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Christ Roi

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 16:53
Niveau scolaire : la France recule dans le palmarès mondial
Niveau scolaire : la France recule dans le palmarès mondial
 

Selon le classement de l'OCDE, les résultats en mathématiques des élèves français sont très décevants.

 

 

«Nous sommes sous le choc Pisa, pour l'instant, et ça va être encore pire», prophétisait le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, lors d'une audition à l'Assemblée nationale, le 23 octobre. «La France décroche totalement» dans la prochaine enquête Pisa, déclarait-il déjà le 10 octobre, sur Canal +. Depuis le printemps dernier, le ministre dispense ce pronostic de «déclin scolaire».

Conduite depuis 2000 par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'enquête Pisa (Program for International Student Assessment) est la principale évaluation internationale des systèmes éducatifs. Portant sur 65 pays et mesurant les compétences acquises par les élèves de 15  ans en lecture, mathématiques et sciences, cette enquête élaborée tous les trois ans plaçait déjà la France en position médiocre en 2009: 21e rang en lecture, 22e en mathématiques, 27e en sciences!

La dernière enquête, en 2009, plaçait déjà la France en position médiocre : 21e rang en lecture, 22e en mathématiques, 27e en sciences !

Les résultats de la dernière étude ne seront connus que mardi 3 décembre. Mais le ministre a choisi depuis plusieurs mois de s'appuyer sur des résultats annoncés catastrophiques pour défendre le bien-fondé de sa politique, à commencer par celle de la réforme des rythmes scolaires ou celle sur le statut des enseignants. «C'est une tactique politique de sa part, pour que les syndicats changent d'attitude et cessent de s'opposer à toutes les réformes. Car, en France, nous n'avons toujours pas connu de “choc Pisa”, contrairement à d'autres pays qui ont su redresser la barre», analyse Bernard Hugonnier, ex-responsable de l'éducation à l'OCDE, aujourd'hui artisan du groupe de réflexion du Collège des Bernardins sur l'éducation. D'autres craignent à l'inverse que le ministre ne désamorce les effets négatifs de l'événement à force d'annoncer le pire…

De fait, le niveau des élèves français baisse depuis la première étude Pisa, il y a dix ans. «Nous n'avons pas de décrochage en matière de résultats bruts. Ces derniers restent sensiblement les mêmes qu'en 2009, en mathématiques, sciences et compréhension de l'écrit. En revanche, des pays nous passent devant, affirme un haut fonctionnaire du ministère de l'Éducation nationale. En dépit des réformes, malgré l'argent massif investi, les résultats des élèves ne s'améliorent pas.» Particulièrement attendus cette année, les résultats en mathématiques étaient très décevants en 2009, accusant une chute de quatorze points. Auparavant classée parmi les pays les plus performants dans cette matière, la France était alors descendue dans le groupe des «moyens»…

«Des pays nous passent devant. En dépit des réformes, malgré l'argent massif investi, les résultats des élèves ne s'améliorent pas»

Un haut fonctionnaire du ministère de l'Éducation

Les résultats soulignent par ailleurs que les inégalités entre ceux qui réussissent le mieux et les plus faibles ont tendance à croître. Selon Bernard Hugonnier, «la France offre un très bon système scolaire aux excellents élèves, ceux qui sont inscrits dans les meilleurs lycées de centre-ville. Elle se désintéresse des autres. Le décrochage est là. Notre rang global, au-delà de la vingtième place, est indigne et médiocre pour la cinquième puissance économique mondiale». La France occupait ainsi l'avant-dernière place en termes d'équité scolaire en 2009, juste devant la Nouvelle-Zélande… À l'inverse, sur les premières marches du podium figurent régulièrement la Chine, la Corée, la Finlande, le Canada ou le Japon.


Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/12/02/01016-20131202ARTFIG00227-niveau-scolaire-la-france-recule-dans-le-palmares-mondial.php

 

. Progression de l'illettrisme : la Cour des comptes brocarde la gestion de l'"Education nationale" par le gouvernement socialiste actuel
. Education "nationale" en Hollandie : plus de dépenses pour des résultats médiocres
. Le vrai bilan de la république dite "libre & égale"
. "Liberté & Egalité" : Les inégalités entre les Français se creusent
. "Liberté & égalité" : Depuis la crise de 2008, les écarts de richesse continuent de se creuser (INSEE)
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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 16:32

Les medias ont assuré que la manifestation de l'oligarque Mélenchon dimanche 1er décembre pour une "révolution fiscale" avaient réuni entre 7000 et 100 000 personnes, la réalité est qu'il ne devait y avoir que quelques dizaines de personnes au vu de cette photo, quelques minutes avant le départ de la dite "manifestation" :

Photo du bide de la "révolution fiscale" de Mélenchon

        En haut à droite le jt de tf1, en bas à gauche ce qui se passe dans la rue...

Tu trouves que les médias te manipulent ? Alors aime et partage

 

Photo : En haut à droite le jt de tf1, en bas à gauche ce qui se passe dans la rue... Tu trouves que les médias te manipulent ? Alors aime et partage

 

 

Source: https://www.facebook.com/photo.php?fbid=567732076635662&set=a.549128598496010.1073741827.545299165545620&type=1

 

 

Add. 19:00. Polémique autour de la mise en scène d'une interview de Mélenchon sur TF1

Photo du bide de la "révolution fiscale" de Mélenchon

Le Figaro Mis à jour le 02/12/2013 à 17:36 Publié le 02/12/2013 à 17:32

 

A l'écran, le leader du parti de gauche semblait entouré d'une foule compacte de manifestants. La réalité est tout autre.

 

Les apparences sont parfois trompeuses. Dimanche, les téléspectateurs du journal télévisé de 13h de TF1 en ont été victimes. La chaîne avait choisi d'interviewer Jean-Luc Mélenchon quelques dizaines de minutes avant le départ de la manifestation du Front de gauche contre la politique fiscale du gouvernement. A l'écran, le leader du Parti de gauche apparaît devant une foule compacte de militants. «On aperçoit derrière vous les drapeaux et les gens qui se massent», fait d'ailleurs remarquer Claire Chazal avant le début de l'interview. Une bonne séquence pour Jean-Luc Mélenchon, qui souhaitait prouver dimanche que sa capacité de mobilisation restait intacte face à la concurrence de nouveaux mouvements de protestation, comme les Bonnets rouges.

 

Problème: une photo de la scène prise depuis un balcon montre une toute autre réalité. D'après ce cliché pris et partagé sur les réseaux sociaux par le journaliste néerlandais Stefan de Vries, qui habite au-dessus de l'emplacement choisi pour l'interview, seules quelques dizaines de militants habilement placés entouraient alors Jean-Luc Mélenchon.

 

Mise en scène médiatique de @JLMelenchon ? La foule du Front de Gauche à la télé et... en vrai. via @stefandevries pic.twitter.com/7F7XaCy6Qb

 

— Mathieu Baudier (@mbaudier) December 1, 2013

«J'ai été surpris de voir des manifestants arriver là alors que la manifestation commençait plus loin, place d'Italie, à environ 150 mètres. Puis j'ai vu que Mélenchon arrivait, c'était clairement une mise en scène, c'était flagrant. En plus, ils ont utilisé un zoom, ce qui donne l'impression que Mélenchon est entouré d'une énorme foule, alors qu'il s'agissait de 20 à 30 personnes», raconte le journaliste. Sa photo s'est rapidement propagée sur les réseaux sociaux, bon nombre de commentateurs accusant Jean-Luc Mélenchon et TF1 de manipulation.

 

«Vous voulez que Mélenchon se mette dans une cave avec une cagoule sur la tête ?»

Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche

 

L'affaire tombe mal, aussi bien pour l'ancien candidat à la présidentielle que pour la chaîne. Elle fragilise la position du Front de gauche, qui maintient ce lundi avoir rassemblé 100.000 personnes lors de sa manifestation, alors que la préfecture de police n'en a compté que 7.000. TF1, de son côté, se retrouve à nouveau pointé du doigt, deux jours seulement après avoir été mis en demeure par le CSA pour un reportage dans lequel elle avait décalé le son de huées contre François Hollande. Contactée, la chaîne n'a pas souhaité réagir pour le moment.

 

L'entourage de Jean-Luc Mélenchon crie pour sa part à la manipulation et accuse notamment les sites d'extrême droite, comme Novopress, d'avoir propagé l'image. «C'est une polémique misérable!», s'agace Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche. Il rappelle que l'interview a été réalisée vers 13h05, près d'une heure avant le début de la manifestation: «C'est une évidence: une heure avant la manif, il n'y avait pas encore de manif…». Le conseiller de Paris reconnaît cependant que Jean-Luc Mélenchon a lui-même demandé à ses soutiens de se masser derrière lui, afin de «donner une dimension militante et politique» à l'interview. «Vous voulez qu'il se mette dans une cave avec une cagoule sur la tête? Ça n'a aucun sens!», ironise-t-il.

 

Le Front de gauche a également vivement réagi aux accusations de manipulations lancées sur Twitter suite à la mise en ligne par ses soins d'un cliché montrant le boulevard de l'Hôpital rempli de manifestants. La présence de nombreux feux rouges sur la photo a poussé certains à dénoncer une «retouche Photoshop».

 

#revolutionfiscale il n'y aurait pas un léger problème avec l'abus de copié-coller de feux rouges, non ? #Photoshop pic.twitter.com/m1wo8Zziwn

— Fabrice Epelboin (@epelboin) December 1, 2013

 

Mais le cliché en question a en réalité été pris par un photographe de l'AFP et la multiplication des feux rouges est due à l'utilisation d'un téléobjectif, qui a tendance à aplanir les perspectives. «Le boulevard de l'Hôpital, qui fait 1500 m de long et 15m de large, était bel et bien plein», assure Alexis Corbière pour justifier le comptage réalisé par le Front de gauche.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/politique/2013/12/02/01002-20131202ARTFIG00447-polemique-autour-de-la-mise-en-scene-d-une-interview-de-melenchon-sur-tf1.php

 

 

 

. La Préfecture de Police a-t-elle grossièrement falsifié les images aériennes de la Manif pour Tous du dimanche 24 mars ?

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:47

Dans une conférence intitulée "Les Parrains" donnée à Lyon le 1er novembre 2013, Farida Belghoul, Mathias Cardet et Albert Ali expliquent que l'introduction de la théorie du genre à l'école fait partie d'un programme plus vaste établi depuis "deux ou trois siècles" visant, d'un point métaphysique, à déchristianiser la France, à détruire l'homme, à détruire la vie par haine de la Création et donc de Dieu. De ce point de vue méthaphysique, chrétiens et musulmans peuvent trouver là un terrain d'entente commun pour combattre le mal qui nous a déclaré une guerre totale. D'un point de vue plus matériel, la théorie du genre permet à  l'Oligarchie, après l'arnarque antiraciste, de dresser un nouvel écran de fumée dans la société et de diviser une fois de plus les citoyens entre pro et anti... Après avoir ôter le masque à l'"antiracisme", les trois conférenciers expliquent qu'il s'agit de bien identifier d'où sort cette théorie, connaitre ses buts, ses moyens et qui la promeut : "les Parrains".

 

Mathias Cardet, et Albert Ali que nous avions déjà rencontré lors d'un dialogue avec les catholiques traditionalistes de Civitas en mai 2013, invitent les Français de souche à rejoindre les trois conférenciers et à de ne pas avoir peur de la diabolisation et de l'étiquette de cloisonnement "fasciste" données par les "antifas", dont le but est de stigmatiser et de diaboliser.


Afin que nous puissions tous répondre à cette question qui nous sera un jour posé "mais qu'avez-vous fait pour protéger les enfants ?" Farida Belghoul propose une idée judicieuse qui pourra être appliquée rapidement par tous les parents pour protéger leurs enfants. Il s'agit de retirer les enfants, une journée seulement, de l'école laïque, "illettrée et Lgbt", et de répéter l'opération de temps en temps, à intervalles réguliers, jusqu'à l'interdiction complète de la théorie du genre à l'école. Une telle opération verra nécessairement l'éclosion d'une discussion autour de cette théorie enseignée à l'école (discussion qui n'a jamais été faite mais qui au contraire a vu la théorie être imposée à l'école en douce et sans débat). F. Belghoul explique qu'il ne faut pas s'opposer, car quand on s'oppose on renforce l'adversaire, ce qui est tout à fait exact. La machine révolutionnaire a en effet besoin d'un opposant et d'un adversaire pour avancer. Il faut interdire tout court la théorie du genre à l'école. Elle prend l'exemple de l'usure à laquelle les musulmans ne s'opposent pas mais interdisent.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour illustrer ce que disent les trois conférenciers au sujet des "Parrains", voici ci-dessous une video montrant ces derniers à l'oeuvre pour diviser, cloisonner, diaboliser lors de la "manifestation contre le racisme" le 30 novembre 2013, où LGBT, LICRA, et francs-maçons défilent contre le "racisme" et l'"homophobie".

 

 

 

 

 

. Alain Escada et Albert Ali à Lyon 3 mai 2013

. L'arnaque de l'antiracisme (Conférence de Farida Belghoul et Mathias Cardet)

. Farida Belghoul alerte sur la théorie du genre

. Identité des fins entre le judéo-martinisme et la doctrine politique totalitaire de l'Umps

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 17:54

La mayonnaise semble prendre moins bien en France qu'en Ukraine !... 7.000 participants (préfecture), 100.000 (organisation) : après avoir insulté les Bonnets rouges, l'oligarque Mélenchon soupçonné à juste titre de vouloir contrôler et récupérer le ras-le bol fiscal mobilise moins qu'en mai dernier.

 

«Révolution fiscale» : Mélenchon mobilise moins qu'en mai dernier

 

Le Figaro Par Sophie de Ravinel Mis à jour le 01/12/2013 à 16:33 Publié le 01/12/2013 à 15:15

 

Les organisateurs de la marche de protestation contre la prochaine hausse de la TVA évoquaient le chiffre de plusieurs dizaines de milliers de manifestants en début d'après-midi.

 

«Nous ne sommes pas arrivés à éduquer nos camarades pour qu'ils arrivent à l'heure aux manifestations, comme pour les trains... Mais je suis très optimiste!» En début de cortège, dans le carré de tête où il retrouvé l'ensemble des leaders de la gauche radicale et de l'extrême-gauche, du communiste Pierre Laurent à la porte-parole de Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud, rassemblés contre la hausse de la TVA, Jean-Luc Mélenchon n'a pas manifesté d'inquiétude face à une mobilisation moins dense que celle de mai dernier pour la VIe République. Au départ vers 13h, la circulation n'avait pas été interrompue place de la République alors que le cortège se formait et s'ébranlait en direction de la place Bernstein, à proximité du ministère de l'Economie à Bercy. Au fur à et mesure, le cortège, plutôt calme, s'est relativement rempli et la foule est arrivée, suffisamment sans doute pour que le Front de gauche puisse estimer son pari réussi... «Nous sommes plusieurs dizaines de milliers», indique-t-on dans l'organisation. Le verdict sera établi vers 17H lorsque les leaders de la gauche radicale prendront la parole à l'arrivée.


«C'est une manifestation pour un changement fiscal radical, c'est une manifestation d'opposition de gauche, on ne va pas vous dire autre chose», a lancé Jean-Luc Mélenchon au départ. «Ca veut dire quoi de vouloir jouer au bon élève de José Manuel Barroso!» a-t-il lancé à l'attention de François Hollande. «Il faut pense aux pauvres gens, à ceux des campagnes quand il y a un paysan qui se suicide chaque jour...» Quand au chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault, Jean-Luc Mélenchon a souhaité «qu'il abaisse son orgueil».

 

 

Côté PCF on admettait vers 14h que le chiffre annoncé de plusieurs dizaines de milliers de personnes devait être entendu pour toutes les mobilisations de dimanche en France contre la hausse de la TVA.

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/politique/2013/12/01/01002-20131201ARTFIG00079-revolution-fiscale-melenchon-mobilise-moins-qu-en-mai-dernier.php

 

 

 

"Révolution fiscale": 7.000 participants (préfecture), 100.000 (organisation)

 

La préfecture de police, affirmant avoir procédé "à des estimations assez précises", a annoncé que la marche du Front de gauche "pour une révolution fiscale" a rassemblé 7.000 manifestants. De son côté, le parti de Jean-Luc Mélenchon a annoncé 100.000 participants, pour cette manifestation partie peu après 14H00 de la place d'Italie, et qui s'est achevée vers 16H00 à proximité du ministère des Finances à Bercy.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2013/12/01/01003-20131201ARTFIG00062-ukraine-des-milliers-de-pro-europeens-defient-le-pouvoir-a-kiev.php

 

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 17:02

Décidément, entre les "Femen", les communistes et les nationalistes, l'Empire a de bien curieuses affinités !... Après Poutine, c'est au tour de Ianoukovitch, le président ukrainien, de faire les frais de l'impérialisme des "droits de l'homme". Un assemblage hétéroclite de communistes points levés, de nationalistes ukrainiens (bras tendus ?) et de "femen" en France demandent aujourd'hui sa démission. Une nouvelle "révolution orange" se lève-t-elle en Ukraine, c'est-à-dire une entreprise de déstabilisation politique pure et simple pilotée depuis Washington, parce que ce pays a refusé l'inféodation à l'Empire ?

Selon "La Voix de la Russie" qui couvre l'évènement, "les sentiments « oranges » submergent à nouveau l’Ukraine. Le but manifeste est de provoquer les élections législative et présidentielle anticipées."  

  On entend déjà des déclarations acrimonieuses des politiciens européens à l’endroit du président ukrainien mais ce n’est que le début d’une grande offensive contre Kiev, estime Andreï Souzdaltsev, doyen adjoint de la faculté d’économie et de politique mondiales du Haut collège d’économie :

Il s’agit des pressions manifestes parce qu’en réalité l’Occident n’a pas besoin d’Ukraine mais estime qu’à travers elle il peut contrôler la Russie. La trace russe existe bien dans cette histoire d’association entre l’Ukraine et l’Europe. On pense généralement que cela porterait un coup dur au prestige de la Russie et aux perspectives d’intégration eurasienne. C’est pour cette raison que les pressions sur Ianoukovitch ne feront que s’accroître.

L’opposition ukrainienne refuse de prendre en compte le fait que l’Ukraine n’intéresse l’UE que du point de vue de consommation. En effet, c’est un très grand marché qui permettra d’injecter du sang nouveau dans l’économie européenne en pleine stagnation. Dans ce contexte, les tentatives de l’Occident de faire porter à la Russie la responsabilité de l’échec du Sommet de Vilnious, relèvent d’une provocation pure et simple et il en va de même du soutien idéologique accordé à l’opposition ukrainienne qui aspire à monter en Ukraine une nouvelle révolution sous la bannière de la nébuleuse euro-intégration.


 

 

 

Ukraine : des milliers de pro-Européens défient le pouvoir à Kiev (Le Figaro)

 

Les partisans du rapprochement entre l'Ukraine et l'Union européenne ont manifesté à Kiev aujourd'hui, bravant l'interdiction des autorités de défiler sur la place de l'Indépendance. Selon Le Figaro, "[P]lus de 100.000 manifestants se sont dirigés en colonne vers le centre, brandissant drapeaux ukrainiens et européens et scandant des slogans hostiles au président Viktor Ianoukovitch".

Ce dernier a refusé de signer un accord d'association avec l'Union européenne, provoquant la stupeur de Bruxelles mais aussi de quelques Ukrainiens qui organisent depuis chaque jour des manifestations.

 

« L'Ukraine doit se soulever » (Iatseniouk)

Devant la foule, le chef de file de l'opposition, (le boxeur NdCR.) Vitali Klitchko (dont le père était colonel de l'armée de l'air soviétique) a réclamé la démission du président. «Ils ont volé notre rêve. Si ce gouvernement ne veut pas accomplir la volonté du peuple, alors ce gouvernement n'a plus de raison d'être, de même que ce président! Il y aura un nouveau gouvernement et un nouveau chef de l'Etat», a-t-il affirmé.

L'opposant nationaliste Oleh Tyahniboh affirme lui que ses partisans occupent l'Hôtel de ville de Kiev.

La police tente de disperser les manifestants s'étant regroupé près du palais présidentiel à coup de gaz lacrymogènes. Des opposants ont utilisé un tracteur pour tenter de se frayer un passage au travers des barrages de sécurité protégeant les accès au palais. Au moins 5 policiers et 3 manifestants ont été blessés. 

 

Action des Femen à Paris

 

Samedi matin (30 novembre 2013, NdCR.), les forces de police ont violemment dispersé un rassemblement d'un millier de personnes, place de l'Indépendance, à Kiev, symbole de la Révolution orange de 2004. De nombreux manifestants ont été blessés. En réaction, l'opposition ukrainienne a appelé à la grève générale, et demande le départ du président Ianoukovitch, ainsi que l'organisation de nouvelles élections présidentielles.

À Paris, le mouvement Femen, originaire d'Ukraine, a organisé une action devant l'ambassade du pays. Cinq militantes, dont la leader Inna Shevchenko, ont uriné sur une photo du président Ianoukovitch, le torse recouvert de l'inscription «Yanukovych piss off!» («Ianoukovitch, dégage!»). «Nous sommes venues pour dire à l'Europe que nous avons besoin d'aide», a expliqué Inna Shevchenko. Pour l'Ukraine, «ça n'est pas seulement un moment difficile, c'est un aussi un moment dangereux».

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2013/12/01/01003-20131201ARTFIG00062-ukraine-des-milliers-de-pro-europeens-defient-le-pouvoir-a-kiev.php

 

Après le dissident nationaliste russe Navalny, qualifié de "meilleur opposant à Poutine", et soutenu par l'Oligarchie, un autre militant "nationaliste" ukrainien, chef du parti nationaliste Svoboda (Liberté), le député de l'Ukraine Olyag Tiagnibok a annoncé aujourd'hui le début d'une grève nationale, en parlant sur la place de l'Indépendance. « Nous commençons une grève nationale », a-t-il dit. « A partir de ce moment, nous restons sur la place de l'Indépendance ».

Le chef du mouvement Troisième république ukrainienne, et ex-ministre de l'Intérieur Iouri Loutsenko, a déclaré que les manifestations massives dans le pays ont dégénéré en une révolution...

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 09:28

Le vieux programme maçonnique de destruction du droit de propriété continue. Selon le site "Atlantico", le gouvernement a décidé de taxer les rivières.

 

Tout se taxe, la preuve : les propriétaires de terrains traversés par un cours d'eau pourraient bien devoir payer à l'année 50 centimes par mètre linéaire. Pour les agriculteurs, la facture grimpe vite.

 

Une nouvelle taxe en gestation, cette fois sur les rivières. Elle concerne tous ceux qui ont un cours d'eau sur leur terrain, des particuliers jusqu'aux agriculteurs.

 

L'idée consisterait ainsi à financer l'entretien des rivières par l'ONEMA, office national de l'eau et des milieux aquatiques. La taxe serait annuelle, de 50 centimes par mètre linéaire de rivière. Évidemment, ce sont les agriculteurs qui paieraient le plus. Pour les particuliers, on peut estimer en effet que la longueur d'une rivière passant chez eux est modeste, ou alors que l'on a affaire à de grands propriétaires fonciers qui pourront s'adjuger cette nouvelle taxe sans trop de problème.

 

En revanche, pour les agriculteurs, avoir 200 mètres ou plus de rivière à travers champs, ça arrive relativement fréquemment... Et cela fera donc 100 euros ou plus à débourser, alors qu'ils entretiennent eux-mêmes les cours d'eau en question.

 

D'ores et déjà, plusieurs agriculteurs au courant de ce projet ont décidé de rejeter cette nouvelle taxe. La passage d'une rivière dans une parcelle n'est déjà pas facile à gérer, à moins qu'il ne s'agisse d'une pâture...

 

A quand la pause fiscale ?

 

 

Source: http://www.atlantico.fr/decryptage/encore-coup-jumeau-malefique-francois-hollande-gouvernement-decide-taxer-rivieres-antoine-jeandey-wikiagri-913107.html

 

 

. Sommes-nous condamnés à finir tous SDF ? Impôts locaux : la révision des valeurs locatives va augmenter vos taxes de 300 à 500%

. Aucune baisse d’impôts n’est prévue avant 2017

. Olivier Delamarche donne deux ans avant qu'on se fasse tous « complètement ratiboiser »

. Un rapport du 10 septembre 2013 propose de taxer les propriétaires sur les "revenus fictifs", des "loyers fictifs" des propriétaires qui occupent leur logement

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 08:24

http://www.breizh-info.com/wp-content/uploads/2013/11/manuel_valls_d%C3%A9mocratie.jpgEn démocratie (choses vues)

 

La petite ville de Fontenay-le-Comte, chef-lieu d’un arrondissement vendéen, étant proche de ma campagne, je me décidais ce matin de m’y rendre pour voir de près le ministre de l’Intérieur qui met toute son énergie à écarter le spectre du »fascisme » de notre République, et ainsi d’éviter à la Patrie des Droits de l’Homme de devenir un régime policier.

Les fonctionnaires de la sous-préfecture ont dû jouir (aux dépens des administrés) d’un jour de congé exceptionnel, car les bureaux en étaient fermés. Les rares piétons jouissant eux d’un air plus pur, car toutes les rues menant aux bâtiments officiels étaient interdites de loin à la circulation, et ce dès les premières heures, outre que tous les véhicules y stationnant habituellement avaient été évacués. Et que les militaires de la gendarmerie, tant départementale que mobile, veillaient en force.

M’étant assis sur une rambarde des bords de la Vendée, à proximité des lieux mais néanmoins à une distance respectueuse, j’ai eu l’honneur de la visite d’un chef d’escadrons (sans doute conscient du fait qu’en ce jour il jouait ses galons de colonel) qui m’a a de facto menacé, prévenant que ni cri, ni banderole, ni drapeau* ne seraient tolérés dans le périmètre. Citoyen (mais le mot est-il encore approprié?) docile, je suis passé de l’autre côté de la Vendée, où ma fille cadette qui m’accompagnait est allée naïvement demander à un gendarme en faction sur cette rive aussi quelle était la limite du « périmètre ». Ce brave militaire a eu une réponse sublime : « Tout ce qui est visible par Monsieur le Ministre! ».

Je ne me souviens pas d’avoir observé de telles mesures de sécurité lors des visites du Président De Gaulle, qui lui au moins avait de bonnes raisons de craindre pour sa sécurité. Ne manquaient que les blindés (et les spectateurs : à part une poignée de privilégiés qui présentaient un laissez-passer, personne ne pouvait plus approcher de la sous-préfecture en fin de matinée, d’ailleurs personne ne cherchait non plus). C’en était même comique : un chien-renifleur inspectant les bâtiments ainsi que les jardins proches – à l’indignation des habitants. Des policiers en civil, aussi discrets que les Dupond-Dupont, faisaient masse devant l’entrée. Si bien que de guerre lasse j’ai renoncé à apercevoir le (sélectivement) terrible M. Valls, croisant seulement la colonne de luxueuses limousines qui composaient son escorte. Et non sans qu’un gendarme zélé ait couru derrière mon plus modeste véhicule dans l’espoir d’en relever le numéro d’immatriculation.

Mais je suis parti content pour ces braves pandores : ils étaient tout de même mieux un matin, même frais, à maintenir l’ordre républicain à Fontenay-le-Comte qu’en patrouille nocturne à Saint-Denis (d’ailleurs ce privilège est réservé à la Police Nationale).

A l’époque du Rideau de fer notre pays avait paraît-il une densité de forces de police se situant à l’échelle mondiale juste après celle de l’Allemagne de l’Est. Il serait intéressant de savoir ce qu’il en est actuellement. Et quelle est le pourcentage affecté à la protection de nos « Nouveaux Messieurs » (et Dames).

 

Source

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 08:13

Une fois le dimanche considéré comme un jour de travail comme les autres, que reste-t-il pour défendre les dimanche payés double, ainsi que les majorations ? Rien. 

 

http://www.breizh-info.com/wp-content/uploads/2013/11/pierre_moscovici.jpgLe socialiste Pierre Moscovici se déclare favorable au travail le dimanche

 

Pierre Moscovici, vient de se déclarer favorable à la possibilité d’autoriser, sous certaines conditions, le travail dominical.
Hier (28 novembre 2013 NdCR.), lors de l’émission « Des paroles et des actes », sur France2, le ministre de l’Économie a déclaré vouloir « plus de libertés » concernant la possibilité pour les salariés de travailler le dimanche.

Les employés des grandes enseignes françaises qui défendent aujourd’hui le « yes week-end » – cette vague de salariés favorables au travail du dimanche – sont-ils au courant que déjà, dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, les travailleurs du dimanche ne touchent aucune majoration, les conventions collectives ayant été « aménagées » par rapport au droit du travail et au contexte économique?
Le débat sur le travail dominical pourrait bien être un des sujets épineux du mois de décembre pour le gouvernement, même si l’apparente complicité entre salariés de la grande distribution et grands patrons lui offre la possibilité de réformer à nouveau le droit du travail.

 

Source: http://www.breizh-info.com/4271/actualite-economique/le-socialiste-pierre-moscovici-se-declare-favorable-au-travail-le-dimanche/

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 19:31

Le Figaro titre : "25.000 manifestants contre le racisme à Paris". "Marchons contre le racisme avant que le racisme ne nous marche dessus", proclamait l'affiche officielle. Dans le cortège, ou pouvait voir des petites mains jaunes de SOS Racisme et de nombreux badges "On est tous des Taubira, contre le racisme". Harlem Désir et Jean-Luc Mélenchon présents.

 

Quand c'est la Manif pour tous qui manifeste on a le droit à deux estimations, celle de la police et celle des organisations. Mais là, comme c'est les socialistes et les arnaqueurs "antiracistes" qui manifestent, on a le chiffre des organisations. Deux poids deux mesures..

 

. L'arnaque de l'antiracisme (Conférence de Farida Belghoul et Mathias Cardet)

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 08:51

Les francs-maçons ne supportent pas que d'autres qu'eux-mêmes (comme le FN ou d'autres comme les quenellistes de Dieudonné...) endossent l'habit de cette "laïcité" qu'après avoir récupéré en 1905 ils dévoient pour la mettre au service de leur "religion républicaine" (selon l'expression de Vincent Peillon lui-même) et donc faire l'inverse de ce que signifie la laïcité comme distinction des pouvoirs temporet spirituel. Ils accusent alors ceux qui mettent en lumière leurs mensonges et leurs corruptions de mettre la république "en danger" !... L'audace des francs-maçons n'a pas de limite, c'est à ça qu'on les reconnait.

 Question : la quenelle "charte de la laïcité" menacerait-elle, elle aussi, la république ?

 

symbole-maconnique_MPI

Dans l’Indre-et-Loire, les réseaux du Grand Orient de France sont en ébullition. C’est que quelque chose  d’important vous a échappé : la République et la Laïcité seraient en grave danger !

Le « temple » des « trois-points » de la loge « Concorde et Solidarité lochoise » dépendante  du Grand Orient de France a déménagé depuis peu de Loches à Beaulieu. Chaque mois, ils sont une trentaine à venir « plancher » en « atelier ». Yann Lequitte en est le « Vénérable » depuis juin dernier. Et au vu de l’actualité – ou serait-ce plutôt en raison du désintérêt qui se constate partout en France pour entrer en franc-maçonnerie ? -, le voilà qui annonce vouloir « faire savoir publiquement aux citoyens que les francs-maçons du Grand Orient travaillent dans la cité pour défendre les valeurs républicaines ».

En partenariat avec le  « comité laïcité République Sud Touraine » et les sept autres loges du Grand Orient en Indre-et-Loire, il organise donc le 29 novembre une projection-débat du film « La Séparation » sur la loi de séparation de l’Église et de l’État, en présence de l’auteur du film (Bruno Fuligni) et de l’ancien « Grand Maître adjoint » du Grand Orient Jean-Philippe Marcovici. Le Grand Orient – qui revendique 400 affiliés en Indre-et-Loire – a prévu des activités sur ce thème dans tout le département.

Philippe Adam, président du comité laïcité République Sud Touraine (CLR-ST), en est tout agité : « Il est important que nous nous souvenions de la loi sur la laïcité de 1905 par devoir et plus que tout par nécessité, alors que la République est en grand danger. » Et le même de déclarer à la presse locale les raisons de son inquiétude, notamment « le FN qui s’empare de la laïcité pour la défigurer, les attaques racistes qui n’ont d’autres échos que le mutisme flagrant d’un grand nombre d’hommes politiques… On entend le bruit des bottes revenir. » Sans oublier le cas du conseil municipal de Fontgombault, dans l’Indre voisine, qui « rejette en bloc une loi sous des prétextes dogmatiques et participe ainsi à l’effritement de la République », faisant référence à la décision de la municipalité de refuser de procéder au mariage de personnes de même sexe au nom d’« une loi naturelle, supérieure aux lois humaines ».

Le comité laïcité République Sud Touraine (CLR-ST) a prévu d’intervenir dans la campagne des municipales à Loches et dans le Sud-Touraine en interpellant les candidats. Pas besoin de préciser que le Grand Orient sera également très présent dans ces élections municipales…

 

 

Source: http://medias-presse.info/le-grand-orient-sagite-dans-lindre-et-loire-la-republique-et-la-laicite-seraient-en-danger/3008

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 07:47

Les Bretons coiffés du bonnet rouge, artisans, commerçants, salariés, paysans, pêcheurs, entrepreneurs, se rassemblent aujourd'hui à Carhaix contre le matraquage fiscal et la dictature jacobine parisienne.

 

Espérons que les "cahiers de doléances" distribués n'ont pas été rédigés par des frères la truelle comme cela fut le cas en 1789. Ce ne semble pas le cas compte tenu des raisons données plus bas.

 

Rappelons en effet que  les "cahiers de doléances" de 1789 ne furent pas des cahiers de paysans...

"Dans l'ensemble, les élections donnèrent bien ce qu'en attendaient les clubs philosophiques. L'énorme amas de cahiers de plaintes, dont une petite partie seulement est convenablement éditée, en témoignent nettement. Les Cahiers de campagnes ne sont presque jamais des Cahiers de paysans... presque partout ils ont été proposés, rédigés ou copiés par des hommes de loi... Ils reproduisent les modèles non seulement dans leur esprit, mais dans leur style - qui les trahit. Parfois le tabellion lettré qui a tenu la plume les a embellis de citations latines, de vers anglais, de passages de Fénelon, de Montesquieu, de Le Trosne, d'invocation à la Nature ou de remerciements à l'Etre suprême [...], dans le goût du Vicaire savoyard. Parfois, un laboureur tenace et rusé y a fait ajouter des revendications plus précises, ou une liste puérile de criailleries locales..." (Pierre gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 103).

"Je viens de relire attentivement les cahiers dans lesquels clergé, noblesse et tiers-état avaient déposé l'expression libre et sincère de leurs voeux et de leurs sentiments; car "il n'y eut jamais d'élections plus libres que celles de 1789" (Ch. Chassin, Le génie de la Révolution, t. Ier, les élections de 1789, d'après les brochures, les cahiers et les procès-verbaux manuscrits, p. 217).

"On n'y trouve rien de pareil. Tout le monde est d'accord pour conserver les bases fondamentales de la société française: le gouvernement monarchique, l'inviolabilité de la personne sacrée du Roi et l'hérédité de la couronne de mâle en mâle; la religion catholique dominante, ayant seule le culte public dans le royaume, etc. (Rapport sur le dépouillement des cahiers par le comte de Clermont-Tonerre, le 27 juillet 1789, Histoire parlementaire, t. II, p. 177). Rien de tout cela n'est remis en question dans aucun cahier, et le tiers-état ne se montre pas le moins enthousiaste lorsqu'il s'agit de témoigner son attachement à la royauté (Chassin, t. Ier, Tiers-Etat de Bordeaux, de Nantes, de Bar-Le-Duc, de Rouen, de paris, de Vannes, du Forez etc., p. 240 et suiv.)

"C'est donc un fait absolument avéré, un fait hors de tout conteste, que l'idée d'une révolution radicale est totalement absente de ces cahiers préparés par l'élite intellectuelle de la nation, écrits par les commissaires élus de chaque assemblée plébénienne, noble, ecclésiastique, discutés, comparés, et enfin approuvés par la masse des électeurs délibérant et votant en pleine liberté." (Mgr Freppel, La Révolution française, Autour du centenaire de 1789, 1889, p. 7-8)


 Aujourd'hui, ces "cahiers de doléances" 2013 semblent réellement indépendants. L'oligarchie s'acharne en effet contre les bonnets rouges qu'elle assimile à l'"extrême-droite". Ne fonctionnant que par la diabolisation et le diviser pour régner, elle fait semblant d'ignorer qu'artisans, commerçants, employés, peuvent être unis aux patrons contre le matraquage fiscal... et le centralisme maçonnique jacobin... Elle les accuse donc de "poujadisme" et de connivence avec le "patronat", car elle ne contrôle pas le révolte fiscale venant de la base et non du haut de la pyramide.

 

27/11/2013 – 18H00 Carhaix (Breizh-info.com) - Breizh Impacte a publié son manifeste, véritables cahiers de doléances, qui « appellent tous les Bretons à se rassembler » à Carhaix le 30 novembre, et « à se serrer les coudes pour réclamer le pouvoir et les moyens permettant à la Bretagne de prendre en main son destin ».

 

Le collectif Vivre, Décider et travailler en Bretagne appelle quant à lui à la suppression totale de l’écotaxe – pour l’heure reportée en 2015 –, à un « réel électrochoc de simplification administrative », à la relocalisation des décisions – que celles concernant Rennes ou Nantes soient prises sur place et non à Paris – et à « la fin du dumping social et des distorsions de concurrence insoutenables pour les entreprises ».


Au bas de l’appel nous apprenons que des cahiers de doléance seront distribués aux manifestants par des volontaires de BreizhImpacte afin de collecter des idées « pour construire la Bretagne de demain ». Et conforter le projet de BreizhImpacte, sans doute.


A noter que la première manifestation des Bonnets rouges à Quimper avait réuni près de 30.000 personnes dans une ville où tous les commerces avaient baissé leur rideau en signe d’assentiment et de solidarité. Depuis, la fronde des Bonnets rouges s’est étendue à toute la France, tant contre les bornes écotaxe que les radars mais aussi parmi diverses catégories socio-professionnelles ou strates de la société qui ont enfilé des bonnets de diverses couleurs et sont sortis dans les rues. De fait, le gouvernement a amorcé un demi-recul, puisque la mise en place de l’écotaxe a été repoussée en 2015, tandis que les radars fixes atteints n’ont toujours pas été remplacés.


 

Source: http://www.breizh-info.com/4121/actualite-politique/des-cahiers-de-doleances-seront-proposes-aux-manifestants-carhaix/

 

 

Revendications, défilé, mais aussi musique, chanteurs et stands de restauration. Tel est le programme du rassemblement des «bonnets rouges» qui se tient ce 30 novembre en Bretagne à Carhaix (Finistère), le fief du porte-parole du mouvement, Christian Troadec (DVG), le maire de la commune. Après le succès de la manifestation de Quimper, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes au début du mois, les organisateurs ont décidé de donner un esprit kermesse à cette nouvelle mobilisation contre l'écotaxe et pour l'emploi en Bretagne. «Toutes les conditions sont réunies pour accueillir les participants en famille», indique d'ailleurs les «bonnets rouges» dans un communiqué.

Après des portiques partis en fumée, des radars endommagés et des échauffourées à Quimper, le collectif Vivre, décider et travailler en Bretagne, qui est à l'initiative de cette journée, a tout intérêt à éviter les incidents. Et cela même si, selon les organisateurs, ces faits répréhensibles ne sont pas liés aux «bonnets rouges». «À Paris, on déforme notre mouvement», met en garde Claude Rault, responsable du Collectif des transporteurs de Bretagne, qui se déplacera ce samedi sous bonne escorte… Une cinquantaine de camions partira avec lui de Pontivy et rejoindra le lieu du rassemblement.

Pour empêcher tout acte de vandalisme, Christian Troadec a donc choisi ­Kerampuilh, le site des Vieilles Charrues qui accueille chaque année en juillet le festival de musique. Situé en pleine nature, ce lieu qui devrait être occupé de 15 heures à 20 heures a été retenu à dessein, comme l'explique Christian Troadec. «On veut une manifestation calme et pacifique, et les casseurs ne devraient pas venir à un rassemblement organisé hors de la ville», dit-il. Et s'ils venaient quand même, il n'y a rien à casser dans les champs…

«Mais en accueillant chez lui ce deuxième rendez-vous, le maire, figure de proue du mouvement, a personnellement intérêt à ce qu'il n'y ait aucun débordement, car sinon cela rejaillira sur lui», note un observateur. Et les syndicats qui fustigent la démarche «poujadiste» des «bonnets rouges» feraient bien de reprendre en main ce mouvement qui leur échappe depuis le début… Le week-end dernier encore, les quatre manifestations lancées à l'appel de plusieurs organisations syndicales ont moins mobilisé que les «bonnets rouges» à Quimper.

 

[C]omme à Quimper, la foule devrait être hétéroclite: artisans, commerçants, salariés, paysans, pêcheurs, entrepreneurs devraient se rassembler autour des mêmes thèmes: la fin des portiques et la sauvegarde de l'emploi en Bretagne. «N'en déplaise aux syndicats, les ouvriers manifesteront avec les patrons, car le problème commun à tous, c'est le gouvernement», souligne Claude Rault. D'ailleurs, un cortège d'ouvriers partant de la gare de Carhaix à 13 heures rejoindra le site des Vieilles Charrues. «Les syndicats veulent diviser ce mouvement que l'on diabolise volontairement. Mais, s'il est si hétéroclite, c'est parce qu'il représente un peuple qui se soulève», selon un porte-parole, Mathieu Guillemot. À la tête de la fronde depuis le début, le responsable de la FDSEA du Finistère, Thierry Merret, sera aussi présent, emmenant avec lui un cortège de tracteurs qui stationneront autour du site.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/politique/2013/11/29/01002-20131129ARTFIG00521--carhaix-les-bonnets-rouges-veulent-demontrer-que-la-flamme-brule-encore.php

 

Add. 17:26. Le Figaro 17.000 bonnets rouges selon la préfecture

Le rassemblement des Bonnets rouges à Carhaix a réuni "au plus fort 17.000 personnes", assure la préfecture du Finistère.
Les organisateurs annoncent de leur côté plus de 40.000 participants.
15:00 Christian Troadec, le maire de Carhaix et leader des Bonnets rouges, avait invité les Bretons à venir en famille. Il a été écouté. Des parents manifestent avec leurs enfants. C'est le cas de Sophie, exploitante de porc dans la région. "Il faut une décision politique forte pour relancer l'économie. Aujourd'hui nous prenons des décisions liées sans cesse à de lourdes contraintes et non fonction d'une saine gestion. Il faut desserrer l'étau administratif".
Le chômage, l'emploi, le pouvoir d'achat sont les préoccupations essentielles des manifestants sur place. Pour Nelly, opératrice dans l'agro alimentaire, le gouvernement prend des risques à ne pas écouter les Bretons. "On va descendre sur Paris. On y songe de plus en plus" dit-elle en indiquant fièrement avoir été là à tous les rassemblements. "J'ai fait Montauban quand on a voulu s'en prendre au portique, le Pont-de-Buis où un autre portique a été démonté et j'étais à Quimper pour le premier rassemblement". 
Pour Jean-Yves, ce mouvement rassemble comme à Quimper patrons et ouvriers. "Je suis un ancien industriel reconverti dans le camping. La solution viendra de la Bretagne et non de Paris", dit-il en rappelant que ce mouvement échappe aux syndicats et aux partis politique.  
La manifestation se déroule dans le calme. Les stands de restauration sont pris d'assaut par les manifestants.

16:46 "Carhaix-Quimper : 1 à 0!"
 
"35000 à Carhaix! Mieux qu'à Quimper! Carhaix-Quimper: 0 à 1!", a lancé l'un des organisateurs du rassemblement. 
La vaste prairie, qui pour le festival des Vieilles Charrues, est en capacité d'accueillir 30 000 personnes semble pleine à craquer.  " Il faut se resserrer les rangs car d'autres personnes ne peuvent venir sur le site", a déclaré au micro  un membre du collectif  invitant  les manifestants à davantage s'avancer vers l'estrade. 

17:02 Le nom de Hollande hué
Pendant le défilé de discours, le nom de François hollande est à chaque fois hué. Des cartons rouges contre le gouvernement qui ont été distribués aux manifestants sont brandis.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/11/30/20002-20131130LIVWWW00300-en-direct-ecotaxe-les-bonnets-rouges-en-colere-des-routiers-bloquent-les-routes.php

 

. F. Hollande confond les Bonnets rouges avec l'"inversion de la courbe du chômage" d'ici la fin de l'année

. Écotaxe : EN DIRECT. La manifestation des Bonnets rouges samedi 2 novembre à Quimper

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 23:06

http://www.vexilla-galliae.fr/images/novembre2013/changement-regime.jpgAlors que la France va mal, très mal même, le gouvernement a trouvé un ennemi redoutable : le racisme. Selon lui notre pays et les français seraient racistes. La parole aurait été libérée notamment à l'occasion des manifestations qui ont vu le jour lors du « mariage pour tous ».

 

Une petite fille à Angers, lors d'un accueil de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, a proféré des injures à son encontre, la traitant de « guenon ». L'hebdomadaire « Minute » a fait sa « Une », sur le même genre . On peut déplorer de tels faits et on doit le faire, mais le gouvernement ne récolte que ce qui l'a semé : la haine et la division, alors que son but devrait plutôt être d'unir la France, afin de lutter plus efficacement contre les problèmes de l'heure, que sont le chômage, l'insécurité, le matraquage fiscal...

 

De même, au moment des cérémonies du 11 novembre, le gouvernement s'est offusqué des sifflés et des hués qui ont accompagné le chef de l’État sur les Champs-Elysées, en affirmant que ceux qui l'avaient fait n'avaient aucun respect pour la nation et les valeurs qui l'ont construite. Ne sont-ce pas ces derniers qui en ont une haine farouche, lorsqu'ils la livrent à la technocratie bruxelloise et à l'idéologie des « lumières » ?

 

Il y a quelques temps de cela, j'écrivais ici-même un article intitulé si ma mémoire est bonne : « Le royalisme, entre mémoire et avenir ». J'ai la certitude que la France ne pourra se relever que lorsqu'elle aura renoué avec les principes qui ont fait sa grandeur et son unité ; à savoir la royauté très chrétienne. Notre pays ne peut périr. Tant de saints et de martyrs ont sanctifié cette terre.

 

La république quant à elle ne peut que diviser notre pays. Elle n'a su faire que cela depuis qu'elle a été instituée. Elle ne sait pas servir les intérêts de nos concitoyens, mais les siens propres et ceux qui la servent. C'est un régime de partis et d'oligarques qui ne se soucient en rien du Bien-Commun, tributaire qu'il est de lobbies de toutes sortes. La preuve avec l'épouvantail qu'il brandit ces jours-ci : le racisme. Une fois de plus, pour survivre, il oppose les français les uns contre les autres.

 

Le régime naturel pour la France ne peut qu'être la royauté. Il lui est pour ainsi dire consubstantiel. Notre mission à nous royalistes est d'ouvrir les yeux de nos compatriotes, afin qu'ils se libèrent de l'emprise de la république qui les immole sur l'autel de ses intérêts.

 

Les français doivent savoir également qu'il existe des princes qui n'attendent que leur appel pour voler à leur secours. A ce sujet, le prince Louis, duc d'Anjou, publiera dans quelques mois un livre, intitulé : « Un roi pour la France ? » aux éditions Du Moment. Initialement prévu pour ce mois de novembre, il paraîtra en mai 2014... Encore un peu de patience, donc.

 

Le prince Louis y détaille son programme pour notre pays, sur les plans politique, économique et social. Dans ce livre, il se dit aussi « disponible » si les français l'appellent.

 

Prions afin que ces derniers, lassés d'être menés en bateau par un régime à bout de souffle, écoutent la voix de la raison en se tournant vers l'institution qui a donné les « quarante rois qui ont fait la France ».

 


Jean-François Martot

 

 

Source

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 21:51

 

L'inversion "à notre portée" (Ayrault)

 

Le Figaro, ECONOMIE Flash Eco Par AFP Mis à jour le 29/11/2013 à 12:25 Publié le 29/11/2013 à 12:23

 

Lors d'un déplacement à un salon pour l'emploi des jeunes à Paris aujourd'hui, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé que "l'objectif de l'inversion de la courbe du chômage d'ici la fin de la l'année" était à la "portée" du gouvernement.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/11/29/97002-20131129FILWWW00359-l-inversion-a-notre-portee-ayrault.php

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 20:55

Alors qu'il faut une croissance de 1,9% pour générer de nouveaux emplois, et qu'au 3e trimestre 2013 on a une croissance négative de -0,1%, pour F. Hollande, «la bataille pour l'emploi peut être gagnée».

 

Le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A, c'est à dire ceux n'ayant exercé aucune activité, a diminué de 20.500 personnes. Mais le nombre de chômeurs ayant une activité réduite (inscrits à ce titre en catégorie B et C) s'est nettement accru en octobre.

 

En octobre, le pays comptait 4,8 millions de personnes inscrits à Pôle emploi en catégorie ABC (un chiffre en hausse de 39.600, du fait du bond des chômeurs en B et C).

 

Les économistes ne pensent pas que la croissance économique sera suffisante en 2014 pour permettre des créations des postes de longue durée. Voilà pourquoi ils ne croient pas à une inversion durable de la courbe du chômage.

 

 

Source:  http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/11/28/09005-20131128ARTFIG00468-recul-ponctuel-du-chomage-en-octobre.php

 

 

Selon un communiqué de l'Elysée, François Hollande estime que la forte baisse du nombre de chômeurs en octobre en France était "conforme à l'engagement" qu'il avait pris pour cette fin d'année. Il confirme que "la bataille pour l'emploi peut être gagnée. ... L'inversion de la courbe du chômage est désormais amorcée", se félicite le président.

 

François Hollande avait semé le doute en début de journée, lors d'une table ronde, en déclarant que le gouvernement prendrait le "temps nécessaire" pour gagner "la bataille" de l'emploi. "Ça prendra tout le temps qui est nécessaire, ce mois-ci comme les autres mois, mais ce qui compte c'est cette tendance que nous devons maintenant imposer, c'est que le chômage doit cesser d'augmenter", a-t-il déclaré.

 

Des ténors du Parti socialiste ont immédiatement embrayé en expliquant qu'il ne fallait pas se focaliser sur le moment précis du basculement.

 

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/11/28/97002-20131128FILWWW00489-pour-hollande-la-bataille-pour-l-emploi-peut-etre-gagnee.php 

 

 

Les économistes estiment pourtant qu'il faut une croissance de 1,9% pour générer de nouveaux emplois... Un objectif que la France est loin d'avoir atteint.

 

Source : http://www.lefigaro.fr/politique/2013/11/28/01002-20131128ARTFIG00137-inversion-de-la-courbe-du-chomage-l-embrouillamini-de-hollande.php

 

 

. Croissance de - 0,1% : Nicolas Doze avertit : « Il ne faudrait pas que les recettes de TVA continuent à décliner »... (14 novembre 2013)

. Croissance négative de - 0,1% au 3e trimestre 2013 (INSEE)

. François Hollande augmente la dette sans croissance. Cherchez l'erreur ! (17 septembre 2013)

. La croissance ne démarre pas... (21 septembre 2013)

. Olivier Delamarche: Croissance: un avion sans moteur se crashe (13 août 2013)


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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 10:00

Lucien Neuwirth est décédé dans la nuit du 25 au 26 novembre. Cet homme a donné son nom à la loi éponyme autorisant l'usage de la pilule contraceptive.

"Grand résistant" selon la qualification complaisante des médias de la pensée unique, Lucien Neuwirth a été député puis sénateur de la Loire. Proche du général de Gaulle, membre du "comité consultatif national d'éthique", Neuwirth était favorable à l'euthanasie. Dans le contexte du sulfureux suicide d'un couple d'octogénaire militant pour l'exécution des malades, chaque journaliste brûle son grain d'encens sur l'autel du monde moderne pour glorifier cet homme qui s'est toujours "battu pour de nouveaux droits".

Car Neuwirth n'était pas un vulgaire gauchiste. Il a dû batailler dans son propre camp, celui de la droite du général de Gaulle pour faire adopter ses lois. Il est l'illustration de la propension de la droite à trahir les valeurs qu'elle prétend défendre. L'opposition à la révolution, chez les girondins de la droite républicaine, a toujours été un leurre, un mensonge, une trahison et dans le moins hypocrite des cas, une illusion totale. Comme l'a si bien formulé Béatrice Bourges, on y retourne sa veste "toujours du bon Copé".

La pilule, bien sûr, serait passée sans cet homme qui n'a été qu'un instrument à la culture de mort. Les conséquences de la pilule sont monumentales car celle-ci viole gravement le Cinquième commandement, tu ne tueras point. Bien sûr, cela s'entend au sens corporel quand on sait que certains cas de prise de pilule sont contragestives et entraînent un avortement, soit la suppression volontaire d'une vie humaine. Mais cette violation est bien plus grave à la pensée de ces millions d'âmes perdues pour l'éternité à cause de ce péché. Ne pas tuer, c'est s'abstenir d'ôter la vie du corps mais surtout celle de l'âme.

De plus, la pilule entraîne une chute de la natalité qui affaiblit le pays et laisse la place à d'autres cultures moralement moins décadentes.

Alors prions pour lui, pour qu'il se soit converti si ce n'est pas le cas, mettons-nous tout de même à genoux pour les tenants de la culture de mort encore sur terre.

Julien Ferréol

 


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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 10:14

Selon Sandro Magister, le Pape François fait son autocritique et corrige trois erreurs : premièrement, il minimise le succès de l’interview qu’il avait accordée à Scalfari et avait été publié par « La Reppublica », deuxièmement il rectifie ses jugements sur le concile Vatican II et troisièmement enfin, il prend ses distances par rapport aux courants progressistes qui l’ont le plus applaudi jusqu’à présent. Source : ACTUALITE DU 22/11/2013

 

 

Le pape fait lui aussi son autocritique. Et il corrige trois erreurs

 

Il abaisse le "rating" de l’interview qu’il a accordée à Scalfari. Il rectifie ses jugements sur le concile Vatican II. Il prend ses distances par rapport aux courants progressistes qui l’ont le plus applaudi jusqu’à présent. Mais les médias ne parlent pas de son changement

 

par Sandro Magister

 

En l’espace de quelques jours, le pape François a corrigé ou fait corriger quelques éléments significatifs de son image publique. Au moins trois.

Le premier concerne l’entretien qu’il a eu avec Eugenio Scalfari et qui a été mis par écrit dans le journal "La Repubblica" du 1er octobre par ce champion de la pensée athée.

Cette retranscription de l’entretien a effectivement provoqué un étonnement assez généralisé, en raison de certaines affirmations mises dans la bouche de François qui paraissaient plus conformes à la pensée laïque dominante qu’à la doctrine catholique. Celle-ci, par exemple :

"Chacun de nous a sa propre vision du bien et du mal et il doit choisir de suivre le bien et de combattre le mal tels qu’il les conçoit".

En même temps, cependant, le père Federico Lombardi a immédiatement confirmé que l'interview était "fidèle à la pensée" du pape et "digne de foi dans son sens général".

Ce n’est pas tout. Quelques heures après sa publication dans "La Repubblica", l'interview a été reproduite intégralement à la fois dans "L'Osservatore Romano" et sur le site web officiel du Saint-Siège, de la même façon que les autres discours et documents du pape.

De là est née l'idée que Jorge Mario Bergoglio avait choisi volontairement, en cette occasion comme en d’autres, la forme d’expression de l’entretien comme nouvelle modalité de son magistère, capable d’atteindre le grand public de manière plus efficace.

Mais, au cours des semaines qui ont suivi, le pape a dû se rendre compte du risque que comportait également cette forme d’expression. Ce risque était que le magistère de l’Église soit rabaissé au niveau d’une simple opinion offerte à la libre confrontation.

Et il en est résulté la décision, prise le 15 novembre, de faire disparaître du site du Saint-Siège le texte de l’entretien avec Scalfari.

"En le retirant – a expliqué le père Lombardi – on a fait une mise au point quant à la nature de ce texte. Il y avait une équivoque et un débat à propos de sa valeur".

Par ailleurs Scalfari, interviewé le 21 novembre dans les locaux romains de la presse étrangère, a révélé d’autres détails de cette affaire.

Il a dit que le pape, à la fin de leur entretien, avait consenti à ce que celui-ci soit rendu public. Et lorsque Scalfari lui avait proposé de lui en envoyer le texte préalablement, il avait répondu : "Je crois que ce serait une perte de temps, je vous fais confiance".

Le fondateur de "La Repubblica" a en effet envoyé au pape son texte, accompagné d’une lettre dans laquelle il disait notamment :

"Tenez compte du fait que je n’ai pas rapporté certaines choses que vous m’avez dites. Et que vous n’avez pas tenu certains des propos que je vous attribue. Mais je les ai écrits pour que le lecteur comprenne qui vous êtes"

Deux jours plus tard – toujours si l’on s’en tient à ce qu’a raconté Scalfari – le secrétaire du pape, Alfred Xuereb, a téléphoné pour donner le feu vert pour la publication. Qui a eu lieu le lendemain.

Scalfari a fait le commentaire suivant : "Je suis tout disposé à croire que le pape n’est pas d’accord avec certaines des choses que j’ai écrites en les lui attribuant, mais je crois aussi qu’il considère que, dites par un non croyant, elles sont importantes pour lui et pour l’action qui est la sienne".

*

Mais l’interview, calibrée et très étudiée, que le pape François a accordée à la revue "La Civiltà Cattolica" – et qui a été publiée le 19 septembre dans seize revues de la Compagnie de Jésus rédigées en onze langues – a été elle aussi incluse, ces jours derniers, dans le chantier des choses à corriger.

Sur un point clé : l'interprétation du concile Vatican II.

On l’a compris en prenant connaissance d’un passage de la lettre autographe écrite par François à l’archevêque Agostino Marchetto à l’occasion de la présentation d’un ouvrage écrit en son honneur, le 12 novembre, dans le cadre solennel du Capitole. Et cette lettre, le pape a voulu qu’elle soit lue en public.

Ce passage est le suivant :

"Cet amour [pour l’Église], vous l’avez manifesté de bien des manières, y compris en corrigeant telle erreur ou telle imprécision de ma part – et je vous en remercie du fond du cœur – mais il s’est surtout manifesté dans toute sa pureté dans les études que vous avez consacrées au concile Vatican II. Je vous l’ai dit un jour, cher Monseigneur Marchetto, et je veux le répéter aujourd’hui : je vous considère comme le meilleur herméneute du concile Vatican II".

Affirmer que Marchetto est "le meilleur herméneute" du concile, voilà qui est déjà assez spectaculaire. Marchetto est en effet, depuis toujours, l’homme qui a critiqué le plus implacablement cette "école de Bologne" – fondée par Giuseppe Dossetti et Giuseppe Alberigo et dirigée aujourd’hui par le professeur Alberto Melloni – qui détient le monopole mondial de l'interprétation de Vatican II selon une optique progressiste.

L'herméneutique du concile soutenue par Marchetto est la même que celle de Benoît XVI : il ne s’agit pas d’une "rupture" et d’un "nouveau début", mais d’une "réforme dans la continuité de l'unique sujet Église". Et cette herméneutique-là, le pape François a voulu montrer qu’il la faisait sienne, en manifestant aussi hautement son approbation à Marchetto.

Mais si l’on relit le passage succinct que François consacre à Vatican II dans l’interview qu’il a accordée à "La Civiltà Cattolica", l'impression que l’on en retire est différente. "Oui, il y a des lignes d’herméneutique de continuité et de discontinuité", concède le pape. "Cependant – ajoute-t-il – une chose est claire" : Vatican II a été "un service au peuple" qui consiste en "une relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine".

À trois reprises, dans les quelques lignes de l'interview qui sont consacrées au concile, Bergoglio en définit l’essence en ces termes, qu’il applique également à la réforme de la liturgie.

Un tel jugement au sujet de l’événement grandiose qu’a été le concile a tout de suite paru très sommaire à beaucoup de gens, à tel point qu’Antonio Spadaro lui-même, le directeur de "La Civiltà Cattolica" qui a réalisé cette interview du pape, a avoué qu’il avait été stupéfait au moment où il avait transcrit ce que François venait de lui dire de vive voix.

Toutefois, pendant ce temps-là, ce jugement a continué à recueillir une large approbation.

C’est ainsi que, le 14 novembre, lorsqu’il a reçu le pape François venu lui rendre visite au Quirinal, le président de la république italienne Giorgio Napolitano l’a remercié justement d’avoir fait "vibrer l’esprit du concile Vatican II en tant que 'relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine'", en citant précisément ses propres paroles.

Et le pape a également été applaudi pour ces mêmes propos – c’est un autre exemple – par le numéro un des liturgistes italiens, Andrea Grillo, professeur à l’Institut Pontifical Saint-Anselme. Selon celui-ci, François aurait enfin inauguré la véritable et définitive "herméneutique" du concile, après avoir "placé tout de suite au second plan cette diatribe à propos de la 'continuité' et de la 'discontinuité' qui a pendant longtemps porté préjudice – et souvent paralysé totalement – toute herméneutique efficace de Vatican II".

Ce n’est en effet un secret pour personne que le "service au peuple" et la relecture de l’Évangile "actualisée dans l'aujourd’hui" sont des concepts chers à ceux qui donnent des interprétations progressistes du concile et en particulier à "l’école de Bologne", qui a fait état à maintes reprises de l’enthousiasme que lui inspirait ce pape.

Mais il s’est évidemment trouvé quelqu’un pour faire remarquer personnellement au pape Bergoglio que réduire le concile à de tels concepts était pour le moins "imprécis", sinon "erroné".

Et c’est justement Marchetto qui a franchi ce pas. Il y a depuis longtemps, entre lui et Bergoglio, une grande confiance et une estime réciproque. À Rome, Marchetto habite à la maison du clergé de la via della Scrofa, où il occupe la chambre 204, voisine de la chambre 203 où logeait celui qui était alors l’archevêque de Buenos Aires lorsqu’il venait à Rome.

Le pape François a non seulement écouté mais également accepté les critiques formulées par son ami. Au point de remercier celui-ci, dans la lettre qu’il a fait lire le 12 novembre, de l’avoir aidé "en corrigeant telle erreur ou telle imprécision de ma part ".

Il est à présumer que, à l’avenir, François s’exprimera à propos du concile autrement qu’il ne l’a fait dans l'interview qu’il a accordée à "La Civiltà Cattolica" et davantage en ligne avec l'herméneutique de Benoît XVI. À la grande déception de "l’école de Bologne".

*

La troisième correction est en cohérence avec les deux précédentes. Elle concerne l’estampille "progressiste" que le pape François s’est vu attribuer au cours de ces premiers mois de son pontificat.

Il y a un mois, le 17 octobre, Bergoglio avait paru confirmer une fois de plus ce profil lorsque, dans son homélie matinale à la maison Sainte-Marthe, il avait eu des mots cinglants contre les chrétiens qui transforment la foi en une "idéologie moraliste", entièrement faite de "prescriptions sans bonté".

Mais un mois plus tard, le 18 novembre, lors d’une autre homélie matinale, le pape a fait entendre une musique toute différente.

Ce jour-là, la révolte des Macchabées contre les puissances dominantes de leur époque lui a servi de point de départ pour critiquer avec une très grande sévérité ce “progressisme adolescent”, que l’on trouve aussi chez les catholiques et qui est disposé à se soumettre à “l’uniformité hégémonique” de la “pensée unique, fruit de la mondanité”.

Il n’est pas vrai, a affirmé François, que "face à n’importe quelle décision il soit bon d’avancer en tout état de cause, au lieu de rester fidèle à ses traditions". À force de négocier à propos de tout, on en arrive à ce que les valeurs soient tellement vidées de leur sens qu’elles ne sont plus que des “valeurs nominales, dépourvues de réalité”. On finit même par négocier "ce qui est essentiel à notre être, la fidélité au Seigneur".

La pensée unique qui domine le monde – a continué le pape – légalise même “les condamnations à mort”, même “les sacrifices humains”. “Mais est-ce que vous pensez – a-t-il demandé – que l’on n’en fait plus, aujourd’hui, des sacrifices humains ? On en fait beaucoup, beaucoup ! Et il existe des lois qui les protègent”.

Difficile de ne pas voir, dans ce cri de douleur poussé par le pape François, les innombrables vies humaines supprimées à leur origine du fait de l’avortement ou détruites par l'euthanasie.

À l’appui de sa protestation contre la progression de “cet esprit de mondanité qui conduit à l’apostasie”, le pape a cité l’une de ses lectures préférées : “Le Maître de la terre”, un roman “prophétique” écrit au début du XXe siècle par Robert H. Benson, un prêtre anglican qui était fils d’un archevêque de Canterbury et qui se convertit au catholicisme.

À l’exception de quelques rares publications catholiques, les médias du monde entier ont passé sous silence cette homélie du pape François. Elle est en effet en contradiction spectaculaire avec les schémas progressistes, ou même révolutionnaires, qui sont généralement utilisés pour le décrire.

Mais maintenant il en est aux actes. Et il s’y tient.

Par une curieuse coïncidence, Pietro Parolin, le nouveau secrétaire d’état, a également pris part à la messe au cours de laquelle le pape François a prononcé cette homélie. C’était son premier jour de service effectif à la curie romaine.

__________


L'interview accordée à Eugenio Scalfari par le pape François qui a été retirée du site du Vatican :

> Le pape à Scalfari: voici comment je vais changer l'Église

L'interview du pape dans "La Civiltà Cattolica" :

> Interview du pape François


__________


Le passage de l'interview accordée par le pape à "La Civiltà Cattolica" qui concerne le concile :

« Qu’a réalisé le concile Vatican II ? Que s’est-il passé ? », lui demandé-je à la lumière des déclarations précédentes, imaginant une réponse longue et articulée. J’ai plutôt eu l’impression que le pape considère le concile comme un fait si indiscutable qu’il n’est pas nécessaire d’en parler trop longuement, sous peine d’en réduire l’importance.
« Vatican II a été une relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de rénovation qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Ses fruits sont considérables. Il suffit de rappeler la liturgie. Le travail de la réforme liturgique a été un service du peuple en tant que relecture de l’Évangile à partir d’une situation historique concrète. Il y a certes des lignes herméneutiques de continuité ou de discontinuité ; pourtant une chose est claire : la manière de lire l’Évangile en l’actualisant, qui a été propre au Concile, est absolument irréversible. Il y a ensuite des questions particulières, comme la liturgie selon le Vetus Ordo. Je pense que le choix du pape Benoît fut prudentiel, lié à l’aide de personnes qui avaient cette sensibilité particulière. Ce qui est préoccupant, c’est le risque d’idéologisation du Vetus Ordo, son instrumentalisation ».

(Le pape François a également corrigé le tir à propos de la question qui est abordée dans ces dernières lignes. Recevant, le 31 octobre, le cardinal Darío Castrillón Hoyos, il lui a affirmé "ne pas avoir de problèmes avec le rite romain extraordinaire et avec ceux qui le pratiquent, selon l’esprit indiqué dans le motu proprio 'Summorum Pontificum' de Benoît XVI").

__________


La lettre que le pape François a adressée à l’archevêque Agostino Marchetto :

Caro Mons. Marchetto,
Con queste righe desidero farmi a Lei vicino e unirmi all’atto di presentazione del libro : “Primato pontificio ed episcopato. Dal primo millennio al Concilio ecumenico Vaticano II”. Le chiedo che mi senta spiritualmente presente.
La tematica del libro è un omaggio all’amore che Ella porta alla Chiesa, un amore leale e al tempo stesso poetico. La lealtà e la poesia non sono oggetto di commercio : non si comprano né si vendono, sono semplicemente virtù radicate in un cuore di figlio che sente la Chiesa come Madre ; o per essere più preciso, e dirlo con ”aria” ignaziana di famiglia, come “la Santa Madre Chiesa gerarchica”.
Questo amore Lei lo ha manifestato in molti modi, incluso correggendo un errore o imprecisione da parte mia  – e di ciò La ringrazio di cuore – ma soprattutto si é manifestato in tutta la sua purezza negli studi fatti sul Concilio Vaticano II.
Una volta Le ho detto, caro Mons. Marchetto, e oggi desidero ripeterlo, che La considero il migliore ermeneuta del Concilio Vaticano II. So che è un dono di Dio, ma so anche che Ella lo ha fatto fruttificare.
Le sono grato per tutto il bene che Lei ci fa con la sua testimonianza di amore alla Chiesa e chiedo al Signore che ne sia ricompensato abbondantemente.
Le chiedo per favore che non si dimentichi di pregare per me.?Che Gesù La benedica e la Vergine Santa La protegga.
Fraternamente,
Francesco
Vaticano 7 Ottobre 2013

__________


Le commentaire enthousiaste du liturgiste Andrea Grillo à propos des jugements que le pape François a portés sur le concile dans l’interview accordée à "La Civiltà Cattolica" :

> All'inizio del Concilio, la liturgia

__________


L’un des auteurs de l’"Histoire du concile Vatican II" rédigée par "l’école de Bologne" et sévèrement critiquée par l'archevêque Agostino Marchetto – celui que le pape François a qualifié de "meilleur herméneute" du concile – est une grande figure de la hiérarchie catholique mondiale, Luis Antonio Gokim Tagle.

Tagle en a en effet rédigé, étant alors un simple prêtre, un chapitre clé, intitulé “La tempête de novembre : la ‘semaine noire’”, du quatrième volume, publié en 1999. Ce chapitre a été défini par Marchetto, dans un ouvrage où il critique sévèrement les travaux historiques de l’école de Bologne ("Le concile Vatican II. Contrepoint pour son histoire", publié par la Libreria Editrice Vaticana en 2005), comme "une étude certes riche et même approfondie, mais pas équilibrée", écrite en "langage journalistique" et ici ou là "dépourvue de cette dose d’objectivité que l’on attend du véritable historien".

Les critiques de Marchetto n’ont en tout cas pas empêché Tagle, évêque d’Imus depuis 2001, de devenir d’abord archevêque de Manille en 2011 et aujourd’hui cardinal.

__________


L'homélie prononcée le 18 novembre par le pape à la maison Sainte-Marthe, d’après le compte-rendu qu’en a fait "L'Osservatore Romano" :

> La fedeltà a Dio non si negozia

 

 

Source: http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350668?fr=y 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 09:15

http://media01.radiovaticana.va/imm/1_0_749554.JPGDimanche 24 novembre, pendant le « Credo » chanté à la Messe du Christ Roi qui marquait la clôture de l’Année de la Foi, le pape François s'est absorbé dans la prière en tenant le coffret contenant les reliques de l’Apôtre Pierre. C’est à voir ici (video en allemand) : http://www.kathtube.com/player.php?id=33276 (1)

 

C'est la première fois que les reliques de l'apôtre saint Pierre, fondateur de l'Église, ont été exposées à la foule. 


Avant le début de la cérémonie, par un temps froid et humide, devant des dizaines de milliers de fidèles du monde entier, François s'est incliné devant le reliquaire de bronze ouvert de 30 cm de long, dans lequel reposent des fragments d'ossements déposés sur un tissu.


Jésus pardonne toujours et ne condamne jamais ; quand les hommes trouvent le courage de demander son pardon, le Seigneur ne laisse jamais une telle demande sans réponse. C’est le cœur de la réflexion que le pape François a livrée aux fidèles ce dimanche matin, au cours de la messe conclusive de l’Année de la Foi, sur la place Saint-Pierre. Les reliques ont été portées en procession avant la messe et placée à côté de l’autel.

 

Les lectures bibliques qui ont été proclamées avaient comme fil conducteur la centralité du Christ. Le Christ centre de la création, du peuple et de l’histoire. Dans la deuxième Lecture, tirée de la Lettre aux Colossiens, l’Apôtre Paul nous offre une vision très profonde de la centralité de Jésus. Il nous le présente comme le Premier-né de toute la création : en lui, par lui et pour lui toutes choses furent créées. Il est le centre de toutes choses, il est le principe. Dieu lui a donné la plénitude, la totalité, pour qu’en lui toutes choses soient réconciliées (cf. 1, 12-20). Cette image nous fait comprendre que Jésus est le centre de la création ; et, par conséquent, l’attitude demandée au croyant, s’il veut être tel, est de reconnaître et d’accueillir dans sa vie cette centralité de Jésus-Christ, dans ses pensées, dans ses paroles et dans ses actions. Quand on perd ce centre, parce qu’on le substitue avec quelque chose d’autre, il n’en vient que des dommages, pour l’environnement autour de nous et pour l’homme lui-même.

En plus d’être le centre de la création, le Christ est le centre du peuple de Dieu. C’est ce qui nous est exposé dans la première Lecture, qui raconte le jour où les tribus d’Israël vinrent chercher David et, devant le Seigneur, lui donnèrent l’onction de roi sur Israël (cf. 2 S 5, 1-3). À travers la recherche de la figure idéale du roi, ces hommes cherchaient en réalité Dieu lui-même : un Dieu qui se fasse proche, qui accepte de devenir compagnon de route de l’homme, qui se fasse leur frère. Le Christ, descendant du roi David, est le “frère” autour duquel se constitue le peuple, qui prend soin de son peuple, de nous tous, au prix de sa vie. En lui nous sommes un, unis à lui, nous partageons un seul chemin, un seul destin.

Enfin, le Christ est le centre de l’histoire de l’humanité et de tout homme. C’est à lui que nous pouvons rapporter les joies et les espérances, les tristesses et les angoisses dont notre vie est tissée. Lorsque Jésus est au centre, même les moments les plus sombres de notre existence s’éclairent, et il nous donne l’espérance, comme cela arrive au bon larron dans l’Évangile d’aujourd’hui. Tandis que tous les autres s’adressent à Jésus avec mépris – “ Si tu es le Christ, le Roi Messie, sauve-toi toi-même en descendant de la croix !” – cet homme, qui a commis des erreurs dans sa vie, mais s’en repend, s’agrippe à Jésus crucifié en implorant : « Souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne » (Lc 23, 42). Et Jésus lui promet : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis » (v. 43). Jésus prononce seulement la parole du pardon, non celle de la condamnation ; et quand l’homme trouve le courage de demander ce pardon, le Seigneur ne laisse jamais tomber une telle demande. (2)

À la fin de la messe conclusive de l’Année de la Foi, le pape François a remis sa première exhortation apostolique à 36 représentants de l’Eglise catholique. C’est par ce geste que s’achève officiellement l’Année de la Foi inaugurée par Benoît XVI le 11 octobre 2012, jour du 50° anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II et quatre mois avant sa démission. « Evangelii Gaudium » c’est le titre de cette lettre, qui encourage les catholiques à être missionnaires, et qui sera rendue publique officiellement le mardi 26 novembre. Un texte qui dépasse le cadre du dernier synode des évêques sur la nouvelle évangélisation d’octobre 2012. (3)

 

Après l’homélie, le Souverain Pontife a pris dans les bras le reliquaire en bronze dans une attitude de recueillement et de prière.


Les ossements ont été découverts en 1940 sous le pontificat de Pie XII, lors de fouilles faites dans une nécropole située sous la basilique à côté d'un monument construit au 4ème siècle pour honorer celui qui est considéré comme le premier évêque de Rome. Des ossements enveloppés dans un tissu pourpre brodé de fils d'or avaient été alors découverts.
Les papes n'ont jamais attesté l'authenticité à coup sûr des ossements, mais des tests scientifiques avaient conclu à une grande "probabilité" qu'ils étaient bien ceux de l'ancien pêcheur de Galilée. Des ossements avaient été remis à Paul VI en 1971 et étaient conservés depuis lors dans la chapelle de l'appartement pontifical.

L'apôtre saint Pierre avait été crucifié la tête en bas dans les années 64-70, dans le cirque de Caligula, où se trouvent aujourd'hui les jardins du Vatican. (4)


Sur le reliquaire est gravé en latin "Ex ossibus quae in Arcibasilicae Vaticanae hypogeo inventa Beati Petri Apostoli esse putantur" ("Des os  retrouvés dans l'ipogée de la basilique vaticane, qui sont considérés comme  ceux du bienheureux apôtre Pierre").(5)

 

Sources:

 

(1) http://www.proliturgia.org/

(2) http://www.news.va/fr/news/le-pape-francois-conclut-lannee-de-la-foi

(3) http://www.news.va/fr/news/evangelii-gaudium-levangelisation-selon-le-pape-fr

(4) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/11/24/97001-20131124FILWWW00052-vatican-les-reliques-de-saint-pierre-exposees.php

(5) http://lci.tf1.fr/monde/institutions/les-reliques-de-saint-pierre-exposees-pour-la-premiere-fois-place-8317704.html

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 09:01

 

Contrairement à ce qu’ont soutenu nombre d’intellectuels ouest-européens, le « désenchantement du monde » ne concerne que l’Europe et non le reste du monde.

Partout au contraire, dans ce nouveau monde des émergents (les BRICS) et de la multipolarité, la religion prend une place croissante dans les relations internationales.

Là encore Benoît XVI est un précurseur : il affirme depuis longtemps qu’il n’y a pas de « crise de la foi » mais une « crise de la raison occidentale ». D’où le fait que les religions qui ont cherché à s’aligner sur la modernité comme « religion de la raison » sont en crise et que celles qui (islam, judaïsme orthodoxe, hindouisme fondamentaliste, évangélisme protestant), ont au contraire maintenu un « supernaturalisme réactionnaire » sont en expansion.

Jean-Paul II, puis Benoît XVI ont refusé la modernisation du catholicisme et affirmé au contraire la nécessaire catholicisation de la modernité.

Si Benoît XVI a réintégré la grande majorité des traditionalistes dans la famille catholique, c’est précisément parce qu’il savait qu’une grande partie des jeunes prêtres ordonnés en Europe l’était dans la Tradition.

Mais logiquement ce choix a valu à ces papes volontaires le déclenchement d’une formidable entreprise de désinformation menée par les serviteurs de ce que l’on finira bien par appeler la « dictature mondiale du relativisme ».

C’est sur cette scène de la désinformation mondiale orchestrée par une armée de hyènes grimaçantes que fait son entrée, avec son sourire plein de bonté, le Pape François. Que ses ennemis ne s’y fient pas : les Jésuites ont largement contribué à l’expansion géopolitique du catholicisme romain. »

 


Aymeric Chauprade

 

Source: http://www.realpolitik.tv/2013/05/geopolitique-du-catholicisme-par-aymeric-chauprade/

via ACTUALITE DU 25/11/2013 http://www.proliturgia.org/

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 08:21

 

C’est l’histoire d’un voleur qui sévit dans une contrée. Il vole des enfants pour les soutirer à leurs parents, en prétendant que c’est pour leur bien. Seulement un jour, il n’assume plus et ne nourrit plus les enfants, qui meurent à petit feu.

 

Pourquoi cette histoire ? Elle est l’image d’une réalité concrète. En France, l’Etat a spolié l’Eglise en 1905. Les infâmes menées anticléricales du XIXème siècle ont été couronnées par la loi de 1905 qui a défoncé les tabernacles et volé l’Eglise catholique dans son patrimoine et dans son honneur.

 

Puisque la révolution arrive souvent avec des intentions trompeuses, la république s’est engagée à entretenir les édifices. L’Etat devait prendre les cathédrales en charge, les communes les églises. On dira que ce vol était nécessaire puisque l’Eglise avait besoin des deniers de l’Etat pour entretenir les églises : mais n’est-ce pas se moquer du monde que d’invoquer la nécessité des ors de la république pour entretenir les restes d’une Eglise de France que la république a elle-même mis à genoux ?

 

Aujourd’hui, le pacte séculaire ne tient plus. A Paris, l’opposition demande un audit des églises car leur état est très préoccupant. Il est urgent de s’occuper des cas de Saint-Séverin, de Notre-Dame de Lorette et de bien d’autres…

 

Pourtant l’inénarrable Alexis Corbière, conseiller de Paris et pourfendeur de la littérature fasciste (comprenez les historiens qui ne lui plaisent pas comme Lorant Deutsch) estime qu’une subvention serait une « atteinte à la laïcité ».

 

Ce communiste s’inscrit dans la plus pure tradition de ses grands anciens. En attendant la plus grande église de Paris, Saint-Sulpice, crie sa douleur. Si dans dix ans des débris des premières églises détruites de Paris émane une terrifiante poussière blanche, on saura d’où elle vient.

 

Julien Ferréol

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/christianophobie/561-vols-d-eglises-en-france-on-n-assume-plus

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 16:22

R.Brauman scandalisé par l’attitude de F... par Super_Resistence

 

 

À propos de la visite de trois jours en Israël de F. Hollande, où le président a prononcé "quelques mot en hébreu", affirmé " son indéfectible amitié avec Israël", porté la kipa  et donné l'accolade à Netanyahu, Rony Brauman, ancien président de médecins sans frontières, scandalisé par son attitude, a fustigé l'accolade donnée au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, "allant au-delà de lui serrer simplement la main", alors qu'il s'était recueilli auparavant sur la tombe de Rabin. R. Brauman a en effet expliqué que Netanyahu était un "va-t-en-guerre qui ne rêve que d'attaquer l'iran"..., "responsable politiquement de l'assassinat de Rabin".


 

Netanyahu est "la personne qui peut être - avec Sharon d'ailleurs, mais plus Netanyahu encore - tenue responsable politiquement du meurtre, de l'assassinat de Rabin puisque pendant la campagne de 1996, les affiches qui soutenaient sa campagne, montraient Rabin en uniforme nazi. On le dressait avec un casque ou une casquette SS. Donc, qu'est-ce qu'on fait avec un nazi ? On discute ? Non, surtout quand on est en israël, on tire dessus. Et c'est en effet ce qui s'est passé. Netanyahu a directement appelé au meurtre de Rabin. 

 

Il y a tout de même quelque chose d'assez déconcertant de voir un président qui va s'incliner sur la tombe de Rabin - peut-être le seul leader israélien qui a vraiment compris que la sécurité d'Israël passait par la paix avant de passer par les armes - il y a quelque chose donc de choquant à voir cet enthousiasme à donner l'accolade à Netanyahu, cet espèce de va-t-en-guerre qui ne rêve que de plaies et des bosses, qui ne rêve que d'attaquer l'Iran, de semer encore un peu plus le chaos au proche-Orient, tout en allant s'incliner sur la tombe de Rabin. Là il y a une contradiction qui n'est pas assez soulignée à mon sens et qui mérite de l'être". (Rony Brauman)

 

 


. Hollande : «toujours» l'«ami» d'Israël

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 15:21

Pendant que la France s'enfonce dans le chômage, les budgets primes des ministres du gouvernement Ayrault ne connaissent pas la crise, leur montant est en hausse de 3% sur un an :

 

 

Heures supplémentaires, planning chargé et réactivité à toute épreuve forgent le quotidien des collaborateurs des ministres. Pour remercier leurs équipes de tant de courage et d'abnégation, les membres les plus éminents du gouvernement leur reversent des primes, financées par la dotation d'indemnités pour sujétions particulières (ISP), une enveloppe annuelle répartie entre les différents cabinets par celui du Premier ministre (mise à jour 2013, son montant est en hausse de 3% sur un an).

 

En règle générale, la somme allouée est fonction du nombre de personnes qui entourent le ministre, c'est-à-dire, les membres de son cabinet et les personnels chargés des fonctions supports (sécurité, intendance, logistique...). Mais ce n'est pas toujours le cas. Pour établir le classement des ministres susceptibles d'attribuer la plus grosse prime par personne, le JDN a pris en compte la composition de leurs troupes au 1er août 2012 selon les documents budgétaires 2013 et le montant de l'enveloppe annuelle attribuée à chacun d'eux.

 

Les budgets primes des ministres du gouvernement Ayrault

 

N°1 : Marisol Touraine, 13 725 euros par personne et par an en moyenne

 

Marisol Touraine dispose d'une enveloppe annuelle de 878 408 euros, pour récompenser les 64 membres de son équipe, soit 13 725,13 euros par personne. Un montant qui fait d'elle le ministre potentiellement le plus généreux. Mais d'après les prévisions de consommation, la ministre des Affaires sociales et de la Santé n'aura dilapidé que 63% de cette somme au 31 décembre.

 

Fonction : ministre des Affaires sociales et de la Santé

Budget primes : 878 408 euros

Effectif Total : 64

Dont membres du cabinet : 15

Dont fonctions support : 49

Consommation prévisionnelle au 31 décembre 2012 : 549 005 euros

 

N°2 : Jean-Marc Ayrault, 12 829 euros par personne et par an en moyenne

 

Si le budget dont bénéficie Jean-Marc Ayrault (5,85 millions d'euros) pour distribuer des primes à ses collaborateurs est le plus important de tous, ce n'est pas parce que c'est son cabinet qui les répartit entre les différents ministères. Cela s'explique par le nombre impressionnant de personnes qui gravitent autour de lui : 456. Au 31 décembre 2012, le Premier ministre n'aura dépensé que 58% de la somme qui lui était impartie.

 

Fonction : Premier ministre

Budget primes : 5 850 000 euros

Effectif Total : 456

Dont membres du cabinet : 53

Dont fonctions support : 403

Consommation prévisionnelle au 31 décembre 2012 : 3 394 657 euros

 

N°3 : Sylvia Pinel, 11 956 euros par personne et par an en moyenne

 

Les collaborateurs de Sylvia Pinel, ministre de l'Artisanat et du Commerce, ne sont, certes, pas très nombreux : 39 en comptant les membres de son cabinet et les personnes en charge des fonctions supports. En revanche, la dotation annuelle d'ISP dont elle bénéficie s'élève à 466 268 euros. Mais d'après les prévisions de consommation, Sylvia Pinel n'aura distribué à ses collaborateurs que 58% de cette somme au 31 décembre 2012.

 

Fonction : ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme

Budget primes : 466 268 euros

Effectif Total : 39

Dont membres du cabinet : 10

Dont fonctions support : 29

Consommation prévisionnelle au 31 décembre 2012 : 270 000 euros

 

N°4 : Nicole Bricq, 11 949 euros par personne et par an en moyenne

 

Nicole Bricq est la ministre la moins entourée, avec seulement 11 membres dans son cabinet et 27 personnes affectées aux fonctions support. Ce n'est pourtant pas à elle que revient la plus petite dotation d'ISP, puisqu'elle dispose de 454 052 euros à redistribuer à sa petite équipe. Un montant deux fois supérieur à celui que la ministre du Commerce extérieur devrait avoir consommé au 31 décembre prochain.

 

Fonction : ministre du Commerce extérieur

Budget primes : 454 052 euros

Effectif Total : 38

Dont membres du cabinet : 11

Dont fonctions support : 27

Consommation prévisionnelle au 31 décembre 2012 : 225 000 euros

 

N°5 : Arnaud Montebourg, 11 913 euros par personne et par an en moyenne

 

679 058 euros par an. C'est la somme dont dispose Arnaud Montebourg pour attribuer des primes à ses 57 collaborateurs au titre des indemnités pour sujétions particulières, soit 11 913,3 euros par personne. Pour 2012, la consommation prévisionnelle atteint 422 000 euros, ce qui représente 62% de l'enveloppe initialement allouée au ministre du Redressement productif.

 

Fonction : ministre du redressement productif

Budget primes : 679 058 euros

Effectif Total : 57

Dont membres du cabinet : 15

Dont fonctions support : 42

Consommation prévisionnelle au 31 décembre 2012 : 422 000 euros

 

N°6 : Najat Vallaud-Belkacem, 11 745 euros par personne et par an en moyenne

 

Une équipe de 47 collaborateurs, dont 13 membres de cabinet et 34 personnes chargées des fonctions support, entoure Najat Vallaud-Belkacem. Au titre de l'année 2012, une enveloppe de 552 001 euros lui a été attribuée pour les récompenser. D'après les prévisions de consommation, la ministre des Droits des femmes est celle qui aura fait le plus usage de sa dotation d'ISP en 2012, avec 72% utilisés entre le 15 mai et le 31 décembre.

 

Fonction : ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement

Budget primes : 552 001 euros

Effectif Total : 47

Dont membres du cabinet : 13

Dont fonctions support : 34

Consommation prévisionnelle au 31 décembre 2012 : 396 112 euros

 

N°7 : Pierre Moscovici, 10 900 euros par personne et par an en moyenne

 

Pierre Moscovici dispose d'une enveloppe annuelle de 730 304 euros, à redistribuer aux 67 personnes de son équipe. Ramené au nombre de collaborateurs, cela représente en moyenne 10 900,06 euros. Toutefois, au 31 décembre 2012, le ministre de l'Economie et des Finances ne devrait avoir consommé que 62% du budget qui lui a été alloué au titre des ISP.

 

Fonction : ministre de l'Economie et des Finances

Budget primes : 730 304 euros

Effectif Total : 67

Dont membres du cabinet : 20

Dont fonctions support : 47

Consommation prévisionnelle au 31 décembre 2012 : 453 000 euros

 

 

Source: http://www.journaldunet.com/economie/magazine/primes-des-ministres/

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 23:57
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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 21:43

En ces temps calamiteux, où la plupart des autorités temporelles et spirituelles se sont ralliées à l’esprit de monde qui proclame les « Droits de l’Homme », de l’homme tout puissant, de l’homme maître de la nature, de l’homme maître de sa nature, de l’homme qui décide du bien et du mal — et donc de l’homme qui se fait Dieu —, du fond des âges une petite voix dérangeante, une petite voix entêtante retentit : Antigone rappelle aux tyrans de la modernité qu’il existe une loi naturelle indépendante de la volonté de l’homme, une loi de notre nature, cette loi de raison qu’on ne saurait violer sans violer notre humanité. RÉSISTANCE ! Droit naturel, mieux, droit divin — si on reconnaît comme Antigone que ce droit vient de Dieu —, voilà le combat ultime que montre la jeune fille, voilà son testament sublime pour la grande guerre eschatologique contre l’asservissement planétaire qui se profile…


Table des matières
  • Antigone de Sophocle (495-406 av. J.-C.)
  • La question de la loi naturelle
  • La postérité d'Antigone et de Créon
  • Conclusion

Antigone de Sophocle (495-406 av. J.-C.)
Résumé de la pièce

Le siège de Thèbes vient de finir ; les Argiens sont en fuite ; Étéocle et Polynice se sont entre-tués dans la bataille. Créon, devenu roi par la mort de ses neveux, a promulgué un édit inhumain : il veut que le cadavre de Polynice « soit abandonné sans larmes et sans sépulture à la voracité des oiseaux » et il a décrété la peine capitale contre les impudents qui enfreindraient cet édit.

Au début du drame, Antigone sort du palais avec un vase sur l’épaule. Courageuse, elle a résolu de verser sur le corps de son frère l’eau lustrale et la poussière prescrite par les rites ; elle se dirige seule vers la campagne où gît le cadavre de Polynice.
Superbe et fier, Créon descend — comme autrefois Œdipe — les marches du palais. En termes énergiques, il renouvelle au peuple son ordre sacrilège. Il sera inflexible pour quiconque lui désobéira.

À peine a-t-il achevé cette proclamation qu’un garde arrive, tremblant. Avec une frayeur comique, il raconte au roi qu’un téméraire inconnu a jeté un peu de terre sur le cadavre de Polynice et, par conséquent, a accompli les rites prescrits. Créon s’emporte à cette nouvelle. Il insulte le Chœur ; il menace le garde et promet de faire un exemple terrible sur les responsables, si le coupable n’est pas découvert et livré.
Le Chœur, resté seul, chante le génie inventif de l’homme et ses merveilleuses victoires sur la nature. Mais il regrette qu’égaré par son orgueil, l’être humain « viole les lois de la patrie et les droits sacrés des dieux ».

Le garde revient tout joyeux. Il amène Antigone à Créon et dénonce au roi la jeune fille. C’est elle qui a inhumé Polynice ; c’est elle qu’on a surprise versant de la poussière sur le mort. Alors s’engage entre le tyran et l’héroïne un dialogue immortel (relaté ci-après).
Aux reproches et aux invectives de Créon, Antigone réplique par l’affirmation des lois « non écrites, mais immuables », par la revendication hautaine de l’équité divine sur la justice des hommes. Créon défendait ; les dieux ordonnaient… Elle a écouté la voix des dieux et tient tête au tyran qui écume de rage et hurle la sentence de mort.
Antigone trouve un défenseur résolu : c’est son fiancé, son cousin germain, le fils de Créon. Respectueux, quoique ferme, Hémon supplie son père de réfléchir et d’accorder la vie à Antigone. Mais son éloquence émue et insinuante ne peut rien contre l’implacable entêtement du roi. Injurié grossièrement, le jeune homme s’éloigne désespéré, en prononçant des paroles lugubres qui impressionnent péniblement le Chœur.

Condamnée à être murée dans une caverne où elle attendra que la mort la prenne, Antigone traverse la scène, escortée par Créon et des gardes. Raillée lâchement par le Chœur, elle a un moment de défaillance bien explicable et pleure sur ses espérances de jeunesse. Puis elle se redresse et marche au supplice avec l’exaltation d’une martyre, avec la conscience qu’elle périt victime du devoir.
Dans un hymne purement mythologique, le Chœur énumère les personnages qui furent traités comme va l’être Antigone et qui subirent la force du Destin.

Créon triomphe ; mais l’expiation est proche. Voici venir Tirésias, le messager des dieux. Au nom de la divinité, il commande à Créon de délivrer Antigone et d’ensevelir Polynice. Le tyran raille et injurie ; puis, effrayé par les prédictions sinistres du devin, il se précipite pour contremander l’ordre fatal.
Le Chœur appelle Bacchus, le dieu protecteur de la ville, au secours des Thébains menacés de nouveaux malheurs.

Il est trop tard ! Les malheurs se suivent et s’accumulent. Un messager nous apprend qu’Antigone s’est pendue dans la caverne et qu’Hémon s’est suicidé auprès d’elle, après avoir craché au visage de son père. Cette catastrophe désespère la femme de Créon, qui se tue. Et, tout écrasé par cet amas inouï d’expiations, le tyran, devant les cadavres de son fils et de son épouse, comprend qu’il y a des dieux qui jugent et qui savent châtier même les rois.

Extrait de l’affrontement entre Antigone et Créon

L’affrontement entre la jeune fille et le tyran est immédiat et total : elle affirme l’illégitimité de l’édit royal en se réclamant des lois divines, non écrites et éternelles.

Créon --- Connaissais-tu la défense que j’avais fait proclamer ?

Antigone --- Oui, je la connaissais ; pouvais-je l’ignorer ? Elle était des plus claires.

Créon --- Ainsi tu as osé passer outre à ma loi ?

Antigone --- Oui, car ce n’est pas Zeus qui l’avait proclamée ! Ce n’est pas la Justice, assise aux côtés des dieux infernaux ; non, ce ne sont pas là les lois qu’ils ont jamais fixées aux hommes, et je ne pensais pas que tes défenses à toi fussent assez puissantes pour permettre à un mortel de passer outre à d’autres lois, aux lois non écrites, inébranlables, des dieux ! Elles ne datent, celles-là, ni d’aujourd’hui ni d’hier, et nul ne sait le jour où elles ont paru. Ces lois-là, pouvais-je donc, par crainte de qui que ce fût, m’exposer à leur vengeance chez les dieux ? Que je dusse mourir, ne le savais-je pas ? et cela, quand bien même tu n’aurais rien défendu. Mais mourir avant l’heure, je le dis bien haut, pour moi, c’est tout profit : lorsqu’on vit comme moi, au milieu des malheurs sans nombre, comment ne pas trouver de profit à mourir ? Subir la mort, pour moi n’est pas une souffrance. C’en eût été une, au contraire, si j’avais toléré que le corps d’un fils de ma mère n’eût pas, après sa mort, obtenu un tombeau. De cela, oui, j’eusse souffert ; de ceci je ne souffre pas. Je te parais sans doute agir comme une folle. Mais le fou pourrait bien être celui même qui me traite de folle.

Créon --- […] Puisque seule dans la cité je l’ai trouvée rebelle, j’entends ne pas tromper la confiance du peuple : je la condamne à mort […]
L’anarchie est le pire des fléaux ; elle ruine les cités, détruit les foyers, rompt les lignes du combat, sème la panique, alors que la discipline sauve la plupart de ceux qui restent à leur poste. C’est pourquoi notre devoir est de défendre l’ordre et de ne jamais souffrir qu’une femme ait le dessus. Mieux vaut tomber, s’il le faut, sous les coups d’un homme, que d’être appelé le vaincu d’une femme. [1]

Brève analyse

L’orgueil de Créon est immense, et ses dernières paroles trahissent sa contrariété d’être désobéi et repris pour des motifs raisonnables, d’autant plus que ceux-ci sont exposés par une femme (probablement est-ce d’ailleurs une raison importante de son entêtement). Cependant, il se doit de défendre rationnellement sa loi inique, sous peine de perdre tout crédit, aussi invoque-t-il son utilité, son efficacité pour maintenir l’ordre de la Cité. Cet argument — « positiviste » avant l’heure — est réfuté par le jurisconsulte romain Cicéron (106-43 av. J.C.) qui déclare à ce propos :

Il est impossible qu’une chose soit utile si elle n’est pas en même temps moralement bonne. Et ce n’est point parce qu’elle est utile qu’elle est moralement bonne, mais parce qu’elle est moralement bonne qu’elle est utile. [2]

Dans sa pièce Sophocle montre que l’ordre et la paix ne sauraient en aucun cas s’obtenir au dépens de la loi morale, la loi commune au genre humain, ou loi de nature, cette loi d’origine divine. Violer la loi naturelle provoque au contraire la déchéance et la mort.

 


La question de la loi naturelle

La loi naturelle définie par Aristote

Quand Aristote (384-322 av. J.C.) traite de la « loi commune » à tous les hommes et du droit naturel qui lui est associé, il recourt tout naturellement à l’héroïne de Sophocle :

[…] il y a une justice et une injustice dont tous les hommes ont comme une divination et dont le sentiment leur est naturel et commun, même quand il n’existe entre eux aucune communauté ni aucun contrat ; c’est évidemment, par exemple, ce dont parle l’Antigone de Sophocle, quand elle affirme qu’il était juste d’enfreindre la défense et d’ensevelir Polynice ; car c’était là un droit naturel : « Loi qui n’est ni d’aujourd’hui ni d’hier, qui est éternelle et dont personne ne connaît l’origine. » C’est aussi celle dont Empédocle s’autorise pour interdire de tuer un être animé ; car on ne peut prétendre que cet acte soit juste pour certains, et ne le soit pas pour d’autres : « Mais la loi universelle s’étend en tous sens, à travers l’éther qui règne au loin et aussi la terre immense. » [3]

Il existe donc une loi naturelle et des droits imprescriptibles qui garantissent à tout être humain la liberté d’accomplir cette loi : le droit naturel. La légitimité d’une autorité, l’amour qu’elle obtient de ses subordonnés, provient précisément de sa soumission à la loi naturelle, de son zèle à la défendre et à garantir à chacun les droits de lui obéir.
Remarquons que le moindre des sujets — ici une femme que Créon méprise —, peut signifier au monarque son devoir quand il s’écarte de la loi naturelle.

La loi naturelle définie par Cicéron

Environ cinquante ans avant Jésus-Christ, dans son De republica, Cicéron définit la loi naturelle comme la loi de droite raison :

Il est, en effet, une loi véritable, la droite raison conforme à la nature, immuable et éternelle qui appelle l’homme au devoir par ses commandements et le détourne du mal par ses défenses et dont les commandements ni les défenses ne restent jamais sans effet sur les bons, ni sans action sur les méchants. On ne peut
  • ni l’infirmer par d’autres lois,
  • ni déroger à quelques-uns de ses préceptes,
  • ni l’abroger tout entière.

Ni le sénat, ni le peuple ne peuvent nous soustraire à son empire ; elle n’a pas besoin d’interprète qui l’explique.
Il n’y en aura pas une à Rome, une autre à Athènes, une aujourd’hui, une autre demain, mais une seule et même loi éternelle, inaltérable qui dans tous les temps régit à la fois tous les peuples.
Et l’univers entier est soumis à un seul maître, à un seul roi suprême, au Dieu tout-puissant qui a conçu et médité cette loi.
La méconnaître, pour un homme, c’est se fuir soi-même, renier sa nature et par là même subir les plus cruels châtiments, lors même qu’on échapperait à tout ce qu’on regarde comme des supplices. [4]

Ce texte est remarquable à plus d’un titre ; en effet, quarante ans avant le message du Christ, un païen établit la synthèse de tout ce que l’homme peut connaître sans la Révélation — sans ce que Dieu révèle de Lui et de Sa Création —, par la simple observation du réel, de la nature, par ce que peut conclure la seule raison humaine dans une civilisation avancée, fût-elle polythéiste.

La loi naturelle définie par saint Thomas d’Aquin

DÉFINITION


Saint Thomas explique dans la Somme Théologique que Dieu gouverne le monde par la loi éternelle qui est Sa volonté. Dans la créature raisonnable, la loi naturelle participe à la loi éternelle car la lumière de notre raison nous fait distinguer le bien et le mal comme une impression de la lumière divine en nous.

[...] la lumière de notre raison naturelle, nous faisant discerner ce qui est bien et ce qui est mal, n’est autre chose qu’une impression en nous de la lumière divine. [...] la loi naturelle n’est pas autre chose qu’une participation de la loi éternelle dans la créature raisonnable. [5]
la loi naturelle émane de la raison, de même qu’une phrase énoncée est œuvre de la raison […] les préceptes de la loi naturelle jouent dans l’homme le même rôle vis-à-vis de l’action que les principes premiers vis-à-vis de la science. [6]

IL FAUT DÉSOBÉIR AUX LOIS CONTRAIRES AUX COMMANDEMENTS DE DIEU

[…] les lois peuvent être injustes par leur opposition au bien divin : telles sont les lois tyranniques qui poussent à l’idolâtrie ou à toute autre chose en contradiction avec la loi divine. Il n’est jamais permis d’observer de telles lois car, « il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes ». […] Cet argument vise les lois humaines, contraires au commandement de Dieu ; et contre lequel aucune autorité humaine ne prévaut. Il ne faut donc pas obéir à de telles lois. [7]

CONTENU DE LA LOI NATURELLE

Tout ce qui agit, le fait en vue d’une fin qui a valeur de bien. C’est pourquoi le principe premier, pour la raison pratique, est celui qui se base sur la notion de bien, à savoir qu’il faut faire et rechercher le bien et éviter le mal. Tel est le premier précepte de la loi. [8]
Tout ce qui assure la conservation humaine et tout ce qui empêche le contraire de cette vie, c’est-à-dire la mort, relèvent de la loi naturelle. [9]
[…] appartient à la loi naturelle ce que l’instinct naturel apprend à tous les animaux, par exemple l’union du mâle et de la femelle, le soin des petits, etc. [10]
On trouve dans l’homme un attrait vers le bien conforme à sa nature d’être raisonnable, qui lui est propre ; ainsi se sent-il un désir naturel de connaître la vérité sur Dieu et de vivre en société. En suite de quoi appartient à la loi naturelle tout ce qui relève de cet attrait propre : par exemple qu’il évite l’ignorance, ou ne fasse pas de tort à son prochain avec lequel il doit entretenir des rapports, et en général toute autre prescription de ce genre. [11]

On le constate, la recherche chrétienne sur l’homme ne nie pas les conclusions de la réflexion païenne d’avant la Révélation, au contraire, elle les incorpore, elle les continue et les perfectionne dans une synthèse éclairée par la Parole de Dieu.

La loi naturelle du respect dû aux morts et de l’obligation de pourvoir à leur sépulture
Quand le respect voulu est manifesté envers les parents décédés et perpétré après leur mort, c’est là que la force morale d’un peuple atteint son point culminant. (Confucius, Entretiens, I, 9.)

Le devoir envers les défunts — et en particulier celui de leur assurer une sépulture — se retrouve effectivement dans toutes les grandes civilisations, et Saint Augustin en donne la raison :

Le corps ne nous a pas été donné comme un ornement ou un aide extérieur, il appartient à la nature même de l’homme. De là vient qu’une piété attentive s’est empressée de rendre aux anciens justes les soins funèbres, de célébrer leurs obsèques, et de pourvoir à leur sépulture ; et tandis qu’ils vivaient, ils ont eux-mêmes prescrit à leurs enfants d’ensevelir leurs corps et parfois aussi de les transporter d’un lieu en un autre (Gen. XXIII, XXV, 9, 10, et XLVII, 30).

C’est en ensevelissant les morts que Tobie a mérité les faveurs de Dieu : c’est à ce titre qu’il est loué, et un ange même en rend témoignage (Tob. II, 9, et XII, 12).

Le Seigneur lui-même, qui devait pourtant ressusciter le troisième jour, publie et recommande de publier la bonne œuvre de cette femme pieuse qui avait répandu une huile parfumée sur ses membres, et parce qu’elle l’avait fait en vue de sa sépulture (Matt. XXVI, 7-13). [12]

Bien entendu, ces prescriptions de la loi naturelle sont reprises dans le monde chrétien et le Catéchisme de saint Pie X rappelle au Chapitre des œuvres de miséricorde :

--- Quelles sont les bonnes œuvres dont il nous sera demandé un compte particulier au jour du jugement ?

— - Les bonnes œuvres dont il nous sera demandé un compte particulier au jour du jugement sont les œuvres de miséricorde.

— - Qu’entend-on par œuvre de miséricorde ?

— - L’œuvre de miséricorde est celle par laquelle on secourt les besoins spirituels ou corporels du prochain.

— - Quelles sont les œuvres de miséricorde corporelle ?

— - Les œuvres de miséricorde corporelle sont :

  1. donner à manger à ceux qui ont faim,
  2. donner à boire à ceux qui ont soif,
  3. vêtir ceux qui sont nus,
  4. abriter les étrangers,
  5. visiter les infirmes,
  6. visiter les prisonniers,
  7. ensevelir les morts.

Insistons encore pour dissiper toute équivoque : nous ne parlons pas du droit d’un mort à être enterré (ce qui n’a pas vraiment de sens), mais bien de l’obligation pour les vivants d’inhumer leurs morts. Cette loi naturelle assure à tout être humain le droit de remplir ce devoir. C’est ce droit naturel que Créon refuse à Antigone.


La postérité d’Antigone et de Créon 
Hétéronomie traditionnelle et autonomie moderne

S’il existe un exemple frappant de la continuité entre la pensée antique et la pensée chrétienne, c’est bien Antigone. La jeune fille incarne la créature humaine, soumise aux lois naturelles et divines ; elle est le symbole de la cité hétéronome qui admet une loi supérieure à l’arbitraire d’une volonté humaine, quand un Créon symbolise au contraire le tyran, l’État autonome de la cité moderne ne reconnaissant que sa propre loi. C’est bien ainsi que le philosophe Léo Strauss définit les sociétés postrévolutionnaires :

Le changement fondamental que nous tentons de décrire se manifeste dans la substitution des droits de l’homme à la loi naturelle : la loi qui prescrit des devoirs a été remplacée par des droits, et l’homme a remplacé la nature. Les droits de l’homme sont l’équivalent moral de l’Ego cogitans. L’ego cogitans s’est entièrement émancipé de la tutelle de la nature, et finalement, il refuse d’obéir à toute loi qu’il n’ait engendrée en totalité, ou de se dévouer à toute valeur dont il ne soit certain d’être le créateur. [13]

À l’opposé, dans cette tragédie de Sophocle vieille de 2500 ans, Antigone reste le modèle de la piété, de l’ordre et du devoir. Antigone incarne l’exact contraire du révolutionnaire : elle ne remet pas en cause l’autorité, elle ne souhaite pas la renverser, elle la respecte même, mais elle se dresse contre celle-ci et lui désobéit quand ses ordres sont illégitimes. Elle défend l’ordre divin contre l’orgueil humain qui prétend changer les lois de la nature. Un Maurras le concède : « Antigone est une légitimiste héroïque et farouche. » [14]

Sainte Jeanne d’Arc : l’autre figure d’Antigone

En évoquant ainsi la figure de l’héroïne de Sophocle, on ne peut s’empêcher de songer à sainte Jeanne d’Arc, cette Antigone de la monarchie très chrétienne qui rappelle la volonté de Dieu aux Créons de l’époque pour restaurer la loi juste, cette légitimité qui seule établit et préserve le bien commun. Durant son procès la Pucelle réaffirme, devant ses juges et bourreaux, de par Dieu et jusqu’à la mort, la légitimité du roi Charles VII.

Roi d’Angleterre, et vous, duc de Bedford, qui vous dites régent du royaume de France [...] Rendez à la Pucelle, qui est ici envoyée de par Dieu, le Roi du Ciel, les clefs de toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est ici venue de par Dieu pour proclamer le sang royal. [...] n’ayez point d’autre opinion, car vous ne tiendrez pas le royaume de France de Dieu, le Roi du Ciel, fils de sainte Marie ; mais le tiendra le Roi Charles, vrai héritier ; car Dieu, le Roi du Ciel, le veut, et cela lui est révélé par la Pucelle, et il entrera à Paris à bonne compagnie. [15]

Or, cette ténacité — répétons-le, jusqu’à la mort — ne laisse pas de surprendre. En effet, pourquoi cette libéralité divine alors qu’objectivement Charles VII se révèle être un roi si peu reluisant ?

  • ce n’est pas un prince vaillant. Il ne prend jamais les armes pour affirmer ne serait-ce qu’une « légitimité de conquête ».
  • il abandonne lâchement la Pucelle à ses ennemis, et pour un sort qu’il sait cruel. Pourtant il l’a bien reconnue comme messagère divine, et il est bien conscient de lui valoir son sacre.
  • il est le premier Capétien à instaurer la scandaleuse habitude de la maitresse royale officielle, en la personne de la favorite Agnès Sorel.

Comment alors expliquer que Dieu soit si miraculeusement intervenu pour placer sur le trône un tel roi ? L’épopée de sainte Jeanne d’Arc, ainsi posée, ne peut se comprendre qu’en terme de restauration, non de la personne du roi, mais de l’institution qui le fait roi. Dieu, par la geste de Sa sainte, fait la grâce insigne aux Français d’affirmer la primauté des Lois Fondamentales du Royaume — qui désignent le successeur légitime —, par dessus toute volonté humaine et par delà tous les intérêts partisans, pour le bien commun. De même que la loi naturelle est accessible à la raison, mais que Dieu la rappelle aux Hébreux dans la révélation du décalogue faite à Moïse, de même en cette période trouble de la Guerre de cent-ans, Dieu rappelle aux Français les lois de succession de leur pays par l’intermédiaire de sainte Jeanne.

Conscient du caractère véritablement extraordinaire de ces lois, Jean-Baptiste Colbert de Torcy, ministre de Louis XIV et neveu du grand Colbert, ne craint pas d’écrire :

Suivant ces lois, le prince le plus proche de la couronne en est héritier nécessaire… il succède, non comme héritier, mais comme le monarque du royaume… par le seul droit de sa naissance. Il n’est redevable de la couronne ni au testament de son prédécesseur, ni à aucun édit, ni a aucun décret, ni enfin à la libéralité de personne, mais à la loi. Cette loi est regardée comme l’ouvrage de celui qui a établi toutes les monarchies, et nous sommes persuadés, en France, que Dieu seul la peut abolir. [16]

La ressemblance stupéfiante entre Antigone et sainte Jeanne — même affirmation de l’hétéronomie et de la légitimité, même résolution dans les actes et les propos, même courage, même destin tragique — n’a pas échappé à un Robert Brasillach [17], qui dans sa préface au Procès de Jeanne d’Arc écrit :

La préfiguration la plus parfaite de Jeanne dans le monde païen, Antigone, l’Invocatrice des Lois Éternelles, nous touche moins que cette enfant insolente […] c’est bien une voix vivante que nous entendons, cette voix têtue, acharnée, qui si magnifiquement riposte, — ou qui, soudain éclairée par un avertissement miraculeux, dépasse son insolence même et prophétise. [18]

Véritable incarnation de la mythique Antigone, la Pucelle déclare au sujet de l’origine de « ses voix » :

Cette voix vient de par Dieu. Et je crois que je ne vous dis pas pleinement ce que je sais. J’ai une plus grande peur de faillir, en disant chose qui déplaise à ces voix, que je n’en ai à vous répondre. [19]
Conclusion 

Puisse le souvenir d’Antigone et de la Pucelle nous encourager à toujours rappeler la loi naturelle avec cette même voix forte qui traverse les siècles, à nous opposer ainsi aux lois iniques des Créons de la Modernité, ces démiurges autonomes qui violent toute humanité [20] en légalisant : avortement, « mariage » homosexuel, euthanasie, eugénisme, manipulation du génome humain et, à terme, confiscation des enfants à leurs parents afin de permettre à l’État de les conditionner au gré des passions de quelques décideurs omnipotents.
Mais en toute logique, les deux héroïnes doivent d’abord nous motiver dans notre combat pour le rétablissement de la monarchie, car, seul ce régime naturel est par essence fondé sur l’hétéronomie comme le rappelle si bien un cardinal de Richelieu au roi dans son Testament politique :

Dieu étant le Principe de toutes choses, le souverain Maître des Rois, et celui seul qui les fait régner heureusement, si la dévotion de V.M. [Votre Majesté] n’était connue de tout le monde, je commencerais ce chapitre qui concerne sa personne, en lui représentant, que si elle ne suit les volontés de son Créateur, et ne se soumet à ses lois, elle ne doit point espérer de faire observer les siennes, et de voir ses sujets obéissants à ses ordres. [21]

[1Sophocle, Antigone, 449-455, Les Belles Lettres, 1981, p. 30-31.

[2Cicéron, De officiis, III, 30.

[3Aristote, Rhétorique, 1373b.

[4Cicéron, De republica, libri, III, 17.

[5Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, La Loi, Question 91. Traduction française par M.-J. Laversin, O.P. Éditions de la revue des jeunes, Société Saint Jean l’Évangéliste, Desclée et Cie, Paris Tournai Rome, 1935.

[6Saint Thomas d’Aquin, Op. cit., La Loi, Question 94, p. 107.

[7Saint Thomas d’Aquin, Op. cit., La Loi, Question 96, p. 177.

[8Saint Thomas d’Aquin, Op. cit., La Loi, Question 94, p. 109-110.

[9Saint Thomas d’Aquin, Op. cit., La Loi, Question 94, p.111.

[10Saint Thomas d’Aquin, Op. cit., La Loi, Question 94, p. 111.

[11Saint Thomas d’Aquin, Op. cit., La Loi, Question 94 , p.111-112.

[12Œuvres complètes de saint augustin, « Des devoirs à rendre aux morts », traduites pour la première fois en français sous la direction de M. Raulx, Tome XII, Bar-le-Duc, 1866. Traduction de M. Defourny.

[13Léo Strauss, La cité et l’homme, Le livre de poche, Biblio/essais, Paris, 2005, p.62.

[14Charles Maurras, Antigone, vierge-mère de l’ordre, collection Au signe des trois anneaux, Les Trois anneaux, s.l. [Genève], 1948.

[15Lettre de Jeanne au Roi d’Angleterre, citée par Robert Brasillach, in Le Procès de Jeanne d’Arc, NRF Gallimard, Paris, 1941, p.60-61.

[16Jean-Baptiste Colbert de Torcy, ministre de Louis XIV, cité par Th. Derisseyl in Mémoire sur les droits de la maison d’Anjou à la couronne de France, Fribourg, 1885.

[17On se demande par quel égarement cet admirateur de sainte Jeanne d’Arc se retrouve pendant la guerre dans le camp de l’Occupant à soutenir le Gouvernement de Vichy avec toute sa clique socialo-communiste issue du Front Populaire (Déat, Doriot, Belin, Laval...) et au coté d’une idéologie ennemie de la loi naturelle. En effet Adolf Hitler ne déclare-t-il pas :

Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique du déchet humain. (T1 p.51.) [...] Les hommes se dépossèdent les uns des autres, et l’on s’aperçoit en fin de compte que c’est toujours le plus fort qui triomphe. N’est-ce pas là l’ordre le plus raisonnable ? (T1 p.40) (Libres Propos sur la Guerre et la Paix, Le temps présent, Flammarion,)

[18Robert Brasillach, Le Procès de Jeanne d’Arc, NRF Gallimard, Paris, 1941, p. 11.

[19Robert Brasillach, Op. cit., p. 41.

[20C. S. Lewis : L’abolition de l’homme, Éditions Raphaël, Suisse, 2000, Traduction de Denis Ducatel.

[21Reprod. de l’éd. d’Amsterdam, 1689, Bibliothèque de philosophie politique et juridique, Centre de philosophie politique et juridique de Caen, 1985.

 

Source: http://www.viveleroy.fr/?Antigone-heroine-de-la-loi

 

 

. Considérations sur la violence suscitée par la loi Taubira : une guerre de religions ?

. L’ordre injuste et le réveil des consciences

. Michel De Jaeghere aux veilleurs : réflexions sur la loi

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 09:26

Le Grand Ferré (1330-1359), héros picard de la Guerre de Cent Ans (XIVe siècle), renvoie également à une révolte de paysans contre des violences dont ils étaient les victimes, une quasi jacquerie qui voit des paysans massacrer des nobles, mais il s'agit de nobles anglais, ce qui fait que tout leur sera pardonné.

 

C'est au XIVe siècle que le paysan devient un héros et éventuellement pourvu d'une capacité politique. Par exemple c'est au XIVe siècle que la Suisse deviendra une république paysanne.


 

http://theatrum-belli.org/wp-content/uploads/2013/11/Le-Grand-Ferr%C3%A93.jpgAprès Jeanne d’Arc dont Colette Beaune est l’incontestable spécialiste, la grande médiéviste entreprend ici de nous conter l’histoire du premier héros paysan de l’histoire de France.

 

A sa manière, entre érudition et enquête, Colette Beaune retrace la vie réelle et rêvée de ce simple paysan, notre Robin des Bois, qui resta pendant des siècles une légende populaire jusqu’à ce que Michelet en fît au XIXe siècle, le fondateur de la Nation France.

 

Avec :

Colette Beaune, professeur émérite à l’Université de Paris X.

Mathieu Arnoux, Directeur d’études à l’EHESS. Professeur à l’Université Paris VII.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                       Source: http://theatrum-belli.org/le-grand-ferre-un-paysan-un-combattant-un-heros-medieval/

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c8/Longueil-Sainte-Marie_%2860%29%2C_monument_du_Grand_Ferr%C3%A9%2C_place_Charles-de-Gaulle_1.jpg/450px-Longueil-Sainte-Marie_%2860%29%2C_monument_du_Grand_Ferr%C3%A9%2C_place_Charles-de-Gaulle_1.jpg

Statue du Grand Ferré à Longueil-Sainte-Marie


 

. Manuel Valls : « Historiquement, c'est la gauche qui a inventé la nation, en 1789 »

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 22:06

 

Printemps français : à Nantes Béatrice Bourges appelle à la RésistancePrintemps français : à Nantes Béatrice Bourges appelle à la Résistance

 

 

 

17/11/2013 – 11H00 Nantes (Breizh-info.com) - Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français, donnait une conférence hier soir à Nantes. Répondant à l’invitation de l’Institut Nantais Historique et Littéraire (IHLN), fondé par Bernard Mallet, de l’association » Les Nantais pour la famille » et du collectif des « Bonnets Rouges du Pays Nantais », plus de 200 personnes, attentives et enthousiastes, s’étaient déplacées pour écouter celle qui fut une des figures de proue de la lutte contre la loi sur le mariage gay. Après une rapide présentation par le responsable de l’IHLN, l’intervenante leur a démontré avec passion et talent pourquoi l’heure de la Résistance est arrivée.

En effet, si la lutte contre la loi Taubira a permis de mobiliser une majorité de français, elle n’est, selon B. Bourges, qu’un élément d’un projet idéologique global à l’œuvre depuis des décennies « qui a pour objectif un nouvel ordre mondial », « pour fabriquer une culture hors sol, hors sexe », « qui veut faire croire à l’homme qu’il n’a pas de limites», « qui réduit l’homme à un individu consommateur- producteur, mondialisé, déraciné ». Ce projet, « qui nie toute la relation verticale de l’homme, est porté par l’actuel gouvernement auquel nous devons adresser et répéter ce message ‘On ne lâchera rien’. »

Pour imposer son modèle de civilisation, estime la porte parole du Printemps français, ce pouvoir devient une dictature en supprimant les libertés fondamentales d’expression, de manifestation, de déplacement, d’éducation de nos enfants mais également en empêchant les citoyens de disposer du fruit de leur travail par une fiscalisation confiscatoire. Elle affirme qu’on ne peut plus « faire confiance à cette autorité » et qu’on doit « dire non à ce qu’elle veut nous imposer », car « on ne doit obéir à la Loi que si elle est juste ».

Notre responsabilité, rappelle-t-elle, est « d’insuffler un esprit d’espérance » et « d’organiser la Résistance ». Chacun doit donc se poser la question de sa place dans ce combat : « Pour défendre ma liberté, celle de mon pays, suis-je prêt à perdre ma réputation aux yeux du monde, mes biens matériels, ma vie ? (…) Chacun y répondra à son niveau et à sa place », affirme Béatrice Bourges, précisant que « chacun est indispensable : les plus vaillants doivent aller chercher les plus faibles car le degré d’une civilisation se mesure à sa capacité à prendre soin des plus fragiles ». Chacun sera « une pierre qui consolide l’édifice ». « C’est ainsi que nous allons gagner! » a-t-elle conclu devant une salle enthousiaste.

Interrogée sur les causes de la division du mouvement LMPT, B. Bourges répondra que, pour elle, « il n’y a pas division, mais diversité et complémentarité ». Elle rappelle qu’elle n’a jamais critiqué quiconque participe à la lutte et que tous y ont leur place « selon leur charisme propre ». A une question sur l’efficacité comparée de la mobilisation LMPT et de celle des Bonnets rouges, elle précisera que le mouvement doit rester non violent mais user de la désobéissance civile. Enfin, à la question « que faire lors des élections ? », elle préconise de rencontrer les candidats pour leur demander de s’engager sur nos revendications et de voter pour ceux qui le feront, y compris les candidats FN.

 

NB : 1°) Les Bonnets rouges du Pays Nantais peuvent être contactés à : » bonnetsrougesnantais@gmail.com »

 

2°) L’Institut Nantais Historique et Littéraire à : » inhlnantes@gmail.com«

 

3°) Béatrice Bouges est l’auteur de « l’homoparentalité en question » aux Editions du Rocher et avec Elizabeth Montfort et Aude Mirkovic de « la théorie du genre au mariage de même sexe » aux Edition peuple libre

 

Source : http://www.breizh-info.com/3649/actualite-societale/printemps-francais-nantes-beatrice-bouges-appelle-la-resistance/

 

 

. Et après la révolte ? Louis XX, Roi de France, réunit les Français, la République les divise !

 . Réunion et solidarité : Comment nous allons gagner

. Béatrice Bourges, en conférence à Nantes le vendredi 15 novembre, évoque la "convergence des luttes" [audio]

. "Mariage" homosexuel : appel à la "désobéissance civile" de Béatrice Bourges

. Le Printemps français est né dimanche 24 mars 2013

. Le Printemps français : "un état d'esprit, une insurrection pacifique, une insurrection des consciences" (Béatrice Bourges devant le Conseil de l’Europe, le 26 juin 2013)

. Appel à la résistance ! Ce message qui se lève

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