A Bahreïn, les Américains encouragent le dialogue avec l’opposition, alors qu’ailleurs, il était question du départ des dictateurs.
Contrairement à d’autres soulèvements qu’a connus la région, l’administration américaine et les médias, aux Etats-Unis, ont cherché à garder le soulèvement du peuple bahreïni, en faveur de la démocratie, en marge des développements de la région. Washington a tout fait, pour que le pouvoir en place puisse dominer, à nouveau, la situation, mais les Bahreïnis continuent, sans relâche, de montrer leur aspiration à la liberté et à la démocratie. Le pouvoir, qui n’a pas pu convaincre le peuple, par ses promesses de changement, a versé dans la répression. Or, la méthode répressive menace l’influence américaine, dans ce pays du golfe Persique, où les Etats-Unis ont stationné leur Vème Flotte et 3.000 soldats. Washington a besoin du Bahreïn des Khalifa, pour pouvoir faire main basse sur la richesse pétrolière de la région. On comprend, donc, aisément, pourquoi il y a une exception à la règle. Ceci dit, il y a d’autres sujets de préoccupations, pour l’allié américain, car tous les Emirats du golfe Persique, ont, plus ou moins, un même régime politique où les citoyens n’ont pas un rôle déterminant à jouer sur la scène politique de leurs pays. Seul, au Koweït, on peut voir, peut-être, un régime semi-parlementaire. Pour revenir à Bahreïn, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, arrivé, vendredi soir, à Manama, a expliqué qu’il était venu encourager les dirigeants du petit royaume à prendre des mesures de grande ampleur, pour répondre aux manifestants.
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