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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 10:02

Manuel-Valls--l-homme-aux-deux-visages.jpg

 

"Le vrai visage de Manuel Valls" (Emmanuel Ratier) ou la fin de la belle histoire de l'homme aux deux visages : à diffuser massivement avant censure et interdiction !

 

Le vrai visage de Manuel Valls : la bande-annonce


 

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-Vrai-Visage-de-Manuel-Valls-la-bande-annonce-24884.html

 

Emmanuel Ratier : «Cela va s'appeler "Le vrai visage de Manuel Valls" parce que je pense que Manuel Valls a un gros problème d'identité. Il a une espèce de double visage et c'est ce que beaucoup de gens se demandent rien qu'en le voyant. On sent que c'est quelqu'un qui est assez bipolaire.

Manuel Valls a une double histoire, c'est quelqu'un qui a réécrit sa propre histoire. Donc j'ai pris à peu près tout ce qui était disponible sur la question. Il y avait toute une série de documents qui étaient disponibles. Son père était un peinte connu. Manuel Valls se présente comme le fils d'un réfugié franquiste. Il faut rappeler que Manuel Valls est né dans les années 60 (1962) dans l'Espagne du général Franco. Donc on se dit qu'un républicain espagnol réfugié en France, comment se fait-il que son fils puisse naître en Espagne ? Or en réalité il n'en est rien. La famille de Manuel Valls est une famille de la très haute bourgeoisie catholique catalane. Son grand-père a participé à la fondation du plus important journal catholique conservateur de Catalogne (El Mati). Ce journal a été interdit en 1936 par ceux qu'on appelle "les Rouges", c'est-à-dire les communistes, les trotskystes, alliés pour l'occasion avec les socialistes. Donc il n'y avait aucune raison pour que son père quitte l'Espagne en 1951 et soit présenté comme un réfugié antifranquiste. Les vrais réfugiés antifranquistes, ils sont partis à la fin de la Guerre civile espagnole, c'est-à-dire en 1939. Donc c'est déjà une réécriture à cause de son histoire politique. La deuxième c'est l'histoire de sa mère qui est d'une riche famille tessine (Suisse italienne) qui s'est enrichie grâce au trafic de l'or colonial au Sierra Leone. Sa famille possédait des commerces, des hôtels, des immbeubles, des mines d'or. Donc c'est une famille qui n'a strictemenr rien à voir avec ce que l'on pourrait appeler le socialisme même boboïsé.

 

C'est toute une série de choses qui sont développées dans ce livres avec un certain nombres de lumières qui sont apportées et développées la partie sur ses liens absolument étroits avec les sionistes, Israël, la communauté juive en France.

C'est un véritable sionisme de combat. Lui-même a dit dans un discours filmé qui a fait beaucoup de buzz sur l'internet, qu'il était "lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël". Cet homme qui est très entier dans ce discours, qui tappe sur la table, qui à un moment dit "merde quand même!". Un homme de convictions, dans lequel on croit.

Or, ce que les gens ignorent totalement, c'est que cet engagement en faveur d'Israël de Manuel Valls est quelque chose d'extrêmement récent. Cet engagement a environ cinq ans. (Cf. "Le boycott d'Israël est une arme indigne". Manuel Valls, Le Monde 01/11/2010).

Et tout ce qui s'est produit avant, c'est-à-dire en gros de 1980 à 2008 au moins, Manuel Valls est engagé exactement de la même manière, mais en faveur du peuple palestinien (Chapitre "Manuel Valls était pro-palestinien..."). Ce qui a été gommé, et qui ne figure dans aucune biographie !

Les journalistes qui le savent ne veulent pas que cela se sache, et personne n'en parle. Or, il y a des écrits qui existent :

Ex1: Discours de soutien à la Palestine de Manuel Valls, Meeting du 20 novembre 2002 organisé par l'Association France Palestine Solidarité, la Campagne civile pour la protection internationale du peuple palestinien, la Coordination des comités Palestine d'Île de France, et la Ligue des Droits de l'Homme.

Ex2: EVRY-KHAN-YOUNIS, 24 mai 2006, Signature de l'Accord de coopération entre la Ville d'Evry et le camp de réfugiés de Khanyounis, Palestine, Bande de Gaza : "Nous, militants de la cause palestinienne." Manuel Valls.

EX3: Dans une vidéo stupéfiante de 2008, Manuel Valls, maire d'Evry, député de l'Essone, plante un arbre, un olivier en faveur du peuple palestinien et prononce un discours filmé : "Je pense évidemment, peut-être d'abord aux habitants de la Bande de Gaza, enfermés, qui vivent une situation infernale dans tous les sens du terme. Nous sommes responsables d'un long travail à mener collectivement afin de combattre la haine, les divisions, les préjugés". Et tout cela sur fonds de drapeaux palestiniens !

On a l'impression de rêver, puisque aujourd'hui il est l'invité régulier du dîner du Crif. Il se produit au Front social juif unifié, il est bien reçu par le Congrès juif mondial.

Et je dirais que dans les milieux dissidents, c'est cette image très sioniste qu'on connaît Manuel Valls.

EX1 : "Parce que l'antisionisme c'est la porte ouverte à l'antisémitisme. Tous ceux qui ne peuvent pas accepter que la haine se déverse dans nos quartiers au nom de la critique d'Israël, nous devons faire corps, nous devons être unis pour combattre cet antisémitisme nouveau, qui est né, qui se nourrit de cet antisionisme" (Manuel Valls)

EX2 contraire : M. Valls en 2008 plante un olivier pour le peuple palestinien : "L'édification d'un mur honteux, la poursuite des colonilisations, le sort des prisonniers, entrainent des évènements qui ne vont pas dans le sens de la paix".

EX3 : "Mais cette critique de l'Etat d'Israël, basée sur l'antisionisme, c'est l'antisémitisme d'aujourd'hui" (Manuel Valls).

 

Tous les documents existent. Libération sait, TF1 sait, Médiapart sait, Politis sait, Le Monde biensûr sait que cet homme a eu un engagement extrême en faveur de la Palestine. Et personne ne le rappelle aujourd'hui, n'ose le rappeler. Et tout le monde surtout l'a tu et caché, tout simplement parce que cela serait mauvais pour la carrière de Manuel Valls."» [Les meetings, les discours pro-palestiniens de Manuel Valls ont servi à la gauche à se créer une clientèle politique auprès des immigrés musulmans qui ont voté entre 86 à 93% pour François Hollande en 2012 et sont donc les premières victimes de la duplicité du personnage. NdCR.]

 

(L'homme aux deux visages) lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ?


 

Fin de la belle histoire de Manuel Valls


le-vrai-visage-de-manuel-vallsEn moins de trois ans, Manuel Valls est passé de l’anonymat (5,6 % lors de primaire socialiste de 2011) à Matignon. L’histoire de Manuel Valls et le personnage public qu’il a construit constituent une espèce de bluff très réussi mais les meilleurs canulars ont une fin et c’est un livre édité par Emmanuel Ratier qui mettra un point final à la mystification.

Le mythe du pauvre petit Espagnol, arrivé en France avec ses parents fuyant les méchants franquistes, aura duré ce que durent les roses (socialistes) et un ouvrage de 120 pages de révélations explosives vient mettre fin à la belle histoire. Dans sa chaumière, Cosette peut sécher ses larmes et gageons qu’elle serrera même bientôt ses petits poings, furieuse d’avoir été à ce point grugée.

Issu de la plus haute bourgeoisie catalane par son père et d’une famille suisse enrichie dans le trafic de l’or par sa mère, Manuel Valls, fils d’un célèbre peintre catalan, nullement anti-franquiste, a grandi dans un milieu huppé, dans une maison située en face de l’île Saint-Louis. Ce qui lui a permis de fréquenter le gratin des beaux-arts mais aussi de la politique. Dès ses 18 ans, alors qu’il n’était même pas encore naturalisé français, il a passé un accord secret, appelé « pacte de Tolbiac », avec deux camarades au très brillant avenir : Stéphane Fouks, aujourd’hui pape des communicants socialistes et responsable du Conseil représentatif des institutions juives de France, et Alain Bauer, ancien Grand Maître du Grand Orient de France et ponte de la sécurité urbaine. Son ascension doit beaucoup à ces deux hommes avec lesquels il est demeuré étroitement lié.

Il ne serait pas un socialiste comme les autres ? Le nouveau Premier ministre est l’incarnation même du nouveau Parti socialiste tendance Terra Nova : un apparatchik rompu aux jeux d’appareils, à la fois « boboïsé », social‑démocrate modéré en apparence mais surtout haineux vis‑à‑vis de ses adversaires politiques, libéral rallié au mondialisme, à l’européisme, au métissage et au multiculturalisme. Initié franc‑maçon très jeune, il est membre du club d’influence Le Siècle, mais aussi du groupe mondialiste de Bilderberg qui rassemble la fine fleur de la ploutocratie et du grand capitalisme international. Il est également un soutien sans faille d’Israël, pays avec lequel il s’est déclaré « éternellement lié ».

Il serait apprécié de la droite pour son image d’homme à poigne ? C’est d’autant plus curieux que son action en tant que ministre de l’Intérieur est catastrophique. Après une (très légère) baisse sous la présidence Sarkozy, la délinquance augmente à nouveau. Il a néanmoins été nettement plus efficace dans la répression de La Manif pour tous et du Printemps français depuis un an. Il déteste la droite de conviction, et a d’ailleurs profité de la mort accidentelle du gauchiste Clément Méric pour dissoudre plusieurs organisations nationalistes. Enfin, il a désigné Alain Soral et Dieudonné comme ennemis publics numéro un, les accusant d’antisémitisme.

Avec l’affaire Dieudonné, Manuel Valls a mis en place les principes d’une quasi‑dictature qui pourrait s’installer dans la durée. L’ancien maire d’Évry compte bien marquer la France de son empreinte et se verrait volontiers à l’Élysée en 2017.

 

Pour commander "Le vrai visage de Manuel Valls", cliquer ici

 

via http://arnauddebrienne.wordpress.com/2014/04/19/fin-de-la-belle-histoire-de-manuel-valls/

 

 

24 avril 2014

Manuel Valls face aux religions : 3 questions à Emmanuel Ratier

 

http://www.chretiente.info/medias/HLIC/ce5521acdcd972adabba226d4b46710d.jpgEmmanuel Ratier, qui publie la lettre Faits et documents deux fois par mois, sort le 25 avril une biographie explosive sur Manuel Valls, Le Vrai visage de Manuel Valls (120 pages très denses avec documents et photos). Il y parle évidemment de la répression anti-Manif pour tous, mais il rapporte aussi des éléments nouveaux et inédits. Des informations très gênantes pour Valls et c’est un euphémisme. Nous lui avons posé 3 questions :

 

1. Quelles relations Manuel Valls entretient-il avec la religion catholique et avec les représentants catholiques ? On raconte qu’il aurait pensé être prêtre, lorsqu’il vivait encore en Espagne. Est-ce une réalité ? Est-il plus proche d’un Vincent Peillon au laïcisme exacerbé ou d’un Nicolas Sarkozy et de sa laïcité dite positive ?

 

Emmanuel Ratier : Manuel Valls est issu d’une famille ultra-catholique sur plusieurs générations, engagée dans des mouvements catholiques. Son grand-père, qui a fondé le principal journal catholique conservateur de Catalogne, El Mati, avait un directeur de conscience. Le journal a été interdit dès la prise du pouvoir local par les Rouges. Ce qui n’empêche pas la soeur de Manuel Valls de déclarer, sans rire, que le quotidien a été interdit par Franco…

 

Le jour de l’insurrection communisto-trotsko-anarchiste, toute la famille a assisté à une messe privée à l’église San Juan d’Horta, le faubourg huppé de Barcelone. Après, les religieux ont confié à la famille Valls les ornements les plus précieux, les trésors de leur église, les hosties consacrées, etc. C’est le père de Manuel Valls qui a porté le ciboire alors qu’il n’avait que 12 ans. Toute la famille a failli être fusillée pour avoir caché ces trésors durant toute la guerre civile. Les hosties étaient dissimulées derrière un miroir. Chaque fois qu’il passait devant, chaque membre de la famille faisait une génuflexion. Manuel Valls tout comme sa soeur est baptisé. Il a été enfant de choeur, a servi la messe et a même failli devenir prêtre si l’on en croit sa soeur. Il s’est marié religieusement à Saint-Louis-en-l’isle et ses enfants sont baptisés. Ce n’est pas du tout ce qu’on appelle un « laicard » même s’il tente aujourd’hui de le faire croire.

 

2. Manuel Valls est-il toujours franc-maçon ? Les médias nous répètent qu’il a été initié mais qu’il ne serait plus membre.

 

E. R. : Je ne sais pas si Manuel Valls est toujours franc-maçon. Du moins il l’a été, a été initié très jeune au Grand Orient de France et l’un de ses deux meilleurs amis est Alain Bauer, qui est le parrain d’un de ses enfants. Outre d’être le chantre de la fausse sécurité (mettre des caméras au lieu d’arrêt les délinquants), Bauer a été le plus jeune Grand Maître du Grand Orient de France. Il a des réseaux dans tous les milieux qu’il a mis au service de Manuel Valls. Comme l’ a confié son autre très proche ami, Stéphane Fouks : » Avec Manuel au PS et Alain au GO, on tient la France pour trente ans. » (cité par Challenges, 3 avril 2014). »

 

3. Comment Manuel Valls considère-t-il l’islam ? Est-il prêt à financer par l’argent public la construction de mosquées ?

 

E. R : A propos de l’islam, Manuel Valls a considérablement varié, comme d’habitude, avec un double visage à la limite de la schizophrénie. Le Vrai visage de Manuel Valls cite ses propos en 2003 lors de débats télévisés, avec l’habile prédicateur Tariq Ramadan, où il se déclare favorable au financement par les municipalités et les collectivités locales. Il explique comment a été construite la mairie d’Evry : en allant cherche l’argent en Arabie saoudite. Il est difficile d’être plus clair. »

 

 

Source: http://www.chretiente.info/201404245710/manuel-valls-face-aux-religions-3-questions-a-emmanuel-ratier/

 

 

NdCR. Ne pas oublier non plus : Manuel Valls a appelé la gauche à "mener le combat contre les intégristes de l'ultradroite catholique" "pour défendre la laïcité" (sic) tout en affirmant en tant que ministre de l'Intérieur, et en portant la kippa lors de la "traditionnelle cérémonie des voeux à la communauté juive de France organisée à la grande synagogue de la Victoire à Paris", dimanche 23 septembre 2012, que "les Juifs de France peuvent porter avec fierté leur kippa"...

L'homme aux deux visages a assuré que "c'est la gauche qui a inventé la nation, en 1789". Et que la priorité était de "se battre contre Dieudonné" et la manifestation "Jour de Colère".

 

 

. Sécurité : les mauvais chiffres de Manuel Valls

. Manuel Valls l'arnaqueur s'en prend à nouveau à Dieudonné et à Alain Soral

. Le faux laïque Manuel Valls appelle la gauche à «mener le combat contre les intégristes de l'ultradroite catholique» «pour défendre la laïcité» !

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 17:35

"Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ?", cette video de Gabriel Rabhi aborde les problèmes de notre société (à partir de 1h13 minutes), la pseudo "démocratie" (à partir de 1h18, chapitre 19) et l'impérialisme bancaire de l'Oligarchie.

L'auteur soutient notamment que "seule une véritable démocratie où c'est le peuple qui vote réellement les lois", seule une "monnaie réellement publique", permettrait à la nation de s'opposer à la prise de pouvoir par la banque (privatisation de la monnaie). 


Argent-dette-In-Debt-we-trust.jpg[Or, le problème est que la démocratie n'a jamais existé nulle part sans qu'une oligarchie (en général celle des plus riches) n'en prenne le contrôle. La solution ne serait pas dans la démocratie mais dans un mélange de monarchie, de démocratie directe telle que pratiquée sous l'Ancien Régime encore en 1789, et d'aristocratie non héréditaire et élective dans la prise de décision. Le monarque "absolu" au sens du XVIIe siècle, c'est-à-dire "sans liens" (du verbe absolvere, délier), est indépendant des lobbies et notamment des lobbies bancaires. Il est le garant d'une France libre, indépendante et souveraine. Raison pour laquelle le lobby bancaire a cherché à créer en face de lui, la Banque centrale au XVIIIe siècle en Angleterre, pour progressivement prendre la main sur le pouvoir (pour soit-disant favoriser l'emploi..., éviter l'inflation, maîtriser les taux d'intérêts à long terme...) et imposer la confiance en l'argent-dette (au lieu de la confiance en Dieu...) et des banques centrales au reste du monde... NdCR.]

 

 

 

(À 1:27:30) "Le gouvernement représentatif (mis en place par les francs-maçons du Club des  Jacobins... en 1791 NdCR.) en ne donnant aucun pouvoir aux pauvres, aux ouvriers et aux paysans, garantit la protection des intérêts des plus puissants et des plus riches."

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/87/Serment_du_Jeu_de_Paume_-_Jacques-Louis_David.jpg

Le serment du Jeu de Paume, par David

 

L'auteur avance comme solutions "le vote des lois par les citoyens, le référendum d'initiative populaire ou la mise en place d'un parlement tiré au sort dans la population comme le sont les jurys populaires, autant d'évolutions démocratiques élémentaires qui sont systématiquement dénigrés dans les médias".

 

Le vote direct des lois par les citoyens est difficilement réalisable dans un grand pays. Mais la convocation d'Etats généraux ponctuels (comme en 1789) pour demander au peuple de se prononcer sur une question de société était une institution de l'Ancien Régime, impensable à imaginer dans la démocratie moderne...

 

Le référendum d'initiative populaire est dangereux pour la simple raison qu'une majorité n'a pas toujours raison et qu'il faudrait entourer cette prérogative de garde-fous exactement comme le prévoit le Conseil constitutionnel des nouvelles lois qui doivent être conformes à la "Constitution". Ces référendums (et l'ensemble des nouvelles lois) devraient être eux aussi conformes à la Charte qui en France pourrait être le Pacte de Tolbiac, le respect de la loi naturelle (Décalogue), le Christ-Roi au lieu de la "souveraineté nationale" représentée en sa "Volonté générale", une escroquerie fondant l'Argent-dette et l'Argent-Roi... Car là où le Christ ne règne pas, l'argent règne. "Nul ne peut servir deux maîtres... Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent". Evangile selon saint Matthieu, VI, 24.). Ce qui permettrait d'éviter de sombrer dans le totalitarisme (génocides par avortement ou changement de population..., le "mariage" gay, la théorie du genre... introduite en douce et sans débat à l'école), ou toute autre "réforme de civilisation" (Christiane Taubira) décidée unilatéralement par une majorité de circonstance aboutissant à "la destruction des Etats-nations, de la cellule familiale, la négation des identités culturelles, religieuses et sexuelles", que l'auteur dénonce à partir de 1:49:00.

 

L'auteur explique justement que "l'Union européenne est le royaume de Goldman Sachs et de la haute finance, dont les hommes se retrouvent à la tête de nombreuses institutions et même de certains Etats. Et nombreuses sont les carrières politiques se prolongeant dans le privé, au service des lobbies ou dans les grandes entreprises."

 

L'auteur fait le même constat que Farida Belghoul à propos du citoyen rendu illettré à partir de 1:48:35 : "le vocabulaire est réduit, le sens des mots dévoyés, de sorte qu'il n'est plus possible de penser la réalité. L'éducation est réduite à une forme de conditionnement à la servitude, et d'insertion professionnelle. Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limité, et plus sa pensée est bornée à des préoccupations futiles, moins il peut se révolter.


À 1:49:00 : "La destruction des Etats-nations, de la cellule familiale, la négation des identités culturelles, religieuses et sexuelles, sont les moyens de supprimer tous leurs repères aux individus : ils n'ont alors ni leur environnement social et institutionnel ni les ressources mentales pour s'opposer à la domination mondiale des multinationales, et de l'oligarchie financière politique et capitalistique".

 

L'auteur explique que dans ce plan de décervelage à grande échelle, "la télévision, la radio et la presse sont des médias unidirectionnel", "maîtrisés par un petit nombre de personnes soigneusement sélectionnées par les oligarchies politiques et financières pour délivrer des programmes servant leurs intérêts. L'opinion du citoyen est ainsi formatée, maîtrisée, contrôlée."

Pour maîtriser l'internet qui est "multidirectionnel", "l'Oligarchie crée une fausse dissidence sous la forme de médias qui semblent subversifs comme Médiapart, Rue89, Le Canard enchaîné, le magazine Marianne, ou encore des organisations comme WikiLeaks, dont la fonction est de canaliser les citoyens les plus critiques sur des sujets sans importance, d'organiser leur indignation, de monter les uns contre les autres, et de décrédibiliser les analyses vraiment subversives. Et quand le prêt-à-penser perd trop de terrain la liberté de pensée et d'opinion n'existe plus, l'internet tout entier est diabolisé au nom de la démocratie, de la république ou encore de la lutte contre un terrorisme fictif ou fabriqué. Les grands médias qualifient de rasciste, de fasciste, de terroriste, de xénophobe, d'antisémite, de négationniste, de conspirationniste ceux qui analysent les faits, critiquent le système et tentent d'en exposer les fondements. Ces grossiers amalgames visent à empêcher le public d'écouter leurs discours, d'étudier leurs arguments, et de débattre de leurs idées.

 

... La monnaie privée, les médias contrôlés, le gouvernement représentatif non démocratique sont "les instruments de la domination des oligarchies". "Dès lors, avertit l'auteur avec raison, il ne faut pas tomber dans la provocation, l'extrémisme ou la violence. La violence et la provocation sont ce que le système attend pour justifier la censure, le contrôle d'internet et la mise en place d'un Etat policier. Il ne faut pas non plus dépenser son énergie sur des détails, il faut au contraire remettre en cause les fondamentaux sur lesquels repose ce système de domination."

 

 

. Le 100e anniversaire de la FED : d'un monde libre à un monde communiste...

. 150e anniversaire - De Gettysburg à Goldman Sachs : D'un monde libre à un monde communiste...

. Voilà pourquoi nous sommes esclaves et ignorants...

. John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations

. Changer les institutions pour une vraie alternative politique

. Adrien Abauzit : Décodons la matrice sur la Libre Antenne de MetaTV

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 17:02

L'ordre de Saint-Georges et la croix de Saint-Georges est une décoration militaire suprême de l'Empire russe et de la Fédération de Russie, fondée en 1769 par l'impératrice Catherine II, supprimée en 1917 par le Conseil des Commissaires du peuple, rétablie en 2000 par le président russe Vladimir Poutine.

100 millions de rubans de St-Georges ont été distribués en 9 ans.

 

http://fr.ria.ru/images/20105/96/201059658.jpg

 

Action Ruban de St-Georges: 100 M de rubans distribués en 9 ans

 

Environ 100 millions de rubans ont été distribués en Russie et à l'étranger en neuf ans dans le cadre de l'action annuelle Ruban de Saint-Georges commémorant la Victoire dans la Grande guerre patriotique de 1941-1945, a annoncé jeudi Olessia Voltchenkova, directrice de l'ONG russe "Communauté des étudiants".

"Nous avons distribué environ 100 millions de rubans de Saint-Georges dans le monde entier en neuf éditions de l'action. L'an dernier, 73 pays ont rejoint notre action. Cette année, vous pouvez recevoir un ruban de Saint-Georges dans 75 ambassades et consulats généraux de la Fédération de Russie à l'étranger. Mais il n'y a pas que des canaux officiels. Certains de nos collègues distribuent eux-mêmes des rubans dans différents pays", a indiqué Mme Voltchenkova.

Lancée par les journalistes de l'agence RIA Novosti en 2005, à l'occasion du 60e anniversaire de la Victoire, l'action Ruban de Saint-Georges s'est d'abord déroulée à Moscou avec la participation d'une centaine de volontaires. Cette année, 1.500 volontaires comptent distribuer environ 4 millions de rubans dans la capitale russe, d'après Mme Voltchenkova.

La 10e édition de l'action annuelle Ruban de Saint-Georges, qui symbolise aussi la lutte contre le nazisme et le nationalisme, a démarré le 24 avril en Russie et à l'étranger. Un ruban de Saint-Georges a été envoyé à la Station spatiale internationale. Au programme de l'action figurent des festivals du cinéma et des expositions de photos consacrés à la Seconde guerre mondiale, des flashmobs, des festivals de la chanson et du graffiti. Plus de 100 médias étrangers participeront à cette action qui durera jusqu'au 9 mai, le Jour de la Victoire en Russie.


http://fr.ria.ru/images/19760/99/197609985.jpg
© RIA Novosti.

Les rubans reprenant les couleurs de l'ordre militaire russe de Saint-Georges (orange rayé de trois bandes noires) symbolisent la mémoire de la Victoire du peuple soviétique dans la Grande guerre patriotique et la reconnaissance éternelle aux vétérans et anciens combattants qui ont délivré le monde du régime nazi.

 

Source: http://fr.ria.ru/politique/20140424/201059558.html

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 12:15

5 morts du côté des manifestants pro-russes, des journalistes visés par des tirs de snipers de Kiev... La presse et les médias alignés feront-ils leur travail, évoqueront-ils le coup d'Etat US en Ukraine et soutiendront-ils leurs confrères tirés comme des lapins ?


http://cdn.rt.com/files/news/25/bb/00/00/slavyansk-fighting-east-ukraine---.si.jpg

 

Des blindés du gouvernement autoproclamé de Kiev sont entrés ce matin dans le nord de la ville de Slaviansk (Est-Ukraine). Le personnel civil de la mairie "a reçu l'ordre d'évacuer le bâtiment", selon Stella Khorocheva, porte-parole du leader séparatiste local Viatcheslav Ponomarev.

 

 Selon les autorités médicales de la région, l'armé ukrainienne a fait au moins un mort et un blessé parmi les civils à 11h47. Le ministère de l'Intérieur évoque cinq morts insurgés.

Le président russe a assuré ce matin que le recours à l'armée dans l'est de l'Ukraine était un "crime sérieux contre son propre peuple", et que les actes de Kiev dans l'est de l'Ukraine "auront des conséquences".


Face à l'échec de l'accord de Genève dont Barack Obama juge la Russie responsable, Kiev a décidé de passer à l'offensive, "il y aurait 5 morts."


L'opération lancée par l'armée et la police ukrainiennes à Slaviansk (est) a déjà fait cinq morts parmi les membres de la milice populaire locale, a annoncé jeudi le ministère ukrainien de l'Intérieur.


 Selon le ministère de l'Intérieur ukrainien, dans le cadre de l'"opération anti-terroriste" de Kiev, au moins cinq gardes d'auto-défense ont été tués et un policier blessé .

 

 

 


Selon la chaîne de télévision Rossiya 24, les forces d'auto-défense ont repoussé l'attaque des hommes armés de Kiev au point de contrôle à 3 km au nord de Slavyansk.

 

Au moins trois véhicules de l'infanterie ont dû se replier.  La police a annoncé le début de la répression par l'intermédiaire d'haut-parleurs. Un véhicule spécial est actuellement en patrouille dans les rues avertissant les populations locales sur la répression en cours.

 

 

 Les citoyens de la ville se préparent à la répression de Kiev. La majorité des magasins, jardins d'enfants et les écoles ont été fermées. Seuls les magasins vendant du pain et de l'eau restent ouverts.

 

  Au moins trois tireurs d'élite de l'armée ukrainienne sont maintenant sur les barricades, ont déclaré des résidents à Gazeta.ru, ajoutant que quand un des journalistes ont essayé de s'approcher des barricades, les tireurs ont ouvert le feu.

 

 


"Si le régime de Kiev a commencé des actions militaires contre la population du pays, c'est sans doute un crime très grave", a déclaré M. Poutine.


Pendant ce temps , l'envoyé OSCE russe (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) Andrey Kelin a proposé d'envoyer  immédiatement les observateurs à Slavyansk , à l'appel de la ville et de "points-chauds" de régions avoisinantes. Il a critiqué l'opération "anti- terroriste" de Kiev , lancée contre des manifestants anti-gouvernementaux dans la ville comme une "grave violation des accords de Genève."

 

Source: http://rt.com/news/154544-slavyansk-fighting-east-ukraine/

 

Nous nous demandions le 1er décembre 2013 si, l'Ukraine ayant préalablement rejeté l'accord d'association avec l'Union européenne... les évènements dans ce pays n'était pas une nouvelle "révolution orange" voyant une alliance hétéroclite de "Femen", de communistes et de nationalistes fomenter une "révolution" au nom des "droits de l'homme" et de la "démocratie" pour renverser le président Ianoulovitch et mettre à la place un gouvernement nouvelordremondialiste compatible... Or, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, cité par les agences russes et une dépêche Afp, a officiellement déclaré ce matin :

 

"En Ukraine, les Etats-Unis et l'Union européenne (...) ont tenté de mener une nouvelle révolution de couleur, une opération de changement de régime contraire à la Constitution".

Les Occidentaux utilisent l'Ukraine comme un "pion dans le jeu géopolitique" contre la Russie, a-t-il expliqué. "On a simplement utilisé et on continue d'utiliser l'Ukraine comme un pion dans le jeu géopolitique", a ajouté le ministre.

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 08:42

 

 

armes_bourbon

Communiqué du secrétariat particulier de monseigneur le duc d'Anjou le 23 avril 2014

 

Monseigneur le duc d'Anjou et Madame la duchesse d'Anjou, invités par le clergé et les autorités municipales, assisteront à Aigues-Mortes, le 25 avril, jour anniversaire de la naissance et du baptême du Roi Saint Louis, à une Messe pontificale célébrée par Monseigneur Wattebled, évêque de Nîmes, Uzès et Alès en l'église Notre Dame des Sablons à 19 heures.

 

Les adhérents et sympathisants de l'Institut Duc d'Anjou qui le peuvent seront les bienvenus à cette cérémonie religieuse.

 

 

Source: http://www.institutducdanjou.fr/fr/le-prince/271-communique-aigues-mortes-le-25-avril-2014.html

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 21:55

Le complot maçonnique et notamment illuministe au XVIIIe siècle est encore nié aujourd'hui par certains sites catholiques, "nationalistes" ou "identitaires", de plus en plus isolés il est vrai, mais par ailleurs largement sponsorisés et médiatisés par les médias du sytème..., et qui comme par hasard appellent tous à voter.

Le complot est un sujet largement interdit qui ne laisse jamais indemne celui qui l'aborde afin d'avertir sur l'extrême dangerosité du projet illuministe pour la société, les pays et l'état du monde, lui mérite d'abord les épithètes infamantes maintenant bien connues en forme d'inversion accusatoire..., de "paranoïaque", "cerveau malade", "complotiste", "antisémite", etc. Puis l'exclusion, le bannissement et pour certains une condamnation à mort médiatique... Mais la vérité finissant toujours par passer, ce procédé ignoble est dorénavant largement connu sur l'internet dissident et résistant et vaut à celui qui en est victime d'être justement héroïsé dans les milieux populaires. Les énergies se fédèrent autrement, l'information et la liberté d'expression passe quand même !

Bravo à Medias-Presse.Info qui aborde ce sujet par un article présentant le livre d'Arnaud de la Croix, "Les Illuminati. La réalité derrière le mythe".

Nous renvoyons certains termes vers des liens de ChristRoi.over-blog ou sur Christ-roi.net    

 

Illuminati…

 

 

Les Illuminatis ? Cette secte née en Bavière au dix-huitième siècle continue d’intriguer.

Un nouveau livre y est consacré. En voici quelques extraits afin de commencer à aborder le sujet.

[EXTRAITS] Leur symbole

« Lorsqu’ils (les novices) accèdent enfin au premier grade de l’Ordre, ils prennent le nom de Minervaux, autrement dit de disciples de Minerve, déesse romaine de la guerre mais aussi de la sagesse. L’animal symbolique qui l’accompagne est le hibou ou la chouette, réputé voir dans l’obscurité. C’est traditionnellement l’animal totémique des philosophes (ou « amis de la sagesse ») et les Illuminati l’adoptent pour emblème, symbole de la lumière balayant les ténèbres, que l’on trouve représenté sur nombre de bijoux de l’Ordre. »

Nom de guerre : Spartacus

« Dans l’esprit de cet homme de vingt-huit ans, le recrutement des membres devra obéir à des critères d’une grande exigence, tandis que leurs travaux devront atteindre des sommets de rigueur en matière philosophique et scientifique. Enfin, la société visera à améliorer concrètement le sort de l’humanité, fût-ce au prix d’une lenteur titanesque. [...] Weishaupt recrute, pour commencer, ses étudiants les plus doués et les plus ouverts aux idées nouvelles. Le 1er mai 1776, les fondateurs se réunissent, à l’instigation de Weis-haupt… dans sa propre chambre. Ils sont cinq en tout et pour tout : lui-même et quatre de ses étudiants. Ils adoptent l’appellation d’Illuminatenorden ou Ordre des Illuminés, soit, en latin, Illuminati. La lumière (Licht) [...] évoque également l’Aufklärung, l’éclaircissement, mot d’ordre du mouvement d’idées qui, à l’époque, commence à remuer les consciences les plus éveillées. L’Europe des Lumières se lève, et Weishaupt [...] se situe résolument dans ce courant d’avant-garde, auquel le clergé local, sentant son pouvoir mis en danger, va s’opposer de toutes ses forces et par tous les moyens, à commencer par la censure intellectuelle. C’est également la raison pour laquelle Weishaupt souhaite recruter les membres de son Ordre avec la plus grande prudence : la moindre indiscrétion mettrait en danger non seulement la société qu’il vient de créer, mais aussi sa propre carrière d’enseignant en droit canonique, déjà en butte à différentes vexations parce qu’il n’appartient pas au parti dominant et que son enseignement est jugé subversif. Ce climat particulier explique également en partie la raison pour laquelle les cinq membres fondateurs s’attribuent, comme le feront les affiliés à venir, un « nom de guerre ». Weishaupt, dans la société des Illuminés, s’appelle désormais Spartacus. Un patronyme qui en dit long, puisqu’il est emprunté au chef de la révolte des esclaves qui, entre 73 et 71 avant Jésus-Christ, fit trembler Rome.

Très vite, l’Ordre tente de s’agréger des jeunes gens au profil intéressant, susceptibles d’occuper des fonctions officielles dans un proche avenir, ou des rejetons de la noblesse disposant de moyens importants, utiles au développement de l’organisation. Cependant, en 1778, deux ans après sa fondation, la société ne compte encore que dix-neuf membres. Ceci est probablement dû, en grande partie, à la longue période d’observation, ou de surveillance, à laquelle sont astreints les « novices » avant d’être effectivement intégrés dans l’Ordre… Ajoutons que le procédé doit sans doute également beaucoup à une dérive un peu paranoïaque de l’esprit de Weishaupt, régulièrement obsédé par l’espionnite. [...] Mais le développement de l’Ordre patine. »

Le plan : infiltrer la franc-maçonnerie

« Knigge (franc-maçon) souhaite réformer la maçonnerie et le marquis de Constanzo (un Illuminati) réussit à lui faire croire que la société secrète idéale qu’il a en tête, disposant de connaissances supérieures et œuvrant concrètement à l’amélioration du genre humain et de la société des humains, existe déjà… Cet Ordre, ancien et secret entre tous, s’appelle l’Ordre des Illuminati. Knigge, qui caresse le projet de construire un homme neuf et un monde nouveau, loin des barrières sociales, des frontières politiques et des préjugés religieux, se laisse facilement séduire. Pour lui comme pour Weishaupt et son Aréopage, le premier pas dans cette direction consiste à « s’emparer complètement de la maçonnerie ». Knigge a alors une idée brillante : [...] il faut adapter l’Ordre à celui des francs-maçons, afin « d’arriver à diriger la franc-maçonnerie vers notre but sublime et la mettre sous notre direction ». Concrètement, il s’agira d’intégrer, dans le cursus des Illuminés jugés dignes de parvenir aux plus hauts grades de l’Ordre, certains grades de la maçonnerie elle-même. Par son entremise, lui qui est remarquablement bien introduit dans les milieux maçonniques et ceux de la Stricte Observance templière, des recrues nombreuses et souvent de qualité vont rejoindre l’Ordre. [...] Les dizaines de nouveaux membres attirés dans les rangs des Illuminati par Knigge vont à leur tour en recruter de nombreux autres, aux noms parfois prestigieux. Si bien que dès 1782, la société compte plusieurs centaines d’initiés, non seulement en Allemagne, mais déjà en Autriche et bientôt en Suisse, puis au Tyrol…

En novembre 1781, le rituel d’initiation au grade d’Illuminatus Major (ou Grand Illuminé) est rédigé. Le baron revoit également ceux des grades inférieurs, puis entreprend [...] un travail considérable de réorganisation de l’ensemble du Système. Le Système, réformé, amélioré (verbessert), compte à présent douze niveaux successifs, répartis en trois « classes », et agrège pour partie certains grades de la franc-maçonnerie, ce qui doit permettre aux Illuminés [...] d’investir en profondeur le réseau maçonnique.

Ce n’est qu’au dernier stade, celui des Grands Mystères, que sont dévoilés aux membres parvenus jusque-là les secrets ultimes de l’Ordre : le rationalisme intégral au plan philosophique, l’égalitarisme au plan social [...]. Aux membres ayant accédé aux premiers grades, il est par contre bien spécifié que rien, dans la société secrète, ne va à l’encontre de l’honneur, de la religion ou de l’Etat. [...]. Ainsi, il devient graduellement clair pour l’adepte qu’il ne s’agit pas uniquement de travailler à son perfectionnement personnel, mais aussi de peser sur le « gouvernement ». »

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Leur stratégie inspire d’autres activistes… jusqu’à Bruxelles

« La plus importante et la plus secrète des organisations mises sur pied par Buonarroti (révolutionnaire, proche de Robespierre) se nomme Le Monde, fondée à Bruxelles en 1828 ou 1829. La structure de la société rappelle fortement celle des Illuminés de Bavière : elle est étagée en plusieurs grades, sur le mode pyramidal, et seul le petit nombre d’initiés formant le grade suprême la contrôlent et la dirigent, tout en restant inconnus des membres des grades inférieurs. [...]. La Révolution belge de 1830 [...] bénéficie du soutien de cette société secrète. [...] Il est en tout cas avéré que fréquentent de très près Buonarroti, à l’époque et à Bruxelles : Louis De Potter, Félix Delhasse (alias Babeuf !), Alexandre Delhasse, Lucien Jottrand ainsi que différents proscrits français de premier plan, exilés à Bruxelles sous la Restauration, tels Sieyès, Barère, le peintre David (révolutionnaire qui s’était rallié à Napoléon), Cambon, le baron Chazal, Cambacérès (qui dirigea la maçonnerie française sous l’Empire)…

Dans une note rédigée à Bruxelles, il dévoile sa stratégie, en tous points semblable à celle de Weishaupt : « Dans le secret réside une grande part de notre force. Aussi faut-il toujours nous couvrir par le nom d’une autre société. Les loges des francs-maçons sont le voile le plus commode pour dissimuler nos buts les plus élevés, parce que le monde est déjà habitué à n’attendre d’elles rien de grand et qui attire l’attention [...]. Les grades (maçonniques) sont un moyen de conserver les vrais secrets dans les cercles qui dirigent l’action, les buts finaux de la société n’étant connus que de ses hauts dignitaires, et même seulement de son chef [...]. Tout l’édifice rituel a pour fins de dérouter et de décourager les intrusions indiscrètes ou malveillantes. Au contraire, on peut attirer par la confiance dans un aspect mystérieux et protecteur. »

Skull & Bones : l’antichambre du pouvoir

« Le rituel [...] s’apparente, à la fin du XIXe siècle, aux rituels maçonniques d’initiation, en particulier au grade de maître. L’impétrant est invité à ne pas porter sur lui de métal – les Skullboniens ignorent pourquoi, mais les francs-maçons savent bien que le futur initié doit, pour entrer en loge, se débarrasser de ses « métaux » (argent, montre…), c’est-à-dire, symboliquement, des préoccupations qui sont les siennes dans le monde « profane » [...]. On lui passe un nœud coulant autour du cou – reliquat de l’initiation maçonnique traditionnelle. Puis il subit un simulacre d’exécution par la guillotine. Il est alors jeté dans un cercueil, lequel est ensuite bruyamment frappé à coups de marteau, ceci afin que l’initié soit « ramené à la vie ».

Un « alias » ou nom d’Ordre, comme dans la Stricte Observance templière ou chez les Illuminés de Bavière, est attribué à l’entrant, emprunté aux domaines historique, biblique, littéraire… ou à une mythologie propre à l’Ordre (liée aux supposés exploits sexuels du candidat ou encore à sa taille). Un système de datation et d’horaire particulier vient encore insister sur la coupure avec le monde extérieur : l’heure est l’heure légale moins cinq minutes, l’année est celle de l’ère chrétienne moins 1802.

L’Ordre [...] exige également de ses membres une confession orale circonstanciée, dont une étape consiste à dévoiler aux autres sa vie aux plans sentimental et sexuel. Voilà qui, d’une certaine façon, rappelle le Quibus licet ou « permis », confession écrite que l’Ordre des Illuminés réclamait également de ses novices (en franc-maçonnerie, l’usage est de rédiger un « testament philosophique » préliminaire à l’initiation, mais il s’agit bien d’un testament au plan des idées, non d’une confession existentielle).

L’idée d’amélioration de la personnalité est centrale chez les Skullboniens, de même que chez les Illuminés. Entre eux, les membres se nomment « chevaliers d’Eulogie », du nom supposé de la déesse grecque de l’éloquence, et « chapitre 322 », l’orateur et homme d’Etat grec Démosthène étant mort en 322 avant Jésus-Christ. »

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Les Illuminati. La réalité derrière le mythe, par Arnaud de la Croix, Racine, 163 p.

Source: http://medias-presse.info/illuminati/9074

 

 

. Illuminés de Bavière : l'illuminisme au XVIIIe siècle

. Jean-Paul II a condamné l'illuminisme

. Le long travail de corruption des moeurs

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 18:27

 

 

 

Au sommaire de cette édition du 21 avril 2014 :

  1. Affaire Morelle : une illustration parfaite de la Hollandie, entre passe-droits et déconnexion du pays réel
  2. Réforme territoriale : quand Valls découvre les vertus des patries charnelles, 40 ans après les régionalistes. Didier Patte, président du Mouvement Normand sera notre invité en duplex des studios de TVNormandyChannel.
  3. Le Président Poutine en ligne directe avec la Russie : une 12e édition, toujours sans langue de bois
  4. Ukraine : Il n'y a plus d'état de droit à Kiev, la solution fédéraliste doit s'imposer très vite. C'était notre titre de la semaine dernière, ces 8 derniers jours ont encore donné raison à la diplomatie russe.
  5. Une conférence internationale à Paris, sous l'égide de l'Unesco, de l'Agence Tass et du Dialogue Franco-Russe, sur le thème de "la première Guerre Mondiale : culture et mémoire". La diplomatie européenne devrait parfois s'inspirer de son passé prestigieux, plutôt que de courir derrière Washington.
  6. Algérie : et de 4 pour Bouteflika, réélu par les Algériens qui lui font confiance pour ne pas être les prochains sur la liste, après l'Irak, la Libye et la Syrie…
  7. Syrie : la  Hollandie accueille ses journalistes enlevés par les amis de Laurent Fabius, pendant que Bachar-Al-Assad fête Pâques avec les Chrétiens libérés de Maaloula.
  8. Prieuré de Lichine : un grand margaux… russe à ses origines. 

Source: http://www.prorussia.tv/Journal-hebdomadaire-21-avril-2014_v876.html

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 12:55

 

arton178.jpgLa constitution de la France monarchique

 

Lois de succession du Royaume de France (1984)

 

samedi 19 avril 2014 par Frédéric Bluche, Jean Barbey, Stéphane Rials

 

 

« Le terme  Lois fondamentales désigne ces coutumes, toutes forgées par additions successives au cours du moyen âge et encore au XVIe siècle ». Par la stabilité politique qu’elle suscite, cette constitution de l’Ancienne France — qui oblige, et le peuple, et son roi — préserve efficacement le bien commun en assurant la paix et la justice. En effet : « tout au long de l’histoire de la monarchie française, cette constitution bornera la volonté du prince — conformément aux commandements de Dieu d’abord, ensuite au respect des lois naturelles  — et tout acte qui y portera atteinte sera frappé de nullité. » Ainsi « la royauté, loin d’être une prérogative avantageuse, est devenue un officium, un ministerium, c’est-à-dire une fonction dévolue par Dieu et engendrant pour son titulaire devoirs et responsabilités dans l’intérêt commun. Le royaume n’appartient pas au roi comme un fief à son seigneur. »

 

L’étude suivante est tirée des Cahiers DUC N°3 (Lois fondamentales et succession de France, Diffusion Université Culture , Paris, 1984) avec l’autorisation de l’éditeur.


 

Les lois fondamentales du Royaume de France

 

Une constitution coutumière non écrite et une réalité juridique

Le XVIIIe siècle avait accrédité l’idée qu’une vraie constitution devait être nécessairement écrite et systématique. C’est pourquoi, en 1789, les Constituants prétendirent que la France n’avait pas de constitution. Opposée au « régime constitutionnel », la monarchie était ainsi identifiée au despotisme et à l’arbitraire.
Cette façon de voir repose sur un double contresens.

Un contresens politique d’abord, car toute forme politique a une structure particulière, un ordre propre. C’est depuis Aristote une constatation d’évidence, rappelée par Bonald lorsqu’il écrira que toute constitution est « existence et nature » [1].

Le contresens historique est plus grave : depuis le moyen âge, la monarchie française connaît un statut que les juristes appellent dès le XVIe siècle lois du royaume et, dès 1575, lois fondamentales du royaume [2]. Cette expression recouvre une réalité juridique, indissociable de l’idée de Couronne sous le nom de laquelle, à partir du XIVe siècle, s’édifie progressivement l’État.

La distinction institutionnelle entre la Couronne et son titulaire

Depuis l’introduction du sacre aux temps carolingiens, la royauté, loin d’être une prérogative avantageuse, est devenue un officium, un ministerium, c’est-à-dire une fonction dévolue par Dieu et engendrant pour son titulaire devoirs et responsabilités dans l’intérêt commun. Le royaume n’appartient pas au roi comme un fief à son seigneur.

 

saint-louis-lavant-les-pieds-des-pauvres.jpg

Saint Louis lavant les pieds des pauvres (manuscrit du XVe siècle)

 

Dès le XIIe siècle, cette distinction entre le royaume et son titulaire — distinction caractéristique de l’idée d’État — est autorisée par l’idée de Couronne qui symbolise précisément la communauté et son intérêt commun dont le roi est le gardien. Cette Couronne a été confiée au roi dans des conditions déterminées, qui se sont dégagées au cours des circonstances et se sont fixées en coutumes.

Les lois fondamentales, ou la monarchie réglée

Le terme de « lois fondamentales » désigne ces coutumes, toutes forgées par additions successives au cours du moyen âge et encore au XVIe siècle, et qui régissent le statut de la Couronne. Ces coutumes ont fini par former une véritable constitution, non écrite pour l’essentiel. Que cette constitution n’ait jamais été définie dans un texte n’affaiblit en rien son caractère impératif : tout au long de l’histoire de la monarchie française, elle bornera la volonté du prince — conformément aux commandements de Dieu d’abord, ensuite au respect des lois naturelles — et tout acte qui y portera atteinte sera frappé de nullité. C’est ainsi que dans les six Livres de la République, le juriste Jean Bodin, en 1576, distingue la monarchie française, monarchie réglée, de la monarchie despotique, dépourvue, elle, de tout frein « constitutionnel ».

Quelles sont ces lois fondamentales ? Les règles de dévolution de la Couronne et d’inaliénabilité du domaine royal, c’est-à-dire les règles d’attribution de la fonction royale et de dotation de cette fonction [3]. C’est à la principale de ces lois, celle de la succession à la Couronne, qu’il importe surtout de s’attacher.

La loi fondamentale de succession

La loi de succession à la Couronne apparaît fixée à la fin du XVIe siècle, époque à partir de laquelle elle sera communément et improprement appelée loi salique. Cette loi de succession s’est dégagée sans plan préconçu, sans idéologie ni théorie. Au contraire, elle s’est élaborée progressivement depuis le tout début de la dynastie capétienne et de façon pragmatique, sous la seule inspiration des événements.
Ces événements — faits naturels, mais aussi crises successorales ou politiques graves, résolues dans le seul souci de l’intérêt public — ont permis d’ériger en coutumes un certain nombre de principes :

  •  
    • . hérédité avec primogéniture (Xe-XIIe siècles),
    • . agnation et collatéralité (XIVe siècle),
    • . indisponibilité et continuité de la Couronne (XVe siècle),
    • . loi de catholicité enfin (XVIe siècle).

Ces principes, tous étroitement nécessaires et tenus pour impérieux, ont façonné la dévolution du pouvoir dans la monarchie française. Ils lui ont imprimé un double caractère : une réalité « spécifique », en ce que ces principes frappent la succession de France du sceau de l’originalité ; une réalité « statutaire » aussi, en ce qu’ils constituent un statut intéressant l’ordre public du royaume, statut que le roi régnant ne peut modifier en aucune hypothèse [4].

 

La succession de France : une dévolution au contenu spécifique

 

La loi fondamentale de succession présente des caractères originaux, organisés autour de trois grands principes : hérédité et primogéniture, agnation, catholicité du roi. Il faudra rappeler les circonstances précises de leur origine, leur acceptation tacite ou expresse et leur répétition (qui firent de ces principes des coutumes), afin de dégager leur signification profonde.

Principe d’hérédité

Trait sans doute le moins significatif car il porte l’empreinte du droit commun féodal — tout fief n’est-il pas transmissible ? —, l’hérédité s’impose entre le Xe et le XIIIe siècles pour devenir coutume et prendre place dans le droit monarchique.

C’est à l’élection, réapparue au déclin de l’époque carolingienne, que Hugues Capet doit son élévation au trône en juillet 987. Bénéficiaire du système électif, le roi cherche à se prémunir contre les dangers que celui-ci représente pour sa descendance. Prétextant une intervention militaire dans la Marche d’Espagne et le vide du pouvoir qui s’ensuivrait en son absence, Hugues fait élire et sacrer comme roi en second son fils Robert en décembre 987, avec l’assentiment des dignitaires féodaux laïcs et ecclésiastiques.
Hugues meurt en 996. Robert exerce alors les prérogatives royales : n’a-t-il pas été élu et surtout n’a-t-il pas reçu l’onction sacrale qui fait le roi ? L’élection dont a bénéficié le fils contient en germe le droit héréditaire. De règne en règne, les successeurs de Hugues font de même. Plus ou moins tôt, au gré des circonstances, leurs fils sont associés au trône comme roi désigné (rex designatus). Le jeune roi meurt-il prématurément, on se hâte de faire sacrer son frère puîné [5].

Philippe Auguste, en 1179, quelques semaines avant la mort de son père Louis VII, est encore élu et sacré. Mais c’est le dernier recours à une pratique près de deux fois séculaire ; en effet, Philippe juge inutile d’agir de même en faveur de son fils Louis VIII qui succède en 1223 sans avoir été au préalable ni sacré, ni associé au trône. Par cette habile reprise du procédé de l’association [6], la dignité royale s’était perpétuée dans la famille capétienne en permettant de substituer à l’élection, dont le souvenir s’est progressivement effacé [7], une autre tradition : la coutume d’hérédité.

Hérédité et primogéniture

S’il est plusieurs fils, auquel profitera cette hérédité ? L’aîné seul est appelé au trône. Ainsi en décide un précédent de 1027. Son fils aîné étant mort, Robert le Pieux choisit comme successeur l’aîné de ses puînés, simplement parce qu’il était l’aîné, et bien qu’une partie de son entourage en eût préféré un autre. Par la suite, toujours, l’aîné est préféré. Ce choix se comprend aisément.

  •  
    • . La primogéniture, signe naturel, est le plus simple moyen d’éviter les conflits entre descendants.
    • . En outre, l’aîné est le premier en âge de porter les armes.

La coutume de primogéniture vient donc compléter et préciser le principe d’hérédité. Cette règle, dit-on d’ordinaire, s’est imposée d’autant plus facilement qu’elle était au même moment pratiquée dans les successions aux fiefs. Cette appréciation mérite d’être nuancée. Aux Xe et XIe siècles — sauf en certaines régions comme la Normandie —, l’aînesse n’est encore que l’un des divers moyens utilisés dans les successions féodales   [8]. C’est sans doute plutôt la royauté qui, en affirmant pour elle-même la primogéniture, a assuré, par son exemple, sa généralisation dans le droit commun des fiefs au XIIe siècle. L’adoption de la primogéniture — inspirée de l’élection qui ne désignait, elle aussi, qu’un seul candidat au trône — a donc, dans une certaine mesure, une signification originale : c’est le moyen d’éviter la divisio regni, pratiquée sous les royautés mérovingienne et carolingienne, qui aboutissait à partager le royaume entre les fils du roi ainsi que le fait l’hérédité civile entre les héritiers.

Les premiers Capétiens, encouragés par l’Église [9], repoussent l’assimilation du royaume à un patrimoine privé. En ne s’associant pas tous leurs descendants, en choisissant l’aîné, ils font apparaître, dès les origines de la dynastie, l’indivisibilité de la Couronne. Indivisibilité tout autre que celle des fiefs lorsque l’aînesse se sera partout imposée. Cette dernière s’explique tant par la solidarité et la cohésion du groupe familial autour de l’aîné que par le risque d’un fractionnement du fief, qui ne permettrait plus l’entretien de ses différents détenteurs. Au contraire, la primogéniture royale enracine l’idée que la royauté est une fonction affectée d’une succession indivisible.

Masculinité et collatéralité

L’hérédité en faveur du fils aîné a fonctionné sans heurt ni défaillance jusqu’au début du XIVe siècle. La question d’une rupture de cette chaîne héréditaire — faute de mâle — ne se pose qu’en 1316 et en 1328, à l’occasion de deux crises successorales fameuses.
Louis X meurt en 1316, laissant une fille, Jeanne, née d’un premier mariage, et sa seconde femme enceinte. L’aîné des fils survivants de Philippe le Bel, Philippe, comte de Poitiers, assume de sa propre autorité la régence. La reine met au monde un fils, Jean Ier, qui meurt après quelques jours. Dans ces conditions, la Couronne doit-elle revenir à Jeanne ou à son oncle Philippe ? La question est embarrassante. Si de nombreuses coutumes féodales préfèrent les mâles aux femmes, une bonne part admet les filles à succéder faute de mâle [10]. Le royaume doit-il être assimilé à un fief et Jeanne peut-elle le revendiquer, ou bien doit-il revenir au régent ? Si ce dernier est appelé au trône, c’est alors — quelles que soient les justifications ou les arrière-pensées — admettre implicitement ou inconsciemment la nature particulière de la dévolution du royaume, en ce qu’elle échappe aux règles du droit commun féodal.

Les faits se chargeront de répondre à la question. Fort de sa position de régent et en dépit d’une certaine opposition, Philippe se fait reconnaître roi par une assemblée de dignitaires et sacrer le 9 janvier 1317. Deux précédents sont nés, qu’on ne remettra plus en question :

  1.  
    1. . les filles ne peuvent accéder au trône ;
    2. . faute de descendants mâles en ligne directe, la Couronne passe au plus âgé des frères du roi défunt.

Ces règles nouvellement fixées ne vont pas tarder à jouer.

  •  
    • . La première s’applique au bout de cinq ans. Philippe V meurt en 1322, ne laissant que des filles ; son frère Charles IV lui succède sans contestation. Plus tard, en 1515, à la mort de Louis XII, nul ne songera à ses filles.
    • . La seconde règle s’appliquera à nouveau à deux occasions. Après la mort de François II en 1560, Charles IX et Henri III relèveront successivement la Couronne ; ainsi encore pour Louis XVIII et Charles X, frères de Louis XVI.

Pourquoi cette exclusion des filles ? On a invoqué la lex salica. Cette loi salique (Titre LIX, § 5, De alodis) exclut les femmes de la succession à l’« alode », c’est-à-dire à un bien parvenu au défunt par héritage de famille. Or le rapprochement avec la succession royale n’est fait que plus tard, en 1358, par un moine de Saint-Denis, Richard Lescot. En outre, l’argument est dénué de valeur juridique : la « loi salique » n’est qu’une règle successorale des Francs, particulière à la terre de famille [11]. Sa seule valeur est d’analogie : l’esprit de l’institution repousse aussi les femmes de la succession. Quoi qu’il en soit, à partir de 1360, la loi salique s’identifie à la coutume de masculinité.


Les véritables raisons de cette coutume sont à chercher ailleurs.

  •  
    • . Il en est de circonstancielles et politiques : Jeanne n’ayant que quatre ans en 1316, certains redoutaient une minorité et — fait nouveau — la minorité d’une fille ; il a paru alors opportun ou sage de se rallier au représentant adulte de la dynastie.
    • . Il est d’autres raisons plus profondes, qui tiennent à la nature de la coutume et à la fonction royale elle-même.
Origine de la loi de masculinité dans la coutume

La coutume est une source de droit peu familière à l’esprit moderne habitué au volontarisme et au positivisme juridique   [12]. La Coutume est une source vivante du droit, ses caractères essentiels en témoignent.

C’est d’abord un droit issu de la société (ou d’une fraction intéressée ou compétente de la société) et non pas des instances, quelles qu’elles soient, qui régissent cette société. En ce sens, la coutume n’est pas une règle posée délibérément par une volonté législatrice — comme une ordonnance royale ou une loi moderne —, mais une systématisation juridique spontanée de la vie ou de la pensée collectives.

D’autre part, l’ordre juridique coutumier implique un sentiment très fort de permanence et de durée : il repose sur l’idée que ce qui a été a, par là même, le droit d’être. En conséquence, la formation des usages, leur conservation, leur formulation juridique précise enfin, dans une coutume, constituent un tout indivisible.
La coutume n’est pas déclarative d’un nouvel état de droit. Elle ne crée ni ne décrète des règles nouvelles. Au contraire, par les liens directs et immédiats qu’elle établit entre l’ordre des faits et l’ordre juridique, elle constate des pratiques répétées — parfois inconsciemment — à la faveur d’un précédent ; ce précédent les fait surgir au grand jour et cristallise sur elles l’opinion publique ; la coutume les fixe en leur donnant consistance juridique et formulation consciente.

Le principe de masculinité ne surgit pas ex nihilo en 1316 et 1322. Dès avant cette époque, les faits manifestent déjà son existence. Aucune femme n’occupe la royauté sous les deux dynasties franques. Sous les Capétiens, jamais une fille, alors même qu’elle avait l’aînesse, ne reçut la Couronne. En 1270, Philippe le Hardi succède à son père. Sa sœur, pourtant aînée de quatre ans, se trouve écartée. En 1316 même, nul n’imagine, comme possible candidate, Isabelle, aînée de Philippe V de deux ans. Loin de résulter d’une quelconque incapacité civile — les femmes peuvent être régentes —, l’exclusion des femmes s’explique par une tradition depuis longtemps admise.


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Le passage du Rhin par Louis XIV à Tolhuis (auj. faubourg de Nimègue) le 12 juin 1672 par Adam François Van der Meulen

 

Origine de la loi de masculinité dans la fonction royale

Allons plus loin encore : parmi les raisons qui rendent compte de cette tradition, ne peut-on voir figurer en bonne place les exigences postulées par la fonction royale ? Si les filles sont plus ou moins consciemment repoussées, c’est peut-être en raison des fonctions guerrières du prince, mais surtout du sacre dont la vertu infuse à la fonction royale — fonction avant tout justicière — un aspect quasi sacerdotal. L’onction royale est étroitement calquée sur la consécration épiscopale. Une femme n’a donc pas plus accès au ministerium régis qu’au ministère sacerdotal. Si les raisons politiques ont eu leur part dans les événements de 1316-1322, les inspirations directrices nées de l’opinio cammunis ne doivent pas être mésestimées.
Faute d’héritier mâle en ligne directe, l’exclusion des filles joue en 1316 et 1322 au bénéfice des frères du roi défunt.

Mais en 1328, la mort de Charles IV, troisième fils de Philippe le Bel, sans autre héritier que des filles, ouvre une nouvelle crise successorale, plus importante par ses conséquences politiques — elle déclenche en 1340 la guerre de Cent Ans — que par le problème de droit soulevé.
Qui doit-on préférer, parmi les candidats mâles possibles ?

  •  
    • . Si l’on veut que le roi soit choisi dans la ligne directe descendant des Capétiens, le parent le plus proche est Édouard III d’Angleterre, neveu des trois derniers rois par sa mère Isabelle et, par conséquent, parent au troisième degré mais en ligne féminine.
    • . Si l’on désire, au contraire, respecter les conséquences du principe de masculinité, il faut choisir, en ligne collatérale masculine, l’un des deux cousins germains du dernier roi, Philippe de Valois ou Philippe d’Évreux, parents au quatrième degré.

En raison de la proximité du degré, le droit successoral semble donner avantage à Édouard III. Cependant cette proximité ne peut être admise qu’à condition que la mère de cet éventuel successible puisse servir de « pont et planche », c’est-à-dire transmettre un droit qu’elle n’aurait pas exercé. Les partisans de la parenté masculine rétorquent à cela qu’Isabelle, exclue comme toutes les filles de la succession royale, n’a jamais possédé le moindre titre à succéder. L’inexistence du titre entraîne l’inexistence d’une transmission.
La question successorale fut tranchée — sans opposition jusqu’en 1340 [13] — par une assemblée de dignitaires dans le sens de la logique incluse dans la solution de 1316, celle de la tradition de masculinité, maintenant bien verrouillée par ce nouveau précédent.

C’est donc à un collatéral par la ligne masculine qu’est revenue la Couronne. En 1328, Philippe de Valois et Philippe d’Évreux avaient la même proximité de degré. C’est alors la primogéniture qui a déterminé le successible : Philippe VI de Valois. La Couronne est par conséquent dévolue, à l’infini, à l’aîné de la branche collatérale aînée, c’est-à-dire de celle qui se rattache au roi défunt par l’ancêtre le plus rapproché. Cette dévolution en ligne collatérale avec primogéniture jouera — outre les successions déjà signalées de frère à frère en 1316, 1322, 1560 et 1574 — entre cousins parfois éloignés : en 1498, Louis XII est cousin au cinquième degré ; en 1589, Henri IV est parent du roi défunt au vingt et unième degré.

Au début du XVIIe siècle, Antoine Loysel pourra écrire :

En France, le royaume ne peut tomber en quenouille.

La coutume de masculinité, précisée et fixée entre 1316 et 1328, ne sera jamais contestée. Deux événements majeurs en témoignent.

  • . En 1420, dans le traité de Troyes qui exhérède le dauphin, Charles VI ne songe pas à sa fille aînée pour lui succéder ; la mariant à Henri V d’Angleterre, il fait de ce dernier son successeur en l’adoptant : paradoxal hommage à l’hérédité et à la masculinité !
  • . En juin 1593, le fameux arrêt de règlement du parlement de Paris dit arrêt Lemaistre ou « de la loi salique » rappellera avec force aux ligueurs l’inviolabilité de cette dernière [14]. Voilà qui annonce la dernière règle de dévolution spécifique — au sens strict — de la Couronne de France.
Loi de catholicité

Cet ultime principe, la loi de catholicité, a été précisé dans les difficiles années du conflit politico-religieux de la fin du XVIe siècle [15]. En 1589, l’assassinat de Henri III ouvre une nouvelle crise de succession. Le successeur désigné par la coutume de masculinité et de collatéralité est le chef de la maison de Bourbon, qui descend de Robert de Clermont, sixième fils de Louis IX. Il est certain que Henri de Navarre aurait succédé sans obstacle s’il avait été catholique. Mais sa religion, depuis qu’il est successible — le duc d’Anjou, frère de Henri III, est mort en 1584 —, suscite de la part du parti catholique de la Ligue un revirement d’opinion sur la coutume de masculinité : ne doit-on pas renoncer à ce principe afin d’assurer la candidature d’un prince catholique ?

Poussé par des États généraux ligueurs, Henri III avait ajouté aux coutumes constitutionnelles en vigueur une nouvelle — mais l’était-elle vraiment ? — loi fondamentale qu’il avait promulguée sponte sua avec l’assentiment des États pour lui donner un plus grand retentissement. C’est la loi de catholicité, exceptionnellement écrite et jurée dans l’édit d’Union de juillet 1588. Dès la mort de Henri III, les ligueurs s’en autorisent pour proclamer roi, sous le nom de Charles X, le cardinal de Bourbon, oncle de Henri de Navarre et le plus proche collatéral du roi défunt après son neveu huguenot. Ce qui n’était encore qu’entorse grave à la loi salique devient bientôt violation flagrante au nom de la catholicité : au décès du prétendu Charles X en 1590, la Ligue, faisant fi de certains Bourbons catholiques mais alliés politiques de Henri de Navarre, entreprend de faire de la loi de catholicité la loi fondamentale par excellence. Elle présente la candidature de Claire-Isabelle, fille de Philippe II d’Espagne et petite-fille par sa mère de Henri II. Double violation de la coutume de masculinité, qui provoque la réaction du parlement de Paris.

Aux termes de l’arrêt Lemaistre, rien ne peut être fait « au préjudice de la loi salique et autres lois fondamentales du royaume de France ». La réplique est d’autant plus forte qu’elle réaffirme dans ses débuts, et non moins nettement, la loi de catholicité. Le but de l’arrêt est politique. Il convient de rappeler le titre de Henri de Navarre à succéder, tout en l’invitant à abjurer la religion réformée. On sait que ce dernier franchit le pas en juillet 1593, son abjuration lui ralliant la majorité d’une opinion restée légitimiste.

L’arrêt Lemaistre est très révélateur de la conception qu’on se fait au XVIe siècle de la loi de catholicité, et par conséquent de son rang dans le corpus des lois fondamentales. Consacrée par l’abjuration de Henri IV, la règle avait vu ses bases dégagées par les États de Blois de 1577 et 1588.

Dès 1577, alors que la situation n’offrait aucune urgence, Henri III étant marié depuis peu et ayant un successible en la personne de son frère le duc d’Anjou, les États signalent à Henri de Navarre que la religion catholique « n’est point seulement l’ancienne coutume, mais la principale et fondamentale loi du royaume ». Les députés fournissent une juste analyse de la Loi fondamentale : une coutume qui s’induit de l’état moral et de la pratique religieuse du royaume depuis toujours. Une coutume originaire, en quelque sorte, indissociable des origines sacrées de la royauté française.

Les États de 1588 ne proclament pas une loi nouvelle mais une règle latente depuis le baptême de Clovis et chaque fois rappelée, depuis les Carolingiens, dans la cérémonie du sacre (cérémonie qui certes n’est pas constitutive du pouvoir royal, mais qui en définit assez l’esprit) [16]. Encore une fois, il ne s’agit, à l’occasion d’une difficulté pratique, que de réaffirmer officiellement un principe menacé. La loi de catholicité, dans ces conditions, ne peut être considérée comme un appendice circonstanciel : elle est une règle prenant rang parmi les lois fondamentales de la Couronne. Mais quel rang ?

La réponse des ligueurs est connue : cette règle est la norme supérieure à toute autre. L’arrêt Lemaistre clôt cette interprétation forcée. Les rapports entre la loi de catholicité et la loi salique ne sont pas d’ordre conflictuel ou hiérarchique ; en mentionnant l’une et l’autre sans établir de primauté, il les considère comme également nécessaires et complémentaires.

  • La loi salique traduit la nature profonde, le mouvement intérieur propre à l’exercice de la fonction royale,
  • la loi de catholicité exprimant pour sa part une exigence postulée par la source divine du pouvoir.

En d’autres termes, à l’égard de la succession à la Couronne, elles ont entre elles une relation de consubstantialité. Le conflit entre masculinité et catholicité, plutôt que traduire une situation de non-droit tranchée par les circonstances, offre l’unique occasion de saisir sur le vif l’étroite connexité entre les diverses lois fondamentales.

Sans nier le réalisme politique de Henri IV, c’est vraisemblablement ce que lui-même ou son entourage a compris. Avant son abjuration, Henri IV n’en était pas moins le successeur légitime, même si la loi de catholicité lui interdisait d’être le roi légitime. À supposer que le Béarnais eût persévéré dans sa foi, la loi salique suffisait à interdire toute désignation d’un autre successeur. Cette situation aurait simplement rendu nécessaire l’établissement d’une régence d’attente — ou d’absence —, solution nullement exceptionnelle même si elle n’était pas sans inconvénients.

Bref, la loi de succession désigne le roi de droit, mais celui-ci ne peut devenir roi d’exercice que sous condition suspensive de sa catholicité [17].

 

 

La succession de France : une réalité statutaire

 

Le régime de dévolution de la Couronne suit des règles précises et rigoureuses. Hérédité de mâle en mâle avec primogéniture, collatéralité au bénéfice du plus proche parent par les mâles du roi défunt, catholicité enfin, donnent à la succession royale de France des traits qui lui sont propres.
À ces règles de dévolution proprement dites vient s’ajouter au XVe siècle un dernier principe — en vérité impliqué par elles — se rapportant au statut même de la Couronne. Ce principe — celui d’indisponibilité — et le corollaire qui vient étroitement s’y greffer — la continuité de la Couronne — achèvent de bâtir l’armature constitutionnelle de cette dernière.

Principe d’indisponibilité

Une fois de plus, un principe important est non pas créé, mais révélé à l’occasion d’un événement décisif. Ce principe préserve l’assise même de la monarchie et fait de la Couronne une réalité de droit public en la désignant comme ce qu’elle est : un État. Un État placé hors de portée de toute volonté individuelle, fût-elle celle du prince lui-même.

Depuis le XVIe siècle, le roi a plusieurs fois proclamé la supériorité de la respublica sur sa personne. Par là même il a eu l’occasion de marquer que la fonction royale et les règles qui en régissent la transmission ne sont pas la chose du roi mais les attributs de la Couronne. Ainsi François Ier dans l’édit de Madrid en 1525, Louis XIV dans un factum rédigé au moment de la guerre de Dévolution, l’édit de 1717 sur les princes légitimés insistent sur la servitude que la fonction royale fait peser sur la maison capétienne, servitude bien résumée dans l’édit de février 1771 qui précise la portée des lois fondamentales de succession, « institution que nous sommes dans l’heureuse impuissance de changer » [18].

L’événement qui fut à l’origine de ce principe d’indisponibilité est le traité de Troyes signé en mai 1420 entre Charles VI et Henri V d’Angleterre. Dressé au plus fort d’une guerre civile mêlée de guerre étrangère, ce document diplomatique repousse expressément le dauphin de la succession au trône et déclare Henri V fils adoptif de Charles VI, l’investissant par là même d’un titre à succéder. Les règles coutumières de succession n’étaient-elles donc pas à l’abri de l’arbitraire du prince ? Il convenait de préciser avec netteté que ces règles étaient supérieures à la volonté royale, d’en proclamer l’intangibilité et l’indisponibilité. C’est cette tâche que s’assigne un juriste languedocien, Jean de Terre vermeille, en 1419, un an avant la conclusion du traité de Troyes (mais ce dernier était l’aboutissement d’un processus déjà engagé de rejet du dauphin). Son analyse de la succession statutaire (et donc indisponible) est très vite officielle et devient une loi fondamentale de la Couronne.

Que dit ce juriste ? Essentiellement que la succession royale, titre de légitimité du pouvoir, est régie par une coutume spéciale dont le contenu est irréformable et qui désigne impérativement le dauphin Charles (futur Charles VII). Insistons sur ces deux aspects.

Terrevermeille met d’abord en relief la nature coutumière de la succession royale. À cette fin, il donne pour la première fois une définition de la coutume royale. La coutume, formée au gré des nécessités, adapte les données existantes qui en découlent en les explicitant et en les perfectionnant lorsque certaines exigences politiques ou juridiques le requièrent. La coutume est donc une source de droit qui émane directement de l’ordre du royaume, d’un ordre juridiquement indépendant de tout ordre constitué antérieur (et si ordre constitué il y a, il l’a été par la coutume elle-même…). Dans ces conditions, la coutume apparaîtra comme une objectivation juridique sécrétée par la communauté politique tout entière. C’est assez dire que cette source de droit, inscrite dans la membrure du royaume, est supérieure à toute raison ou volonté individuelle qui chercherait à en modifier le contenu. La coutume s’impose à quiconque.

En conséquence, leur mise en forme par la coutume a donné aux règles de la succession royale une force objective qui les a arrachées, en fonction des fins particulières de la Couronne, à l’action possible de volontés individuelles. La succession de France ne ressemble en rien à une succession privée. Loin d’être patrimoniale ou héréditaire, elle est une succession publique, « quasi héréditaire » ou, mieux, successive. Ce statut coutumier, qui établit une telle succession exorbitante du droit commun, emporte de remarquables conséquences. Dans une succession privée, la volonté du défunt a pu modifier la succession ab intestat en instituant un héritier par testament [19] ; les héritiers peuvent manifester leur volonté de refuser les effets de l’hérédité. Toutes choses impossibles dans le royaume : le statut coutumier fixe un mécanisme successoral auquel nul ne peut faire violence ; ni le roi, ni non plus l’« héritier ». Ce dernier possède, en vertu de la coutume, un droit acquis à succéder que seule explique sa filiation, c’est-à-dire le droit du sang. Ce jus sanguinis fait du successeur un héritier nécessaire, ainsi appelé parce qu’il prend simplement la place de son père une fois celui-ci disparu. Et cela quel que soit son degré de parenté avec le roi défunt : l’héritier est souvent le fils aîné, mais à défaut tout collatéral mâle selon la proximité de degré, au besoin jusqu’à l’infini. Peu importe le degré de parenté de l’appelé, puisque sa vocation successorale l’assimile au fils aîné. En d’autres termes, un collatéral n’est pas reconnu par la coutume comme possible titulaire de la Couronne en raison de son degré de parenté, mais parce que, vis-à-vis du roi régnant, il est dans la position du successeur direct. Fils aîné ou collatéral de la branche aînée suivante, l’héritier nécessaire est toujours le primogenitus. En bref, par la force du statut coutumier, la Couronne et ses règles de dévolution forment un ensemble indisponible.

Ce principe, explicitement invoqué dès 1435 [20], circule vers 1445 dans l’entourage de Charles VII [21] et se fixe à partir de cette date dans le droit monarchique. Aucun juriste ultérieur ne s’en éloignera, et l’on répétera à l’envi les formules mêmes de Jean de Terrevermeille. Tous les auteurs, comme l’opinion publique, insistent alors sur plusieurs corollaires dont certains vont connaître d’intéressants prolongements à partir du XVIe siècle.

  • Le premier d’entre eux a trait à l’impossibilité pour le roi régnant de disposer du royaume. Installé à sa tête par la vertu de la coutume qui s’impose à lui, le roi est dans l’impuissance de renoncer à la Couronne. La question se posa en 1525 lorsque François Ier, captif à Madrid après sa défaite à Pavie, prépara un édit d’abdication en faveur du dauphin. Le parlement de Paris lui fit savoir qu’un tel acte serait contraire au principe d’indisponibilité : le ministère royal ne se résigne pas, c’est ce que dicte à son titulaire la coutume du royaume. De la même façon, les abdications en 1830 de Charles X et de son aîné Louis-Antoine, duc d’Angoulême, ne furent que d’opportunité et leurs auteurs, pas plus que leur « bénéficiaire » le duc de Bordeaux (futur comte de Chambord), ne les considérèrent jamais comme valides [22].
  • La seconde manifestation de cette inaptitude à disposer du royaume — à la différence du père de famille, autorisé par le droit privé à disposer de son patrimoine — est l’impossibilité pour le roi d’amoindrir le royaume dans sa substance tant juridique que territoriale, au détriment des prérogatives de son successeur. L’intégrité territoriale du royaume est un concept qui remonte au début du XIVe siècle et s’épanouit au XVIe siècle jusqu’à acquérir une nature juridique autonome, sanctionnée en 1566 par l’ordonnance de Moulins : c’est la loi fondamentale d’inaliénabilité du domaine de la Couronne.

On sait qu’à cette dernière loi trois tempéraments sont apportés, dont l’un intéresse la succession royale : c’est la constitution d’apanages, fiefs (de statut dérogatoire, d’ailleurs) concédés aux puînés sur le domaine en compensation de leur exclusion de la Couronne au profit du seul primogenitus [23].
Quant au maintien de l’intégrité des prérogatives du successeur, deux événements viennent au XVIIe siècle en souligner l’importance. À deux reprises le roi, par des dispositions testamentaires, a restreint les prérogatives de son héritier mineur en établissant un Conseil de régence et en fixant ses règles de fonctionnement. En 1643 comme en 1715, le parlement de Paris annule ces dispositions comme contraires aux lois fondamentales. Le roi empiétait sur les prérogatives de son successeur en ne lui laissant pas l’exercice entier de ses droits de souverain ; en outre, le prince oubliait qu’en France un roi, même mineur, est toujours réputé majeur.

D’autres conséquences, tout aussi nécessaires, montrent l’autonomie de la succession royale à laquelle la coutume statutaire rive chaque roi et chacun de ses successeurs. La volonté du monarque ou de l’héritier est bridée toutes les fois qu’elle irait à l’encontre de l’ordre de dévolution de la Couronne. Ainsi l’héritier nécessaire a une aptitude inamissible à accéder au trône. Jamais le roi ne pourra l’exhéréder, le droit acquis de cet héritier le lui interdisant. Les clauses du traité de Troyes sont nulles. Tout aussi nulle aurait été l’exhérédation pour ingratitude du futur Louis XI, à laquelle aurait songé Charles VII au dire de Choppin [24] : l’indignité du successeur, quelle qu’elle soit, ne saurait l’emporter sur son droit acquis à la Couronne [25]. Nulle enfin la disposition de l’édit d’Union de 1588 qui déclare le cardinal de Bourbon premier prince du sang et parent le plus proche habilité à succéder, excluant ainsi Henri de Navarre. Le roi ne pourrait pas davantage modifier l’ordre de succession en cherchant à y intégrer de nouveaux héritiers ou en contraignant un successeur à renoncer à son droit. Deux événements éloquents illustrent cette impuissance radicale à bouleverser la coutume.

Le roi ne peut ajouter de sa propre initiative de nouveaux héritiers à ceux que la coutume désigne impérativement. L’affaire des bâtards légitimés de Louis XIV le montre à l’évidence. Pour prévenir une éventuelle défaillance de sa lignée, durement éprouvée à la fin du règne, le Grand Roi, par un édit de juillet 1714, déclara habiles à succéder ses deux bâtards, le duc du Maine et le comte de Toulouse, qu’il avait antérieurement légitimés. Se donner des successeurs par légitimation s’inscrit en violation de la loi de succession. C’est une façon d’agir qui non seulement s’oppose à l’ordre statutaire, mais, en outre, habilite à succéder des bâtards auxquels même la légitimation ne saurait conférer un jus sanguinis [26]. En juillet 1717 le Conseil de régence rendra un édit annulant la décision du roi défunt, au motif qu’il ne pouvait attribuer à des descendants de naissance illégitime une vocation successorale contraire aux exigences de la coutume [sc].

Toujours parce que l’héritier nécessaire, quelle que soit sa place dans l’ordre successoral, jouit d’un droit acquis à succéder, le roi régnant ne peut le faire renoncer à ce droit. Déjà, en 1457, Charles VII avait entendu priver le duc d’Alençon de son droit successoral [27]. Mais l’attention de l’historien se fixe surtout sur la renonciation de 1713, tout aussi nulle et que nous examinerons plus loin. Aucune renonciation n’est valable au regard des lois fondamentales. Elle viole la coutume constitutionnelle émanant de l’ordre même du royaume. Cette renonciation a beau revêtir la forme de lettres patentes, ces lettres royales, même enregistrées au Parlement, même prises en raison de nécessités internationales, ne peuvent, ainsi que tout acte issu de la volonté législatrice du monarque, parce que de valeur juridique moindre, déroger aux lois fondamentales constitutives d’un ordre juridique supérieur. C’est là — et les publicistes modernes le savent bien — le critère des constitutions rigides qu’un texte législatif ordinaire ne peut ni battre en brèche ni frapper de péremption.

Émanées de la coutume, ces lois fondamentales fixent le statut de la Couronne et de son titulaire. Attenter à cette coutume serait attenter au statut de la Couronne et ôter toute signification à la fonction royale en lui retirant son caractère de fonction « publique » gardienne et réalisatrice de l’intérêt commun. Admettre les renonciations, c’est faire perdre à la monarchie le bénéfice d’efforts séculaires qui lui ont permis, avec l’élaboration des lois fondamentales, de profiler d’abord, d’asseoir ensuite le concept juridique d’État. Par là même, nous en arrivons au dernier aspect de la coutume statutaire, qui, tout autant que l’indisponibilité, sert d’assise à l’État monarchique — comme à tout État — : le principe de continuité.

 

La continuité de la Couronne

Pendant longtemps le sacre a fait le roi. Un inconvénient ne manquait pas d’en résulter dès lors que la pratique du sacre anticipé avait cessé avec Philippe Auguste : entre la mort du roi et le sacre de son successeur existait un vide juridique.

La royauté a progressivement entrepris de combler ce vide. Philippe III, en 1270, est le premier à avoir daté ses actes à partir de la mort de son prédécesseur et non de son propre sacre. Surtout, en 1403 et 1407, deux édits rendus par Charles VI consacrent l’instantanéité de la succession. S’inspirant peut-être d’une institution de droit privé — la saisine héréditaire, par laquelle, selon l’adage « le mort saisit le vif », l’héritier est saisi de plein droit de l’hérédité par la mort du de cujus —, ces textes déclarent que le successeur du roi défunt est roi dès la mort de son prédécesseur, sans qu’il se produise la moindre interruption dans la fonction royale. Le seul fait de la mort du roi suffit à saisir son successeur, quel que soit l’âge de ce dernier et sans le préalable du sacre.

Ces textes vont recevoir, peu de temps après, une consécration doctrinale. Jean de Terrevermeille, l’auteur même de la théorie statutaire, rattache directement l’instantanéité de la succession au droit acquis du dauphin résultant de la coutume. Cette coutume, en effet, reconnaît dans le droit de filiation le fondement du droit acquis. Or le droit de filiation est renforcé par la croyance dans l’identité de nature entre le roi et le primogenitus. La nature royale est transmise de père en fils par le sang (elle est évidemment réversible sur la tête de tous les collatéraux de même souche). Les conséquences d’une telle analyse sont évidentes.

  • En premier lieu, le roi se perpétue dans son successeur. Il n’est pas une personne physique suivie d’autres. Il est une lignée, une personne immatérielle qui se profile derrière une succession de personnes charnelles. Ainsi aboutit-on à dépersonnaliser la fonction royale, à la séparer de la personne physique de ses titulaires.
  • Ensuite — et ceci découle de cela — le successeur ne peut être un héritier au sens du droit commun. Il est plutôt le support charnel de la forme royale qu’il reçoit, à travers son prédécesseur, dès le jour de sa naissance. Cette prédestination, qui le fait appartenir à une « personne » royale immatérielle, rend compte de la radicale impossibilité de modifier sa situation d’héritier nécessaire. La mort du roi régnant ne lui confère pas la qualité royale mais actualise en lui cette dernière, détenue jusqu’alors de façon latente.
  • Cette justification doctrinale résultant de la coutume statutaire s’est traduite dans l’adage « le roi ne meurt jamais en France ». Celui-ci trouve son expression concrète dans un rite oral qui se fixe au XVIe siècle et qui voulait que l’on prononçât la formule « le roi est mort, vive le roi », signifiant que la mort de la personne physique du roi ne faisait pas mourir la personne royale.

Trois corollaires s’ensuivent.

  1.  
    1. . La permanence du roi, l’absence de toute discontinuité entre deux règnes — n’y a-t-il pas, au fond, un seul règne continu ? — s’affirment au détriment du sacre. Si l’opinion publique reste longtemps fidèle à l’idée qu’il n’y a de roi que par le sacre, il n’en demeure pas moins que, dans le droit public de la monarchie à partir du XVe siècle, l’onction n’a plus la portée juridique qu’on lui connaissait auparavant, même si elle reste essentielle. Le droit du sang et la naissance font maintenant le roi ; le sacre, lui, constitue toujours dans le roi l’autorité venue de Dieu [28].
    2. . Second corollaire : la « personne » royale est, par évidence, toujours le siège d’une plénitude de pouvoir. Le jeune roi, même « mineur » et nonobstant l’organisation d’une régence, est donc toujours réputé majeur ; les actes intervenus durant la régence sont passés directement en son nom [29].
    3. . Enfin, la continuité de la Couronne emporte comme conséquence que le nouveau roi est tenu par tous les actes passés par son prédécesseur.

 

Conclusion

 

Voilà, tracé à larges traits, quel était le droit royal français : un ensemble cohérent, constitué par des « lois fondamentales » étroitement imbriquées. Il ne laisse guère de doutes aujourd’hui sur la controverse successorale.

 

 


[1Louis de Bonald, Théorie du pouvoir politique et religieux, dans Œuvres, éd. Le Clère, t. 1, p. 210. Lire aussi Joseph de Maistre, « Essai sur le principe générateur des constitutions politiques », dans Œuvres complètes, Lyon, Vitte, t. 1, 2e tirage, 1891, p. 227 ss.

[2L’expression apparaît pour la première fois, semble-t-il, dans le manifeste du parti « politique » en 1575. Lors du lit de justice du 15 juin 1586, le président de Harlay distingue en toute clarté « deux sortes de lois : les unes sont les ordonnances des rois qui se peuvent changer selon la diversité des temps et des affaires, les autres sont les ordonnances du royaume qui sont inviolables […] » La formule « loi fondamentale » est reprise en 1588 dans l’édit d’Union qui pose les bases de la catholicité du prince. Elle est couramment utilisée aux XVIIe et XVIIIe siècles. La « loi fondamentale » est à l’origine du concept de constitution dans notre ancien droit public : c’est en ce sens que l’entend déjà une déclaration royale du 26 avril 1723.

[3Certains publicistes ont tenté d’allonger la liste des lois fondamentales. De même les États généraux de 1614 prétendirent-ils faire proclamer comme loi fondamentale l’indépendance totale du roi vis-à-vis de la papauté. Dans d’autres cas, on a vu dans la « découverte » de nouvelles prétendues « lois » une manière commode de limiter les prérogatives du prince au profit, par exemple, des parlements. Mais ces prétentions n’ont jamais été que des « ballons d’essai ».

[4On se reportera particulièrement à Jean Barbey, La fonction royale, essence et légitimité, d’après les Tractatus de Jean de Terrevermeille, Paris, Nouvelles éditions latines, 1983 ; on trouvera d’utiles matériaux dans Bernard Basse, La constitution de l’ancienne France, Liancourt, Les Presses Saint-Louis, 1973.

[5Le cas se produit deux fois au cours de la période. En 1017, Robert fait élire et sacrer son fils Hugues, puis, après la mort de celui-ci, son second fils Henri Ier en 1027. En 1129, Louis VI associe son fils Philippe, puis son puîné — Louis VII — en 1131.

[6Hugues Capet et ses successeurs n’ont rien inventé en la matière : certains Carolingiens avaient déjà fait sacrer leur fils de leur vivant.

[7L’élection laissera jusqu’à Louis XIV une trace, tout à fait secondaire, dans la cérémonie du sacre, que Jean Bodin, par exemple, relève au XVIe siècle (La République, Liv. VI, ch. 5) : les évêques de Beauvais et de Laon, à un moment donné, soulèvent le roi et demandent aux assistants s’ils l’acceptent comme souverain ; la foule crie : « Amen ! Fiat ! Noël ! Noël ! » (voir Aimé Bonnefin, Sacre des rois de France, Limoges, 1982).

[8Nombreux exemples dans E. Glasson, « Le droit de succession au moyen âge », Nouvelle Revue Historique de Droit français et étranger, t. XVI. 1892, p. 543 ss. Notons également que les Libri Feudorum, compilation féodale lombarde, posent la règle du partage égal du fief entre les enfants mâles.

[9Déjà les évêques carolingiens avaient inspiré à Louis le Pieux, en 817, l’Ordinatio Imperii par laquelle l’empereur rompait avec la traditionnelle pratique du partage au bénéfice de son fils aîné Lothaire, seul futur empereur. Cette tentative éphémère fut, on le sait, ruinée lors du traité de Verdun en 843.

[10Cette admission des femmes à la succession aux fiefs doit être nuancée. Dans certaines coutumes — Normandie, entre autres — le privilège de masculinité s’étend à tous les biens mêmes non féodaux. Ensuite, certains grands fiefs sont réputés « masculins » et ne peuvent échoir à une femme. En outre, même dans les fiefs « féminins », les femmes ne sont pas mises sur le même pied que leurs frères. À égalité de degré, elles sont exclues (Beaumanoir, Coutumes de Beauvaisis, no 470 ; Jacques d’Ableiges, Grand Coutumier, II, 25 ; Nouvelle Coutume de Paris, art. 25). Dans certaines

coutumes, la fille est préférée au frère du défunt mais écartée par le fils de celui-ci (Boutillier, Somme rurale, tit. 78 ; Coutume de Paris du XIIIe siècle ; etc.).

[11En vérité, il semble que la loi salique établisse un régime de préférence des fils, et non d’exclusion totale des filles. D’ailleurs, ses dispositions ont très vite choqué : dès la fin du VIIe siècle, dans les Formules de Marculf (II, 12), il est permis au père de rappeler à la succession ses filles à égalité avec ses fils pour tout ce qui concerne la « terra paterna ».

[12En toute rigueur juridique, l’existence d’une coutume suppose celle de deux éléments bien distincts : un élément matériel, encore dit objectif ou de fait, le corpus, l’usage, caractérisé par la répétition (mais cette exigence est relative et varie selon les domaines), la durée, la constance et la clarté ; en second lieu un élément immatériel ou psychologique, subjectif, l’animus, la conviction du caractère juridique de cet usage (voir Stéphane Rials, « Réflexions sur la notion de coutume constitutionnelle », Revue administrative, 1979, p. 265 ss.).

[13Édouard III ne revendique le titre de roi de France qu’en 1340. Dans son manifeste, il affirme qu’il est dans la première année de « son règnement en France ».

[14On reviendra plus loin sur cette importante décision.

[15Sur cette question, voir ses aspects politiques dans Robert Villers, « Aspects de la loi de catholicité », Revue Historique de Droit français et étranger, 1959, p. 196-213. Sur la controverse juridique et doctrinale voir C. Collot, L’école doctrinale de droit public de Pont-à-Mousson, Paris, 1965, p. 286 ss. et L.P. Raybaud, La royauté d’après les œuvres de Matteo Zampini, Travaux et recherches de la Faculté de Droit de Paris, 1965, surtout, p. 171-180.

[16Voir plus loin.

[17Trois compléments doivent être fournis, concernant la loi de catholicité.

Tout d’abord, si le roi doit être catholique, la question du contenu de sa foi relève de Dieu et de sa conscience seuls. Tant qu’il ne porte pas atteinte aux grands édifices dogmatiques et institutionnels de l’Église, il n’appartient pas à celle-ci de remettre en cause la légitimité du roi. Les rois excommuniés n’en sont pas moins demeurés rois.

En second lieu, de l’avis des légistes anciens et modernes (mais ce point vaudrait d’être creusé et, peut-être, partiellement nuancé), la théorie statutaire s’oppose au droit canonique sur un point : elle n’admet pas la légitimation par mariage subséquent, qui consiste à traiter comme enfant légitime celui qui est né hors mariage pourvu que le père régularise son union par un mariage avec la mère de l’enfant. C’est l’adage On naît prince du sang, on ne le devient pas.

Enfin, la loi de catholicité implique que le successible soit issu d’un mariage canoniquement valable. D’où l’exclusion des bâtards de la succession de France (voir par exemple Saguez-Lovisi, Les lois fondamentales au XVIIIe siècle, recherches sur la loi de dévolution de la Couronne, Paris, P.U.F., 1984, p. 33 ss.). C’est poser le délicat problème des Bourbon-Busset, sur lequel l’essentiel est dit par M. Hervé Pinoteau (Héraldique capétienne, réimpr., éd. La Perrière, 1979, p. 41 ss.). Louis de Bourbon, évêque titulaire de Liège mais non encore clerc (il ne sera sacré que plus tard), avait connu une jeune femme, de l’illustre famille des Gueldre selon certains (mais la chose n’est pas prouvée). Il en eut des enfants ; mais l’avait-il épousée ? Les Bourbon-Busset contemporains le prétendent, sans l’établir. Toutes les recherches sont demeurées infructueuses. La vie commune n’est pas même prouvée. Louis reçut peu après les ordres. S’il y avait eu mariage, il aurait fallu obtenir le consentement de son épouse qui aurait dû se retirer obligatoirement dans un couvent, ce qui n’aurait sans doute pas manqué de laisser des traces.

Pendant longtemps, les Busset ont accepté leur prestigieuse bâtardise et ont porté des armes de bâtards. À la mort de Henri III en 1589, il n’y eut de leur part aucune velléité de succéder. Les difficultés du temps — illustrées par l’épisode « Charles X » — leur en offraient pourtant l’opportunité.

Notons qu’il y eut d’autres branches bâtardes disparues aujourd’hui (Anjou, Bourgogne, Orléans, Longueville, Bourbon-Malause). Aucune ne fut jamais mise en avant pour la succession..

[18Isambert, Recueil des anciennes lois françaises, t. XXII, p. 515. L’édit de 1771 reprend l’affirmation qui figure dans l’édit de 1717 sur les princes légitimés.

[19Il s’agit ici du droit successoral romain et coutumier, et non du droit contemporain où la liberté de tester, rarement absolue au demeurant (même autrefois), a été mise à mal.

[20Notamment dans les milieux bourguignons qui cherchent à faire la paix avec le roi de France (voir Dom Plancher, Histoire… de Bourgogne, Dijon, 1781, t. IV, p. 151-157).

[21Sous la plume de Jean Juvénal des Ursins, archevêque de Reims en 1449 et conseiller de Charles VII.

[22Stéphane Rials, Le légitimisme, P.U.F., « Que sais-je ? », 1983, p. 16.

[23Cette pratique des apanages, à laquelle la royauté eut très tôt recours, en détournant les puînés d’entreprendre contre les droits de l’aîné, consolide le principe de primogéniture et celui, lié, d’indivisibilité de la Couronne. Les deux autres exceptions sont les engagements du domaine en temps de guerre ou pour toute autre grave nécessité et l’existence d’un domaine casuel ou disponible constitué par les acquisitions territoriales faites depuis moins de dix ans.

[24René Choppin, Trois livres du domaine de la Couronne, éd. 1574.

[25À cet égard, il faut préciser que, contrairement au préjugé « séminaliste » entretenu et développé par certains, les descendants de Philippe Égalité, les Orléans, seraient parfaitement, successibles, mais à leur tour.

[26Voir supra la question de l’exigence d’un mariage canoniquement valable.

[scIsambert, op. cit., t. XXI, p. 147. Sur cette affaire, voir Saguez-Lovisi, op. cit.

[27Charles Dumoulin, Commentarii in consuetudines parisienses, § 12. éd. 1624. I, 487.

[28Voir l’ouvrage précité de A. Bonnefin.

[29Les édits de 1403 et 1407 sur l’instantanéité de la succession s’intitulent d’ailleurs « édits sur la suppression des régences ».


 

Source: http://www.viveleroy.fr/?La-constitution-de-la-France

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 22:44
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 21:39

Un article inattendu publié sur "blogs.mediapart" par Pierre-Antoine, intitulé "Le caractère aristocratique des éléctions", évoque la nécessité de changer les institutions pour obtenir enfin un vrai changement, une vraie alternative politique. L'auteur dénonce le régime ploutocratique (sans le mot) de la démocratie moderne et conclut avec raison : "aucune alternative politique réelle n'est possible sans changement de ces institutions." Voilà qui est dit !

Vous trouverez ensuite plus bas, deux videos illustrant bien le propos, une du philosophe Jean SALEM et une de Francis DUPUIS-DERI, professeur en sciences politiques, qui explique bien l'histoire politique du mot "démocratie moderne", un système qui explique-t-il, a été inventé par des gens qui haïssaient la démocratie comme pouvoir et souveraineté du peuple et ont conçu un système leur permettant d'empêcher le peuple (jugé irrationnel et dans l'obscuritisme) de se gouverner seul... L'imposture démocratique éclate au grand jour, tend de plus en plus à être connue, discutée et commentée.

F. DUPUIS-DERI soutient également qu'il y avait plus de démocratie avant 1789 qu'après... : "La modernité est une époque qui est moins démocratique que celle d'avant !"

 

Extrait :

 

Il faut donc le dire encore : l'élection est aristocratique dans son principe et construit une oligarchie en pratique. Si on peut concéder le caractère partiellement démocratique de l'élection tel que l'a montré Bernard Manin, pour citer celui qui a le mieux systématisé et approfondi la théorie des « principes du gouvernement représentatif », ce n'est qu'en comparaison aux systèmes de cooptation, d'achat des charges ou d'héritage de celles-ci (Bernard MANIN, « Principes du gouvernement représentatif », Flammarion, réédition 2012). La seule chose qui donne à l'élection son caractère démocratique, ce n'est pas l'élection mais l'universalité du suffrage.

 

[Note de Christ-Roi. Cette assertion de l'auteur nous semble bien hâtive. En effet, en 1793 par exemple, l'universalité du suffrage n'a pas empêché le génocide vendéen... ni n'a été une garantie contre "la première logique totalitaire de l'histoire" (Stéphane Courtois). Le suffrage universel a même autorisé l'apparition de régimes totalitaires en 1793 et en 1932 avec l'arrivée du nazisme au pouvoir. En 1932, Hitler  comprit à la suite de son putsch raté en 1923, qu'il ne pourrait accéder au pouvoir que par la voix démocratique et il fit le pari du suffrage universel. En revanche, en Russie, inversement, la première assemblée élue au suffrage universel en mars 1917 fut aussi la dernière avant 1991... Lénine comprit, lui, en 1917-1918, "que jamais il ne pourrait réussir cette prise de pouvoir en participant au processus démocratique inauguré en Russie depuis mars 1917 et que sa seule chance résidait précisément dans la destruction de cet embryon de démocratie." Ce qu'il fit dans la nuit du 18 janvier 1918 : "l'Assemblée est dispersée par la force. Sa mort officialise la naissance du régime totalitaire (communiste)" (Cf. Stéphane Courtois, "Communisme et Totalitarisme", Tempus, Paris 2009, p. 80, 86.)

 

En fait, le suffrage universel n'est pas une protection ou une garantie de la démocratie : "[L]a possibilité donnée aux citoyens d'élire leurs gouvernants n'est pas en elle-même démocratique. Ce qui démocratise le gouvernement représentatif, c'est plutôt la possibilité pour les citoyens de renouveler à intervalles réguliers, donc de juger, leurs dirigeants (B. MANIN, Principes du gouvernement représentatif, Paris, Calmann-Lévy, 1995). C'est la seconde élection, et non la première, qui constitue le système démocratique (P. AVRIL, "Essais sur les Partis", Paris, LGDJ, 1986.) (P. Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin Collection Tempus, Paris 2011, p. 77,78.)

 

Il n'est pas non plus interdit de réfléchir aux liens entre l'élection de la Convention dite "nationale" en France en 1792, une assemblée élue pour la première fois au suffrage universel masculin afin de donner une nouvelle Constitution à la France, rendue nécessaire par la déchéance de Louis XVI lors de la "Conspiration du 10 août 1792" (Abbé Barruel), ourdie par Brissot [Voir  Lucien Jaume dans Le Discours jacobin et la démocratie : l'auteur parle d"insurrection" qui "n'est pas spontanée", "une collusion supposée entre Lafayette et les amis de Brissot".., un "Directoire secret" dont les "manifestants" "ont été préparés politiquement et militairement", dont "une synthèse a été fournie par G. Maintenant" : Les Jacobins, coll. Que sais-je? PUF, Paris 1984, p. 52-58.], et la Terreur qui s'en suivit avec le génocide vendéen..., difficilement compatibles avec la "démocratie" entendue comme pouvoir du peuple...]

 

... Lorsque le suffrage est universel, poursuit l'auteur, il y a une base démocratique au processus de dévolution des pouvoirs, MAIS le résultat de ce processus - les élus - lui n'est pas démocratique.

Si le mot démocratie est utilisé, c’est pour sa fonction de légitimation. Elle joue comme une onction dont le caractère rituel est évident (ce caractère rituel n’est pas nouveau, voir Olivier Christin, « Vox populi. Une histoire du vote avant le suffrage universel », Seuil, p. 66). Un politiste canadien a récemment publié sa thèse dans laquelle il démontre comment le mot démocratie a été complètement détourné de son emploi par les républicains à partir des révolutions américaine et française (cf. Françis Dupuy-Déri, « Démocratie, Histoire politique d'un mot ») [Voir videos ci-dessous NdCR.]. Les candidats américains aux élections se sont rendu compte qu'ils se faisaient élire lorsqu'ils se disaient démocrates, et comme par magie, ils sont nombreux à être devenus démocrates.

Nous ne sommes pas tous égaux dans l'élection, nous le sommes uniquement devant le vote... L'égalité est alors simple illusion, et le caractère démocratique plus qu'insuffisant pour être accordé au régime politique qui utilise principalement ce procédé comme moyen de désignation des gouvernants. Aussi, il faut réfuter l'idée selon laquelle l'élection est l'instrument de réalisation de la démocratie. Cette présentation n’a pas simplement pour vocation d’être une présentation « jolie » ou « ordonnée » des régimes politiques, mais elle permet d'expliquer un ensemble de phénomènes que certains attribuent à des complots plus ou moins étendus.

Argent-Roi.jpgOn constate, c'est flagrant aujourd'hui, que les élus ne sont pas représentatifs (ni sociologiquement -hommes de plus de 50 ans issus de classe non-populaires - ni idéologiquement - surreprésentation des deux partis dits de gouvernement que sont l'UMP et le PS par rapport à leurs forces réelles aux premiers tours, on peut aussi rappeler la distorsion flagrante à propos du Traité constitutionnel européen) ou qu'ils sont des carriéristes, des professionnels de la politique quand ils ne sont pas tout simplement corrompus ou malhonnêtes. On constate d’ailleurs la naissance d'une oligarchie au niveau mondial dont les liens sont étroits entre représentants politiques et finance. Hervé Kempf a fait une synthèse saisissante de cette « oligarchisation » du monde (H. KEMPF, « L'oligarchie, ça suffit, vive la démocratie ! », Seuil).

 

En faisant ce constat, on est tenté de croire qu'il y a un "système" à faire tomber, comme le scande le Front national. Ce parti se dit d'ailleurs régulièrement "anti-système". Mais qu'est-ce que ce système ? Dans la pensée du Front national, il s'agit d'un ensemble d'hommes et de femmes, de clans, celui de "l'UMPS". Comme c'est un système, il suffit au FN et à ses affidés de dire "tous pourris", et de prétendre qu'il suffit de les mettre à leur place pour que cela aille mieux.


Il ne suffirait ainsi de remplacer les gens actuellement au pouvoir pour que le système disparaisse. Or, ce n'est pas une question de personnes, mais une question d'institutions [C'est ici rapporté à la "démocratie", le point de vue du royalisme légitimiste: ce n'est pas la personne du roi qui prime, c'est les institutions. Même avec un roi mauvais, la qualité des institutions entraîne un cycle vertueux du pouvoir. NdCR.]: ce sont les institutions qui prédéterminent les caractères les plus courants des personnes désignées pour gouverner (comme le dit Bernard Manin, « Parce que l’élection est un choix, elle comporte ainsi une dynamique interne qui fait obstacle à la désignation de citoyens semblables aux autres », in « principes du gouvernement représentatif » op. cit., p. 182). Évidemment, cela ne signifie pas que tous les élus sont dépourvus de vertu, mais que ceux qui sont vertueux ne peuvent être élus que de manière marginale, parce que l'élection est une compétition dans laquelle la vertu réelle n'est pas un atout (puisqu'elle n'est pas déterminable ; et la vertu peut se feindre), mais plutôt un handicap (pour être élu, il faut être prêt à jouer les jeux d'appareils, les trahisons et reniements). C'est en cela que l'élection n'est pas démocratique : il faut un titre particulier pour gouverner.  La démocratie, elle, est « le pouvoir propre à ceux qui n’ont pas plus de titre à gouverner qu’à être gouvernés » (Jacques Rancière, « La haine de la démocratie », Éd. La Fabrique, 2005, p. 54).

L'enjeu est de taille : aucune alternative politique réelle n'est possible sans changement de ces institutions.

Pour aller plus loin :
Françis DUPUY-DERI, « Démocratie, Histoire politique d'un mot », Lux Editeur, 2013
Hervé KEMPF, « L'oligarchie, ça suffit, vive la démocratie ! », Seuil, 2011
Bernard MANIN, « Principes du gouvernement représentatif », Flammarion, réédition 2012
Jacques RANCIERE, « La haine de la démocratie », Éd. La Fabrique, 2005, p. 54
Jean SALEM, « Election piège à cons », Flammarion, 2012

On peut égalemment consulter le site d'Etienne Chouard.

 

Source: http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-antoine/240314/le-caractere-aristocratique-des-elections

 

 

 

 

 

Extrait de "Ce soir ou jamais" du 27-03-2012 de Frédéric Taddeï.

 

Jean SALEM : « Comme le dit Tocqueville, il ne faut surtout pas croire que du vote universel sortent nécessairement les meilleurs. 37,3% premier parti de l'Allemagne en 1932, le NSDAP. Cela a été enfin dit ce soir sur le plateau ... il est bon de se rappeler que tout ne coule pas à l'élection et tout n'en dérive pas, notamment la vertu et le bon droit".

 

JEAN-SALEM--Elections-piege-a-cons.jpgEn disant cela, Jean SALEM qui dit qu'il "n'appelle pas à l'abstention" mais "au premier tour votera Jen-Luc Mélenchon à reculons" et "au deuxième tour blanc-blanc", jette néanmoins une pierre dans la mare révolutionnaire de 1789 : "D'une certaine façon, les hommes de 1789 se font une haute idée de l'élection. Trop haute... Ils voient en elle une protection et une garantie. Ils la croient capable d'assurer que les élus aurront un intérêt identique à celui de leurs électeurs. Ils lui prêtent même la vertu de supprimer toute distinction entre représentés et représentants, de telles sorte que les premiers gouverneraient réellement à travers les seconds", explique Patrice Gueniffey in La Politique de la Terreur, Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 60.) Le mythe est ... condamné à un démenti permanent, dans la mesure où l'élection produit toujours et nécessairement une différence réelle entre le peuple et ses élus" (ibid., p. 60.)

 

Jean SALEM poursuit en dénonçant le «cirque électoral».

 

«Le cique électoral, ce sont les popoms girls et les pluies de confettis sur des conventions pliées à l'avance dont l'Empire nous donne le modèle, le parti républicain, le parti démocrate aux Etats-Unis. Ce sont les dynasties électives. Ce qui est le plus fort, c'est qu'elles sont électives ! Je dresse la liste d'une vingtaine de chefs d'Etat dans le monde. Elles sont électives parce que par le canal du suffrage universel ou du vote, on arrive à faire que les peuples reconduisent monsieur en général, rarement madame, qui a été fils de monsieur l'ex-président.»

 

 

Le pouvoir confisqué.

 

«Le citoyen a l'impression que tout se décide ailleurs. Rousseau disait déjà le peuple anglais croit qu'il est libre, il ne l'est que durant l'élection de son parlement. Si tôt qu'il est élu (ce parlement), le peuple n'est plus rien, il est esclave, poursuit Jean SALEM.

 

...Quand les peuples votent bien, les beni oui oui les encensent, quand il vote mal on fait revoter les peuples, ou on déjuge les peuples puisque une chambre haute ou une chambre basse, ou un Congrès quelconque défait ce qu'ils ont décidé : France 2005, mais aussi Pays-Bas, Irlande, etc. L'hyper abstention : 60% des gens sont restés à la maison dans l'Europe des 27 à l'occasion des élections européennes (2009 NdCR.), et dans le contexte national, on a vu lors de l'affaire du quinquennat en 2000 près de 70% d'abstention. Donc on en est là, le désert à l'américaine, le fait qu'un président aux Etats-Unis est élu avec 25% des voix, 30% des inscrits quand c'est un vote triomphal comme dans le cas d'Obama. Tout cela mérite une inquiétude» (étant donné le taux d'Abstention complète l'animateur Frédéric Taddeï.)

 

Le cirque de l'élection ininterrompue. [Voir notre article du 2 février 2007 "Le gouvernement gouverné"]

 

«Au cirque néolibéral de la réforme ininterrompue s'adjoint son compère qui est le cirque politico- médiatique de l'élection ininterrompue, c'est-à-dire notamment le sondage, les courbes qui montent et qui descendent et qui se croisent, choses qui n'ont à l'évidence que de moins en moins d'intérêt puisqu'on fait des grosses majorités relatives avec des fractions du corps électoral de plus en plus petites.

 

... La première farce c'est que le Parti socialiste ait voulu nous vendre le directeur du Fonds monétaire international comme candidat de la gauche en pensant qu'au 2e tour les foules de gauche allaient reporter leurs voix pour des gens comme ça qui nagent dans l'argent.»

 

Pour Francis Dupuis-Déri, la démocratie n'est pas celle que l'on croit et son histoire est encore plus méconnue. Détestée et ridiculisée pendant des siècles, la démocratie était vue comme le pire des régimes pendant des générations en Occident. Dans Démocratie. Histoire politique d'un mot (Lux éditeur, 2013), le professeur au Département de science politique de l'UQAM conclut avec fracas : "le Canada n'est pas une démocratie et ne l'a jamais été".

 

"Au XVIIIe siècle, la démocratie dans les textes ou discours à l'assemblée de ceux qu'on va appeler les fondateurs de la "démocratie moderne", c'est un terme péjoratif, c'est négatif. Personne ne se dit démocrate... Ils ne veulent absolument pas que le peuple puisse se gouverner seul.(Francis Dupuis-Déri)

 

 

 

 

 

 Francis Dupuis-Déri, professeur de science politique à l'UQAM :

 

«La question que je me suis posée au départ de ma recherche, c'était un mystère ou une énigme -je n'étais pas le premier à m'en rendre compte-, j'essaie de comprendre pourquoi quand on retourne dans les textes de l'époque, au XVIIIe siècle, ceux qu'on va appeler les fondateurs de la démocratie moderne (aux Etats-Unis, ce sont des gens comme George Washington, en France, on peut parler des révolutionnaires comme Robespierre ou Danton), dans leurs textes, ou discours à l'assemblée, c'est un terme péjoratif, c'est négatif. Les démocrates ce sont toujours les autres et personne ne se dit démocrate. Ceux qui ont fondé la démocratie moderne sont en fait anti-démocrates. Deux générations plus tard, vers les années 1830-40, les élites politiques ont commencé à dire, dans ces deux pays, "finalement on vit dans une démocratie, on est démocrates." Et c'est un mot qui résume bien la fiction de notre système politique qui est de nous faire croire que les gens qui sont élus, qui nous gouvernent, gouvernent en fait en notre nom et que c'est le peuple qui est le vrai pouvoir. Ce qui est évidemment un mensonge. Ce n'est pas parce que l'on vote que l'on a le pouvoir. Choisir qui a le pouvoir ce n'est pas avoir le pouvoir.

 

On vit dans des aristocraties élues puisque c'est une petite minorité qui nous gouverne. On peut considérer que c'est une bonne idée, que c'est génial, que c'est mieux qu'une vraie démocratie, mais en tous les cas ce n'est pas une démocratie.»

 

Francis-Dupuy-Deri-democratie-histoire-d-un-mot.jpg

 

« Selon moi et selon d'autres, poursuit  Francis Dupuis-Déri, le peuple n'a pas vraiment le pouvoir dans nos régimes .

 

... Dans l'histoire de la philosophie politique en Occident, dès l'Antiquité mais avec la modernité aussi avec des gens comme Spinoza ou Rousseau (Rousseau c'est bien connu) et Montesquieu et d'autres, ils distinguent l'élection de la démocratie. Pour eux, l'élection, si l'on doit voter pour se donner des maîtres, des chefs, des dirigeants, c'est qu'on veut identifier les meilleurs logiquement, c'est que l'on constate que nous ne sommes pas tous égaux pour décider et on doit s'en nommer quelques uns et donc l'élection est un processus aristocratique.

 

L'élection, c'est un processus par lequel on nomme une petite clique de personnes qui vont nous diriger et cela ne relève pas de l'esprit démocratique, cela relève de l'esprit de l'aristocratie. Evidemment ce n'est pas une aristocratie comme on l'entend traditionnellement, de père en fils, une aristocratie héréditaire par le sang, mais c'est une aristocratie élective, une aristocratie élue, et donc c'est ce que l'on a par exemple en ce moment à Québec avec 125 députés. 125 députés sur 7 millions d'habitants, on peut s'entendre que c'est une toute petite clique qui dirige le Québec, en termes politiques.

 

Le referendum, c'est un processus que l'on perçoit comme plus démocratique justement parce que là, le peuple peut directement se prononcer sur une décision ou un choix clair, pas simplement se nommer des dirigeants ou des chefs. Ceci dit, au Québec les référendums sont consultatifs, ils n'ont jamais force de loi. Dans notre système ici c'est "up down", du haut vers le bas.  

 

En fait la fameuse question en philosophie politique, c'est qui décide ? Quel est le meilleur régime ? Et la question du meilleur régime c'est "qui peut prendre les meilleurs décisions" ?

 

Dans la philosophie politique dans l'histoire, il n'y a finalement que trois ou quatre solutions. Soit c'est une seule personne qui décide, c'est ce que l'on va appeler une monarchie. Evidemment les critiques de la monarchie vont dire que c'est plutôt une dictature; il peut y avoir une minorité de gens qui décident, ce sera une aristocratie : cela peut être des grands prêtres, des chevaliers, des guerriers, des nobles, cela peut être des élus (les députés par exemple, ça c'est une aristocratie élective, une minorité qui décide); on peut avoir la majorité qui décide, donc là vous avez la démocratie; et puis on pourrait dire qu'il y a un quatrième type de régime qui serait l'anarchie où là, c'est tout le monde vraiment qui s'entend sur chaque décision, c'est un système consensuel, il n'y a pas d'imposition de la décision par la majorité par exemple, comme en démocratie. Et donc ce qui est important de voir, c'est comment on fait fonctionner le processus de prise de décision. Qui participe en fait.

 

Pourquoi-l-on-a-fait-1789.jpg

 

Dans la Déclaration d'Indépendance américaine des Etats-Unis de 1787 on ne retrouve aucune fois le mot "démocratie".

 

Ce que j'essaie de démontrer dans le livre, ce que l'on va appeler les "pères fondateurs" de nos "démocraties modernes" ou en tous les cas ce que l'on va appeler "démocraties modernes" (soit aux Etats-Unis, soit en France), constatent que Athènes est un mauvais modèle. Pour eux, si l'on a un modèle à imiter de l'antiquité c'est probablement Rome, peut-être Sparte, mais en tout cas certainement pas Athènes parce qu'ils ne veulent absolument pas que le peuple puisse se gouverner seul.

 

En fait, le mot démocratie n'est jamais utilisé ou très rarement utilisé au moment de la Révolution française ou de la Guerre d'Indépendance aux Etats-Unis. Et quand il est utilisé c'est presque toujours pour critiquer un adversaire et le délégitimer. Donc on ne se revendique pas démocrate mais on accuse l'autre d'être démocrate. Démocrate était en soi un mot dénigrant. Le démocrate c'était par définition le jeune de 20-22 ans, un peu idéaliste qui n'avait pas encore de responsabilité dans la vie, et qui voulait trop de liberté, un peu d'aventures et qui n'était pas très sérieux politiquement. Des politiciens comme John Adams (2e président des Etats-Unis) et d'autres disent : "C'est normal d'être démocrate à 20 ans mais franchement à 40 ans ce n'est pas sérieux."

Et les démocrates, c'est ceux qui sont considérés comme voulant des transformations trop radicales au niveau politique, et surtout aussi, au niveau économique. Ce que l'on a oublié un peu aujourd'hui, c'est que au XVIIIe siècle, le démocrate c'est celui qui est du côté de pauvres et contre les riches, c'est celui qui veut un système économique égalitaire. Et les élites républicaines sont contre l'égalité économique, elles sont d'ailleurs généralement membres de l'élite financière, et donc elles se sentent menacées par la démocratie en fait et donc elles fondent un régime anti-démocratique [au sens que ce n'est pas la majorité réellement qui décide... mais des minorités, NdCR.].

 

Le roi au Moyen Âge ne sert pas à grand chose : une histoire de la démocratie médiévale qui est complètement oubliée

 

Il y a une forme de démocratie qui persiste justement (durant "les mille ans de monarchie"), dans les villages, dans les communes. Rien de comparable entre Athènes où s'assemblaient, 4, 5, 6000 personnes pendant une journée pour prendre des décisions directement et dans le cas du Canada,  les personnes qui le soir regardent la télévision. C'est deux systèmes complètement différent. Mais ce que l'on oublie, ce que je ne savais pas avant de commencer cette recherche, c'est que par exemple au Moyen Âge en Europe il y a une vie démocratique absolument extraordinaire. Le Moyen Âge, c'est en fait des milliers de petits villages qui fonctionnent de façon auto-gestionnaire par assemblées d'habitants. La communauté d'habitants de tels villages, est une entité juridique. Elle a en partage des terres communales, un bois, peut-être un moulin, un puits, des terres, des Etats, etc. Et elle gère ce patrimoine commun dans des assemblées. Il peut y avoir dix, quinze assemblées dans l'année. Et ces villages, en fait, n'ont à peu près aucun contact avec le "roi". Le roi au Moyen Âge ne sert pas à grand chose. Il fait des fêtes, il fait la guerre, il fait la chasse, et surtout il veut des taxes, des impôts. Mais il ne connait à peu près pas sa population, il n'offre aucun service. Il n'y a pas de ministère d'Education populaire, il n'y a pas de ministère de la culture, pas de ministère des sports, pas de ministère des transports. Donc il ne fait à peu près rien, c'est vraiment les communautés qui se gèrent. Et donc ça, c'est une histoire de la démocratie médiévale qui est complètement oubliée.

 

La modernité est une époque qui est moins démocratique que celle d'avant.

 

La modernité est antidémocratique. Et elle détruit la démocratie en fait, ou elle s'installe en fait à travers le colonialisme et l'impérialisme. Mais je ne suis pas le seul à le dire, poursuit  Francis Dupuis-Déri. Ce qui est à l'origine de mon travail par rapport à l'histoire du mot démocratie, c'est que je suis tombé sur des textes du XVIIIe siècle de ce que l'on appelle les "fondateurs de la démocratie moderne", aux Etats-Unis et en France, et leurs propos, quand ils utilisent le mot démocratie, ils sont contre la démocratie. Donc j'ai vraiment eu une interrogation. C'était pour moi un mystérieux. Je me disais comment comprendre que des régimes qu'on pense, que l'on associe nous aux plus grandes démocraties occidentales, comment comprendre qu'elles aient été fondées par des antidémocrates, qui étaient explicitement antidémocrates. C'était cela que je cherchais, je voulais savoir quand le mot change de sens, devient un terme positif et qu'il ne décrit plus des assemblées populaires mais il décrit un régime parlementaire électoral. C'était cela ma recherche et ma façon de trouver la réponse cela a été d'aller dans les textes de l'époque. Et au fur et à mesure qu'on va dans les textes, on trouve des réponses. Puisque on voit bien que les acteurs de l'époque changent le sens des mots pour des raisons politiques.

 

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La signature de la Constitution par Christy. Washington, qui préside la Convention et le couple Hamilton/Franklin au centre de la composition

 

  La démocratie c'est associé aux pauvres. Les pauvres pour eux sont associés à un problème à plusieurs niveaux en termes politiques. Les pauvres seraient irrationnels. À la limite ils sont capables de gérer leur quotidien, mais justement ils sont trop pris dans la gestion de leur quotidien. Et puis ils ne seraient que passion, ils ne seraient qu'émotion. Ils ne seraient animés seulement que par ces passions les plus basses, et donc on ne peut pas lui faire confiance non plus. Et puis (le pauvre) il serait plus facilement manipulable par les démagogues. Parce qu'il n'est qu'émotion il se laisse facilement influencé. Et puis en fait, il vient dans les assemblées pour défendre son intérêt individuel, catégoriel, particulier, et non pour penser au Bien commun. Et l'élite, elle, a la prétention - c'est plutôt arrogant - de dire que elle, elle est rationnelle, elle comprend le Bien commun et qu'elle est en fait la mieux placée pour prendre les bonnes décisions pour tout le monde.

 

La république et la démocratie ne sont pas des synonymes.

 

Abigail-Adams-par-Gilbert-Stuart.jpgComment sont accueillies les femmes dans la Révolution française ? Elles sont mal accueuillies. Bien évidemment, il y a des femmes des deux côtés. Du côté des forces républicaines et révolutionnaires, ... elles ont des clubs, des sociétés où on se rassemble pour parler de politique. Elles écrivent et elles veulent des droits. Elles veulent en fait les mêmes droits (que les hommes). Vous avez la même chose aux Etats-Unis, dont l'épouse de John Adams (premier vice-président des Etats-Unis et 2e président. NdCR.)  Abigail Adams. Elles lui écrit (dans une célèbre lettre de mars 1776, adressée à son mari qui siège alors au Congrès continental. NdCR.), elle lui dit "John, n'oubliez pas les femmes... quand vous créerez votre nouveau système politique." Et John Adams lui répond : "Chère Abigail, je ne peux que rigoler en entendant tes réclamations. On ne peut pas faire cela pour plein de raisons".

 

Si on regarde ce qui s'est passé aux Etats-Unis et en France, on voit que l'élite politique était tout à fait consciente que des femmes demandaients des mêmes droits. Donc ce n'est pas un oubli. Et même à cette époque, les femmes voyaient bien qu'il y avait un problème. Et donc dans le cas de John Adams, il dit que si on commence à donner des droits aux femmes, après les femmes vont commencer à en vouloir plus, puis après cela on sait bien ce qui va arriver, les autochtones vont en vouloir, les esclaves vont en vouloir et les jeunes vont en vouloir et les pauvres vont en vouloir. Et donc là cela va être le chaos complet. Donc on crée une république où ce sont les hommes propriétaires blancs qui vont gérer la politique.

 

Drapeau-americain-20-etoiles--1818-19-.gif

Drapeau américain 20 étoiles (1818-19)


Donc John Adams est intéressant à suivre parce qu'il s'exprime très clairement sur la démocratie. Lui avec d'autres comme James Madison, il dit qu'il ne veut pas fonder une démocratie. Il associe la démocratie aux pauvres et constate que dans une société bien ordonnée il faut que ce soit les membres de l'élite, la mieux éduquée, et les gens qui ont une certaine richesse qui doivent être ceux ou celles qui prennent les décisions. Et évidemment, il faut que cela soit des hommes et pas des femmes. Et donc en ce sens-là il est un très bon exemple de ces pères fondateurs de ce qu'on pense être des démocraties et qui n'étaient en fait qu'antidémocrates.

 

Comment expliquer qu'un régime fondé par des gens qui disent ne pas fonder une démocratie en vient à être dénommé démocratie par sa propre élite ? 

 

Quand on cherche aux Etats-Unis comme en France, vers 1830 environ (cela commence aux Etats-Unis mais cela se déplace très rapidement en France, c'est le même processus dans les deux cas), vous allez avoir au niveau des élections, des candidats (dans le cas des Etats-Unis, cela va être Andrew Jackson qui va être le premier à se dire "démocrate") parce que cela parle aux électeurs de la classe moyenne et plus pauvre, et cela permet de se présenter comme défenseur des petites gens contre les grands, les grands aristocrates, les grands riches, les grands politiciens, contre l'élite. C'est une sorte de discours un peu populiste finalement et qui fonctionne. Et donc en 10-15 ans, vous allez avoir aux Etats-Unis et bientôt en France, à peu près tous les candidats des campagnes électorales importantes qui vont se dire "démocrates", qui commencent à se battre entre factions, entre camps, entre partis finalement (qui a vraiment le droit de se dire "démocrate" et qui a volé l'étiquette de démocrate aux autres ?) Et ils ont tout à fait conscience à l'époque que c'est un jeu de mots finalement, c'est un jeu rhétorique pour séduire les électeurs...  

 

Si vous regardez le profil socio-économique des gens qui sont à l'Assemblée nationale aujourd'hui, il n'y a pas de pauvres. Ce sont généralement des gens qui sont riches.

 

... Et donc ce que l'on appelle aujourd'hui la démocratie, qui est le régime parlementaire, le régime électoral, est un régime où les pauvres ne participent pas à la prise de décision. Si vous regardez le profil socio-économique des gens qui sont à l'Assemblée nationale aujourd'hui, il n'y a pas de pauvres. Ce sont généralement des gens qui sont riches, qui ont des moyens, qui ont une profession libérale. Ce sont des avocats, des notaires, des notables. »

 

 

. Règne de la "démocratie" dans le monde : Près de la moitié des richesses mondiales est détenue par 1% de la population...

. L'imposture démocratique

. Le gouvernement gouverné

. La Mutinerie - Entretien avec Etienne Chouard (complet)

. 1789 : Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 13:53

Les Etats-Unis donnent actuellement dans la désinformation maximale en affirmant que la Russie est derrière les révoltes des Ukrainiens de l'Est. Alors que ce sont eux qui en finançant et en soutenant le coup d'Etat à Kiev ont déstabilisé l'Ukraine pour mettre un gouvernement à leurs bottes, ils parlent d'"invasion" de la Russie. Il s'agit là d'une accusation mensongère relevant de l'inversion accusatoire si courante dans la politique étangère des pays occidentaux. Une accusation en tous les cas démentie hier par les soldats ukrainiens eux-mêmes qui se sont ralliés aux pro-russes !

 

En termes d'"invasion" les Etats-Unis n'ont d'ailleurs pas de leçons à donner à personne !

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bc/General_Wesley_Clark_official_photograph.jpg/150px-General_Wesley_Clark_official_photograph.jpgRappelons ainsi que lors d'une interview qui eut lieu le 2 mars 2007, le général américain Wesley Clark, ancien Commandant suprême des forces militaires de l'Otan en Europe de 1997 à 2001, décrit lui-même un mémo qui lui avait été donné au Pentagone en 2001, expliquant comment l'administration américaine envisageait de prendre le contrôle de sept pays en 5 ans, l'Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l'Iran. L'armée (américaine) servait "à déclencher des guerres et faire tomber des gouvernements, et non pas à empêcher des conflits."

 

Cette information ne transpira dans aucun media officiels en France, mais a été rapportée dans divers blogs et sites d'infos alternatifs comme le nôtre dans l'article "Preuve que l’attaque de la Libye était prévue depuis... 2001 (Général Wesley Clark)".

 

Notons que l’invasion de la Libye par l’ONU, et l’invasion de l’Irak en 2003, ont toutes deux été lancées un 19 Mars. Le 19 mars 2014, Kiev a donné un permis de tuer en autorisant les soldats ukrainiens à tirer sur les est-ukrainiens, pro-russes et pro-fédéralistes (Voir ici et ici).

 

 

Le 3 octobre 2007 également, le général 4 étoiles Wesley Clark, retraité des forces armées des Etats-Unis, a déclaré au Commonwealth Club de Californie (San Francisco) que le "11 septembre" était un "coup d'Etat politique"

 

 

«Des types impitoyables ont pris la direction de notre politique étrangère, sans se donner la peine de nous en informer.

Je suis allé au Pentagone 10 jours après le 11 septembre. Je ne pouvais pas rester à l'écart de notre armée. J'y suis allé pour rencontrer Donal Rumsfeld... avec qui j'avais travaillé dans les années 70, et je lui ai demandé : "Est-ce que j'ai été bon sur CNN ?" Il répondit : Oui" et il ajouta : "J'ai lu votre livre." (Le livre parle de la guerre au Kosovo) Puis il me dit : "Personne ne va nous dire où et quand on peut bombarder [un pays], personne!" Il poursuit : "Je pense l'appeler 'coalition flottante'. Votre avis ?" - "Monsieur, merci d'avoir lu mon livre et..." Il me coupa : "Merci. Je n'ai pas plus de temps à vous consacrer." Alors je descendais pour quitter le Pentagone.

Un officier de l'Etat-major m'appelle dans son bureau et me dit : "Je veux que vous sachiez que nous allons attaquer l'Irak". J'ai demandé "Pourquoi?" Il répondit : "Nous ne savons pas". J'ai dit: "Avons-nous établi un lien entre Saddam et le 11/9 ?" Non me dit-il.

De retour au Pentagone, 6 semaines plus tard, jai vu le même officier: "Est-il toujours prévu que nous attaquions l'Irak?" "Monsieur, c'est bien pire que ça". Il prit un document... et dit : "J'ai reçu ce mémo du Secrétaire à la Défense... qui dit que nous allons attaquer et détruire les gouvernements... dans 7 pays sur 5 ans. Nous allons commencer avec l'Irak. Et puis nous irons en Syrie, Liban, Libye, Somalie, Soudan et Iran, 7 pays en 5 ans!" Je lui ai demandé : "Est-ce un mémo top secret ?" Il dit: "Oui, monsieur". "Alors me le montrez pas" (il allait le faire). Sinon je vais en parler". J'ai gardé cette info pour moi durant 6 ou 8 mois. J'étais tellement abasourdi que je ne parvenais pas à en parler. Et je ne pouvais croire que c'était vrai, mais c'est bien ce qui s'est passé. Ces gens ont pris le contrôle de la politique des Etats-Unis, et j'ai compris alors, je me suis souvenu d'une réunion que j'ai eu avec Paul Wolfowitz en 1991. En 2001, il était vice-secrétaire à la Défense, mais en 1991 il était le sous-secrétaire, soit le n°3 au Pentagone. Il m'avait dit : "Nous avons 5 ou 10 ans pour nettoyer tous ces régimes dévoués à l'ex-Union Soviétique. La Syrie, l'Iran, l'Irak, avant que la prochaine super-puissance n'émerge pour nous défier". C'était une déclaration stupéfiante qui signifiait que l'armée (américaine) servirait à déclencher des guerres et faire tomber des gouvernements, et non pas à empêcher des conflits. Nous allons envahir des pays. Mes pensées se bousculaient. J'ai mis ça de côté. C'était comme une pépite que vous conservez. Un groupe de gens a pris le contrôle du pays avec un coup d'Etat politique. Wolfowitz et Cheney et Rumsfeld, et je pourrais nommer une bonne demi-douzaine d'autres... collaborateurs du Projet pour le Nouveau Siècle Américain (PNAC). Ils voulaient que le Moyen-Orient soit déstabilisé, qu'il soit chamboulé et placé sous notre contrôle. Cela nous ramène à ces commentaires de 1991. En aviez-vous été informés ? Le plan a-t-il été annoncé publiquement ? Les sénateurs et les députés ont-ils annoncé ce plan ? Y a-t-il eu un débat public ? (en gros: la démocratie existe-t-elle NdCR.!) Absolument pas. Et il n'y en a toujours pas. Ils ont hâte d'en finir avec l'Irak pour pouvoir aller en Syrie. "Oh nos légions vont y aller! Ce n'est pas pour ça que les Américains ont élu George Bush. En fait, ils ne l'ont pas vraiment élu. Ce n'est pas pour ça que beaucoup de gens... (Wesley Clark est interrompu par des applaudissements). Ce n'est pas pour ça qu'il avait fait campagne. Il a fait campagne sur une politique étrangère humble... Nous avons eu la politique la plus arrogante de notre histoire. Il a fait campagne sur une absence d'intervention, mais nous sommes en Afghanistan et en Irak. C'est stupéfiant. Que vous soyez démocrates ou républicains, en tant qu'Américains vous devez vous sentir concernés par la stratégie des US dans cette région. Quel est notre but. Quelles sont nos motivations. Pourquois sommes-nous là-bas ? Pourquoi les Américains meurent-ils dans cette région? C'est ça la vraie question.»

 

(Général Wesley Clark, le 3 octobre 2007 au Commonwealth Club de Californie, San Francisco)

 

 

Terroristes-russes_ukrajina-babusky.jpg

Les terroristes russes

 

Aujourd'hui, le président russe Vladimir Poutine a une nouvelle fois accusé les autorités pro-occidentales de Kiev d’avoir aggravé la situation, en envoyant l’armée dans l’est du pays. Selon lui, les autorités ukrainiennes mènent le pays vers "le gouffre".

 

***

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 11:24

"Nous n'allons pas reprendre de manière systématique, mensuellement parlant, des JRE à partir du mois de septembre. Sachez qu'au mois de septembre ces projets-là (théorie du genre, "éducation sexuelle"), seront mis en oeuvre de manière officielle, dans toutes les écoles, y compris privées sous contrat."

(Farida Belghoul)


Farida Belghoul était l'invitée le 4 avril 2014 de la Maison de Nazareth, près de Valence, dans le cadre d'une conférence présentée par Bertrand Verny. Elle a annoncé que les JRE ne seront pas reconduits à la rentrée. À la place nous verrons la création d'une "Fédération Autonome de Parents d'élèves" qui interviendra "sur le terrain", et agira "à l'intérieur de chaque école où les enfants seront mis en danger, quand bien même on vous explique que ça ne sera pas appliqué... et que ça n'existe pas".
Photo : ALERTE ! Protégez vos enfants de la "littérature" imposée par Peillon !

Face à un "travail de corruption des âmes de nos enfants et de leur identité sexuelle qui est le dernier pré-carré de rattachement à la transcendance", explique Farida Belghoul, "face à l'invasion de la littérature LGBT à l'école"..., "compte tenu des trahisons opérées par la fédération FCPE, l'APEP et l'APEL,... les fédérations de parents d'élèves qui ont trahi la mobilisation des JREet l'Observatoire du la théorie du genre de la même façon, et la direction de la Manif pour tous également, les dirigeants nationaux de VigiGender de la même façon", "des trahisons multiples d'imams à 80%"..., les JRE ne seront pas reconduites à la rentrée.

 

C'est dommage car l'idée de la Journée de retrait, parfaitement légale, aurait pu effectivement faire "plier ce gouvernement", si les résistants installés "dans leur situation de confort" (expression de Béatrice Bourges) ne l'avaient pas torpillée.

 

 

 

 

http://img.over-blog.com/630x761/0/51/99/49/Images-2014/JRE-31-mars-2014.png"Nous aurions pu plier ce gouvernement en deux JRE, explique Farida Belghoul. Malheureusement vous avez eu peur.

...Janvier-Février, on pouvait les plier. Si catholiques et musulmans et tous les mouvements qui défendent la famille en France, nous en aurions fini avec cette pénétration de l'idéologie du genre à l'école. Mais les représailles (de l'Etat) et la peur (des parents) ont fait leur travail, si bien qu'au bout de la troisème JRE, je peux prédire que nous n'aurons pas gagné au mois de juin, mais nous aurons tout de même tissé un réseau et vu émerger quelques cadres."

 

 "À partir des cadres qui auront émergé dans les JRE", et dans le cadre d'un "réseau d'instruction en famille et un réseau d'écoles hors contrat", Farida Belghoul créera pour la rentrée une "Fédération Autonome de Parents d'élèves" qu'elle présidera au départ, "pour garantir son indépendance", le temps qu'elle "trouve un successeur".

 

 

. Le long travail de corruption des moeurs

. Le scandale de la théorie du genre : les "travaux" d'Alfred Kinsey et la Fondation Rockefeller

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 10:54

Au moment où différentes entreprises totalitaires sont réalisées pour imposer le "mariage" gay, corrompre jusqu'aux âmes de nos enfants dès la Maternelle ("théorie du genre", "éducation sexuelle"), nous republions un article capital que nous avions publié le 3 août 2008 et le 21 juillet 2010. Cet article met bien en exergue le rôle joué dans l'ombre par des lobbies souterrains, oeuvrant par-delà les générations et les années, à la corruption des moeurs depuis le XIXe siècle... dans un but unique, le contrôle et la domination de la population.

À l'école, ce long travail de sape de l'édifice social se mène par exemple via les techniques constructivistes  (l'enfant qui construit son propre savoir...), une école qui "ne fabrique plus des citoyens, plus des hommes libres, mais des incultes qui seront dépendants des discours les plus idiots" (Natacha Polony), un "citoyen athée, illettré, Lgbt" (Farida Belghoul)... Bref un animal qui n'obéirait plus qu'à ses pulsions primaires, un individu plus facilement manipulable et contrôlable.

 

 

Jean-Ousset--Pour-qu-Il-regne.jpg

« Corruption morale caractéristique, peut-on dire, et, par certains, proposée systématiquement, comme le prouvent tels documents communiqués par le Vatican à Crétineau-Joly qui les publia à la demande de Grégoire XVI et de Pie IX.

 

"Mgr Delassus (La conjuration antichrétienne, p. 325) : Sur la fin de son pontificat, le pape Grégoire XVI, effrayé du redoublement d'activité qu'il remarquait dans les sociétés secrètes, voulut, peu de jours avant sa mort, les dévoiler à toute l'Europe. Pour cela, il jeta les yeux sur Crétineau-Joly. Le 20 mai 1846, il lui fit écrire par le cardinal Lambruschini de venir à Rome. Il lui fit remettre, pour ce travail, par le cardinal Bernetti, ancien secrétaire d'Etat, les documents en sa possession, et il l'accrédita au près des cours de Vienne et de Naples pour qu'il obtînt d'elles communication d'autres documents déposés dans leurs archives secrètes."

 

Mille pressions s'exercèrent aussitôt sur Crétineau-Joly pour le contraindre au silence. Pie IX lui-même, effrayé par les dangers que courait l'historien, le lui conseilla. Ce n'est qu'en 1849, pendant que le Pape était à Gaëtte, que le cardinal Fornari, nonce à Paris, engagea l'historien à reprendre son travail. Après bien des vicissitudes, la plupart des documents virent le jour dans "L'Histoire du Sonderbund" et dans "L'Eglise Romaine en face de la Révolution".

 

Dans le deuxième volume de son ouvrage "L'Eglise Romaine en face de la révolution", Crétineau-Joly publie une autre lettre d'un membre de la Haute vente (Vindice à Nubius - deux pseudonymes -, de Castellemare, le 9 août 1838) :

 

"Le catholicisme, y peut-on lire, n'a pas plus peur d'un stylet bien acéré que les monarchies ; mais ces deux bases de l'ordre social peuvent crouler sous la CORRUPTION : ne nous lassons donc jamais de corrompre. Tertullien disait avec raison que le sang des martyrs enfantait des chrétiens ; ne faisons donc pas des martyrs, mais popularisons le vice dans les multitudes. Qu'elles le respirent par les cinq sens, qu'elles le boivent, qu'elles s'en saturent [...] Faites des coeurs vicieux et vous n'aurez plus de catholiques.

 

C'est la CORRUPTION en grand que nous avons entreprise [...] la corruption qui doit nous conduire à mettre un jour l'Eglise au tombeau. J'entendais dernièrement un de nos amis rire d'une manière philosophique de nos projets et nous dire:

 

Pour abattre le catholicisme, il faut commencer par supprimer la femme. Mais, puisque nous ne pouvons supprimer la femme, corrompons-la avec l'Eglise. Corruptio optimi pessima. [...] Le meilleur poignard pour l'Eglise, c'est la corruption." »

 

(Source : Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 147-148).

 

 

« Corruption de la femme, vient-il d'être dit. Or, ne pouvait-on lire dans le journal "L'Emeute" de Lyon (du 7-12-1883) : "Il est temps de renforcer nos bataillons avec tous les éléments qui épouseront nos haines… Les filles seront de puissants auxiliaires; elles iront chercher les fils de famille jusque dans le giron de leur mère pour les pousser au vice, au crime même…; elles se feront les servantes des filles des bourgeois pour pouvoir leur inculquer les passions honteuses. Telle pourra être l'œuvre des femmes attachées à la Révolution".

 

Le premier auteur de la loi qui a créé les lycées de filles, Camille Sée, a déclaré que l'œuvre de déchristianisation de la France n'obtiendrait son plein succès que lorsque toutes les femmes auraient reçu l'éducation laïque. "Tant que l'éducation des femmes, a-t-il dit dans son rapport à la Chambre en 1880, finira avec l'instruction primaire, il sera presque impossible de vaincre les préjugés, la superstition, la routine" (entendons : les traditions catholiques, le dogme, la morale.)

 

En janvier 1906, le renégat Charbonnel eut un entretien avec le ministre de l'Instruction Publique, le franc-maçon Bienvenu Martin. "La Raison" en rendit compte: "Je voyage beaucoup, dit le ministre, pour une cause que j'ai profondément à cœur, l'éducation des jeunes filles. Je suis allé inaugurer nombre de lycées et de collèges à leur usage. Nous arracherons la femme au couvent et à l'Eglise. L'homme fait la loi, la femme fait les mœurs. …

 

Or ici l'initiative a été prise par les loges. Le 6 septembre 1900, le Convent du Grand-Orient de France renvoya "à l'étude des loges la recherche des moyens les plus efficaces pour rétablir l'influence des idées maçonniques sur les femmes, tenter de les arracher à l'influence des prêtres et créer telles institutions aptes à atteindre ce but." (Compte-rendu du Convent de 1900, p. 166.)

 

"Pour tuer l'Eglise, il n'y a qu'à prendre l'enfant et à corrompre la femme" (Heine.)

 

"Celui qui tient la femme tient tout, d'abord parce qu'il tient l'enfant, ensuite parce qu'il tient le mari" (Jules Ferry) [le fameux promoteur de l'école laïque et obligatoire, et de la république colonisatrice "au nom des droits de l'homme" et du "devoir de civiliser les races inférieures"...]

 

"Les communistes désirent que la femme se libère le plus tôt possible de son foyer, qu'elle ne subisse la maternité que d'une façon consciente et raisonnée" (P. Semard, L'Humanité du 8.11.1924).

 

Au Congrès maçonnico-féministe de 1900, on put entendre : "Nous voulons l'union libre dans l'amour jeune et sain. Le mariage pourra être supprimé sans inconvénient. Liberté absolue de l'avortement... etc."

 

"Il faut détruire (dans la femme) le sentiment instinctif et égoïste de l'amour maternel... La femme n'est qu'une chienne, une femelle, si elle aime des enfants" (Congrès communiste du 16.11.1922). - Voir aussi La femme et l'enfant dans la Franc-maçonnerie, par M. de la Rive, 1895.

 

 

Les fascicules des 1er et 16 avril 1909 de la Réforme sociale publièrent un mémoire de M. Pierret, intitulé "L'oeuvre de la dépopulation en France", dans lequel il était établi d'une façon péremptoire que le mouvement néomalthusien était voulu par la Maçonnerie : "M. Pierret prouve... que sous le haut patronnage de celle-ci, avec le concours avoué des personnages les plus éminents du parti maçonnique, des associations se sont fondées qui tendent à ce but. Le frère Robin y est encadré par tout un groupe de politiciens dont les noms sont tristement connus : Aulard, Henry, Berenger, Seailles, Lucipia, Merlon, Fernand Gregh, Trouillot, Jaurès, etc. Et M. Pierret explique comment il prit contact avec ce mouvement dans une réunion de 'Jeunesse laïque' présidée par M. Havet, de l'Institut, et dont les principaux orateurs n'étaient rien moins que M. Anatole France, de l'Académie française, M. le député Sembat, et le non moins député Ferdinand Buisson, qui a présidé longtemps aux destinées de notre enseignement officiel" (fascicules des 1er et 16 avril 1909 de la Réforme sociale, p. 394, 395)

 

 

Qu'il s'agisse de l'apologie de l'union libre, de l'introduction et du développement du néo-malthusianisme (dépopulation, avortement), du développement des modes immodestes, de l'envahissement de la littérature pornographique, de la prétendue "éducation sexuelle", etc., on sait quelle fut l'action déterminante sinon la complicité des Loges. Oeuvre systématique et continue de corruption morale. De l'idéal proposé par Helvetius à l'ouvrage réédité par Léon Blum au moment où, en une heure typiquement révolutionnaire, il était le chef du gouvernement français, il est impossible de ne pas constater une volonté de corruption vraiment trop stable pour qu'on ne la puisse dire 'essentielle' à la Révolution."

 


(Source: Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 149-151.)

 

 

. Le scandale de la théorie du genre : les "travaux" d'Alfred Kinsey et la Fondation Rockefeller

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 22:37

Dans le cadre des commémorations nationales du 8ème centenaire de la naissance de Saint-Louis, l’association Oriflamme* organise une grande procession à Paris, le samedi 17 mai 2014 en présence du chef de la Maison Royale de France,

 

le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Trois paroisses se sont associées à cette procession :

La paroisse Saint-Louis en l’Ile (Paris 4ème) – Abbé de Cagny

La paroisse Sainte-Elisabeth de Hongrie (Paris 3ème) – Abbé Snoëk

La paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris 9ème) – Abbé Faure

La procession partira à 13h30 de l’église Saint-Eugène (Paris 9ème) vers la cathédrale Notre-Dame de Paris, pour une ostension de la Sainte Couronne d’épines et des reliques de Saint-Louis. Une statue de Saint-Louis, portée sur brancard, constituera le centre de cette procession, où figureront chœurs, bannières, troupes médiévales et ensembles musicaux.

Venez nombreux et en famille pour cet évènement exceptionnel.

Vexilla Galliae

* lien association Oriflamme : Association oriflamme

Programme du 17 mai 2014 

13h30 : Départ de la procession

Lieu : 6 rue Sainte-Cécile – Parvis de l'église Saint-Eugène - Paris 9ème

Métro : Bonne Nouvelle

13h30-15h30 : Parcours à travers les rues de Paris

15h30-17h30 : Ostension des reliques de la Passion et de celles de Saint-Louis

Accueil par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris

 

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/789-samedi-17-mai-2014-procession-en-l-honneur-de-saint-louis-avec-la-presence-du-prince-louis

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 18:09

 

 

 

"On veut bien manifester mais on reste dans sa situation de confort, explique Béatrice Bourges.

Et moi ce que j'essaie de dire c'est comment pouvons-nous sortir de notre propre zone de confort ? Qu'est-ce que je fais par rapport à mes propres enfants et qu'est-ce que je fais par rapport à ma propre notion de résistance ?

Est-ce que je vais aller un peu plus loin ou est-ce que je reste dans ma zone de confort.

 

 

Tant qu'on n'aura pas cette simplicité finalement, cette tranquilité et cette liberté de dire que ce combat est avant tout un combat spirituel, on ne pourra pas le gagner.

 

Oui, on doit placer ce combat au niveau auquel il est. Tant qu'on ne le situera pas au niveau auquel il se place réellement, on ne va pas le gagner.

 

C'est Dieu qui donne la victoire, et bien allons-y !"


 

En fin de video, observez le passage montrant l'agression de Béatrice Bourges dans un amphi universitaire qui montre la grande ouverture d'esprit et la tolérance des gays : hurlements sataniques désespérés et soudains, comportements violents, voilà la société "démocratique" de concertation et de "dialogue" que les "bâtisseurs" trois points à l'équerre et au compas nous construisent !

 

Source: https://www.youtube.com/watch?v=boVNZp6FpnE&feature=youtu.be

via https://www.facebook.com/jre2014/posts/491171514342986?stream_ref=10

 

 

. Progression de la JRE du 31 mars 2014

. Le scandale de la théorie du genre : les "travaux" d'Alfred Kinsey et la Fondation Rockefeller

. Vincent Peillon : "Arracher (les enfants) à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel"

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 17:13

Ukrainiens-terroristes.jpg

Les "terroristes" ukrainiens

 

La stratégie états-uniennes de la guerre civile en Ukraine pour rejeter sur la Russie la responsabilité pour leur propre échec dans la région est en train de s'effondrer. « Nous avons découvert alors qu’il ne s’agissait pas de séparatistes, ni de terroristes. Ce sont des riverains contre qui nous n’allons pas combattre », a indiqué un soldat qui s'est rendu aux "terroristes".

 

17:30 De soldats ukrainiens déposent les armes devant des prorusses (Le Figaro)

 

Les militaires d'une colonne ukrainienne, comptant 15 blindés légers, bloquée par des manifestants prorusses à Kramatorsk ont commencé à déposer les armes avant de rebrousser chemin, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.

 

Les militaires démontaient les culasses de leurs armes, que collectait un homme en uniforme non marqué, qui s'est présenté comme un représentant des groupes armés prorusses actifs dans la zone. Les militaires ukrainiens devaient ensuite rebrousser chemin au terme d'un accord conclu entre les deux parties.

 

Les armes rendues "sont sous notre contrôle, elles ne seront plus jamais utilisées contre le peuple", a déclaré à la foule l'homme en uniforme représentant les insurgés armés pro-russes, arborant les couleurs de orange et noire de Saint-Georges des partisans de la Russie.

 

Sur leurs blindés, certains soldats ukrainiens pleuraient, d'autres se cachaient le visage derrière leurs bonnets. "Bravo les gars! Bravo les gars!", criait la foule.

 

 

17:01 PHOTOS - les hommes armés acclamés à Sloviansk

 

"Vous êtes des héros! Nous vous aimons". À Sloviansk, des centaines d'habitants ont accueilli en triomphe six blindés et de mystérieux soldats venus renforcer le camp prorusse, alors que la ville redoute un assaut des forces loyales à Kiev.

 

"L'armée est avec le peuple", crient quelques centaines de personnes réunies au centre de cette ville de 140.000 habitants, passée samedi sous le contrôle des insurgés prorusses qui ont pris la mairie, le poste de police et le siège local des services secrets, et se sont emparés d'armes.

 

La veille, la tension était montée d'un cran après l'arrivée à 40 km de la ville d'un important dispositif militaire des forces loyalistes - deux hélicoptères, une cinquantaine de blindés légers et de chars, quelque 300 hommes des unités spéciales de la police et des services secrets -, premier signe visible de l'opération lancée par Kiev pour désarmer les militants prorusses et reprendre le contrôle des bâtiments publics qu'ils occupent.

 

"Maintenant, nous sommes protégés par des militaires et pas seulement par des civils. Heureusement que l'armée est venue à notre aide! Si les soldats de Kiev arrivent ici, nous formerons un bouclier humain avec d'autres femmes pour les protéger à notre tour", affirme Natalia Teslenko, 53 ans.

 

Sur les blindés flottent le drapeau russe et celui de la République du Donbass auto-proclamée par les militants prorusses de l'est du pays, qui rêvent d'un rattachement à la Russie ou au minimum d'une large autonomie au sein d'une Ukraine fédérale.

Des habitants apportent de l'eau et des cigarettes aux soldats. Des jeunes femmes vont déposer quelques fleurs sur les blindés.

 

16:13 Les séparatistes sont des volontaires de Crimée et des déserteurs ukrainiens, pas des Russes, assure l'un d'eux

Les militaires arrivés à Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, pour renforcer le camp prorusse sont des volontaires de Crimée et des déserteurs de l'armée ukrainienne, a déclaré l'un d'entre eux."Je suis membre des forces d'auto-défense de Crimée. Nous sommes une dizaine dans mon cas. Les autres sont des soldats ukrainiens, environ 150 hommes, qui sont passés de notre côté", a déclaré cet homme qui a refusé de s'identifier autrement que sous le pseudonyme de "Balou", 50 ans.

 

Selon lui, les six blindés qui sont arrivés ce matin au centre de Sloviansk, appartenaient à une unité de parachutistes ukrainiens qui a été arrêtée par la foule à Kramatorsk, à une vingtaine de kilomètres de Sloviansk."Nous avons pris le contrôle de ces blindés, qui étaient destinés à écraser la rébellion à Slaviansk, et les soldats sont passés de notre côté", a affirmé "Balou".

 

Cet homme, qui accepte de parler avec les journalistes alors que tous les autres militaires refusent, dément la présence à Sloviansk et dans la région d'unités spéciales de l'armée russe, contrairement à ce qu'affirment Kiev et les Occidentaux.

 

… "Nous resterons ici avec les tanks jusqu'à le peuple ait pu décider de son avenir par référendum", pour un rattachement à la Russie ou une large autonomie au sein de l'Ukraine, déclare-t-il, s'attirant les acclamations de la petite foule d'habitants de Slaviansk qui l'entoure.

 

15:27 Six blindés ukrainiens capturés par les prorusses (Le Figaro)

 

Six blindés d'une colonne militaire ukrainienne ont été capturés par "un groupe russe de saboteurs terroristes", a annoncé le ministère ukrainien de la défense, après que ces blindés ont été vus rejoignant les insurgés prorusses dans l'est de l'Ukraine.

 

Les blindés faisaient partie d'une colonne entrée dans la ville de Kramatorsk, où elle "a été bloquée par des habitants", avant que six des engins ne soient capturés, a précisé le ministère.

 

11:57 Moscou accuse la France de proférer des "accusations gratuites" (Le Figaro)

 

La Russie a accusé mercredi la France de proférer des «accusations gratuites» à l'égard de Moscou dans la crise ukrainienne, en réaction à des déclarations, la veille, de Laurent Fabius. A l'Assemblée nationale, le ministre français des Affaires étrangères avait déclaré : «La violence continue à augmenter (en Ukraine, NDLR). Sa source doit être nommée clairement : c'est la Russie » avait déclaré Laurent Fabius.

 

«Au lieu de se livrer à des accusations gratuites à l'encontre de la Russie, qui serait prétendument la source de tous les malheurs de l'Ukraine, la diplomatie française que dirige M. Fabius ferait mieux de concentrer ses efforts sur le respect des engagements que la France a pris en se faisant le garant des accords du 21 février », qui devaient assurer une issue politique à la crise en Ukraine, a déclaré la diplomatie russe. Cet accord avait été signé par les trois ministres, allemand, français et polonais des affaires étrangères, l'opposition ukrainienne d'alors et le président Ianoukovitch avant que celui-ci ne décide finalement de quitter le pays. Moscou n'avait pas signé ce document dont elle réclame aujourd'hui la mise en oeuvre.

 

Le gouvernement russe reproche également à Paris de considérer le candidat nationaliste ukrainien Oleg Tiagnibok comme «un homme politique parfaitement respectable». Dans un entretien à France Inter, le 11 mars, le ministre des Affaires étrangères français avait jugé ce dernier «un peu plus à droite que la droite traditionnelle». En réalité, «nos partenaires français ne veulent pas reconnaitre un fait évident, qu'aujourd'hui à Kiev, l'antisémitisme ouvert, les néo-fascistes et les radicaux conduisent le bal », a déclaré le ministère des Affaires étrangères. Oleg Tiagnibok a été l'un des trois leaders officiels du mouvement de Maïdan à Kiev, aux côtés du chef du gouvernement actuel, Arseni Iatseniouk (agent de Goldman Sachs NdCR.).

 

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/15/01003-20140415LIVWWW00281-ukraine-russie-en-direct.php

 

 

60 militaires ukrainiens rejoignent le camp des protestaires

 

Aujourd'hui, 18:46

 

Ukraine : six blindés entre les mains des protestataires (Défense)

 

KIEV, 16 avril - RIA Novosti/La Voix de la Russie Six blindés des Forces armées ukrainiennes envoyés à Kramatorsk, dans la région de Donetsk, se trouvent entre les mains des protestataires dans la ville Slaviansk de la même région, a confirmé mercredi le ministère ukrainien de la Défense.

 

« Les blindés se trouvaient devant un bâtiment administratif situé au centre de Slaviansk à 15h00 locales (12h00 UTC). Nous vérifions actuellement les informations concernant les équipages », a indiqué le ministère.

 

Selon le ministère, six blindés des Forces armées ukrainiennes sont entrés mercredi à Kramatorsk dans le cadre de l'opération spéciale lancée par Kiev. Les habitants locaux ont bloqué les blindés au centre de la ville avant de prendre le contrôle des véhicules militaires qui se sont dirigés à Slaviansk.

 

Le président ukrainien par intérim Alexandre Tourtchinov a annoncé mardi le début d'une opération spéciale impliquant l'armée régulière dans l'est du pays où des manifestations de partisans de la fédéralisation de l'Ukraine se déroulent depuis quelques jours. Les manifestants, drapeaux russes à la main, réclament des référendums sur le statut politique de leurs régions.

 

RIA Novosti

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_04_16/Ukraine-six-blindes-entre-les-mains-des-protestataires-Defense-0145/

 

 

60 militaires ukrainiens rejoignent le camp des protestaires

 

La Voix de la Russie

16:51

 

Environ 60 soldats ukrainiens faisant partie de la division de blindés envoyés à Kramatorsk pour participer à l’opération armée contre les partisans de la fédéralisation, sont passés du côté des protestataires a indiqué le porte-parole de l’Etat-major des membres de la milice populaire.

 

Les militaires ont enlevé les drapeaux ukrainiens et ont amené leurs véhicules à Slaviansk. « Nous avons découvert alors qu’il ne s’agissait pas de séparatistes, ni de terroristes. Ce sont des riverains contre qui nous n’allons pas combattre », a indiqué un soldat. Les habitants sur place se font prendre en photo sur fond de véhicules blindés et discutent avec les militaires.

 

Des forces militaires loyales à Kiev se trouvent toujours à Kramatorsk avec des chars et des blindés.

 

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_04_16/60-militaires-ukrainiens-ont-rejoint-les-membres-de-la-milice-populaires-4607/

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 13:33

Aux origines de la théorie du genre et des cours d'éducation obligatoire à l'école, on trouve la "révolution sexuelle" démarrée aux Etats-Unis dans les années 50 avec les "travaux" d'Alfred Kinsey, financés par la fondation Rockefeller.

 

 

 

Selon un reportage télévisé allemand ZEIT en ligne du 18 avril 2010 animé par Magdalena Schulz, "au nom de l'enseignement sur le sida", le "droit des enfants" ou l'orientation sexuelle dans les écoles, de nouveaux moyens d'"enseignement" sont également en train d'être élaborés au niveau européen (par des gens non-élus pour cela... et dans le dos des peuples NdCR.) pour rendre obligatoire les explications sexuelles et la sexualisation précoce des enfants.

 

Madgalena Schulz demande :

 

- « D'où vient soudainement cette idéologie de l'éducation sexuelle répandue au niveau international ? A-t-elle pris forme du jour au lendemain ?»

 

Voici la réponse du professeur Michael Vogt, historien :

 

- Non, elle (cette idéologie) a été introduite minutieusement et avec ténacité depuis 1939 par le 'chercheur' en sexualité Alfred Kinsey des USA.


- Alfred Kinsey a toujours été présenté comme l'un des plus importants chercheurs en sexualité du XXe siècle. Êtes-vous du même avis ?


- Je ne l'honorerai pas comme étant le plus important sexologue. Il n'en est pas digne pour différentes raisons encore à discuter, mais certainement comme le facteur le plus influent de la formation de l'opinion de la société. En tout cas, presque tous les programmes de l''éducation sexuelle' ont leur racine dans les oeuvres de Kinsey.

 

Le docteur en médecine Claudia Haunit explique que « naturellement, c'est sa façon (de Alfred Kinsey) de voir que toutes choses sont possibles. Kinsey a marqué cette soit-disant 'pensée moderne' de sexe et de sexualité. Dans la pratique il s'est avéré qu'il s'agit d'une pensée extrêmement dangereuse parce qu'elle a conduit à d'innombrables actions criminelles. Les principales oeuvres de Kinsey le prouvent noir sur blanc. Il s'agit de rapports de Kinsey dans deux livres : Sexual Behavior of the man, "Le Comportement sexuel de l'homme", et Sexual Behavior of the female, "Le Comportement sexuel de la femme". Avec ces ouvrages, les "docteur Sexe" comme on l'appelait a effectivement marqué les pensées sexuelles de presque toute la terre. »

 

«(Kinsey) C'est un homme dont la parole a du pouvoir sur les nations, c'est un homme dont les enseignements commencent vraiment à porter beaucoup de fruits de nos jours. Nos invités et quelques adaptations cinématographiques vont nous aider dans notre recherche», explique Magdalena Schulz.

 

Selon Claudia Haunit, «au cours de sa vie, Kinsey a collectionné plus de 18500 actes sexuels pour servir d'exemples avec prédilection pour les mineurs, pour les propager ensuite parmi le peuple.

Le but ultime de Kinsey était la diversité sexuelle. Pourtant, il se nommait lui-même un 'chercheur conservateur'.

Mais le journal allemand DER SPIEGEL dévoila en 1997 (Kopernikus der Triebe, 8 décembre 1997) l'incroyable vie de Kinsey, la biographie de Kinsey prouve que Kinsey laissait libre cours à ses pratiques homosexuelles et sado-masochistes. Kinsey en tant que jeune dirigeant scout manifestait sans scrupules ses tendances voyeuristes et exhibitionnistes.»

 

L'historien Michael Vogt explique qu'«après que Kinsey, rempli de haine, eut quitté son foyer familial chrétien, il a rassemblé des collaborateurs pour faire des recherches 'scientifiques' sur le comportement sexuel des gens et avant tout des enfants mineurs. Chaque collaborteur devait mettre à la lumière sa vie et son comportement sexuel. Dans une pièce secrète de sa maison, Kinsey aurait organisé régulièrement des jeux de sexe de groupe avec ses collaborateurs et des invités bien choisis. Il a même obligé sa femme à y participer. Il a fait filmer des scènes homosexuelles, hétérosexuelles et sado-masochistes par une équipe de caméramans professionnels. Malgré la pression qui les rendait malades, ses collaborateurs ont participé parce qu'ils craignaient pour leur carrière.»

 

«Des personnes étaient engagées chez Kinsey comme un statisticien qui n'avait aucune formation professionnelle. Malgré tout, il était responsable de toutes les données des analyses statistiques, explique le docteur Claudia Haunit.

Tout le projet était financé par la fondation Rockefeller. Bien que Kinsey ait prétendu avoir obtenu le résultat de ses recherches parmi "un grand public", en règle générale, il se limitait à questionner des prostituées, des homosexuels, des détenus, c'est-à-dire des "gens du bas monde" comme il les appelait. Ainsi, on peut prouver que Kinsey était un imposteur des statistiques.»

 

Claudia Haunit indique que «ce n'est qu'en 1981 que l'experte en médias, le docteur Judith Reisman, a réussi à dévoiler les graves tromperies méthodiques dans les recherches de Kinsey. Ce qui était flagrant, c'est qu'une grande partie des données de Kinsey provenait de pédocriminels. C'est-à-dire de violenteurs d'enfants. Ce n'était donc pas la population qui avait été interrogée mais des pédocriminels. Malgré tout, ce sont les oeuvres de Kinsey qui jusqu'à aujourd'hui et de par le monde entier constitue la base essentielle et prétendument scientifique de la recherche en sexologie. »

 

Le reportage présente que «même l'écrit "fondement de la pédagogie sexuelle et de l'école sur lequel se base le plan d'enseignement n° 21, sous le titre "école primaire", prétend que la description d'une "phase de développement de l'enfant pendant laquelle la sexualité" serait "au repos", la "phase latente", était "à réfuter empiriquement". Empirique veut dire que des expériences le prouvent. Et c'est exactement sur les expérimentations de Kinsey que repose le plan d'enseignement n° 21 et presque tous les autres programmes sur la sexualité de par le monde. La plupart des directeurs d'école n'ont aucune idée des bases de ces expérimentations.»

 

La première partie de ce reportage se termine par une question posée à des citoyens dans la rue : «Que pensez-vous de l'enseignement obligatoire de la sexualité dès 4 ans ?» La totalité des personnes interrogées s'opposent à cet enseignement obligatoire. Un d'eux, une femme, explique :
«Je trouve que cela n'est vraiment pas bon. C'est-à-dire que l'on prend des cas extrêmes pour en faire un principe.»

Une autre relève : «Ceux qui ont fait du mal à d'autres personnes ou à des enfants à ce sujet, ce sont eux que l'on a interrogés ? Je ne sais pas si cela est judicieux!»

 

Partie 2/3 (images difficiles): http://www.youtube.com/watch?v=Oi2ctyOLXVk

 

Partie 3/3: 

 

 

 

Dans le fond, la civilisation occidentale est tellement pervertie et décadente qu’elle n’aura pas volé son suicide collectif.

 

 

"La théorie du genre a été démasquée comme un instrument politique du pouvoir pour détruire et déstructurer la société occidentale", explique (hélas en allemand) les auteurs du site "dewion24" qui ont soutenu la manifestation du 18 janvier.

 

Pour Gabriele Kuby, l'Union européenne, l'ONU, participent à la mise en place du gender qui est la culture de la mort.

"Nous avons de nouveau à faire à une idéologie du mal qui s'oriente contre la famille", dit Gabriele Kuby qui dénonce le féminisme et qui réclame un retour du rôle de l'homme dans nos sociétés occidentales (hélas, en allemand, mais utile pour ceux qui parlent la langue de Merkel). Les associations de parents en Allemagne expliquent que la loi fondamentale n'est plus respectée car les parents ne peuvent plus éduquer leurs enfants selon leurs valeurs.


Les Ancêtres de la sexualisation précoce est un documentaire d'Ivo Sasek. Réalisé en 2011 et produit par Panorama-Film (Suisse), le film dévoile la volonté politique d'"éduquer" sexuellement les enfants dès le plus jeune âge en Suisse, notamment à travers le "programme 21" rendant l'éducation sexuelle obligatoire à l'école. Cette tendance -- mondiale -- à la promotion de la sexualité infantile et de la théorie du genre trouve l'une de ses inspirations essentielles dans les travaux du professeur américain Alfred Kinsey, dont les méthodes et les résultats sont plus que controversés.


Alfred Kinsey père de la théorie du genre et la pédophilie.


Alfred Kinsey est maintenant reconnu comme ayant été un malade pédophile. Il fut accusé d'avoir payé le père d'une fillette pour qu'il la viole et ceci pour en tirer des observations "scientifiques".

 

Le 18 janvier 2014, des parents ont organisé en Allemagne, à Cologne, une manifestation contre les cours obligatoires d'éducation sexuelle version gender, où les enfants dès la maternelle sont confrontés à un contenu pornographique explicite les invitant à tester sur eux des pratiques pas encore connues à leur âge.L'organisateur Besorgte Eltern annonce la présence de plus de 11000 parents lors de cette manifestation. En Suisse, les parents n'ont pas pu interdire la mise en place des cours d'éducation sexuelle dès la maternelle. En Allemagne, plusieurs parents ont déjà été mis en prison 40 jours pour n'avoir pas laissé leurs enfants suivre ces cours. Ainsi l'éducation des enfants n'appartient plus aux parents même dans le domaine si intime de la sexualité. Les effets pervers de ces nouveaux projets se font ressentir chez nos voisins.


Suisse.


La ville de Bâle a introduit un coffret, le "Sexbox", contenant du matériel pornographique destiné à l'éducation sexuelle dans les écoles maternelles et primaires. L'association Protection contre la sexualisation à l'école maternelle et à l'école primaire a fait connaître cette initiative, ce qui a « déclenché une tempête d'indignation dans tout le pays» mais qui n'a pas empêché « l'introduction dans les écoles maternelles des cours obligatoires d'éducation sexuelle dans toute la Suisse par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Dans le canton de Bâle, des «Sexbox» contenant du matériel pornographique ont été préparées à l'intention des écoles maternelles et primaires ! Des enfants dès l'âge de quatre ans auraient à subir cette sexualisation précoce. »


Allemagne.


Ce 18 janvier, plus de 1000 manifestants se sont retrouvés à Cologne pour dénoncer les cours sur le gender à l'école et la détention des parents qui ont refusé ces cours à leurs enfants. Suite à l'absence des enfants dans ces nouveaux cours d'éducation sexuelle, les parents ont reçu une amende à payer. Les récalcitrants ont été envoyés en prison pour 40 jours. Lors de la manifestation de ce 18 janvier, un couple qui a huit enfants, a parlé en public et expliqué qu'ils devaient aller en prison pour avoir refusé les cours sur le gender pour leurs enfants.


L'association  Besorgte Eltern (parents inquiets) dénombre 10 parents qui ont été mis en prison.

"Ce sujet concerne tous les parents. Nous ne sommes pas contre les cours d'éducation sexuelle, mais contre ces cours sur le gender qui sont dispensés dans les écoles primaires et dans les maternelles". Les organisateurs de la manifestation, se référant à la sociologue Gabriele Kuby qui dénonce le gender, expliquent que la masturbation doit être enseignée aux enfants dès l'âge de 0 à 4 ans ce qui n'est qu'une incitation au viol des enfants, toujours selon Gabriele Kuby.

 

 

Source: http://www.youtube.com/watch?v=ZKP0XWSyXVM via Espace détente, poésie, judaïsme et lutte contre la désinformation

https://louyehi.wordpress.com/2014/02/13/lintolerable-et-scandaleuse-theorie-du-genre-prepare-nos-enfants-aux-relations-homosexuelles/

 

 

Kinsey: Pédophilie, révolution sexuelle et théorie du Genre à l'école (Marion Sigaut)

 

 

L'historienne Marion Sigaut explique que la révolution sexuelle a commencé dans les années 50 avec l'américain Alfred kinsey qui a interrogé des milliers d'hommes, femmes et enfants et a fait un rapport qui décrit quel est la véritable vie sexuelle des Américains. Ce rapport a déclenché la "révolution sexuelle". Et rien n'a pu arrêter le cours de cette révolution déclenchée par le rapport Kinsey.

 

Qu'a déclenché le rapport Kinsey ?

 

(Grâce à la présentation de statistiques manipulées faites chez des marginaux, pédocriminels, détenus, prostitués) Le rapport Kinsey a déclenché l'apparition de ce que l'on a appelé la "libération des femmes", c'est-à-dire les femmes qui se mettent à avoir des rapports sexuels en dehors du mariage, et en dehors d'un compagnon régulier, la pillule, l'avortement comme acte banalisé, la pornographie. 

 

Alfred Kinsey a dit un jour sous serment : "Les délinquants sexuels récidivent rarement". Autrement dit, il suggérait que quelqu'un qui a commis un crime sexuel soit remis en liberté rapidement. Toute la législation américaine s'est adaptée au rapport Kinsey. Et par la suite, toute la législation européenne. C'est l'individualisation de la morale ("est bien ce qui me fait plaisir", "mon bien est mon droit"). Tout ca date de cette époque-là et a été déclenché par le rapport Kinsey.

 

Une autre conséquence du rapport kinsey a été l'irruption du mouvement gay.

 

Harry Hay (1912-2002), fondateur du mouvement de libération des homosexuels aux Etats-Unis, l'un des premiers dirigeants des mouvements LGBT, fondateur de la "Mattachine Society" (un des premiers mouvements de défense des droits des gays) a défendu le mouvement pédophile "NAMBLA" (North American Man/Boy Love Association) et dit: "Les tenants de la libération gay et les amoureux des garçons doivent savoir tout ce qu'ils doivent à Kinsey".

 

Le groupe NAMBLA affirme avoir eu son inspiration directement d'Alfred Kinsey, et tandis que beaucoup dans la communauté gay nient que l'homosexualité est liée à la pédophilie, le fondateur de la révolution pour les droits des gays, Harry Hay a toujours plaidé pour la présence de NAMBLA dans les défilés "gay pride".

 

Et Harry Hay a toujours demandé aux militants de NAMBLA de défiler avec lui aux gay pride. C'est-à-dire que d'emblée quand les homosexuels ont commencé à sortir publiquement pour revendiquer leur libération, ils ont accepté avec eux les pédophiles, c'est-à-dire les homosexuels amoureux de jeunes enfants et pas d'adultes consentants.

 

Kinsey disait: "Les jeunes enfants ont besoin de cours d'éducation sexuelle explicites le plus tôt possible, puisqu'ils sont sexuels dès leur naissance".

 

C'est ce que l'on est en train de nous vendre avec les cours d'éducation sexuelle dès les petites classes. Il y a des programmes promus par les Nations Unies pour faire de l'éducation sexuelle la plus explicite possible dès les petites classes. Kinsey nous l'a vendu dans les années cinquante. Et il disait aussi : "Les enfants peuvent tirer profit de relations sexuelles avec des adultes, y compris leurs parents". C'est-à-dire que Kinsey a fait la promotion de l'inceste.

 

Des statistiques manipulées

 

Statistiques sur les hommes : 55% des personnes interrogées par Kinsey étaient des délinquants, des prisonniers, des psychopathes, des grands criminels et y compris des grands criminels sexuels.

 

Les statistiques sur les femmes: Kinsey est allé interroger des prostituées et a mélangé les résultats obtenus avec des réponses de ménagères.

 

Au final, le rapport Kinsey est totalement fallacieux et mensonger.

 

On a changé la législation américaine et lancé la "révolution sexuelle" sur des résultats faussés, truqués et malveillants. Mais, il y a plus grave encore. Les chiffres de Kinsey ont été multipliés par dix. C'est-à-dire que la vraie statistique de l'homosexualité d'après des chercheurs, ce n'est pas 1 homme sur 10, c'est 1 sur 100. Ce qui n'est pas la même chose.

 

Comment a-t-il fait pour découvrir que les enfants étaient "sexuels dès la naissance" ?

 

Selon les travaux de Judith Reisman, Alfred Kinsley appelle "orgasmes" (chez des enfants pré-pubères) "les cris, les convulsions et les mouvements désespérés d'enfants qui se débattaient pour échapper à leurs agresseurs". Kinsey appelle orgasmes les hurlements de douleurs et de terreurs d'enfants violés. C'est cela qui a constitué le changement de morale en direction de l'éducation à donner à nos enfants.

 

Alfred Kinsley a fini sa vie en s'arrachant les testicules.

 

Rockefeller-University---Scientia-pro-bono-Humani-generis--.gifQui a financé les travaux de Kinsley ? L'institut Rockefeller qui existe encore.

 

Marion Sigaut explique quel était le but du financement des travaux de Kinsey :

 

"Des enquêteurs ont appris que le but de la fondation, dans l'enquête sur Kinsey, était d'extirper de l'Amérique toute sa moralité et son idéologie chrétienne. C'est-à-dire que le rapport Kinsey a été financé pour briser la morale et la famille américaine. Et nous en sommes maintenant à la famille en France, en Europe, et dans le monde entier. C'es-à-dire qu'il s'agit d'un plan de destruction de la morale publique par l'intermédiaire d'une pseudo révolution sexuelle.

 

Le but ne peut qu'être un but de domination."

 

Judit Reisman explique qu"il y avait cette grande inquiétude dans les années 50 que les fondations étaient dirigées avec des plans à fonds libéraux qui résistaient et s'opposaient au mode de vie judéo-chrétien.

 

Le décédé Norman Dodd était à la tête du Comité Reece (un Comité national créé dans les années 50 sous le congressiste B. Carroll Reece qui enquêta sur l'influence des fondations exemptées d'impôts incluant la Rockefeller. Dans une interview peu avant sa mort, Dodd déclara que ce que le Comité avait appris, était que l'objectif de la fondation Rockefeller était de retirer les valeurs qui avaient fait l'Amérique par le biais du système éducatif. Le témoignage de Dodd est important quand on considère l'impact direct des recherches de Kinsey sur l'éducation sexuelle en Amérique.

 

Foundations--Rene-A.-Wormser.jpgAlors que le Comité Reece enquêtait sur beaucoup de programmes financés par les fondations, ils en sont venus aux recherches de Kinsey. Celles-ci furent soumises au congressiste Mr Hays. Ceci est expliqué dans le livre de Mr Rene A. Wormser, Foundations, their power and influence, Devin-Adair Co. (1958). "Les Fondations et leurs sphère d'influences". "Un livre que nul américain voulant comprendre ce qui est arrivé à notre pays ne devrait ignorer", explique Judith Reisman. Wormser était membre du Comité Reece. Dans son livre, il dit que le Comité avait "déterré des preuves significatives sur le soutien de la Fondation Rockefeller aux projets de Kinsey. Ceci mettra Mr Hays en une forte rage et il demanda à voir entièrement le dossier Kinsey. Il lui fut présenté et il déclara à Mr Dodd que nous ne devions pas aller plus loin dans cette enquête particulière... soutenant que chaque membre du Congrès serait opposé à notre manoeuvre". Mr Hays déclara qu'il s'opposerait à toute appropriation future de notre comité à moins que les enquêtes sur Kinsey ne cessent.

 

Savez-vous comment s'appelle l'Institut Kinsey ? demande Marion Sigaut.

 

 

Le vrai nom de l'Institut Kinsey c'est Institut pour l'étude du sexe, du genre et de la reproduction.

 

En 2007, Aaron Russo, un cinéaste qui a donné une interview, a indiqué avoir été ami avec un certain Nick Rockefeller qui lui aurait dit que dans les années 60, une dizaine d'années après le rapport Kinsey, c'était eux qui avait inventé la "révolution sexuelle", l'idée étant en mettant les femmes au travail de les couper de leurs enfants, de telle sorte que l'on puisse récupérer les enfants : "Une chose que je peux dire est que un soir nous discutions chez moi et il (Nick Rockefeller) s'est mis à rire : "À ton avis Aaron, c'est quoi l'émancipation de la femme?" À cette époque j'avais des idées reçues, j'ai dit qu'elles pouvaient travailler, gagner le même salaire que nous, tout comme elles ont pu voter. Il s'est mis à rire : "tu es un idiot". J'ai demandé pourquoi je suis un idiot. "Laisse moi te dire ce que c'est. C'est nous Rockefeller qui avons financé l''émancipation de la femme'. C'est la fondation Rockefeller qui en parlait aux journaux et à la télévision, pour deux raisons principales : 1) avant, on ne pouvait pas taxer une moitié de la population, 2) maintenant on peut scolariser les enfants plus tôt, on peut influencer leur façon de penser, ce qui brisera leur famille. Les gamins verront l'Etat, l'école, les responsables comme leur famille, pas leurs parents." Ce sont les deux raisons principales de l'émancipation des femmes, que je croyais jusqu'à présent être une aventure noble. Quand j'ai vu leurs motivations derrière sa création, j'ai vu le mal derrière ce que je croyais être une aventure noble."

 

Marion Sigaut résume :

 

"L'Institut Kinsey qui est un institut de recherches sur le sexe, le genre et la reproduction, tout le monde a compris le rapport que l'on peut faire avec ce qui se passe aujourd'hui, toute la morale sexuelle qui a cours aujourd'hui est la conséquence d'un rapport truqué, financé par la banque, destiné à détruire la civilisation chrétienne, institut dirigé par des pédophiles. Soixante ans de mensonges, de chutes, de pertes des valeurs, ce qu'il a fallu de souffrances et d'angoisses pour comprendre comment nous en sommes ici aujourd'hui. Comprendre quoi ? Que chez l'humain, le sexe est sacré et n'est pas une activité de loisirs. Le sexe est sacré et lié à l'amour. Nos enfants sont notre avenir, les pervers veulent nous les voler. Alors maintenant qu'on sait, on fait quoi ?"

 

 

. Aaron Russo. From liberty to fascism - De la liberté au fascisme

. Bruce/Brenda/David Reimer : Tragique destin du premier cobaye de la théorie du genre

. Gender : Pétition de 200 000 Allemands du Bade-Wurtemberg contre l’idéologie arc-en-ciel

. Ne touchez pas à nos enfant : Compte-rendu de la manif du 22 mars 2014 à Cologne avec Alain Escada, Farida Belghoul, Béatrice Bourges

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 20:27

 

Ukraine: les USA misent sur une guerre civile

 

Ukraine: les USA misent sur une guerre civile (expert)

 

19:44 14/04/2014

MOSCOU, 14 avril - RIA Novosti

 

Les Etats-Unis misent sur une guerre civile en Ukraine pour rejeter sur la Russie la responsabilité pour leur propre échec dans la région, a estimé lundi lors d'une table ronde à RIA Novosti Rostislav Ichtchenko, président du Centre d'analyse et de prévision systémiques (Kiev).

 

"Les Etats-Unis misent manifestement sur une guerre civile en Ukraine, en poussant les autorités de Kiev à déclencher une guerre civile d'envergure, et si Kiev avait pour cela des ressources militaires suffisantes, il aurait déjà déclenché cette guerre", a déclaré l'expert, ajoutant que Kiev voulait un tel conflit, tout en le craignant, faute de ressources pour mener la guerre.

 

Et de supposer qu'une guerre civile d'envergure en Ukraine ne manquerait pas de provoquer une ingérence militaire de la Russie, ce que les Etats-Unis ne manqueraient pas d'exploiter afin de faire passer Moscou pour un agresseur ayant attaqué et envahi l'Ukraine, petit pays épris de la paix.

 

Lors de cette même table ronde, il s'agissait également des problèmes de la sécurité eurasiatique.

 

"Le comportement des Etats-Unis et de certains pays de l'Union européenne en Ukraine, leur sponsoring du terrorisme en Syrie et leur refus de réprimer le trafic de drogue en Afghanistan, ainsi que leurs tentatives de réaliser une politique de dissuasion de la Russie et de la Chine représentent une grave menace pour la sécurité eurasiatique", a fait remarquer le directeur du Centre de communications eurasiatique Alexeï Pilko.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140414/200968766.html

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 19:23

L'offensive militaire de la junte de Kiev contre ses compatriotes est-ukrainiens a fait, selon différentes sources, de quatre à plusieurs dizaines de morts parmi les partisans de la fédéralisation du pays.

 Ianoukovitch aurait dû "répondre" en février et liquider les manifestants du Maidan : Washington aurait trouvé ces opérations "mesurées" !


Militaires-ukrainiens-contre-pro-russes-est-ukrainiens.jpg

 

Ianoukovitch La junte de Kiev a lancé aujourd'hui l'offensive militaire contre les pro-européens pro-russes. Les séparatistes qui ne se rendront pas seront "liquidés", a annoncé un responsable ukrainien. Washington juge que les autorités de Kiev se trouvaient dans une situation "intenable" face aux soulèvements de séparatistes dans l'est russophone de l'Ukraine, les opérations militaires contre les militants pro-russes sont "mesurées", le gouvernement ukrainien "devait répondre"...

 

 

 

Kiev a déployé ses forces armées et des chars dans l'Est du pays face aux insurgés partisans d'un rattachement à la Russie. Le commandant de l'opération menace de «liquider»ceux qui ne déposeraient pas les armes.

 

18:59 Le gouvernement ukrainien "devait répondre" selon Washington (Le Figaro)

 

Les autorités de Kiev se trouvent dans une situation "intenable" face aux soulèvements de séparatistes dans l'est russophone de l'Ukraine, a déclaré la Maison-Blanche, jugeant leurs opérations militaires contre les militants pro-russes "mesurées".

 

Appelant à la retenue et "à toutes les précautions nécessaires", le porte-parole de la présidence américaine Jay Carney a souligné que le gouvernement ukrainien avait la "responsabilité" de faire respecter la loi et l'ordre dans le pays et devait répondre aux provocations.

 

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/15/01003-20140415LIVWWW00281-ukraine-russie-en-direct.php

 

17:14 Le point sur la situation à 17 heures

 

- Kiev a déployé ses forces à l'Est

 

Ce mardi, l'Ukraine a déployé ses forces, armée et Garde nationale, dans l'est du pays. Au troisième jour de "l'opération antiterroriste de grande envergure" annoncée par Kiev, une colonne de blindés de l'armée ukrainienne a été vue stationnée près d'Izioum, à 40 km au nord de Slaviansk, ville contrôlée depuis samedi par des hommes puissamment armés et organisés mais ne portant pas d'insignes sur leurs uniformes.

 

Kiev a également annoncé ce matin qu'un premier bataillon de la Garde nationale avait été envoyé "au front". Ce bataillon est formé de volontaires ayant fait partie des unités d'autodéfense du Maïdan, haut lieu de la contestation dans le centre de Kiev qui a renversé en février le régime prorusse du président Viktor Ianoukovitch.

 

- Les séparatistes qui ne se rendront pas seront «liquidés», a annoncé un responsable ukrainien

Les séparatistes qui ne déposeront pas les armes seront "liquidés", a déclaré au nord de Slaviansk le général Valeri Kroutov, numéro deux des services spéciaux ukrainiens (SBU), qui commande "l'opération antiterroriste".

 

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/15/01003-20140415LIVWWW00281-ukraine-russie-en-direct.php

 

 

Poutine appelle l'Onu à condamner l'opération militaire lancée par Kiev

 

21:52 15/04/2014

MOSCOU, 15 avril - RIA Novosti

 

Le président russe Vladimir Poutine a appelé mardi l'Onu à condamner l'opération militaire lancée par Kiev dans le sud-est de l'Ukraine, lors d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, a annoncé le service de presse du Kremlin.

 

"L'entretien a porté sur l'aggravation de la crise en Ukraine suite au lancement par les autorités de Kiev d'une opération militaire dans l'est du pays. Selon M.Poutine, la Russie espère que l'Organisation des nations unies et la communauté internationale condamneront fermement ces actions anticonstitutionnelles", a indiqué le service de presse.

 

Les militaires ukrainiens dotés de chars et d'autres véhicules blindés ont pris mardi le contrôle de l'aérodrome de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, suite à l'attaque qui a fait, selon différentes sources, de quatre à plusieurs dizaines de morts parmi les partisans de la fédéralisation du pays. Le ministère ukrainien de l'Intérieur a fait état d'un blessé dans les rangs des militaires ukrainiens.

 

Le président ukrainien par intérim Alexandre Tourtchinov a annoncé mardi le début d'une opération spéciale impliquant l'armée régulière dans l'est du pays où des manifestations réunissant des partisans de la fédéralisation de l'Ukraine se déroulent depuis quelques jours. Les manifestants, des drapeaux russes à la main, réclament des référendums sur le statut politique de leurs régions.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140415/200980370.html

 

 

François Hollande va-t-il "condamner avec la plus grande fermeté les violences" en Ukraine et appeler "à retrouver sans délai la voie du dialogue et de l'apaisement" ?

 

 

. "La responsabilité d'éviter une guerre civile en Ukraine incombe désormais aux Occidentaux" (Moscou)

. "En Ukraine, Washington réunit les conditions pour un bain de sang. Inconsciemment ou sciemment les Etats-Unis ouvrent la voie au génocide et au nettoyage ethnique" (Aijaz Ahmad)

. L'Otan devient-elle une "usine à guerre"?

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 22:29

 

 

 

 

Claire Séverac auteur de l'ouvrage "Complot mondial contre la santé" nous livre son analyse sur le secteur de la santé et de l'alimentaire qui empoisonnent notre quotidien avec l'utilisation de substances telles que les vaccins ou les additifs alimentaires (glutamate monosodique).

Figure de la contestation dans ce domaine, cette émission vous fera découvrir Claire Séverac dans ses combats et ses aspirations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

. Claire Séverac : "Nos maux proviennent de l'alliance du cartel chimico-pharmaceutique"

. Complot mondial contre la santé : Claire Séverac et le Libre penseur

. Claire Séverac / Sylvie Simon - La coupe est pleine

. Complot mondial contre notre santé (Claire Séverac)

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 22:22

 

 

 

Le vendredi 14 Mars dernier, l'agence Info Libre est allée à la rencontre de Claire Séverac, auteur de plusieurs ouvrages sur différents thèmes, mais c'est bien son dernier Complot mondial contre la santé qui nous a amené à la contacter. Le rendez-vous a été fixé au Vendredi 14 Mars 2014 sur l'esplanade du Trocadero. En plein pic de pollution et en présence d'une Tour Eiffel noyé dans un voile blanc, quel meilleur endroit pour réaliser un entretien tournant autour du domaine de la santé?

 

 

. Complot mondial contre la santé : Claire Séverac et le Libre penseur

. Claire Séverac / Sylvie Simon - La coupe est pleine

. Complot mondial contre notre santé (Claire Séverac)

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 20:35

 

 

 

"Le mal venu du ciel", première enquête télévisée en France sur les Chemtrails, une enquête de France 3 Provence-Alpes, diffusée le 28 mars 2014, présente des témoignages, la video d'un épandage où l'on voit parfaitement un épandage en train de se réaliser et la fin de l'épandage quasti instantanée sans que l'avion ait changé d'altitude. 

 

Un élu des Hautes-Alpes, Joël Giraud, le seul député à avoir posé une question à ce sujet à l'Assemblée nationale, n'a toujours pas reçu de réponse du gouvernement.

 

 

 

 

L'Agence Info Libre est allée à la rencontre de Joël Giraud, suite à sa question posée à l'Assemblée Nationale le 14 Novembre 2013 portant sur les Chemtrails/ Épandages aériens. Le délai de réponse de deux mois étant dépassé depuis le 14 Janvier dernier, elle a souhaité connaître les recours restant au député des Hautes-Alpes pour obtenir une réponse de la part du gouvernement, ainsi que les raisons qui l'ont poussé à s'intéresser à cette question.

 

Voir sur wikipedia "la théorie des chemtrails" : http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_chemtrails

 

 

 

. Une député espagnole au Parlement européen dénonce les chemtrails et le géoingénierie

. Chemtrails - Météo france et futura science complices, entre autres - Chemtrails : Reponse France Info

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 20:15

 

Syrie/nouvelle attaque chimique: Moscou perplexe

 

13:40 14/04/2014

MOSCOU, 14 avril - RIA Novosti

 

Moscou est préoccupé par les informations selon lesquelles une nouvelle attaque chimique aurait été récemment perpétrée en Syrie, a déclaré lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

 

"Nous sommes inquiets par les informations concernant un nouveau recours à des substances chimiques ayant fait plusieurs victimes. Nous considérons que toutes les informations, tous les faits liés aux armes chimiques ou à leurs composants doivent être examinés sans délai", a indiqué le ministre russe.

 

"Nous rejetons une responsabilité particulière [pour ces attaques] sur les sponsors de l'opposition extrémiste qui n'a pas renoncé à ses tentatives de torpiller le désarmement chimique en Syrie. Ce dans le but de fabriquer un nouveau prétexte pour une intervention militaire étrangère ou même pour s'emparer des arsenaux chimiques et de leurs composantes afin de s'en servir dans des buts terroristes", a conclu M.Lavrov.

 

Il a été antérieurement annoncé que vendredi dernier, du chlore toxique aurait été répandu lors d'une attaque contre la ville syrienne de Kafr Zita (ouest). D'après les médias, l'attaque chimique a fait deux morts et une centaine d'intoxiqués.

 

Les autorités syriennes ont accusé les islamistes du Front al-Nosra, groupe extrémiste lié à Al-Qaïda.

 

Se référant à des médecins, les militants de l'opposition anti-Assad rapportent de leur côté que des dizaines de personnes ont été blessés dans un raid de l'aviation gouvernementale mené contre la localité en question. D'après ces derniers, une épaisse fumée s'est échappée des projectiles jetés par les avions.

 

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140414/200965643.html

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 13:35

La Russie fustige "l'hypocrisie" de l'Occident

 

"On peut se souvenir que la violence sur le Maïdan (la place de Kiev épicentre de la contestation pro-européenne), qui s'est soldée par des dizaines et des dizaines de morts, était qualifiée de démocratie, alors qu'on parle de terrorisme à propos des manifestations pacifiques qui ont lieu maintenant dans le sud-est", a déclaré Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse. "L'hypocrisie dépasse les bornes", a-t-il ajouté.

 

Selon le ministre russe des Affaires étrangères, l'"hypocrisie dépasse les bornes" dans la réaction des Occidentaux aux événements en Ukraine.

 

"Nous avons clairement dit que le recours à la force contre les manifestants remettrait sérieusement en question les perspectives de coopération dans le règlement de la crise ukrainienne", a-t-il averti.

 

"Nous n'entendons aucune réaction. Nous n'entendons que des appels à la Russie pour qu'elle cesse de s'ingérer", a-t-il ajouté.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères a également demandé des explications sur des informations de presse selon lesquelles le directeur de la CIA John Brennan aurait effectué une visite secrète à Kiev avant l'annonce par les autorités ukrainiennes d'une opération d'envergure dans l'Est de pays pour y reprendre des bâtiments administratifs occupés par les militants pro-russes en armes. "On ne nous a pour l'instant pas fourni d'explications convaincantes", a ajouté le ministre.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/04/14/97001-20140414FILWWW00096-la-russie-fustige-l-hypocrisie-de-l-occident.php

 


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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 13:31

 

Hier, 14:25

Le chef de la CIA a tenu plusieurs rencontres secrètes à Kiev (médias)

 

 

Par La Voix de la Russie | Le directeur de la CIA John Brennan a séjourné la veille à Kiev où il a tenu plusieurs rencontres secrètes avec des responsables des forces de l'ordre ukrainiennes, a communiqué une source à la Rada.

 

La source a communiqué que d'après certaines informations le responsable américain « avait eu une série de rencontres avec les dirigeants d'Ukraine et plusieurs consultations avec les chefs des forces de l'ordre ».

 

« D'après des données non confirmées, la décision sur le recours à la force à Slaviansk, dans le sud-est de l'Ukraine, a été adoptée à l'initiative de M. Brennan », a dit la source.

 

Source: http://french.ruvr.ru/2014_04_13/Ukraine-CIA-Brennan-4181/

 

 

Ukraine: une visite du directeur de la CIA à Kiev, un fait accompli (parlementaire)

 

17:48 13/04/2014

KIEV, 13 avril - RIA Novosti

 

Les députés de la Rada suprême (parlement ukrainien) parlent de la visite à Kiev du directeur de la CIA John Brennan comme d'un fait accompli, a déclaré dimanche à RIA Novosti le député du Parti communiste ukrainien Vladimir Goloub.

 

Auparavant, les médias ont publié des informations selon lesquelles le directeur de la CIA John Brennan s'était rendu samedi incognito à Kiev pour rencontrer les chefs des forces de l'ordre.

 

"Mes collègues à la Rada suprême en (de la visite de Brennan -ndlr) parlent comme d'un fait accompli. Cela ne m'étonne pas du tout puisqu'il est tout à fait évident que lorsque M.Valentin Nalivaïtchenko était par le passé le chef du Service de la sécurité ukrainien (SBU), ce dernier était essentiellement une filiale de la CIA. Actuellement, on en parle ouvertement à la Rada et je ne suis pas enclin à penser que c'est faux", a déclaré le parlementaire ukrainien.

 

... Dimanche, le ministre ukrainien de l'Intérieur Arsen Avakov a lancé une opération impliquant "toutes les forces de l'ordre du pays". Les partisans de la fédéralisation ont déjà fait part d'un mort et de deux blessés de leur côté et de deux morts du côté des ultranationalistes du groupe "Secteur droit".

 

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140413/200962436.html

 

Add. 19h53.

 

19:43 La Maison-Blanche confirme la présence du chef de la CIA à Kiev ce week-end (Le Figaro)

 

Washington confirme que le directeur de la CIA, John Brennan, était à Kiev ce week-end.

 

Le ministre des Affaires étrangères russes avait demandé, plus tôt dans la journée des explications sur la visite secrète à Kiev du chef de la CIA avant l'annonce par les autorités ukrainiennes d'une opération d'envergure dans l'est du pays pour y reprendre des bâtiments administratifs occupés par les militants pro-russes en armes.

 

Le porte-parole de la Maison-Blanche a qualifié d'"absurdes" les allégations russes selon lesquelles John Brennan aurait séjourné dans la capitale ukrainienne de manière inopinée, hors du cadre de cette tournée "de routine" sur le continent.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/13/01003-20140413LIVWWW00045-en-direct-regain-de-tension-en-ukraine.php

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