Christ Roi

Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 12:27

Au moment où se marie le prince William Windsor (Dieu le bénisse), petit-fils de la reine Elisabeth II du Royaume-Uni et fils de Charles Prince de Galles, futur roi du Royaume-Uni, nous assistons à une grande manipulation, l'ensemble des media se mettent soudainement à louer les "génies de l'institution royale". Quelle est cette supercherie ? Une lumière sur quelques faits historiques que les medias alignés évitent soigneusement de médiatiser, permet de décrypter l'évènement.  

 

La dynastie de Hanovre, dont le prince William est le représentant, sous le nom actuel des Windsors, a des liens étroits avec la franc-maçonnerie depuis trois siècles. Et ce dès sa prise de pouvoir en 1714 avec George Ier. Aucun media ne vous le dira. Cette occultation, dans une société soit-disant "démocratique" et où règne (en principe...) la transparence est problématique et fort regrettable. Elle donne tout son sens à l'engouement général pour la dite "monarchie" (il ne s'agit pas d'une monarchie au sens traditionnel mais d'une monarchie soit-disant "parlementaire" soutenue par les loges maçonniques), engouement volontairement entretenu par des medias inféodés aux puissances d'argent et enserrés dans les filets occultes de la franc-maçonnerie. 

Nous tirons les informations suivantes de l'ouvrage de Bernard Faÿ, "La Franc-maçonnerie et la Révolution intellectuelle du XVIIIe siècle" (La Librairie française, Paris 1961).

 

Au XVIIe siècle, le catholicisme (en Angleterre) a été vaincu avec Jacques II Stuart (1685-1689), dernier monarque catholique de Grande-Bretagne, et il est écrasé; ça et là se cachent encore quelques catholiques, mais ils ne tiennent plus aucune place dans la vie publique et leur religion doit rester secrète. Cependant, les sectes foisonnent et grandissent; c'est l'époque de l'essor pour les Anabaptistes, les Quakers, les Shakers. Les sectes s'entre-dévorent et leurs polémiques sont féroces; les incroyants en profitent et le christianisme subit en Angleterre des assauts plus violents qu'à aucune époque.

 

Jusqu'alors la citadelle du libertinage avait été la Hollande avec son mélange de races, de religions, de nations et sa liberté totale; sous l'apparence d'attaques contre le catholicisme, toute une littérature antichrétienne s'était développée à Amsterdam, Leyde, Harlem, La Haye. Elle ne se répandit véritablement en Angleterre qu'après l'installation du protestant hollandais Guillaume III d'Orange -Nassau (1689-1702, mais dont la lignée s'éteindra avec lui en 1702) à Londres. Alors, la collaboration des deux peuples dans leur lutte contre Louis XIV devint intime, leurs armées, leurs flottes combattaient côte à côte; leurs diplomates siégeaient aux mêmes conseils; Londres et Amsterdam parlaient le même langage et acceptaient les mêmes principes. L'antichristianisme et l'athéisme, venus de Hollande, prirent pied en Angleterre et sous l'égide de la haute-noblesse anticatholique, ils se répandirent rapidement à travers tous les milieux cultivés et aristocratiques (B. Faÿ, ibid., p. 57-58).

 

La chute des Stuarts n'avait pas établi la morale en Angleterre et si certains des souverains hanovriens, tel en particulier George III (1760-1820), étaient pieux et purs, leurs entours ne l'étaient point; dans toutes les administrations régnait le goût du lucre, au point que de 1770 à 1783 il devint presque impossible de mener la guerre d'Amérique tant les rouages étaient pourris. Cette démoralisation de la haute classe et des fonctionnaires supérieurs ne laissa pas d'être une des causes qui contribuèrent à détacher l'Amérique de l'Angleterre car les colons puritains découvrirent vite que tout s'achetait à Londres, et surtout les lois; ils en profitèrent quelque temps, puis las de payer ils eurent recours à des moyens plus simples et plus brutaux; mais Franklin, qui était un 'philosophe' (franc-maçon) s'écriait : 'Que ne m'a-t-on laissé faire ! Si l'on m'avait donné le quart de l'argent que l'on a dépensé pour la guerre, nous aurions eu l'indépendance sans une goutte de sang. J'aurais acheté tout le parlement et tout le gouvernement britannique' (B. Faÿ, ibid., p. 63-64).

 

La grande croisade anglaise pour donner à l'Europe une civilisation nouvelle, affranchie de toute influence française et romaine

 

Pourtant, ils savaient et ils voyaient que la 'Réforme' (protestante) avait échoué. Elle avait voulu ranimer l'Eglise, raviver en elle la foi des premiers âges. ... Il était clair en 1700 qu'elle n'y avait pas réussi. ... Les sectes protestantes apparaissent comme des petits troupeaux isolés dans un immense désert d'aridité spirituelle et d'impiété. La fin du XVIIe siècle, le début du XVIIIe siècle avaient encore hâté la décomposition de l'Eglise d'Angleterre et multiplié les divisions. Les pasteurs comme Jean-Théophile Desaguliers, un huguenot de la La Rochelle réfugié en Angleterre, ne pouvaient se refuser à l'évidence. (B. Faÿ, ibid., p. 71).

 

Desaguliers était le co-auteur avec le pasteur presbytérien Anderson des Constitutions dites d'Anderson (1723), qui sont restées comme la Constitution officielle de la franc-maçonnerie. Il occupait une place de premier plan dans l'Angleterre hanovrienne du début du XVIIIe siècle. Il avait donné des gages solides de son dévouement à la dynastie (hanovrienne), au pays et à la Réforme. Contre Louis XIV qu'il haïssait et ses armées qu'il détestait il avait voulu prendre position et faire quelque chose. Aussi en 1711, quand les 'alliés' impériaux, hollandais et anglais, commandés par M. le duc de Marlborough assiégeaient Lille, Douai, Bouchain, Quesnoy et les autres placesfortes des Flandres françaises, Desaguliers avait traduit le livre d'Ozanam sur la guerre de sièges, A treatise of Fortifications done into English and amended, by J.T.D., 1711. Contre les Bourbons et leur gouvernement 'absolu' il avait dressé les rois hanovriens d'Angleterre (1714). Contre le pape et le papisme son action n'avait pas été moins publique, mais elle avait été plus continue et les conversations comme les conférences de Jean-Théophile Desaguliers avaient pris rang dans la grande croisade anglaise pour donner à l'Europe une civilisation nouvelle, affranchie de toute influence française et romaine.

 

Sa réputation parvint jusqu'au roi Georges Ier (1714-1727), (successeur de Anne, dernière Stuart), qui le convia à venir faire devant lui une conférence au palais de Hampton Court. Cette cérémonie se termina si bien que Desaguliers reçut d'abord un bénéfice à Norfolk d'une valeur de soixante-dix livres de revenu annuel, puis à l'avènement de George II (1727-1760) un autre bénéfice à Essex. Il fut aussi nommé chapelain du Prince de Galles, et il est clair que cette charge ne fut point seulement honorifique. Il était devenu un personnage officiel et on le consultait pour tous les problèmes techniques importants. (B. Faÿ, ibid., p. 79-81).

 

Son intimité avec la famille royale lui permettait d'assurer à sa société la bienveillance des pouvoirs publics et il y réussit si bien que le 5 novembre 1737 il avait l'honneur de conférer les deux premiers degrés maçonniques à Frédéric, prince de Galles, dont il était le chapelain, à une tenue de la Grande Loge d'Angleterre, dite de Londres (fondée en 1717) où il siégeait comme maître. A vrai dire la maçonnerie pouvait alors traiter d'égale à égale avec la Couronne.

Desaguliers réussit à entraîner tout un groupe de nobles et de grands seigneurs à entrer dans la maçonnerie et à prendre un rôle actif. A lire les listes de souscripteurs de ses ouvrages on s'explique qu'il ait réussi dans cette entreprise apparemment si difficile, car tout l'armorial d'Angleterre s'empressait d'acheter ses ouvrages, avant même qu'ils aient paru. Le Roi et la Reine figurent en tête suivis du Prince de Galles, du lord-maire de Londres, des ducs de Buccleugh, Chandos, Cleaveland, Montague, Norfolk, Wharton, des comtes de Burlington, Bute, Crawfurd, Halifax, Macclesfield, Pembroke, Suffolk, Sussex, Thomond, Tyrconnel, des vicomtes Hilssborough, Cobham, Longsdale et de plus de cinquante autres membres de la haute noblesse anglaise.

 

Desaguliers était huguenot, ... il était un ennemi persévérant du catholicisme. Son esprit se retrouve à chaque page des Constitutions. En voici un exemple : (selon les Constitutions) les prophètes, le peuple israélite, et le grand roi Salomon reçurent et développèrent la maçonnerie, que n'ignorèrent point tout à fait les autres nations : Assyriens, Egyptiens, Grecs et Romains; de là elle s'installa dans l'empire romain et le pénétra dans tous ses recoins, c'est ainsi qu'elle parvint en Angleterre où les Saxons qui, par leur nature et leur foi, avaient une disposition à la liberté et à la philosophie, l'accueillirent, s'instruisirent et firent de grands progrès; enfin les temps modernes et la dynastie de Hanovre lui redonnèrent toute la splendeur et toute l'importance qu'elle avait connues aux temps les meilleurs (The Constitutions of the Free Masons, London, 1723, p. 7-46.)

 

Bernard Faÿ fait cette remarque : cette abrégé d'histoire universelle, ne ressemble en rien à l'Histoire de Bossuet. Elle est d'une extraordinaire discrétion au sujet du Christ mentionné seulement en une ligne entre deux parenthèses comme le "grand architecte de l'Eglise", et elle se garde bien de mettre au premier plan les évènements religieux ou les traditions spirituelles; Abel est oublié tandis que Caïn (Ndlr. fils aîné d'Adam et Eve et premier meurtrier de l'histoire...) et ses enfants ont l'honneur d'un paragraphe entier avec mots en grandes capitales. (B. Faÿ, ibid., p. 83-94).

 

En trente ans, la Grande Loge de Londres devint le "centre de toutes les maçonneries de l'univers" (B. Faÿ, ibid., p. 95).

 

Une liste sommaire donnera l'idée de ce que fut la Grande Loge d'Angleterre entre 1720 et 1750 et à quel point elle resta inféodée à la haute société britannique. Après le duc de Montague, qui fut le premier grand maître appartenant à la noblesse, vint le duc de Wharton. Après le duc de Wharton, le comte de Dalkeith, plus tard le duc de Buccleugh; après le comte de Dalkeith, le duc de Richmond, fils naturel de Charles II; après le duc de Richmond, lord Paisley, qui fut plus tard comte d'Abercorn; après Lord Paisley, le comte d'Inchiquin; après le comte d'Inchiquin, lord Colrane; après Lord Colrane, le victomte de Kingston; après le vicomte de Kingston, la franc-maçonnerie arriva à l'époque de sa gloire la plus brillante, elle élut comme grand maître et garda deux ans à sa tête, 'Sa Grâce Thomas, duc de Norflok, maréchal comte et maréchal héréditaire d'Angleterre, comte de Arundel, Surrey, Norfolk, Norwich Mowbray, Howard Segrave, Brewse de Gower, Fitzallan, Warren, Clun Oswaldestre, Maltravers, Greystock, Furnival, Verdon Lovelot, Strange de Blackmere et Hovard de Castle Risings après les princes du sang royal, premier duc, comte et baron d'Angleterre, chef de l'illustre famille des Howard et grand maître des maçons francs et acceptés d'Angleterre' (CALVERT, Grand Lodge of England, p. 92-93.)

 

Dans cette liste, il y a des personnages de toutes sortes, mais il n'ya que des nobles. A sa tête la franc-maçonnerie n'acceptait qu'eux.

 

La franc-maçonnerie anglaise était devenue une institution aristocratique. Comme le milieu du siècle, avec les guerres victorieuses de l'Angleterre, l'expanson de son commerce, l'hégémonie de sa marine et le développement de ses colonies marque une période de prospérité inouïe pour la noblesse anglaise, dont Robert Walpole n'hésita pas à payer les suffrages parlementaires et la complicité politique au prix d'innombrables millions de livres sterling entre 1725 et 1745. Grâce à son pacte avec la haute noblesse britannique la franc-maçonnerie avait le prestige social, le prestige mondain, le prestige financier et une influence incomparable.

 

Elle pouvait mener à bien sa croisade. Sa grande invention est d'instaurer par le monde, sous le nom de 'fraternité' ou d''amour fraternel', l'ère de la camaraderie héritière et remplaçante de la charité chrétienne; comme sa grande oeuvre intellectuelle et mystique est de susbtituer aux religions dogmatiques, une religiosité scientifique, un mysticisme cosmique. A la place du pape, elle installe son Grand Maître, à la place de Jeovah le Grand Architecte de l'Univers. (B. Faÿ, ibid., p. 111-114).

 

Après avoir assuré l'unité politique de l'Angleterre, la maçonnerie travailla à amener par le monde l'unité des principes et des pratiques politiques en préparant partout la voie au 'parlementarisme'. Dans ses loges on enseigna aux nobles et aux bourgeois à discuter tous les problèmes et à se former aux méthodes parlementaires; dans les esprits on répandit le culte du parlement d'Angleterre, le rêve d'un parlement universel. (B. Faÿ, ibid., p. 126).

 

N'oublions pas que le 'Grand Orient de France', par deux fois, dans les premiers mois de 1789, intima l'ordre à ses frères d'instaurer en France un régime parlementaire, c'est-à-dire de se rallier aux plus audacieux des chefs 'révolutionnaires'. Rappelons nous, aussi, qu'il se terra par la suite et que son Grand Maître, Philippe Egalité, le mit officiellement en sommeil en 1793. La franc-maçonnerie ne fait pas les révolutions; elle les prépare et elle les continue. Elle laisse ses membres les faire et parfois les pousse à les faire, mais elle-même disparaît lors des révolutions pour reparaître ensuite plus brillante et plus vivante. (B. Faÿ, ibid., p. 126).

Publié dans : Franc-maçonnerie mondialisme soc. secrètes N.O.M. - Par Ingomer
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