr.rian.ru/world/20110314/188866680.html

 

Note de Christroi. Les Occidentaux enverront-ils également l'armée comme en Libye, pour protéger le peuple bahreini de la dictature et de l'oppression politique ? Vu leur double jeu, les Etats-Unis soutiennent pour le moment la monarchie du Bahrein, mais après l'intervention armée des Emirats arabes unis contre les insurgés, les Américains pourront-ils rester spectateurs à la face du monde, en tenant une position contraire en Libye et à Bahrein ? Ils devront appliquer la même politique sous peine d'être incohérents. C'est-à-dire qu'ils devront intervenir à Bahrein, contre les Emirats arabes unis et en point de mire... l'Arabie saoudite. Malheureusement, les choses commencent à se préciser.

 

- Le double jeu américain face aux évolutions du monde arabe

- Libye: une intervention militaire US mènera à la 3e guerre mondiale (Roberto Maroni, ministre de l'Intérieur italien)

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 17:02

Le système serait-il en train de refiler la patate chaude à Marine Le Pen ?

 

Au moment où j'apprends que l'armée française serait déjà en Libye (sources 1, 2) alors que cette nouvelle devrait faire la une de tous nos journaux et qu'aucun media n'en souffle mot, nous savons de source sûre que des militaires de l'armée de l'Air française survolent déjà le territoire libyen depuis au moins une semaine.

 

Il me revient une réflexion que je me suis posée ces derniers jours : il se pourrait que le destin de Marine Le Pen, propulsée ces derniers mois sur le devant de la scène, soit de jouer le rôle politique qu'avait joué Pétain en son temps, appelé au pouvoir par une majorité d'hommes de gauche, et condamné une fois le travail fait, pour des générations et des générations de culpabilisation... à des fins de politiques maçonniques. 

 

Marine Le Pen devra-t-elle gérer la IIIe Guerre mondiale ? Rappelons que depuis 1789, toutes les guerres de la France ont été déclenchées par des gouvernements de gauche et terminées par des gouvernements de droite. Avec par dessus le marché l'accusation de les avoir menées.

 

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- Libye: une intervention militaire US mènera à la 3e guerre mondiale (Roberto Maroni, ministre de l'Intérieur italien)

- Les frappes aériennes en Libye ont elles vraiment eu lieu ?

- IIIe Guerre mondiale : ils envoient les autres combattre et mourir pour eux

- Les révoltes arabes, un tremplin vers l"Union pour la Méditerranée" (Nicolas Sarkozy)

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 11:40

Aymeric Chauprade dans Valeurs Actuelles (10 au 16 mars), sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy.

 

Aymeric Chauprade : « Reconstruire notre politique étrangère »

 

La fièvre retombée après le sacrifice de MAM ne doit pas masquer le mal profond dont souffrent à la fois notre politique étrangère (définie par l’Élysée) et notre diplomatie (mise en œuvre par le Quai d’Orsay). Chacun a pu constater combien notre diplomatie est devenue romantique (car émotionnelle), très loin de ce classicisme raisonné qui fit notre génie.

Une bonne partie de la planète, de Mexico (affaire Cassez), à Pékin (Dalaï-Lama), en passant par Rome (affaire Battisti), Bogota (affaire Bettencourt), Tripoli (infirmières bulgares), ou encore N’Djamena (Arche de Noé), sait désormais que les médias de la gauche parisienne façonnent de plus en plus notre politique étrangère.

Jamais la diplomatie n’a été autant sous l’emprise de l’émotion médiatique, des logiques de réseaux. Il serait injuste cependant d’affirmer que le président Sarkozy porte seul la responsabilité du déclin de notre politique étrangère.

Mitterrand, n’a pas su redéfinir notre position après la Guerre froide. Il a été le dernier à croire aux deux Allemagne et à l’URSS, convaincu que la construction européenne suffirait à enterrer la géopolitique allemande. En 1990, dépassé par la marche américaine de l’Histoire, il nous a jeté dans la guerre du Golfe, acte I de la tentative unipolaire américaine. Incapables de redéfinir une politique étrangère singulière dans la multipolarité naissante, Chirac et Védrine, ont validé le mondialisme américain, les guerres de Bosnie, de Serbie, d’Afghanistan, avant de se rebeller à l’acte V, la guerre contre l’Irak en 2003.

Sarkozy lui a choisi d’assumer l’alignement : encore plus d’OTAN et d’Afghanistan, la position la plus dure contre l’Iran. Le résultat ne s’est pas fait attendre : perte de crédit aux États-Unis (un allié rangé pèse moins qu’un allié singulier), perte de crédibilité en Afrique, en Amérique Latine, au Maghreb, au Proche-Orient. Un rééquilibrage dont les causes sont affectives (Sarkozy s’entend plus avec Poutine qu’Obama) s’est produit en politique russe (Géorgie en 2008, vente du Mistral en 2010). Mais le duo Paris-Moscou reste fragile, menacé par les emballements médiatiques.

Tout le reste souffre d’une absence totale de vision. Aucune réflexion sur l’avenir des régimes africains qui ne manqueront pas de craquer (Tchad ?) comme cela s’est passé à Tunis, au Caire ou à Tripoli ; un choix précipité (derrière Washington) de soutien à Ouattara en Côte-d’Ivoire, dont Gbagbo sort renforcé, en montrant à toute l’Afrique qu’une injonction française ne vaut plus rien ; un président malgache pro-français et plein de promesses qui attend plus d’audace de notre part…

Il y a un problème ancien dans la relation entre l’Élysée et le Quai d’Orsay qui est allé en s’aggravant. Les ambassadeurs anonymes qui écrivaient récemment dans Le Monde ne devraient pas se plaindre de ne pouvoir définir la politique étrangère, car tel n’est pas leur rôle, mais plutôt que leurs précieux avis de terrain ne soient plus écoutés par le Sommet. Il est manifeste que leurs télégrammes diplomatiques comptent peu face aux emballements médiatiques parisiens ou aux réseaux d’affaires agissant directement à l’Élysée. Et que dire de la propension de nos gouvernants à bénéficier de la générosité de leurs amis orientaux ou africains : Chirac logé à Paris par la famille Hariri, les palais tunisiens, égyptiens, marocains mis à disposition de ministres de droite comme des socialistes ? Tout cela ne favorise guère la capacité de discernement.

En 20 ans, le Ministère des affaires étrangères a perdu 20% de ses moyens financiers (qui ne représentent d’ailleurs que 1,3% du budget de l’État) et de son personnel. Les Français ignorent que des consulats ferment, et que nous vendons des bâtiments étrangers de grande valeur historique. Par comparaison, les effectifs du département d’État américain augmentent de 5% par an et le Foreign Office nous a dépassé. Or ni les États-Unis ni le Royaume-Uni ne sont des pays collectivistes !

La France peut rester une force motrice dans la marche du monde à condition de refonder sa politique étrangère sur une logique à la fois multipolaire (équilibre entre les États-Unis, la Russie et la Chine) et de civilisation (axe Paris/Berlin/Moscou dans une Europe des nations). Nous devons restaurer notre position de médiation au Proche-Orient, en soutenant le droit souverain d’Israël à assurer sa sécurité mais en discutant aussi avec toutes les forces politiques arabes, iraniennes, turques. Cette politique passe par la défense du droit international, donc des souverainetés, et le respect de la nature des régimes que les peuples se sont choisis ; il faudra peut-être coopérer avec des pouvoirs islamistes dans le Maghreb, ce que les Américains ne manqueront pas de faire, mais les chrétiens devront être protégés.

Cette grande politique étrangère ne peut se faire que par une reprise en main de notre destin souverain, une restauration de nos moyens financiers aujourd’hui gravement altérés par l’immigration et une affirmation claire de notre identité nationale.

Aymeric Chauprade

Directeur du site www.realpolitik.tv
Auteur de Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire, (Éd. Ellipses).

 

Source: http://www.realpolitik.tv/2011/03/aymeric-chauprade-realpolitik-reconstruire-notre-politique-etrangere-valeurs-actuelles/

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Affaire Cassez : "halte à la diplomatie émotionnelle !" (Aymeric Chauprade)

- Aymeric Chauprade : "je ne suis pas plus complotiste que ceux qui défendent la version officielle"

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 11:36

Réflexions d’Hervé Juvin sur l’immigration de peuplement : au moment de rouvrir le débat sur l’identité nationale, au moment où se prépare l’élection présidentielle, il est clair que le sujet de l’immigration de peuplement redevient l’un des premiers sujets politiques et l’un des premiers sujets de débat français.

 

 
La seule position intenable est celle qui consite à dire qu'il ne se passe rien, sans considérer la misère sociale, la misère identitaire.
L'immigration est un moyen de détruire notre système de protection siciale, de détruire la cohésion sociale de la nation, un moyen finalement d'augmenter les dividendes des stocks-options. Ce n'est pas un hasard si tant de patrons de grandes entreprises se font les chantres intéressés de la 'diversité'.
 
La réalité vécue par les Français est d'une toute autre nature. La majorité des Français considère dorénavant que dans leurs moeurs, dans leurs lois, dans leurs manières de faire société, ils se trouvent bousculés, empêchés, ce qui se traduit chez beaucoup par une conscience diffuse mais montante, qu'ils se trouvent face à une situation d'invasion. On peut le débattre, on peut le considérer sous différents angles, on ne peut pas nier ce vécu qui considère que beaucoup de Français ne savent plus ce qui fait société entre eux, et que beaucoup de Français ont tout simplement le sentiment qu'ils ne sont plus chez eux, sur leur terre, dans leurs lois et dans leurs moeurs.
 
... Le drame du déracinement : il faut mesurer ce qui a été nié farouchement au cours des trente dernières années, l'immense misère sociale, de gens qui sont jetés sans préparation, sans accompagnement, dans un univers dont ils ne comprennent ni les moeurs, ni les règles, le drame du déracinement est le premier drame de l'immigration.
 
 
Ce drame du déracinement est aussi le drame des indigènes qui se voient confrontés à une population, à des moeurs, à des habitudes de vie, dont ils ne connaissent rien, dont ils ne comprennent rien si ce n'est qu'il s'agit d'un empiètement sur leur propre mode de vie. Il faut se souvenir de ce qu'était Sarcelles ou Chanteloup-les-Vignes dans les années 1980 ou 1970... Ce sont des villages paisibles d'île de France, dont tout évoquait la France de toujours, la France rurale, la France des clochers, et la France des racines, qui d'un seul coup se trouve plongés sans aucune concertation et sans débat au nom de la mondialisation et au nom de la croissance dans cet univers inhumain des tours et des grands ensembles et de l'isolement de populations qui n'ont rien à se dire parce qu'elles ne partagent rien.
 
 
Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d'essais sur l'économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 11:27

A Bahreïn, les Américains encouragent le dialogue avec l’opposition, alors qu’ailleurs, il était question du départ des dictateurs.

Contrairement à d’autres soulèvements qu’a connus la région, l’administration américaine et les médias, aux Etats-Unis, ont cherché à garder le soulèvement du peuple bahreïni, en faveur de la démocratie, en marge des développements de la région. Washington a tout fait, pour que le pouvoir en place puisse dominer, à nouveau, la situation, mais les Bahreïnis continuent, sans relâche, de montrer leur aspiration à la liberté et à la démocratie. Le pouvoir, qui n’a pas pu convaincre le peuple, par ses promesses de changement, a versé dans la répression. Or, la méthode répressive menace l’influence américaine, dans ce pays du golfe Persique, où les Etats-Unis ont stationné leur Vème Flotte et 3.000 soldats. Washington a besoin du Bahreïn des Khalifa, pour pouvoir faire main basse sur la richesse pétrolière de la région. On comprend, donc, aisément, pourquoi il y a une exception à la règle. Ceci dit, il y a d’autres sujets de préoccupations, pour l’allié américain, car tous les Emirats du golfe Persique, ont, plus ou moins, un même régime politique où les citoyens n’ont pas un rôle déterminant à jouer sur la scène politique de leurs pays. Seul, au Koweït, on peut voir, peut-être, un régime semi-parlementaire. Pour revenir à Bahreïn, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, arrivé, vendredi soir, à Manama, a expliqué qu’il était venu encourager les dirigeants du petit royaume à prendre des mesures de grande ampleur, pour répondre aux manifestants.

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 16:29

Quatre chefs israéliens étaient invités au pays basque dans le cadre du "mois de la gastronomie israélienne" . Quelques jours avant leur arrivée, l’Ambassade d’Israël en Espagne les a contactés pour les informer de l’annulation de l’évènement en raison des menaces d’attentats proférés par l’organisation séparatiste ETA.

 

Les quatre cuisiniers devaient passer un mois dans deux restaurants, dont un étoilé au guide Michelin, et présenter ainsi à la population de la région, différents aspects de la cuisine israélienne. Les restaurants ont été contacté l’ETA qui les a menacés, créant un vent de panique.

 

 

Source

 

- Guide Michelin et Franc-Maçonnerie

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 14:59
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