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Christ Roi

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  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
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Horloge

18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 15:01

Mohammed Moussaoui (Joseph Fadelle), originaire d'Irak, est issu d'une famille musulmane chiite descendant du faux prophète Muhammad. En 1987 à son service militaire il rencontre Massoud, un chrétien. Ils ont des discussions sur la religion chrétienne et l'Islam. Mohammed finit par se convertir au christianisme. Sa famille le rejette, il est envoyé en prison et doit, avec sa femme elle aussi convertie, quitter l'Irak pour la Jordanie. Ce passionnant entretien a été réalisé par Radio Notre Dame :

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 15:00

Le fossé entre Blancs et Noirs en matière de richesse s'est considérablement creusé ces vingt dernières années aux Etats-Unis, selon une étude américaine publiée lundi par l'université Brandeis (Massachusetts), qui note une "rupture dans l'évolution sociale". Entre 1984 et 2007, l'écart entre la richesse des Noirs et celle des Blancs a été multiplié par quatre, les foyers blancs à moyens revenus étant bien plus riches que les foyers noirs qui sont au plus haut de l'échelle.

 

Un ménage blanc à moyen revenu a accumulé des économies et actifs de 74 000 dollars (près de 60 000 euros) en 2007, soit 55 000 dollars de plus qu'en 1984, contre 18 000 dollars, soit 7 000 dollars de moins, pour un ménage noir.

 

Source : LEMONDE.FR avec AFP | 18.05.10 | 08h27  •  Mis à jour le 18.05.10 | 08h27

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/05/18/en-plus-de-vingt-ans-l-ecart-de-richesse-multiplie-par-quatre-entre-blancs-et-noirs-aux-etats-unis_1353171_3222.html

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 06:19

Riposte laïque contre le Front national

 

Sur Riposte laïque, c’est Christine Tasin de DLR (Ndlr. Debout La République) qui a été chargée d’appeler à ne pas voter FN aux régionales. « Il est hors de question que je vote pour un FN […] qui a une idéologie et du chef et de la place de la religion dans la société qui me dérange » écrivait-elle à la veille du scrutin, et de diffamer Jean-Marie Le Pen en reprenant moult fantasmes nauséeux du crétinisme de gauche.

Cette enseignante, pur produit de l’éducation dite nationale dans ce qu’elle a de plus gauchiste, ancienne adhérente et candidate du Parti socialiste, qu’elle a quitté en 2002, fondatrice de l’association Les joyeux jacobins à Saintes (17) qui organise tous les ans en septembre une fête appelée « les sans-culottides », militante du Mouvement républicain et citoyen de Chevènement jusqu’au 18 février 2009, fut deuxième de liste de DLR dans la circonscription Ouest lors des dernières européennes.

 

godf-logoRappelons qu’en Ile-de-France, Nicolas Dupont-Aignan, le président de DLR, s’était allié avec un CNI qui s’est félicité, au lendemain du premier tour, d’avoir fait battre le FN au profit de l’UMP.

 

Ajoutons que cette militante farouchement anti-FN s’est faite inviter en mars au Local de Serge Ayoub à Paris (XVe) pour une conférence de son mentor Pierre Cassen, ce dernier entretenant d’excellents rapports avec le trotskiste lambertiste Marc Blondel, président de la Fédération de la libre pensée, de même qu’avec le Grand Orient de France.

C’est le même Cassen qui, le 5 janvier dernier, diffamait toute honte bue le FN et son président sur Radio La Luette, en ces termes : « On voit quand même qu’aujourd’hui le Front national, c’est encore Jean-Marie Le Pen ; c’est encore malgré tout plus proche du Hamas et du Hezbollah que des valeurs laïques ! »

Il y a 25 ans, quand Jean-Marie Le Pen stigmatisait le danger d’islamisation, Cassen et ses petits amis étaient du côté de la gauche immigrationiste, des constructions de mosquées comme celle d’Evry-Courcouronnes (91), discutaient en loges du meilleur moyen d’éradiquer le FN, et s’encanaillaient avec « les potes » dans les concerts de SOS Racisme ; aujourd’hui, ils ont le culot de chercher à vouloir faire porter le chapeau de l’islamisation de la France à… Jean-Marie Le Pen !

__________

 

Riposte laïque certifié « politiquement correct » par le B’nai B’rith

bnaibrithLe 27 avril, le trotskiste islamophobe Pierre Cassen, rédacteur en chef de Riposte laïque et adversaire acharné du Front national, a été reçu à la mairie du XVIe arrondissement de Paris par les associations B’nai B’rith Ben Gourion, Hatikva et Déborah-Sam-Hoffenberg sur le thème du livre de Maurice Vidal La colère d’un français face à l’islamisation de la France.

Rappelons que le 26 mars 1986, le quotidien Le Monde faisait paraître le communiqué suivant, suite à l’entrée à l’Assemblée nationale de 35 députés FN : « Les associations B’nai B’rith lancent un appel à la vigilance, attirent l’attention des partis de la nouvelle majorité contre toute tentation de vouloir reprendre les slogans extrémistes sur l’insécurité et les idées xénophobes à l’encontre des immigrés, et rappellent aux représentants de ces partis leurs engagements pris au cours des forums des B’nai B’rith, devant la Communauté, déclaration reprises après proclamation des résultats du vote, de ne s’allier en aucun cas au Front national. »

On comprend mieux l’hostilité obsessionnelle de Riposte laïque à l’encontre du seul mouvement d’opposition nationale d’importance en France et le fait que cette cyber-officine de gauche faussement laïcarde appelle systématiquement à rejeter le vote FN à l’occasion de chaque élection.

 

Source

 

 

- Qui est derrière le journal "Riposte laïque" ?

- Le B'naï B'rith, le CRIF, la volonté générale et le Front national

- Le B’nai B’rith s’oppose à la réhabilitation des catholiques traditionalistes par le Vatican

- Judéo-maçonnerie : le B’nai Brith de Francfort a 120 ans

- Le B'Naï B'Rith lance une pétition contre la béatification de Pie XII

- Génocide par substitution: programmé par le Grand Orient de France, discuté dans les "clubs de réflexion" et loges maçonniques, appliqué par le gouvernement de la "république française"

- Pierre Hillard sur le Nouvel Ordre Mondial et le B'Naï B'Rith

- Pierre Cassen, l’animateur de Riposte Laïque aurait-il des choses à se faire pardonner ? (Nationspresse.Info)

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 06:54

Le FN se prépare au duel entre Marine Le Pen et Bruno Gollnisch

 

Alors que la confrontation commence à peine entre Marine Le Pen et Bruno Gollnisch pour la succession à la présidence du Front national, une première fissure est apparue sur une simple question d’organisation, en l’occurrence les conditions d’obtention de vingt parrainages auprès des secrétaires départementaux pour pouvoir se présenter.

Bruno Gollnisch a demandé officiellement que ces soutiens puissent être anonymes, craignant que certains n’osent pas s’afficher publiquement.

 Sans s’opposer à cette demande, Marine Le Pen a trouvé que la démarche jetait « un voile de suspicion qui n’a pas lieu d’être ».

« Ca laisse entendre que Jean-Marie Le Pen ou moi-même aurions la volonté de purger ou de demander des comptes aux secrétaires départementaux qui donneraient leur parrainage à Bruno Gollnisch et ça n’est pas vrai », s’est offusquée la fille du président du FN.

Enfonçant le clou, Marine Le Pen en a profité pour conseiller à son concurrent « de s’occuper de ses soutiens extérieurs, qui eux, en revanche, multiplient les insultes, les injures, les provocations » à son égard.

 

Source : Afp via Nationspresse.info

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 17:38

stop_hellfest_logo_moyen.jpg 

Les 18, 19 et 20 juin prochains, la paisible ville de Clisson va pour la cinquième année consécutive être le théatre des vociférations satanistes de groupes participant à "Hellfest".

Devant les innombrables appels au meutre des chrétiens, les incitations à la haine antichrétienne et les blasphèmes proférés par ces groupes de musique dite "metal", "
Catholiques en campagne" a décidé de réagir.
 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 17:37

Brian Mershon : Monseigneur, quelle est votre réaction devant ce résultat de plus de 19 millions de chapelets, alors que la Fraternité Saint-Pie X en avait demandé 12 millions ?

Mgr Fellay : Tout d’abord, je suis très, très heureux de voir autant d’enthousiasme et une telle réponse à notre appel. Je suis certain que ce résultat ne provient pas seulement de nos fidèles. Je suis persuadé que beaucoup, beaucoup d’autres se sont joints à cette croisade, mais nous en ignorons le nombre. C’est la première chose. Deuxièmement, cet enthousiasme manifesté veut dire que les fidèles ont pris conscience de l’importance de ce sujet. Et je m’en réjouis car ce sujet est très, très important.

Brian Mershon : Les deux précédentes croisades du rosaire ont donné lieu à des réponses rapides et historiques – la libération de la messe traditionnelle pour tous les prêtres dans le monde entier et la levée des excommunications des évêques de la Fraternité, ce qui a permis notamment d’entamer des discussions doctrinales avec le Saint-Siège. Envisagez-vous une réponse aussi spectaculaire à cette troisième Croisade du rosaire ?

Mgr Fellay : Je la laisse entièrement entre les mains de Dieu et de la T.S. Vierge Marie. Mais probablement, non. On ne sait jamais, mais je serais très étonné de voir le pape consacrer la Russie. Ce serait une très grande surprise. Mais d’un autre côté, nous avons déjà été surpris, aussi je ne serai pas étonné que cela arrive rapidement. Cette fois-ci, ce que nous demandons est tellement important, si grand et directement impliqué dans tous les évènements de l’histoire des temps modernes.

Brian Mershon : Depuis que Benoît XVI a été élu et que le nouveau patriarche orthodoxe de Russie a été choisi, il y a eu un changement manifeste dans les relations, et, me semble-t-il, pour le mieux. Le Patriarche orthodoxe russe a même publié un livre sur les écrits du Pape destiné à être distribué parmi ses fidèles ! Comment comprenez-vous cela ? Y a-t-il également un lien avec le Troisième secret de Fatima ?

Mgr Fellay : Personnellement je crois qu’il y a du mouvement dans l’air en Russie. Il y a assurément quelque chose qui semble bouger en Russie. Jusqu’où et à quel point ? Je ne sais pas. Mais il y a beaucoup d’indices qui manifestent une renaissance de la religion en Russie.

Brian Mershon : Avez-vous déjà envoyé le bouquet de chapelets ?

Mgr Fellay : Cela ne saurait tarder.

Brian Mershon : Quelle est l’attitude de la Fraternité Saint-Pie X à l’égard des attaques contre le Saint-Père et l’Eglise de la part des medias du monde entier ?

Mgr Fellay : Je pense que nous avons une bonne preuve que l’Eglise a toujours des ennemis. Et que ces ennemis portent des noms réels. Vous pouvez le constater à travers la campagne en cours. C’est très révélateur. D’un côté nous avons les vieux ennemis américains et de l’autre les gauchistes européens, les deux travaillant ensemble. Suite

 

- Miracle: une croix dans le ciel de Russie (19 février 2009)

- Miracle en Russie : croix solaires dans le ciel de Moscou et Saint-Petersbourg (janvier 2010)

- Moscou (ou la renaissance de l'orthodoxie)

- Renouveau religieux en Russie

- Svetlana Medvedeva communie des mains du patriarche Cyrille (1er février 2009)

- Medvedev: "La Russie ne doit pas être une république parlementaire. Ce serait fatal" (19 novembre 2008)

- Le tsar Nicolas II réhabilité par la justice russe (1er octobre 2008)

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 17:36
Faire aimer à la population sa propre Servitude
Extrait d'Endgame d'Alex Jones. Discours de Aldous Huxley, auteur de Brave New World (Le Meilleur des Mondes) souvent considéré comme le roman descriptif du Nouvel Ordre Mondial.
Dans cette conférence datée de 1962 à l'Université de Berkeley, Aldous Huxley insiste sur la pertinence de son livre, qu'il appelle " parabole". Il est persuadé qu'il y a aura des dictatures scientifiques dans le futur telles que décrites dans son livre ou 1984. Mais, selon lui, sa vision du Nouvel Ordre Mondial est plus efficace car elle repose sur une "servitude volontaire".
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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 17:35
Nouveau logo europeen : symbole " illuminati " ?
 
Un hasard...

La Commission européenne, l’Eurogroupe et la BCE ont proposés, mercredi soir (12 mai 2010), de placer la mise sous tutelle économique des seize pays de la zone euro.

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 16:30
Princesse sans richesse - Ile de france
Princesse sans richesse
D'une autre noblesse,
Est-ce un céleste privilège qui te fait si belle,
Te sacre majesté de simplicité ?
S'il te plaît, couronne-moi, je serai roi de ton empire.
Un ange gardien nous précèdera.
Un ange gardien nous protégera de tous les dangers
Ô princesse d'un royaume imaginaire.
Souveraine de terres lointaines.
Sans autre parure que l'éclat de ta peau
Sous ta peau,
J'entends battre un coeur de pauvre,
Princesse accepte que je t'escorte,
Et que je porte ton étendard.
Je sais que tu es une princesse modeste,
Une modeste princesse,
Une princesse sans richesse,
D'un royaume imaginaire.
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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 08:34

Du gouvernement représentatif, par Louis de BONALD (vers 1835)

 

 Tous les gouvernements sont absolus puisque tous veulent être obéis même quand ils ordonnent à tort et à travers, des visites domiciliaires, des arrestations illégales, des états de siège, des combats dans les rues, des détentions prolongées sans nécessité.

 

Les décrets des corps législatifs sont aussi obligatoires que les ordonnances des rois, et même pour les prescriptions qui pèsent le plus sur les peuples, comme les impôts, la conscription et le jury, plus rigoureusement exécutés ; et les gouvernements populaires sont non seulement absolus, mais arbitraires, arbitraire mal déguisé par des délibérations dont les résultats ne sont que l’opinion d’un très petit nombre de voix, quelquefois d’une seule.

 

 Tous les gouvernements sont constitutionnels puisque dans tout État, grand ou petit, fort ou faible, le pouvoir est exercé sous certaines formes et suivant certaines lois écrites ou traditionnelles qui forment ce qu’on appelle sa constitution ; les sauvages eux-mêmes ont leurs coutumes qui leur tiennent lieu de lois, et l’on ne peut pas plus supposer un État sans constitution qu’un homme sans organisation et sans tempérament.

 

 Enfin tous les États sont représentatifs, puisqu’il y a dans tous des autorités tirées primitivement ou même encore tous les jours du sein du peuple, des magistrats, des guerriers, des administrateurs, des Ministres, des officiers publics qui représentent l’État au dehors à l’égard des gouvernements étrangers, et qui le représentent au dedans pour connaître, juger, servir, défendre les besoins et les intérêts des peuples.

 

Pour légitimer son usurpation de 1830, Louis-Philippe revendique une monarchie populaire par opposition à la traditionnelle monarchie royale. Bonald revient ici sur cette tentative de synthèse entre monarchie et démocratie, et montre combien l’abandon du régime de conseil pour le régime d’opposition est préjudiciable au bien commun. En effet, l’existence d’une opposition constitutionnelle, inhérente au gouvernement représentatif, rend celui-ci impotent tant elle excite l’ambition, exaspère les passions et pervertit jusqu’aux plus vertueux.

 

... Cette opposition met aux prises sur un grand théâtre, et pour de grands intérêts, les esprits les plus différents, les caractères les plus opposés, les intérêts les plus contraires ; elle provoque, elle enflamme les passions les plus violentes, l’ambition, la cupidité, la jalousie, la haine, c’est un combat à mort entre des partis partagés en deux camps, ou l’orgueil du triomphe ou la honte de la défaite poussent trop souvent les hommes les plus sages hors de toutes les mesures.

 

... On n’a peut-être pas fait attention que dans cette forme de gouvernement, le sort de l’État est tout à fait dans les mains des particuliers.

... « Tout royaume divisé contre lui-même, dit la suprême sagesse, sera désolé » et qu’est-ce qu’un royaume divisé en lui-même sinon celui où le pouvoir est divisé et divise par conséquent la société en plusieurs partis qui font comme autant de sociétés ?

On a voulu la division du pouvoir et le pouvoir divisé divise les esprits, les intérêts, les opinions, les familles, divise tout et détruit toute union en détruisant toute unité. À peine trouverait-on aujourd’hui une famille où il y ait unanimité de sentiments sur les mêmes idées et les mêmes objets. C’est un état de mort pour la société et de malheur pour les particuliers.

Source : http://www.viveleroy.fr/Du-gouvernement-representatif-par,88

 

- John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations

- L'argent dette de Paul Grignon

- L'imposture démocratique

- La collusion de la gauche et de la (fausse) droite

- Banksters : le vol du siècle

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 06:57

Sur cette tombe, il manque toutes les plaque. Un triste constat établi par Jean-ClaudeBreucq, maire d'Avesnelles et par le garde champêtre

 

Une quarantaine de tombes ont été profanées au cimetière d'Avesnelles dans le département du Nord (Pas-de-Calais). Plaques cassées, dérobées, descellées, vases abîmés, fleurs couchées... la liste est longue. Les sépultures visées sont concentrées pour la plupart dans une moitié du cimetière.

 "C'est un jeu morbide. Des plaques sont cassées, d'autres ont été déplacées sur des caveaux sans propriétaires. D'autres encore ont été mises au pied du Christ".

 

Quelques plaques, certaines à l'éphigie du Christ, ont été déposée au pied de la croix qui surplombe les sépultures, au fond du cimetière. Et si des tombes ont été dépouillées de certaines de leurs plaques, d'autres se retrouvent "décorées".

 

Source 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:04

Révélations sur la manipulation des économies du monde par les Etats-Unis.

 

John Perkins (né en 1945 à Hanover dans le New Hampshire aux États Unis) est un économiste, un écrivain et un activiste social et écologique. Il est surtout connu pour son récent ouvrage Confessions of an Economic Hitman, traduit en français par Les Confessions d’un assassin financier (2006). Dans son livre, Perkins soutient qu'une certaine élite aux Etats-Unis souhaite construire un empire global, défini par les présidents Lyndon Johnson et Richard Nixon. Pour ce faire, ils ont constitué un groupe de consultants qui utilisent les organisations financières internationales pour créer les conditions permettant d'assujettir des nations à cet empire par l'endettement économique auprès d'organismes comme le FMI et la Banque mondiale.

 

John Perkins fut ce qu'il appelle un "assassin économique", mercenaire diplomatique qui avait pour mission d’asservir tout un peuple au profit d’une grosse société, une firme internationale de consultants nommée MAIN où il est engagé en 1970. En 1980, après une importante prise de conscience et une dépression, il remettra sa démission. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Perkins

 

Son job était simple : négocier avec le pouvoir en place, que ce soit une dictature ou un régime démocratique, et faire des affaires. Ce processus, qui amène a créer un empire global, suit un processus simple :

  • identifier un pays qui a des ressources.
  • accorder un prêt à ce pays pour l’endetter.
  • négocier un juteux contrat (amasser les ressources du pays) pour éponger la dette. Source  
John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations
 
 
Add. Christroi. 7 juin 2011. La video ci-dessus n'étant plus visible, voici deux autres videos encore disponibles :
 
 
 
 
Livres de référence:

- Les confessions d'un assassin financier : Révélations sur la manipulation des économies du monde par les Etats-Unis : http://www.amazon.fr/confessions-dun-assassin-financier-manipulation/dp/2896260013/ref=pd_bxgy_eb_img_c

- L'histoire secrète de l'empire américain : Assassins financiers, chacals et la vérité sur la corruption à l'échelle mondiale : http://www.amazon.fr/Lhistoire-secr%C3%A8te-lempire-am%C3%A9ricain-financiers/dp/2923640047/ref=pd_bxgy_b_img_b

 

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- La collusion de la gauche et de la (fausse) droite

- L'argent dette de Paul Grignon

- Banksters : le vol du siècle

- Mensonge du siècle : "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable"

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 08:55
Faites-vous confiance à l’enseignement délivré par l’Éducation nationale ?
 
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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 11:51

Communiqué du District de France

 

Abbé Régis de Cacqueray, Supérieur du District de France
Suresnes, le 13 mai 2010 en la fête de l'Ascension de Notre Seigneur

 

L’épiscopat français et la franc-maçonnerie

 

 

 

 

« Il existe dans le monde un certain nombre de sectes qui, bien qu’elles diffèrent par le nom, les rites, la forme, l’origine, se ressemblent et sont unies entre elles par l’analogie du but et des principes essentiels. Employant à la fois l’audace et la ruse, elles ont envahi tous les rangs de la hiérarchie sociale et commencent à prendre au sein des états modernes une puissance qui équivaut presque à la souveraineté. De cette rapide et formidable extension, sont précisément résultées pour l’Eglise, pour l‘autorité des Princes, pour le salut public, les maux que nos prédécesseurs avaient depuis longtemps prévus. » Léon XIII dans Humanum Genus du 20 avril 1884

 

- Le Carnet du Jour du Figaro du samedi 8 mai 2010 fait part de l’invitation de la Grande Loge Nationale de France à assister à une conférence de Monseigneur Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen aux côtés d’un pasteur, Agnès von Kirchbach, d’un théologien, Ghaleb Bencheikh, d’un grand rabbin, Haïm Korsia sur le thème : « Franc-maçonnerie régulière et monothéisme au XXIe siècle ». La conférence a eu lieu le lundi 10 mai, au grand temple de la Grande Loge Nationale Française, 12, rue Christine de Pisan, Paris (XVIIe).

- Le même jour, à Lyon, le club « Dialogue et Démocratie française » qui rassemble des franc-maçons, hommes et femmes de toutes obédiences, réunissait le Cardinal Barbarin, le Grand Rabbin Richard Wertenschlag, le président du Conseil régional du culte musulman, Azzedine Gacci, et le président de l’Eglise réformée de Lyon, Joël Rochat, pour un dîner-débat sur le thème : « Laïcité, religion, spiritualité ».

La prise de parole de ces deux archevêques français à de telles réunions et à de telles conférences organisées par la franc-maçonnerie constitue un scandale d’une extrême gravité, qui donne une illustration supplémentaire de la trahison de la Foi par un évêque et par un cardinal, tous les deux en poste.

Bien que l’acceptation de ces invitations ne signifie pas l’appartenance à la franc-maçonnerie de ces deux prélats, elle est cependant inadmissible parce qu’elle accrédite l’idée que la franc-maçonnerie est une société honorable et fréquentable. Faut-il rappeler à  ces évêques que, sans qu’il y ait à faire de distinctions entre ses obédiences, la franc-maçonnerie a été stigmatisée par tous les papes comme une secte d’une perversion toute particulière, dont l’objectif vrai est la destruction de l’Eglise Catholique ?

Les thèmes de cette conférence et de ce dîner-débat, le principe de l’invitation au coude à coude de ces représentants des différentes «  religions » appelés à parler sur pied d’égalité, le tout sous l’œil bienveillant des obédiences maçonniques sont des indices suffisants pour manifester que ce ne sont pas des témoignages de catholicisme que ces évêques sont allés porter mais des paroles mensongères et complices, ennemies de la Foi Catholique !

Nous espérons que ces fautes publiques contre la Foi, véritables scandales pour les catholiques, seront sanctionnées comme elles méritent de l’être. Nous devons prier notre Rosaire pour réparer cet outrage contre la Foi et  endiguer le naufrage de notre sainte religion dans les âmes.        

Abbé Régis de Cacqueray ,
Supérieur du District de France.
Suresnes, le 13 mai 2010 en la fête de l'Ascension de Notre Seigneur

 

Source : http://www.laportelatine.org/district/france/bo/episcFM100513/Cacqueray100513.php

 

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Note du cardinal Ratzinger (Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 26 novembre 1983).

Certains se sont demandés si la pensée de l'Eglise sur la franc-maçonnerie avait changé parce qu'il n'en est pas fait mention expresse dans le nouveau Code de Droit Canon comme c'était le cas dans l'ancien Code.
La Sacrée Congragation est en mesure de répondre que cet état de fait est dû à un critère utilisé pour la rédaction et qui a été observé également pour d'autres associations, passées de la même façon sous silence, dans la mesure où elles étaient comprises dans des catégories plus larges.

Le jugement négatif de l'Eglise sur la franc-maçonnerie demeure dont inchangé parce que ses principes ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine de l'Eglise ; c'est pourquoi il reste interdit par l'Eglise de s'y inscrire. Les catholiques qui font partie de la franc-maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la Sainte Communion.

Les autorités ecclésiastiques locales n'ont pas la faculté d'émettre sur la nature des associations de la franc-maçonnerie un jugement qui entraînerait une dérogation à ce qui est mentionné ci-dessus, conformément à l'esprit de la Déclaration du 17 février 1981 de cette même Sacrée Congrégation.

Le Souverain Pontife Jean-Paul II, au cours de l'audience accordée au sous-signé le Cardinal Préfet, a approuvé la présente déclaration adoptée au cours de la réunion ordinaire de cette Sacrée Congrégation et en a ordonné la publication.


Donné à Rome, au Siège de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 26 novembre 1983.



Joseph Cardinal Ratzinger, Préfet
Fr. Jérôme Hamer, o.p., Archevêque titulaire de Lorium, Secrétaire.

 

Source : http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=548901

 

- Le Cardinal Barbarin chez les franc-maçons

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 09:38

Conférence sur l' Identité Nationale du 20 mars 2010

 

par Pierre BERNARD, président de l'ALLIANCE ROYALE 


 

                          Chers Amis,

                         Pour vous parler de l’Identité Nationale, j’ai pensé d’abord vous faire plaisir et me faire plaisir en vous disant ce qu’elle représente idéalement pour nous, agrémenté de quelques beaux vers de Ronsard, de Victor Hugo et quelques citations de Charles Péguy.
Nous en avons tous une même perception depuis les origines de la France jusqu’à un passé pas très lointain.
Nous avons tous aussi conscience que notre identité se désagrège de plus en plus rapidement au risque dans peu de temps de ne plus être.
C’est pourquoi, loin des étendards et des cymbales, loin de toutes nos gloires, orgueil de 15 siècles de notre histoire, j’ai pensé plus utile de vous parler – nécessairement brièvement – des origines des dangers que court notre identité nationale pour en arriver là où nous en sommes.

Ces dangers venus de l’extérieur gangrènent l’intérieur de notre pays.
De l’extérieur à l’intérieur, tel est le plan de cet entretien.

                    *                                              *
                                            *
Le grand danger de l’extérieur est le mondialisme dont on trouvera les plus anciennes sources chez les francs maçons de haut grade. Leurs loges très secrètes se développent  au 18ième siècle en Europe et aux Etats-Unis. Déjà à l’époque, ils proclamaient que le genre humain ne vivra en paix que lorsqu’il ne formera qu’un seul corps, une seule nation. Ils préconisaient et prédisaient la suppression des barrières douanières, la liberté de commerce et de circulation des personnes.
En pesant et en enrichissant cette réflexion, les leaders états-uniens mondialistes ont compris dans les débuts du 20ième siècle qu’ils pouvaient s’appuyer  sur deux idéologies : le communisme et le libéralisme.
Je ne m’étendrai pas sur le communisme, qui s’est révélé utile à la machine par son internationalisme autre forme du mondialisme. Vous le savez il a pris un trop mauvais coup en 1989 lors de la destruction du mur de Berlin pour pouvoir rejouer un rôle essentiel dans l’évolution du mondialisme bien que l’on aurait tort de penser qu’il est définitivement hors course. Nous savons combien les Etats-Unis ont été surpris et gênés  par cet événement qui les a pris de court dans l’évolution de leurs plans mondialistes qu’ils sont seuls depuis à gérer. Si l’on en juge au déclin des nations on peut dire qu’ils le gèrent bien ; il est vrai que le libéralisme a fait son chemin.
Comme courroie de transmission à cette idéologie, trois relais vont être progressivement mis en place : Le C.F.R. (Council on Foreing Relations, en français : le conseil des relations étrangères), le groupe Bilderberg et la commission trilatérale.

                     *                                             *

Le C.F.R., créé en 1921, est le plus ancien. Les dirigeants sont tous des citoyens très influents des Etats-Unis. Beaucoup s’impliquent dans le Groupe Bilderberg et/ou dans la trilatérale. Dans le plus pur esprit maçonnique, leurs réunions, leurs conclusions ou décisions restent rigoureusement secrètes. Ce club est un vivier d’universitaires, d’analystes, de chercheurs, de politiques chargés, à l’origine, de l’examen de la politique étrangère américaine et des affaires internationales. Leurs misions ont évolué, se sont diversifiées et, depuis 2008, ils ont en charge un programme à 5 ans pour étudier les gouvernances mondiales en vue de la mise en place d’institutions internationales, prélude au futur gouvernement mondial. Dans ses rangs, quelques célébrités : Allen Dulles – Gérald Ford- Henry Kissinger – la famille Rockfeller, Nelson et surtout David que l’on retrouve partout – Madeleine Albright ancienne ambassadrice à l’ONU , puis secrétaire d’Etat du Président Clinton ; elle est encore aujourd’hui l’un des directeurs du conseil d’administration du C.F.R., lequel est peut-être la clé de voûte de l’appareil mondialiste.

Le groupe Bilderberg est lui aussi rigoureusement opaque depuis sa fondation en 1952. On y rencontre toujours David Rockfeller et le mari de la reine Juliana des Pays-Bas, le prince Bernhard malencontreusement mêlé à un scandale financier : l’affaire lookeed qui a éclaté en 1976. Avec eux des politiques, des banquiers, des industriels, des journalistes qui se réunissent au mois de juin chaque année. Leur principale prérogative est l’économie mondialiste. Ils sont environ 130 membres et les plus influents d’entre eux parviennent à imposer des décisions du groupe à l’Europe en matière d’économie politique. Le groupe Bilderberg a été accueilli à Versailles en 2003 par le président Chirac ; en 2004 il était réuni en Italie juste avant la réunion du G8. En 2007 il était en Turquie. En Grèce, en 2009, on y remarquait la présence du vicomte Etienne Davignon, président honoraire du Groupe et ancien vice président de la commission européenne. Ce qui me permet deux observations : la première est que le groupe s’est réuni en France sans pratiquement de couverture médiatique ou alors si minime qu’elle a complètement échappé aux Français. Or ses décisions ont un poids certain sur la politique européenne donc avec des incidences pour la France. La deuxième est l’interpénétration des hommes au sein des instances dirigeantes du mondialisme d’une part, de l’Europe d’autre part, et l’on comprend mieux comment l’Europe reçoit des ordres des instances mondialistes.

Dernière née, la commission trilatérale en 1972 aux Etats-Unis. La franc-maçonnerie y est également très impliquée, ce qui explique en partie le secret absolu de ses entretiens et conclusions. Son rôle est de  construire une coopération politique et économique entre l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et le Japon. A côté de l’incontournable Rockfeller on trouve des noms de politiques français familiers : Delors, Barre, Poher, Chirac et des plus jeunes : Besson, Pécresse, Copée, Guigou, Bayrou, tous sans doute bien conscients de la nécessité de faire de notre univers un monde de robots dominé par une oligarchie de technocrates et de financiers. Dans les prévisions des mondialistes, la France avec ses montagnes et ses cimes neigeuses, ses plages, ses palaces, Paris, et ses belles filles, métissées de préférence, sera le lieu de villégiature pour les plaisirs des grands de ce futur monde. Ce qui explique que l’agriculture, l’industrie, la recherche, les universités ne sont plus une préoccupation des politiques, très soucieux en revanche de la qualité de son hôtellerie.

A noter que la Commission Trilatérale a récemment enrichi son rayon d’actions par la création d’une branche asiatique à l’époque de la présidence Gorbatchev.

Ainsi que l’on défende un internationalisme de gauche ou un libéralisme de droite, tout concourt au gouvernement mondial, c'est-à-dire à la disparition des nations avec un préalable : l’abandon des identités nationales. Chaque courant de pensée a ses délégations à conduire dans un esprit de laïcisme libéral, pacifiste, égalitaire et de justice sociale. Pour la gauche, les problèmes de religion, famille, éducation, l’ordre, l’armée. Comme ancien militaire de carrière, je peux vous dire que le ou les idoines mondialistes de gauche pour la France ont efficacement mené leurs troupes en ce qui concerne notre armée. A la droite revient la destruction des PME – PMI – de l’artisanat, des petits commerces, des petites exploitations agricoles dans l’optique du libéralisme économique et du libre échange. Le centre enfin n’est pas négligé ; il doit réduire l’idée de nation et le patriotisme à l’amitié entre les peuples et l’humanisme. Je suis persuadé que les parlementaires non francs maçons ignorent pour 95% d’entre eux leur complicité dans ce complot, et ceux qui en sont informés sont – pardonnez moi – de faux culs.

On remarquera combien le gouvernement choisi par monsieur Sarközy présente toutes les souplesses aux diktats des mondialistes, lui-même a montré l’exemple :
 Ainsi, lorsque très incertain de l’issue d’une nouvelle consultation populaire, il  a fait un passage en force de son ‘’mini traité européen’’, quasi photocopie du traité de Lisbonne rejeté par les Français. Or, en cette circonstance, le parti socialiste, qui aurait du hurler sur ce déni de démocratie, n’a fait que de timides remarques pour le principe. Valérie Pécresse poursuit le processus d’abêtissement des jeunes français avec en haut de la pyramide la dévalorisation des diplômes, la réduction de la recherche. Quelle explication réelle donner à la commande de 94 millions de vaccins contre la grippe A H1N1 dont 5 millions seulement ont été utilisés ? Mais la ministre Roselyne Bachelot l’a fournie en toute innocente bonne foi :’’elle a tenu compte des conseils de l’O.M.S.’’, l’Organisation Mondiale de la Santé ! Traduction ‘’elle a exécuté les ordres de l’OMS’’. On se demandera à quoi servent les experts, analystes, médecins, chercheurs, conseillers de son ministère ? Les considère-t-elle pour des nuls ? Mais alors pourquoi avons-nous un ministère de la santé sinon, pour que le ministre prenne des dispositions destinées à enrichir les succursales mondialistes sur le dos des contribuables français et faire avancer le projet mondialiste qui écartera la nation des décisions concernant la santé. On peut raccorder à cette complicité l’évolution de l’avortement et demain de l’euthanasie. Il est indispensable pour les mondialistes que l’avortement puisse augmenter ses capacités d’assassinat de manière à métisser plus rapidement la France qui, au demeurant, est trop peuplée pour les destinées que sont les siennes de terre des plaisirs. D’ailleurs la ministre tout récemment en parlant de l’avortement a annoncé qu’elle allait encore mieux faire… dans l’offre de soins ! A rattacher encore au palmarès gouvernemental les pitoyables prestations d’Eric Besson chargé du débat sur l’Identité Nationale dont je parlerai tout à l’heure. Mais là, ils ont été trop vite, les Français ne sont pas encore assez mûrs pour accepter tant d’abandons.
Ces gens-là sont dans un autre monde que le nôtre, ce qui permet à Jean-François Copée de questionner avec étonnement et sans doute un certain agacement : ‘’La France peut-elle changer ?’’
Mais mesdames et messieurs les mondialistes, les Français ne veulent pas qu’on leur change leur France !

 

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                            On peut valablement subodorer les interpénétrations des organismes mondialistes puissants et très structurés dans les institutions aussi diffuses que confuses de l’Europe. Les doubles casquettes, les ministres aux ordres, la politique de classe sociale, le démantèlement des services publics sont autant d’indices de ‘’recommandations’’ qu’il est fortement conseillé de suivre et qui trouvent un prolongement naturel dans les parlements nationaux. Ainsi en France 80% environ des lois votées par les deux chambres sont de l’initiative d’instances européennes transmises par le chef de l’Etat et le gouvernement transposées en projets de lois que les majorités disciplinées s’empressent de voter.

A titre d’information et pour conclure ce chapitre des influences extérieures sur notre Identité Nationale, la prochaine réunion de la commission trilatérale se déroulera à Dublin du 7 au 9 mai prochain. Vous pourrez ainsi apprécier la publicité qui en sera faite ainsi que le volume des comptes-rendus de ces échanges dans nos médias.

J’espère vous avoir fait un peu comprendre que les prétentions des mondialistes contre les nations passent par l’effacement des identités nationales. Si elles nous atteignent à ce point, on le doit à la faiblesse des politiques qui soit, adhèrent à cette idéologie, soit y trouvent leurs intérêts à différents titres, et sur ce point je ne crois pas devoir vous faire un dessin, l’affaire ‘’lookeed’’ évoquée tout à l’heure en est une riche illustration.

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Tout ce que je viens de vous dire ne sort pas de mon imagination ; ce n’est pas de la fiction, c’est ce qui se prépare réellement pour le monde. Je me souviens d’un déjeuner où je me trouvais placé à côté de monsieur Robert Pandraud, ancien ministre, franc maçon, récemment décédé. Je lui demandais comment faire échec au mondialisme. Il  m’a répondu : ‘’ vous ne pourrez pas l’empêcher’’. Mais il n’avait pas la foi.

Nous, nous l’avons et si vous avez compris que le mondialisme était une attaque contre l humanité, c'est-à-dire contre l’œuvre de Dieu, il vous paraîtra évident que cette prétention ne pourra arriver à son terme. Pas plus que le communisme hier, pas plus que l’islam qui avance dangereusement ses pions aujourd’hui.

Mais ne sautons pas les étapes, et avant l’espérance, prenons conscience des réalités en notre terre de France.

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Depuis l’échec du référendum sur la constitution européenne, nos responsables se sont vu assigner pour mission prioritaire de passer outre aux réticences des électeurs, et, pour cela, d’accélérer la mise en place des structures multiraciales, multiculturelles et multiconfessionnelles programmées par les instances du projet mondialiste pour démanteler les vieilles entités nationales. Vous devinerez ainsi les origines de l’orchestration de la colère des bonnes consciences après le résultat du référendum suisse qui nous a apporté une bouffée d’oxygène. La méthode consiste, on peut le vérifier chaque jour, à discréditer les comportements ataviques des sociétés traditionnelles encore vivaces dans les pays européens. Pour y parvenir il faut criminaliser les reflexes identitaires, qu’ils concernent l’appartenance nationale, confessionnelle ou culturelle. Mais contre  cette prétention à les priver de leurs racines, nos vieilles sociétés font de la résistance. Passive, certes, mais l’inertie est souvent plus difficile à vaincre que l’hostilité déclarée. Et contre cette résistance passive, la seule arme efficace est la peur. Non pas la violence, mais la peur de la violence.
 La contrainte par la violence est d’un maniement délicat dans les états ‘’démocratiques’’. Elle risque de détruire justement la fiction sur laquelle repose l’imposture du suffrage universel et de la démocratie parlementaire. Il faut donc mettre en route un processus à l’issue duquel les citoyens, terrorisés, accepteront d’abandonner un peu de leur identité, de leur souveraineté et de leurs libertés en échange…d’un peu de sécurité. C’est exactement ce qui se passe.
Je ne crois pas devoir m’étendre sur les scènes de violences quasi quotidiennes que subit le peuple de France qui perçoit parfaitement l’existence de bandes ethniques organisées qui ne lui veulent pas de bien. Il est surpris par l’absence de réactions de l’Etat. Or cette inaction est encore un calcul qui permet à l’Etat d’appliquer cette vieille méthode de manipulation des foules : la sidération. Sidéré par la soudaineté des événements de leur violence, des menaces, des crimes, le peuple reste sans réaction devant l’attitude passive des autorités qui au lieu de combattre les émeutiers, la racaille de Sarkozy se tournent contre leurs victimes accusées de racisme et de xénophobie.
Pour renforcer le succès de la destruction de notre identité, tout un arsenal  est mis en place. Dans le désordre, je citerai le détournement du sens des mots : racisme – valeurs – laïcité – solidarité – tolérance - Noël… ; les attaques permanentes contre la famille, l’Eglise, l’histoire. Mentir en permanence contre notre épopée coloniale ne plaide pas en faveur de notre identité. Or, dans ce domaine, les étrangers qui ne nous aiment pas ne font que répéter les mensonges de nos philosophes contemporains, de nos journalistes, de nos historiens ‘’historiquement corrects’’, de nos humanistes laïcistes, de nos sociologues à bon marché, de femmes et d’hommes politiques élus, sans culture plus soucieux de leur réélection que de leur pays. C’est eux qui préparent le terrain sur lequel d’autres, qui haïssent la France, vont se tasser pour achever l’œuvre de sabotage de notre identité.

Le ton est donné par les plus hautes autorités de la république : François Mittérand, président de la république :’’ les immigrés sont chez nous chez eux’’. On sait combien ce message a été reçu 5 sur 5 par nos anciens colonisés du Sud de la méditerranée. Jacques Chirac, autre président de la république, a parlé de l’Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes’’. Le même à Bamako fait repentance à propos de la ‘’misère que la France a laissé s’installer dans les banlieues’’. Peut-on être fiers d’un pays dont son président a honte ! Nicolas Sarközy, président de la république en fonction, s’est défini comme ‘’un français de sang mêlé à la tête d’une nation métissée.’’
Vous connaissez toutes et tous ce type de déclarations de personnalités à la tête de l’Etat qui sont autant d’attaques contre notre identité. Je vous en rappellerai encore deux :
Celle de Azouz Begag, écrivain sale et salissant, ancien ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances :’’ Il faut – écrit-il dans une publication beur – traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix… il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y aller au forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être une invasion de criquets, dans les concours de la fonction publique, dans la police nationale. Partout de manière à ce que l’on ne puisse pas revenir en arrière.’’

La vedette de la dernière infamie que je citerai revient à Eric Besson actuel ministre de l’immigration qui a été en charge d’un rapport sur l’identité nationale : il a osé déclarer : La France n’est ni un peuple, ni une langue,(si Eric Besson a assisté à l’intronisation de Madame Simone Veil, il a du être surpris de l’entendre dire  que la langue est un facteur essentiel de notre identité…) ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage.’’ Ce texte que vous avez certainement déjà lu est peut-être la cause du terme donné par le chef de l’Etat à la mission de son ministre, mais nous pouvons être sûrs qu’il reviendra à la charge.
Je reprendrai tout à l’heure les phénomènes culturels et religieux, mais immédiatement je bloque ce mot de métissage déjà rencontré sous la plume de Nicolas Sarkozy.
Donc les Français coupables de ne vouloir qu’être des franchouillards chrétiens, colonialistes, racistes vont trouver le salut dans le métissage, élément essentiel et déterminant de la revalorisation de notre identité nationale et de notre rédemption : ‘’Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là, la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la république.’’ Ainsi parlait Laurent Fabius ancien premier ministre au congrès socialiste de Dijon le 17 mai 2003. Disons lui tout de suite que ses valeurs de la république, on n’en a rien à cirer, que les seules qui ont droit au terme de valeurs sont celles qui découlent du décalogue. Or ce qui échappe à nos petits politicaillons, mais qui n’échappe certainement pas aux maîtres de la mondialisation, est que ce qui se passe, ce n’est pas tellement le métissage mais le remplacement d’une population par une autre. Prenons le cas de mon département, la Seine-Saint-Denis, les Français se sauvent de certains quartiers de plus en plus envahis, et non pas les Français riches, mais les pauvres, lorsqu’ils le peuvent. Les nouvelles populations ‘’richesses de la France ‘’ y font souche créant eux-mêmes leur propre apparteid, leur ghetto et ils sont responsables de leur situation dont ils se plaignent et dont ils profitent, entre parenthèses pour organiser leurs mauvais coups sans être dérangés, et pour toutes sortes de trafics illicites.

 

Une religion uniforme opposée à notre identité s’y incruste. Cette religion est violente et politique donc revendicative. Et voilà comment nos intellos gauchistes surtout, si accrocs à la mixité et au métissage, eux-mêmes habitants les beaux quartiers de l’Ile-de-France, provoquent un phénomène de guerre.
Croire et faire croire que des masses religieuses et culturelles différentes, incompatibles sinon opposées à un pays à forte culture et à une identité très marquée, vont pouvoir s’en imprégner et s’intégrer à ce pays est une imposture. Il ne peut y avoir identification s’il n’y a pas, pour le moins, volonté d’intégration. Pas comme ce brave africain qui me disait :’’ moi monsieur le maire je suis intégré complètement. Je suis bien en France je viens de recevoir ma 3ième femme’’. Les étrangers qui ne recherchent que le communautarisme, facteur d’auto exclusion, même pourvus de la carte d’identité nationale, resteront des étrangers, et bientôt, compte tenu de nos faiblesses et de nos lâchetés, deviendront des ennemis. Il y a un réel danger pour notre ensemble identitaire de se perdre dans un autre ensemble qui nous refuse et bientôt si nous n’y prenions pas garde nous rejettera.

 

J’ai lâché le mot, parlons donc de culture. Sur ce plan, les premiers responsables encore sont de nos rangs. Vous avez vu les bobos s’extasier sur les arts premiers mais qui n’ont jamais mis les pieds au Louvre. Les mêmes bavent d’admiration devant les merdes exposées au château de Versailles, devant les textes des auteurs compositeurs et interprètes de musique ‘’rap’’ : ‘’ Frères, faut qu’ça pète, nous on baisse pas la tête – on est pas prêts d’s’avouer vaincus – les frères sont armés jusqu’aux dents, tous prêts à faire la guerre… La France aux Français, tant qu’j’y serai ça serait impossible – Faut leur en faire baver car c’est la seule chose qu’ils ont méritée…’’ Bel acte de foi à notre identité. Et ceci pour les spécialistes de la chose n’est pas considéré comme du racisme. J’ajoute que cette belle littérature est l’œuvre du groupe ‘’sniper’’ c'est-à-dire ‘’tireur d’élite’’, tout un programme. Voici un autre exemple de poésie diffusée complaisamment sur l’antenne ‘’skyrock’’ sans émouvoir outre mesure le C.S.A. : ‘’Les troupes restent soudées – s’ils sont 10 on est 40 – on va ressortir la guillotine – faut que Paris crame… Tous ensemble (ter)…’’, refrain qui nous rappelle les belles heures des défilés de manifestants communo-cégétistes.
Autres phénomènes culturels destinés à structurer notre nouvelle identité : les productions cinématographiques érotico-policiers violentes, importées des Etats-Unis ; les TAG qui mettaient en extase Jack Lang, ancien ministre cultureux ; Hallowen qui prend des tournures exigeantes, violentes, menaçantes.
Si l’intégration des étrangers subméditerranéens ne se fait pas, c’est en grande partie dû aux faiblesses de notre système politique et juridique, à nos lois surabondantes et redondantes non appliquées, aux médias politiquement corrects qui ont le droit d’écrire et de dire dans l’esprit du prêt à penser, les autres sont censurés ou n’ont pas d’accès aux grandes diffusions. Et si quelque autorité en place, isolément, affichait une forte volonté de recadrer les choses, il serait vite rappelé à l’ordre par les tyrans du mondialisme. Le bon peuple, en majorité inconscient du drame qui va se jouer, ne marque d’inquiétude que pour les activités de son prochain weck-end, dès vendredi soir, et se conduit comme un troupeau qui broute paisiblement l’herbe sur le chemin où on le conduit à l’abattoir.
Saint Augustin a écrit :’’ A force de tout voir, nous finissons par tout supporter, et à force de tout supporter, nous finissons par tout approuver’’.
Je n’ai pas la prétention d’être exhaustif, loin s’en faut, mais avant de conclure, je ne peux pas éviter le sujet de l’expansion de l’islam en France, comme en Europe. Le coran, nous le savons, est un traité religieux et politique qui, dans son esprit, doit s’imposer partout où il se sent en force. Or la volonté des islamistes est de nous dominer. Ils se sont invités, ils s’incrustent et, par de multiples grignotages, tentent de nous réduire en s’attaquant à tous les pans de notre identité. Ils ne s’en cachent pas.
 J’ai un jour célébré un mariage de musulmans. Ce n’était pas le premier mais celui-ci avait de particulier son extrême simplicité. Il y avait 4 personnes : trois grands barbus en djellaba et la pauvre et timide jeune épousée qui n’a pas levé les yeux de toute la cérémonie. A la fin j’allais vers les mariés pour les féliciter et le mari devançant mes intentions me dit :’’ Monsieur le maire, vous ne touchez pas la main de ma femme.- Pour quelles raisons ?- Ce n’est pas dans nos traditions.- Vous êtes Français et les félicitations extériorisées par une poignée de mains sont dans nos traditions. Vous devez vous intégrer aux coutumes du pays que vous avez choisi.- Je suis parfaitement intégré, mais cela n’est pas dans les traditions musulmanes.’’ S’ensuivit un échange plutôt viril et j’ai fini par lui dire :’’La France est de tradition chrétienne et le restera ; vous ne nous imposerez pas des traditions musulmanes qui lui sont étrangères.’’, et lui ‘’on verra’’ ! J’en ai eu froid dans le dos.
Un autre jour trois autres barbus costumés sont venus dans mon bureau pour réclamer un carré musulman dans les cimetières de ma commune. Je les ai laissé argumenter. Puis avec la fermeté de ton que vous devinez, je leur ai dit que je ne pouvais satisfaire leur démarche qui  s’inscrivait dans une tentative d’exclusion proche du racisme. Vous auriez dû voir leurs têtes. Ils m’ont quitté menaçant :’’on se reverra’’.Je ne les ai pas revus et plus de 10 ans après cet incident, les cimetières de Montfermeil n’ont toujours pas de carré musulman.
Nous le savons bien, et Charles de Foucault nous en avait informés, le commerce avec les musulmans exige une charitable fermeté. Eux-mêmes le disent sous une autre forme :’’embrasse la main que tu ne peux pas couper’’. Chez nous, ils méprisent nos faiblesses, ils nous testent, ils nous provoquent ils avancent leurs pions ils poursuivent notre envahissement, et pourquoi ne le feraient-ils pas puisque loin de rencontrer une résistance tout cède devant leurs exigences. Ils commencent à imposer un simple voile aux femmes, ils attendent que notre médiocre réaction passe, puis ils en viennent à la burqa qui passera dans nos mœurs. C’est leur refus de voir leurs femmes examinées par un médecin masculin, le refus des piscines mixtes, leur refus de consommer du porc dans les restaurants scolaires et maintenant de voir seulement le porc servi même aux non musulmans. Loin d’essayer de leur montrer les richesses de notre identité, nous allons au devant de leurs moindres désirs : facilités y compris financières pour la construction de centres cultuels, restaurants uniquement hallal ; on ferme les yeux dans des applications de la charia opposées à nos lois en particulier sur leurs relations avec leurs épouses et leurs filles. La moindre intention jugée malveillante par eux à l’encontre de leurs principes et de leur prophète est source de réactions violentes. Aujourd’hui on passe à un nouvel excès qui est la quasi interdiction de vérifier un des leurs, coupable d’actes délictueux, notre police non soutenue a déjà payé un lourd tribu à une pépinière de petits criminels. Des rues de Paris et d’autres villes sont bloquées les vendredi, réquisitionnées sans titre par des musulmans pour leur grande prière, devant des forces de l’ordre auxquelles il est interdit d’intervenir.
Officiellement rien ne leur est imposé, interdit. Faudra-t-il attendre que les islamistes non pas égorgent, mais lapident nos filles et nos compagnes pour retrouver le sursaut de révolte de la Marseillaise ? Le professeur Redecker, professeur de philosophie, qui a osé dire qu’il préférait le christianisme à l’islam a fait l’objet d’une fatwa qui le condamne à mort. Il vit caché quelque part à Toulouse, en France ! C'est-à-dire que l’un des pans essentiels de notre identité est non seulement refusé, mais il est pourchassé, demain il sera combattu.
Toute la bienpensence française s’extasie, allonge le tapis rouge invoquant les droits de l’homme, la liberté religieuse, l’accueil de l’autre, le partage, l’antiracisme, la France plurielle, la tolérance et se confond en repentances et en expiations pour s’absoudre  de la culpabilité de la France colonialiste.
Comment voulez-vous les intégrer alors que nous nous montrons prêts à être intégrés ! Comment voulez-vous qu’ils cherchent à accepter notre identité qu’ils confondent avec le laxisme, l’érotisme, la pornographie qu’ils disent refuser. Et dès l’instant où nous voulons leur montrer les richesses de notre civilisation, ce que nous avons de beau, de grand, de noble, d’aimable, les nôtres nous accusent de racisme et d’exclusion.
Dîtes-vous bien que l’idée lancée par petites touches tendant à accorder le droit de vote aux étrangers non européens vivant plus ou moins légalement chez nous finira par s’imposer d’elle-même et sera accueillie par tous les bobos après une manipulation bien menée par les médias, groupes de pression, associations, des membres du clergé même, tout cela bien sûr orchestré en sous mains par les voyous mondialistes qui se réjouissent de chacun de nos abandons.

Toucherons-nous alors le fond ? Sera-ce la fin de notre identité de notre civilisation ou au contraire le début du sursaut national ?
Il n’a pas fallu grand-chose pour que les Allemands de l’Est se libèrent du communisme, pratiquement sans effusion de sang.


                   *                                             * 
                                           *





La survie de notre identité passera sûrement par des moments très difficiles, et je pense que nous ne pourrons hélas pas faire l’économie d’une guerre civile. Depuis trop longtemps des femmes et des hommes luttent et se font matraquer par la presse suiviste aux ordres des mondialistes, par les politiciens incompétents, par la justice, par la police. Ils ont essuyé les sarcasmes de ‘’l’intellegentsia soixante-huitarde ‘’ avec ses cortèges de cultureux, les insultes des moutons gavés de mensonges télévisés dans une passivité lourde à supporter. Le peuple de France a subi le communisme qui se perpétue sous les formes du laïcisme et de l’islamisme et ne semble attaché qu’à l’amélioration de son confort, de ses plaisirs sexuels, de voyages, de vacances, sa tv, sa voiture. Il se bouche les yeux et les oreilles pour ne pas être tenté de s’exprimer d’une façon courageuse. Il est vrai qu’il se sent plus concerné par tout ce dont on le gave : la laïcité, l’anti-racisme, la pollution de l’air, le réchauffement climatique, la fonte des glaciers, les entorses aux droits de l’homme.
Oui, le réveil sera dur. Mais il sera ; n’en déplaise aux gaucheux et droiteux, aux petits frères des loges, c’est la France chrétienne qui renaît en profondeur, et elle seule qui pourra restituer sa foi, sa culture, son honneur à notre pays qui retrouvera alors avec fierté son beau nom de France.
Ce ne sera peut-être qu’à ce moment que nous mériterons le roi que nous royalistes appelons de tous nos vœux. Cette reconquista ne pourra aboutir qu’avec l’aide de Dieu, notre Dieu trinitaire qui nous attend toujours dans nos églises désespérément vides.
Mes chers amis, en dépit des visions apocalyptiques que l’on peut avoir au vu des drames que l’on vit et du pire qui va arriver, conservez foi en l’avenir de notre pays comme le pape saint Pie X nous y invitait dans sa prophétie que je vous rappelle :
« Que vous dirais-je à vous, chers fils de France qui gémissez sous le poids de la persécution ? Le peuple qui a fait alliance avec Dieu sur les fonds baptismaux de Reims se convertira et retournera à sa première vocation. Sans doute, les fautes ne demeurent pas impunies, mais la fille de tant de larmes ne périra jamais.
Un jour viendra, et il ne tardera guère, où la France, comme autrefois Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée de lumière céleste et où elle entendra une voix qui lui répètera :
-          Ma fille, ma fille, pourquoi me persécutes-tu ?
Et sur sa réponse :
-          Qui êtes-vous Seigneur ?
 La voix répliquera :
-          Je suis Jésus de Nazareth que tu persécutes : il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que dans ton obstination tu te ruines toi-même.
Et elle, frémissante et étonnée, dira :
-          Seigneur que voulez-vous que je fasse ?
Et lui :
-          Lève-toi, lave-toi des souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille ainée de l’Eglise, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et rois de la terre. »


Ainsi soit-il.

 

Source : http://lafrancecouronnee.xooit.fr/t1510-Conference-sur-l-Identite-nationale-par-Pierre-Bernard-lors-de-l-Assemblee-generale-du-20-mars-2010.htm

 

Merci à Dominique

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 20:41

A Lyon le Club « Dialogue & démocratie française » a invité lundi le Cardinal Barbarin, le Grand rabbin de Lyon Richard Wertenschlag, le président du Conseil régional du culte musulman Azzedine Gacci, et le président de l'Eglise réformée de Lyon Joël Rochat, pour un dîner-débat sur le thème : «laïcité, religion, spiritualité». Ce thème est au centre des réflexions menées par les loges, selon le président Rhonalpin du club, Marc Fraysse.

 

Dialogue & Démocratie Française rassemble des francs-maçons, hommes et femmes de toutes obédiences.

 

Par ailleurs, Mgr Descubes, archevêque de Rouen, participera a une conférence organisée par la Grande Loge Nationale de France le10 mai.

 

Source : http://www.perepiscopus.org/article-le-cardinal-barbarin-chez-les-franc-ma-ons-50080501.html

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 07:30

Mis à jour le 02-02- 2022.

Indiens

Indiens

Du temps de nos ancêtres les Gaulois et de Rome, n'importe qui pouvait devenir esclave, qu'on appartienne à la noblesse ou à la plèbe: les esclaves étant pour l'essentiel des prisonniers de guerre. L'Église indiquera très tôt un chemin de libération des esclaves qui vit cette institution économique héritée de l'Antiquité disparaître au fur et à mesure des progrès de l'évangélisation.

"Saint Grégoire de Nysse († 395) a explicitement condamné l'esclavage jugé 'opposé à Dieu et à la loi naturelle.'" [1]

 

C'est un nombre énorme de conciles qui consacrèrent des canons à cette entreprise : les conciles d'Orange (441), Arles (442), Agde (506), Orléans (541), Mâcon (585), Paris (615), Reims (625), Chalon-Sur-Saône (650). [2]

 

De toutes les grandes croyances, le christianisme fut le seul à élaborer une opposition religieuses à l'esclavage sérieuse, et celle-ci commença à se faire jour vers le VIIe siècle. On citerait cinquante conciles régionaux qui, entre 451 et 700, édictèrent des canons pour protéger les esclaves.

 

BathildeAu VIIe siècle, dans le Regnum francorum, le Royaume des Francs, la reine sainte Bathilde (626-680), épouse de Clovis II, abolit l'esclavage. La tradition lui attribue l'interdiction des marchés d'esclaves sur ses terres, provoquant la disparition de l'esclavage dans les royaumes francs. Voici ce qu'en dit l'historienne médiéviste Régine Pernoud :

"Clovis mourra jeune, après être tombé dans la démence. Bathilde a pris en main les affaires du royaume et, lorsqu'elle devient veuve, l'an 656, son fils aîné n'ayant que cinq ans, c'est elle qui gouverne. La tradition lui attribue une décision capitale dans l'histoire des moeurs: elle interdit les marchés d'esclaves, ce qui revient à prohiber l'esclavage sur ses terres." [3]

"Elle promulgua l'interdiction de vendre les chrétiens comme esclaves et fit procéder à des rachats massifs de ceux qui l'étaient." [4]

 

Les moines de l'abbaye de Jumièges avaient coutume d'acheter des esclaves pour pouvoir leur rendre immédiatement la liberté. Un exemple bien connu est celui de S. Sidoine.

À la fin du VIIIe siècle, Charlemagne s'opposa à l'esclavage, tandis que le pape et de nombreuses voix cléricales puissantes et efficaces firent échos à sainte Bathilde.

 

À l'aube du IXe siècle, l'évêque Agobard de Lyon tonna :

"Tous les hommes sont frères, tous invoquent le même Père, Dieu : l'esclave et le maître, le pauvre et le riche, les ignorants et les savants, les faibles et les puissants. [...] Aucun n'a été élevé au-dessus des autres. [...] Il n'y a ni esclave ni homme libre, mais en toute chose il n'y a toujours que le Christ." (Bonnassie, 1991, 54, cité dans Rodney STARK, Le Triomphe de la Raison, Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, Éditions Presses de la Renaissance, Paris 2007, p. 55)

 

"À partir du VIIIe siècle, l'Espagne musulmane organise la traite, surtout celle des enfants et des adolescents, destinés à devenir des eunuques très prisés.

 

Lest trafiquants d'Al-Andalous parviennent à s'entendre avec leurs congénères juifs et chrétiens pour organiser une traite au long cours. Tout à l'est vivent des slaves païens [...] : capturés du côté de la Pologne ou de la Russie, ils sont envoyés en longues caravanes jusqu'à Verdun et, de là, à Venise ou à Arles, d'où on les embarque pour les ports espagnols. [...] Les garçons sont volontiers castrés, car les musulmans veulent des eunuques comme serviteurs, et pas seulement pour garder leurs harems.

 

[...] Un voyageur du Xe siècle, Ibn Hawqal, note avec admiration qu'en Espagne, 'un article d'exportation bien connu consiste dans les esclaves garçons et filles, qui sont enlevés en France et en Galice, ainsi que les eunuques slaves. L'ensemble des eunuques slaves qui se trouvent sur la surface de la terre proviennent d'Espagne. En arabe, le terme 'slave' en vient à désigner l'eunuque. L'aristocratie andalouse adore les blondes aux yeux bleus, mais qui ensuite ne sont pas non plus épargnées. Car, selon le malikisme [...] qui domine en Espagne, les femmes doivent être excisées. (Laurent VISSIÈRE, dans Historia, Les Vérités sur l'esclavage, Février 2020, n° 878, p. 29.)

 

"Dès le IXe siècle, des papes se sont élevés contre la pratique de l'esclavage. En 873, le Pape Jean VIII commandait aux princes de Sardaigne d'"un amour paternel, si vous avez acheté [aux Grecs] des captifs, de les laisser aller libres pour le salut de votre âme." (Pascal-Raphaël Ambrogi, Dictionnaire culturel du christianisme, le sens chrétien des mots, Honoré Champion Editions, Paris 2021, p. 353.)

 

"Au Xe siècle, l'esclavage avait disparu presque partout en Occident, ne se manifestant de façon résiduelle que sur ses marches. [...] L'esclavage prit fin en Europe médiévale uniquement parce que l'Église admit tous les esclaves à ses sacrements et réussit ensuite à prohiber l'esclavage pour les chrétiens (ainsi que pour les juifs). Dans le contexte de l'Europe médiévale, cette interdiction équivalut en fait à son abolition[5]

 

Au Nord de l'Europe, "à partir du VIIIe siècle, les Vikings prennent le contrôle de cette manne. Ils s'approvisionnent en hommes en multipliant les raids depuis l'Irlande jusqu'à l'Estonie. La marchandise est [...] regroupée dans de grands ports, notamment à Birka, à côté de la ville actuelle de Stockholm. Il existe aussi des sites dont le nom de Trelleborg ('camp d'esclaves') indique clairement la vocation. [...] Il ne reste plus qu'à les acheminer vers le sud à la recherche d'acheteurs.. [...] Entre Dniepr et Volga, les esclaves changent de mains, tandis que les sommes obtenues remontent vers la Scandinavie.

 

 

Jusque vers l'an mille, Vikings et Scandinaves dominent les circuits d'approvisionnement en main d'oeuvre servile. Païenne, exclusivement.

Bruno DUMÉZIL, Historia, Les Vérités sur l'esclavage, Février 2020, n° 878, p. 30.

À partir du XIIe siècle, le mouvement antiesclavagiste grandit. Des conciles comme celui de Londres en 1102, interdirent "l'ignoble commerce par lequel on vend des hommes comme des bêtes." [6]

Durant le XIe siècle, aussi bien saint Wulfstan que saint Anselme luttèrent avec succès pour faire disparaître les derniers vestiges de l'esclavage dans la Chrétienté. L'abolition de la l'esclavage est simplement l'exemple le plus frappant du progrès moral qui eut lieu durant le "sombre Moyen Âge".

En Europe du Nord, "l'introduction du christianisme ne fut pas sans répercussions sur l'organisation des sociétés nordiques. [...] On peut également supposer que, [...] elle favorisa le recul de l'esclavage. [...] La conversion imposait par ailleurs de renoncer à l'exposition des enfants, bien attestée dans les sociétés anciennes." [7] Pour Jean Renaud, "Il n'y aura pratiquement plus d'esclaves en Scandinavie à la fin du XIIIe siècle. [8] Pour Régis Boyer, du fait de la christianisation, "la pratique (de l'esclavage d'hommes, femmes et enfants capturés lors des raids et revendus au prix fort sur les marchés d'esclaves) cesse complètement dans le Nord au cours du XIe siècle (1100 au plus tard). [...] Et foin, ici, des légendes ou des récits affreux que nous livrent certaines de nos sources imprégnées de modèles hagiographiques latins et cherchant à l'évidence un sensationnel que rien ne vient vérifier dans les faits. Car il faut le répéter avec force : à quelques rares exceptions près, le Nord est passé sans coup férir à la religion du Christ : pas de répressions sanglantes, pas d'imposition par la force, pas de martyrs, pas de guerres de religion, pas d'hérésie ni de noyaux de résistance - à cette époque-là comme ensuite. [...] Il faut en outre rappeler un certain nombre d'évidences : le rôle pacificateur de l'Église; [...] ses exigences comme l'éradication de l'esclavage." [9]

 

Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), dans sa Somme théologique, conclut que l'esclavage est un péché. À son époque, l'esclavage n'existait plus en Europe. Sa conclusion était dérivée de son analyse de la moralité des relations humaines. Il opposait l'esclavage à la loi naturelle et déduisait que toutes les "créatures rationnelles" ont droit à la justice. Il n'y avait donc, selon lui, aucun fondement à ce qu'une personne en assujettisse une autre, ce qui éliminait toute possible justification de l'esclavage basé sur la race ou la religion. [10]

Les papes agirent autant qu'ils purent pour que la conversion des esclaves leur valût la liberté; le résultat fut obtenu, en France, sous Philippe Auguste où il fut déclaré que "tout esclave atteignant les marches du royaume se faisant baptiser, est affranchi", puis de même à Florence en 1289. Évidemment il se trouva toujours des évêques pour fermer les yeux sur ces scandaleux trafics, mais dans l'ensemble, le christianisme travailla à faire condamner moralement l'esclavage et à améliorer le sort des esclaves, au salut de qui les ordres de S. Jean de Matha et de S. Pierre Nolasque consacraient une charité sans limites. [11]

Selon le droit de nature, chacun doit naître franc.

Edit du 3 juillet 1315 de Louis X le Hutin, cité dans Dimitri CASALI, Le Grand Procès de l'Histoire de France, Saint-Louis, Colbert, Napoléon, Jules Ferry..., tous victimes du politiquement correct, Robert Laffont, Paris 2019, p. 111.

Le 3 juillet 1315, le roi Louis X le Hutin, publie un édit qui affirme que "selon le droit de nature, chacun doit naître franc". Officiellement, depuis cette date, "le sol de France affranchit l'esclave qui le touche". Il n'y aura plus d'esclaves sur le sol métopolitain depuis ce jour...

On trouve des traces tardives et ponctuelles de l’application de ce texte par les parlements français au XVIe siècle : à Bordeaux, en 1571, il est invoqué pour justifier la libération d’une cargaison d’esclaves africains, transportée par un négrier normand. (Source)

"En 1571, le tribunal de Bordeaux avait déjà affranchi un nombre considérable d'esclaves noirs appartenant à la cargaison d'un vaisseau ayant dû accoster dans son port, au motif que la France 'mère des libertés' ne tolère pas la pratique esclavagiste sur son sol. À Toulouse, la même raison fut invoquée par le Parlement pour libérer un jeune esclave noir de passage avec son maître, se rendant en Espagne : 'Toutes personnes sont franches en ce royaume; sitôt qu'un esclave a atteint les marches de celui-ci, se faisait baptiser, il était affranchi...'. [12]

Abolition de l'esclavage : qui a aboli l'esclavage le premier ?

Sur la soit-disant responsabilité unique des Blancs qui devraient payer, rappelons que les rois africains n'étaient pas en reste dans l'odieux trafic. "Les familles royales... d'Achanti, du Congo et du Dahomey... vendirent un très grand nombre d'esclaves durant plusieurs générations. Parfois même, les rois avaient recours à es raids sur leur propre peuple pour satisfaire la demande d'esclaves européenne... : dans les années 1730, un roi du fleuve Saalum, entre le Cap-Vert et la Gambie, attaquait ses propres villages la nuit, incendiait les maisons et s'emparait des fuyards aussitôt asservis...", indique Hugh Thomas, dans "La Traite des Noirs 1440-1870" (Bouquins Robert Laffont, Lonrai 2006). [13] En 1789, "les monarques d'Afrique eux-mêmes ne s'opposaient pas à la poursuite de la Traite". [14]

L'histoire officielle occulte le mouvement abolitionniste induit par l'Église, ainsi que les interdictions de l'esclavage par les papes dès le XVIe siècle, sous peine d'excommunication. "La Renaissance en Europe n'eut aucune prétention humanitaire. Sa flamme (de la "Renaissance") réactualisa les idées et les pratiques de l'Antiquité, dont l'esclavage..." [15]. On est loin de la vision idyllique de la "Renaissance", représentée par l'histoire officielle...

Durant les années 1430, les Espagnols colonisèrent les Îles Canaries et commencèrent à réduire en esclavage la population autochtone. Quand le pape Eugène IV (1431-1447) en eut connaissance, il publia une bulle Sicut dudum, dans laquelle il s'exprimait en faveur des des habitants noirs des îles Canaries, ne mâchant pas ses mots. Tous ceux qui étaient impliqués devaient impérativement obéir à l'ordre suivant :

'Sous peine d'excommunication, tout maître d'esclave a quinze jours à compter de la réception de la bulle pour rendre leur liberté antérieure à toutes et chacune des personnes de l'un ou l'autre sexe qui étaient jusque-là résidentes desdites îles Canaries. [...] Ces personnes doivent être totalement et à jamais libres et doivent être relâchées sans exaction ni perception d'aucune somme d'argent.' (Panzer, 1996, 8, Bulle Sicut Dudum)

Les papes Pie II (1458-1464) et Sixte IV (1471-1484) condamnèrent à leur tour avec des bulles complémentaires cette calamité qui, de toute évidence, avait repris. Cet épisode montre la faiblesse de l'autorité papale à cette époque, et non l'indifférence de l'Église vis-à-vis de l'esclavage.

Le problème ne venait pas de ce que l'Église aurait manqué de condamner l'esclavage, mais plutôt de ce que peu de gens entendaient cette condamnation et que la plupart ne la prenaient pas en compte.

 

Léon X (pape 1510-1521), le plus grand pape de l'Eglise renaissante, avait,[...] enseigné que "non seulement la religion chrétienne mais la nature elle-même se récriait contre l'état d'esclavage" (Lewis Pastor, History of the Papacy, 40 vol. (Londres 1891), VIII, p. 447.) [16]

Paul III "interdit aux conquistadors du Nouveau Monde d'asservir les Indiens." ... Dans sa lettre Veritas ipsa (2 juin 1537), "il proclama l'abolition complète de l'esclavage en affirmant que tous les esclaves avaient le droit de s'affranchir. ...Enfreindre ces injonctions était passible d'excommunication". [17] Et dans sa Bulle "Sublimis Deus" du 9 juin de la même année 1537, Paul III déclarait solennellement "que les Indiens... ne doivent pas être privés de leur liberté ni de la jouissance de leurs biens... et qu'ils ne doivent pas être réduits en servitude." [18]

Paul III dans cette bulle Sublimis Deus "se livre [...] à une condamnation générale de l'esclavage, une oeuvre du diable 'voulant empêcher la prédication de la parole de Dieu.' La suite de la bulle interdit explicitement la réduction en esclavage des 'Indiens de l'Ouest et du Sud et des autres peuples dont nous avons eu récemment connaissance', ce qui au sens strict pouvait inclure les populations africaines. Mais cette interdiction n'aura pas plus d'effet que les autres.", écrit Thomas Tanase dans son Histoire de la papauté. [19] 

Paul III dénonce une telle pratique comme directement inspirée par l'Ennemi du genre humain (Satan), ce qui montre clairement son absence de tergiversation sur ce point.

"En 1542, Charles Quint reviendra à l'ancienne législation prohibant de façon absolue l'esclavage des Indiens." [20]

Curieux que l'enseignement officiel sur l'"abolition de l'esclavage" (sic) n'enseigne pas ces faits historiques ! Un hasard, sans doute...

 

"Lors de la conquête de la Nouvelle Espagne (Mexique au XVIe siècle, Ndlr.) les souverains espagnols insistent [...] continuellement sur le fait que les titulaires des commanderies n'ont pas le droit de s'emparer des terres des Indiens. Le grand spécialiste mexicain des commanderies, Sivio Zavala, souligne dans ses conclusions que 'les Indiens possédaient les terres collectivement et individuellement, sans que le seigneur ou titulaire de la commanderie puisse les en dépouiller légitimement.' [21]

Comparativement à ce qui a été pratiqué par les Anglo-Saxons protestants aux États-Unis avec les Indiens Cherokees, par exemple, déportés et expropriés dans les années 1830 du nord de la Géorgie et des Carolines en Oklahoma),  "le résultat, ... est clair : la population indienne aux Etats-Unis, est réduite à quelques 'réserves', alors que c'est elle qui domine très nettement au Mexique. Elle a disparu complètement dans les Antilles françaises où 'la patrie des droits de l'homme' l'a remplacée par une population noire, dans les circonstances que l'on sait." [22]

"Le pape
Urbain VIII, dans une lettre de 1639 à son nonce au Portugal, condamne absolument l'esclavage et menace d'excommunication ceux qui le pratiquent." [23]

"Une fois encore, le Vatican s'éleva contre l'esclavage au commencement du XVIIIe siècle: [...] Clément XI, invita la Sacrée Congrégation de l'Inquisition romaine et universelle à demander à ses nonces à Madrid et Lisbonne d'agir pour amener 'la fin de l'esclavage'." [24] "En 1741, le pape Benoît XIV reprit les interdictions de l'esclavage édictées un siècle plus tôt par le pape Urbain VIII, dans le bref Immensa." [25]
 

"Le siècle des Lumières est celui de l'esclavage. Éliminé d'Occident par l'influence du christianisme, ce fléau social avait reparu au XVIe siècle dans les territoires colonisés par les Européens. La fin du XVIIe siècle avait vu les débuts de la traite négrière et les achats d'esclaves pour les galères. Mais c'est au XVIIIe siècle que le mal sévit avec le plus de force. [...] L'édit de Louis XIV de mars 1685 (dit Code noir) en a défini les normes pour les Antilles. [...] 'L'esclavage est aboli en France', dit le droit français (d'Ancien Régime). [...] Mais cette règle ne vaut pas pour les esclaves venant des colonies. [26]

Montesquieu a défendu l'esclavage en tant que nécessité économique pour s'assurer "la prospérité des territoires  conquis."

"Voltaire [...] a une part de 5000 livres dans un négrier nantais." (Guide Vert Michelin, Bretagne, 2018).

"Voltaire [...] a été accusé dès son époque de participer financièrement à la traite négrière. [...] Ces accusations ont flambé au milieu du XIXe siècle en pleine remise en question de l'héritage des Lumières et dans le contexte de la deuxième abolition de l'esclavage. Voltaire est devenu une figure de proue de la traite négrière et un exemple de l'hypocrisie des théoriciens de l'abolitionnisme qui, en façade, défendaient les libertés et par-derrières n'hésitaient pas à s'enrichir. [...] Mais, [...] Voltaire fut un des premiers à dénoncer dans Candide la cruauté de l'esclavage dans les colonies. [...] Et [...] le chapitre 'Le Nègre de Surinam' est aujourd'hui enseigné dans les collèges comme modèle de la littérature abolitionniste." [27] 

 

"Voltaire et les Encyclopédistes n'ont pas craint de se contredire parfois à quelques pages de distance, ce qui rend impossible toute classification des auteurs dans un camp ou dans l'autre." (Jean-Michel DEVEAU, La France au temps des Négriers, France-Empire, Paris 1994, p. 248.)

 

"À partir du milieu du XVIIIe siècle, et notamment après 1763 (du fait de l'investissement nécessaire à la mise en valeur des îles obtenues par l'Angleterre après la Guerre de Sept ans), le contrôle de la traite par les milieux bancaires britanniques s'accentue." [28]

 

Le Roi Louis XVI, le 4 février 1776, promulgua un édit condamnant fermement la possession d’esclaves sur le territoire français. "L'interdiction d'introduction des esclaves noirs en France est prononcée en 1762 sous Louis XV; sous Louis XVI, elle "s'étend en 1777 à tous les gens de couleur." [29] Les circulaires et ordonnances se succèdent enjoignant le rembarquement immédiat des Noirs. [30]

Le Roi Louis XVI, bien avant les petits bourgeois perfides qui allaient mettre la France à feu et à sang, avait compris que la liberté d’un homme ne devait pas être bafouée. C’est ainsi que moins de 3 ans plus tard, par une ordonnance du 8 Mai 1779, Louis XVI abolit également le servage et le droit de suite en France. Par cette même ordonnance, il affranchissait tous les "mains mortables" des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les "mortaillables" et les "taillables". 

"Les caractères de l'ancienne servitude ont progressivement disparu. Il ne reste plus gère (sous l'Ancien Régime), en quelques régions du royaume, que des sujets soumis à la mainmorte." C'est-à-dire des gens qui ne peuvent transmettre leurs biens à d'autres qu'à leurs enfants. La mainmorte décline aux XVIIe et XVIIIe siècle. [31]

"En France, [...] le servage disparaît presque partout, et dans quelques régions où il subsiste, c'est sous une forme très atténuée. [...] Dès la fin du Moyen-Âge, la quasi totalité de l'Europe occidentale était désormais composée de personnes de conditions libres. Une situation entièrement inédite, que l'on a appelée à juste titre la 'libération médiévale'". [32] 

Les juristes de la chrétienté occidentale en tirent les conséquences: la liberté des personnes est la règle, et l'esclavage une institution définitivement abolie. Ainsi, dans la France du XVIe siècle, un célèbre adage de Loisel disait qu'il ne pouvait y avoir d'esclaves dans ce royaume, et que tout esclave qui y entrait et se faisait baptiser devenait automatiquement un homme libre." (Loisel, Institutes coutumieres, Paris, 1637 [1607], Livre 1, titre I, § 3.) Ce grand juriste du XVIe siècle releva dans le droit coutumier français ce principe ancien selon lequel "le sol de France affranchit l'homme qui le touche."

De même, Étienne Pasquier, autre grand jurisconsulte du XVIe siècle, écrivait [...] : 'Toutes personnes naissent libres et franches en France hormis en quelques coutumes particulières. [...] C'est un bénéfice que nous avons  avec le temps, rapporté de toute notre chrétienté.' (E. Pasquier, L'interprétation des Institutes de Justinien, Paris 1847, Livre I, chapitre XXII)." [33]

"[T]tout homme qui met le pied sur le sol français devient instantanément libre. C'est [...] ce qu'affirme la tradition juridique nationale. Les tribunaux en ont fait une jurisprudence : Pontchartrain l'explique à l'Intendant de Rochefort le 28 août 1704 après avoir reçu les doléances d'une femme de Saint-Christophe à qui on a enlevé l'esclave qu'elle a fait venir avec elle. [...] Un demi-siècle plus tard l'Encyclopédie reprend le même argument avec une légère restriction. 'Présentement en France, toutes personnes sont libres, et sitôt qu'un esclave y entre, en se faisant baptiser il acquiert sa liberté, ce qui n'est établi par aucune loi, mais par un long usage qui a acquis force de loi.' (Article Esclave) [34]

 

L'interdiction de l'emploi d'esclaves sur le sol français sera dans l'ensemble respectée.

Le servage va disparaître à son tour dans le grand mouvement d'affranchissement au XIIIe siècle. Il faut en créditer les rois et les papes en même temps que l'évolution des moeurs en France.

Marc Bloch en tire d'ailleurs les conséquences, sans parti pris en présentant son ouvrage Rois et serfs:

"Présentation de Rois et serfs rédigée par Marc Bloch pour The French Quaterly (1921) :

 

"Les sociétés médiévales, dans l'Europe Centrale et Occidentale, n'ont pas connu l'esclavage, ou ne l'ont connu qu'exceptionnellement. C'est un des points où elles s'opposent le plus nettement aux sociétés antiques. En revanche, elles ont admis partout l'existence d'une classe d'hommes de condition inférieure, qui n'étaient point précisément comme les esclaves la chose de leurs maîtres, mais qui néanmoins ne passaient pas pour entièrement libres. [...]

 

"Au début du XIIe siècle, le lien servile semble encore très fort. Beaucoup peut-être parmi les serfs eux-mêmes ne songent pas à s'en dégager. En tout cas, les rois ne le relâchent pas volontiers. Seules les villes, auxquelles il faut joindre les agglomérations rurales qui en sont immédiatement voisines, ont la force, et peut-être aussi le désir, de le secouer ; mais elles n'y parviennent pas sans peine. Il faut quarante trois ans à la royauté pour se résigner à affranchir la seconde ville du domaine : Orléans. Puis, au XIIIe siècle, dans toute la France, sur les terres des seigneurs comme celles des rois, les affranchissements se multiplient : les serfs veulent la liberté. Autrefois, le servage était conçu comme un lien particulièrement fort attachant le serf à son seigneur ; désormais, par suite d'une lente évolution des idées juridiques, il paraît surtout comme une condition sociale inférieure, entachée de désavantages économiques redoutables ; il semble insupportable à ceux qui le subissent. Quiconque est assez riche pour acheter sa liberté offre de l'argent à son seigneur, et bien souvent le seigneur, qui a besoin de numéraire, accepte. Qu'il s'agisse du domaine royal ou de domaines privés, les choses se passent de même partout. Saint Louis accorde de grands affranchissements ruraux, qui bien entendu ne sont pas gratuits ; c'est qu'il ne songe pas à résister au mouvement social qui emporte son temps ; il y participe sans le commander. Mais après lui, le gouvernement royal, de plus en plus préoccupé par l'état du Trésor, cherche à transformer l'affranchissement en un moyen budgétaire normal. Jadis, sous Louis VI et Louis VII les serfs arrachaient péniblement au roi leur liberté ; sous Saint Louis ils l'obtenaient aisément quand ils acceptaient pour leur rachat des conditions raisonnables ; désormais la royauté la leur offre, et cherche même parfois à la leur imposer. C'est le sens des mesures prises par Louis X et Philippe V. Elles n'avaient rien d'inédit. Elles avaient été précédées par des mesures analogues sous Philippe le Bel ; en 1302 notamment, ce roi avait envoyé des commissaires chargés de vendre les chartes de franchise dans deux bailliages et six sénéchaussées ; acte d'une portée bien plus vaste que ceux de 1315 et 1318. Mais les commissions de 1302 n'avaient pas de préambule. C'est pourquoi l'histoire les a longtemps ignorées. Telle est la puissance de l'art oratoire."

 

Georges Duby dans Histoire de la France, des origines à 1348, ouvrage collectif édité en 1987, indique qu'au XIIIe siècle les affranchissements se multiplient sous la forme de manumissions (actes d'affranchissement) :

 

"Elles (manumissions) furent si nombreuses dans la région parisienne à partir de 1245 que le servage en moins de trente ans avait à peu près disparu.

"Ainsi autour de 1270 dans l'ensemble du monde paysan les différents statuts personnels laissaient place à une commune liberté. "

 

C'est donc bien avant Louis X et 1315 que l'esclavage avait disparu en France et que le servage avait commencé à s'effacer.

 

Les Français ont ainsi fondé la première société antiesclavagiste, d'où sortit la première loi défiant l'esclavage : tout esclave devenait libre en mettant le pied sur le sol français.

Au XVIe siècle, l'esclavage n'existe plus depuis très longtemps en France, ce qui n'est pas le cas hors de France.

 

"Jusqu'au XVIIe siècle, ni la traite, ni l'esclavage ne préoccupent beaucoup les Français. L'institution a disparu depuis longtemps. Les derniers esclaves irlandais et flamands ont été vendus sur les marchés de Rouen au XIe siècle." (Jacques HEERS, Esclaves et domestiques, p. 23) [35] 

Ceci différencie notre pays des pays africains, d'Orient et du Moyen-Orient qui ont fait de l'esclavage un mode de vie quotidien et naturel. 

"Le Languedoc et la Provence tremblent à la seule évocation des Maures et des Sarrasins dont les razzias laissent de cuisants souvenirs dans les villages périodiquement mis à sac. Les femmes vont peupler les harems, tandis que les hommes travaillent dans les ateliers ou sur les propriétés agricoles." [36]

 

Mais loin des yeux, de l'autre côté de l'Océan... c'était une autre affaire et il suffisait de ne pas parler du problème pour l'évacuer. C'est ce que fit l'Europe négrière entre le XVIe siècle et la seconde moitié du XVIIIe siècle. (Jean-Michel DEVEAU, La France au temps des Négriers, France-Empire, Paris 1994, p. 25.)

 

Au XVIIe siècle, la France n'a toléré la pratique de l'esclavage dans les colonies qu'en le réglementant (Code noir) pour en limiter les abus. 

"Le Code noir [...] permit d'adoucir dans une certaine mesure la vie des esclaves de l'époque, dans des situations où auparavant régnait l'arbitraire le plus total. La loi s'efforce ainsi d'améliorer leurs conditions de vie, avec la mise en place des procédures d'affranchissement et le renforcement des obligations du maître. [...] Le Code noir est nettemebnt moins dur et rude que les réglementations espagnoles, portugaises, anglaises et hollandaises en vigueur dans leurs colonies respectives, en particulier les législations dans les colonies anglaises en 1636 et en Virginie en 1662. 

"Enfin, dernier élément d'importance, il a été prouvé que jusqu'à la fin du XVIIe siècle, il n'y a que très peu de traite négrière française. [...] La France n'entre [...] dans la traite que tardivement par rapport aux Portugais, Espagnols et Hollandais." [37] 

 

Chape de plomb et mythe de la "révolution salvatrice des peuples opprimés", les dates de 1315, 1776 et 1779 sont largement occultées par les médias et les livres d’histoire.

 

L'Assemblée dite "nationale" de 1790 réaffirma par deux fois (décret du 8 Mars et du 12 Octobre 1790) la légalité de l’esclavage, revenant ainsi sur la réforme royale de 1776. L’Assemblée s’opposa ainsi à la publication de Brissot de 1790 : "Adresse à l’Assemblée Nationale pour l’abolition de la traite des Noirs"S’asseyant allègrement sur cet idéal de fraternité tant de fois bafoué pendant la Révolution, l’Assemblée montrait par là même son mépris des plus faibles.

"L'égoïsme et la mauvaise foi sauront à l'occasion faire jouer l'article 17 et dernier de la Déclaration par lequel les bourgeois ont défini la propriété comme 'un droit inviolable et sacré'. Les esclaves y entrent de plein droit..." (Jean-Michel DEVEAU, La France au temps des Négriers, France-Empire, Paris 1994, p. 257.)

 "Si le maintien de l'esclavage dans les colonies est une entorse spectaculaire au principe, elle n'est pas la seule. Quelques mois plutôt, l'Assemblée avait fondée l'exercice de la citoyenneté sur un principe censitaire distinguant entre les citoyens actifs et les citoyens passifs. On le voit : les hommes ne sont pas demeurés égaux en droit bien longtemps." [38] Ce n’est que pour éteindre les troubles de la révolte des esclaves des colonies (Saint Domingue notamment) qu’elle accepta d’abolir l’esclavage par une loi du 4 février 1794.

Bonaparte rétablit l'esclavage par une loi du 20 floréal an X (20 mai 1802)Sous la Monarchie de Juillet, en 1831, le gouvernement de Jacques Laffitte, où siégeaient de nombreux membres de la Société de morale chrétienne engagés dans le combat contre la traite, fera adopter la loi du 4 mars 1831 qui visait à son abolition définitive : elle prévoyait vingt à trente ans de travaux forcés pour les responsables. 

L'esclavage sera réaboli (pour la 5e fois en France après 1315, 1776, 1789 - Déclaration des droits de l'homme -, et 1794), par deux décrets du 4 mars et du 27 avril 1848 du Gouvernement provisoire de la Deuxième république.

 

La traite des Noirs sera interdite par l'Angleterre en 1807, par Napoléon de retour de l'Île d'Elbe, le 19 mars 1815. 

Aux Etats-Unis, comme dans les colonies en France au XVIIIe siècle, la contradiction entre les principes affichés en 1776 ("tous les hommes sont égaux", de la déclaration d'Indépendance américaine) et la réalité profonde était plus éclatante encore à l'intérieur même de la société américaine.

"Le gouvernement fédéral proclamera la fin de la traite pour 1807, mais elle se continua illégalement." Le 13e amendement déclarera la fin de l'esclavage en 1865 (Bernard Cottret, La Révolution américaine : La Quête du Bonheur 1763 – 1787, Perrin, Collection Tempus, Paris 2012, pp. 178, 478-479.), et il faudra attendre les années 1960 pour que la Cour suprême déclarât les lois de discriminations raciales anticonstitutionnelles.

 

 L'historien Hugh Thomas indique que les francs-maçons, n'étaient pas en reste ! "Dans le Bordeaux de la fin du XVIIIe siècle, il semble que la plupart des francs-maçons aient été négriers...[39]

 

Le franc-maçon La Fayette, par exemple, auteur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, le 10 mars 1790 à l'Assemblée, "vote le maintien de la traite des Noirs"...; les frères Lameth "possédaient trop d'intérêt à Saint-Domingue..., Barnave aussi." Tous étaient francs-maçons. [40]

 

Le congrès de Vienne, le 8 février 1815, abolira la traite négrière (le commerce des esclaves, l'achat et le transport d'êtres humains revendus comme esclaves dans l'empire colonial) en Angleterre, France, Autriche, Prusse, Portugal, Russie, Espagne, Suède. 

 

Lors de ce Congrès de Vienne de 1815, le Pape Pie VII affirma que : "c'est la conscience religieuse qui condamne et réprouve ce commerce ignoble par lequel les Noirs... sont pris, achetés, vendus et pressurés jusqu'à la mort." (Pascal-Raphaël Ambrogi, Dictionnaire culturel du christianisme, le sens chrétien des mots, Honoré Champion Editions, Paris 2021, p. 353)

 

"Comme nous le rappelle l'historienne Catherine Coquery-Vidrovitch, spécialiste de l'Afrique, avant même que les Européens n'arrivent en Afrique, un Africain sur quatre est l'esclave d'un autre Africain (L'Histoire, Hors-série, Le Temps des colonies, avril 2001). Alain Mabanckou (Le Sanglot de l'homme noir, Fayard, 2012) porte un regard objectif sur la condition de l'homme noir. Ce romancier et essayiste français, d'origine congolaise, explique le danger des postures victimaires : 'Il serait inexact d'affirmer que le Blanc capturait tout seul le Noir pour le réduire en esclavage. La responsabilité des Noirs dans la traite négrière reste un tabou parmi les Africains, qui refusent d'ordinaire de se regarder dans le miroir. Toute personne qui rappelle cette vérité est aussitôt taxée de félonie, accusée de jouer le jeu de l'Occident en apportant une pierre à l'édifice de la négation.'" [41]

 

"L'essentiel des esclaves (Noirs) passés dans les traites d'exportations ont été vendus de leur plein gré par des négriers africains qui considéraient que l'affaire était pour eux suffisamment rentable." [42]

 

1 250 000 esclaves blancs 

 

Les Noirs ne furent pas les seules victimes de l'esclavage.

 

"Dans l'Antiquité, les premiers esclaves étaient presque toujours des Blancs. ... Il y avait peu d'Africains parmi ces esclaves. Les seuls à posséder des esclaves noirs étaient les Égyptiens, puis les Carthaginois". [43] 

En Europe, "tant en Grèce qu'à Rome, les esclaves étaient à l'origine des prisonniers de guerre ou capturés lors d'une razzia sur une île...

L'on se souvient que César ramena dans la capitale 'de nombreux captifs' après la Guerre des Gaules. Nombreux furent les Germains asservis dans les siècles ultérieurs. [...] Au Ier siècle av. J.-C., 15 000 esclaves gaulois étaient échangés chaque année contre du vin italien..." [44] 


 "L'esclavage blanc pratiqué par ceux que l'on nommait alors les Barbaresques a bel et bien existé sur une grande échelle et constitué une véritable traite qui fit, durant près de trois siècles, plus d'un million de victimes..." [45]

 

"Tous les peuples, toutes les civilisations ont pratiqué l'esclavage. [...] L'esclavage était pratiqué partout, notamment dans le monde arabo-musulman : ainsi, la traite orientale approvisionnera les espaces dominés par l'islam dès le milieu du VIIe siècle et le début du XXe siècle. Les esclaves provenaient d'Afrique subsaharienne, mais aussi d'Europe méditerranéenne, du Caucase et des pays slaves. L'historien Robert Davis estime qu'entre le début du XVIe siècle et le milieu du XVIIIe siècle, à eux seuls les marchands d'esclaves d'Alger, Tunis et Tripoli réduisirent 1 250 000 Européens en esclavage en Afrique du Nord

"[...] Les traites négrières pratiquées par les Arabes et l'empire ottoman auraient, selon le médiéviste Jacques Heers, concerné au minimum 17 millions d'Africains, chiffre qu'il juge sous-estimé en raison de l'effrayante mortalité provoquée par la castration des hommes destinés à devenir des eunuques..." [46]


Sur les esclaves Blancs et chrétiens à l'époque moderne : "Au début du XVIIe siècle, il y avait au total, entre le Maroc et la Libye, de 200.000 à 300.000 esclaves chrétiens dans les ports d'Afrique." [47]

 

Dimitri CASALI récapitule les chiffres des différentes traites :

 

La Traite musulmane : plus de 17 millions de personnes déportées entre le milieu du VIIe siècle et 1920.

Les traites infra-africaines : 14 millions de personnes déportées.

La traite européenne : 10 550 000 - nombre d'Africains déplacés en Amérique. Source: Pétré-Grenouilleau, Les traites négrières. Essai d'histoire globale, Gallimard 2004. [48]

 

Le Régime athégriste organisera-t-il une journée de commémoration pour les Gaulois, esclaves des Romains dans l'Antiquité ?; les chrétiens européens esclaves des musulmans jusqu'au XIXe siècle ?; ou ces Français de souche en 2010 discriminés au travail à cause de la couleur de leur peau ("discrimination positive" de Nicolas Sarkozy) ?

 

 

Conclusion

 

"Lors de la chute de Rome, l'esclavage était répandu partout en Europe; à la Renaissance, il avait disparu depuis longtemps.

 

"Ce n'est pas durant la Renaissance ou à l'époque des Lumières que l'esclavage fut aboli la toute première fois. C'est au cours du dit 'Âge sombre'. Et cette abolition fut mise en oeuvre par des clercs avisés qui dans un premier temps permirent à tous les esclaves de recevoir les sacrements. Au début, les implications de leur christianisation passèrent inaperçues, mais bientôt le clergé déclara qu'un vrai chrétien (ou juif) ne pouvait être mis en esclavage. (Bonnassie, 1991, 30.)" [49]

 

La "Renaissance" se voulant fondamentalement comme une redécouverte de l'Antiquité a simplement réactualisé cette calamité antique que l'Âge sombre avait aboli.

 

La France est la première nation du monde à avoir aboli l'esclavage, dès le Moyen-Âge avec l'ordonnance de Louis X de Hutin (1306-1316) du 3 juillet 1315 sur le sol métropolitain, à avoir défini au XIVe siècle que l'homme naissait libre "selon le droit de nature" (édit de Louis X), amélioré le sort des esclaves des colonies avec le code Noir de 1685 et à avoir (de nouveau) aboli l'esclavage et la servitude personnelle dans les domaines de la Couronne sous Louis XVI en 1776 et 1779.

 

La civilisation occidentale, et la France en particulier..., n'a donc pas à rougir de son histoire, ni à pratiquer la repentance pour l'esclavage, une pratique universellement répandue à toutes les époques jusqu'à ce que l'Occident s'interroge sur la légitimité de sa conquête en Amérique, comme il avait déjà pu le faire déjà avec les Croisades (Martin Aurell, Des Chrétiens contre les croisades, XIIe – XIIIe siècle, Arthème Fayard, Saint-Amand-Montrond 2013) ou la destruction des Indiens d'Amérique. Une remise en question qui en soi est unique au monde.

 

"Partout à travers le monde, de la Maurétanie à la péninsule arabique, en passant par la Corne de l'Afrique, des cas d'esclavage contemporain sont constatés, chaque jour, sans que rien ne soit fait pour toutes ces victimes qui sont, elles, bien vivantes. Ni SOS Racisme, ni le Cran,, ni Collectifdom, ni le Pir, ni le Crif ne s'y consacrent, préférant attaquer la France...", relève justement Dimitri CASALI dans "Le Grand Procès de l'Histoire de France."

 

"Aujourd'hui plus de 40 millions d'esclaves modernes sont recensés par l'ONU, de la Mauritanie au Pakistan... La Mauritanie n'a adopté une loi qui réprime la détention d'esclaves qu'en 2007, le Mali et le Niger pratiquent l'esclavage officiellement jusque dans les années 1980."

 

"En 1848, seules parmi les grandes puissances de toute la planète, les premières nations du monde à avoir aboli et interdit l'esclavage sont l'Angleterre (1833), le Danemark (1847) puis la France (1848). Donc, [...] il faudrait plutôt célébrer le fait positif que les nations européennes ont été les premières au monde à mettre fin à cet ignoble commerce." [50]

 

Au lieu d'être aujourd'hui quasiment le seul accusé d'un passé esclavagiste que partagent autant et plus d'autres civilisations [...], l'Occident chrétien devrait être célébré pour cette propension à se remettre en question, et à avoir détruit l'esclavage le premier, cette 'pratique la mieux partagée de la planète', selon les propres termes de Maleck Chebel (M. Chebel, L'esclavage en terre d'islam, p. 8). [51]

Notes

 

[1] Pascal-Raphaël Ambrogi, Dictionnaire culturel du christianisme, le sens chrétien des mots, Honoré Champion Editions, Paris 2021, p. 353

[2] DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 259

[3] Régine PERNOUD, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 204-205

[4] Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 92

[5] Rodney STARK, Le Triomphe de la Raison, Pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme, Éditions Presses de la Renaissance, Paris 2007, p. 13 et 53

[6] DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome IV La cathédrale et le Croisade, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 238

[7] R.M. KARRAS, Slavery and Society in Medieval Scandinavia, Yale Université Press, New Haven et Londres 1988, in Stéphane COVIAUX, La fin du monde viking, Passés Composés, Paris 2019, p. 218-219

[8] Jean RENAUD, Les vikings, vérités et légendes, Perrin, 2019, p. 220

[9] Régis BOYER, Les Vikings, Histoire et Civilisation, Perrin 2002, rééd. Collection Tempus, Paris 2015, p. 397, 402 et 145

[10] Rodney STARK, Faux Témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques, Salvator, Paris 2019, p. 190

[11] DANIEL-ROPS, Histoire de l'Eglise du Christ, tome IV, ibid., p. 238

[12] Edit du 3 juillet 1315 de Louis X le Hutin, cité dans Dimitri CASALI, Le Grand Procès de l'Histoire de France, Saint-Louis, Colbert, Napoléon, Jules Ferry..., tous victimes du politiquement correct, Robert Laffont, Paris 2019, pp. 110-111

[13] Hugh THOMAS, La Traite des Noirs 1440-1870, Bouquins Robert Laffont, Lonrai 2006, p. 393

[14] Hugh THOMAS, ibid., p. 552

[15] Hugh Thomas, ibid., p. 104

[16] Hugh Thomas, ibid., p.118

[17] Hugh Thomas, ibid., 118

[18] François BRUNE, La Vierge du Mexique ou le Miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, 2008, rééd. Mesnil-sur-l'Estrée 2014, p. 107

[19] Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 263-264.

[20] François Brune, ibid., p. 107

[21] Jean DUMONT, L'Eglise au risque de l'Histoire, p. 116, cité in François Brune, ibid., p. 104.

[22] François BRUNE, ibid., p. 76-77

[23] Hugh THOMAS, ibid., 469

[24] Hugh Thomas, ibid., 477

[25] Hugh Thomas, ibid., 487

[26] Jean de VIGUERIE, Histoire et Dictionnaire du temps des Lumières 1715-1789, Bouquins Robert Laffont, Paris 1995, p. 962

[27]  Dimitri CASALI, Le Grand Procès de l'Histoire de France, Saint-Louis, Colbert, Napoléon, Jules Ferry..., tous victimes du politiquement correct, Robert Laffont, Paris 2019, pp. 142 et 150.

[28] Olivier PETRE-GRENOUILLEAU, Les Traites négrières, Folio Histoire, Saint-Amand 2006, p. 387.

[29] Guy CABOURDIN, Georges VIARD, Lexique historique de la France d'Ancien Régime, Armand Collin, 3e éd., Paris 1998, p. 320

[30] Jean-Michel DEVEAU, La France au temps des Négriers, France-Empire, Paris 1994, pp. 242-243

[31] Guy CABOURDIN, Georges VIARD, Lexique historique de la France d'Ancien Régime, ibid., p. 303 et 206

[32] P. DOCKES, La Libération médiévale, Paris 1980, cité dans Jean-Louis HAROUEL, Le Vrai génie du christianisme, Laïcité, Liberté, Développement, éditions Jean-Cyrille Godefroy, Clamecy 2012, p. 105-106

[33] Jean-Louis HAROUEL, Le Vrai génie du christianisme, ibid., p. 106

[34]  Jean-Michel DEVEAU, La France au temps des Négriers, France-Empire, Paris 1994, pp. 240-241

[35] Jacques HEERS, Esclaves et domestiques, p. 23, cité in Jean-Michel DEVEAU, La France au temps des Négriers, France-Empire, Paris 1994, p. 18

[36] Jean-Michel DEVEAU, La France au temps des Négriers, France-Empire, Paris 1994, p. 19

[37] Dimitri CASALI, Le Grand Procès de l'Histoire de France, ibid., pp. 107-108

[38] Philippe PICHOT-BRAVARD, La Révolution française, Via Romana, 2014, p. 94

[39] Hugh THOMAS, ibid., p. 309

[40] Bernard FAY, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959, p. 182, 183, 250

[41] Dimitri CASALI, Le Grand Procès de l'Histoire de France, ibid., pp. 105-106

[42] Olivier PETRE-GRENOUILLEAU, Les Traites négrières, ibid., p. 505.

[43] Jean MEYER, ibid., p. 16

[44] Hugh THOMAS, ibid., p. 8

[45] Robert C. DAVIES, Esclaves chrétiens maîtres musulmans, l'Esclavage blanc en Méditerranée 1500-1800, Editions Jacqueline Chambon, 2006

[46] Dimitri CASALI, Le Grand Procès de l'Histoire de France, ibid., pp. 109-110

[47] Jean MEYER, Esclaves et Négriers, Découvertes Gallimard, 1999, p. 19

[48] Dimitri CASALI, Le Grand Procès de l'Histoire de France, ibid., p. 162

[49] Rodney STARK, Faux Témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques, Salvator, Paris 2019, p. 89, 94

[50] Dimitri CASALI, Le Grand Procès de l'Histoire de France, ibid., pp. 164-166

[51] Jean-Louis HAROUEL, Le Vrai génie du christianisme, ibid., p. 113

***

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 18:35

Selon la maxime « le mort saisit le vif », Henri III mourant transmet à son cousin le royaume de France (Tapisserie du XVIe siècle - Château d'Ecouen). Pourtant cette règle d'instantanéité de la succession (selon l'ordonnance de 1403) ne s'appliquera pas à Henri de Navarre car la règle de catholicité n'était pas respectée.

 

La crise religieuse provoquée par le protestantisme obligea Henri III, après avoir reçu le consentement des états généraux ligueurs, à confirmer par un texte normatif la règle coutumière du principe de catholicité du roi (édit d'union de 1588) (1). A sa mort (1589), Henri de Navarre, Chef  de la Maison de Bourbon, devait lui succéder selon la règle de la primogéniture. Mais, le prince héritier n'était pas catholique. Henri de Navarre devait accepter la dernière règle de dévolution de la Couronne de France et se convertir : « Paris vaut bien une messe ». La cérémonie du Sacre de Sa majesté le roi Henri IV se déroula dans la majestueuse cathédrale Notre-Dame de Chartres. Mais, contrairement à Louis XVI (2), qui était inaudible lorsqu'il fallu prêter serment de lutter contre les forces centrifuges du chaos, Henri IV, l'ancien membre de la « Religion Prétendument Réformée », le fit entendre clairement : « Je promets au nom de Jésus Christ, au peuple chrétien, qu'en bonne foi je travaillerai selon mon pouvoir à mettre hors de ma terre et juridiction tous les hérétiques déclarés par l'Eglise ». Malheureusement, quelques années plus tard, avec l'Edit de Nantes, il devint, pour les monarchomaques, un relaps. Le 14 mai 1610, Ravaillac l'assassina.

Durant les guerres de religion entre 1573 et 1598, les monarchomaques (François Hotman, Théodore de Bèze, Duplessis-Mornay pour les protestants et Jean Boucher, Guillaume Rose pour les catholiques) proclamèrent l'origine contractuelle du pouvoir et l'obligation de respecter la loi divine et le droit naturel. Ils reprirent la théorie de saint Thomas d'Aquin selon laquelle tout pouvoir vient de Dieu. Pour lutter contre le tyrannicide, saint Thomas d'Aquin recommande la prière, l'intervention du pape (3), ou la déposition du roi par un groupe représentatif. Les monarchomaques, quant à eux, affirmèrent qu'il pouvait être assassiné par un héros manifeste envoyé par Dieu. Hostile à la pression de la sainte Ligue lui « imposant » la règle de la catholicité, Henri III fit assassiner leur chef, le duc de Guise (1588) (4). Le moine Jacques Clément lui fera justice et exhala l'âme du roi tyrannique.

C'est sur cette remise en cause du pouvoir monarchique que fleurit le Grand Siècle. La monarchie absolue sera alors « un moyen pour le roi de réaliser le bien commun de son royaume » (5). Michelet, pourtant peu complaisant avec l'Ancienne France, constatait qu'il y avait eu, au XVIIème siècle, « le plus complet triomphe de la royauté, le plus parfait accord du peuple en un homme qui se soit trouvé jamais. Richelieu avait brisé les grands et les protestants, la Fronde avait ruiné le Parlement en le faisant connaître. Il ne resta debout sur la France qu'un peuple et un roi. Le premier vécut dans le second ». Mais, comme le dira le Professeur Jean-Pierre Brancourt lors du prochain colloque « La religion dans la Cité » à la Sorbonne (samedi 29 mai 2010) : « En 1700, Louis XIV écrivait à son petit fils Philippe d'Anjou devenu roi d'Espagne : « écoutez, consultez votre Conseil, mais décidez : Dieu, qui vous a fait roi, vous donnera les lumières qui vous sont nécessaires tant que vous aurez de bonnes intentions ». Mais, le 25 décembre 1792, Louis XVI notait dans son testament politique « Je recommande à mon fils s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en régnant suivant les Lois ». En moins d'un siècle le roi de France, puissant, sûr de lui, du bien-fondé de son autorité et du soutien accordé par Dieu, s'est métamorphosé en un personnage falot dont l'autorité s'est évaporée et dont l'idéal est de faire « le bonheur des peuples » en appliquant une loi castratrice et coupée de toute référence divine.

La conception du tyrannicide resurgit au XXème siècle dans une Allemagne païenne. Malgré la politique de déchristianisation menée par le régime démocratiquement élu, une résistance d'inspiration chrétienne la releva. Jean-Louis Thiériot (6) dans l'entretien qu'il accorda au Figaro hors-série Opération Walkyrie rappela que « Dans sa jeunesse, Stauffenberg avait été un catholique d'habitude. Confronté à l'horreur du nazisme, il revient à l'éducation religieuse de sa jeunesse. Il consulte les bons auteurs. Sa réflexion sur la guerre juste se nourrit de la lecture de saint Thomas d'Aquin ». Philippe Maxence dans l'Homme Nouveau (7) précisa que la Gestapo avait saisi l'encyclique de Pie XII Mit Brennender Sorge et les sermons du « Lion de Munich », Mgr von Galen, opposant irréductible au nazisme. Avant de commettre l'attentat contre Hitler, suivant l'exemple du roi Charles Ier d'Autriche qui missionna secrètement Sixte et Xavier de Bourbon-Parme d'entreprendre des négociations de Paix avec la France de Clémenceau, le vicomte-colonel Claus von Stauffenberg sollicita le Prince de la Trémoille. Curieusement, au lendemain de son entrevue avec Sir Hamilton, haut dignitaire britannique, le dernier Prince de La Trémoille rendit l'esprit.

Nicolas Chotard.

Président.

 

(1) : Selon le fameux arrêt de Parlement de Paris du 28 juin 1593 (arrêt Le Maistre), un prince étranger ne peut pas monter sur le trône de France. Cependant, il ne s'agit pas d'une règle de nationalité mais du principe de sanguinité (il faut entendre : être étranger à la famille royale).

(2) : Comme le rappelle si bien Dominique Venner dans La Nouvelle Revue d'Histoire (Janvier-Février 2010) : « Concernant le titre de l'ouvrage de Jean de Viguerie, il faut comprendre que cet excellent historien utilisait « roi bienfaisant » de façon très critique. Il visait en effet l'éducation donnée au futur Louis XVI dans l'esprit peu réaliste de Fénelon qui, dans son opposition à Louis XIV, souhaitait que les successeurs de ce dernier aient comme préoccupation dominante d'être « bienfaisants ». Et Viguerie ironise sur ce conseil qui devait coûter si cher au malheureux Louis XVI. »

(3) : Les monarchomaques protestants prétendaient que c'était le peuple qui jouait le rôle d'intermédiaire entre Dieu et le roi.

(4) : Son frère, le duc de Mayenne se déclarera Lieutenant général du Royaume.

(5) : « Les Parlements contre l'absolutisme traditionnel au XVIIIème siècle » Olivier-Martin, Paris, 1997.

(6) : Stauffenberg, Perrin

(7) : N° 1439 du 14 février 2009.

 

 

Samedi 15 mai 2010

 

 

 

 

à 20 h

Quatrième centenaire de l'assassinat d'Henri IV (14 mai 1610)

Jean-Marie Constant

Professeur émérite à l'université du Maine

Président de la Société d'études du XVIIe siècle

« Henri IV, roi d'aventure »

Tricentenaire de la chapelle du château de Versailles

Alexandre Maral

Conservateur au Château de Versailles

Commissaire de l'exposition « Une Chapelle pour le roi »

« La Chapelle royale de Versailles sous Louis XIV »

(Vidéo-conférence)

 

   

 

174, rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris VIIIe  (entrée au fond de la cour).

(M° : Saint-Philippe-du-Roule / Bus : 22, 43, 52, 83, 93)

PAF : 7 €  (Adhérent : libre participation)

Les conférences seront suivies d'une vente-dédicace autour d'un verre de l'amitié.

Fin de la manifestation : 22 h

Professeur émérite à l'université du Maine, Jean-Marie Constant est ancien directeur de recherche en histoire anthropologique, doyen de la faculté des lettres, Jean-Marie Constant est aujourd'hui  président de la Société d'études du XVIIe siècle (www.17e-siecle.org). Il est l'auteur, en particulier, d'ouvrages primés par l'Académie française : Les Guise et La Ligue.

Après de brillantes études - École du Louvre (1992), archiviste paléographe (93), docteur ès-lettres (1997) - Alexandre Maral est reçu au concours d'entrée à l'École nationale du Patrimoine (1997). Affecté comme conservateur en charge des sculptures du musée Granet d'Aix-en-Provence (1999), il se spécialise dans le domaine de la sculpture française des XVIIe et XVIIIe siècles. En collaboration avec Luc Georget et Anne Pingeot, il publie « Sculptures, la galerie du Musée Granet ».

En 2005, il accède au poste de conservateur chargé des sculptures au Château de Versailles. Depuis, il contribue à l'organisation de plusieurs expositions dont celle "La Galerie des Glaces : Charles Le Brun, maître d'Oeuvre" (2007) et de colloques dont celui "Louis XIV : l'image et le mythe" (21, 22, 23 janvier 2010).

En 2006, il a été élu membre correspondant de l'Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix-en-Provence.

 

Dimanche 16 mai 2010

Château de Versailles

Visite de l'exposition « Une chapelle pour le roi »

sous la conduite de Monsieur Alexandre Maral, Commissaire de l'exposition.

 

Commencée en 1699 sur les plans de Jules Hardouin-Mansart et achevé en 1710 sous la direction de Robert de Cotte, la chapelle royale représente sans doute la partie de Versailles la plus aboutie, qui a fait l'objet d'une longue maturation et pour laquelle les efforts financiers ont été considérables.

Ce magnifique édifice est la cinquième chapelle du Château, les précédentes n'ayant eu qu'un caractère provisoire.

La chapelle dédiée à Saint Louis, ancêtre et saint patron de la famille royale, est le dernier édifice construit à Versailles sous le règne de Louis XIV.

A l'occasion de son tricentenaire, l'exposition évoquera la genèse de cette étonnante chapelle, ainsi que les fastes de son histoire depuis trois siècles. Elle nous permettra de mieux comprendre les audaces architecturales et la richesse inouïe de son décor, que complétait son mobilier disparu.

 

Rendez-vous devant la grille royale dorée, en haut de la cour d'honneur à 14 h 30 (Début de la visite : 15 h)

PAF : 25 € (Adhérent : 22 € - Gratuit pour les moins de 18 ans)

Nombre de places limité. Inscription par ordre d'arrivée des chèques

 (Pour les familles et les personnes en difficultés matérielles, adhérentes ou non, nous consulter)

 

 

Chez nos amis

 

Du 12 au 22 mai 2010 : Festival de Cannes

Le film « L'Emmurement, Louis XVII, un règne sous la Terreur » de Fabrice Condominas a été sélectionné au Festival de courts métrages de Cannes. Il est produit par Yann Soitiño, chorégraphe de Combats, (http://www.maitredarme.com). En 2007, il avait animé le Bal de la Saint-Nicolas au Château de Chambord.

http://vimeo.com/11031072

 

Vendredi 14 mai 2010 : Abbaye royale d'Ourscamp (Picardie - Oise)

A 20 h 30, conférence de Jean Sévillia « Charles d’Autriche, un empereur pour la paix »

Renseignement : Librairie de l'Abbaye  (Tél. : 03 44 75 72 00)

 

22, 23 et 24 mai 2010 : Pèlerinages de Pentecôte

- Notre-Dame de Chrétienté (en union avec Rome) de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres (www.nd-chretiente.com)

- Pèlerinages de Tradition (Fraternité Saint Pie X) de Chartres à Paris (www.pelerinagesdetradition.com)

 

Samedi 29 mai 2010 : Colloque universitaire de l'Association des Amis de Guy Augé et la revue La Légitimité

sur le thème « La religion dans la Cité »

avec MM. Jean-Pierre Brancourt, Thierry Buron, Pascal Gourgues, Claude Polin, Claude Rousseau et Philippe Toulza.

de 10 h à 17 h dans la Salle des Conseils de la Faculté de Droit

12, place du Panthéon, Paris Ve

Renseignement : Association des Amis de Guy Augé (La Croix d'Épine - 61170 Saint-Agnan-sur-Sarthe)

 

Sous la présidence de Charles-Eric Rousseau, la Chouannerie Mayennaise, à l'occasion de son 30ème anniversaire, a émis un timbre postal commémoratif représentant Antoine-Philippe de La Trémoille, Prince de Talmont. Ce tableau se trouve aujourd'hui au Château de Serrant en Anjou. Initialement il faisait honneur à l'hôtel de La Trémoille à Paris avant que la demeure du dernier prince de La Trémoille ne soit vendue et ne devienne la résidence de l'ambassadeur de Serbie.

 

Catholicité

L'Express a révélé le 16 mars 2010 que la Grande Loge Nationale de France (GLNF) avait entrepris des démarches pour initier le Prince Albert II de Monaco, duc de Mayenne. Il était précisé dans le courrier envoyé le 3 mars 2009: "Je me permets de vous faire la proposition d'occuper la fonction de grand maître de la future Grande Loge régulière de la principauté de Monaco, lui écrit-il. Nous aménagerons les conditions d'une initiation secrète, où ne seraient présents que des officiers de votre choix et des hauts dignitaires de mon obédience dignes de confiance.""Vous vous doutez bien que sa réponse ne pouvait être que négative", affirme un conseiller du palais."Le prince n'a pas une bonne opinion des réseaux secrets", confie un de ses amis.

 

Dans son discours d'avènement le 12 juillet 2005, S.A.S Le Prince Albert II rappelait ses origines et les valeurs qui s'y rattachent « Venus de Ligurie, de Gênes, nous sommes les héritiers de la Grèce, de Rome et de la chrétienté : notre religion d'Etat catholique, apostolique et romaine est là pour nous le rappeler ».  De ce  catholicisme, le Prince Albert II ne peut pas ignorer l'encyclique Humanum Genus de Léon XIII (20 avril 1884) portant sur « la secte des francs-maçons ».

Le 26 novembre 1983, le Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Sacré Congrégation pour la Doctrine de la Foi rappelait « le jugement négative de l'Église sur la franc maçonnerie demeure inchangé parce que ses principes ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine de l'Église ; c'est pourquoi il reste interdit par l'Église de s'y inscrire. Les catholiques qui font partie de la franc maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la Sainte Communion »

 

Culture

 

En 2009, la troupe du Théâtre du Soleil a joué Tartuffe à Kaboul (République islamique d'Afghanistan) puis est venue présenter la pièce de Molière aux parisiens. Cet événement avait reçu le soutien (financier !) du Service Culturel de l'Ambassade de France, du Centre Culturel français à Kaboul, de la Ville de Paris et de la Région Rhône-Alpes.

 

 

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Lys de France

BP 80 434
75327 Paris Cedex 07

 Tél. : 06 82 96 73 59 / Courriel : contact@lys-de-france.org

 

Source : http://lys-de-france.org/qui.php

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 07:30
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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 06:23

25/04/10 – 14h00
WASHINGTON (NOVOpress) –
L’image des banques ne risque pas de s’améliorer après la révélation par le Sénat américain de courriels échangés par des cadres de Goldman Sachs montrant comment la banque d’investissement a profité de la crise des crédits immobiliers à risques pour empocher des dizaines de millions de dollars.

Dans un de ces messages, le p-dg de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, écrit : « Nous n’avons bien évidemment pas échappé à la pétaudière des crédits immobiliers à risque. Nous avons perdu de l’argent et ensuite nous en avons gagné plus que nous n’en avons perdu grâce à nos positions courtes. »

Rappelons que les « positions courtes » sont des opérations boursières permettant à celui qui les passe de réaliser des gains en cas de baisse des titres sur lesquels elles portent. Rien de véritablement illégal dans cette pratique mais une nouvelle démonstration du cynisme et de l’amoralisme du système. Pendant que des dizaines de milliers de citoyens étaient ruinés et perdaient jusqu’à leur maison, les pontes de la finance engrangeaient des millions de bénéfices en spéculant sur la baisse de leurs propres titres.

L’autorité de régulation des marchés boursiers américaine (SEC) a toutefois porté plainte pour fraude contre Goldman Sachs le 16 avril, accusant la banque d’avoir « joué contre ses clients » en leur vendant des titres dont elle savait qu’ils allaient baisser et en spéculant sur cette baisse. Des pratiques bancaires dignes de la mafia. Mais existe-il encore une véritable différence ?

[cc] Novopress.info, 2010

 

http://fr.novopress.info/56880/goldman-sachs-ou-comment-les-banquiers-ont-profite-de-la-crise/

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 18:03
BRIXIA Complainte rurale
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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 11:00

D’après la Maison Blanche, les États-Unis pourraient d’ici quelques années avoir une bombe d’une puissance telle qu’elle pourrait remplacer les armes nucléaires.

Une arme de précision capable d’ atteindre n’importe quel objectif sur Terre en une heure.

Bien que l’arme ne soit toujours pas finalisée, le gouvernement Obama a accepté une requête de la Russie stipulant que les États-Unis doivent se débarrasser d’un missile nucléaire pour chacune de ces nouvelles armes « conventionnelles » mises en service, tel qu’il est écrit dans les nouveaux accords START sur le désarmement nucléaire que le président Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev ont signé deux semaines plus tôt, a indiqué la Maison Blanche au New York Times.

L’arme se nomme Prompt Global Strike - soit Frappe Globale Instantannée. Elle est destinée à pointer directement Oussama Ben Laden dans une grotte, détruire un missile nord-coréen embarqué ou une installation nucléaire iranienne. La déflagration provoquerait des dégâts équivalent à une arme atomique.

Obama a émis un avis favorable sur l’arme, mais n’a pas donné son feu vert pour le moment. Une première version pourrait être produite avant 2014 et inclue dans l’arsenal du Pentagone entre 2017 et 2020.

Source : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Une-Superbombe-peut-remplacer-l-arme-nucleaire-3147.html

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 21:13
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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 21:06
Charles Martel à la Bataille de Poitiers, en octobre 732, représentation par Charles de Steuben, musée d'histoire de France de Versailles.

Charles Martel à la Bataille de Poitiers, en octobre 732, représentation par Charles de Steuben, musée d'histoire de France de Versailles.

Pour éviter toute repentance inutile et afin de faire face aux multiples problèmes que soulève l’immigration, il convient de revenir à la mémoire de nos premiers contacts avec l’islam qui se déroulèrent précisément dans le Midi.

715 : Après avoir opéré la conquête de l’Espagne, à l’exception des monts Cantabriques d’où partira la Reconquista, les Arabo-Berbères franchissent les Pyrénées orientales et prennent en 719 Narbonne dont ils feront leur place-forte pour une quarantaine d’années. Leur offensive contre Toulouse échoue en 721, ce qui ne les empêche pas de prendre Carcassonne.

 

En 732 une deuxième invasion par l’ouest des Pyrénées aboutit à la prise de Bordeaux, puis monte vers le nord, appâtée par les trésors de l’abbaye de St-Martin. Vaincus par Charles Martel à Moussais-la-Bataille à 20 km de Poitiers, les Sarrasins battent en retraite, sans pour autant évacuer totalement le Périgord et le Quercy qu’ils continuent à ravager. Il faudra attendre 808 pour que Charlemagne, vainqueur à la bataille de Taillebourg, purge la Charente, la Saintonge et le Poitou de leurs envahisseurs. Le portail roman de la cathédrale d’Angoulême fixe dans la pierre le souvenir des combats libérateurs de la chevalerie franque.

 

En 737 la campagne de Charles Martel, descendu vers la Septimanie par la vallée du Rhône, aboutit à la reprise de Maguelonne, Agde et Béziers mais échoue devant Narbonne qui ne sera reprise, ainsi que Carcassonne, qu’en 759 par Pépin le Bref.

 

A partir de la seconde moitié du VIIIe siècle le Languedoc et l’Aquitaine se trouvent à l’abri des incursions sarrasines, étant protégés par les avancées de la Reconquista, elle-même secondée par les expéditions en Catalogne de Charlemagne et de son fils Louis le Pieux qui prennent Barcelone en 801.

 

Le long martyre de la Provence

 

Les malheurs de la Provence, en revanche, ne font alors que commencer.

 

A la suite de l’accord conclu en 734 entre le patrice Mauronte, Wisigoth de Marseille, et les Sarrasins de Narbonne, Arles, St-Rémy, Tarascon, Avignon, Cavaillon, Apt et Aix s’effondrent devant les cavaliers d’Allah qui ravagent les côtes jusqu’à Nice (le Cimiez d’autrefois). Cependant ces villes seront libérées en 737 par la campagne de Charles Martel qui, avec l’aide du roi des Lombards Liutprand, écrase les Sarrasins devant Marseille deux années plus tard. Néanmoins ces envahisseurs, réfugiés dans les montagnes et les îles proches de la côte, continuent d’affliger la Provence de leur pression. Des raids fondent sur Marseille en 838 et 842, sur Arles en 842 et 850.

 

Enfin, last but not the least, les Sarrasins installent en 885, entre Hyères et la rivière Argens, au cœur du massif « des Maures » – nom qui perpétue aujourd’hui encore la mémoire de leur occupation séculaire – une forteresse appelée La Garde-Freinet (le Fraxinetum des chroniqueurs), d’où leurs expéditions répétées, fondant sur les habitants d’alentour et les voyageurs, plongent la vallée du Rhône, les cols alpins et la côte voisine dans une dramatique insécurité. Le moine Odilon nous livre à ce sujet un précieux témoignage en 1031 :

« A cette époque, la très cruelle et bouillonnante multitude des Sarrasins gagne par mer l’Italie et la Provence, massacrant hommes et femmes. L’abbé de Cluny Mayeul, revenant de Rome et priant pour le salut de tous, tomba en embuscade et ne fut libéré que contre une énorme rançon. »

L’événement, qui se situe en 972, provoque le soulèvement de toute une population fortement imprégnée de catholicisme, ce qui permit au roi de Provence Hugues de prendre la Garde-Freinet, laquelle ne sera définitivement détruite qu’en 983, et l’ensemble de la région définitivement purgée des Sarrasins en 990 par les hauts faits d’armes du comte de Provence Guillaume. Mais l’ensemble des côtes françaises de Méditerranée continuera de vivre jusqu’au XIIIe siècle sous la menace d’expéditions marines à partir des nids de pirates fixés dans les îles proches : en Corse, Sardaigne et Sicile jusqu’à leur reconquête par Gênes, Pise et les Normands. Les îles de Lérins sont ravagées en 1047, 1107, 1197, Toulon en 1178 et 1197 avec, à chaque fois, extermination de la population par le massacre ou la réduction en esclavage et la déportation à Almeria (jusqu’à ce qu’elle soit libérée par la Reconquista), Tunis, Tripoli et Alger.

Notre mémoire collective a perdu le souvenir de ces exactions dont ne témoigne, outre l’onomastique, que le site des villages anciens, perchés au sommet des collines pour assurer le guet et servir de refuge en cas d’attaque. Comme le remarque M. Laurent Lagartempe dans son ouvrage Les Barbaresques :

« L’insécurité qui régna sur la Provence du fait des rezzous des Sarrasins, ruina durablement, au cours du Moyen Age, les plaines côtières fertiles qui avaient fait la prospérité de l’antique Provincia Romana en raison du retrait de l’habitat vers les régions montagneuses ».

 

Les chansons de geste

 

A ces témoins muets du passé provençal il faut ajouter le témoignage littéraire des chansons de geste, en particulier le cycle dit de Garin de Monglane composé d’environ 25 chants dont les plus célèbres sont : Le Couronnement de Louis, Le Charroi de Nîmes, La Prise d’Orange, Les Aliscamps, La Mort d’Aymeri de Narbonne, Le Moniage de Guillaume. Le héros central de ces divers poèmes épiques est un personnage mythique dans lequel Gaston Pâris a reconnu un comte de Toulouse nommé Guillaume, qui empêcha les Sarrasins d’envahir la France en leur livrant bataille sur les rives de l’Orbieu en 793.

Charlemagne sur une pièce frappée pendant son règne.

Charlemagne sur une pièce frappée pendant son règne.

Par la suite, il combattit en Catalogne au côté de Charlemagne, avant de mourir en odeur de sainteté au monastère de St-Guilhelm-du-Désert où il s’était retiré après la mort de son neveu Vivien, tué au combat contre les Infidèles. Les historiens plus récents de la littérature lui associent plus vraisemblablement encore le fameux comte de Provence qui prit La Garde-Freinet et délivra sa province. Guillaume d’Orange apparaît donc comme le héros méridional par excellence qui ravit à l’envahisseur les villes de Nîmes, Orange, Arles, Narbonne, mais sa renommée s’étendit bien au-delà. En effet, une légende le fait apparaître sous les murs de Paris assiégé par des barbares qu’on peut identifier aux Vikings. Guillaume affronte alors victorieusement, en combat singulier, le géant Isoré qui terrorisait la population. La tombe de ce nouvel avatar de Goliath a donné son nom à la rue de la Tombe–Issoire dans le XIVe arrondissement de Paris.

Comme La Chanson de Roland, le cycle de Garin de Monglane, qui tire son nom de celui du père de Guillaume d’Orange, associe la lutte contre l’Infidèle au combat pour l’indépendance nationale : face à l’envahisseur, c’est la foi qui assure la victoire aux chrétiens. Les chansons de geste, qui relatent en les mythifiant des faits historiques attestés du VIIe au Xe siècle, ont été composées aux XIe et XIIe siècles, c’est-à-dire au temps des Croisades. La lutte contre l’islam et l’épopée nationale sont alors les grands thèmes qui mobilisent les chevaliers français : le souvenir des périls affrontés en terre de France par leurs valeureux ancêtres justifient la guerre en Terre sainte contre l’ennemi séculaire de la chrétienté.

 

La postèrité des chansons de geste

 

Alors que les chansons de geste n’apparaissent plus aujourd’hui que comme des monuments littéraires appartenant au passé, les Romans bretons, légèrement plus tardifs, ont traversé les siècles en servant presque constamment de source d’inspiration aux artistes ; ils sont de ce fait restés beaucoup plus populaires.

 

Pourquoi ? Sans doute parce que les passions amoureuses, les sortilèges plus ou moins païens s’y mêlent plus largement aux exploits chevaleresques. Alors que le cycle de Garin de Monglane est plus étroitement localisé sur la Provence et la France, le cycle arthurien, par contre, appartient aux traditions européennes, de la France celtique à la Grande-Bretagne et à l’Allemagne ; entre autres, il eut la chance d’inspirer les génies de Purcell puis de Wagner qui subjugua les musiciens français du XIXe siècle : bien loin de mettre en musique nos chansons de geste, Ernest Chausson composa le Roi Arthus et Viviane. Vincent d’Indy fait cependant exception à la règle avec Fervaal. Le compositeur ardéchois situe en effet l’intrigue de cet opéra dans une région soumise à la domination d’un émir sarrasin ; son héros s’éprend de la fille de celui-ci, à l’exemple de Guillaume d’Orange qui épousa Orane l’orientale, laquelle fut baptisée sous le nom de Guibourg.

Une autre raison qui nous éloigne d’une pleine compréhension des chansons de geste est notre tradition d’islamophilie qui remonte à François Ier, allié du Grand Turc. Les Lumières allèrent jusqu’à préférer la religion musulmane à la religion chrétienne ; au XIXe siècle, Lamartine rédigea une hagiographie de Mahomet, tandis que le positiviste Auguste Comte jugeait l’islam plus progressiste que le christianisme. Le XXe siècle fait mieux encore, cependant. Inspirés par les écrits de l’orientaliste œcuménique Massignon, des ecclésiastiques inaugurent des mosquées aux côtés des imams, mais des politiciens les surclassent.

La Révolution française nous a forgé une mentalité étrangère à l’idéal qui se dégage de nos chansons de geste : la foi chrétienne, la loyauté envers le chef de l’Etat ont fait place à la religion de la République laÏque, évoluant aujourd’hui vers un vague humanitarisme progressiste, imprégné de la notion de Droits de l’homme universel, indifférent aux intérêts nationaux, aux traditions et à l’indépendance de la Mère patrie. D’où notre passivité et même notre complicité devant les phénomènes d’immigration-invasion et d’islamisation qui menacent notre pays. Notre réveil national devra puiser aux sources de notre patrimoine et à la totalité de notre histoire, dégagée des a-priori du politiquement correct. Qui sait si les chansons de geste n’y retrouveront pas alors une nouvelle actualité ?

 

Odilon Le Franc
02/05/2010

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 18:01
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