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Comment réussir à bien rater l’intégration ?
http://www.bvoltaire.fr/beatriceladeville/comment-reussir-bien-rater-lintegration,163930 |
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« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
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Comment réussir à bien rater l’intégration ?
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La République ne célèbre pas Waterloo. Elle vient de refuser la pièce de deux euros destinée à commémorer le bicentenaire de Waterloo frappée par la Belgique [1]. Pourtant elle célèbre le 19 mars 1962 [2], ce cessez-le-feu unilatéral qui sur le papier est une défaite française contre l'Algérie alors que l'armée française était victorieuse sur le terrain, et qui a donné permission à nos ennemis d’assassiner des militaires et des civils français en toute impunité. On sait aujourd'hui que les tueries, enlèvements, assassinats et massacres ont continué avec encore plus de violence après le 19 mars 1962. Dès le jour même, le 19 mars et les suivants, 18 jeunes soldats français ont été assassinés par le FLN et 39 ont été blessés qui, pour la plupart, décèderont dans les jours qui suivent. 90 autres ont disparu et les 239 qui étaient retenus prisonniers par l’ALN ne nous ont jamais été rendus. Nous sommes toujours, 53 ans plus tard, sans aucune nouvelle de ces jeunes militaires français, morts pour qui ? Pour quoi ? Morts pour rien ! Enterrés nulle part ! Honorés par personne ! Regrettés et pleurés que par leurs proches !
Depuis ce 19 mars 1962, la France a abandonné une grande partie de son territoire et de ses richesses, trois départements, plus le Sahara, et l’armée française a [je le sais par un officier qui l'a vécu et me l'a raconté. NDLR] connu la plus ignoble forfaiture de son histoire : être restée l’arme au pied et avoir laissé assassiner sous ses yeux, et par ordre, des dizaines de milliers de pieds-noirs et de harkis.
Ce samedi 14 mars, Robert Ménard, maire de Béziers, débaptise la rue du 19 mars 1962 [3] et la rebaptise rue Hélie Denoix de Saint-Marc, ce commandant qui en avril 1961, choisit de protester contre la politique algérienne du Général De Gaulle d'aller vers l'indépendance de l'Algérie et tenta de renverser la République "française" (putsch des généraux). Sorti de prison en 1966, l'homme devint un écrivain à succès, estimé par de grands intellectuels dont Jean d'Ormesson. [4]
D'un côté la République se refuse donc à célébrer la défaite de Napoléon à Waterloo qui pourtant fermait le cycle infernal des guerres de la Révolution, ouvrait "un siècle relativement pacifique" qui a duré jusqu'en 1914 (P. Gueniffey) [5], allait permettre aux Européens de souffler un peu et de se reposer du messianisme révolutionnaire, et aurait donc, à ce titre, droit à des commémorations. De l'autre, elle célèbre la défaite de 1962, qui mettait fin à la Guerre d'Algérie (1954-1962). Cette guerre d'Algérie, engagée par un gouvernement de gauche en 1954 [6] et terminée par un gouvernement de droite en 1962 [7], fermait le cycle de la colonisation initiée par la république elle-même et un gouvernement de gauche dans les années 1880 ("le droit et même le devoir à civiliser les races inférieures" selon le mot du franc-maçon Jules Ferry, auquel François Hollande élu président de la République rendit hommage en mai 2012) allait ouvrir le cycle de l'immigration "chance pour la France" et de l'"enrichissement multiculturel".
?
Il n'y a qu'une seule explication envisageable : la métamorphose de la chenille révolutionnaire de 1789 en papillon sous l'influence du communisme internationaliste trotskyste dans les années 1960, a vu la république changer d'aspect en passant d'une république encore relativement "française" (en 1815) - république qu'il s'agit donc de proscrire dans l'esprit des mondialistes en l'ensevelissant dans l'oubli - à une république universelle et internationale après 1962, objet de toutes les commémorations et attentions. C'est cette métamorphose qui est célébrée et rien d'autre.
La Tabula rasa de 1789, intrinsèquement négatrice de l'identité chrétienne de la France, le renversement de la table ayant fait son oeuvre, la république pouvait laisser de côté la république encore relativement "française" de 1815, se transformer en République universelle après 1962, selon le voeu pieux de la franc-maçonnerie, et se consacrer aujourd'hui à ne célébrer que cette métamorphose.
Notes
[1] Discrètement, la diplomatie française s'est arrangée pour que la Belgique renonce à sa pièce de deux euros commémorative du bicentenaire de la bataille de Waterloo qui s'est soldée par une cuisante défaite de la République face à une coalition européenne et la mort de 55 000 personnes en une journée. Près de 180.000 pièces avaient déjà été fabriquées. En privé, un diplomate explique que Bercy a approché le ministère belge des finances pour manifester son «manque d'enthousiasme» à l'idée que soit célébrée, par le biais de la monnaie commune, l'une des plus grandes défaites militaires de la France. La Belgique, comme souvent est partagée. Le royaume n'existait pas encore en 1815. Mais à Waterloo, ses futurs citoyens ont combattu des deux côtés. La commémoration de la bataille de Waterloo y est prévue durant quatre jours à partir du 18 juin prochain et devrait attirer environ 200.000 personnes d'après les organisateurs. Le budget total pour l'organisation des évènements avoisinera 5 millions d'euros. Sources: La France refuse la pièce frappée par la Belgique pour le bicentenaire de Waterloo, 7sur7.be, 12/03/2015 ; Comment la France a enterré la nouvelle pièce de 2 euros belge, La Tribune.fr, 13/03/2015 ; Waterloo continue de diviser les Européens, Le Figaro, 12/03/2015.
[2] La commémoration du 19 mars 1962 adoptée par le Sénat, Le Figaro, Par Guillaume Perrault, Mis à jour le 08/11/2012 à 22:08 Publié le 08/11/2012 à 20:55. La proposition de loi du PS consacre une journée nationale du souvenir «des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie».
[3] La France n’a pas à célébrer le 19 mars 1962 ! Boulevard Voltaire, Par Manuel Gomez
[4] Béziers : Manuel Valls fustige «la nostalgie de l'Algérie française», Le Figaro, Publié le 14/03/2015 à 12:12
Président du Conseil depuis le 18 juin 1954, le Radical-Socialiste Pierre Mendès France affirme que "l'on ne transige pas quand il s'agit de défendre la paix intérieure de la nation, l'unité et l'intégrité de la République". Son ministre de l'Intérieur, François Mitterrand, en visite en Algérie le 12 novembre 1954, juste après le début de l’insurrection armée, réagit brutalement à son arrivée: "l’Algérie, c’est la France !, la négociation avec les rebelles c'est la guerre." (La Toussaint rouge, Historia Guerre d'Algérie Magazine, 22 septembre 1972.)
[7] Gouvernement du général de Gaulle.
Marine Le Pen qui s'était déjà distinguée en 2010 par sa religion confinée à la "sphère privée", se dit aujourd'hui "pas choquée" par la proposition de loi écologiste prévoyant de rendre obligatoire le vote, sous peine d'amende et va "discuter" d'un éventuel vote favorable avec les députés frontistes. [1] Elle a déclaré sur Europe 1 :
"Moi ça ne me choquerait pas, parce que je pense qu'il est fondamental que chaque Français soit conscient que le vote détermine son quotidien, détermine son avenir. [...] Ca ne les oblige pas d'ailleurs à voter pour les uns ou pour les autres, ils peuvent parfaitement voter blanc. [...] Je ne suis pas choquée par cette proposition, contrairement à ce que j'ai pu entendre".
A la question "les députés Front national pourraient-ils la voter à l'Assemblée ?", elle a répondu :
"Oui, nous allons en discuter avec eux".
En 1789, les révolutionnaires parlaient de "liberté de conscience" pour instituer la Souveraineté nationale à la place de la Souveraineté divine comme fondement de la légitimité politique, (ce qui constitua une rupture avec deux mille ans de pratique de civilisation classique qui reconnaissait un ordre supérieur à la loi des hommes et inaugura le règne des Barbares iconoclastes, destructeurs et déconstructeurs), mais inversement, lorsque aujourd'hui on oblige les catholiques à participer à - sous peine d'amende - ? Aujourd'hui je vote avec les pieds.
Il est important de préciser que contrairement à ce disent les républicains, personne en 1789 n'était contraint de croire en Jésus-Christ. Exemple: les écrits blasphématoires de Voltaire ("Ecrasez l'infâme") ne lui ont jamais valu aucune condamnation..., au contraire, les auteurs des "Lumières" avaient leur place au sein de la haute société de l'époque ! Ce qui était interdit, en 1789, c'était de professer des hérésies publiquement comme aujourd'hui un certain nombre d'idées sont criminalisées et les personnes sont emprisonnées pour déviance idéologique.
Cela viendra sans doute.
Répondant violemment à Marion Maréchal-Le Pen à l'Assemblée nationale mardi 10 mars ("Jusqu’au bout je mènerai campagne pour vous stigmatiser et pour dire que vous n’êtes ni la République ni la France"), au point de laisser les socialistes décomposés et mal à l'aise sur leurs bancs (voir la tête de Ségolène Royal), l'histrion Manuel Valls n'a pu cacher le tremblement de sa main gauche. Il semble de plus en plus pour beaucoup que Manuel Valls souffre d'une pathologie psychiatrique type paranoïa difficilement compatible avec de hautes fonctions politiques. Les commentaires inquiets sur Boulevard Voltaire rappellent qu'un certain Adolf Hitler souffrait du même mal. Quelques médecins se sont essayés à faire un diagnostic, "les Français ont le droit de savoir aux mains de qui se trouve le pays" :
Claude-Paul Rouquet · Meilleur commentateur · Ecole de Santé Navale
C'est un colérique, l'affaire est entendue. Mais pourquoi ne tremblerait-il que d'une main? Sa colère n'affecterait-elle que le cerveau droit? Ou y-a-t-il une atteinte de l'hémisphère droit? Le parkinson et le syndrome cérébelleux sont loin d'épuiser toutes les étiologies des tremblements unilatéraux...
Dr Claude-Paul ROUQUET
Jean Claude Plessier · Lycée de Chantilly
c'est un tremblement emotionnel , ce n'est pas du parkinson où le tremblement est de repos et dans le parkinson c'est moins rapide on "sucre les fraises "
donc le rythme cardiaque doit etre très rapide , un deodorant sous les bras est de premiere necessité ou une bonne douche après ce genre de discours
ce monsieur est un paranoiaque dans le sens psychiatrique du terme limite psychopathe
signé un medecin
Répondre ·
· 37 · il y a 8 heures
Napoléon Quatre · Médecin à Profession libérale
Je vous invite à revoir le film "La Chute"(sur la vie d'Adolf Hitler NDLR.) où le personnage principal incarné par Bruno Ganz souffre du même problème.
Répondre ·
· 18 · il y a 16 heures
http://www.bvoltaire.fr/videos/manuel-valls-tremble-de-nouveau-devant-des-cameras,163874
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Il se trouve qu'au contraire de ce qu'avance Jean-Marie Guénois, nombreuses sont les personnes qui savent mesurer l'impact qu'a pu avoir la nouvelle pastorale depuis Vatican II. -, la a vidé les églises, étouffé les vocations, fermé les séminaires, fermé les ordres monastiques et les couvents. Plus personne ne connaît la doctrine de l'Eglise. Interrogez les catholiques eux-mêmes sur la signification des dogmes du Péché originel, de l'Incarnation, de la Rédemption, du Purgatoire, etc., interrogez-les sur la signification des fêtes de l'Assomption, Pâques ou la Pentecôte, et vous serez surpris de leurs réponses.
Comme l'écrit J.M. Guénois: ""
de la part de l'homme repu qui vit comme si Dieu n’existait pas". "À la racine de la perte de l'espérance se trouve la tentative de faire prévaloir une anthropologie sans Dieu et sans le Christ." (Ecclesia in Europa, 9).
Une nouvelle pastorale donc qui, par exemple, n'aborde jamais le sujet de l'autorité, de la Souveraineté.
Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer." (Bossuet) [1]
Notes
[1] Paris 1897, p. 435, en lecture libre sur Gallica.bnf.fr
Le 31 août 2013 au soir vit l'annulation en dernière minute d'une attaque occidentale programmée contre la Syrie. Un résumé des évènements de cette journée et de celle du 3 septembre 2013 réalisée par Philippe Hua fait apparaître une toute autre histoire que celle qui nous est desservie par les media occidentaux. Voici la raison pourquoi l'Occident hait Poutine :
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Le conflit en Ukraine est un élément important du processus visant à séparer économiquement l’UE de la Russie. Mais il y a aussi un programme plus vaste. La Chine et la Russie dirigent les BRICS, ce groupe de pays rassemblant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Les pays des BRICS veulent développer un système économique mondial qui ne dépende pas du dollar US. Ils veulent être indépendants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. La Chine a aussi suggéré à l’Europe qu’elle se joigne à elle et à la Russie dans ce qu’elles appellent la Nouvelle route de la soie, qui s’étend dans toute l’Eurasie, de Lisbonne à Shanghai. Inutile de dire qu’il n’y a pas de place pour les Etats-Unis dans ce plan, ce qui donne une autre raison de couper les liens économiques entre la Russie et l’Union européenne.
Tôt le matin du samedi 31 août 2013, un officiel américain a téléphoné au cabinet du président Hollande pour lui dire d’attendre un appel d’Obama plus tard dans la journée. « Présumant que ce téléphone du soir annoncerait le début des frappes aériennes états-uniennes (contre la Syrie), Hollande a donné l’ordre à ses officiers de mettre au point leurs propres plans d’attaque. Les avions de combat Rafale ont été chargés de missiles de croisière Scalp ; on a ordonné à leurs pilotes de lancer leurs munitions d’une portée de 250 miles quand ils se trouveraient sur la Méditerranée. » (1) Autrement dit, à ce moment-là, les pilotes français et les troupes états-uniennes attendaient seulement l’ordre final du président Obama pour lancer leur attaque. Toutefois, plus tard le même jour, à 18h15, Obama a appelé le président français pour lui dire que l’attaque programmée le 1er septembre à 3h du matin n’aurait pas lieu comme prévu. Il devait consulter le Congrès. (2) [Ce que j'avais appelé le "volte-face" surprise d'Obama. NDLR.] Trois jours plus tard, à 6 h 16 GMT mardi 3 septembre, deux missiles dirigés vers la côte syrienne étaient lancés « depuis la partie centrale de la Méditerranée », mais ils n’ont pas atteint la Syrie.(3) « Les deux missiles se sont écrasés en mer. » (4) Il existe différentes versions de ce qui s’est produit. Selon Israël Shamir: « Un journal libanais, citant des sources diplomatiques, a affirmé que les missiles étaient lancés depuis une base aérienne de l’Otan en Espagne et qu’ils ont été abattus depuis un navire par le système de défense russe mer-air. Une autre explication proposée par Asia Times soutient que les Russes ont utilisé leurs brouilleurs GPS, puissants et bon marché, pour rendre impuissants les Tomahawks, très chers, en les désorientant et en les poussant à l’échec. Il y a encore une autre version, qui a attribué le lancement aux Israéliens ; soit qu’ils étaient prêts à abattre les missiles, soit qu’ils observaient les nuages comme ils le prétendent. » (5). Les navires de guerre étaient prêts Il est difficile de savoir ce qu’il y a derrière ce lancement de missile raté, mais cela n’a pas déclenché de guerre. Nous pouvons tous en être reconnaissants. Sur la carte ci-dessous, nous pouvons voir l’impressionnante collection de navires de guerre en position au large de la Syrie à l’époque. (6) Un article dans Global Research a parlé d’un « déploiement naval massif des Etats-Unis et de leurs alliés en Méditerranée orientale au large de la côte syrienne ainsi que dans la mer Rouge et dans le golfe Persique. » (7)
A ce moment-là, il semblait presque certain que les Etats-Unis et leurs alliés lanceraient une attaque contre la Syrie. Au lieu de quoi, l’attaque prévue a été reportée sine die. Comme le dit Israël Shamir, « les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie s’étaient croisées en Méditerranée orientale », et les Etats-Unis ont subitement décidé de reculer devant ce grave conflit militaire. Un commentateur a plaisanté en disant qu’Obama avait finalement mérité son prix Nobel de la paix, après ça.
Voici l’évaluation de la situation par le Saker, un opposant véhément à ce qu’il appelle l’Empire anglo-sioniste. Parce que, de par sa vie antérieure, le Saker a une connaissance intime du fonctionnement des affaires militaires de l’Otan. « Moins remarqué, il y a eu l’envoi par la Russie d’une force navale opérationnelle, assemblée à la hâte mais compétente, sur la côte syrienne. Pas une force suffisamment importante pour battre la marine US, mais une force capable de fournir à l’armée syrienne une vision complète du ciel au-dessus et au-delà de la Syrie. Autrement dit, pour la première fois, les Etats-Unis ne pouvaient pas réaliser une attaque surprise sur la Syrie, pas avec des missiles de croisière, pas avec leur puissance aérienne. Pire, la Russie, l’Iran et le Hezbollah se sont lancés dans un programme d’assistance matérielle et technique à la Syrie, avoué, et non avoué, qui a fini par vaincre l’insurrection wahhabite. » (8)
Il nous est difficile de connaître toutes les manœuvres qui se sont déroulées en coulisses en août et en septembre 2013, mais le résultat final est clair. Après des années de tensions croissantes et de menaces, les Etats-Unis et leurs alliés ont décidé de ne pas attaquer la Syrie comme ils l’avaient prévu. Etant donné que la rhétorique et le déploiement militaire contre la Syrie semblaient suivre le scénario utilisé pour l’Irak et la Libye, il y a eu peu de débats en Occident sur les raisons pour lesquelles les Etats-Unis et leurs amis ont subitement changé leurs plans. Maintenant, avec le recul, nous pouvons voir que cette attaque directe ratée a mené à une attaque indirecte croissante et à la montée de ce qui est maintenant connu comme l’Etat islamique. Deux des raisons évidentes que je peux déceler à ce changement soudain ne sont pas la sorte de choses que les dirigeants politiques occidentaux veulent débattre. L’une est le fait que ces guerres sont très impopulaires. Comme résultat des mensonges et des échecs innombrables révélés sur les guerres sauvages et inutiles en Afghanistan, en Irak et en Libye, il semble que certains politiciens écoutent leurs citoyens. Comment pouvez-vous expliquer autrement la décision inattendue du parlement britannique, le jeudi 29 août, de voter contre la participation du Royaume-Uni à toute frappe contre la Syrie? L’autre raison est l’étendue des concentrations de troupes de la Syrie, de la Russie et même de la Chine. (9) Les Russes et les Chinois n’ont pas seulement bloqué les Etats-Unis au Conseil de sécurité. Ils ont « voté » avec leur matériel militaire. Ils ne sont pas satisfaits de ce que les Etats-Unis avaient projeté pour la Syrie et ont fait clairement savoir qu’ils recourraient à la force pour les arrêter. Quand les Chinois ont-ils envoyé pour la dernière fois des navires de guerre en Méditerranée? La Russie et la Chine n’approuvent clairement pas la manière dont les Etats-Unis décident d’envahir un pays après l’autre. [...] [D]es commentateurs comme Israel Shamir et Pepe Escobar croient que ces événements signalent un changement important dans l’équilibre des pouvoirs dans le monde. Ce qui suit est tiré d’une présentation par Israel Shamir au Rhodes Forum le 5 octobre 2013: « Tout d’abord, la bonne nouvelle. L’hégémonie américaine, c’est du passé. La brute a été maîtrisée. »Nous avons franchi le cap de Bonne-Espérance, symboliquement parlant, en septembre 2013. Avec la crise syrienne, le monde a opéré un virage essentiel de l’Histoire moderne. C’était un quitte ou double presque aussi risqué que la crise des missiles cubains de 1962. »Les risques d’une guerre totale étaient élevés, car les volontés de fer de l’Amérique et de l’Eurasie s’étaient croisées en Méditerranée orientale. Il faudra un certain temps pour que ce que nous avons vécu fasse son chemin dans les consciences: c’est normal pour des événements d’une telle ampleur. » (10) Par « Eurasie », il faut entendre la Russie et la Chine. En termes crus, ces deux pays ont simplement contraint les Etats-Unis à reculer et à annuler leurs plans de guerre. Généralement, les gens ordinaires aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans beaucoup d’autres pays étaient tout aussi opposés à l’attaque que le peuple syrien lui-même. Pepe Escobar est encore plus dramatique. Dans un article du 17 octobre, après le recul du gouvernement de Washington sur la Syrie, il explique qu’il y a eu un changement de politique à Pékin. Maintenant, pour la Chine, fini de mettre des gants diplomatiques. Il est temps de construire un monde « désaméricanisé ». Le temps est venu d’une monnaie de réserve internationale qui remplace le dollar US. (11) Cette nouvelle approche est présentée dans un éditorial de Xinhua. (12) [...] Cet éditorial cite ce qui est peut-être le paragraphe le plus important: « Au lieu de remplir ses obligations comme une puissance dirigeante responsable, un Washington égocentrique a abusé de son statut de superpuissance et a même introduit davantage de chaos dans le monde en transférant ses risques financiers à l’étranger, provoquant des tensions régionales dans des conflits territoriaux, et menant des guerres injustifiées couvertes par des mensonges. (13) Dans sa nouvelle stratégie la Chine s’appuie sur au moins trois principes. Le premier est de stopper les aventures militaires des Etats-Unis. Toutes les nations doivent respecter le droit international et régler les conflits dans le cadre des Nations unies. Le deuxième est d’élargir l’adhésion à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international pour inclure des pays émergents et en développement. Le troisième est de travailler à une « nouvelle monnaie de réserve internationale qui doit être créée pour remplacer la domination du dollars US ». (14) Peut-être est-ce pour cette raison que les dirigeants à l’Occident ne célèbrent pas cette guerre qui n’a pas eu lieu. Les Russes et les Chinois ont forcé l’Occident à respecter le droit international et à éviter une guerre illégale. De plus, les Chinois voient cela comme le commencement d’une nouvelle ère dans la politique mondiale. Ils veulent « désaméricaniser » le monde. Cela signifie que les Etats-Unis et leur petit groupe d’amis en Europe de l’Ouest et au Japon devront reconnaître qu’ils ne peuvent pas prendre de leur propre chef toutes les décisions importantes dans le monde.
Notes:
Source : http://philippehua.com/2015/03/10/pourquoi-loccident-hait-il-poutine-la-raison-secrete/ |
Ci-dessous, la recension des évènements "en direct", au jour le jour, analysés sur Christ-Roi depuis le 29 août 2013, montre que le plus belliciste des Occidentaux a été François Hollande... et qu'il reçut une camouflet diplomatique monumental au G20 de St Petersbourg le 5 septembre :
Une info Les-Crises.fr :
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Avouez que ce n’est pas rien, surtout comparé à l’hystérie russophobe. Imaginez ce que diraient nos canards/radios si le ministre russe avait déclaré ceci pour les Tchétchènes musulmans par exemple. On serait presque en guerre… Mais là, magie, RIEN ! (ou presque) L’extrait précédent est tiré d’un article de Libération, du 10 mars, qui a repris l’info d’un article de la veille du quotidien israélien Haaretz : Du coup :
Les médias israéliens ont évidemment largement repris ces informations :
Les grands médias américains aussi : Les médias russes aussi : MAIS alors, allez savoir pourquoi, dans nos médias, c’est le silence le plus absolu : Ca n’intéresse pas le Monde, pas de souci (pour information, j’ai testé à chaque fois les 2 orthographes) Le Figaro ? Non plus… Le Parisien ? Non plus… La Croix ? Non plus… L’Humanité ? Non plus… Les gratuits ? Le nouvel Obs ? Non plus… Bon, il faut dire que l’AFP mettait le projecteur ailleurs aujourd’hui : Aaaaah, les cadets de Lviv – tout une histoire probablement… Les autres grandes agences ?
Non plus… Bon, pour être juste, Libération en a donc parlé – et si vous avez aimé l’article, Libération vous dit d’ailleurs que vous aimerez aussi ces informations précieuses… L’Express et le Point en ont parlé en ligne : Europe 1 en a fait un bel article : Mais bon, ça fait quand même bien peu… Et ça en dit long sur l’objectivité de l’information… Le pire étant, à mon sens, qu’il est impossible de saisir qui que ce soit pour se plaindre de ce genre de propagande, hurlante ou silencieuse… P.S. Ah flute, oui, c’est vrai. Comme “Le dernier numéro de Charlie Hebdo n’est disponible dans aucun point de vente en Israël. ” (Source ), Liberman a demandé à ses ouailles de le distribuer gratuitement : Bref, il est Charlie ce brave homme !
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Mars 1185 - Mars 2015 : la France honore Baudouin IV de Jérusalem
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A-t-on encore le droit à la liberté de penser dans ce pays, par exemple être Français et monarchiste ? Apparemment non, les grands démocrates dans l'esprit bien Charlie et républicain veulent contraindre les français à voter ... sous peine d'amende, tout en s'autorisant eux-mêmes à s'abstenir quand cela les arrange.
Ainsi, esprit Charlie (?), François de Rugy, coprésident du groupe Europe Ecologie Les Verts à l'Assemblée nationale, qui a voté pour la loi du «mariage» homosexuel, déposera «cette semaine» une proposition de loi pour rendre le vote obligatoire, annonce aujourd'hui l'intéressé. [1]
«Personnellement, j'en ai un peu assez qu'à chaque élection on se lamente, on se mette à pleurer sur l'abstention et qu'on ne fasse rien», a-t-il lancé sur Sud Radio. «Je vais déposer une proposition de loi à l'Assemblée nationale avec mes collègues écologistes cette semaine, pour le vote obligatoire». L'élu regrette un suffrage «universel pour même pas la moitié des français». «Il y a une inégalité des Français devant le suffrage universel», estime le député écologiste. «Pour rétablir le suffrage universel en quelque sorte, il faut sans doute en passer par là, parce que la République, c'est des droits et des devoirs», insiste-t-il. «On a beaucoup parlé des valeurs de la République au mois de janvier, avec la terrible épreuve que nous avons subie [...] maintenant, il faut être concrets sur les valeurs de la République, et dans ces valeurs, il y a cet engagement civique autour du vote», martèle François de Rugy.
«Nous avons voté l'année dernière une loi qui reconnaît le vote blanc, donc évidemment, si on n'est pas content de l'offre politique des partis et des candidats qui se présentent, on a la possibilité de voter blanc. [...] Si on veut que les élections aient du sens, si on veut que les élus aient davantage de légitimité, il faut prendre des mesures et le vote obligatoire en fait partie» insiste le député. «Sinon en effet, il faut arrêter de se lamenter sur l'abstention et dire c'est quasiment un vote comme un autre», conclue-t-il. La mesure serait, selon lui, favorablement accueillie par «des députés de tout bord [...] du centre jusqu'au Front de Gauche».
Si cette loi était adoptée, les abstentionnistes s'exposeraient à une «amende de 35 euros. En Belgique, où ce type de loi existe, «le taux de participation est très fort», a conclu M. de Rugy soulignant le caractère dissuasif de l'amende.
François de Rugy veut forcer les autres à voter mais s'abstient lui même quand cela l'arrange.
Ainsi, dans sa réponse au discours de politique générale du Premier ministre du 3 juillet 2012 – fidèlement retranscrite par le Journal officiel édition des débats de l’Assemblée nationale du 04/07/12 – il s’était abstenu d’évoquer le sujet du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes... [2] contre lequel pourtant de nombreux écologistes de la base s'opposèrent sur le terrain et devant l'Assemblée nationale. Le zèle remarquable qu’il déploya avant la victoire de François Hollande contre le projet d’aéroport s’atténua - au moins dans son expression médiatique – depuis qu’il devint coprésident du groupe EELV et que madame Duflot et Monsieur Canfin détinrent un portefeuille dans le gouvernement Ayrault.
De même, si François de Rugy est monté au créneau pour déplorer l’incident survenu à la centrale nucléaire de Fessenheim le 5 septembre 2012, il est demeuré toujours aussi discret – les dépêches de la presse en font foi – concernant l’aéroport cher à Jean-Marc Ayrault. François de Rugy s’est rendu le 7 septembre 2012 à Notre-Dame-des-Landes en compagnie du nouveau secrétaire national d’EELV Pascal Durand « pour rencontrer les associations et leur réaffirmer que nous sommes à leur côté dans ce juste combat. » Les militants qui se battaient sur le terrain auraient sans doute préféré qu’il montrât un peu plus d’audace face au Premier ministre en Juillet 2012.
Si cette loi devait être votée, il faudrait donc inclure la sanction des députés qui restent curieusement silencieux sur des sujets engageant leurs promesses de campagne ou leur programme et qui s'abstiennent ensuite sur des sujets les engageant en les contraignant à payer une amende à la hauteur de leurs responsabilités.
Ou bien y aurait-il d'un côté la caste des intouchables et en-dessous les autres, bons à voter ? Jusqu'à quand ce cinéma durera-t-il ?
Notes
[1] Une proposition de loi contre l'abstention, Le Figaro, Home ACTUALITE Flash Actu, Par Le Figaro.fr avec AFP, Mis à jour le 11/03/2015 à 11:45 Publié le 11/03/2015 à 11:37
[2] François de Rugy écrit à Novopress, 10/09/2012 — 12h00, NANTES (NOVOpress Breizh)
Suite du documentaire Les Rois de France (Merapi productions, AB productions, La Bibliothèque nationale de France)
La passation de pouvoir entre Carolingiens et Capétiens s'est passée sur deux siècles.
Les Capétiens vont régner de 987 à 1848.
L'avènement du Capétien
Un nouvel empereur va succéder à Charlemagne en 814. Aux morts successives de ses fils aînés, le Grand Charles répond par la nomination de son dernier fils, Louis, au titre impérial dès 813, mais le premier Louis de l'histoire de France, va rechercher une légitimité sans délégation: il organise son sacre trois ans plus tard (5 octobre 816) en faisant venir le Pape à Reims. Il devient ainsi le premier monarque sacré à Reims.
Louis Ier dit le Pieux (parfois "le Débonnaire"), Rois des Francs et Empereur d'Occident est le premier monarque français à être sacré à Reims (816). Louis est un nom qui dérive de la latinisation du nom franc, Clovis [Chlodowig, l''Illustre guerrier", c'est la signification du nom de Cholodo-wig. (C. GUENOT, Le Fils aîné de l'Eglise, Epopées de l'histoire de France, Vve H. Casterman, Tournai 1883, p. 15.)]
Invasions vikings
Au traité de Verdun (843) qui fut le partage de l'état franc entre les trois fils survivants de Louis le Pieux, petits-fils de Charlemagne, Charles II le Chauve reçut la Francia occidentalis, Francie occidentale (France), Lothaire la Francia media, France médiane (Frise, Lotharingie, Bourgogne, Provence, Lombardie) et le titre impérial; Louis le germanique reçut la Francia orientalis, Francie orientale (Germanie: Saxe, Austrasie, Thuringie, Alémanie, Bavière).
Le traité fut un compromis qui affaiblissait considérablement la portée de l'idée impériale. L'identité qui avait existé sous Charlemagne et Louis le Pieux entre l'Empire et l’État franc disparaissait. L'unité impériale ne subsistait plus qu'en théorie ; son universalité cessait de correspondre à la réalité puisque l'empereur ne gouvernait plus en fait que le tiers de la chrétienté occidentale.
Après l'effritement de l'empire carolingien, une nouvelle dynastie va s'installer durablement sur le trône de la partie occidentale de l'état créé par Charlemagne.
La consolidation du pouvoir des capétiens se fera durant un 11e siècle marqué par deux évènements qui vont influencer durablement la société du Moyen Âge : la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant (1066) et la première croisade (1095).
L'héritage de Charlemagne ne peut s'étendre davantage, il manque de dynamisme. Tout l'Occident est chrétien, le seul défi est de défendre les acquis.
, Charles le Chauve lui confie le comté de Paris. Robert meurt deux ans plus tard en combattant les Normands, mais Robert aura une descendance.
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Hugues Capet, c'est celui qui a été choisi, celui qui a été élu par les Grands pour devenir Roi en 987. Il est de la famille des Robertiens. Son ancêtre remonte au milieu du IXe siècle, à Robert le Fort, qui avait lutté contre les Normands, est mort victorieux (en 866), et est considéré comme un martyr. Ce Robert le Fort est le vrai fondateur de la dynastie capétienne. Ses fils ont régné sur le royaume, car la royauté était alors élective [Eudes, fils aîné de Robert, est élu roi des Francs par les Grands en 888 à Compiègne. Il comprit que tous les Grands n'étaient pas mûrs pour: il faudra encore attendre cent ans pour qu'un autre robertien, un autre duc de France, devienne roi. Une opposition légitimiste subsistait dans l'Est, un descendant de Charlemagne la ralliait (Charles III le Simple, Roi des Francs (898-922).]
Eudes (Roi des Francs 888-898) - Couronnement du roi Eudes (enluminure des Grandes Chroniques de France)
Le sacre d'Hugues Capet
Les années qui suivent la mort de Charles le Chauve (877) sont celles où les Vikings lancent leur campagnes les plus dévastatrices.
Les descendants de Charles le Chauve se succède rapidement jusqu'à Charles le Gros (Roi de Francie, 884-888), fils de Louis le Germanique.
Si le Carolingien défait quelques fois les Vikings, il essaie de trouver un compromis quand ils menacent Paris.
C'est Eudes, Comte de Paris et fils de Robert le Fort qui résiste à l'envahisseur viking en 885 et sauve la ville de Paris du péril normand. Face à la menace païenne, le peuple chrétien ne semble plus pouvoir compter sur les Carolingiens. Si ces Vikings peuvent être considérés comme une punition divine, les descendants de Charlemagne ne passent pas le test avec succès. A la mort de Charles le Gros en 888, c'est Eudes, que les Grands du Royaume choisissent pour Roi, alléguant que l'héritier carolingien, Charles V, est trop jeune pour régner. Eudes est sacré roi des Francs à Compiègne, puis de nouveau couronné à Reims le 13 novembre.
Eudes est enseveli à Saint-Denis en 888.
C'est un carolingien, Charles le Simple, qui en 911 règle le problème viking en cédant à leur chef, Rollon, une partie de son territoire: Rouen. En échange, Rollon devient Robert en se baptisant et en rendant hommage au roi de France. Les Vikings installés à Rouen deviendront les "Normands" et cette région (l'ancienne "Neustrie"), la "Normandie". Les Normands, selon la grande tradition voulant que les conquérants soient conquis, sont devenus ensuite tellement gallo-romains qu'ils envisageaient des extensions du royaume franc en Angleterre.
En 922, le carolingien Charles III le Simple est purement déposé. Ce qui permet un retour rapide sur le trône de Roi des Francs du Comte de Paris Robert Ier frère de Eudes. Dès 923, celui-ci descendant sans héritier en âge de gouverner, on préfère même faire passer la Couronne sur la tête du duc de Bourgogne, Raoul (923-936), plutôt que sur un carolingien capable d'incarner le pouvoir à l'échelle de la Francie. Finalement, la Couronne revient à un carolingien, Louis IV d'Outremer (en 936). Les trois derniers carolingiens à se succéder vont renforcer le pouvoir royal. L'ordre de Cluny prospère, apportant des réponses au chaos de ce siècle.
A l'est du Rhin apparaît un empereur germanique. Otton Ier dit Otton le Grand est élu par ses troupes et couronné empereur des Romains par le pape en 962.
Pendant ce temps, les Normands ont appris le français et ne parlent plus que cette langue. L'administration du duché est exemplaire. Ce territoire est en paix.
Le dernier carolingien, Louis V, meurt à 20 ans d'une mauvaise chute de cheval, le 22 mai 987. Une dernière fois plutôt que d'élire son oncle carolingien qui aurait pu devenir puissant, les Grands se tournent vers le duc de France, Hugues, que l'on surnomme Capet, en raison de la cape qu'il aime porter.
Hugues Capet. La dynastie des Capétiens (987-1848) doit son nom à Hugues Capet élu roi des Francs en 987. Capet parce qu'il portait toujours une cape. C'était son surnom. Surnom qui restera jusqu'à la Révolution, puisque les révolutionnaires diront à Louis XVI "monsieur Capet".
Hugues Capet est élu roi parce qu'il semble plus facilement manipulable et moins puissant. Son royaume se cantonne à l'Île de France. Le roi est le duc de France, le chef d'une famille noble un peu plus prestigieuse que les autres, mais à peine plus prestigieuse. On est loin de la grande organisation carolingienne. Avec les Capétiens, on arrive dans cette époque de la suprématie des seigneurs, les uns par rapport aux autres.
Le roi se cantonne à ce que l'on appelle son domaine, le domaine royal, c'est-à-dire l'ensemble des terres et des droits sur lesquels il exerce son pouvoir directement. C'est sa principauté, mais autour il y en a d'autres. Autrement dit on a un royaume qui est composé d'une mosaïque de principautés, et ces principautés fonctionnent exactement de la même façon que la principauté royale, d'est-à-dire qu'on y a institué des princes qui s'y transmettent le pouvoir de façon désormais héréditaire, à partir du XI siècle. Ces princes connaissent une structure de nature féodo-vassalique. Ils concèdent une partie de leur territoire à des seigneurs qui sont inférieurs dans le rang de l'aristocratie. Ils leur concèdent des fiefs avec un droit de justice, un château.
Comment gouverne le roi ?
Le roi ne gouverne pas par des actes législatifs, mais par des chartes ponctuelles données à tel ou tel seigneur laïque ou ecclésiastique. Ces chartes sont le fruit d'une requête, le plus souvent et la charte comporte le plus souvent un don. C'est-à-dire que l'acte politique du roi est d'abord un acte de générosité, octroyé par le roi. Cela implique que la Cour du roi ait un réceptacle de demandes, de requêtes, venant de la part essentiellement des aristocrates, mais la Cour des Capétiens, des premiers Capétiens surtout, est un lieu assez libre d'accès pour la personne royale.
Le roi va s'entourer petit à petit d'un Chancelier pour ses écritures, d'un connétable, d'un sénéchal, de bouteillers. Ces offices mêlent intimement le privé et le public. Ce sont des offices de maison.
Des Capétiens directs, puis aux Valois et aux Bourbons, pendant huit siècles ce royaume allait s'agrandir en ayant à sa tête un représentant de la même famille, celle dont le représentant avait été choisi parce qu'il semblait faible. Les Capétiens vont régner jusqu'en 1848 avec Louis-Philippe (Orléans). Cette dynastie capétienne durera très longtemps. Elle est le fruit du passage de la Gaule romane à la gaule franque. C'est là que se construit la France. Et en 987, avec Hugues Capet, on peut parler de France.
Mais plutôt que conquérir comme Clovis et Charlemagne, Hugues avait choisi de durer. Il instaure dès Noël 987, la règle de la promogéniture mâle, en associant au trône son fils aîné, Robert II. Pendant plus de deux siècles, les successeurs d'Hugues Capet utiliseront cette stratégie afin de stabiliser le pouvoir et de pérenniser la dynastie. Ils feront sacrer de leur vivant leur fils aîné. Et ainsi vont correspondre pour les siècles à venir, deux idées, l'idée de la France et l'idée du sacre.
Hugues Capet, duc des français, désormais Rex francorum, fait sacrer à Reims, son fils Robert II, également bénéficiaire d’une élection, en qualité de Roi associé. Hugues inaugure ainsi une tradition qui perdurera 2 siècles, le principe héréditaire. Cette conquête inaperçue des contemporains allait permettre de refaire la France. Seulement il aura fallu attendre plus de 500 ans pour que l’usage absurde des partages francs à la mort du roi fût abandonné, et il fallut encore deux siècles avant que le principe héréditaire triomphât du principe électif, car en droit, à ce moment l’élection du roi ne le cédait en rien à l’hérédité. En fait, le sacre six fois répété de l’aîné (sur six générations), du vivant du roi régnant, allait affaiblir le principe électif, jusqu’au jour où la légitimité capétienne n’aurait plus d’autre fondement que le fait dynastique sous Philippe II Auguste 1180-1223, le principe de l’hérédité de la Couronne étant alors acquis.
[Il semble que les Capétiens, réalistes, aient eu devant les yeux les fautes de leur prédécesseurs pour ne pas les recommencer. Les descendants de Charlemagne s’étaient épuisés à reconstituer l’empire. Ce fut également la manie des empereurs germaniques. Les Capétiens se rendirent compte de leur force exacte et se gardèrent à leurs débuts d’inquiéter personne. Car à ce stade le pouvoir du roi de France apparaît bien limité : il n’a aucun pouvoir au sud de la Loire (le domaine royal se limite à une dizaine de comtés : Paris, Etampes, Melun, Compiègne, Montreuil- sur Mer, Senlis, Orléans, Dreux…), et il est étroitement dépendant de l’Eglise et des grands féodaux qui l’ont élu; au comte de Périgord qui s’était emparé de sa ville de Tours, Hugues ayant fait demander par un héraut : « Qui t’a fait comte ? » s’entendit répondre : « Qui t’a fait roi ? ». Le territoire national morcelé, il faudra des siècles pour le reprendre aux souverainetés locales.
Comme chef féodal et duc de France, le roi avait pour vassaux directs les comtes de Blois, Anjou, Maine, et les comtes bretons du Mans et de Rennes pour arrière-vassaux. Huit grands fiefs relevant nominalement de la Couronne, indépendants en fait se partageaient le reste du territoire : Flandre, Normandie, Bourgogne, Guyenne, Gascogne, Toulouse, Gothie (Narbonne et Nîmes) et Barcelone : la suzeraineté capétienne sur ces duchés et ces marches venait de l’héritage de Charlemagne. Cette suzeraineté était un titre juridique qui rester à réaliser, les grands vassaux étant maîtres chez eux. La dignité royale et l’onction du sacre (alliance de l’Eglise) et une vague tradition d’unité personnifiée par le roi, c’était toute la supériorité des Capétiens. Ainsi, le roi comptait peu, même pour ses vassaux directs, tel la Maison d’Anjou d’où devait sortir la funeste dynastie des Plantagenêt 1154-1485 qui un jour, mettrait la France en danger.]
En 996, "sitôt refroidie, la dépouille du roi Hugues fut transportée à Saint-Denis dont il avait été abbé laïque. Son cercueil fut placé devant l'autel de la Trinité, tout contre celui de son grand-oncle le roi Eudes, qui le premier de la famille avait porté la Couronne.
A une exception près, tous ses descendants et successeurs le rejoignirent dans la nécropole royale.
A la Révolution, alors que Louis XVI était affublé du surnom de son ancêtre - Louis Capet -, son gisant fut détruit" (Les Derniers Jours des Rois, Sous la Direction de Patrice Gueniffey, Perrin, Le Figaro Histoire, Paris 2014, p. 61.)
Les principaux autres tombeaux de la Nécropole détruits par les Barbares iconoclastes de la Révolution furent ceux d'Arégonde épouse de Clotaire Ier, Charles II le Chauve (843-877), Eudes (888-898) que l'on a pourtant vu sauver Paris des Vikings en 885, Hugues Capet (987-996), Jeanne de Bourgogne première épouse de Philippe VI, Charles VII le Victorieux (1422-1461) et son épouse Marie d'Anjou, Charles VIII l'Affable (1483-1498), François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574), Henri III (1574-1589) et son épouse Louise de Lorraine-Vaudémont, Henri IV le Grand (1589-1610) et ses épouses Marguerite de Valois et Marie de Médicis, Louis XIII le Juste (1610-1643) et son épouse Anne d'Autriche, Louis XIV le Grand (1643-1715) et son épouse Marie-Thérèse d'Autriche, Louis XV le Bien-Aimé (1715-1774) et son épouse Marie Leszczyńska.
La Paix de Dieu, Paix du Roi
Il convient, dans un premier temps, de maîtriser la violence, de cette société féodale. Lva permettre avec l'épiscopat le développement de ce que l'on appelle la Paix de Dieu, qui va devenir d'ailleurs à la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle, la Paix du roi.
C'est l'idée qu'il y a des violences qui ne doivent pas être commises quand elles sont destinées par exemple contre les clercs, contre les biens des clercs (sacrilèges), les marchands, les femmes mariées et les pucelles (défense de la femme), les maisons et les incendies.
Outre l'aspect religieux, c'est la mise en place d'un code de ce qui est licite et de ce qui est illicite comme délit. Et ce cela donne aux délits un caractère public.
Le mouvement de la Paix de Dieu s'officialise à Charroux en 989. Il propose une organisation sociale reposant sur trois ordres. Le rôle des chevaliers (bellatores ou milites) est de protéger ceux dont les rôles sociaux sont de travailler et de prier (oratores).
L'église s'est aperçue que cette idée d'avoir des gens élevés selon un code éthique, comme on le dirait de nos jours, qui se seraient à la fois distingués parmi les guerriers mais comme ayant un corps de règles - on dirait il faut qu'ils apprennent la détontologie de la guerre -, c'est à ce moment-là que l'on a créé les règles chevaleresques, lorsqu'on était reçu chevalier, lorsqu'on était fait chevalier, on était reconnu comme un guerrier courageux mais aussi comme quelqu'un ayant reçu une formation morale et religieuse.
C'est à partir du règne de Robert II que l'on commence à attribuer au Capétien des pouvoirs thaumaturgiques, des dons miraculeux capables de guérir les écrouelles, fistules purulentes dues à une maladie tuberculeuse. Ces guérisons qui se poursuivront jusqu'à la fin de la dynastie des Capétiens (jusqu'à Charles X qui guérit lui aussi les écrouelles), lui valent le surnom de Robert le Pieux. Son fils, Henri Ier, qu'il a fait sacré de son vivant lui succède en 1031.
Henri IV touchant les écrouelles, gravure de Pierre Firens extraite de l'ouvrage d'André du Laurens, De strumis earum causis et curæ, 1609.
Convertis au christianisme, sous l'impulsion des ducs, les Normands construisent églises et abbayes, et leur foi toute récente n'est pas pervertie (église Saint-Etienne de Caen, Abbaye -aux-Dames de Caen, église priorale de Saint-Fromond, Abbaye de Montivilliers). C'est en voulant effectuer un pélerinage en Terre-Sainte, qu'en 1035, meurt le duc de Normandie, Robert le Magnifique.
Statue de Robert le Magnifique, descendant du tout premier duc de Normandie Rollon, sur le socle de celle du Conquérant à Falaise
La conquête de l'Angleterre
Le fils de Robert le Magnifique, Guillaume, est né en 1028. Cet héritier de sept ans est un bâtard. Il connaît le respect et notamment celui du droit féodal. Ainsi, il ne profite pas d'une victoire sur le comte d'Anjou soutenu par le capétien Henri Ier de France pour réclamer plus que ce que la logique féodale lui permet de réclamer. Il montre l'exemple du comportement à adopter dans ce monde féodal en pleine construction. Il respecte la légitimité des autres éléments de la pyramide, et en premier lieu celle de l'élément capétien.
Sa puissance et son dynamisme font de l'ombre à Henri Ier et incite le roi d'Angleterre Edouard le Confesseur (très aimé de son peuple, notamment des plus pauvres à cause de sa remarquable charité et sa grande piété, NDLR.) sans successeur et ayant fait voeu de chasteté, à proposer sa couronne à Guillaume en qui il reconnaît un digne successeur afin de poursuivre la construction de l'état anglais. Guillaume le Bâtard devient roi à la mort d'Edouard le Confesseur en 1066. Un homme pourtant persiste à se dresser face au destin de Guillaume, Harold, frère de la reine, et exerçant le pouvoir réel en Angleterre à la fin du règne, s'empare de la Couronne.
Tout autant que la logique féodale, Guillaume tient aux valeurs qui lui sont associées. Il se doit à la promesse faite à un homme aussi vertueux qu'Edouard le Confesseur et de récupérer son héritage. D'ailleurs Guillaume a l'appui du Pape qui lui transmet non seulement sa bannière mais aussi un cheveu de saint Pierre dans un Anneau, le tout consacré de sa main.
C'est une croisade avant l'heure que Guillaume prépare méticuleusement avec tout son peuple (Tapisserie de Bayeux). Bûcherons et charpentiers lui construisent une flotte de 600 navires, capables de transporter des éléments préfabriqués de fortins, des machines de guerre, des chevaux, l'approvisionnement de toute une armée, 7000 hommes, parmi lesquels beaucoup de laissés-pour-compte de la pyramide féodale, les fils cadets de seigneurs de Normandie et à qui il promet un fief sur la terre d'Outre-Manche. De violents vents contraires repoussent le départ et font croire à un mauvais présage. Ces pressentiements se confirment alors que la flotte longe la côte à vide (entre Dives-sur-Mer et Saint-Valéry-sur-Somme) et que d'un second lieu d'embarquement l'appareillage est toujours impossible. Guillaume se décide à organiser avec son armée une procession la nuit. Une comète passe dans le Ciel, et le vent se met alors au Nord.
Guillaume prend la tête de la flotte sur la navire battant pavillon pontifical, Croix rouge sur fond blanc. Le navire amiral est si puissant qu'il arrive seul à l'aube en vue des côtes anglaises (Baie de Pevensey). Ce n'est qu'en milieu de matinée que le reste de la flotte rejoint le bateau de Guillaume et que le débarquement peut s'effectuer le 29 septembre 1066. Harold n'y croyait plus. De Londres, il marche avec son armée à la rencontre de Guillaume le Bâtard, jusqu'à la coline de Hastings d'où il décide de repousser les vagues normandes en édifiant un triple barrage, de flèches tout d'abord, de boucliers et de javelots dans un second temps. Enfin, pour ceux qui survivent, un troisième rempart constitué de hâches de celles que les Vikings affectionnaient. Et les vagues sont effectivement repoussées. Le chaos est tel dans les rangs français que l'on croit Guillaume mort: il relève la protection nasale de son casque et avant de lancer un nouvel assaut, ordonne à ses archers d'incliner leur tir vers le haut afin de contourner la muraille de boucliers et fait abattre une pluie de flèches sur l'armée anglaise. Les flèches tombent du Ciel et l'une d'elles transpercent la tête d'Harold de part en part.
L'usurpateur est mort et au soir, son triple mur finit par céder. Les vagues normandes déferlent sur toute l'Angleterre. Guillaume le Bâtard devient Guillaume le Conquérant. Par la volonté de Dieu, il est couronné roi d'Angleterre le 25 décembre 1066 dans la basilique de Westminster.
Guillaume met en place un système féodal centralisé et donc performant. La rigueur administrative normande traverse elle aussi la Manche et lance l'Angleterre sur la voix du modernisme politique.
Avec la pierre de Caen on construit la Tour de Londres.
Le français devient la langue officielle. L'anglais n'est plus enseigné, utilisé uniquement que par le peuple, il se simplifie.
L'Angleterre est alors un territoire qui adoptera petit à petit les traditions gallo-romaines mâtinées de culture franque. Ce qui faisait l'originalité du Royaume de France, cette espèce de bouillonements de traditions de droit romain, de traditions guerrières, d'héritage gaulois aussi parce qu'il y a là-dedans des traditions gauloises qui sont maintenues. Tout cela essaimera en Angleterre.
C'est pourtant durant le règne de Guillaume que les tensions entre le royaume d'Angleterre et celui de France apparaissent pour s'éterniser pendant plusieurs siècles. Guillaume est roi d'Angleterre et la Normandie est anglaise: il est duc de Normandie, mais c'est un bien de l'Angleterre. Et c'est une affaire qui durera des siècles, qui entraînera les guerres de Cent Ans et des conflits interminables avec l'Angleterre.
Philippe Ier (1060-1108), le nouveau roi de France se méfie de l'influence du Conquérant et fait tout pour la limiter en excitant la crainte de la Bretagne et de l'Anjou face à cet ambitieux voisin et en participant activement à des coalitions antinormandes. Il stimule des dissenssions à l'intérieur même de la cellule familiale de Guillaume. Vingt ans de cette politique excède le Conquérant. Guillaume prend conscience de l'impossible cohabitation entre les deux royaumes. C'est en 1087 sur la route de Paris que son cheval trébuche sur une braise ardente et qu'il trouve la mort.
Un schisme avec les chrétiens d'Orient a provoqué une rupture entre Rome et Constantinople sur le plan dogmatique. Ce qui n'empêche pas les alliances militaires entre chrétiens face à une menace extérieure à la Communauté. Or l'empereur d'Orient a besoin d'aide. Cet appel au secours va converger avec la volonté farouche de l'Eglise de réformer la société de l'Occident chrétien.
En novembre 1095, le Pape Urbain II organise un concile à Clermont qui réunit quelques 200 prélats, les principaux hommes influents sur le plan spirituel en Occident. Ils viennent de France, d'Espagne, d'Italie, d'Angleterre, aucun ne vient de l'empire germanique.
L'autorité de cette église qui se réforme a heurté les sensibilités des empereurs germaniques. Le but est de renforcer la paix de Dieu qui n'est guère respectée.
A la fin du Concile, Urbain II lance dans un prêche en plein air l'idée de la première Croisade. Il s'agit de libérer la Palestine aux mains de Musulmans depuis 638, de reconquérir les lieux saints qui ont vu vivre et mourir le Christ. Mais pour les musulmans aussi Jérusalem est une ville sainte.
[Sous le troisième calife Omar (634-644) l'empereur romain d'Orient contient difficilement les invasions arabes de 635 à 641. Les Romains sont défaits à la bataille de Yarmouk en 636. Omar s'empare de Jérusalem en 638. C'est la première prise de Jérusalem par les musulmans. Les chrétiens sont maintenus sur le territoire contre paiement de l'impôt, mais les Juifs en sont chassés. De 639 à 645, les Arabes conquièrent l'Egypte chrétienne (prise d'Alexandrie en 642). La Syrie est conquise en 640. Les gens conquis changent de religion, ils adoptent les préceptes de Mahomet ou ont des droits amoindris (liberté de culte restreinte) et doivent payer l'impôt, la djizya.
En 1078, Jérusalem est prise aux Fatimides par les Turco-Mongols Seldjoukides qui vont massacrer les Juifs autant que les Chrétiens, détruisent les églises, et empêchent les pèlerins de faire leurs dévotions à Jérusalem. Urbain II rappela que les cités de Nicée, Antioche, Jérusalem, villes où avaient vécu les premiers chrétiens, étaient maintenant aux mains des Arabes, des Sarrasins, des Persans et des Turcs qui détruisaient les églises et "immolaient les chrétiens comme des agneaux".]
Et cela va se savoir sur le Continent, chez nous, et à ce moment-là on se dit il faut aller aider les chrétiens à Jérusalem, et profitons-en pour délivrer le Tombeau du Christ qui est maintenant aux mains des Infidèles.
L'idée de croisade combine le pélerinage en vue de racheter ses péchés et celle de Guerre sainte.
Urbain II fait remonter la logique féodale jusqu'au service de Dieu, qui aura sa rémunération, le salut de l'âme. Et puis si ce n'est les descendants des guerriers francs, des chevaliers de Charles Martel, qui pourra le faire ?
Jérusalem et les Lieux saints sont repris par les Croisés en 1099. Les croisades donnent naissance à une nouvelle chevalerie avec un code et un principe de base, l'honneur.
Le Croisé est marqué du signe de la Croix.
né vers 1058 peut-être à Baisy en Basse-Lotharingie (aujourd'hui en Belgique) ou Boulogne-sur-Mer (en France) et mort le 18 juillet 1100 à Jérusalem, est un chevalier franc. Premier souverain du royaume de Jérusalem au terme de la première croisade, il refuse le titre de roi pour celui, plus humble, d'avoué du Saint-Sépulcre.
Philippe Ier (1060-1108), bigame excommunié, ne peut peut prendre part à la Croisade.
[On n'enregistre pas sans stupeur cet autre arrêt du concile de Clermont de 1095: le roi Philippe Ier s'étant publiquement rendu coupable d'adultère en abandonnant sa femme (il a enlevé celle de son vassal, le comte d'Anjou, Foulques le Réchin), et ayant été sommé au nom de l'autorité spirituelle de renoncer à cette union scandaleuse, fit défaut au concile. Le concile prononça contre lui l'excommunication solennelle. NDLR.]
(1087) viendront les problèmes de succession au royaume d'Angleterre qui ne seront véritablement réglés qu'avec l'accession au trône de la dynastie (française NDLR.) Plantagenêt (1154).
Autre généalogie des Plantagenêt :
L'idéal de croisade, lui, bercera tout le Moyen Âge et traversera les siècles.
L'utilisation du système féodal créé par Guillaume le Conquérant avec son organisation pratique ainsi que l'idéal de croisade et sa philosophie permettront aux futurs capétiens de fédérer et d'asseoir leur autorité sur un territoire que l'on appelle, la France.
Alors que les bruits de bottes américaines se précisent, avez-vous entendu parlé de la "résolution 758" de déclaration de guerre des Etats-Unis contre la Russie adoptée le 4 décembre par la Chambre des Représentants ?
21 Janvier 2015. Yuthura a été prise sur le message d'alarme de la chaîne de télévision allemande "Klagemauer TV (RUS)":
«Aujourd'hui, nous allons nous concentrer sur la prise de grande échelle - la soi-disant" Résolution 758 ", adoptée le Décembre 4 US Chambre des représentants La résolution a été proposée par le Sénat américain et la Chambre des représentants, et fournit la base juridique pour la guerre contre la Russie ....."
Source: "Le Congrès américain a approuvé une déclaration de guerre contre la Russie" (voir https://www.youtube.com/watch?v=JPlFsuWJvzQ)
http://novorus.info/news/events/32672-kongress-ssha-odobril-obyavlenie-voyny-protiv-rossii-fakty-iz-tyla-vraga-17.html
via Google translate http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=ru&u=http://novorus.info/news/events/32672-kongress-ssha-odobril-obyavlenie-voyny-protiv-rossii-fakty-iz-tyla-vraga-17.html&prev=search
La résolution « contient 16 pages de propagande de la guerre », écrit sur sa page Facebook le membre du Congrès, et directeur de l’Institut de pour la paix et la prospérité (Institute for Peace and Prosperity) Ron Paul. Il examine en détail les différents paragraphes du document, en expliquant, que les accusations contre la Russie qu’ils contiennent sont sans fondement et ne correspondent pas à la réalité.
Par exemple le paragraphe 3 de la résolution accuse la Russie d’envahir l’Ukraine et la condamne de violer la souveraineté de cet Etat. « Avec nos satellites sophistiqués, qui peuvent lire de l’espace une plaque immatriculation, nous aurions pu avoir des vidéos et des photos de cette invasion russe », ironise Ron Paul.
« Quant à la « violation de la souveraineté », les Etats-Unis n’ont-ils pas eu ce rôle dans le renversement du gouvernement légitimement élu de l’Ukraine ? », s’interroge-t-il. « Nous avons tous entendu comment la secrétaire d'État adjointe des Etats-Unis, Victoria Nuland, se vantait que les Etats-Unis ont dépensé 5 milliards de dollars pour un changement de régime en Ukraine »,ajoute l’expert.
Le paragraphe 14 de la résolution affirme que l’avion Boeing malaisien, qui s’est écrasé en juillet dernier en Ukraine, a été abattu par un missile tiré par des « membres de la milice pro-russe ». Cependant, le rapport officiel de l’enquête sur cette tragédie ne sera présenté que l’année prochaine. Quant au rapport d’enquête préliminaire, il ne contient pas de conclusion selon laquelle l’avion a été abattu par un missile et aucun des côtés n’est blâmé pour cette catastrophe, rappelle le directeur de l’Institut pour la paix et la prospérité.
Le paragraphe 22 fait valoir que la Russie a envahi la Géorgie en 2008. Mais l’enquête de l’Union européenne a démontré que c’est bien la Géorgie qui a entamé des opérations militaires sans fondement contre la Russie, et non pas l’inverse, souligne Ron Paul, supposant que les membres du Congrès n’ont sans doute pas lu la résolution avant de voter.
Selon Ron Paul, certains passages de la résolution semblent comiques, surtout la partie où les Etats-Unis accusent la Russie « d’acquisition illégale d’informations » sur le gouvernement américain, et ce, après les révélations d’Edward Snowden sur l’espionnage américain à l’échelle planétaire.
Le vice-président du parti politique tchèque Démocratie populaire (ND) Ladislav Zemanek estime que « la résolution contre la Russie, approuvée par le Congrès, n’est qu’un triste témoignage du point où en sont arrivés les Etats-Unis, qui, il fût un temps, auraient pu être un modèle de liberté et de démocratie. C’est une illustration supplémentaire de l'immense fardeau idéologique de la politique américaine , sous la pression duquel cette politique ne correspond plus du tout à la réalité, n’étant qu’une manifestation de l'orgueil, de l'arrogance , de l’insatiabilité et de l’agressivité des cercles dirigeants des Etats-Unis et des groupes sociaux liés avec eux ».
La résolution 758 exige de la Russie d’arrêter de s’immiscer dans les affaires intérieures de l'Ukraine. Mais pour l’instant, ce sont les Etats-Unis et l’Union européenne qui s’immiscent dans la politique intérieure de l’Ukraine, souligne l’homme politique tchèque. Les Américains exigent le désarmement des soi-disant séparatistes, posant cela comme une condition sine qua non de la paix en Ukraine. Peut-être que la paix aurait bien pu s’installer, mais elle serait précédée d’un génocide de la population locale, opposée aux autorités de Kiev, ajoute Ladislav Zemanek.
L'adoption d'un important projet de loi par la Chambre des représentants des États-Unis le 4 décembre (H. Res. 758) donne de facto le feu vert au président et commandant en chef étasunien de lancer - sans approbation du Congrès - un processus de confrontation militaire avec la Russie.
La sécurité mondiale est en jeu. Ce vote historique, pouvant potentiellement affecter la vie de centaines de millions de personnes dans le monde, n'a reçu pratiquement aucune couverture médiatique. Il règne un silence médiatique total.
"Les Etats-Unis se préparent à attaquer la Russie par la Baltique", selon un article ce soir de Jacques Frère sur
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Marion Maréchal-Le Pen fait trembler Manuel Valls à l'Assemblée nationale. Regardez bien sa main gauche à 5:15 : Valls tremble !
Sur les bancs socialistes, on dirait que certains commencent à se poser des questions sur la santé mentale du Premier ministre. Manuel Valls sombrerait-il dans la folie ?
Le Premier ministre Manuel Valls a répondu aujourd'hui au député du Front National, Marion Maréchal-Le Pen, que son parti (le FN) trompait les les ouvriers, les agriculteurs, ceux qui souffrent
Qui a dit «moi président je», «le changement c'est maintenant», les «mon ennemi c'est la finance», les «l'inversion de la courbe du chômage», les «la croissance, elle est là», les «président irréprochable», etc. ?
«Madame, jusqu'au bout je mènerai campagne pour vous stigmatiser et dire que vous n'êtes ni la République, ni la France», a déclaré Manuel Valls. Mais il est qui, lui, Valls ? Se prendrait-il pour la France ? La mégalomanie guette... On savait, grâce à Michel Onfray, qu'il était un crétin, mais là, on le voit carrément sombrer dans la folie !
Notes
[1] Manuel Valls à Marion Maréchal-Le Pen : «Vous trompez les petites gens», Le Figaro, Par Tristan Quinault Maupoil, Mis à jour le 10/03/2015 à 17:41, Publié le 10/03/2015 à 17:23
En avez-vous entendu parlé ?
. Porochenko et les accords de paix de Minsk 1
. Kiev coupe le gaz au Donbass: "des relents de génocide", selon Poutine
. Manif pro-Poutine et anti-Maïdan à Moscou : « Non au Maïdan, non à la guerre »
. Ukraine : Kiev ne retire pas ses armes lourdes, Moscou interpelle Kiev, Debaltseve libéré
. Le Royaume-Uni envoie des troupes en Ukraine (Annonce de David Cameron le 24 février 2015)
Vers un scenario à la Houellebecq qui dans son roman Soumission prévoit une victoire dans les urnes de l'islam en 2022 ?
Le Parti Égalité-Justice prône l'abolition de la loi sur l'interdiction du voile à l'école, veut imposer l'Aïd-el-Kébir comme jour férié national, et des menus halal dans les cantines scolaires. Il présente des candidats dans dix cantons de l'Est de la France. [1]
Le «communautarisme» est établi comme étant «une priorité» de la structure, qui prône «des accommodements raisonnables» avec la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat pour servir «les musulmans». Les 200 sympathisants revendiqués s'opposent à la loi sur mariage pour tous, qui, assurent-ils, ne répond qu'à «un petit lobby influent d'homosexuels».
Pour Fatih Karakaya, un candidat à Schiltigheim (Bas-Rhin) cité par l'hebdomadaire, «il n'y a pas de différence entre Manuel Valls et le FN» quant à leur prétendue islamophobie. «Notre cœur de cible, ce sont les gens issus de la diversité. Longtemps ils ont prêté leurs voix aux partis traditionnels. Il est temps de les récupérer», insiste Mehmet Yamakoglu, candidat à Besançon, interrogé par l'Est-Républicain.
Pour Mine Günbay, adjointe PS au maire de Strasbourg, le PEJ est «à minima islamo-conservateur» et défend un programme «absolument abject».
Le Parti Égalité-Justice espère 5000 adhérents dans deux ans et une candidature à l'élection présidentielle. «On pense simplement qu'un jour, si un président d'origine musulmane est élu, ça serait bénéfique», explique Fatih Karakaya.
Ce qui est certain, c'est que l'état Léviathan UMPS qui jusqu'à présent a tenté de s'agréger les voix des musulmans et de contrôler l'islam en l'organisant (formation des représentants de l'islam dans le cadre du plan de réforme du CFCM), changera radicalement de discours dès que les musulmans qui se seront auto-organisés, et sortant de la plantation, mettront en danger les valeurs républicaines qui sont le mariage gay, la théorie du genre à l'école, et le Vivre ensemble dans France apaisée. Ce jour-là, plus aucun musulman ne votera PS, parti alors moribond qui changera de fusil d'épaule au dernier moment (l'emploi du terme programme absolument est déjà un signe avant-coureur de cette évolution) tout en étant complètement discrédité auprès des Français autochtones qui eux aussi auront cessé de voter socialiste depuis un moment. Le scenario de Houellebecq deviendra possible. Et tout deviendra possible.
Notes
[1] Départementales : un parti créé pour défendre «les valeurs des musulmans», Le Figaro, Home LE SCAN Le Scan, Par Tristan Quinault Maupoil, Publié le 09/03/2015 à 15:52
Le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur RMCMichel Onfray, il y a quelques jours, accordait un entretien au magazine Le Point :
« Je préfère une analyse juste d'Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL. Les papous vont hurler, mais ils ne me feront pas dire que je préfère une analyse injuste de BHL sous prétexte qu'il est de gauche,» avait déclaré Michel Onfray.
Cette déclaration suscita hier matin
« Quand un philosophe connu comme Michel Onfray, apprécié par beaucoup de français, explique qu'Alain de Benoist, qui était le philosophe de la Nouvelle droite dans les années 70 et 80, qui d'une certaine manière a façonné la matrice idéologique du Front national, vaut mieux que Bernard-Henri Lévy, cela veut dire qu'on perd les repères. »
Ce matin sur RMC, Michel Onfray a remis à sa place le Premier ministre sur les repères du parti socialiste. C'est plutôt Manuel Valls qui perd les pédales !
C'est drôle qu'on me reproche à moi de perdre mes repères
Michel Onfray contre "les papous"
Interrogé par Jean-Jacques Bourdin : Vous parlez de papous, qui sont ces papous qui hurlent contre vous ?, Michel Onfray a expliqué :
prétendument les philosophes, les politiciens, et je savais bien qu'ils préféreraient de toutes façons bien une analyse injuste de BHL plutôt qu'une analyse juste de qui que ce soit d'autres et qui soit de droite.
Jean-Jacques Bourdin a répondu en rigolant : Oui je les connais aussi, je suis un peu dans le même cas que vous!
-Je pense que les gens de droite disent des choses justes et sensées de temps en temps et c'est l'honneur d'un homme de gauche de reconnaître qu'ils disent des choses justes. Je suis athée, j'ai écrit le Traité d'Athéologie, et les choses se savent, mais je préfère un croyant intelligent à un athée débile, cela me paraît tellement sidérant que l'on soit obligé de dire que l'on préfère l'intelligence à la bêtise, que je m'étonne.
Interrogé pour savoir s'il voterait aux prochaines Départementales, Michel Onfray a annoncé qu'il ne voterait pas pour ne plus se faire avoir :
Non, c'est fini. Moi je suis d'une gauche antilibérale, donc je n'ai jamais voté à droite, je n'ai même pas voté Chirac au moment où tout le monde nous disait qu'il y avait un danger fasciste (en 2002 NDLR.), alors que l'on savait très bien que Chirac serait élu entre 60 et 80%.
Donc, je me suis fait avoir pendant très longtemps. Et puis, je me dis que je n'ai pas envie de voter pour des gens qui défendent exactement la même vision des choses que Nicolas Sarkozy.
J'ai de la sympathie pour Mélenchon, sur le Parti communiste, parce que je pense que ce sont eux qui tiennent un discours juste sur la misère, le SMIC, mais je ne peux pas soutenir des gens comme Mélenchon qui défendent Robespierre, Chavez, Castro, Ahmadinejad, je ne peux pas souscrire à cette vision des choses qui est antisioniste limite antisémite. Donc je suis un peu gêné.
Interrogé sur la fameuse liberté d'expression dont on a tant parlé à l'occasion du 11 janvier 2015, ... la pensée unique, la police de la pensée, Michel Onfray a répondu :
Oui. m'a prêté un propos que je n'ai jamais tenu.
Parce que vous avez eu l'honnêteté de dire que j'avais dit qu'il valait mieux une idée juste d'Alain de Benoist à une idée injuste de BHL, cela ne veut pas dire que l'on préfère Alain de Benoist à BHL, mais aurais-je même dit que je préférais Alain de Benoist à BHL - ce que je n'ai pas dit -, aurais-je même dit cette chose-là, je n'ai pas le droit de le dire, je n'ai pas le droit de le penser ?
Parce que d'un seul coup, tous ces gens qui n'ont pas lu une seule ligne d'Alain de Benoist, sont incapables de me donner un titre d'Alain de Benoist m'expliquent qu'il est "d'extrême droite", qu'il a soutenu l'O.A.S. Et oui il a soutenu a soutenu Trotsky, et Bernard-Henri Lévy a soutenu Mao, et puis pratiquement tous les gens qui sont dans la presse de gauche aujourd'hui ont eu leur période de défense de Pol Pot, de Mao, de Trotsky, de l'Union soviétique, etc. Et ces gens-là, c'est pire que l'O.A.S. (organisation politico-militaire pour la défense de l'Algérie française créée en 1961. NDLR), pour moi cela se vaut.
L'Union soviétique et l'O.A.S., pour moi c'est exactement la même chose, donc si on commence à chercher dans le passé des gens, pour leur interdire d'écrire, de publier, et de faire partie du paysage intellectuel, - et je regrette Alain de Benoist fait partie du paysage intellectuel et on le criminalise en disant qu'il est fasciste. Il suffit de lire Eléments, ou de quelqu'uns de ses livres pour savoir que c'est un intellectuel de droite -. Ce n'est pas ma pensée, mais je me nourris de tous les intellectuels, tout comme je lis la Bible et je ne suis pas chrétien, je lis le talmud et je ne suis pas juif, je lis le coran et je ne suis pas musulman.
En somme, les socialistes sont des religieux totalitaires exclusivistes et non inclusifs comme ils se plaisent pourtant parfois à le dire : ils excluent, ils interdisent que l'on lise, évoque, ou cite toute personne qui ne soit pas "de gauche", mais aurait un discours déviant. Quand bien même ce discours de cet auteur déviant serait juste, du moment qu'il émane d'un auteur mal-pensant, il doit être banni. Au royaume des aveugles illuminés, les borgnes illuminés sont rois !
Notes
[1] Podcast Bourdin RMC, RMC : 09/03 - Bourdin Direct - 8h-9h
http://direct-radio.fr/popup_podcast?nid=2699
[2] Belle image de la Ville d'Evry. Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos". (Video).
Manuel Valls, par son "plan de peuplement" annoncé le 6 mars 2015 (politique dite de "mixité") cherche en fait à en imposant aux maires récalcitrants - avec toutes les armes et la force de l'état Leviathan (les préfets pourront se substituer aux maires pour délivrer les permis de construire des "logements sociaux") -, l'implantation de populations immigrées en zones péri-urbaines, dans les communes de plus de 3500 habitants (loi SRU) et dans la ruralité.
sur Europe 1/iTELE/Le Monde, Manuel Valls s'en est pris au philosophe Michel Onfray, qu'il accuse de « perdre les repères » et de préférer l'intellectuel de la Nouvelle droite, Alain de Benoist, à Bernard-Henri Lévy. [1] Curieuse - ou logique - accointance de Valls avec BHL, quand on sait que ce dernier est l'ambassadeur de l'UMPS depuis au moins 2011 et l'expédition contre la Libye sous Nicolas Sarkozy pour laquelle les oligarques devront rendre des comptes vu le développement des islamistes dans cette région...
« Quand un philosophe connu, apprécié par beaucoup de Français, Michel Onfray, explique qu'Alain de Benoist, qui était le philosophe de la Nouvelle droite dans les années 70 et 80, qui d'une certaine manière a façonné la matrice idéologique du Front national, avec le Club de l'Horloge, le Grece, (...) au fond vaut mieux que Bernard-Henri Lévy, ça veut dire qu'on perd les repères », a dénoncé le Premier ministre.
« Dans ce moment-là, mon rôle, le rôle des formations politiques, c'est de faire en sorte qu'on comprenne quels sont les enjeux », a-t-il ajouté, comme si le rôle des politiques était de « faire comprendre au peuple les enjeux et que celui-ci n'était pas assez grand pour le faire tout seul sans les lumières de ces illuminés.
Notes
[1] Valls s'en prend au philosophe Michel Onfray, Home ACTUALITE Flash Actu, Par lefigaro.fr avec AFP, Mis à jour le 08/03/2015 à 11:56, Publié le 08/03/2015 à 11:55
Vous pensiez que la priorité des socialistes étaient la lutte contre le chômage ? Détrompez-vous, la lutte prioritaire c'est le combat contre le FN !
le secrétaire d'Etat PS aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, affirme qu' « il est temps de reconnaître que la lutte contre le FN est prioritaire ».[1]
il explique que « force est de constater qu'on a trop souvent dans le passé jouer avec le Front national. À gauche, en l'instrumentalisant. À droite, en pratiquant le déni (...). Aujourd'hui, la priorité commune, c'est le combat contre le FN. [...] Il s'agit de mettre fin au déni devant une menace majeure. En ne nous trompant pas, j'insiste, de priorités.
Mr Le Guen, vient de rédiger pour la Fondation Jean Jaurès une analyse politique de 36 pages (Front national, le combat prioritaire de la gauche), qui, à gauche, fera date, selon le journal.
Jean-Marie Le Guen s'adresse à l' ensemble du camp républicain
S'adressant à l'ensemble du camp républicain (droite, gauche, gauche de la gauche) et estimant que personne ne peut être exonéré de sa propre responsabilité (dans la montée en puissance d'un parti xénophobe et anti-européen, désormais aux portes du pouvoir), Le Guen tire la sonnette d'alarme , selon le JDD.
Car pour le secrétaire d'Etat, le FN n'est pas un produit de circonstance. Ce n'est pas - ou pas seulement, ce serait trop facile - la conséquence de la +mal-politique +, de gauche et de droite.
Pour les républicains, l'islam en France et l'islamisation du pays ne vont pas assez vite. Ce serait une des raisons de la montée du FN. Jean-Marie Le Guen explique en effet : la mondialisation, la crise de l'Europe telle qu'elle est, le danger terroriste, les retards pris dans l'accouchement d'un islam de France, le malaise profond de tant de quartiers, le chômage de masse qu'on ne pourra pas terrasser en quelques mois : c'est de tout cela que se nourrit le Front national puis de prévenir :forcément, bien au-delà des cantonales, la crise va durer.
Pour lui, la droite doit en finir avec les facilités qui ont été trop longtemps les siennes et ce degré de porosité avec le FN imputable aux buissonneries d'hier. La gauche, elle, doit cesser d'être naïve ou idéaliste. [...] "Je dis à tous : ne soyez ni naïfs, ni opportunistes, ni sectaires. Reprenez-vous!
Cette fuite en avant des oligarques (Cf. Le "plan de peuplement", plan de remplacement des Français autochtones assumé par le gouvernement), ne fonctionnera pas. De la même façon que toutes les idéologies totalitaires se sont fracassées contre le mur de la réalité, l'idéologie mondialiste, mélangiste, mixiste, se brisera elle aussi sur le Réel.
Notes
[1] Le Guen : "la lutte contre le FN prioritaire", Flash Actu Par lefigaro.fr avec AFP, Mis à jour le 08/03/2015 à 08:02 Publié le 08/03/2015 à 07:59
Devant l'échec de l'Union européenne, la crise mondialiste, et les crises engendrées par la modernité, dont la première, la crise de l'autorité, les républicains se trouvent désemparés. De marine Le Pen [1] à Jean-Pierre Chevènement , ils avancent tous que la nation aurait une vertu particulière. Pour les uns la nation aurait la vertu d'être un rempart au mondialisme (nationalistes et souverainistes de droite), pour les autres la nation serait "le cadre privilégié de la démocratie" (Jean-Pierre Chevènement et souverainistes de gauche). Ces deux assertions sont fausses bien évidemment. On a pu voir par exemple au XXe siècle combien la nation entendue comme source de la légitimité démocratique (souveraineté nationale) en Urss ou en Allemagne a pu effectivement conduire à la démocratie, comme aujourd'hui en France, en Chine ou en Corée du nord ! On peut voir également combien la conception d'une nation coupée de son héritage historique et de la loi naturelle peut sombrer aujourd'hui dans le totalitarisme du genre et du Grand remplacement assumé et planifié.
Le seul cadre privilégié capable d'assurer la démocratie, en France, c'est Dieu. Le Dieu trine de la catholicité qui a façonné la France depuis Saint Martin, Apôtre des Gaules, en passant par Clovis, sainte Jeanne d'Arc, Henri IV ou Louis XVI. Dieu qui, par ses commandements, est le seul capable de contraindre moralement les consciences, et d'être un rempart au totalitarisme, qui aujourd'hui est le mondialisme anglo-saxon déconstructeur (le changement de civilisation de Christiane Taubira et sa loi de "mariage" homosexuel), avec ses bras financiers, et militaires.
Des deux sources de la légitimité (l'homme et la nation depuis 1789 ou Dieu depuis l'Antiquité), il y en a une qui a suscité le totalitarisme, et ce n'est pas la légitimité venant de Dieu mais celle venant des assemblées "représentatives" et notamment la Terreur terroriste révolutionnaire de 1793, qui a inspiré les terroristes bolchéviques de 1917 et leurs répliques.
Entre les deux sources de la légitimité, entre Dieu et Mamon, il faut choisir.
Notes
[1] "La nation, meilleur rempart au magma mondialisé", Marine Le Pen part en croisade contre le mondialisme au zénith de Rouen, FN Villeurbanne, 16 janvier 2012.
[2] "Les politiques ont trompé les Français sur l'Europe", Jean-Pierre Chevènement sur France 5, samedi 28 février 2015
. La démocratie ne peut pas être fondée sur le relativisme (Benoît XVI)
Nouvelle video excellente de Boris le Lay : "Politique de peuplement", le génocide des Français de souche
Extrait :
« Je ne le sors pas de mon esprit, je l'ai lu pas plus tard qu'aujourd'hui dans la presse en prenant connaissance des dernières déclarations du Premier ministre, Manuel Valls, politique qui a été qualifiée de "politique de peuplement" par l'intéressé. [1]
Nous sommes à un tournant extrêmement important, puisque pour la première fois, le gouvernement français assume la planification du remplacement de population dans l'Hexagone (plan de "mixité". NDLR.) Jusqu'alors, ce n'était pas assumé. [Et ceux qui évoquaient le génocide des Français de souche comme une oeuvre franc-maçonnique -au moins depuis les années 1930 - étaient qualifiés du nom de "complotistes" "paranoïaques", alors même que les vrais auteurs du complot de remplacement étaient et sont toujours au pouvoir. NDLR] C'était une politique de facto, mais maintenant c'est assumé, et c'est planifié, avec des mesures très précises.
Cette fuite en avant. Rappelons-nous que tout a commencé le 8 janvier 2015 lors des attentats contre Charlie Hebdo, qui a été une véritable onde de choc pour le gouvernement socialiste et pour les tenants de l'immigrationnisme et du multiculturalisme, en ce sens que des immigrés musulmans radicaux ont frappé des gens de gauche sur leurs propres "valeurs". Ce fut un assaut frontal contre la voie officielle de tout ce que peut porter le socialisme, le marxisme tel qu'on le comprend au plan culturel en France.
La réponse du gouvernement socialiste, qui ne pouvait pas être une attaque sur l'immigration en tant que telle, ni sur la progression de l'islam en France - puisque ce sont ses clientèles électorales -, et aussi pour des raisons idéologiques et politiques, la gauche a donc décidé de frapper le peuple lui-même, de contrôler la réaction populaire d'indignation, de retourner cette énergie formidable en utilisant cette énergie pour façonner un nouveau message qui n'était pas le message authentiquement populaire, - qui était le rejet de l'islam violent et de ses causes -, et donc d'utiliser cette énergie et la retourner contre le peuple lui-même, à savoir ses réflexes d'auto-défense, et nous avons vu à la suite -au nom de la liberté d'expression- toute une batterie de lois visant précisément à détruire la liberté d'expression, ou plus exactement la liberté d'expression des opposants au Régime, ceux qui appellent à une réaction très forte d'ordre identitaire contre les menaces existentielles qui pèsent sur les populations autochtones. Donc retournement, et ensuite contre-offensive.
Maintenant, la contre-offensive se développe et nous passons à l'offensive pure et simple. Il s'agit d'imposer aux autochtones le remplacement de population avec toute la puissance des instruments de l'Etat. Chose extraordinaire: les causes deviennent les effets, et les effets deviennent les causes.
Donc les causes de l'attentat contre Charlie Hebdo étaient bien évidemment l'islamisation et l'immigration de masse, les effets étaient la réaction identitaire. Par le truchement de la propagande du Régime, l'effet est devenu la cause - en l'occurence la résistance identitaire -, et la cause est devenu l'effet - en l'occurence l'immigration et l'islam sont devenus les victimes, les victimes de cette résistance identitaire, qui passe maintenant pour une agression identitaire de la part des autochtones . Au plan moral, inutile de développer, cela en dit long sur ceux qui se livrent à de telles manipulations d'ampleur de cette nature.
Premier point programmatique développé dans le cadre de cette politique de peuplement : obliger les communes à construire des logements sociaux. Il y a un seuil pour les communes de plus de 3500 habitants de 25% de logement social (loi SRU sur la "Solidarité et le Rénovement Urbain") et Manuel Valls s'est ému du fait qu'un tiers des communes refusaient de souscrire à cela.
Il a aussi demandé aux préfets de faire des propositions très rapides, pour mettre en oeuvre cette politique de constructions de logement sociale. Donc, de l'exécutif pur. Voire leur a proposé des méthodes pour contourner les maires pour mener cette politique de façon autoritaire (en délivrant des permis de construire à la place des maires. NDLR.) Il a aussi évoqué le fait qu'il fallait éviter la concentration des "plus pauvres" dans les mêmes espaces. Il dit "il faut favoriser la mixité sociale". Et il faut désormais que les nouveaux arrivants n'aillent plus dans les 1500 quartiers dits "sensibles" pour les placer partout ailleurs en dehors de ces 1500 quartiers. Enfin il y a la révision de la carte scolaire pour favoriser la "mixité sociale".
Nous avons à faire à un Régime que je qualifie de néo-communiste ou de néo-soviétique qui suit une idéologie qui amène un programme, lié à ce que j'appelle le communisme racial. Nous n'avons pas à faire à un communisme qui se mêle de la production économique en tant que tel, il s'agit de parvenir à l'égalitarisme biologique car comme je l'avais dit, leur idéologie indifférentiste qui consiste à créer une humanité uniforme suivant une espèce d'eschatologie mystique, millénariste, qui voudrait que nous parvenions à un monde unifié sans frontière, donc sans conflit [les millénarismes sont en outre indicateurs de régime totalitaires monistes confondant le temporel et le spirituel. Aujourd'hui, sous couvert de laïcité, un état Leviathan gnostico-théocratique, de droit occulte, dirige la France. NDLR.], puisque le présupposé est que s'il n'y a plus de frontières, il n'y a plus de conflits - frontières de tous ordres d'ailleurs et même biologiques -, il faut parvenir à cet homme universel qu'est le métis. Et donc il faut la mettre en oeuvre. Et j'avais dit que c'était très proche des régimes communistes d'antan, bien que la politique ne se focalise pas sur l'économique mais maintenant sur le culturel et le racial. Parce que, comme toute politique égalitariste, il s'agit de parvenir à une égalité réelle et cette égalité doit être mise en oeuvre. Parce que si vous voulez mener une politique égalitariste qui soit réelle, il faut transformer ce réel. Mais qui va le transformer ? Est-ce que cela va reposer uniquement sur les bonnes volontés ? Non. Evidemment pas. Si cela repose uniquement sur les volontés individuelles, si vous laissez la LIBERTE aux individus de faire leur choix, vous ne parviendrez jamais à faire une égalité réelle. C'est pourquoi il faut que l'état intervienne et mène cette politique égalitariste. Je vous donne un exemple: du temps de l'URSS, on a mené une politique économique radicale avec la dékoulakisation, c'est-à-dire que l'on avait saisi les biens de tous les paysans aisés, mais en fait c'était tous les petits propriétaires terriens et on les avait dépossédés. Moyennant quoi cela avait désorganisé l'économie, et avait abouti à des centaines de milliers, voire des millions de morts. Mais l'Etat était intervenu pour imposer une norme. C'est exactement ce dans quoi nous nous trouvons sur une échelle encore plus radicale puisque nous nous trouvons sur une échelle biologique.
Manifestation dans le cadre de la dékoulakisation. Les calicots portent : « Nous allons liquider les koulaks en tant que classe » et « Tout pour la lutte contre les saboteurs de l'économie agricole ».
le quartier des Hautes Noues à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne)le revenu moyen par habitant 20 % supérieur à celui de Verdun.
coups de chicottecoups de chicotte
Une politique menée à coups de schlague.
se fracasser contre le mur de l'extrême droite
Ce qui est certain, dans cette "politique de peuplement," c'est que ce n'est pas à l'Etat d'imposer d'en haut un changement de population ni même une "politique de peuplement". Il s'agit là d'une tyrannie absolue, une colonisation imposée d'en haut, jamais vue dans l'histoire de France. Une faute politique qui se paiera cash, le jour venu.
[2] Christophe Guilluy : «Le 93 n'est pas un espace de relégation, mais le cœur de l'aire parisienne», Le Figaro, Home FIGARO VOX Vox Societe, Par Guillaume Perrault, Publié le 11/09/2014 à 19:32;
«L'insécurité sociale conduit à une demande de protection », Le Figaro, Home ACTUALITE Politique, Par Guillaume Perrault Mis à jour le 20/02/2013 à 16:29, Publié le 20/02/2013 à 10:41
[3] La citation exacte et complète de de Gaulle est la suivante : "C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !" (Conversation entre De Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d'Algérie, C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994, p. 52.)
[4] France: Valls dénonce un endormissement généralisé face au danger immense de l'extrême droite, Romandie.com, 5 mars 2015
. « Mixité» : Manuel Valls annonce un plan d'un milliard d'euros contre les jeunes (7 mars 2015)
. Colonisation : Manuel Valls veut initier une «politique de peuplement» (22 janvier 2015)
. République absolue : "La gauche a adopté la vision nazie de la biologie" (Gilad Atzmon)
. Subversion du langage : Un poème d'Armand Robin qui explique le programme des deux derniers siècles