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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 23:03
Ukraine : Kiev ne retire pas ses armes lourdes, Moscou interpelle Kiev, Debaltseve libéré

Selon les media français aujourd'hui, l'accord de cessez-le-feu en Ukraine prévoyait le début du retrait des armes lourdes à partir de mardi 17 février, mais ce matin les combats se poursuivaient autour de la ville stratégique de Debaltseve ou Debaltsevo, ville stratégique de l'est de l'Ukraine que l'armée ukrainienne cherche à garder sous son contrôle. A minuit heure locale (23 heures à Paris), "le retrait des armes lourdes n'avait toujours pas débuté."

Une source séparatiste, citée par l'agence russe Interfax, a affirmé que les insurgés avaient déjà pris la plupart de la ville, qui était pratiquement encerclée depuis plusieurs semaines.

"Les combats se sont déplacés à l'intérieur de la ville (...) Les rebelles utilisent des mortiers, des lance-grenades et des armes à feu", a déclaré à Debaltseve le chef adjoint de la police régional, Olexandre Kiva, dont les propos ont été confirmés par un porte-parole militaire. [1]

Les responsables du gouvernement de Kiev et les rebelles se sont accusés mutuellement d'être à l'origine des attaques qui les empêchent de retirer chars, lance-roquettes et artillerie lourde de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine.

Paris a indiqué que la question a été auparavant au centre d'une conversation entre le président François Hollande, M. Poutine et Mme Merkel. Les mesures annoncées par Angela Merkel, Vladimir Poutine et Petro Porochenko, non détaillées, ont été décidées lors d'un appel téléphonique de la chancelière aux présidents russe et ukrainien hier soir.

« La chancelière Angela Merkel et le président ukrainien ont appelé » leur homologue russe, Vladimir Poutine, « à exercer son influence sur les séparatistes » prorusses « afin qu'ils cessent le feu », a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand. [2]

De son côté, Moscou indique que les trois dirigeants « ont discuté en particulier des questions relatives à la trêve, au retrait des armes lourdes par les belligérants et à la situation à Debaltseve ».

 

A Debaltseve les insurgés refusent l'arrêt des combats par « devoir moral ». Ils ne peuvent « moralement » pas cesser les combats autour de la ville assiégée de Debaltseve tenue par les forces gouvernementales ukrainiennes car cette localité fait partie de leur « territoire intérieur », a déclaré un représentant des rebelles, aujourd'hui. [3]

« Nous n'avons pas le droit [d'arrêter les combats à Debaltseve]. C'est une question morale. C'est un territoire intérieur », a déclaré, mardi, un représentant des insurgés depuis Donetsk.

« Nous devons répondre à des tirs, travailler à détruire les positions combattantes ennemies. Nous sommes prêts à tout moment (à entamer un retrait des armes lourdes), nous sommes prêts pour un retrait mutuel. Nous ne ferons rien unilatéralement, nos soldats seraient pris pour cibles », a-t-il ajouté.

 

L'Ukraine a accusé dans l'après-midi la Russie et les rebelles prorusses de "détruire" le processus de paix dans l'est de l'Ukraine. 

 

La Russie et les rebelles "ne respectent pas les accord" de Minsk 2, a déclaré à la presse le chef-adjoint de la présidence ukrainienne, Valeri Tchaly. "Ils sont en train de détruire l'espoir de paix", a-t-il ajouté. [4]

 

Le président russe Vladimir Poutine a appelé aujourd'hui les autorités de Kiev à ne pas empêcher les soldats ukrainiens, encerclés par les insurgés à Debaltseve, de déposer leurs armes, pour ne pas mettre en danger le cessez-le-feu dans ce pays.

 

Au cours d'une conférence de presse à Budapest avec Viktor Orban, le premier ministre hongrois, Vladimir Poutine a déclaré :

 

"J'espère que les autorités ukrainiennes ne vont pas empêcher les soldats ukrainiens de déposer leurs armes" et de les poursuivre en justice pour cette raison.

"Ce qui se passe actuellement à Debaltseve peut être expliqué et était prévisible", l'encerclement étant antérieur à la signature des accords de Minsk, selon le président russe. [5]

 

Alors que Donetsk connaît encore des tirs nourris de l'artillerie lourde de Kiev, que plusieurs attaques, toutes repoussées, ont été signalées contre l'aéroport, le nouveau Stalingrad est en train de s'achever au cœur du Donbass. Nous apprenons ce soir que le réduit de Debaltseve est tombé, selon des sources fiables, y compris le colonel Igor Strelkov le confirment.

 

Les troupes kiéviennes qui ne veulent pas se rendre tentent de sortir du chaudron de leur propre chef, sans équipement. La ville est dévastée. Tout est à reconstruire. C'est une victoire totale pour les forces libératrices de Nouvelle-Russie.

 

Après les encerclements de l'été dernier, et la défaite ukrainienne début septembre 2014 qui a conduit aux accords de paix de Minsk 1, le 5 septembre, c'est ce soir au tour du chaudront de Debaltseve de tomber. Kiev voulait faire de ce noeud routier et ferroviaire situé à 65 kilomètres au nord du fief séparatiste de Donetsk, et du village de Chyrokine, à une quinzaine de kilomètres du port de Marioupol, dans la partie sud de la ligne de front, un point d'encrage pour une offensive devant mettre à bas les forces de Nouvelle-Russie. Aujourd'hui ce sont ces dernières qui mettent à genoux quelque 8 à 10 000 combattants du régime kiévien. Porochenko et toute la clique "proeuropéenne" ont décidé d'abandonner leurs troupes dans cet encerclement, de les sacrifier sur l'autel du mondialisme.

 

Plus au sud, à l'est de Mariupol, l'aventure des paramilitaires néonazis d'Azov commence à sentir le sapin. Le petit bourg de Shirokino, inconnu jusqu'alors, sera vraisemblablement demain un exemple dans les écoles militaires en ce qui concerne les tactiques de combats de rue et de coup d'arrêt à la progression d'une force nettement supérieure en nombre et en moyens. A 1 contre 4, les forces de Nouvelle-Russie tiennent tête et marquent même des points face aux troupes de la junte. Après Debaltseve, c'est sur Shirokino que les attentions vont se concentrer. [6]

 

Debaltseve: la garde kiévienne se rend

Notes

 

[1] Ukraine : Combats de rue dans Debaltseve, LeFigaro.fr avec AFP, Mis à jour le 17/02/2015 à 11:18 Publié le 17/02/2015 à 11:16

[2] Ukraine : la retrait des armes lourdes menacé par la poursuite des combats, Le Monde.fr | 17.02.2015 à 09h49

[3] Rebelles ukrainiens: Debaltseve, un devoir moral, LeFigaro.fr avec AFP, Mis à jour le 17/02/2015 à 08:21, Publié le 17/02/2015 à 08:18

[4] Kiev accuse Moscou et les rebelles pro-russes, Par Le Figaro.fr avec AFP, Mis à jour le 17/02/2015 à 15:31 Publié le 17/02/2015 à 15:29

[5] Poutine interpelle Kiev sur le cessez-le-feu, Par LeFigaro.fr avec AFP Mis à jour le 17/02/2015 à 22:00 Publié le 17/02/2015 à 20:42

[6] Ukraine / Donbass : Debaltsevo est libérée ! Nations Presse Info, Par Jacques Frère, 17.02.2015

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 16:52
François Hollande contre l'article 49-3 en 2006 - "une brutalité" et "un déni de démocratie" -, pour en 2015

Confronté à un risque de rejet du texte, le premier ministre Manuel Valls en rapport avec le président François Hollande, a décidé de ne prendre « aucun risque » et d'avoir recours à l'article 49-3 de la Constitution. [1]

 

En 2006, des centaines de milliers d’étudiants étaient dans la rue, furieux contre le projet du gouvernement Villepin visant à instituer le contrat première embauche (CPE) pour les jeunes, aussitôt qualifié de « smic-au rabais ».

 

Le gouvernement Villepin décida de passer en force et de faire adopter le CPE à l’Assemblée, en recourant à l’article 49-3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote du Parlement.

 

La gauche hurla avec, en tête, le premier secrétaire du PS, un certain François Hollande qui prit la parole :

 

« Malgré ce passage en force, nous poursuivrons le débat parlementaire. Le 49.3 est une brutalité, le 49.3 est un déni de démocratie, le 49.3 est une manière de freiner ou d’empêcher le débat parlementaire. » [2]

 

Au 8 avril 2014, l'article bulldozer 49.3 a été utilisé 82 fois depuis 1958. Le plus souvent, une motion de censure a été déposée en réponse à l'usage de l'article 49.3 par le gouvernement. Mais jusqu'ici, aucune motion n'a été adoptée, sauf une contre Pompidou en 1962, et l'article 49.3 s'est montré d'une redoutable efficacité pour les gouvernements.

 

Notes

 

[1] Loi Macron: Manuel Valls a recours à l'article 49-3, Par Lefigaro.fr avec AFP Mis à jour le 17/02/2015 à 16:34 Publié le 17/02/2015 à 16:29

[2] Quand Hollande fustigeait le 49-3 : "Une brutalité, un déni de démocratie", LCP.fr, le 17 février 2015 à 16h35, par Philippe Mathon

Add. 18h30. VIDEO RTL.fr Quand François Hollande dénigrait l'usage de l'article 49-3 :

Entre 1988 et 1993, la gauche des gouvernements Rocard, Cresson et Bérégovoy a eu recours à 38 reprises à l'article 49-3. Elle ne s'est pourtant pas privée d'en critiquer l'utilisation par la droite dans les années qui ont suivi.

 

(Source: Hollande en 2006 : «Le 49-3 est une brutalité, un déni de démocratie», Le Figaro, Publié le 17/02/2015 à 17:51)

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 15:08

Devant le risque de rejet de la loi Macron, mise au vote mardi après-midi à l'Assemblée nationale, le gouvernement pourrait recourir à l'article 49-3 de la Constitution. [1] L'article 49.3, dit d'« engagement de responsabilité », permet au gouvernement de faire passer le texte qu'il présente sans vote, sous couvert du rejet de la motion de censure que l'opposition se doit de déposer pour la forme.

 

L'Elysée a annoncé la tenue d'un conseil des ministres extraordinaire à 14 h 30 pour discuter de cette situation de crise. Matignon affirme toujours vouloir « privilégier le vote », mais n'exclut pas un recours éventuel à l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le texte.

 

Devant les députés socialistes, le premier ministre, Manuel Valls, avait affirmé en fin de matinée qu'au moment où il parlait, le projet de loi « ne passait pas ». « Je ne dramatise pas. [...] Ce serait un affaiblissement considérable », a déclaré le premier ministre. (2)

Le premier ministre peut ainsi à tout moment suspendre la discussion d'un texte – après délibération en conseil des ministres – et ouvrir un délai de vingt-quatre heures pendant lequel des députés peuvent déposer une motion de censure. Pour être recevable, cette motion doit être signée par au moins un dixième des membres de l'Assemblée nationale. Elle est ensuite discutée et votée.

Si aucune motion n'est déposée ou si une motion n'est pas adoptée, le texte est adopté. Par contre, si une motion recueille la majorité des voix des membres de l'Assemblée, elle est adoptée et le premier ministre remet la démission de son gouvernement.

 

Alors qu'une majorité de députés PS « frondeurs » pourrait voter contre, le patron du groupe, Bruno Le Roux, a appelé aussi « chacun à sa responsabilité », au début de la réunion des socialistes. « Voter contre serait rejoindre ceux qui veulent faire chuter la gauche ».

 

Selon François Loncle, un député PS favorable au texte, le vote sera « vraiment ric-rac », mais Manuel Valls a « mis le paquet » pour qu'il soit adopté.

 

Au 8 avril 2014, l'article bulldozer 49.3 a été utilisée 82 fois depuis 1958. Le plus souvent, une motion de censure a été déposée en réponse à l'usage de l'article 49.3 par le gouvernement. Mais jusqu'ici, aucune motion n'a été adoptée sauf une en 1962 contre Pompidou, et l'article 49.3 s'est montré d'une redoutable efficacité pour les gouvernements.

 

Premier ministre Mois Recours Mois Recours recours/mois
Manuel Valls       0 0
Maurice Couve de Murville 12 0     0
Pierre Messmer 23 0     0
Jacques Chirac 27 0     0
Jacques Chaban-Delmas 37 0     0
François Fillon 60 0     0
Dominique de Villepin 16 1     0,08
Édouard Balladur 26 1     0,04
Alain Juppé 25 2     0,08
Jean-Pierre Raffarin 37 2     0,05
Michel Debré 40 4     0,10
Georges Pompidou 75 6     0,08
Jacques Chirac 26 8     0,31
Raymond Barre 57 8     0,14
Jean-Marc Ayrault     22 0 0
Lionel Jospin     60 0 0
Pierre Bérégovoy     12 3 0,25
Laurent Fabius     21 4 0,19
Pierre Mauroy     38 7 0,18
Édith Cresson     11 8 0,73
Michel Rocard     37 28 0,76
Total au 8 avril 2014   32   50

 

 

Les Premiers ministres qui ont eu le plus recours au 49-3 depuis 1958 sont : Michel Rocard (28 fois), Édith Cresson (8 fois), Raymond Barre (8 fois), Jacques Chirac (8 fois), Pierre Mauroy (7 fois), Laurent Fabius (4 fois).

 

Notes

 

[1] Recours au 49-3 pour la loi Macron: "Toutes les options sont ouvertes", Par LeFigaro.fr avec AFP Mis à jour le 17/02/2015 à 14:33 Publié le 17/02/2015 à 14:30

[2] Un conseil des ministres extraordinaire organisé sur la loi Macron, Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 10:20
Alain Finkielkraut: "Mes petits-enfants ou mes arrières petits-enfants, si l'immigration continue à ce rythme, n'auront pas d'autre choix (que de partir)"

Invité ce matin de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Alain Finkielkraut a déclaré qu'avec sa famille, il quitterait la France si l'immigration devait continuer « à ce rytme ».

 

Finkielkraut: "je n'aime pas le terme d'islamo-fascisme employé par Valls"

 

BFMTV A. K. Publié le 17/02/2015 à 08h53

 

Invité de BFMTV et RMC mardi matin, l'essayiste Alain Finkielkraut condamne les termes employés par Manuel Valls après la double fusillade de Copenhague. "Je n'aime pas le terme d'islamo-fascisme: l'antifascisme nous sert d'unique boussole parce que c'est le grand traumatisme de l'Europe occidentale. Le fascisme est un nationalisme exacerbé, or l'islamisme prospère sur l'effondrement du nationalisme arabe", explique Alain Finkielkraut. [l'islamisme prospère aussi sur l'effondrement de notre propre nationalisme. Ce que ne dit pas Alain Finkielkraut. NDLR.]

 

"L'emploi de ce terme révèle notre difficulté à appréhender l'extériorité et la nouveauté du phénomène." "Ce qu'il faut combattre, c'est l'islam radical, il ne faut rien lui céder", ajoute-t-il.

 

L'intellectuel fustige également l'emploi du terme "apartheid", employé par le Premier ministre après les attentats de Charlie Hebdo. "En disant cela, il assoit une République debout sur le banc des accusés. C'est elle qui se trouve coupable du mal qu'on lui fait. Il ne devrait pas céder à l'emploi de tels mots", estime-t-il.

 

Source : http://www.bfmtv.com/politique/finkielkraut-je-n-aime-pas-le-terme-d-islamo-fascisme-employe-par-manuel-valls-864122.html

 

A la question de Jean-Jacques Bourdin « Quand Benyamin Netanyahou (Premier ministre israélien NDLR.) appelle les Juifs français à partir, à faire leur "Alya", et à partir en Israël, que lui répondez-vous ? », Alain Finkielkraut a répondu :

 

« Benyamin Netanyahou a déclaré aussi que "confrontés au terrorisme islamiste, les Européens comprendraient mieux les problèmes d'Israël". Mais alors là il y a un problème chez Benyamin Netanyahou lui-même parce que si il y a une communauté de destin aujourd'hui entre Israël et l'Europe, son appel ne rime à rien : il voudrait dire quitter le terrorisme ici pour le rejoindre là-bas. Il vaut mieux lutter ensemble contre toutes ses formes. Mais, Benyamin Netanyahou obéit aussi à des considérations non seulement électorales mais démographiques. Il veut garder la majorité des territoires et il a besoin de conserver une forte majorité juive.

Par ma femme et par moi-même je suis très attaché à Israël et au sionisme. Mais je me fais une autre idée du sionisme. Je me sens français, la France est mon pays [bla bla bla... mais je me barre en Israël... NDLR], et je suis très attaché à l'identité française. Cependant, peut-être que mes petits-enfants ou mes arrières petits-enfants, si l'immigration continue à ce rythme, n'auront pas d'autre choix (que de partir NDLR.). Il faut penser à cela. »

 

(Source: RMC, 17/02 - L'invité de Bourdin Direct : Alain Finkielkraut, date Mardi 17 Fev 2015 10:00, http://direct-radio.fr/rmc/podcast/Jean-Jacques-Bourdin/Bourdin-2012)

 

Nous avons envie de demander à Alain Finkielkraut : et les Français autochtones, ils vont où ? La France est notre seule patrie. Nous n'avons pas d'autre terre où aller.

Il y a quelques années, Alain Finkielkraut faisait partie des antiracistes (SOS-racisme) qui nous reprochaient de refuser l'immigration et la « France black blanc beur » et de vouloir rester sur le respect de notre identité ethnique et culturelle, et aujourd'hui les mêmes sont prêts à quitter le navire en l'abandonnant à son naufrage.

 

Un peu plus tôt, au cours de l'entretien, le philosophe a déclaré :

 

« La montée de l'antisémitisme en Europe a à voir avec le changement de la population européenne. »

 

Le changement de population n'est pas à lui seul explicatif de la montée de l'antisémitisme qui doit surtout à la politique menée par les Occidentaux dans les pays arabes, et leur traditionnelle propension d'apporter la démocratie et la liberté sous les bombes.

 

Il est tout de même curieux de constater chez de nombreux intellectuels juifs (pas tous) cette manière de ne jamais remettre en question leur propre communauté comme la politique israélienne (la faute c'est les autres) et de ne jamais douter. Cet autisme communautaire est davantage porteur d'antisémitisme que n'importe quel « changement de population ». Dieu merci les Français n'ont pas ce défaut. Depuis les Gaulois et leur légendaires querelles, ils auraient même le défaut - ou la qualité - inverse de toujours se remettre en question, de se questionner, de douter de leur propre bien, de penser aux autres avant de penser à eux, de vouloir la justice pour les autres mais pas pour eux (les Juifs ont le droit d'avoir une terre, mais pas nous), et de s'auto-dénigrer.

 

Quand Alain Finkielkraut dit que le terrorisme est le même des deux côtés, en Israël comme en Europe, il oublie de dire que la défense contre le terrorisme n'est pas la même des deux côtés. Alors qu'en France, et en Europe en général, les populations autochtones sont amollies par des années de propagande antiraciste (on leur a enlevé leur auto-défense mentale et spirituelle qui leur permettrait de combattre le terrorisme islamiste), en Israël, rien de tout cela, les citoyens juifs sont éduqués dans le nationalisme juif le plus strict (Israël c'est la terre des Juifs, sionisme), la culture du mur (constructions de frontières murées) et la défense armée du territoire (réponses militaires à toute agression). Lorsque les européens sont en butte au terrorisme, ils répondent par des manifestations pacifistes « Je suis Charlie » et des dénonciations de tout amalgame et de toute saine réaction nationaliste, les Juifs en Israël répondent par des bombes.

Si Alain Finkiekraut déclare qu'il est prêt, avec sa famille, à partir en Israël, c'est bien parce qu'il sait qu'il y a une différence dans la réponse au terrorisme, sinon pourquoi partirait-il ?

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 23:37

Ukraine Donbass FAN Nouvelle Russie SA13

Les forces de la république de Donetsk retirent leurs armes lourdes, alors que les troupes de Kiev n'ont pas cessé les pilonnages des villes du Donbass.

 

Du 13 au 16 février, les tirs massifs sur Gorlovka et Donetsk ont tué 13 personnes, dont un enfant (9 à Gorlovka, 4 à Donetsk) et blessé 27 autres (13 à Gorlovka, 14 à Donetsk). Comme on pouvait s'y attendre, Kiev a rejeté toute proposition visant à retirer ses troupes de Debaltsevo et de laisser de facto la vie sauve à des milliers de soldats et de paramilitaires ukrainiens. La junte préfère les voir mourir que de se rendre. Pire: la junte refuse catégoriquement de se conformer aux accords signés à Minsk par Porochenko.

 

« Il n'est pas question pour le moment de retirer nos armes lourdes de la ligne de front en raison des attaques persistantes des rebelles pro-russes », a lancé un porte-parole militaire ukrainien, Vladyslav Seleznev, à l'Afp.

 

« Je vous prie de prendre note qu’il n’y a pas, dans les accords de Minsk, un mot sur Debaltsevo. Cela signifie tout simplement que l’Ukraine a abandonné 5 000 hommes dans le chaudron de Debaltsevo. Je peux dire ceci, nous allons cesser le feu sur la totalité du territoire de la République populaire de Donetsk, sauf dans les zones internes. Les zones internes signifient Debaltsevo. » (Alexander Zakharchenko, Président de la république populaire de Donetsk dans une conférence de presse)

 

Source: http://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/ukraine-donbass-pendant-la-treve-la-guerre-continue

 

. Sommet de Minsk: le retrait des armes lourdes et la réforme de la constitution ukrainienne ont été actés (12 février 2015)

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 21:33

 

Selon des informations communiquées par l'Assyrian International News Agency[1], les troupes de DAESH et du front Jhabhat Al Nusra, un groupe Djihadiste affilié à Al-Quaïda, se massent dans les montagnes de Qalamouns en vue de préparer une offensive sur les villes et villages du Nord-Est du Liban, peuplés majoritairement de Chiites et de Chrétiens.

Les forces massées par les Djihadistes s'élèveraient à 3000 combattants et rayonnent des monts Qalamouns vers la Syrie, le Golan et, bien sûr, le Liban. Elles se sont renforcé des défections de la fantomatique Armée Syrienne Libre (les « modérés ») qui ont apporté des forces fraîches et du matériel de provenance Américaine.

Pour maintenir leurs lignes de ravitaillement ouvertes, les forces de DAESH se sont livrées à des attaques sporadiques et des actions de guérilla contre l'armée Libanaise, toutefois les analystes s'attendent à un renforcement, au printemps, des opérations Djihadistes en direction de deux villes de la Région: Balbek et Arsal[2].

Les menaces de DAESH sur les populations Chrétiennes ont eu pour effet de réactiver les milices chrétiennes qui se tiennent sur le qui-vive tandis que les troupes Chiites du Hezbollah se déclarent « prêtes à la résistance », le Hezbollah se trouvant d'autant légitimé par son discours fort contre DAESH et son alliance de circonstance avec les Chrétiens.

L'enjeu pour le Hezbollah et pour Damas est de maintenir ouverte -et sous son contrôle- la ligne de ravitaillement Liban-Damas, de manière à soutenir le régime de Bashar Al Assad contre les Djihadistes.

Roman Ungern

 


[1] http://www.aina.org/index.html

[2] C'est à Arsal que fut arrêtée la femme et le fils d'un des chefs du Front Al Nusra vers le mois de Décembre 2014. 

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/europe-international/1227-daesh-preparerait-une-offensive-au-liban

 

. La naissance de l'Etat islamique

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 19:23

Plusieurs médias allemands ont écrit que lors de leur récente conversation téléphonique, le président étatsunien Barack Obama a menacé le président russe Vladimir Poutine de conséquences graves en raison de l'implication présumée de la Russie dans le conflit ukrainien.

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a averti Vladimir Poutine que "le prix à payer pour la Russie va augmenter" si son pays n'arrête pas son implication présumée dans la crise ukrainienne, ont écrit les médias allemands en référence à la récente conversation téléphonique entre les dirigeants des deux pays, qui a eu lieu un jour avant les pourparlers de réconciliation sur la crise ukrainienne à Minsk.

"Obama exhorte Poutine à la paix et menace" a écrit le journal allemand "Die Zeit". Selon ce journal, le président étatsunien a déclaré à Vladimir Poutine qu'il aurait à payer un prix élevé si le conflit n'était pas réglé.

Le magazine "Der Spiegel" a également noté que les appels d'Obama pour la paix contenaient un ton menaçant. Le leader étatsunien a accusé une fois de plus la Russie pour son engagement militaire dans le conflit ukrainien. Si la Russie poursuit ses "actions agressives" en Ukraine et fournit les partisans de l'indépendance avec des armes et une aide financière, "le prix à payer pour la Russie va augmenter", a averti Obama.

Moscou a nié à plusieurs reprises ces allégations et proclamé sa non-implication dans le conflit ukrainien. Le journal allemand "Die Welt" a cité la déclaration du porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, qui a souligné l'intérêt de la Russie "dans une résolution pacifique de la crise et a déclaré que de nouvelles sanctions et des livraisons d'armes létales contribueraient uniquement à la détérioration de la situation".

Les États-Unis ont récemment annoncé qu'ils envisageaient la possibilité de fournir des armes létales aux troupes ukrainiennes.

La question de l'assistance militaire étatsunienne directe reste encore à l'ordre du jour aux États-Unis, selon le journal suisse "Blick", ajoutant, toutefois, que les pays européens tels que l'Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark, l'Autriche et la Suède s'opposent à l'idée de l'implication étatsunienne dans la crise ukrainienne.

Article originel : Obama Threatened Putin Before Minsk Meeting – German Media

via: http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-17705.html

 

. Obama révèle que le changement de régime en Ukraine en février 2014 est une action des USA

. Sommet de Minsk: le retrait des armes lourdes et la réforme de la constitution ukrainienne ont été actés

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 19:08
Ukraine. MSNBC manipule ses vidéos des bombardements pour accuser les insurgés

Selon l’ONU, les combats en Ukraine ont déjà coûté la vie à plus de 5 300 personnes, mais le bilan officieux est dix fois plus élevé.

Les civils des Républiques autoproclamées ne comprennent pas pourquoi Kiev fait la guerre à des citoyens innocents.

Le président ukrainien Petro Porochenkо, qui se dit inquiet du sort de la population dans le Donbass, bombarde à l’artillerie lourde les villes situées à l’est du pays.

Anissa Naouai, animatrice de l’émission In the Now sur RT, entre dans le détail : MSNBC manipule ses vidéos des bombardements pour accuser les insurgés.

 

Source : RT France

via http://re-informe.com/ukraine-msnbc-maniupule-ses-videos-des-bombardements-pour-accuser-les-insurges/

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 12:18

Le Premier ministre est-il sous influence juive ?, a demandé ce matin à Roland Dumas le journaliste de RMC et BFMTV, Jean-Jacques Bourdin, allumant une polémique sur le retour au "climat des années 40".

 

"Probablement", "je peux le penser", a répondu l'ancien président du Conseil constitutionnel, Roland Dumas. "Il a des alliances personnelles qui font qu'il a des préjugés. Chacun sait qu'il est marié avec quelqu'un, quelqu'un de très bien d'ailleurs, qui a de l'influence sur lui", a-t-il ajouté, rejetant par ailleurs l'expression "islamo-fascisme" employée lundi matin par M. Valls.

 

Sur Twitter, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone "religion de la république", s'est dit "révolté" par des propos "qui relèvent d'un antisémitisme ordinaire et d'un complotisme délirant." (1)

 

Alors que l'AFP pointe du doigt le propos de Roland Dumas qu'il n'a pas prononcé [Le Figaro:« VIDÉO - Pour Dumas, Valls est "sous influence juive" »; Le Monde: « Pour Roland Dumas, Manuel Valls est « sous influence juive » »; Le Parisien : « VIDEO. Roland Dumas cible Manuel Valls «sous influence juive» » 16 Févr. 2015, 10h53 MAJ : 16 Févr. 2015, 13h12) (2) (3) (4)], sur LCI, c'est à la question de Jean-Jacques Bourdin que s'en sont pris les invités.

« Roland Dumas qui nourrit l'antisémitisme ordinaire. Atterrant. Soutien à tous ceux qui combattent la haine », a tweeté Najat Belkacem.

« Cet homme a eu une grande carrière, a été un grand ministre, un grand avocat ; je crois qu’à un moment donné il faut avoir se taire », a réagi Alain Jakubowicz, le président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, sur RMC, jugeants ces propos « insignifiants, simplement significatifs de l’air du temps ». M. Jakubowicz a fait le rapprochement entre l’intervention de M. Dumas et les théoriciens du complot. « C’est affligeant, c’est pitoyable », a-t-il conclu.

« Ce sont des polémiques complètement stériles », a pour sa part déclaré Marine Le Pen, la présidente du Front national, sur BFMTV.

 

Sur LCI ce matin, les deux invités de l'émission "Choisissez votre camp" s'en sont beaucoup plus pris à Jean-Jacques Bourdin qu'à Roland Dumas lui même. Pourquoi un telle question ? "C'est un raccourci médiatique absolument honteux de la part d'un animateur", estime Sophie de Menthon, présidente de l'association Ethic et Chef d'entreprise. "C'est lamentable. C'est de la part de Bourdin que c'est scandaleux".

 

"Déontologiquement, la question de Bourdin est inacceptable", renchérit Maurice Ulrich, éditorialiste à L'Humanité. "C'est une question de pousse-au-crime. C'est Bourdin qui met le feu. On est dans une situation où les mots ont tout leur poids. On ne joue pas aussi facilement avec une phrase comme celle-là. Dire cela, ça renvoie exactement au climat des années 40."

VIDEO. "Qu'est ce qui se passe dans la tête de Bourdin pour poser une telle question ? "

VIDEO. "Il ne faut pas provoquer pour faire de l'audience" (Sophie de Menthon, Présidente de l'Association Ethic)

"Vous allez voir que l'affaire Dumas, traduit comme cela l'est, va être très violent, mal pris et commenté", a expliqué Sophie de Menthon.

 

Notes

 

(1) Valls: les propos de Dumas "révulsent" le PS, Par LeFigaro.fr avec Reuters, Mis à jour le 16/02/2015 à 11:51, Publié le 16/02/2015 à 11:47

(2) VIDÉO - Pour Dumas, Valls est "sous influence juive", Par Le Figaro.fr avec AFP, Mis à jour le 16/02/2015 à 11:24 Publié le 16/02/2015 à 10:20

(3) Pour Roland Dumas, Manuel Valls est « sous influence juive », Le Monde.fr avec AFP | 16.02.2015 à 10h24 • Mis à jour le 16.02.2015 à 12h39

(4) « VIDEO. Roland Dumas cible Manuel Valls «sous influence juive» » Le Parisien, R.B. | 16 Févr. 2015, 10h53 | MAJ : 16 Févr. 2015, 13h12

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 11:05

L'agence de presse russe en français "Sputniknews" a réalisé une utile infographie sur la naissance de l'Etat islamique, naissance située en 2006, en Irak, à partir de la "fusion de 11 mouvements islamistes radicaux".

L'infographie indique que "les réseaux jihadistes ont publié une carte dévoilant les plans d'expansion de l'Etat islamique dans les cinq années à venir."

L'objectif à long terme du Califat ("doctrine wahhabite de l'islam" précise l'infographie) est d'islamiser une zone couvrant tout le Proche et le Moyen-Orient, jusqu'à l'Inde et les frontières de la Chine, une partie du sud-est de l'Asie, l'Afrique du nord, ainsi que des territoires en Europe: Espagne, Grèce et Balkans.

"Des milliers de chiites (courant de l'islam considéré comme hérétique par les wahhabites), chrétiens et yézidis (monothéisme issu de l'antique mithraïsme iranien) ont été tués par les islamistes". "[D]es milliers de civils ont dû fuir les régions occupées par les extrémistes. Beaucoup de femmes et d'enfants ont été faits prisonniers et sont détenus dans des camps de concentration des terroristes."

"L'Etat islamique a créé une puissante structure de propagande. Al-Furqan est considéré comme son agence de communication."

 

Organisation terroriste État islamique

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 10:00

L'oeuvre du nouvel ordre mondialiste Sarkosy et de l'Union européenne qui ont installé le chaos en Libye en 2011, en renversant Kadhafi.

Libye: l'État islamique revendique l'assassinat de 21 coptes égyptiens, décapités au couteau

21 chrétiens coptes ont été décapité au couteau par des islamistes de l'état islamique.

La video mise en ligne dimanche 15 février, d'environ 5 minutes, montre la décapitation des 21 chrétiens égyptiens qui avaient été enlevés en Libye. L'assassinat est revendiqué par l'Etat islamique. (1)

La vidéo diffusée ce dimanche est intitulée :

« Un message signé avec le sang à la nation de la Croix », tandis qu'un bandeau en incrustation explique qu'il s'adresse au « Peuple de la Croix fidèle à l'Église égyptienne ennemie ». (2)

Sur cette vidéo, des activistes vêtus de noirs conduisent leurs prisonniers habillés de combinaisons orange jusqu'à une plage où ils les obligent à s'agenouiller, les mains derrière le dos, avant d'être décapités. 

Un homme habillé en treillis militaire s'exprime en anglais avec un couteau à la main alors que les autres bourreaux, un derrière chaque prisonnier, sont intégralement vêtus de noir et silencieux. Tous sont masqués. (3)

"Pour vous les croisés, la sécurité n'est qu'un vain espoir", déclare l'un des activistes armé d'un couteau avant les exécutions.

La vidéo apparaît via le fil Twitter d'un site soutenant les djihadistes de l'EI. Une légende, ajoutée aux images, indique:

"les partisans de la croix, les fidèles de l'église égyptienne hostile".

Un porte-parole de l'Église copte, cité par l'agence de presse Mena, a confirmé que 21 fidèles qui avaient été enlevés par les djihadistes étaient décédés.

Tôt hier matin, moins de 24 heures après la diffusion de la video, l'Egypte a bombardé l'Etat islamique en Libye. Les avions de combat de l'armée de l'air égyptienne ont visé des camps, des sites d'entraînement et des arsenaux du groupe terroriste, situés à proximité de la frontière avec la Libye.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait averti:

les «assassins» seront punis de la manière «adéquate».

Le groupe djihadiste dit agir en représailles à d'anciens incidents sectaires en Egypte, durant lesquels l'Eglise avait été accusée d'avoir empêché la conversion à l'islam des épouses de deux prêtres coptes. Une incrustation au début de la vidéo situe la scène dans la province de Tripoli («Wilayat Tarabulus» pour l'EI) et un autre message écrit explique que les victimes sont «des gens de la Croix fidèles à l'Eglise égyptienne ennemie».

«Aujourd'hui, nous sommes au sud de Rome, sur la terre musulmane de la Libye (...) cette mer dans laquelle vous avez caché le corps du cheikh Oussama ben Laden, nous jurons devant Allah que nous allons la mêler à votre sang», assène-t-il avant que les bourreaux ne décapitent les 21 Egyptiens au couteau.

 

Le Caire a annoncé un deuil national de sept jours.

Le président Abdel Fattah al-Sissi a convoqué d'urgence le Conseil national de la Défense et averti que son pays se réservait «le droit de répliquer de la manière et au moment adéquat, pour punir ces assassins.»

En 2014, l'Egypte avait été accusée d'avoir participé à des frappes aériennes en Libye.

A l'époque, des responsables américains avaient affirmé que les Emirats Arabes Unis avaient conduit ces frappes, en utilisant des bases militaires égyptiennes. «L'Egypte mène déjà des frappes aériennes en Libye depuis le mois d'août dernier avec les Emirats Arabes Unis. La seule différence aujourd'hui, c'est que LeCaire ne le cache plus», analyse sur Twitter David Thomson, journaliste à RFI et auteur d'un livre Les Français jihadistes. «Et selon des sources djihadistes de Benghazi, des forces spéciales égyptiennes combattent au sol depuis des mois aux côtés des pro-Haftar», des forces loyales au général Khalifa Haftar et au gouvernement libyen.

 

Le président français François Hollande, dont le gouvernement doit signer lundi la vente de Rafale avec l'Egypte, a «exprimé sa préoccupation face à l'extension des opérations» du groupe djihadiste en Libye. Depuis la chute en 2011 de Mouammar Kadhafi, le pays est plongé dans le chaos, les autorités ne parvenant pas à contrôler les dizaines de milices formées d'ex-insurgés qui font la loi face à une armée et une police régulières affaiblies.

 

Sur Twitter, les premières images de cette intervention militaire ont commencé à circulé. Ce lundi matin, les chaînes télévisées égyptiennes diffusaient les images des avions partant pour le combat dans la nuit.

Selon Romain Caillet, chercheur et consultant sur les questions islamistes, l'armée égyptienne aurait, parmi les positions visées, bombardé Derna, ville au nord-est du pays et contrôlée par l'Etat islamique.

 

Quelques questions ont pu être posées.

 

"La divulgation de cette nouvelle vidéo pose à vrai dire une autre question, technologique : comment peut-il être encore toléré, acceptable, voire seulement possible, que la vidéo d'une telle exécution soit librement diffusée et consultable sur YouTube, le premier des médias vidéo en ligne qui soit au monde, qui fête justement ses dix ans, et Twitter, l'un des plus célèbres réseaux sociaux ?"

"Comment l'exécution de 21 chrétiens coptes peut-elle ne pas faire l'ouverture du journal de 20 heures, tourner en boucle sur les chaînes d'actualité, bref avoir si peu d'écho dans les colonnes des grands médias ? Question de métier ? Question de nationalité ? Question de religion ? Sans doute les trois à la fois." Lu sur le site d'information, aleteia.

 

Dernière question. Si Kadhafi était resté, eut-il pu empêcher l'embrasement de la région ?

 

Notes:

 

(1) Libye: l'État islamique revendique l'exécution de 21 coptes égyptiens, Le Figaro.fr avec agences, Mis à jour le 15/02/2015 à 23:13, Publié le 15/02/2015 à 20:33

(2) Libye : 21 chrétiens coptes assassinés par les islamistes, Aleteia, 15.02.2015

(3) Après la décapitation de 21 Chrétiens, l'Egypte bombarde l'Etat islamique en Libye, Par lefigaro.fr, AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 16/02/2015 à 09:05 Publié le 16/02/2015 à 08:18

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 07:02

 

Napoleon-copie-3.jpgBonaparte, visitant un jour le tombeau de Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville, — alors propriété du comte Stanislas de Girardin, qui rapporte la chose dans son Journal et Souvenirs (Voir la Revue bleue, 8 mai 1875, p. 1075 ; et 26 janvier 1878, p. 711), fit soudain cette remarque :

 

« Il aurait mieux valu, pour le repos de la France, que cet homme-là n'eût jamais existé.

 

— Et pourquoi, citoyen consul ? lui dis-je.

 

— C'est lui qui a préparé la Révolution française.

 

— Je croyais, citoyen consul, que ce n'était pas à vous à vous plaindre de la Révolution.

 

— Eh bien, répliqua-t-il, l'avenir apprendra s'il n'eût pas mieux valu, pour le repos de la terre, que ni Rousseau ni moi n'eussions jamais existé.

 

...Et il reprit d'un air rêveur sa promenade. »

 

Source: http://www.france-pittoresque.org/article-napoleon-et-la-revolution-fran-aise-103819480.html

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 21:43

En catimini, et sans débat dans l'opinion, ils s'en prennent au calendrier : Lundi de Pâques, l'Ascension, le lundi de Pentecôte, l'Assomption, et la Toussaint seront les jours remplaçables dans les DOM.  "Les célébrations d'événements historiques sont exclues de cette mesure", "religion de la république" oblige !

L'amendement adopté dans le cadre de la loi Macron "pour la croissance et l’activité" débattue à l’Assemblée nationale depuis le 26 janvier, a été voté la nuit dernière.

Nouveau pas vers la France multiculturelle, cet amendement prétend favoriser "l'intégration culturelle et économique des départements d'Outre-mer" ... par l'acculturation.

 

DOM : l'amendement sur le partage de jours fériés adopté

 

Le Figaro

 

Blandine Le Cain Mis à jour le 15/02/2015 à 14:57 Publié le 15/02/2015 à 14:33

 

Les jours fériés correspondant à des fêtes catholiques pourront être remplacés dans les départements et régions d'Outre-mer. Un amendement en ce sens de la loi Macron a été voté samedi.

 

Un amendement présenté en janvier par six députés d'Outre-Mer et prévoyant le partage de certains jours fériés avec d'autres religions a été adopté cette nuit par l'Assemblée nationale. Cet amendement, repéré par L'Express, avait été déposé le 23 janvier. Il était porté par Ericka Bareigts, députée de la 1ère circonscription de La Réunion, ainsi que par deux autres députés de La Réunion, deux députés de Mayotte et un député de Guadeloupe.

 

Le texte adopté prévoit que certains jours fériés définis par la loi et inspirés de fêtes catholiques puissent être remplacés par "un même nombre de jours fériés locaux" dans les départements d'Outre-Mer (DOM) afin d'adapter le calendrier "aux contextes culturels et historiques particuliers en Outre-Mer". Les jours remplaçables sont le lundi de Pâques, l'Ascension, le lundi de Pentecôte, l'Assomption, la Toussaint. Les célébrations d'événements historiques sont exclues de cette mesure.

 

Le remplacement d'un jour férié hérité d'une fête religieuse catholique serait laissé à l'appréciation du préfet, en accord avec les acteurs locaux et avant des négociations en vue d'adapter les conventions collectives. Ces modifications locales sont rendues possibles par la législation, qui autorise dans les départements et régions d'Outre-mer des "adaptations tenant aux caractéristiques et contraintes particulières de ces collectivités". L'amendement défend cette disposition nouvelle comme étant un moyen supplémentaire offert aux préfets "pour favoriser l'intégration culturelle et économique des départements d'Outre-mer dans leur zone géographique en renforçant l'attrait touristiques" et "en aidant le commerce lors des célébrations concernées".

 

Idriss Issop-Banian, président du groupe de dialogue interreligieux de La Réunion, s'est réjoui de l'adoption de cet amendement et a salué auprès du Figaro "une grande avancée pour le vivre ensemble réunionnais".

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/02/15/97002-20150215FILWWW00076-dom-l-amendement-sur-le-partage-de-jours-feries-adopte.php

 

Extrait de l'article de l'Express.fr du 13 février :

 

Idriss Issop-Banian est le président du groupe de dialogue inter-religieux de la Réunion, qui regroupe les représentants de tous les cultes pratiqués sur l'île, à l'origine de cette proposition. Par ailleurs membre du conseil réunionnais du culte musulman, le dignitaire rappelle que l'iniquité actuelle dans la répartition des jours fériés peut nourrir "une grande frustration, un sentiment d'injustice, qui peuvent aller jusqu'à des exactions". L'allusion aux attentats terroristes de janvier en métropole est à peine voilée.

Concrètement, la communauté musulmane de la Réunion -environ 80 000 personnes sur une population de 850 000- souhaiterait que l'Aïd El Kebir devienne férié. Ce jour-là, qui célèbre la fête d'Abraham et marque la fin du pèlerinage à la Mecque, les musulmans réunionnais tuent un boeuf (un mouton en métropole). Mais la substitution n'est pas si simple : chaque année, on ne connaît que dix jours avant le jour officiel de l'Aïd El Kebir ; le prochain devrait avoir lieu autour du 24 septembre 2015. C'est à cause de ce flou que les musulmans ont renoncé à réclamer une sanctuarisation de l'Aid El Fitr, consacrant la fin du Ramadan, puisque la date varie elle en fonction de la lune.

 

L'hindouisme, seconde religion sur l'île

 

Chez les hindous de la Réunion, la mesure est attendue avec davantage de ferveur encore. "Cela fait vingt ans qu'on la réclame, les jours fériés n'appartiennent pas aux catholiques, mais à la République", rappelle derrière sa longue barbe blanche Sri Agoragounam Samourgompoullé, président du conseil réunionnais du culte hindou. Les tamouls, comme on appelle ici les hindouistes, représentent la seconde religion derrière les catholiques, avec près de 40% de la population. Les processions fleuries et impressionnantes -les hommes étant percés de multiples aiguilles-, les marches sur le feu et les défilés de chars colorés font partie intégrante du patrimoine réunionnais et sont suivis par des milliers de curieux, croyants ou non.

 

Les adeptes de Shiva et Ganesh réclament le 14 avril, qui correspond au jour de l'an tamoul ; dans deux mois, ces derniers fêteront l'année 5116. "Jusqu'à présent, on est obligé se débrouiller avec son patron, parfois en vain, pour aller prier dans les temples, ce n'est pas normal", soupire Sri Agoragounam Samourgompoullé. D'autres représentants aimeraient que le Dipavali, "la fête de la lumière", soit également intégré.

 

Ce serait au préfet de décider, en concertation avec l'ensemble des représentants des religions, dont les syndicats et organisations patronales, les impacts économiques n'étant pas négligeables.

 

Les catholiques favorables

 

Mais qu'en pensent les catholiques, dans un département où le nom de la moitié des 24 communes commence par "Saint"? Miracle de la tolérance "pays", Monseigneur Aubry y est tout à fait favorable. "À la Réunion, nous vibrons les uns aux autres, en partageant nos peines et nos joies, déclame l'évêque, par ailleurs poète à ses heures. Pour éviter que les poisons extérieurs ne viennent nous contaminer, il faut aujourd'hui qu'on traduise dans les faits notre vivre ensemble".

 

Aussi, Gilbert Aubry propose-t-il, à la Réunion, de "donner" trois jours : le lundi de Pâques, le lundi de Pentecôte et le jeudi de l'Ascension. "Ce ne sont pas vraiment des fêtes religieuses, les célébrations liturgiques ont lieu le dimanche à l'église", justifie-t-il, en donnant l'exemple des voisins, les catholiques seychellois et mauriciens.

 

L'amendement a été déposé par Mme Bareigts, M. Vlody, M. Lebreton, trois députés PS de la Réunion, et par M. Said, M. Aboubacar, députés de Mayotte et M. Jalton, député de Guadeloupe

 

Source: http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/les-dom-prets-a-donner-des-jours-feries-aux-musulmans-et-aux-hindous_1651199.html#TjECy5AK0abMJkVW.99

 

Morale de l'histoire: beau signal d'"intégration", assassinez des Français, ils vous donneront des jours fériés en remplacement des jours fériés catholiques !

 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 15:56

Avec toute la réinformation sur internet, le mensonge ne pouvait pas durer éternellement, Obama a donc fini par lâcher le morceau.

Obama révèle que le changement de régime en Ukraine en février 2014 est une action des USA

Le Président des Etats-Unis, Barack Obama, admet, lors d’une interview à la chaîne américaine CNN, que le changement de régime en Ukraine lors de « l’Euromaïdan » en février 2014 est une action des USA (Fortruss, Youtube).http://www.les-crises.fr/actuukraine-1502/

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 13:07

Faire disparaître la vérité et l'information en la noyant dans un océan de fictions et de mensonges : une vieille technique maçonnique.

Une vieille technique maçonnique : noyer l'information dans un océan de fictions et de mensonges

Redoutable parade à la révélation du secret des francs-maçons vers 1750

 

En 1897, Eugène Muller explique dans ses Curiosités historiques et littéraires que « la franc-maçonnerie, dont les constitutions sont aujourd'hui de notoriété générale, crut longtemps elle-même qu'il importait à sa force d'entourer d'un profond mystère ses dogmes et ses rites. Aussi grand émoi au sein de cette association lorsque, vers 1750, un petit livre parut à Paris qui, sous ce titre, Le Secret des francs-maçons révélé, ne laissait rien ignorer au public des choses que les associés avaient jusqu'alors cachées avec tant de soin.

« La publication de cet écrit répandit l'alarme dans toutes les loges. Le Grand Orient de France, dont un prince du sang était grand maître [le comte de Clermont], s'assembla en toute hâte pour délibérer à ce sujet. On délibéra solennellement, et l'on trouva que le moyen de parer le coup terrible porté à l'institution était de semer rapidement dans le public une vingtaine de petits ouvrages portant un titre analogue, ayant à peu près la même étendue et imprimés dans le même format, mais différant tous les uns des autres, quant aux assertions du texte, pour faire disparaître la vérité, en la noyant dans un océan de fictions et de mensonges.

« Cette pressante besogne fut répartie entre les frères lettrés que l'on jugea les plus capables de la bien faire. On composa, on imprima, on publia tous ces livrets en quelques jours. La chose réussit à souhait. Le véritable catéchisme des francs-maçons se perdit dans la multitude des faux, qui se contredisaient tous à qui mieux mieux, et il ne fut plus possible de le reconnaître. »

 

Illustration : Le comte de Clermont, « Grand Maître de toutes les loges régulières de France » entre 1743 et 1771

 

Source: http://www.france-pittoresque.org/article-redoutable-parade-a-la-revelation-du-secret-des-francs-ma-ons-vers-1750-98254359.html

 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 08:08
Guerre des farines, émeutes de 1788, révolution dite "française"

Mêmes griefs : calomnie contre la Reine, complot hypothétique de la Cour contre la Nation. Même tactique : troubles locaux répétés, corruption des troupes, casseurs et manifestants payés par la franc-maçonnerie, manipulation de l'opinion, récompenses publiques aux déserteurs. Un article de "Democratie-royale.org" répertorie quelques méthodes employées par la Secte pour réaliser son agenda. Toute ressemblance avec des évènements contemporains est un pur hasard.

 

Guerre des Farines - Franc-maçonnerie - Duc d'Orléans

 

Au commencement de l'année 1775 eut lieu la première répétition du drame qui devait se jouer en 1789. C'est à partir de 1772, époque à laquelle le duc d'Orléans accepta la grande maîtrise de l'Ordre, que la Franc-maçonnerie de France, depuis longtemps en proie à d'anarchiques rivalités, se resserra sous une direction centrale. Dès ce moment, la Maçonnerie s'ouvrit jour par jour à la plupart des hommes que nous retrouveront dans la mêlée révolutionnaire.

Le frère Louis blanc : Histoire de la Révolution, p. 83 et 84.

L'insurrection, connue sous le nom de Guerre des Farines, éclata avec les mêmes symptômes et sous les mêmes prétextes que la conspiration révolutionnaire.

En 1775, après un premier soulèvement réprimé en Champagne en Bourgogne, on voit des bandes d'individus se rassembler à Versailles, à Saint-Germain et dans les environs. À Vernon ils enlèvent les blés d'un nommé Planter et essayent de le pendre. En 1789, le même personnage faillit encore subir le même traitement. La Commune de Paris fit don d'une couronne civique et d'un sabre, en 1790, à un jeune Anglais, C.-J. W. Nesham, qui avait exposé ses jours à Vernon en faveur de M. Planter (V. Moniteur du 1er mars 1790, p. 486). Une gravure de Prieur représente la remise solennelle de cette récompense au sauveteur.

D'autres émeutiers surgissent à Paris et pillent les boulangeries : ils crient à la disette et à la cherté du pain. On découvre dans ceux qu'on arrête des aigrefins déguisés en paysans et des portefaix les poches pleines d'argent.

Les procédés qu'on verra employés en 1789 sont déjà en usage ; de faux arrêts du Roi sont répandus dans les campagnes ; des placards contenant des accusations mensongères et réclamant des têtes sont affichés à Paris et à Versailles. Dans cette ville, la sédition prenait un caractère alarmant pour la famille royale. Mais des mesures sévères avaient été prises : Turgot, qui était alors Ministre, montra de la tête, fit preuve d'énergie. On fit des rassemblements de troupes importantes, dont ceux de 1789 ne furent que la reproduction.

À Versailles, le Roi avait ordonné à tous les boulangers de donner tous leurs pains à 2 sols la livre en leur promettant de les dédommager. Mais les troubles ayant recommencé le lendemain, les Gardes de la Maison du Roi répandus dans tous les quartiers de la ville, dispersèrent les mutins sans tuer personne, en montrant une attitude ferme et décidée et en déclarant qu'ils avaient ordre de tirer au premier mouvement. Ordonnance du Roi, 1775.

De par le Roi, il est défendu sous peine de la vie, à toutes personnes, de quelque qualité qu'elles soient, de former aucun attroupement ; d'entrer de force dans la maison ou boutique d'aucun boulanger ni dans aucun dépôt de grains, graines, farines et pain. On ne pourra acheter aucune des denrées susdites que dans les rues où les places. Il est défendu, de même, sous peine de la vie, d'exiger que le pain ou la farine soient donnés dans aucun marché au dessous du prix courant. Toutes les troupes ont reçu du Roi l'ordre formel de faire observer les défenses ci-dessus avec la plus grande rigueur et de faire feu en cas de violence. Les contrevenants seront arrêtés et jugés prévôtalement.

Archives de la guerre. Administration militaire, vol. 3894, p. 231 Sémichon : réformes sous Louis XVI, 1876.

Les Gardes-françaises, sous les ordres du Maréchal de Biron, étaient appuyées par 3000 hommes de cavalerie et les Gardes Suisses.

La tentative de 1775 eut encore avec l'insurrection de 1789 un autre point de ressemblance qui, pour être un peu connu, n'en est pas moins caractéristique. Le bruit courut que les émeutiers allaient faire le siège de la Bastille. Avisé de ce projet, le Maréchal de Biron donna l'alerte à M. de Jumilhac, le Gouverneur, dans la nuit du 8 au 9 mai, et tint sur pied jusqu'au matin le régiment des Mousquetaires.

Toutes les troupes étaient prêtes à faire leur devoir. La tentative avorta et tout rentra dans l'ordre.

Comme toujours, des comparses secondaires payèrent pour les meneurs. Un nommé Carré, chef de gobelet du comte d'Artois, pris au moment où il encourageait les séditieux de Versailles, fut condamné, mais obtient grâce de la vie ; deux autres émeutiers furent pendus à Paris. 31 prisonniers furent enfermés à la Bastille : certains furent mis en liberté au bout de quelques jours ; trois y restèrent de 9 à 11 mois. Le plus grand nombre subit une détention de six semaines environ. Parmi les détenus figurent : Saffray de Boslabbé, avocat du Roi à Pontoise ; Dubois, maire de Beaumont, Langlois, président du Conseil supérieur de Rouen ; 8 curés ou chapelains etc. (Revue de la Révolution, 1881, I, G. Bord, Les Prisonniers enfermés à la Bastille sous Louis XVI.

C'est à quoi se borna la répression. Le Roi accorda peu après une amnistie et les poursuites cessèrent. Mais on s'était bien trouvé en présence d'une véritable conspiration, et Bachaumont enregistre qu'on entend des gens qui semblent désirer une révolution, qui parlent de guerre civile et n'attendent par là qu'un changement de sort (Mémoires secrets, 15 août 1775.)

Le Parlement avait dans cette circonstance pris l'attitude qui lui était devenue habituelle. Aussitôt les troubles, il avait voulu intervenir et s'était assemblé. Louis XVI le fit remercier de son zèle par Turgot dans une lettre où il déclarait qu'il entendait se charger seul de cette affaire. Lorsque, le 4 mai, il réunit en Lit de Justice tous les Princes et le Parlement, il déclara que le prix du pain ne serait diminué qu'en proportion de la cherté des grains et que, d'autre part, les mutins de la sédition seraient jugés prévôtalement. Les Parlementaires, alléguant leurs prérogatives de Haute Police, réclamèrent la révocation de ce dernier ordre ; mais ce fut en vain.

Le calme se rétablit et le Roi proclama l'amnistie des autres coupables. Ceux-ci et le but qu'ils poursuivaient lui furent-ils connus ? On ne saurait l'affirmer. Toujours est-il que dans l'adresse qu'il fit lire dans chaque paroisse par l'intermédiaire des curés, on remarquait cette phrase :

Lorsque mon peuple connaîtra les auteurs des troubles, il les verra avec horreur ; loin d'avoir en eux aucune confiance, quand il saura les suites de cette affaire, il les craindra plus que la disette même.

D'autre part, Turgot, frappé de la mollesse du lieutenant de police Lenoir, dans la répression de l'émeute, n'hésita pas à demander sa destitution. Il fut remplacé par Albert, ancien intendant de commerce.

L'échec de l'insurrection dont nous venons de parler servit de leçon aux conspirateurs. Ils comprirent que leur plan n'était pas assez mûr et les circonstances insuffisamment favorables pour tenter un mouvement utile. Ils se rendirent compte que la Maison militaire du Roi d'une part, de l'autre le Ministre et son principal auxiliaire l'Intendant de Paris, avaient été les obstacles à la réussite de leur projet.

La tactique consiste à circonvenir le souverain et à éloigner du trône sa force et ses appuis. On multiplie les occasions de proclamer Louis XVI le « meilleur des Rois », mais on attaque avec rage tout ceux qui l'entourent. On parvient à faire réformer et diminuer sa Maison militaire et on travaille sans relâche à gagner l'armée. La franc-maçonnerie, qui est au début de sa prospérité, s'emploie à l'élaboration et à l'exécution des différentes parties de ce programme ; elle a à sa tête un Prince de la Maison de France, qui l'encourage et lui donne l'appui de son nom autour duquel se rallient tous les intrigants : c'est le duc d'Orléans, ambitieux sans énergie est jouet de conseillers pervers.

Telle était la situation, lorsque, au milieu des complications de toute nature qui surgissaient fut décidé la convocation des États-Généraux, qui depuis 1614 n’avaient pas été réunis.

Le champ allait s'ouvrir plus largement aux intrigues et aux manœuvres des conspirateurs. Il importait avant tout que les plus influents et les plus audacieux d'entre eux fussent envoyés aux États par leurs provinces. Pour arriver à ce but, les procédés les moins honorables sont employés par quelques-uns. Mirabeau, qui n'a plus d'argent, use cyniquement de chantage et sous menace d'attaquer le ministère, il sollicite de celui-ci, par l'intermédiaire du duc de Lauzun, des fonds qui doivent l'aider à être élu en Provence.

Soit, écrit-il, pour me transporter dans la province où ce brassera mon élection, soit pour égayer mes électeurs.

Lettre du 16 novembre 1788 de Mirabeau à Lauzun, cité par M. Charles Nauroy dans Révolutionnaires, 1891, p. 213.

Dans une autre lettre du même, datée du 23 décembre 1788, Mirabeau écrivait :

Ah ! Monsieur Le duc, soyons aux États-Généraux à tout prix, nous les mèneront et nous ferons une grande chose ! Il ajoutait : il faut se coalitionner (sic)

De fait il, était avec Lauzun un des 36 qui s'assemblaient chez du Port pour diriger la marche des événements. Voir aussi Mémoires de Lafayette et Correspondances de Mirabeau.

Le duc d'Orléans par un subterfuge, parvient à se faire reconnaître député de la noblesse du Valois. Voir dans les mémoires de Louis auguste Lepeltier, Paris, hachette, 1896 : pièces justificatives, page 181. L'assemblée de la noblesse ayant nommé comme député le Chevalier Lepeltier, le comte de Caron de Marzencourt supplia que pour la forme et par déférence, on voulait bien acclamer le prince.

Je suis chargé, déclara-t-il, de la procuration de M. le Duc d'Orléans et de son refus en cas de nomination : ainsi vous pouvez le nommer sans que cela tire à conséquence

Confiante dans cette parole, l'Assemblée se prêta à cette prétendue manifestation de défense, mais sans même mentionner le duc d'Orléans dans son procès-verbal, où le nom de Chevalier le Pelletier fut le seul désigné comme député. Néanmoins, le duc d'Orléans déclara se considérer comme nommé réellement. Malgré la protestation de tout l'Ordre de la Noblesse du Valois, l'élection du Prince fut validée. Voir aussi Octave Burnet : Préparation des États-Généraux.

Le terrain été bien préparé, mais qu'allait-il sortir de la lutte décisive qui allait s'engager ? Serait-ce pour la conspiration le triomphe ou la défaite ?

Dès 1788, les conjurés avaient eu le moyen de mettre à l'épreuve leurs chances de succès : Ce fut à l'occasion de l'émeute dite de la place Dauphine. Ils purent conjecturer de la tournure que prit cet évènement que l'appui du Parlement et de la Basoche leur était acquis ; en outre, si l'attitude des Gardes-françaises, qui assurèrent brutalement la défaite de la sédition, les surprit et les déconcerta, elle leur démontra que sans cette troupe les forces de police eussent succombé. Ce fut encore pour eux une leçon utile : ils surent en profiter et ne négligèrent rien pour gagner à tout prix l'armée ; nous verrons qu'ils y réussirent au-delà de leurs espérances.

Il pourrait paraître téméraire en tirant argument d'une simple énumération de faits, d'affirmer que les évènements de 1789 ont été le résultat d'un plan concerté par des conspirateurs et que ces conspirateurs étaient francs-maçons, si ce plan n'avait été exposé tout au long, dès 1788, par un membre du Grand-Orient ; l'on peu à bon droit s'étonner que ce document n'ait pas encore été signalé. Il n'est pas cité dans l'Introduction du Moniteur page 578, intitulé : Notice de quelques-uns des écrits politiques les plus influents qui ont précédé l'ouverture des Etats-Généraux.

Au mois d'octobre 1788 parut à Genève (Paris), sans nom d'auteur, un ouvrage intitulé : Code National, dédié aux États-Généraux. On sait que c'était l’œuvre d'un avocat au Parlement de Paris, nommé Charles Pierre Bosquillon.

En 1788, Bosquillon, que nous retrouverons plus tard au cours de notre étude, était officier du Grand-Orient, député de la Révérende Loge Sainte-Sophie, formée avec les anciens membres de la Révérende Loge Réunion des Américains. En 1789 et 1790, Bosquillon remplira les mêmes fonctions, et en 1791 et 1792 il sera 2e expert à la Chambre des Grades du Grand-Orient.

La Loge Sainte-Sophie avait été constituée par la Grande Loge le 19 novembre 1772 et renouvelée par le Grand-Orient le 21 mars 1775. De 1773 à 1785, son Vénérable fut Gouillard, docteur agrégé de la Faculté des droits et Universités de Paris, officier adjoint au Grand-Orient. Son député fut Courteil de Maupas, avocat au Parlement. Parmi ses membres, en 1775, figuraient : Darcet, Brossier, Dupuis, de La Croix.

Dès les premières lignes de l'avant-propos l'auteur révèle sans ambages le but de sa publication :

C'est de faire connaître, tant aux citoyens ordinaires qu'aux gens en place, quelles sont les véritables borne de l'autorité royale

Le Code National fut écrit peu après l'affaire de la place Dauphine. C'est un ouvrage essentiellement maçonnique dans ses doctrines et dans ses procédés. Pour les francs-maçons, le Roi n'est pas à craindre ; l'ennemi, c'est la Reine ; aussi, après avoir étudié l'étendue et l'intensité du pouvoir royal, il pose, en l'appliquant au Roi, ce problème que le maçon en travail de loge pose aux nouveaux initiés : « Dieu peut-il se suicider ? » Il conclut à la négative et en profite pour attaquer la Reine.

Puis il dévoile très clairement le plan de campagne à suivre, la manière de préparer la nation dans le cas où l'armée interviendrait, comme il est présumable, pour défendre le trône. D'ores et déjà, il est entendu que ce ne sera pas le Roi mais son entourage que l'on devra rendre responsable de l'appel des troupes.

Apparemment qu'avec des troupes, les Ministres se flattent de renfermer dans les cœurs ce levain d'indignation que fait à bon droit fermenter leur conduite violente. Mettant des armées de citoyens entre eux et les peuples, ils espèrent peut-être pouvoir se dérober à l'explosion de la vengeance publique qui menace leur tête coupable. Vain espoir, il les endort à côté du précipice prêt à s'entrouvrir sous leurs pas. Ils trompent le Roi, s'ils sont parvenus à lui persuader que les militaires oseront tous percer de la baïonnette leurs femmes, leurs enfants, leurs concitoyens, pour les faire courber, ainsi qu'eux, sous le même joug

(p.145.)

Et il ajoute en note :

On n'a trouvé cette disposition affreuse que dans le Guet de Paris et le régiment des Gardes-françaises. Aussi le gouvernement a-t-il cru devoir donner à ces deux corps, qui vont actuellement de pair, des preuves d'une satisfaction authentique : le chef du premier, le sieur Dubois, a reçu pour récompense des massacres de la place Dauphine, de la Grève, de la rue Meslaye, le grade si bien mérité de Maréchal de camp. À l'égard du second, la place de Major étant devenue vacante, on en a gratifié le sieur d'Agoult, en mémoire de l'enlèvement de MM. d'Epremesnil et Goeslard et des meurtres commis par sa troupe et sous ses ordres dans les rues saint-Dominique, du Harlay, des Mathurins et autres lieux

Le 25, 26 et 27 août 1788, des troubles qui marquèrent le véritable début de la Révolution éclatèrent à Paris. Durant ces trois jours, on compta environ 300 victimes, tant du côté de la troupe que du côté de l'émeute. Ces troubles avaient eu comme le début un charivari organisé par la Basoche, sous le prétexte de fêter le renvoi de Brienne, le rappel de Necker et la résistance du Parlement de Paris. Après un premier succès place Dauphine, le 25 août, le Chevalier Dubois, à la tête du Guet, attaqué le lendemain par la foule, se défendit courageusement avec sa petite troupe. Mais il dut se replier après des pertes sérieuses, devant le nombre des assaillants. La victoire serait restée à l'émeute si deux compagnies de Gardes-françaises, à la grande déception des émeutiers qui avaient pourtant salué leur apparition aux cris de « Vivent les Gardes-françaises », n'avaient déblayé la place en quelques minutes par une charge vigoureuse.

Le 27, comme le dit Bosquillon, des troubles non moins graves étaient en effet réprimés de même façon, place de Grève, rue des Mathurins et rue Meslaye. Le Parlement et le Châtelet, complices, se gardèrent de faire aucune enquête sur ces incidents. On sait que, par la suite, le Guet de Paris et les Gardes-françaises passèrent du côté de l'insurrection.

Puis il reprend l'exposé de son plan :

Ils trompent le Roi, si, taxant de rumeur particulière un soulèvement général, ils ont osé lui donner le conseil atroce de faire marcher de 200 000 hommes qu'ils disent être à ses ordres, contre 24 millions de sujets.

En 1788, personne n'avait encore parlé du prétendu « complot de la Cour contre la Nation ». On voit que par anticipation Bosquillon le suppose et fournit aux insurgés futurs des arguments et des prétextes qui sont ceux-là même qu'ils emploieront quelques mois plus tard.

Ils trompent, en un mot, Le Roi par le soin qu'ils prennent de lui cacher les droits imprescriptibles de la nation, et n'exposent que trop leur maître à recueillir les fruits bien amers d'un soulèvement total dont ils sont plus encore les auteurs que les complices...

(p. 146.)

Enfin, dans un chapitre spécial (XIX, p. 176) intitulé Des bornes de l'obéissance due par les militaires au Roi, il observe que ceux-ci sont citoyens avant d'être soldats et, dans un dithyrambe qui n'a pas moins de 25 pages, il prétend dissiper les scrupules qu'ils pourraient avoir à parjurer le serment de fidélité qu'ils ont fait au souverain. Il les exhorte à ne pas se servir de leurs armes contre le peuple, en leur faisant entrevoir :

Pour eux les effets de la reconnaissance nationale et pour leur famille la gloire dont ils hériteront dans le cas où ils succomberaient

(p. 178-179.)

Ce programme parut, nous l'avons dit, en 1788. Ne le croirait-on pas écrit en mars 1789 ? N'est-ce pas lui qui fut exécuté en juin et juillet ? Mêmes griefs : calomnie contre la Reine, complot hypothétique de la Cour contre la Nation. Même tactique : troubles locaux répétés, corruption des troupes, récompenses publiques aux déserteurs.


Blanche Belleroy pour Royalistes.Net extrait de La Conspiration Révolutionnaire de 1789, Les complices. – Les victimes par Gustave Bord. 1909.

 

Source: http://www.democratie-royale.org/2015/02/guerre-des-farines-franc-maconnerie-duc-d-orleans.html

 

Ajoutons qu'en 1788-1789, Necker rappelé au trône, eut lieu une flambée des prix agricoles due (dit la légende républicaine) aux mauvaises récoltes. Or une autre réalité a été occultée par nos mystificateurs républicains : la libéralisation du prix des grains et une famine provoquée.

 

« De retour au trône, Necker affamera ce peuple pour le forcer à l'insurrection; les frères excitateurs enverront de Paris les harpies des faubourgs demander du pain à Louis XVI. »

 

(Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'Histoire du jacobinisme, tome 2, Editions de Chiré, Poitiers 2005, p. 458.)

 

L'historienne Marion Sigaut a expliqué cette flambée des prix agricoles par l'introduction sous Turgot (1775) de la libéralisation du prix des subsistances et du libéralisme économique. « Le plus grand pas qu'ait à faire l'administration vers la régénération du royaume », expliquait Turgot. Le dogme « laissez-faire, laissez passer », c'est à ce moment-là que cela se joua. Laisser faire, c'était laisser les ouvriers travailler sans les corporations; laisser passer, c'était laisser passer les marchands et les marchandises.

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 23:41
Porochenko et les accords de paix de Minsk 1

Le président de l'Ukraine, Porochenko, explique lors d'une cérémonie militaire comment il a mis à profit la trêve conclue lors des accords de paix de Minsk 1 (5 septembre 2014) pour ... renforcer l'armée ukrainienne.

 

"[En Ukrainien] Comment avons-nous utilisé ce cessez-le-feu ? Vous pouvez le savoir. Vous êtes venu aujourd'hui pour le voir. La capacité de combat de nos unités a été complètement restaurée pendant cet arrêt des hostilités actives. En effet, le 5 septembre, je peux le révéler maintenant, nous n'avions plus que 20% des véhicules prévus. Aujourd'hui c'est 100%. Nous avons désormais l'équipement pour nous défendre. ... Nous avons désormais des systèmes de contre-batterie, de contre-mortiers, de fusils de précision à lunette, de lunettes de vision nocturne. ... [L]'efficacité des actions de l'armée ukrainienne est bien supérieure aujourd'hui. Voilà comment nous avons utilisé ce prétendu cessez-le-feu", déclare Porochenko.

 

Lors du Sommet de Minsk 2, le retrait des armes lourdes a été acté. Il lui sera donc difficile cette fois-ci de faire à nouveau ce coup-là. Mais attendons-nous encore à tous les coups bas tordus de la part de ce fourbe.

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 16:57

Mis à jour le 15-12-2024

Les Rois de France - Clovis, premier roi des Francs

La chaîne Youtube de "Les Rois de France" propose un documentaire historique (Merapi productions, AB productions, La Bibliothèque nationale de France) enrichi d'une belle icônographie sur Clovis et les Mérovingiens :

Les Rois de France - Clovis, premier roi des Francs
Territoire des Francs vers 256-260

Territoire des Francs vers 256-260

Extrait :

 

Les Francs font leur apparition dans l'histoire dans les années 256-260. Hors de l'empire, entre Rhin et Danube, ce sont des Germains.

 

[Entre 253 et 260, des Francs et des Alamans firent des incursions en Gaule romaine.

Les Francs participèrent à un raid qui les conduisit jusqu'en Espagne et en Afrique.

Après avoir été refoulés et cantonnés dans un territoire par Aurélien (empereur de 270 à 275), Francs et Alamans franchirent une seconde fois, massivement, le Rhin et ravagèrent la Gaule de fond en comble.

 

C'est au cours des années 350-360 que se fixa à l'intérieur de l'Empire une ébauche de répartition géographique des Francs que l'Empire fit mine de prendre à son service. Cologne, pièce centrale du dispositif du limes (la frontière de l'Empire), tomba un moment entre leurs mains en 345.

 

C'est alors que commença l'occupation d'une partie des Pays-Bas actuels et de la Belgique par les Francs saliens, celle des deux rives du Rhin par les Francs Ripuaires et celle d'une région plus au sud qui déborde l'Alsace par les Alamans.

 

On peut se demander si ce n'est pas dès le dernier quart du IVe s. que s'ébauche, se dessine, sans conteste de 350 à 450, avec le retrait du limes troué comme une coquille fêlée et vidée, la frontière linguistique majeure de l'Europe, celle qui sépare les parlers germaniques et romans.

 

Mais qui sont les Francs ?

 

Sorte de nom de guerre, le mot franc se rattacherait à une racine germanique ayant le sens de fier, hardi, farouche, avec une nuance d'arrogance provocante et à laquelle répondrait l'adjectif allemand moderne frech." (Cf. Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'État à la laïcité d'État, Éditions Balland, Mayenne 1996, p. 28-29). Ndlr].

Les Rois de France - Clovis, premier roi des Francs

Depuis le milieu du IIIe siècle [vers 250], c'est la fin de la Pax romana, la Paix romaine.

 

La menace barbare pousse l'Empire à faire ses premières concessions, en particulier en Gaule. L'Empire consent à signer des traités appelés fœdus, avec eux, leur versant un tribut en échange de contingents de soldats, dits fédérés.

 

La plupart des peuples barbares se sont bien intégrés. Ce sont des peupes alliés de Rome, souvent depuis pratiquement un siècle. Ils reçoivent des territoires à administrer, des ressources à exploiter, essentiellement des terres et sont des alliés de Rome, au point que lorsque des rois barbares frappent monnaie, ce n'est pas leur propre effigie qu'ils mettent sur leur monnaie mais l'effigie de l'empreur romain.

 

Premier pilier de la Pax Romana, l'armée est infiltrée par des éléments barbares, de plus en plus nombreux.

Barbares fédérés (Wisigoths, Burgondes, Francs saliens), intégrés à l'armée romaine au Ve siècle

Barbares fédérés (Wisigoths, Burgondes, Francs saliens), intégrés à l'armée romaine au Ve siècle

Les Rois de France - Clovis, premier roi des Francs

Les Francs saliens constituent des contingents nombreux à l'armée romaine.

 

Les Francs rhénans n'ont pas conclu de foedus avec l'Empire. Ils sont installés à l'est du Rhin, se contentant d'incursions au cours du Ve siècle.

 

Les Francs Saliens sont depuis la fin du IVe siècle installés par foedus au sud des Pays-Bas et dans la Belgique actuelle, à la fin du IVe siècle. Leur nom vient probablement de "Salland", région du nord des Pays-Bas. Leur premier roi connu est Clodion le Chevelu (roi des Francs vers 430-450).

 

On ne sait si Clodion partageait le pouvoir avec d'autres rois saliens, comme c'était de tradition, ou si occasionnellement il avait pu rassembler ce pouvoir. Quoiqu'il en soit, c'est sous son impulsion que dans la première moitié du Ve siècle, les Francs saliens sortent de leurs marais et s'emparent de Tournai et de Cambrai.

 

Contrairement aux habitudes des guerriers germains, les villes ne sont pas pillées. Clodion est ensuite arrêté dans sa progression par l'armée romaine. Plus que la paix, il obtient par foedus en 431 les territoires qu'il a conquis.

Les Rois de France - Clovis, premier roi des Francs

Les foedus avec les Germains sont d'autant plus faciles à consentir qu'il y a plus barbares que ces barbares, les hordes du cruel roi des Huns (tribu turco-mongole), Attila, qui fit des ravages considérables en Europe jusqu'à ce qu'il soit anéanti dans la Bataille des Champs catalauniques (451) sur le territoire de l'actuelle Châlons-en-Champagne, par le général romain Aetius qui pour la bataille agrégea à l'armée romaine des Wisigoths, des Burgondes et des Francs. À la tête des troupes franques : Mérovée, fils de Clodion [et grand-père de Clovis. NDLR.]

Les Rois de France - Clovis, premier roi des Francs
Mérovée à la Bataille des Champs-Cataluniques en 451. Mérovée semble avoir été le fils de Clodion le Chevelu. Grégoire de Tours dans ses Dix Livres D'Histoire lui concède une brève référence et en fait le descendant possible de Clodion le Chevelu : « Certains prétendent que de sa lignée est sorti le roi Mérovée. » (Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre II, IX, 592). Mérovée fut le père de Childéric Ier, père de Clovis

Mérovée à la Bataille des Champs-Cataluniques en 451. Mérovée semble avoir été le fils de Clodion le Chevelu. Grégoire de Tours dans ses Dix Livres D'Histoire lui concède une brève référence et en fait le descendant possible de Clodion le Chevelu : « Certains prétendent que de sa lignée est sorti le roi Mérovée. » (Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livre II, IX, 592). Mérovée fut le père de Childéric Ier, père de Clovis

Les premiers Mérovingiens

Les premiers Mérovingiens

La Gaule vers 480, si elle est encore romaine, est en train de devenir chrétienne.

Gaule romaine vers 480

Gaule romaine vers 480

Le sanctuaire de Saint Martin de Tours, [l'Apôtre des Gaules] devient après 460 le principal relai du christianisme dans la Gaule du Nord (Basilique Saint Martin de Tours).

 

L'Eglise parle au peuple, elle nourrit les pauvres et pousse au respect de la personne humaine que l'Antiquité ignorait. [Le Sermon sur la Montagne du Christ donne à l'individu une personnalité avec des droits.]

 

Tombeau de Saint Martin, Basilique St Martin de Tours

Tombeau de Saint Martin, Basilique St Martin de Tours

Lorsque en 371, l'abbé Martin est élu au siège de Tours, le christianisme a pénétré depuis deux siècles dans les Gaules; on y trouve, dès le IIIe siècle, de nombreux diocèses...

 

[...] Chaque cité dirigée par un évêque possède un clergé, une liturgie, l'administration des sacrements; mais les campagnes sont restées vouées aux cultes idolâtriques; au point que paganus, qui signifie paysan, a pris pour les chrétiens des villes le sens de païen.

 

L'évêque Martin va mériter son nom d'apôtre en ensemençant le catholicisme dans ce territoire entre le Rhin et les Pyrénées, qui fera l'objet de la conquête de Clovis: il le prépare au roi barbare qui va unifier la Gaule chrétienne sous son sceptre. Ce lien entre la conquête des âmes et la conquête du sol sera perçu par Clovis, qui éprouvera une profonde ferveur pour Saint Martin, et lui manifestera un culte public. Et cela dès sa conversion.

 

[...] De toute façon une chose est certaine: Clovis a voulu placer sa conversion sous le patronage de saint Martin de Tours. Et il ne s'est pas contenté de cette démarche solitaire un jour de ferveur exceptionnelle; il a renouvelé ces marques de dévotion et les a fait partager à son armée. Quand il franchit la Loire pour entamer la conquête de l'Aquitaine, il s'arrêta à Tours et, par respect envers saint Martin, nous dit l'évêque Grégoire, il publia un décret qui défendait de manger et de boire dans cette ville et dans les environs, quoi que ce fût, sinon de l'herbe et de l'eau. Et il tua de sa main le guerrier qui avait enfreint son ordre. "Comment espérer la victoire, commentait-il, si nous offensons saint Martin?"

 

Après la victoire de Vouillé (contre les Wisigoths en 507), il combla de présents la basilique de Tours. Puis, après avoir pris Bordeaux, il fonda à Auch l'abbaye Saint-Martin. »

 

(Cf. Ivan GOBRY, Saint Martin, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1996, p. 9-11.)]

Les Rois de France - Clovis, premier roi des Francs

À Paris, lors du raid d'Attila (451) une jeune femme de vingt-huit ans, Geneviève, issue d'une famille romanisée d'origine franque, s'appuie sur sa seule foi afin d'organiser la défense de la ville, et détourne Attila de Paris.

Sainte Geneviève contre Attila

Sainte Geneviève contre Attila

En 486, la bataille de Soissons oppose Clovis, roi des Francs, à Syagrius, dernier représentant romain en Gaule.

Bataille de Soissons (486). Cette bataille marque la fin du dernier vestige du pouvoir romain en Gaule.

Bataille de Soissons (486). Cette bataille marque la fin du dernier vestige du pouvoir romain en Gaule.

À la bataille de Tolbiac (496), une fois le voeu de Clovis prononcé en cas de victoire, les Alamans subissent une sévère déroute.

Les Rois de France - Clovis, premier roi des Francs

Le 25 décembre 498 ou 499, Clovis fut baptisé, avec la Sainte-Ampoule, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

 

[« Arrivant des bords du Rhin où il vient de promettre au Dieu de Clotilde de se faire chrétien, il (Clovis) écoute les leçons de saint Rémi et, pour prendre sa résolution finale, il va se recueillir à Reims dans l'église Saint-Martin. C'est Saint Nizier, évêque de Trêves, qui le racontera, quelques décennies plus tard à Clodoswinde (Clotsinde), petite-fille de Clovis:

 

"Ayant admis, lui écrit-il, les miracles catholiques, il s'agenouilla dans l'église Saint-Martin et promit de se faire baptiser sans tarder."

 

Curieusement, les historiens modernes ont interprété cette église Saint-Martin (de Reims) comme la basilique de Tours qui possédait le corps du grand évêque. Comme s'il n'existait alors qu'une seule église qui lui fût dédiée! Il y en avait une précisément, et renommée, dans la ville de Reims, non loin de la cathédrale, et si elle avait été édifiée à cet endroit, c'était justement pour commémorer le passage de l'évêque Martin quand il s'était rendu de Poitiers à Trèves. Puisque Clovis devait se faire baptiser à Reims, après avoir été catéchisé par l'évêque de Reims, son mouvement spontané fut d'aller s'agenouiller dans le sanctuaire de Saint-Martin de Reims. L'interprétation fallacieuse du vocable a permis à Bruno Krusch, en 1932, de prétendre que Clovis avait été baptisé non en 495, mais en 507; selon lui, on ne voit pas Clovis se rendre à Tours avant cette date; donc, ce fut à cette date qu'il fut baptisé. Mais la dévotion du converti n'avait pas à le pousser jusqu'à la Loire pour vénérer le souvenir de l'Apôtre des Gaules: il lui suffisait de le trouver sur place. »

 

Cf. Ivan GOBRY, Saint Martin, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1996, p. 10.]

 

"Clovis, roi des Francs auparavant païen, fut baptisé un jour d[e Noël. [...] Des traditions fort anciennes désignent Reims et l'an de grâce 496.

 

"[...] Le descendant de Mérovée sont nimbés d'une auréole quasi-divine. Les gardes du corps du roi, ses antrustions, sont liés à sa personne comme au dieu Wotan (Odin) lui-même. [...] Certes le roi franc s'assure ainsi la fidélité de ses sujets gallo-romains. [...] En revanche, il abandonne sa filiation surnaturelle et l'emprise que celle-ci lui donne sur ses frères germaniques."

 

"Baptême de Clovis, baptême de la France, naissance de la France... La cérémonie de Reims constitue l'un des évènements clefs de notre Histoire nationale.

 

"[...] Une légende postérieure prétendra qu'une colombe descendue du Ciel aurait apporté en son bec une ampoule contenant un baume mystérieux dont Saint Rémi aurait fait usage, puis ses successeurs avec les autres rois de France." (Philippe DELORME, Préface de Jean TULARD de l'Institut, Contre-Histoire de France, Ni romance, ni repentance, Via Romana, Le Chesnay 2024, p. 53-55)

En 511, la France est composée essentiellement des territoires au nord de la Loire, d'une annexion récente en Aquitaine, de l'Auvergne et de quelques petites possessions dans la région Provence Alpes

En 511, la France est composée essentiellement des territoires au nord de la Loire, d'une annexion récente en Aquitaine, de l'Auvergne et de quelques petites possessions dans la région Provence Alpes

(A partir de la 45e minute)

En 511, le Concile d'Orléans est convoqué par Clovis.

 

"En terme purement ecclésiastique, le concile a peu d'influence, mais en terme national, c'est la première réunion de toutes les autorités de l'Eglise dans le territoire que l'on va bientôt appelé la France.

 

Une des décisions du Concile fut de soumettre à l'autorité royale la possibilité pour un laïque de devenir clerc. La liberté des églises était menacée mais les évêques réunis à Orléans acceptèrent l'intrusion et scellèrent le début de la collaboration du roi et des évêques.

 

En effet, si le Roi est au-dessus des évêques, c'est davantage pour des raisons politiques. On dit qu'il a la responsabilité du pouvoir temporel, celui lié aux questions matérielles.

 

Par contre, l'autorité des représentants de l'Eglise fut reconnue sur le plan spirituel et celui-ci était intemporel. Le partage des pouvoirs évitait le totalitarisme arien, où le roi, puisqu'il conservait son statut de surhomme était le chef de l'Eglise. L'avenir était ailleurs et Clovis sembla l'avoir compris. Il envoya une couronne à l'évêque de Rome : le temporel au roi, le spirituel au pape. C'est l'idée du Moyen Âge."

 

Ce passage du documentaire est intéressant, il montre que la laïcité entendue comme distinction des pouvoirs temporel et spirituel était déjà un élément de notre nation dès le Ve siècle et que cet élément était une invention catholique et française, dès l'origine (la laïcité était inconnue de l'Antiquité où temporel et spirituel reposaient sur une même tête...) 

[À comparer avec les faux laïques totalitaires aujourd'hui comme le PS Bartolone qui veulent imposer la "religion de la république" pour tous, où Emmanuel Macron fait un discours à l'intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris le 29 novembre 2024 avant sa réouverture au public (voir ici et ), et où à nouveau depuis l'Antiquité, le temporel (gouvernement) et le spirituel (la religion séculière "de la république ") sont confondus et dépendent de la même autorité ("républicaine"). Ce qui est une nouvelle confusion des pouvoirs, un nouveau césarisme ou "holisme" religieux. (Cf. Jean-Louis HAROUEL, Le Vrai génie du christianisme, Laïcité, Liberté, Développement, Jean-Cyrille Godefroy, Clamecy 2012.)]

 

"Sur le plan social et économique, le "Moyen Âge" se prépare :

 

"L'esclavage commence à disparaître grâce à la christianisation de la législation. Le servage s'annonce. Se mettent alors en place des seigneuries rurales."

 

[Au XIVe siècle, "lorsque paraît l'édit de Louis X (1315), l'esclavage proprement dit a en fait disparu. Sous le règne des rois mérovingiens déjà, cette pratique n'avait plus guère de défenseurs. [...] L'édit vient clore par la loi un processus quasiment achevé."

(Catherine MALABOU, Il n'y a pas eu de Révolution, Réflexion sur la propriété privée, le pouvoir et la condition servile en France, Bibliothèque Rivages, Éditions Payot & Rivages, Paris 2024, p. 230) ]

"La res publica, Clovis est le refondateur de l'Etat de droit".

Cette autre précision change des falsifications "républicaines" tenant que l'"Etat de droit" aurait été inventé par les révolutionnaires en 1789...

 

 

"Le 10 juillet 511, il convoque un concile à Orléans…, les évêques votent des canons, des lois religieuses. Ils les proposent ensuite à Clovis pour approbation comme lois publiques conformément à l'union de l'Eglise et de l'Etat, qui datait de 392. Chacun donc, l'Eglise comme l'Etat sont AUTONOMES dans sa sphère. (C'est la vraie laïcité : la reconnaissance de deux pouvoirs DISTINCTS, un temporel et un spirituel, cependant que les hérétiques ariens proposaient une théocratie à l'antique où le Roi était à la fois chef de religion et chef d'Etat… On imagine donc quel progrès Clovis et le catholicisme ont apporté)

(Source: Clovis et son temps, film de Jacques Barsac - conseiller historique Michel Rouche, Professeur à la Sorbonne -, aux riches documents iconographiques et images de synthèse, France 3 Production 1997)

 

 

"Au Roi incombe la tâche de diriger les laïcs, à l'évêque…, appartient la responsabilité de dire le Bien divin pour tous (le tout, cette alliance des deux pouvoirs devant conduire au "Bien commun", notion de théologie catholique)Tels étaient les conséquences du baptême de Clovis. Distinguer l'activité des laïcs du rôle spirituel des clercs (comme le dit Jean-Paul II dans ses Mémoires, "distinction n'est pas 'séparation'…, mais saine collaboration").

***

Clovis a orchestré l'unification de la Gaule et fondé la dynastie mérovingienne sur une foi catholique qui a ouvert la voie au soutien papal de Charlemagne en 800 après JC et à la naissance du Saint Empire romain germanique – la puissance la plus influente d'Europe tout au long du Moyen Âge.

Clovis a orchestré l'unification de la Gaule et fondé la dynastie mérovingienne sur une foi catholique qui a ouvert la voie au soutien papal de Charlemagne en 800 après JC et à la naissance du Saint Empire romain germanique – la puissance la plus influente d'Europe tout au long du Moyen Âge.

Ainsi, un seul baptême a été à la fois une nouvelle naissance pour Clovis et une nouvel Occident pour l'Europe.

Les idées et les convictions des personnalités clés ont tout autant le pouvoir de remodeler le monde que leurs armes. Qui d’autre a façonné si profondément l’Occident ? 

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 15:24
Ukraine : LCI.tf1 se demande "pourquoi on a (à Donetsk) des combats maintenant directement dirigés contre des civils"

A quelques heures de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, prévu le 15 février à minuit, LCI.tf1.fr se demande pourquoi "la ville de Donestk est sous les bombes": "C'est la grande nouveauté, le centre de la ville vient d'être bombardé."

 

Jean-Claude Galli, correspondant en Ukraine LCI.tf1 explique :

 

"Nous étions à une conférence de presse du président de la République de Donetsk, cette république autoproclamée des séparatistes. Et en fait, des obus sont tombés à 200 m à peu près de l'immeuble où se trouvent les bureaux de la présidence de la république de Donetsk. Donc il régnait une drôle d'ambiance parmi les journalistes. On ne sait pas s'il y a des victimes. Ce que je peux vous dire c'est qu'il y avait énormément de gens dans la rue. Les gens sont partis s'abriter où ils pouvaient, dans les immeubles, dans certains abris qui ont été prévus à cet effet.

 

Donc le centre de la ville maintenant est bombardé. Des gens annoncent un déluge de feu à partir de la fin d'après-midi jusqu'à minuit, heure de l'entrée en vigueur officielle du cessez-le-feu.

 

... On se demande aussi quel est l'intérêt politique de bombarder une ville comme Donestk peu de temps avant l'entrée en vigueur de ce cessez-le-feu. Il reste à savoir pourquoi on a des combats maintenant directement dirigés contre des civils."

 

Bombarder des civils, c'est sans doute la façon du boucher de Kiev, Porochenko, de fêter les accords de paix.

 

La Russie se déclare "préoccupée" par les tentatives de Kiev et de l'Occident de "déformer" les accords de paix pour l'Ukraine, conclus le 12 février à Minsk après des négociations marathon entre les présidents russe, français, ukrainien et la chancelière allemande.

 

Le fait que les responsables officiels ukrainiens (...), ainsi que ceux de certains pays occidentaux, notamment des Etats-Unis (...) ont commencé à déformer les accords de Minsk", suscite une "grave préoccupation" à Moscou, a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

 

Un homme et une femme ont été tués samedi par des tirs d'obus tombés au centre de Donetsk, place-forte des rebelles prorusses dans l'est de l'Ukraine. Les obus sont tombés à proximité de la résidence du dirigeant de la république séparatiste de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko. Les tirs d'artillerie sur Donetsk sont quotidiens, mais le centre-ville a très rarement été touché. A quelques heures de l'entrée en vigueur prévue du nouveau cessez-le-feu, samedi à minuit, les activités militaires semblaient ne rien perdre en intensité.

A proximité du front de Debaltseve (65 km de Donetsk) des journalistes de l'AFP ont vu samedi après-midi six lance-roquettes multiples, plusieurs chars et une dizaine de canons de 152 mm se dirigeant vers le front. A Gorlivka, ville située à une vingtaine de kilomètres de Debaltseve où se livrent actuellement les combats les plus acharnés entre forces de Kiev et séparatistes, on entendait régulièrement les tirs d'artillerie en provenance du front.

 

Sources: A quelques heures du cessez-le-feu, Donetsk lourdement bombardé, LCI.tf1, le 14 février 2015 à 15h01, mis à jour le 14 février 2015 à 15h04, http://lci.tf1.fr/monde/europe/a-quelques-heures-du-cessez-le-feu-donestsk-bombarde-8564500.html

 

Donetsk : "Des obus sont tombés à 200 m de l'immeuble de la présidence de la République", LCI.tf1, http://videos.tf1.fr/infos/2015/donetsk-des-obus-sont-tombes-a-200-m-de-l-immeuble-de-la-presidence-8564498.html

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 11:30
L’Université de Murcie confirme une nouvelle concordance entre le Linceul de Turin et le Suaire d’Oviedo et leur authenticité

Linceul de Turin (drap de lin montrant l'image d'un homme présentant les traces de blessures correspondant à la Crucifixion et qui aurait recouvert le Christ au Tombeau) et Suaire d'Oviedo (linge que la tradition dit avoir été appliqué sur le visage de Jésus après sa Crucifixion) concordent. C'est la conclusion d'une étude de l'Université de Murcie (Espagne)

 

L’Université de Murcie confirme une nouvelle concordance entre le Linceul de Turin et le Suaire d’Oviedo et leur authenticité

 

Reinformation.tv

13 février 2015 3:30

 

Le Suaire d’Oviedo, vénéré depuis le VIIe siècle dans la ville espagnole du même nom comme relique de la Passion du Christ, présente des concordances telles avec le Linceul de Turin qu’il est possible de dire que les deux toiles ont été en contact au moment de l’ensevelissement de l’Homme du Linceul. C’est ce que confirme une nouvelle étude réalisée par l’Université catholique de Murcie (UCAM) avec un microscope électronique à balayage de toute dernière génération. Pour les chercheurs, la conclusion de l’expérience est nette : l’authenticité des deux reliques s’en trouve encore renforcée par cette vérification croisée.
 

Turin et Oviedo : une “nouvelle concordance de tout premier ordre”

 
Alfonso Sanchez Hermosilla, chef de section d’histopathologie légale de l’Institut de médecine légale de Murcie en même temps qu’il est directeur de l’Equipe d’investigation du Centre espagnol de sindonologie, la nouvelle découverte révèle une « nouvelle concordance de tout premier ordre » s’ajoutant à la liste croissante d’indices qui permettent d’identifier les deux reliques.
 
Elle ajoute ainsi au poids des preuves d’authenticité résultant d’études précédentes, qui ont permis d’établir que la toile d’Oviedo, ou suaire enveloppant la tête du supplicié du Linceul, correspondait en de multiples points au Linceul dans lequel son corps avait été ensuite enveloppé, tandis que la nature des blessures indiquées par les multiples tâches de sang se trouvant sur les deux tissus concordent parfaitement avec le récit de la Passion. Ainsi les indices concordants se multiplient et se renforcent pour dire que l’Homme du Linceul était bien le Christ, notre Sauveur.

 

Mêmes grains de pollen sur le Suaire et sur le Linceul : preuve d’authenticité

 
Les chercheurs de l’UCAM ont identifié un grain de pollen d’Helichrysum Sp. adhérant à l’une des tâches de sang du Suaire, et dont l’adhérence, observée grâce au microscope très puissant prouve qu’il ne s’agit pas d’une contamination postérieure aléatoire mais qu’il s’est déposé sur le Suaire alors que la tâche de sang n’était pas encore séchée. Des études sur le Linceul de Turin avaient déjà permis d’identifier des grains de pollen de cette plante.
 
La découverte permet d’écarter toute accusation de falsification, puisque personne n’aurait pu fabriquer une toile avec de multiples concordances avec le Linceul de Turin en y ajoutant des grains de pollen originaires du Proche Orient et correspondant en tous points à ceux découverts sur la relique la plus extraordinaire et la plus sainte de la Chrétienté.

 

L’Université catholique de Murcie à la pointe de la recherche grâce au Suaire d’Oviedo

 
Les responsables des recherches à l’Université de Murcie ont donné quelques précisions sur la plante Helichrysum Sp., de la famille des asters : elle est « utilisée depuis des millénaires au Proche-Orient pour ses propriétés cosmétiques ; elle était en outre utilisée lors des enterrements juifs du 1er siècle, c’est pourquoi il ne faut pas s’étonner de sa présence sur des traces de sang sur un linge utilisé pour la sépulture d’un cadavre ».
 
Voilà qui s’ajoute à ce que l’on savait déjà sur le Suaire d’Oviedo : comme le Linceul de Turin, il comporte des traces de sang humain de groupe AB, et les tâches des deux toiles se correspondent « mathématiquement », montrant que celles-ci ont été un contact avec un même visage.
 
Le président de l’Université de Murcie a précisé que cette institution avait fait l’acquisition du microscope « en vue de rendre ce service » : permettre l’analyse en profondeur du Suaire d’Oviedo. Mais il a aussi des applications plus profanes : analyse de matériaux de construction, d’échantillons obtenus dans les fonds sous-marins, objets archéologiques… En attendant, sans doute, de pousser plus avant dans l’examen du Suaire d’Oviedo.
 
Celui-ci est exposé trois fois par an, le Vendredi Saint et les 14 et 21 septembre.

 

Source: http://reinformation.tv/universite-murcie-confirme-nouvelle-concordance-linceul-turin-suaire-oviedo-authenticite/

 

Reliquaire contenant le suaire d'Oviedo (Cathédrale d'Oviedo - Espagne)

Reliquaire contenant le suaire d'Oviedo (Cathédrale d'Oviedo - Espagne)

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 11:24
Les chrétiens plus efficaces que le gouvernement, les blasphémateurs et les laïcistes pour contrer la propagande de l’Etat islamique

 

Etats-Unis : les chrétiens plus efficaces que le gouvernement pour contrer la propagande de l’Etat islamique

 

Reinformation.tv

13 février 2015 3:25

 

Le gouvernement américain semble aussi perdu que le gouvernement français pour mettre en place une campagne d’information qui pourrait réellement affaiblir la propagande de l’Etat Islamique ou d’autres groupes radicaux islamistes. Pendant que le gouvernement français lance un clip vidéo ridicule et un mot clé #StopDjihadisme sur Twitter, le gouvernement américain fait à peu près la même chose et s’adresse également avec un inefficace #ThinkAgainTurnAway ( Penses-y deux fois, arrête ! ) aux jeunes tentés par le djihad. Des initiatives moins efficaces que celles des chrétiens
 
Que la riposte de la Défense américaine ne soit pas efficace, l’armée des Etats-Unis en est consciente. Le général américain Michael Nakata, commandant des opérations de forces spéciales au Moyen-Orient, a planché avec un groupe d’experts sur une campagne possible contre la propagande islamiste. Sa conclusion est claire : « Nous n’avons pas vaincu l’idée. Nous ne la comprenons même pas. »
 

Des campagnes gouvernementales inefficaces contre les messages de l’Etat Islamique

 
Le département d’Etat contre le terrorisme est tout aussi inefficace. En 2011, il créait le Centre pour les communications stratégiques contre le terrorisme. Celui-ci disposait en 2014 d’un budget de 5 millions de dollars et de 50 personnes à plein temps, chargées de répondre aux messages Facebook ou aux tweets des djihadistes, en leur apportant la contradiction.  
C’est lui qui est à l’origine de la campagne « Think Again Turn Away ».
 
Sa page Facebook atteint péniblement les 10.500 «  likes », autant dire qu’elle n’a aucune influence véritable.
 
Un autre élément clé des campagnes américaines : des émissions de radios passées dans le monde entier pour « informer, rassembler les personnes du monde entier autour de la liberté et de la démocratie ». Cela aura coûté 733 millions de dollars au budget – et donc au contribuable – américain l’année dernière. Seul résultat de l’opération : des plaintes pour détournement de fonds.
 
Le gouvernement américain ne sait comment combattre parce que les technocrates – éventuellement athées – qui le composent ne comprennent pas ce qu’ils combattent.

 

Les chrétiens plus efficaces que le gouvernement, les blasphémateurs et les laïcistes pour contrer la propagande de l’Etat islamique

Les chrétiens savent que la bataille contre les groupes islamistes est spirituelle

 
Les chrétiens, eux, savent que la bataille est d’abord spirituelle, et qu’elle vise à combattre une idéologie. Ils regorgent d’idées peu coûteuses et dont les résultats sont nettement supérieurs. Le but est simple : porter le message chrétien au plus grand nombre de personnes possible.
 
L’Eglise n’a jamais craint de le faire en envoyant des missionnaires prêts à mourir pour leur foi dans des endroits reculés et très dangereux. Aujourd’hui des chrétiens américains, généralement protestants, se servent également des réseaux sociaux et de la technologique pour faire avancer leur cause. Et contrairement aux gouvernements, leur message a une résonance profonde au Proche-Orient comme en Afrique.
 
C’est le cas pour Isik Abla, une Turque convertie au christianisme qui anime chaque jour une émission radio téléchargeable dans tous les pays musulmans. Elle partage l’histoire douloureuse qu’elle a vécue au sein de sa famille et sa conversion au christianisme.

 

Des programmes chrétiens remettant en cause l’islam regardés des millions de fois

 
Elle ne leur demande pas de « Think Again, Turn Away » : elle leur délivre un message d’empathie, d’espérance et d’amour. Et sa page Facebook culmine à 1.654.653 abonnements.
 
C’est également ce que fait « Frère Rachid », Marocain converti au christianisme qui anime chaque semaine une émission intitulée « Questions audacieuses » sur la chaîne satellitaire Al-Hayat basée aux États-Unis. Il dialogue avec des dignitaires religieux et des chercheurs musulmans ainsi qu’avec des ex-musulmans et commente les textes fondateurs en islam relatifs à la violence contre les non-musulmans, qui portent atteinte à la dignité humaine. Grâce à cette émission, il est devenu l’animateur-phare de cette chaîne de langue arabe, regardée par plusieurs millions de musulmans dans le monde parce qu’il force les musulmans à questionner leur foi. La dernière émission a été téléchargée 10.763.988 fois.
 
Ce dialogue a ses propres limites, mais du moins prend-il acte de ce qu’en islam, le questionnement de l’autorité et la mise en cause de son enseignement sont interdits – et que ces interdits sont de plus en plus contestés par des musulmans qui aspirent à autre chose. A la vérité…

 

Contrer la propagande sur la différence entre l’islam et l’Etat islamique

 
Le combat mené par ces deux convertis ne se limite pas aux pays musulmans : ils travaillent également aux Etats-Unis. Lorsque Barack Obama avait affirmé que l’Etat islamique n’avait rien à voir avec l’islam, ils avaient répondu dans une vidéo postée sur Youtube, expliquant que cela avait tout à voir et qu’il était temps de le dire.
 
Les chrétiens ont compris, contrairement aux gouvernements, que la bataille n’était pas celle d’une terre ou d’un trésor financier, mais bien celle des âmes et des cœurs.
 
Il ne s’agit pas d’encourager l’Etat à prêcher la bonne parole, mais de comprendre que c’est le monde islamique qui est en profondément en crise, comme l’intérêt de musulmans pour ce type de message. Le message chrétien est une réponse et les prosélytes protestants l’ont bien compris.

 

Source: http://reinformation.tv/etats-unis-chretiens-gouvernement-campagne-islam-islamique-propagande/

 

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 10:36
L’Art de célébrer - Guide liturgique à l’usage des paroisses (Denis Crouan)

A DIFFUSER LE PLUS POSSIBLE : Les éditions Librim Concept viennent de publier “L’Art de célébrer - Guide liturgique à l’usage des paroisses”.

Il s’agit d’un guide pratique de 60 pages réalisé par Denis Crouan à la demande de prêtres et de fidèles laïcs, et qui a pour but d’aider les paroisses à renouveler leur vie liturgique dans la fidélité aux normes de Vatican II et des enseignements pontificaux, notamment ceux de Benoît XVI.

L’ouvrage a été préfacé par le Cardinal Antonio Cañizarès Llovera, qui était Préfet de la Congrégation pour le Culte divin au moment où le manuscrit lui a été présenté, et qui écrit à l’Auteur :

“J’ai reçu avec joie, et j’ai lu avec plaisir votre Guide liturgique à l’usage des Paroisses. (...) Un guide de ce type n’est pas seulement un moyen pratique, qui permet de bien préparer les célébrations, mais il est aussi un instrument de base destiné à l’action pastorale dans nos paroisses.

La Liturgie doit être pour tous une école de prière, et tout spécialement pour les servants d’autel. Cet ouvrage cherche à garantir et à favoriser le niveau de qualité qui convient aux célébrations, de telle sorte que Dieu en soit vraiment le centre, et aussi que le climat de silence et le sens du sacré constituent la base de la participation réellement plénière et fructueuse de tous.

Votre livre présente la liturgie romaine selon la « forme ordinaire », tout en prenant soin de ne pas ignorer la tradition liturgique précédente, dans la mesure où cette dernière peut s’inscrire dans les lignes fondamentales du renouveau liturgique, qui s’inspire de la Constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II. Il contribue ainsi à créer un espace de convivialité et de communion entre les deux formes du même rite romain.

Soyez remercié pour ce service rendu à la Liturgie, et bon courage pour la suite de votre travail en faveur de l’Eglise. (...)”

Partant de son expérience, l’Auteur propose sept thèmes dans lesquels sont données des indications pratiques pour le bon déroulement de la liturgie sous sa forme “ordinaire” :

1. Le sens de la liturgie et la fonction des rites ;

2. L’aménagement du sanctuaire ;

3. La langue liturgique, les chants, l’orientation ;

4. Les gestes et les attitudes ;

5. Déroulement d’une messe paroissiale ;

6. Les fonctions du sacristain ;

7. Dix règles élémentaires à connaître.

Un ouvrage à diffuser largement auprès des pasteurs - prêtres, évêques - ainsi qu’aux membres des équipes d’animation liturgique...

 

Le “Guide liturgique” peut également être commandé directement à Pro Liturgia, 9c avenue Clemenceau - 67560 ROSHEIM (joindre à la commande un chèque de 7€ - frais de port compris - au nom de l’A.P.L.)

 

Source: http://www.proliturgia.org/

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 23:44
Viktoria Shilova, Ukraine. "Je suis contre la mobilisation!"

Dans cette video du 3 février, réalisée avant les seconds accords de Minsk des 11 et 12 février où le retrait des armes lourdes et une réforme de la constitution ukrainienne ont été actés, Viktoria Shilova, leader du mouvement ukrainien "Antiguerre", députée du conseil régional de la région de Dniepropetrovsk, s'oppose à la mobilisation, milite pour la fin du conflit et accuse le pouvoir ukrainien de crimes de guerre. Elle se dit convaincu que les dirigeants ukrainiens se retrouveront sur le banc des accusés.

 

Viktoria Shilova avance le chiffre de 7000 civils tués, parmi lesquels 500 enfants. Le nombre total des morts ukrainiens, des deux côtés, s'élèverait à 30.000, selon elle.

 

« Qui répondra des ordres donnés ? demande-t-elle. Qui répondra pour cet état de non-droit au sein de l'état ? »

 

Elle explique que pour elle, comme pour 99% de la population ukrainienne,

 

« il n'y a pas de différence entre les gens originaires de Lvov (Ouest de l'Ukraine Ndlr) ou du Donbass (Est de l'Ukraine Ndlr.), de Kiev ou de Kherson. Le même sang ukrainien - slave - orthodoxe coule dans nos veines. Ce sang qui aujourd'hui est versé dans le Donbass. »

 

Elle ajoute ceci (toute ressemblance avec ce qui se passe chez nous est un pur hasard naturellement):

  

« Ceux qui envoient nos soldats tuer la population civile, tuer les mineurs, les chimistes, les métallurgistes, n'ont rien en commun avec notre sang et notre nation. Ils nous sont étrangers, ils n'ont ni notre âme, ni notre foi, ni notre sang. Rappelez-vous Taras Chevtchenko (poète et écrivain ukrainien 1814-1861) "Le peuple est une union des personnes ayant le même sang et le même esprit." Cette union existe-t-elle entre le peuple et les pouvoirs ukrainiens ? Non, elle n'existe pas. Le pouvoir actuel en Ukraine s'appelle OLIGARCAT (oligarchie). L'oligarcat assassin s'est emparé du pouvoir en Ukraine. C'est pourquoi, je répète, je confirme, je suis contre la mobilisation. Je suis pour la vie, pour l'Ukraine, pour le peuple ukrainien, peu importe où il vit. Quant aux pouvoirs, ils seront reconnus coupables de crimes de guerre et se retrouveront sur le banc des accusés de la Cour pénale internationale de La Haye. Vous verrez, nous en serons témoins ».

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 13:58
Laurent Obertone invité sur BFM-Tv (11/02/2015)

Après avoir invité récemment le romancier Michel Houellebecq, qui décrivit une société en déclin et répéta son scepticisme à l'égard du modèle républicain pour faire face à l'islamisme, Ruth Elkrief a invité Laurent Obertone.

Laurent Obertone, journaliste et auteur de "La France Big Brother" (Éd. Ring), a répondu aux questions de Ruth Elkrief sur les idées générales évoquées dans son livre, qui mettent en doute le système médiatique français. "La France Big Brother" démonte une à une les pièces du mécanisme de la domestication quotidienne, qui constitue, selon lui, le premier pouvoir de France.

 

Le journaliste explique avoir été "victime de dizaines d'annulations". Il félicite le media BFM-Tv qui "fait son travail", mais "qui n'est pas forcément représentatif de l'ensemble de la classe médiatique".

L. Obertone dénonce une société où

 

"tout le monde se distrait, tout le monde s'amuse, tout le monde consomme, mais peu de gens voient que pèse sur eux une forme de pression permanente, une forme d'incitation à la bonne pensée. Ce conditionnement qui est bien plus subtil qu'une pression physique directe. Les gens sont terrorisés à l'idée d'être exclus de leur groupe. Donc ils ont tendance à adopter des jugements conformes. Nous sommes donc vulnérables à cette formme de conditionnement et de dressage."

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:22

Dans le cadre d'un sommet qualifié de "sommet de la dernière chance", Vladimir Poutine, Petro Porochenko, François Hollande et Angela Merkel se sont retrouvés hier soir à Minsk, capitale biélorusse, dans le cadre des "négociations de paix" sous forme d'ultimatum à la Russie.

 

Petro Porochenko est arrivé le premier à Minsk, Vladimir Poutine, le dernier. Tous deux se sont serré la main sans chaleur, tandis que la photo de groupe prenait l'allure d'une corvée. Quelques heures auparavant, le chef de l'État ukrainien avait menacé de «casser la gueule» militairement à son adversaire russe si aucun accord ne devait être trouvé dans la capitale biélorusse. (1)

 

Ce matin, après quatorze heures de négociations, il n'y avait "pas encore de bonnes nouvelles" de se mettre d'accord sur un plan de paix en Ukraine, a annoncé le chef d'Etat ukrainien Petro Porochenko. "Malheureusement, il n'y a pas encore de bonnes nouvelles. Pour l'instant, il n'y a aucune nouvelle. L'espoir existe toujours", a-t-il expliqué. Il a ajouté qu'il y avait "des conditions" posées par les Russes "inacceptables". (2)

 

Puis, après seize heures de négociations, le président russe Vladimir Poutine a annoncé que les dirigeants ukrainien, russe, allemand et français se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu à partir du 15 février à minuit et le retrait des armes lourdes le long de la ligne de front. «On a réussi à trouver un accord sur l'essentiel», s'est félicité Vladimir Poutine à l'issue de seize heures de négociations. L'accord porte sur un cessez-le-feu en vigueur dès dimanche, et sur le retrait des belligérants et de leurs armes lourdes permettant la création d'une zone tampon élargie. (3)

 

Un accord a été trouvé sur un retrait des armes lourdes et l'Ukraine devra réformer sa Constitution « pour respecter les droits des habitants de l'Est » (4), selon M. Poutine. François Hollande a confirmé « un accord sur le cessez-le-feu et un règlement politique global ».

M. Porochenko a précisé que l'accord ne concédait pas l'autonomie des régions tenues par les séparatistes, ni ne mentionnait une « fédéralisation » du pays. Ces régions sont aujourd'hui de facto coupées de l'Ukraine, ruinées par la guerre, et leur survie financière n'est assurée ni par l'Ukraine ni par la Russie. L'Ukraine s'est s'engagée dans une réforme constitutionnelle sur le statut de ces régions. L'accord mentionne également, selon lui, la possibilité pour l'Ukraine de reprendre le contrôle de la frontière dans les régions de Donetsk et Louhansk.

Le président ukrainien, Petro Porochenko, a annoncé qu'un retrait des armes lourdes et des troupes commencerait deux jours après le cessez-le feu, et se poursuivrait sur un délai de quatorze jours. Il doit permettre l'instauration d'une zone tampon démilitarisée de 50 à 70 km entre les belligérants (contre 30 km selon le précédent accord). Les Ukrainiens doivent se retirer à partir de la ligne de front actuelle alors que les insurgés doivent, eux, se retirer derrière la ligne de front du mois de septembre.

Vladimir Poutine a noté, à l'issue des négociations, qu'une ville de l'Est restait un point de désaccord entre lui et M. Porochenko. Debaltseve, un nœud ferroviaire et routier situé à mi-chemin de Donetsk et Louhansk, tenu par l'armée ukrainienne, est actuellement encerclé par les séparatistes. Des combats y ont lieu depuis des mois, et ont redoublé d'intensité ces dernières semaines. Selon M. Poutine, les forces ukrainiennes qui défendent la ville doivent se rendre. Les séparatistes ont deux jours et demi pour la prendre avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Avant même la signature de l'accord, le Fond monétaire international a annoncé avoir proposé à l'Ukraine un nouveau prêt de 15,5 milliards d'euros sur quatre ans, en échange de réformes. L'économie ukrainienne frôle actuellement la faillite. Ce nouveau prêt va donner de l'air aux autorités pour lancer des négociations plus larges avec leurs créanciers privés sur un possible allégement de la dette, qui dépasse les 73 % du PIB.

La chancelière allemande, Angela Merkel, voit dans l'accord de jeudi « un espoir », a fait savoir son bureau, mais elle souligne qu'elle ne se fait « aucune illusion » sur cet accord, précisant qu'il demeure encore « de gros obstacles » à surmonter avant d'arriver à une solution au conflit.

 

Le 7 février dernier, à Tulle pour la pose de la première pierre d'un cinéma, François Hollande avait évoqué les négociations de paix avec la Russie sur l'Ukraine.

 

"Je pense que c'est une des dernières chances. (...) Si nous ne parvenons pas à trouver un accord durable de paix, nous connaissons parfaitement le scénario: il a un nom, il s'appelle la guerre", avait-il déclaré. (5)

 

Jeudi 5 février, tout en écartant toute livraison d'armes aux forces ukrainiennes à la différence des Etats-Unis, François Hollande avait pour la première fois parlé de guerre :

 

"Nous sommes dans la guerre et dans une guerre qui peut être totale. [...] On est passé en quelques mois de ce qui était un différend à un conflit et d'un conflit à la guerre."

 

Interrogé sur une éventuelle livraison d'armes aux forces ukrainiennes à l'heure où le débat était lancé aux Etats-Unis, il avait répondu :

 

"La France ne rentre pas dans le débat de la fourniture des armes".

Il a par ailleurs répété que la France n'était pas favorable à l'entrée de l'Ukraine dans l'Otan. (6)

 

Curieuse démocratie où parmi les principaux concernés par les "négociations de paix", les représentants élus des Républiques populaires de l’Est de l’Ukraine n’ont pas été conviés. Préalable minimum, les négociateurs de paix ont donc admis que le gouvernement de Kiev devait réformer sa Constitution « pour respecter les droits des habitants de l'Est ». C'est une reconnaissance tacite des autorités élues le 2 novembre 2014 dans l'est de l'Ukraine dans les républiques de Donetsk et Lougansk.

 

Le gouvernement ukrainien insistait sur les termes des accords signés à Minsk en septembre. Mais il n'avait pas lui-même respecté ces accords puisqu'il continua ensuite de bombarder Donetsk et profita de la trêve pour renforcer l'opération armée dans l'est de l'Ukraine et lancé une nouvelle offensive. Ce à quoi les insurgés avaient répondu par une contre-offensive victorieuse, spécialement au cours du mois de janvier 2014 où ils se sont emparés de 500 km2 de territoires supplémentaires. Le sommet de Minsk a donc imposé le retrait des armes lourdes à la junte de Kiev.

 

Le but affiché de ce sommet de Minsk était d'obtenir un cessez-le-feu, un retrait des armes lourdes, pour mettre fin aux combats. Le but caché était d'empêcher les insurgés de gagner davantage de terrain et de mettre une telle raclée à l'armée ukrainienne que le gouvernement de Kiev n'eut plus rien à négocier. Les élites européennes se moquent des 5 500 morts. En avril 2014, elles ont donné au président dit "ukrainien", Porochenko, un permis de tuer avec l'"opération de police" dite "anti-terroriste".

 

Le Figaro explique :

 

"Parce qu'ils craignent que la situation sur le terrain ne dégénère en guerre totale, parce qu'ils ont compris que les sanctions n'avaient pas atteint leur but politique - un recul de l'offensive prorusse en Ukraine -, François Hollande et Angela Merkel, au nom de l'Europe, ont saisi la perche du Kremlin." (7)

 

Et précise que le président russe voudrait "rétablir son influence sur l'ancien espace soviétique" (sic).

 

On peut s'interroger sur ceux qui établissent des influences militaires en Europe de l'est, à la frontière de la Russie (et dans le monde entier) en créant toujours plus de bases militaires de l'OTAN, tandis que la Russie ne fait que développer des régions russophones dans le cadre de contrats de développements. C'est un peu comme si les Russes reprochaient aux Américains de nouer des relations privilégiées avec le Canada.

 

Or, détacher l'Ukraine de l'Empire russe est une obsession américaine, théorisée il y a déjà quelques années par le brillant stratège et ancien conseiller à la sécurité de Jimmy Carter d'origine polonaise, Zbigniew Brzrezinski, dans Le grand échiquier. Sans l'Ukraine, la Russie cesse d'être un Empire. Elle cesse d'être une menace pour l'hégémonie des États-Unis.

 

L'Europe est si démilitarisée qu'elle ne peut plus envisager une guerre conventionnelle contre la Russie. Souhaitée par certains faucons démocrate ou républicain, la livraison d'arme à une armée ukrainienne à la dérive ne ferait qu'attiser l'agressivité russe et mènerait à une escalade dangereuse pour nos armées. Celles-ci sont réduites à quelques corps expéditionnaires chargés de prêcher les droits de l'Homme en Afrique et dans des contrées exotiques. Elles ne sont pas faites pour soutenir le combat frontal imaginé dans les années 80. L'armée rouge a vieilli au début des années 90 mais, depuis quinze ans, ses budgets ne cessent d'augmenter quand les nôtres s'évaporent. Bâties pour des conflits asymétriques, nos armées européennes sont incapables d'aligner un volume de force comparable à l'armée russe. (8) Dans un conflit direct avec l'armée russe, l'armée française tiendrait 48 heures. Et l'armée allemande encore moins, même si elle a du stock. Dans ces conditions, les menaces de François Hollande étaient ridicules. A moins de jouer les supplétifs du Pentagone. Ce qui à ce jour ne semble pas la direction prise.

 

Sommet de Minsk: le retrait des armes lourdes et la réforme de la constitution ukrainienne ont été actés
Sommet de Minsk: le retrait des armes lourdes et la réforme de la constitution ukrainienne ont été actés

Le 9 février, le président russe, en partance pour une visite officielle de deux jours au Caire avait précisé sa pensée :

« Il est évident que la crise continuera tant que les Ukrainiens ne se seront pas mis d’accord entre eux », affirma Vladimir Poutine dans un entretien au quotidien égyptien Al-Ahram, publié lundi 9 février.

Il exhorta les autorités de Kiev à « trouver un langage commun et à parvenir à un accord avec toutes les forces politiques » du pays, autrement dit à reconnaître les combattants séparatistes du Donbass comme une composante politique à part entière. Sans cela, rien ne se fera, a-t-il assuré. (9) Ce qui est logique.

 

Or jusqu'ici, et c'est là la nouveauté du Sommet de Minsk, les autorités ukrainiennes de Kiev étaient autistes. Elles ne voulaient pas entendre parlé d'autonomie ni même de fédéralisation pour les régions de l'est et du sud-est de l'Ukraine. Auparavant, avant l'opération dite "anti-terroriste" d'avril 2014, elles avaient même interdit l'usage du russe dans ces régions.

 

Du point de vue économique, si on lit entre les lignes la déclaration mardi 10 février, de François Hollande (à propos de l'économie française touchée par les sanctions), la question de la suspension des sanctions occidentales contre la Russie serait sur la table, :

«nous avons aussi avantage à ce que, sur le plan économique, il puisse y avoir une reprise forte des échanges (avec la Russie NDLR.) et c’est toute la question de l’avenir des sanctions». (10)

A rebours de la position européenne, on attend la réponse du président américain Barack qui envisageait de livrer des armes à Kiev... Une initiative à laquelle John Kerry, secrétaire d’Etat, le sénateur John McCain, et d'autres faucons étaient favorables, mais qui aurait été considéré par Moscou, comme un « acte de guerre ».

 

Alors qu'Angela Merkel avait dénoncé le non-respect par Moscou des accords d'Helsinki sur l'inviolabilité des frontières en Europe, Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères russe, eut des paroles fortes et critiqua les Etats-Unis, qui, selon lui, ne respectaient pas les traités de non-prolifération de missiles intercontinentaux. Il expliqua que :

 

L'Union européenne « a soutenu un coup d'Etat » en Ukraine, qui a débouché sur le départ du président Ianoukovitch.

Il dénonça également « l'épuration ethnique » à laquelle se livrerait l'actuel gouvernement ukrainien et a reproché à l'Occident de ne pas réagir à « l'éradication des juifs et des Russes » à laquelle on assisterait, selon lui, en Ukraine. (11)

 

En septembre 2014, pendant que le président dit "ukrainien" Porochenko recevait d'Obama l'ordre de poursuivre les tactiques répressives en même temps qu'il signait la "paix de Minsk", l'Union européenne ratifiait l'accord d'association UE-Ukraine, le 16 septembre, lors de la session du parlement européen à Strasbourg. (12)

 

Le coup d'Etat à kiev, soutenu et financé par les Occidentaux, a unilatéralement renversé l'ex président Ianoukovitch en février 2014. Le nouveau gouvernement atlantiste compatible lança l'opération dite "anti-terroristes" en avril 2014.

Le 2 mai, 38 russophones étaient brûlées vifs à Odessa.

Le 9 mai, des personnes étaient abattues à bout portant en pleine rue à Marioupol (région de Donetsk).

L'"opération de police" engendra un conflit militaire meurtrier avec l'insurrection armée des habitants de l'est de l'Ukraine. L'armée ukrainienne a été coupable de crimes de guerre (tirs interdits de bombes au phosphore blanc par l'armée ukrainienne contre les populations civiles, usages de véhicules sanitaires et d'ambulances dans le cadre d'opérations militaire). 

 

Selon les dernières informations de l'Onu, ce conflit a fait plus de 5 300 victimes civiles. (13) Près d'un million de personnes ont dû quitter leurs foyers depuis, a rapporté l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Au total, cinq millions de personnes ont été touchées par le conflit.

 

Notes

 

(1) Ukraine : pas encore d'accord ce jeudi matin, Le Figaro, Par Pierre Avril, Mis à jour le 12/02/2015 à 09:41, Publié le 11/02/2015 à 20:50, http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/11/01003-20150211ARTFIG00468-l-avenir-de-l-ukraine-en-debat-a-minsk.php

(2) Ukraine : "pas encore de bonnes nouvelles", Par LeFigaro.fr avec AFP, Mis à jour le 12/02/2015 à 08:48, Publié le 12/02/2015 à 08:27, http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/12/97001-20150212FILWWW00064-ukraine-pas-encore-de-bonnes-nouvelles.php

(3) Accord sur un cessez-le-feu en Ukraine, Le Figaro, Mis à jour le 12/02/2015 à 11:07, Publié le 12/02/2015 à 10:12 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/12/97001-20150212FILWWW00095-ukraine-poutine-annonce-un-accord-sur-un-cessez-le-feu.php

(4) Ukraine : un accord de paix a été trouvé à Minsk, Le Monde.fr avec AFP | 12.02.2015 à 02h44 • Mis à jour le 12.02.2015 à 11h04, http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/12/ukraine-une-longue-nuit-de-negociations-a-minsk_4574684_3214.html

(5) Ukraine: "une des dernières chances" de trouver un accord, sinon c'est la "guerre" (Hollande), Le Figaro.fr avec AFP, Mis à jour le 07/02/2015 à 11:20, Publié le 07/02/2015 à 11:12 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/07/97001-20150207FILWWW00038-ukraine-c-est-une-des-dernieres-chances-de-trouver-un-accord-sinon-c-est-la-guerre-hollande.php

(6) Ukraine : face au risque de "guerre totale", Hollande s'invite à Kiev et à Moscou, (video) Lci.tf1.fr , le 05 février 2015 à 12h04 , mis à jour le 05 février 2015 à 12h11. http://lci.tf1.fr/politique/ukraine-face-au-risque-de-guerre-totale-hollande-s-invite-a-kiev-8559522.html

(7) Sommet de Minsk : les pièges à déminer pour un accord, Mis à jour le 11/02/2015 à 08:31, Publié le 10/02/2015 à 19:59, http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/10/01003-20150210ARTFIG00391-les-pieges-a-deminer-pour-un-accord-a-minsk.php

(8) Ukraine : non, Poutine ne veut pas reconquérir l'Europe de l'Est, Figaro Vox, Par Hadrien Desuin, Publié le 11/02/2015 à 18:36, http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/02/11/31002-20150211ARTFIG00384-ukraine-non-poutine-ne-veut-pas-reconquerir-l-europe-de-l-est.php

(9) Moscou pose ses conditions avant le sommet de Minsk, Le Monde | 09.02.2015 à 10h22 • Mis à jour le 09.02.2015 à 10h50, http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/09/moscou-pose-ses-conditions-avant-le-sommet-de-minsk_4572564_3214.html#7QkrUCpomiQZJoiq.99

(10) http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204149878511-le-sommet-de-minsk-devrait-geler-le-conflit-en-ukraine-1091983.php

(11) Ukraine : peu d'espoir que les négociations de paix aboutissent, Le Monde.fr, 07.02.2015 à 11h47, http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/07/ukraine-merkel-estime-qu-il-n-est-pas-certain-que-les-negociations-de-paix-aboutissent_4572025_3214.html

(12) L’Ukraine et l’UE ratifient un accord d'association « historique », Le Monde | 16.09.2014 à 16h20 Mis à jour le 16.09.2014 à 16h44 | Par Claire Gatinois, http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/09/16/l-ukraine-et-l-ue-ratifient-un-accord-d-association-historique_4488496_3214.html

(13) http://fr.sputniknews.com/international/20150205/1014386889.html#ixzz3QtG87Amw

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