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Christ Roi

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Horloge

21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 12:38

Faillites bancaires en vue ? La "Banque Centrale Européenne" (BCE) tire la sonnette d'alarme ici : http://www.easybourse.com/bourse/financieres/article/21367/la-bce-salarme-au-sujet-du-secteur-bancaire.html et doit annoncer aujourd'hui une série de mesure visant à "refinancer" les banques... avec l'argent de nos impôts. Montant avancé du casse : 500 milliards d'euros sur trois ans... Rappelons qu'en 2008, suite au krach financier et l'effondrement des bourses mondiales, les Européens en général et les Français en particulier avaient déjà du mettre la main à la poche pour redresser les banques en faillite par de l'argent public, dans ce que nous avions alors appelé le "vol du siècle"... Le coût pour les Français en 2008 : 360 milliards d'euros

 

Manifestement, en 2011, ces vampires n'en ont toujours pas assez ! Privatisation des profits et des bénéfices pour les banksters et nationalisation des pertes pour le "peuple", ils s'enrichissent de l'effondrement financier, des années de vol et d'usure leur remplissent les poches, et lorsque la faillite arrive, ils se font rembourser leur folle politique économique par des milliards de subventions publiques supplémentaires ! Bienvenue dans Euroland, le pays des banksters !

 

Ce fil est susceptible d'augmentations au fur et à mesure que tomberont les miettes d'info... que les medias voudront bien nous donner.

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Add. 21.12.2012. 16:35. La BCE prête 489 milliards d'euros aux banques européennes. La Banque centrale européenne (BCE) a lancé ce mercredi une opération inédite : un prêt sur trois ans, d'un montant illimité, et très bon marché à un taux d'intérêt de 1 %. Les banques ont ainsi emprunté 489 milliards d'euros. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel espèrent que, par ce biais, les banques "rachèteront les obligations souveraines" (sic). (1)

 

Ce prêt de 489 milliards constitue un record après le précédent prêt de la BCE de 442 milliards à un an en 2009... Prêt qui en 2009 était déjà "destiné à débloquer les marchés du crédit" et qui constituait le "plus important programme de prêts aux banques mis en place par la BCE depuis celui de décembre 2007", qui s'élevait à 348,6 milliards d'euros... Le prêt de 442 milliards de la BCE à un an en 2009 avait "pour objectif de dégripper les marchés du crédit en injectant des liquidités censées aider les banques à se prêter de l'argent entre elles, ainsi qu'aux entreprises et aux particuliers"... (2) L'abîme financier créé par les eurocrates et autres banksters devient un gouffre duquel nous ne sortirons pas. Depuis l'éclatement de la crise financière en septembre 2008, les banques centrales du monde entier ont injecté plusieurs centaines de milliards sur les marchés.

 

Sources:

 

(1) La BCE prête 489 milliards d'euros aux banques européennes, les marchés restent sceptiques, LEMONDE.FR | 21.12.11 | 14h31   •  Mis à jour le 21.12.11 | 16h00)

(2) http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/services-financiers/200906/24/01-878443-la-bce-prete-442-milliards-deuros-aux-banques.php 

 

Les banksters, déjà propriétaires des dettes publiques d'Etats européens obligés d'emprunter auprès d'eux à des taux prohibitifs, font une nouvelle affaire : en acquérant un prêt historique de la BCE à 1%, ils prêteront aux Etats européens à 3 ou 4% ! Bénéfice triplé voire quadruplé, détournement et vol organisé à grande échelle et en groupe, circulez, personne n'a rien vu !  

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Banksters : le vol du siècle 

- Mensonge du siècle : "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable" (François Fillon)

- Pourquoi et comment la France est asservie par les banques ?

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 07:11

Alors que Whashington tente de créer une révolution de couleur en Russie, Moscou juge Washington trop brutal envers les manifestants américains du mouvement "Occupy Wall Street".

Le recours à la force contre les manifestants du mouvement Occupy Wall Street (video Ria Novosti) est excessif, a indiqué mardi 13 décembre Konstantin Dolgov, délégué aux droits de l'homme du ministère russe des Affaires étrangères.

"En ce qui concerne la réaction des autorités face à ces protestations, y compris aux Etats-Unis, on peut constater des cas de brutalité injustifiée et de recours à la force excessive", lit-on dans un commentaire de M.Dolgov publié sur le site du ministère russe. (1)

 

Les manifestants d'Occupy Denver, qui critiquent les dérives du système financier, ont mis le feu à leur propre camp lors d'une opération policière visant à le liquider, a annoncé aujourd'hui le porte-parole de la police Matthew Murray cité par les médias occidentaux.

Près de 50 militants ont fait face à la police. L'incendie a été éteint et le camp a été détruit. Personne n'a été blessé. Neuf activistes luttant contre "le terrorisme financier" ont été interpelés.

Selon les médias, le camp de Denver (Etat du Colorado) était un des derniers à subsister dans les grandes villes américaines, la police ayant déjà liquidé les camps de New York et de Los Angeles. (2) 

 

Sources:

 

(1) http://fr.rian.ru/world/20111214/192703959.html

(2) http://fr.rian.ru/world/20111221/192802726.html

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 07:10

Ceux qui se sont autoproclamés les leaders du christianisme en France n’ont pas apprécié – et on le comprend aisément – la fulgurante ascension de Civitas. Christine Boutin qui croit pouvoir recueillir les voix chrétiennes a pris le wagon de la critique médiatique pour caricaturer le jeune institut. Et les journalistes catholiques eux-mêmes, à l’instar d’Isabelle de Gaulmyn, de La Croix, n’ont fait qu’exprimer une aigre animosité à l’endroit de ce mouvement pour eux trop encombrant. Plus intéressante – et ce n’est pas la première fois – est l’analyse de Jean-Marie Guénois. Reconnaissant les bienfaits du mouvement, il exprime cependant une circonspection à l’égard de ce qui n’est à ses yeux qu’un feu de paille : Civitas. « Son audience n’existe et n’existera que par rapport à l’objet de ses protestations, ces spectacles ou d’autres scandales à venir. Et non par ses propositions totalement irrecevables dans le cadre de la laïcité française et formellement rejetées par l’Eglise catholique. »

Ce qu’il dénonce, disons-le tout nettement, c’est le fait que Civitas s’engage à restaurer une France chrétienne. Idéaliste voie pour un grand nombre de nos compatriotes qui ont déserté les champs de la catholicité au profit de ceux de la réconfortante laïcité. L’anticléricalisme a exilé la religion dans les sacristies où leurs affectataires semblent s’en satisfaire. Les accommodements consentis avec le monde ne peuvent plus, à leurs yeux, nous permettre de redemander qu’on pende le crucifix dans les écoles ou que l’on quémande à nos députés d’invoquer publiquement le nom de Dieu. En France, on ne peut chanter : Dieu sauve le président ! On ne peut graver sur nos pièces et imprimer sur nos billets : In God We Trust…

Ces esprits oublient que le Christ a dit à Pilate que toute autorité venait de Dieu. L’État est une société naturelle, créée par lui, au même titre que la famille. Un chef, comme un père, doit considérer le bien de ses protégés, non pas en contraignant par la force, mais en garantissant un maximum de chances à ceux qui lui sont confiés. S’il pense devoir appliquer pour principe objectif la liberté religieuse, comprise comme la licence de toutes les fantaisies mystiques, alors il faut aussi que le père pratique sa religion en privé, qu’il n’impose aucun sacrement à ses enfants, qu’il n’expose aucun crucifix dans les chambrées et qu’il maintienne en toute discussion la neutralité. Pourquoi ce qui est applicable à la petite famille, celle qui nous tient par le sang, ne serait pas applicable à la grande, celle qui nous tient par la nationalité ? Toutes deux ne sont-elles pas régies par le bien commun ?

 

Source: Côme Prévigny, agrégé de l’Université et membre de l’Institut Civitas, tribune libre pour Nouvelles de France via http://www.contre-info.com/apres-l%e2%80%99automne-catholique-l%e2%80%99hiver-laic

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 07:09

 

 

La situation actuelle de la dette est le résultat « des politiques qui ont été faites par la gauche et la droite depuis 30 ans ! ». Ce graphique récapitule les dettes de la gauche (en rose) et de la droite (en bleu), cumulées en France depuis 30 ans.

 

Source

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 09:02

Un groupuscule a lancé il y a quelques mois une pétition en faveur de la création d’un musée à la gloire de Robespierre dans sa ville natale, à Arras. Ce qu’on peut lire sur le site internet de cette association montre que sa démarche politique vise à réécrire l’Histoire pour faire d’un des plus grands criminels qu’ait connu notre pays, un citoyen irréprochable.

RobespierreLes arguments avancés sombrent dans le négationnisme. On peut lire ainsi que la Terreur, dont Robespierre était l’âme, n’aurait duré que 3 mois (elle a duré en réalité 11 mois) et qu’elle n’aura fait que 1400 morts, alors que les victimes se comptent par centaines de milliers et que l’Incorruptible a signé de sa main l’anéantissement de populations entières. Des travaux universitaires récents ont mis à jour quantité de documents attestant ces crimes.

Toute personne attachée à l’histoire de France ne peut supporter qu’elle soit à ce point maltraitée, niée jusqu’à l’absurde. C’est la raison pour laquelle il est demandé qu’aucun soutien public ne soit apporté à cette entreprise mensongère, afin que soit respectée la mémoire des innombrables victimes de cet homme et du système qu’il a mis en place en 1793-1794.

La pétition contre la création du musée Robespierre à Arras vient d’être mise en ligne. Soyons nombreux à la signer et à la relayer. Les partisans de ce grand criminel devant l’Histoire ont déjà recueilli plus de 1800 votes. Nous pouvons faire mieux !

(lien sur le texte et sur l'image pour accéder à la pétition)

 

Lien pétition : http://www.mesopinions.com/Contre-la-creation-d-un-musee-Robespierre-a-Arras-petition-petitions-4e0af744a3e865078f92837146600525.html

 

Source Vendéens & Chouans : http://guerredevendee.canalblog.com/archives/2011/12/13/22956073.html

via http://www.democratie-royale.org/article-signez-la-petition-contre-le-musee-robespierre-a-arras-92452717.html

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Merci à Dominique

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 09:29

‎15 décembre 2011
Revue de presse – Reynald Secher confirme la thèse du génocide

Le Courrier de l'Ouest consacre aujourd'hui dans son édition de Cholet une pleine page à la question du génocide des Vendéens, en écho au succès du dernier livre de Reynald Secher qui présente ses arguments dans un long entretien avec Gabriel Boussonnière.

Courrier de l Ouest Reynald Secher Quelles sont les raisons du soulèvement vendéen en 1793 ?
Reynald Secher – Ce n'est pas une spécificité de la Vendée (1). Lorsque la Vendée s'insurge, il y a 70% des départements qui sont insurgés. Tous pour la même raison : la France a comme idée de créer un homme nouveau. On décide de faire la guerre au reste du monde pour mieux l'imposer à l'intérieur. Lorsqu'on fait cette déclaration de guerre, c'est la catastrophe militaire parce qu'il n'y a plus d'officiers. Il faut recruter, c'est la loi de conscription de 300.000 hommes en 1793. Or, le maire, qui est nommé par le pouvoir central, est exempté du service militaire et c'est lui qui va désigner de manière arbitraire ceux qui vont aller sous les drapeaux. Qui choisit-il ? Ses adversaires. Eux se disent, si je pars, je vais aller défendre un système que je n'aime pas à l'extérieur et je serai gendarme par rapport à mes frères. Tout ça est incohérent et ils disent non.

La conscription a donc plus pesé que la constitution civile du clergé ou l'exécution de Louis XVI ?
R. S. – C'est l'étincelle qui a mis le feu aux poudres. La constitution civile du clergé n'a pas eu un effet immédiat. De même que l'exécution du roi. Mais elles ont créé des déstabilisations. La nationalisation des biens du clergé a destructuré la société. Pour parler en langage moderne, c'est la fin de la Sécurité sociale, des allocations familiales, des maisons de retraite, des écoles.

Pourquoi une majorité de prêtres a refusé de prêter serment à l'État ?
R. S. – 80 % des prêtres ont refusé parce que prêter serment de fidélité à l'État, c'est un non-sens pour eux. De facto, ils deviennent hors la loi. Parce qu'on refuse de devenir fonctionnaire, on est condamné à mort alors qu'on est en pleine déclaration des Droits de l'homme. C'est pour ça que les gens s'insurgent, parce qu'on est dans un système qui nie les droits fondamentaux de l'Homme notamment la liberté de conscience et de circuler.

Comment s'organise la répression des Vendéens ?
R. S. – A partir de janvier 1794, on met un système mécanique, à grande échelle, pour massacrer la population. C'est un système militaire qui va se traduire par un nombre considérable de morts. J'estime qu'il y a eu au minimum 117.000 morts (2) sur une population de 815.000 personnes en Vendée militaire. Il y a peut-être eu 200.000 ou 250.000 victimes. Mais le plus important ce n'est pas ça, c'est la volonté de cibler les femmes et les enfants.

Des lois ont été votées pour « exterminer les brigands ». Que disent-elles ?
R. S. – La première, en date du 1er août 1793, prescrit trois choses : l'épuration de l'armée, la division de la population en deux groupes – on déporte les femmes, enfants et vieillards et on décide d'exterminer tous ceux qui restent – enfin on décide de transformer la Vendée en terre brûlée après avoir nationalisé tous les biens. Deux mois plus tard, un avenant à cette loi est voté qui prescrit l'extermination de tous les brigands (3), c'est-à-dire de tous les habitants de la Vendée militaire. La troisième chose, le 7 novembre, on débaptise la Vendée pour l'appeler Vengé.

Pourquoi estimez-vous qu'il s'agit d'un génocide ?
R. S. – Le seul fait d'avoir voté la loi est un crime de génocide. En l'occurrence, en Vendée, il y a bien une volonté d’éradiquer une population et une mise en œuvre d'extermination.

Mais cette thèse est très contestée…
R. S. – On me fait trois critiques majeures. Premièrement, ce n'est pas dû à la loi et à une décision politique, c'est tout le discours universitaire, mais aux dérapages d'un général. Deuxièmement, on dit que les massacres étaient réciproques et troisièmement qu'il n'y a pas de conscience.

Aujourd'hui, vous affirmez apporter de nouvelles preuves. Quelles sont-elles ?
R. S. – Un certain nombre de généraux comme Turreau ou d'hommes politiques comme Carrier ont dit qu'ils ne faisaient qu'exécuter les ordres conçus par les membres du Comité de salut public mais on n'avait pas la preuve.
Les preuves, je viens de les trouver aux Archives nationales, on a le dossier original de la volonté des membres du Comité de salut public d'éradiquer la race impure de la Vendée. Ce sont les députés eux-mêmes qui vont sur le terrain, assistés par l'armée, pour exterminer les gens, d'où Carrier à Nantes, d'où Francastel à Angers. On a la preuve incontestable puisqu'ils ont tout signé sur des petits bouts de papier.

Vous parlez aussi de « mémoricide » ? De quoi s'agit-il ?
R. S. – C'est la mise en œuvre de la mécanique pour occulter le génocide. Moi je suis bouleversé par le fait que l'on puisse nier ce genre de crimes.
C'est inacceptable. Ce qui s’est passé avec les Vendéens, c'est la même chose qu'avec les Arméniens ou les Juifs.

Que faudrait-il faire de votre point de vue pour lutter contre ce « mémoricide » ?
R. S. – Il faut d'abord rétablir la vérité et donc l’enseigner. Deuxièmement, il faut rendre justice en définissant la notion de bourreaux et de victimes. C'est fou que ces bourreaux aient droit à tous les honneurs de la nation en ayant leurs statues, leurs noms de rue. Troisièmement, il faut abroger symboliquement les lois du 1er août et du 1er octobre 1793.

Pourquoi menez-vous ce combat ?
R. S. – Je fais simplement œuvre de vérité. Il y a 20 ans, on n'en parlait pas de cette histoire. Maintenant, nous avons retrouvé tous les documents signés. C'est un travail d'universitaire objectif, un travail d'historien.

Avez-vous d'autres projets concernant la mémoire de la guerre de Vendée ?
R. S. – Je travaille avec un Américain sur la réalisation d'un film, une fiction, qui va poser la problématique pour la rendre universelle. Le scénario est écrit. C'est important que les descendants des victimes comprennent ce qui leur est arrivé.

(1) Entendez Vendée Militaire, c'est-à-dire tout le territoire insurgé en 1793, à cheval sur quatre départements, le Maine-et-Loire, la Vendée, la Loire-Atlantique et les Deux-Sèvres.
(2) C'est l'estimation la plus basse qui ait été donnée. La plupart des historiens, y compris les détracteurs de Reynald Secher, avancent des chiffres bien plus élevés.
(3) L'argument avancé par un adversaire de la thèse du génocide, au bas de cet article, consiste à dire que le nom de « brigands » servait à désigner dans le jargon de l'époque les opposants au gouvernement. C'est un dévoiement délibéré du sens de ce mot, puisqu'il désignait non pas les seuls combattants armés, mais bien l'ensemble de la population visée par les décrets exterminateurs, y compris les femmes et les enfants qu'on ne peut objectivement qualifier d'opposants politiques.

Source : Le Courrier de l'Ouest, édition de Cholet, jeudi 15 décembre 2011, p.8, avec l'aimable autorisation de Gabriel Boussonnière.
Le journal est également consultable dans sa version numérique sur son site : courrierdelouest.fr (colonne de droite : Votre journal en PDF)

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Merci à Dominique

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 23:45

Des oligarques russes ont créé des fortunes par des méthodes malhonnêtes, mais une confiscation de ces biens aurait des conséquences encore plus graves, a déclaré jeudi le premier ministre russe Vladimir Poutine lors d'une séance annuelle de questions-réponses avec la population.

Selon le premier ministre, certains millionnaires russes ont créé leurs fortunes suite à une privatisation injuste. "Ils le reconnaissent eux-mêmes, mais si on commence à leur reprendre ces biens, on aura des conséquences encore plus graves que celle de cette privatisation inéquitable, cela entravera le fonctionnement de grandes entreprises", a indiqué M.Poutine.

"Il n'est pas question de nationaliser quoi que ce soit, il faut obliger les oligarques à respecter les lois et à payer les impôts, cela nous permettra de régler les problèmes sociaux", a ajouté le premier ministre.


Source: http://fr.rian.ru/politique/20111215/192734603.html

 

 

. Brève histoire de l'oligarchie en Russie

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:19

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton dénonce, au sujet des dernières législatives russes, «le bourrage des urnes», «la manipulation des listes de votants», et rappelle le droit des électeurs à «des élections honnêtes, libres et transparentes».

 

De son côté, Vladimir Poutine accuse l'Amérique d'être la cinquième colonne organisant le mécontentement...

 

Déjà en juillet dernier, tout à son entreprise d'encerclement de la Russie, l'Amérique organisa les actions de protestation contre la politique économique du gouvernement biélorusse (pro-russe), via les réseaux sociaux sur Internet. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko dénonça à ce moment des manifestants "payés pour cela", et affirma que ces actions avaient été organisées par la "cinquième colonne".

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- Le président biélorusse Alexandre Loukachenko compare l'Otan aux nazis  

- Les élections russes ou le rejet de l’Occident

- L'Otan poursuit ses plans militaires contre la Russie (Rogozine)



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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:00

La catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, a mis une pression immense sur les pays producteurs d'énergie nucléaire. Face aux craintes de leurs populations, certains gouvernements ont pris la décision d'arrêter et de démanteler, dans un avenir proche, leurs installations nucléaires existantes, ainsi que d'écarter la filière nucléaire de leur politique énergétique future.


Or la disponibilité des énergies fossiles diminue, le solaire et l'éolien ne sont pas encore capables de prendre le relais totalement. Mais au-delà des émotions, on aperçoit d'autres solutions, nucléaires elles aussi, révolutionnaires et pourtant déjà largement testées, et qui permettraient de régler les deux principaux reproches faits aux centrales actuelles : la sécurité et les déchets. Il s'agit d'une idée développée dans les années 50 à 70, puis perfectionnée dans les années 90 : les centrales fonctionnant au thorium et non pas à l'uranium ou au plutonium.

Les réacteurs au thorium démontrent des qualités de sécurité intrinsèques exceptionnelles, que ce soit par leur forte capacité autorégulatrice, la facilité des arrêts d'urgence, l'absence de risque d'explosion et de fonte du réacteur. Avec une densité énergétique au kilogramme 200 fois supérieure à celle de l'uranium, nous disposons de réserves mondiales de thorium, réparties sur tous les continents, pour 10 000 ans au moins. La durée de vie des déchets se compte en centaines d'années, et non en centaines de milliers d'années, et leur volume est considérablement inférieur.

Les caractéristiques du thorium rendent la fabrication d'une bombe atomique pratiquement inaccessible et, cerise sur le gâteau, les déchets actuels et le plutonium militaire peuvent être incinérés dans le coeur des centrales au thorium. Plusieurs gouvernements s'y intéressent de près. L'Inde et la Chine ont entrepris de développer des centrales au thorium à l'échelle industrielle.

Si cette technologie est encore méconnue du grand public, il est cependant indispensable qu'elle soit intégrée au débat. Elle présente trop d'avantages pour être ignorée. Il est indispensable que les politiciens, tout comme les citoyens, aient connaissance de cette technologie. Ce livre présente de manière accessible cette voie prometteuse à de nombreux égards.

Biographie de l'auteur

Actif dans le monde de l'économie, Jean-Christophe de Mestral a étudié la physique en Angleterre. Cette discipline a toujours été une passion, née d'un besoin quasi compulsif de comprendre notre environnement. Aujourd'hui administrateur de sociétés dans des domaines aussi divers que la fabrication de cristaux, la finance et les lasers, il a été également élu à la municipalité de sa ville de résidence. Conscient des enjeux technologiques, économiques et politiques, il s'engage pour que tous les acteurs politiques disposent d'une information complète pour un véritable débat sur le nucléaire.

 

http://www.amazon.fr/Latome-vert-thorium-nucl%C3%A9aire-d%C3%A9veloppement/dp/2828912442 via http://www.democratie-royale.org/article-le-thorium-l-atome-vert-un-nucleaire-pour-le-developpement-durable-90269383.html

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 18:38

Une frappe américaine ou israélienne contre l'Iran aurait des conséquences catastrophiques pour les pays de cette région et le monde entier, a déclaré lundi le représentant de la Russie auprès de l'Union européenne Vladimir Tchijov.

"Une frappe portée par les Etats-Unis ou Israël déclenchera un scénario catastrophique" à l'échelle régionale et mondiale, a indiqué M.Tchijov devant les journalistes.

Début novembre, des médias israéliens et occidentaux ont rapporté que les Etats-Unis et Israël pourraient porter une frappe contre les sites nucléaires iraniens après la récente publication d'un rapport de l'AIEA consacré à l'Iran.

En novembre, le président israélien Shimon Peres a déclaré que "la possibilité d'une attaque militaire était plus proche qu'une option diplomatique".

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a qualifié l'éventuelle frappe militaire contre l'Iran d'"erreur lourde de conséquences imprévisibles".

 

Source

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 19:06

Disputationes Theologicae a demandé à Mgr Brunero Gherardini une contribution sur la notion de Magistère authentique et sur ses éventuelles limites. L’illustre professeur émérite de l’Université du Pape, doyen de la faculté de théologie, qui est déjà intervenu dans ces colonnes pour qualifier l’enseignement constitué par le Concile Vatican II, apporte maintenant avec plus d’ampleur, de manière agile et profonde, certaines précisions, en attirant l’attention sur des distinctions souvent omises. Un tel rappel est en consonance avec ce qui avait été relevé au sujet de la liberté religieuse au cours des années Soixante-dix par S. Exc. Mgr De Castro Mayer, à l’époque Ordinaire de Campos,  dans la conclusion de l’étude théologique sur la liberté religieuse envoyée à SS le Pape Paul VI (qui ne l’a pas condamnée) : il y a un cas spécifique dans lequel un enseignement n’est pas obligeant en conscience, tout en étant un acte de Magistère authentique, c’est lorsqu’il y a une dissonance par rapport à ce que l’Eglise a déjà longuement enseigné.  

 

Eglise-Tradition-Magistère

 

par Mgr. Brunero Gherardini

 

            La grande célébration cinquantenaire a commencé. On n’en est pas encore au tam-tam, mais on le perçoit dans l’air. Le cinquantenaire de Vatican II donnera libre cours à ce que l’on pourra inventer de plus grandiloquent en matière de jugements élogieux. De la sobriété qui avait été demandée comme moment de réflexion et d’analyse pour une évaluation critique et plus approfondie de l’événement conciliaire, on ne voit même pas l’ombre. Déjà on procède en roue libre en disant et en répétant ce que l’on dit et répète depuis cinquante ans : Vatican II est le point culminant de la Tradition, voire-même sa synthèse. Des congrès internationaux sur le plus grand et le plus significatif parmi tous les Conciles œcuméniques sont déjà programmés ; d’autres, de plus ou moins grande portée, le seront chemin faisant, et sur le sujet, les publications augmentent de jour en jour. L’Osservatore Romano, bien sûr, n’est pas en reste et insiste surtout sur l’adhésion due au Magistère (2/12/2011, p. 6): Vatican II est un acte du Magistère, donc… La raison avancée est que tout acte du Magistère est à recevoir comme venant des Pasteurs qui, en raison de la succession apostolique, parlent avec le charisme de vérité (D.V. 8), avec l’autorité du Christ (L.G. 25), à la lumière de l’Esprit Saint (ibid.).

 

            Mis à part le fait de prouver le Magistère de Vatican II par Vatican II, ce qui autrefois s’appelait petitio principii, il semble évident qu’une telle façon de procéder part de la prémisse d’un Magistère considéré comme absolu, sujet indépendant de tout et de tous, sauf de la succession apostolique et de l’assistance du Saint Esprit. Or, si la succession apostolique est garantie par le critère de la légitimité de l’ordination sacrée, il apparaît en revanche plus difficile d’établir un critère qui garantisse aussi clairement l’intervention du Saint Esprit dans les termes évoqués.

 

            Une chose, entre autre, est hors de discussion : rien au monde, réceptacle des choses crées, n’a le don de l’absolu. Tout est en mouvement, dans un circuit d’interdépendances réciproques, et donc tout est dépendant ; tout a eu un commencement, tout aura une fin: “Mutantur enim – disait le grand Augustin – ergo creata sunt”. L’Eglise ne fait pas exception ; sa Tradition et son Magistère non plus. Certes elles sont des réalités sublimes, situées au sommet de l’échelle de toutes les valeurs qui appartiennent à l’ordre créé, douées de qualités qui donnent le vertige ; mais elles resteront toujours des “réalités pénultièmes”. L’eschaton, la réalité ultime, c’est Dieu et Lui seul. On recourt souvent à un langage qui bouleverse ce donné de fait, et on accorde à ces sublimes réalités une portée et une signification au-delà de leurs confins : on les absolutise. La conséquence est qu’on les exproprie de leur statut ontique, on en fait un présupposé irréel, ce qui leur fait perdre leurs grandeurs de “réalité pénultième”.

 

            Immergée dans le mouvement trinitaire qui est à l’origine de sa structure, l’Eglise est et opère dans le temps comme sacrement de salut. Le théandrisme, qui en fait une continuation mystérique du Christ, ne se discute pas ; ses propriétés constitutives (unité, sainteté, catholicité et apostolicité) non plus, ni même sa structure et son service ; mais tout cela reste à l’intérieur d’une réalité de ce monde qui, en tant que telle, a la charge d’être le médiateur sacramentel de la présence divine. Restant une réalité de ce monde, elle exclut par définition l’absolu.

 

            Et cela à tel point qu’elle s’identifie dans sa Tradition, de laquelle elle puise la continuité avec elle-même, à laquelle elle doit son souffle vital, et par laquelle elle est assurée que son « hier » devient toujours son « aujourd’hui » pour préparer son « demain ». La Tradition donc, lui donne le mouvement intérieur qui la pousse vers le futur, en sauvegardant son présent et son passé. Mais la Tradition elle-même n’est pas un absolu: elle a commencé avec l’Eglise, elle finira avec elle. Seul Dieu demeure.

 

            L’Eglise exerce un véritable contrôle sur la Tradition: un discernement qui distingue l’authentique du non authentique. Elle le fait avec un instrument, auquel « le charisme de vérité » ne fait pas défaut, pourvu qu’il ne se laisse pas prendre la main par la tentation de l’absolu. Cet instrument c’est le Magistère, dont sont titulaires le Pape, en tant que successeur du premier Pape (l’apôtre saint Pierre) sur la chaire romaine ; et les évêques en tant que successeurs des Douze dans le ministère ou service de l’Eglise, partout où ils en sont l’expression locale. Rappeler les distinctions du Magistère – solennel, s’il est du Concile œcuménique ou du Pape, quand l’un ou l’autre définit des vérités de foi ou de morale ; ordinaire, s’il est du Pape dans son activité spécifique, ou des évêques dans leur ensemble et en communion avec le Pape – est chose superflue ; bien plus important est de préciser dans quelles limites « le charisme de la vérité » est garanti au Magistère.

 

            Il faut dire avant tout que le Magistère n’est pas une super-église qui imposerait ses jugements et ses comportements à l’Eglise elle-même, ni une caste privilégiée au-dessus du peuple de Dieu, une sorte de pouvoir fort auquel on aurait le devoir d’obéir et un point c’est tout. C’est un service, une diakonìa, mais c’est aussi une charge à accomplir, un munus, le munus docendi, qui ne peut ni ne doit prendre le pas sur l’Eglise, de laquelle il naît et pour laquelle il œuvre. Du point de vue subjectif, il coïncide avec l’Eglise enseignante (le Pape et les évêques qui lui sont unis), en tant que celle-ci propose officiellement la Foi. Du point de vue opératif, il est l’instrument par lequel cette fonction est accomplie.

 

            Trop souvent cependant, on fait de l’instrument une valeur en soi, indépendante, et on fait appel à lui pour trancher toute discussion dès sa naissance, comme s’il était au-dessus de l’Eglise et comme s’il n’y avait pas devant lui le poids énorme de la Tradition à accueillir interpréter et retransmettre dans son intégrité et sa fidélité. C’est précisément là qu’apparaissent avec évidence les limites qui le sauvegardent de l’éléphantiasis et de la tentation absolutiste.

 

Il n’y a pas lieu de s’arrêter sur la première de ces limites, la succession apostolique. Il ne devrait être difficile pour personne d’en démontrer au cas par cas la légitimité, et donc la succession dans la possession du charisme propre aux Apôtres qui en découle. Il faut par contre dire quelques mots sur la deuxième, c'est-à-dire sur l’assistance du Saint-Esprit. Le procédé expéditif aujourd’hui établi est plus ou moins le suivant : le Christ a promis aux Apôtres, et donc à leurs successeurs, c'est-à-dire à l’Eglise enseignante, l’envoi du Saint-Esprit et son assistance pour un exercice du munus docendi dans la vérité ; l’erreur serait ainsi évitée dès le départ. Certes le Christ a fait une telle promesse, mais il a aussi indiqué les conditions de son accomplissement. Or ce qui se passe, c’est que dans cette manière de se réclamer de la promesse on entrevoit une grave adultération de celle-ci : ou on ne rapporte pas les paroles du Christ, ou dans le cas où elles seraient citées on ne leur donne pas la signification qu’elles ont. Voyons de quoi il s’agit.

 

            La promesse est relatée surtout par deux textes du quatrième évangéliste: Jo 14,16.26 et 16,13-14. Déjà dans le premier, l’une des limites que nous avons mentionnées ressort avec une extrême clarté: Jésus en effet ne s’arrête pas à la promesse de “L’Esprit de la vérité” – que l’on remarque cet italique, dû à l’article « spécificatif » thV, que plus haut et plus bas on continue à traduire « de », comme si la vérité était un attribut optionnel du Saint-Esprit, alors que c’est Lui qui la personnifie –, mais Il en annonce la fonction : ramener à la mémoire tout ce que Lui, Jésus, avait enseigné avant. Il s’agit donc d’une assistance conservative de la vérité révélée, et non pas d’une intégration en elle de vérités autres ou différentes de celles qui furent révélées, ni de vérités présumées telles.

 

            Le second des deux textes de S. Jean, en confirmant le premier, descend à des précisions ultérieures : l’Esprit-Saint en effet, “vous conduira à la vérité toute entière” ; même aux  vérités dont Jésus  ne parle pas en ce moment, parce qu’elles sont encore hors de portée des siens (16,12). En faisant cela, l’Esprit “ne parlera pas de lui-même, mais il redira tout ce qu’il a entendu […] il reprendra ce qui vient de moi et il vous le communiquera”. Il n’y aura donc pas d’autres révélations. L’unique Révélation se clôt avec ceux auxquels Jésus est en train de parler à ce moment-là. Ses paroles se présentent avec une signification univoque, qui regarde l’enseignement imparti par lui et seulement cet enseignement. Ce langage, n’est ni crypté ni chiffré, mais limpide comme le soleil. On pourrait soulever une objection sur la perspective d’apparente nouveauté en relation à ce dont Jésus ne parle pas maintenant, et qui sera annoncé par l’Esprit-Saint, mais la délimitation de son assistance à une action de guide vers la possession de toute la vérité révélée par le Christ exclut toute nouveauté substantielle. Si des nouveautés doivent émerger, il s’agira de significations nouvelles et non de vérités nouvelles ; d’où le très juste “eodem sensu eademque sententia” de S. Vincent de Lérins. Bref, la prétention d’accrocher à l’assistance du Saint-Esprit n’importe quel bruit, je veux dire n’importe quelle nouveauté, et spécialement celles qui veulent redimensionner l’Eglise aux mesures de la culture dominante et de la soi-disant dignité de la personne humaine, non seulement une telle prétention est un bouleversement structurel de l’Eglise elle-même, mais elle est aussi un formidable rejet des textes indiqués plus haut.

 

            Et ce n’est pas tout. La limite de l’intervention magistérielle est aussi dans sa formulation technique même. Pour qu’elle soit vraiment magistérielle, en sens définitoire ou non, il faut que l’intervention recoure à un formulaire désormais consacré, duquel émerge sans aucune incertitude la volonté de parler en tant que « Pasteur et Docteur de tous les chrétiens en matière de Foi et de Morale, en vertu de son Autorité apostolique » si celui qui parle est le Pape ; ou qu’émerge avec pareille certitude, de la part d’un Concile œcuménique par exemple, à travers les formules habituelles de l’assertion dogmatique, la volonté des Pères conciliaires de lier la Foi chrétienne avec la Révélation divine et sa transmission ininterrompue. En absence de telles prémisses, on ne pourra parler de Magistère qu’au sens large: chaque parole du Pape, écrite ou prononcée, n’est pas forcément du Magistère ; et il faut en dire autant des Conciles œcuméniques, parmi lesquels un bon nombre ne parlèrent pas du dogme, ou n’en parlèrent pas exclusivement ; parfois même certains greffèrent le dogme dans un contexte de diatribes internes et de litiges personnels ou de partis, et une prétention magistérielle à l’intérieur d’un pareil contexte serait absurde. Encore à présent un Concile d’indiscutable importance dogmatico-christologique comme le fut celui de Chalcédoine, qui a dépensé la plupart de son temps dans une honteuse lutte de personnalisme, de préséances, de dépositions et de réhabilitations, suscite une impression nettement négative; ce n’est pas en cela que Chalcédoine est un dogme. De même que la parole du Pape n’en est pas un, quand il déclare de manière privée que « Paul n’entendait pas l’Eglise comme institution, comme organisation, mais comme organisme vivant, dans lequel tous opèrent l’un pour l’autre et l’un avec l’autre , en étant tous unis à partir du Christ » ; c’est exactement le contraire qui est vrai, et l’on sait que la première forme institutionnelle, justement pour favoriser l’organisme vivant, a été structurée par Paul de façon pyramidale ; l’apôtre au sommet, et après les episcopoi-presbuteroi, les hgoumenoi, les proistamenoi, les nouqetounteV, les diakonoi: il s’agit de distinctions de charges et d’offices non encore exactement définis, mais elles sont déjà les distinctions d’un organisme institutionnalisé. Même en ce cas, que cela soit bien clair, l’attitude du chrétien est celle du respect et, au moins en ligne de principe, de l’adhésion. Mais si  la conscience d’un croyant ne peut pas donner son adhésion à l’affirmation exposée ci-dessus, cela ne comporte pas une rébellion contre le Pape ou une négation de son Magistère : cela signifie seulement que cette affirmation n’est pas du Magistère.

 

            En conclusion revenons maintenant à Vatican II pour nous prononcer si possible de manière définitive sur son appartenance ou non à la Tradition et sur sa qualité magistérielle. Sur cette dernière la question ne se pose pas, et ces laudatores qui ne se fatiguent jamais depuis cinquante ans de soutenir l’identité magistérielle de Vatican II, perdent leur temps et font perdre le leur aux autres : personne ne le nie. Cependant vues leurs exubérances acritiques, un problème se pose quant à la qualité : de quel Magistère s’agit-il? L’article de “L’ Osservatore Romano” que j’ai cité plus haut, parle de Magistère doctrinal: et qui l’a jamais nié? Même une affirmation purement pastorale peut être doctrinale, dans le sens où elle appartient à une doctrine donnée. Mais celui qui dirait doctrinale dans le sens de dogmatique, se tromperait : aucun dogme n’est à l’actif de Vatican II, lequel s’il a une valeur dogmatique, ne l’a que par mode de reflet, là où il se réfère à des dogmes précédemment définis. Bref le magistère de Vatican II, comme on le dit et le redit à tous ceux qui ont des oreilles pour entendre, est un Magistère solennel et suprême. Plus problématique est sa continuité avec la Tradition : non qu’il ne l’ait pas affirmée ; mais parce que, surtout dans les points clés où il était nécessaire qu’une telle continuité fût évidente, cette assertion est restée sans démonstration.

 

(traduction française Yvain Cartier)

 

Source: http://disputationes.over-blog.com/article-mgr-gherardini-sur-l-importance-et-les-limites-du-magistere-authentique-91627919.html

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 15:11

Note de Christroi. D'excellentes choses sont dites ici par Johan Livernette : de la Révolution dite "française", du Roi de France, de l’assassinat de Louis XVI, du Père, de Dieu, du projet mondialiste, de l'illuminisme, du féminisme, etc.

 

 

Vous pouvez commander ce livre en envoyant un chèque de 23 euros (frais d'envoi sécurisé + dédicace) à l'ordre de Johan Livernette à l'adresse suivante : Johan Livernette - 130, rue Darius Milhaud - La Caille 7 - 83000 Toulon

 

Source: http://johanlivernette.com/index.php?option=com_content&view=article&id=207:deux-cris-dans-la-nuit&catid=12:bibliographie&Itemid=7 via http://www.democratie-royale.org/article-johan-livernette-louis-xvi-le-meutre-du-pere-91860929.html

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- 14 juillet 1789 : La Révolution dite "française"

- Pourquoi l'on a fait 1789 ?

- 1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie

- Nicolas Ier : l'empereur qui liquida le complot franc-maçonnique

- Illuminés de Bavière : l'illuminisme au XVIIIe siècle

- Jean-Paul II a condamné l'illuminisme

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 13:21

Voici une brève analyse historique, mettant en relief tous les mensonges que l'école républicaine a enseigné et enseigne encore et toujours sur l'Ancien Régime et la misère ouvrière. A travers des analyses historiques par des historiens de renom, cette vidéo vous dévoilera un aspect méconnu des qualités de vie au Moyen-Âge ainsi que les conditions de travail et des ouvriers de l'époque. Sans oublier aussi la naissance du prolétariat et de la misère ouvrière depuis la révolution française et sa fameuse loi Le Chapelier interdisant les corporations, et la naissance du libéralisme économique qui en fut la conséquence et qui engendrera à son tour le socialo-marxisme.

TOUT CE QUE L'EDUCATION NATIONALE NE VOUS ENSEIGNERA JAMAIS ET POUR CAUSE...

Source: http://www.democratie-royale.org/article-la-republique-a-menti-g-a-r-91879317.html

 

 

 

. Le mensonge pour tous (14 juin 2013)
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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 13:07

Le testament politique de Louis

Testament politique de Louis XVI : analyse d'Yves Marie Adeline (A.R)
  " Ne prononcez pas cette péroraison : Je veux les convaincre, non pas les attendrir. "

Et Mr de Sèze, avocat du Roi-martyr, jeta au panier la conclusion pathétique qu’il souhaitait donner à sa plaidoirie devant les Conventionnels. Oui, le roi voulait convaincre, pas attendrir.

Mais il a perdu ce combat. On décida sa mort, à une voix de majorité, celle de son cousin le duc d’Orléans, le prédécesseur des actuels princes d’Orléans : comte de Paris, duc de Vendôme, etc…


Et depuis ce temps, dans le meilleur des cas, Louis XVI vous attendrit. Mais il ne vous a pas convaincu. Le régime républicain à gagné cette ultime partie, capitale à ses yeux.  

Une partie capitale, parce que c’est sur ce socle, c’est sur cette tombe qui enferme le testament politique de Louis XVI (rédigé le 20 juin 1791, la veille de la "fuite à Varennes", à ne pas confondre avec le testament rédigé à la cour du Temple le 25 décembre 1792. Ndlr.), que repose sa solidité. Tant que vous ne connaîtrez pas ce testament, tant que vous aurez à l’esprit l’image mensongère que la république vous a donnée de Louis XVI, ce régime sera tranquille.

(Note de la rédaction du blogue: cet éditorial d'Yves Marie Adeline a été écrit en 2002 et figurait sur le premier site internet de l'Alliance Royale au moment où elle présenta ses candidats aux élections européennes de 2004; Le film "Louis XVI, le roi qui ne voulait pas être roi" passé sur FR2 le 29 novembre dernier, rétablit une partie de la Vérité sur ce grand Roi qui aima tant la France et ses Peuples; le texte suivant d'Yves Marie Adeline rétablit le reste de la Vérité qui manque encore au film. Les Français doivent enfin réaliser que tous nos rois jusqu'au dernier ont toujours voulu oeuvrer pour le bien commun et l'unité harmonieuse des peuples sous leurs juridictions et l'ont fait mieux que les 5 républiques)

C’est pourquoi, lorsque chaque année, le 21 janvier, jour de son supplice, des Français fidèles viennent comme en pèlerinage exprimer leur fidélité, leur piété filiale, c’est bien, c’est beau, c’est juste.

Et pourtant il y a toujours quelque chose qui me gêne ce jour-là : c’est le regard que la république porte sur ce geste annuel. Non pas, certes, un regard de bienveillance, ni de sympathie ; mais une sorte d'indulgence amusée: " Bah! laissez-les tranquilles, ils ne sont pas bien dangereux... ".

Et après tout, la République elle-même a rompu depuis longtemps avec sa haine de Louis XVI. Elle ne revendique plus son sang: c'est désormais inutile. Car elle a obtenu, et depuis longtemps, ce qu'elle cherchait à obtenir à tout prix. Et quand je dis: à tout prix, c'est le prix du sang et du mensonge qui, en s'agglomérant, ont constitué le ciment le plus solide de son régime.

Ce qu'elle voulait obtenir, c'est que tous les Français, royalistes ou non, aient dans leur esprit un portrait identique de Louis XVI: un portrait que la Révolution a dessiné à l'usage de tous.

Regardez-le bien, ce portrait: un homme bon sans doute, mais faible, irrésolu, qui n'était pas l'homme de la situation. Un homme bien gentil, mais qui incarne à merveille le mythe selon lequel la royauté était exténuée, expirante, surannée, vieillie, dépassée par une histoire nouvelle. Bref, une monarchie inadaptée aux nouveaux temps, et a fortiori à l'avenir.

Écoutez-moi bien: tant que ce portrait restera imprimé dans toutes les têtes, la République pourra respirer tranquille. A la limite, elle pourrait aujourd'hui accepter toutes les révisons de notre histoire, qu'elle a abondamment falsifiée depuis deux siècles. Toutes les révisions. Mais pas celle-là.

Oh, combien de fois ai-je lu, dans nos propres rangs, des ouvrages qui répondent inconsciemment à cette attente de la République?

Alors, vous vous dites fils de Saint Louis? Oui, ça ne la dérange pas.

Fils de Louis XIV? Mais oui, pourquoi pas?

Fils de Louis XVI? Ah non! Celui-là, c'est le dernier. Il ne doit pas exister une descendance politique de Louis XVI.

Chaque année donc, vous entendez le testament spirituel, pourrait-on dire, de Louis XVI. C'est bien. Mais il existe aussi une sorte de testament politique auquel personne, même parmi nous, ne fait attention... pour le plus grand bonheur de la République... Car c'est celui-là, c'est la seule chose que la République redoute par-dessus tout.

Et c'est de ce testament-là que je veux vous parler aujourd'hui.

Examinons, s'il vous plaît, le portrait mensonger que la République a dessiné pour nous " re "-présenter Louis XVI.

D'abord son aspect physique. J'ai été très frappé, en observant un jour une peinture datant de la Restauration, de constater que Louis XVI y était représenté de la même taille que les personnages qui l'entouraient. Cette peinture, pourtant, n'était pas l'œuvre d'un républicain. Mais l'infestation de la propagande républicaine avait déjà atteint son objectif. Alors que le Roi-martyr mesurait plus d'un mètre quatre-vingt-dix, que sa force musculaire était colossale. On raconte même qu'il jouait à tordre un fer à cheval pour amuser son fils, le Dauphin. Je ne sais si cela est vrai, mais ce témoignage exprime au moins l'étonnement de ses contemporains pour sa force naturelle.

Et que dire du mythe de Louis XVI en gros glouton? Souvenez-vous de ces listes de plats qu'il était censé ingurgiter à chaque repas sans défaillir. C'était oublier opportunément que Versailles était une immense machine administrative où l'on ne faisait pas ses courses au marché comme la ménagère. Alors, à table, on présentait au Roi une carte des plats, et il choisissait.
Imaginez que, dans deux siècles, de prétendus historiens écrivent que nous étions d'infatigables mangeurs, en exhibant comme preuve les cartes des plats disponibles dans nos restaurants! Eh oui, voilà comment la République refait l'histoire.

Plus récemment, j'ai vu un film qui le mettait en scène parmi d'autres personnages. Le comédien qui jouait le rôle affectait de zozoter, pour inspirer la moquerie au grand public! Jamais, bien sûr, le Roi n'a zozoté, jamais personne n'a jamais dit qu'il avait, comme on dit, un cheveu sur la langue. Mais c'est égal: l'important est de le rendre ridicule.

Ensuite, il y a le portrait intellectuel. Alors là, on atteint des sommets. Car après tout, le fait de zozoter n'est pas en soi un obstacle au talent! Prenons l'exemple de l'écrivain Émile Zola. Et remarquons d'ailleurs, au passage, que lorsqu'un comédien incarne cet auteur républicain, il ne zozote jamais... C'est amusant, n'est-ce pas? II semble que la vérité soit décidément insupportable à notre temps, jusque dans ses moindres détails.

Le portrait intellectuel de Louis XVI, tous ceux qui se souviennent de leurs années passées à l'école le connaissent: c'est celui d'un parfait imbécile. Sa seule passion, paraît-il, était de monter et démonter les serrures du Palais de Versailles. Il faudra attendre la fin du XX° siècle, avec les historiens Girault de Coursac, pour s'apercevoir que ceci est une légende, et que les passions intellectuelles du Roi sont plutôt la marine, la géographie, la découverte et l'exploration des terres encore inconnues.

Ah, la marine! Combien le Roi a-t-il dépensé d'efforts pour cela! Les défaites du règne précédent, qui nous avaient fait perdre les Indes et le Canada, n'avaient jamais été acceptées par le petit-fils du Bien-Aimé. II rêvait d'une revanche, non pas tant par vanité stérile que pour abattre la prépondérance anglaise sur les mers. Voilà qui explique la magnifique marine qu'il donna à la France. Notre longue histoire a toujours montré cette difficulté qu'éprouve la France à fournir simultanément deux efforts majeurs: la puissance terrestre et la puissance maritime. Depuis le Roi-Soleil, ni le Régent ni Louis XV n'étaient parvenus à ce qu'avait réussi Louis XVI. Pourquoi l'a-t-on oublié? Parce que c'est la République qui nous a instruits à l'école.

Dans le soulèvement américain, Louis XVI vit une première occasion de rééquilibrer le rapport des forces entre les deux nations sur les océans. Certes, il n'était pas envisageable, dans l'état des choses, de reprendre pied au Canada et aux Indes. Le prix qu'il fallut payer pour la seule indépendance américaine montre bien que la lutte pour la maîtrise des eaux eût été longue, et constituait l'un de ces grands desseins qui, lorsqu'ils réussissent, font l'avenir d'un grand pays.

La guerre fut coûteuse et l'entourage du Roi se découragea souvent. C'est Louis XVI qui s'obstina à aller jusqu'au bout. Aujourd'hui, la République, parlant au nom de la France, se vante volontiers de cette page d'histoire, parce que l'Amérique, non seulement est devenue la première puissance du monde, mais aussi représente la quintessence de l'État idéologique, déguisé sous ses parodies de religion héritées du Protestantisme. II apparaît que les deux républiques, française
et américaine, souhaitent maintenir sous une chape de silence le rôle du Roi de France dans cette affaire. A-t-on jamais traversé une Rue Louis XVI dans une ville des États-Unis? Mais après tout, le mépris dans lequel l'Amérique tient le Roi est bien réciproque, puisque Louis XVI se moquait bien sûr du tiers comme du quart des états d'âme de cette colonie anglaise: l'important, pour lui, était de saisir une bonne occasion d'affaiblir la puissance maritime de notre rivale.

La guerre fut coûteuse et l'opinion publique ne se passionna guère. De sorte que la Cour elle-même ne donna pas au pays l'exemple du patriotisme. Tandis que Marie-Antoinette refusait d'acheter le fameux Collier au motif qu'il valait mieux offrir un navire de plus à la France, les autres grands ne mesuraient pas l'enjeu que représentait notre aide aux Insurgés.

De plus, l'effort financier consenti par l'État était mal relayé par un système fiscal totalement inadapté aux dépenses d'une époque moderne. Il fallait donc une réforme, mais les privilégiés traînaient des pieds. Comment, alors, l'imposer? Nous y reviendrons.

Louis XVI gagna cette guerre, et la marine qu'il avait donnée à la France fut à la hauteur de sa tâche. S'il n'y avait pas eu la Révolution, que se serait-il passé? Il est difficile, bien sûr, de parler ainsi dans le vide. Mais le dessein du Roi ne laisse aucune doute sur ses intentions, et c'est là que ses vraies passions personnelles prennent tout leur sens. Il aurait multiplié les expéditions outre-mer, convaincu que l'avenir était là. Avec lui et après lui, la France aurait entamé plus tôt la constitution d'un empire colonial qui, peut-être, eût été plus important que celui que l'Angleterre put conquérir sans contrainte après l'écrasement de notre pays en 1815. Et qui sait même s'il n'aurait pas réussi à récupérer un jour nos anciennes possessions? Certes, les Français, qui se plaisent tellement dans leur pays de cocagne, n'ont jamais eu l'esprit colonial. Voilà encore une
incompréhension entre notre peuple et le plus savant de ses rois. Et, comme tous les savants, en particulier les savants scientifiques, Louis XVI répugnait aux longues explications.

Enfin, il y a le portrait politique du Roi. En quelques mots, il se résume à ceci: Louis XVI n'a rien compris à la Révolution, il a vu passer les événements de son regard hébété de gros bêta. En revanche, bien sûr, tout le monde autour de lui et partout ailleurs comprenait ce qui se passait. Sauf lui. Ah, s'il avait écouté ceux qui le conseillaient! Mais c'était un imbécile, vous dis-je. Il n'était pas l'homme de la situation. En définitive, il était la dernière incarnation d'un régime politique dépassé.

Avouons-le, mes amis, combien d'auteurs qui se voulaient ou se veulent royalistes ont répété ces fadaises républicaines, inconscients d'être infestés eux-mêmes par la propagande du camp qu'ils croyaient combattre? Au mieux, ils se résignaient à passer ce règne par pertes et profits, défendant la monarchie, mais pas celle de Louis XVI. Voilà pourquoi la République n'aura jamais peur de vous, tant que vous lui serez fidèles au moins sur ce point crucial.

Mais nous, ce soir, essayons d'y voir plus clair. Le mythe veut que Louis XVI n'ai eu aucune pensée politique, aucun regard personnel sur les événements. Est-ce vrai? Et si ce n'est pas vrai, où trouver trace de cette pensée?

J'ai parlé des passions du Roi, en oubliant d'en citer une: la vénerie. Excellent cavalier, Louis XVI chassait le plus souvent possible: c'est ainsi qu'il dépensait une énergie qu'exigeait sa puissante carrure, pour remédier à l'inaction physique à laquelle le contraignait son travail.

Et tous ceux qui sont d'une famille de veneurs le savent: un grand chasseur aime à tenir scrupuleusement un journal de chasse, quitte à mentionner que, tel jour, il n'a pas chassé. Les faiseurs d'histoires stipendiés par la République ont saisi dans cette passion la matière d'un subterfuge extraordinaire: ils ont fait passer le carnet de chasse du Roi pour un journal intime!
Quelle aubaine! Ainsi, le jour de son mariage avec Marie-Antoinette, le Roi écrit: " Rien ". Et le 14 juillet, il écrit encore: " Rien ". Je me souviens de mon professeur d'histoire au collège, qui nous amusait avec cela. Quelle rigolade secouait alors notre classe! Quel imbécile que ce dernier des rois! C'est bien la preuve qu'il ne comprenait rien à rien, puisqu'il écrivait: " rien " le soir du 14 juillet!

Louis XVI n'a jamais tenu de journal intime ; mais alors, comment savoir s'il avait une réflexion personnelle sur la Révolution? Eh bien lisons ses annotations sur les rapports de ses ministres! Et lisons surtout ses lettres! Et l'on découvre avec stupéfaction une pensée propre, si peu ordinaire à cette époque que nous en sommes réduits aujourd'hui à n'admettre plus qu'une seule alternative: soit le Roi ne comprenait rien au moment où les autres comprenaient tout ; soit le Roi a tout compris tandis que les autres ne comprenaient rien.

Car la vérité est là, aveuglante, impossible à méconnaître pour celui qui a l'occasion de la voir en face. Louis XVI avait bel et bien une vision propre de la Révolution. Pour vous en faire une idée, je la diviserai en deux parties: qu'était-ce donc que cette révolution, et comment y répondre? Et d'abord, s'agissant de la question de savoir ce que signifiait cette révolution, la théorie du Roi s'articulait autour de trois méditations.

Il a médité l'histoire de son royaume, qui couvrait déjà treize siècles. Il revient sur ce qu'il appelle " l'histoire de ses aïeux ", qui n'est rien d'autre que celle de la France. C'est ainsi que le 18 novembre 1790, soit deux ans avant la proclamation de la République, mais déjà un an après le début des événements, il écrit au duc de Polignac: " Plusje inédite l'histoire de mes aïeux, plus je suis convaincu que nous sommes à la veille de la subversion la plus cruelle dans ses résultats. Il était si facile d'opérer le bien, lorsque moi-même j'allais au-devant de tout ce que le peuple pouvait raisonnablement ambitionner. Je n'ai dit moins rien à me reprocher " .

Ainsi, dès le début de la Révolution, Louis XVI voit dans ces bouleversements quelque chose d'à la fois énorme et inédit. Il sent tout de suite qu'il a affaire à un événement auquel aucun de ses aïeux n'a jamais eu à faire face.

Sa deuxième méditation se concentrait sur son rôle de roi, tel que l'entendait la tradition française treize fois séculaire, remontant au baptême de Clovis en 496. Il n'est pas un despote, et puisqu'il est convaincu qu'il n'a pas affaire à une simple fronde ou quelque chose qui y ressemblerait, il sait bien que la force ne saurait rien résoudre. nous reviendrons sur cette
extraordinaire prescience de Louis XVI. Alors, devant ces événements d'une nature particulière et nouvelle, quelle conduite faut-il tenir? son entourage lui parle d'employer la force en toutes circonstances, mais il ne partage pas ce point de vue, car il est persuadé, et le restera toujours, que rien ne peut plus arrêter le cours des choses. C'est dans cet état d'esprit méconnu qu'il se pose de telle sorte que, dans la chaleur des passions exacerbées, plus personne ne comprendra son attitude. Dès le mois de septembre 1789, il écrit à son frère le Comte d'Artois: "
Vous parlez de courage, de résistance aux projets des factieux, de volonté. Mon frère, vous n'êtes pas roi! Le Ciel, en me plaçant sur le trône, m'a donné un cœur sensible, les sentiments d'un bon père. Tous les Français sont mes enfants ; je suis le père commun de la grande famille confiée à mes soins. L'ingratitude, la hargne arment contre moi ; mais les yeux sont obscurcis, les esprits sont égarés, la tourmente révolutionnaire a tourné toutes les têtes ".

Notre cœur se serre en découvrant une telle grandeur d'âme, un sentiment aussi élevé de sa position, de sa mission sur Terre. D'ailleurs, remarquons que depuis Louis XVI, tous les rois détrônés se sont efforcés de suivre son exemple: ne pas répandre le sang du peuple. Même des monarques parvenus, comme le dernier souverain de Perse, par exemple, qui n'était jamais que le fils d'un officier usurpateur, se feront un honneur de se configurer au personnage emblématique du Roi-martyr. Il n'est pas un despote, et la couronne de France, il n'en est que le dépositaire après une longue suite d'aïeux qui en ont eu la garde. C'est pourquoi, pour rien au monde il n'accepterait de l'éclabousser du sang français. Réprimer, oui. Mais la Révolution à laquelle il est confronté est d'un autre ordre qu'une insoumission ordinaire. Et il va d'ailleurs expliquer sa vision des choses
dans d'autres lettres.

Cela fait l'objet de sa troisième méditation: sur l'empoisonnement général des esprits. Dans une lettre au Prince de Condé datant du 15 août 1791, il assure ne pas douter que l'élite de sa noblesse saurait mettre en pièces les bandes armées des Sans-Culottes. Mais après? Ilécrit: " Ils n'attendaient que la Constitution pour être parfaitement heureux; la retarder était à leurs yeux le plus grand des crimes, parce que tous les bonheurs devaient arriver avec elle: le temps leur apprendra combien ils se sont trompés. Mais leur erreur n'en est pas moins profonde: si l'on entreprenait aujourd'hui de la renverser, ils n'en conserveraient l'idée que comme celle du plus grand moyen de bonheur ; et lorsque les troupes qui l'auraient renversée seraient hors du Royaume, on pourrait avec cette chimère les remuer sans cesse, et le gouvernement se trouverait dans un système opposé à l'esprit public et salis moyens pour les contenir. On ne gouverne jamais une nation contre ses habitudes. Cette maxime est aussi vraie à Constantinople que dans une république: les habitudes actuelles de cette nation sont dans les droits de l'homme, tout insensés qu'ils sont. Une force immense ne pourrait la gouverner longtemps dans une opinion contraire " .

En lisant et en me répétant ces phrases datant de deux cents ans, j'en reviens toujours éberlué par l'incroyable intelligence de cette analyse. Incroyable, car à l'époque on n'avait pas comme aujourd'hui deux siècles d'expérience des révolutions pour permettre une approche correcte du phénomène révolutionnaire. Comment, par quelle grâce, sinon par une grâce d'état réservée à celui qui a reçu l'Onction de Reims, Louis XVI a-t-il pu toucher aussi juste? Car enfin! Reprenons l'étude de toutes les révolutions et de toutes les subversions qui ont suivi, et l'on retrouve mot à mot l'essentiel de cette analyse. Le Roi semble nous dire: je réprimerai, et après? Tant que le peuple n'aura pas été convaincu que la Constitution est une erreur, faudra-t-il maintenir derrière chacun de mes sujets un homme en armes? Et cet homme en armes, dans quel esprit est-il lui-même?

A ce stade de sa réflexion, le Roi va même jusqu'à poser au Prince de Condé cette question si pertinente: " D'ailleurs, cette noblesse d'émigration qui prétend me défendre, est-elle toute dans le même esprit? N'a-t-elle pas, elle aussi, ses partis contraires, ses opinions exclusives? ".

Autrement dit: vous qui prétendez être royalistes, l'êtes-vous vraiment? N'avez-vous pas vous-même succombé à cette tentation générale qui veut que l'on décide soi-même de ce qui convient ou qui ne convient pas au bon gouvernement des affaires publiques?

Oh, mes amis, prenons pour nous cette apostrophe extraordinairement clairvoyante de Louis XVI. Dressons en effet un bilan de deux siècles de royalisme, de doctrines diverses et l'engagements militants. N'avons-nous jamais procédé nous-mêmes de la même manière que les républicains? N'avons-nous jamais prétendu imposer à nos princes nos propres visions de la monarchie? Relisons nos livres, et sans qu'il soit nécessaire de citer ici certains auteurs, nous y découvrons souvent tout un programme de gouvernement préfabriqué, que le roi à venir serait bien avisé de mettre en pratique sans rechigner, faute de quoi on juge qu'il ne serait pas même bon qu'il monte sur le trône. Combien de fois ai-je lu ce genre de littérature, truffée de chartes, de systèmes préparés à l'avance et figés dans une gloire intellectuelle parfaitement dérisoire? Combien de fois ai-je lu ou entendu des discours tels qu'en définitive, on se demande qui devrait être le roi dans ce genre de monarchie: l'auteur des propos en question, ou le prince légitime. Mes amis, est-ce que j'invente en rappelant cela, ou suis-je dans le vrai?

Mais alors, quand on pense et agit de cette manière, de qui se moque-t-on, sinon du Roi lui-même? Ne sommes-nous pas à notre tour, fût-ce à notre corps défendant, des constitutionnels, dispersant ainsi gravement cet héritage de la monarchie française que Louis XVI a voulu sauver à n'importe quel prix, et entre autres au prix de sa vie?

A ceux qui lui reprochaient son attitude face à la Révolution, le Roi n'a jamais manqué de s'expliquer clairement. C'est d'ailleurs pour cela que vous ne le savez pas. Mais rien ne nous empêche, nous, d'essayer d'en savoir plus. Que disait-il? Reprenons la lettre au Prince de Condé que je citais tout à l’heure. Louis XVI y prévoyait que l'idéologie constitutionnelle ne pouvait être combattue efficacement, ou vaincue durablement, par le seul emploi des armes. Napoléon ne dira-t-il pas plus tard que l'esprit sera toujours vainqueur de l'épée? En outre, le Roi se rendait bien compte que ses défenseurs eux-mêmes étaient empoisonnés par la nouvelle idéologie. C'est en prenant acte de cette réalité incontournable qu'il écrivait: "J'ai vu que la guerre ne présentait d'autres avantages que des horreurs, et toujours de la discorde. J'ai donc cru qu'il fallait éloigner cette idée, et j'ai cru devoir essayer encore des seuls moyens qui me restaient: la réunion de ma volonté aux principes de la Constitution".

"Les seuls moyens qui me restaient"... Oui, le Roi savait qu'il n'en avait pas d'autres, et qu'en tout état de cause, il refuserait toujours d'être mêlé au bain de sang général qu'il redoutait. Et son attitude était d'autant plus méritoire que, avec sa clairvoyance habituelle, il savait à l'avance que la seule voie qui lui était ouverte était elle-même sans issue. Car il ajoutait: "Je sens toutes les difficultés de gouverner ainsi une grande nation, je dirais même que j'en sens 1'impossibilité ; mais l'obstacle que j'y aurais mis aurait porté la guerre que je voulais éviter, et aurait empêché le peuple de bien juger cette Constitution, parce qu'il n'aurait vit que mon opposition constante ". Toujours cette préoccupation majeure: son peuple est malade de ses idéologies, le salut n'est envisageable que lorsqu'il aura compris son erreur. Et Louis XVI concluait: " En adoptant ses idées, en les suivant de bonne foi, il connaîtra la cause de ses malheurs ; l'esprit public changera, et puisque sans ce changement on ne pouvait espérer que des convulsions nouvelles, je marcherai mieux vers lin meilleur ordre des choses par mon acceptation que par mon refus ".

Voilà quel était le programme politique de Louis XVI, et jamais il n'admettra s'être trompé sur ce point. La thèse officiellement enseignée depuis deux siècles prétend qu'il avait tord. Mais nous qui avons désormais l'expérience des révolutions, nous qui en connaissons le processus et la nature intime, posons-nous à nouveau cette question: qui avait raison?

A ses contemporains qui stigmatisaient sa prétendue faiblesse, parce qu'ils analysaient la Révolution avec moins de pertinence que leur maître, Louis XVI disait: " J'avoue que ces reproches m'affectent moins que les malheurs du peuple, et mon cœur se soulève en pensant aux horreurs dont je serais la cause " . Ce qui signifie que le Roi-martyr était convaincu que, sous les coups révolutionnaires, son sacre avait perdu sa force politique, mais qu'il le revêtait encore d'une seule et dernière qualité: celle d'être le père du peuple, le père de toute la famille française. Que ceux qui n'ont jamais éprouvé aucun sentiment paternel continuent à penser comme la République veut qu'ils pensent. Les autres me comprendront.

Méditons encore cette phrase: " J'ai donc préféré la paix à la guerre, parce qu'elle m'a paru à la fois plans vertueuse et plus utile: je fines suis réuni ail peuple, parce que c'était le seul moyen de le ramener ; et entre deux systèmes, j'ai préféré celui qui ne m'accusait ni devant mon peuple, ni devant ma conscience ".

Encore et toujours ce dernier souci du Roi, qui est de rester fidèle au dernier devoir qu'il peut remplir, un devoir moral. " Du moins, je n'ai rien à me reprocher " , écrivait-il. Oh non, Sire, vous n'avez rien à vous reprocher. Dans cette épouvantable tragédie qui a fini par vous emporter, vous avez été d'une probité et d'un courage sans exemple ; vous avez été le modèle de tous les rois, selon ce plan mystérieux de la Providence qui dispose que, depuis le Baptême de Clovis, la monarchie française soit regardée comme le modèle de toutes les monarchies. Un jour viendra où le monde vous rendra l'hommage qui vous est dû, pour avoir été un grand roi méconnu, dont la lumière commence à peine à poindre devant les yeux de notre génération. Un jour viendra aussi, où l'Église d'ici-bas reconnaîtra vos vertus exemplaires, et vous élèvera sur nos autels. Car enfin, qui peut le nier? vous étiez également un saint...

Nous parlons d'un testament politique de Louis XVI. Il me reste à vous en dévoiler le sommet.

Nous avons vu comment le Roi a profondément médité sur les événements auxquels il a dû faire face. C'est alors qu'il lance une bouteille à la mer, pour l'avenir, pour préserver l'avenir, pour empêcher que les vrais principes de la monarchie française ne soient emportés, eux aussi, par la tourmente révolutionnaire, par ces deux siècles de régime constitutionnel ou républicain. En fait, dès le commencement de la Révolution, le 12 octobre 1789, il a fait quelque chose 'extraordinaire, qu'il faut absolument que vous sachiez, et que la République ne veut à aucun prix que vous sachiez.

II écrit au roi d'Espagne, Charles IV, une lettre qui revêt pour nous la plus haute importance. Car en vérité, ce n'est pas au roi d'Espagne qu'il s'adresse, mais au chef de la branche cadette de sa maison. On sait en effet que depuis la victoire de Louis XIV dans la guerre de succession d'Espagne, des princes français de la famille royale règnent désormais sur le trône de Charles-Quint. Voici donc ce qu'écrit Louis XVI:
"
Je dois à tries enfants, je dois à tria famille et à toute ma maison de ne pouvoir laisser avilir entre tries mains la dignité royale qu'une longue suite de siècles a confirmée dans tria dynastie... J'ai choisi votre majesté comme chef de la seconde branche pour déposer entre vos mains la protestation solennelle que j'élève contre toits les actes contraires à l'autorité royale qui m'ont été arrachés par la force depuis le 15 juillet de cette année".

Est-ce que vous mesurez bien l'importance de ce document? Dès les premiers mois de la Révolution, et bien qu'il ait choisi de se laisser entraîner par le courant constitutionnel plutôt que de verser le sang de son peuple, le Roi-martyr délie à l'avance les princes de son sang de tous les engagements compromettants qu'il a dû faire et qu'il devra faire encore. Autrement dit, quand on lit cela et qu'on le met en face de ce que nous lisions tout à l’heure, on comprend qu'il ait voulu dire: la voie que j'ai suivie n'engage que moi, elle ne saurait obliger mes successeurs, elle ne traduit qu'un pis-aller, certainement pas une fidélité aux principes immémoriaux de notre monarchie. La constitution, ce n'est pas la monarchie française, et le Roi tient à transmettre ce message à ses cadets, pour le cas où la coutume successorale, un jour, viendrait à les saisir.

Et puis il s'est produit ce qui se produit dans l'histoire naturelle de toutes les familles: la branche aînée s'est éteinte avec le Comte de Chambord et le principe se déposa sur cette branche cadette devenue l'aînée. Or voilà, mes amis, voilà l'héritage politique qui repose désormais entre les mains du chef actuel de la famille royale. Ce n'est pas l'héritage de Charles X, ni de Louis XVIII, ce n'est pas le produit bâtard issu d'un accouplement adultère entre la royauté et la constitution, non! c'est la royauté instituée, c'est le sacre de Reims, c'est la monarchie que Jeanne d'Arc avait sauvée ; Jeanne qui rappelait que le Christ est le premier roi de France, et le roi terrestre son second.

Ces principes fondateurs, le Comte de Chambord nous les transmettra à son tour, quand il refusera de monter sur un trône de pacotille, quand il refusera de jouer la comédie d'une monarchie de carnaval, otage de l'esprit révolutionnaire, constitutionnel, républicain. C'est pourquoi il disait: " Ma personne n'est rien, c'est mon principe qui est tout ". Oh, comme nous lui sommes redevables, à lui aussi, d'avoir gardé intact le trésor des rois légitimes! J'ai souvent dit que ce fut sa manière à lui de régner, en conservant le dépôt sacré, en transmettant ce qu'il avait reçu: telle fut la mission sur terre d'Henri V.

Mais ce qu'il avait reçu venait-il directement de son aïeul Charles X? Non, certes non. Oh, bien sûr, Charles X, celui-là même qui, lorsqu'il n'était que le Comte d'Artois, reprochait tant à son frère aîné de ne pas combattre la Révolution par les armes, Charles X n'était certes pas un partisan du régime constitutionnel. Mais il fallait bien faire avec, puisque la formule lui était imposée. Toutefois, et peut-être justement parce qu'il avait trop bien vu ce qui découlait de cet accouplement, aggravé encore par l'expérience de l'usurpation orléaniste, Henri V avait puisé plus haut les principes de son refus du drapeau révolutionnaire, et de tout ce qui en découlait politiquement. Ces principes-là, qu'il fallait garder intacts, c'est Louis XVI qui fut le dernier à les incarner. Et il est attachant de voir comment, passant d'un prince incompris à un autre prince également incompris, l'héritage de Clovis et de Clotilde, de Saint Rémi, de Saint Louis et de Sainte Jeanne, cet héritage brille encore, qui dans la nuit de nos constitutions nous montre le chemin du salut.

Voilà donc, le testament de Louis XVI, auquel il est de notre devoir, une fois que nous avons pu en prendre connaissance, de lui être fidèle. Car il ne suffit pas que vous vous disiez fils de Saint Louis ou de Louis XIV. La Providence vous a donné un dernier roi différent des autres, et dont le sort abominable fut aussi différent des autres: c'est de lui que vous tenez votre héritage. Et si la République vous a menti sur lui, si elle vous empêché de le connaître, c'était précisément pour que vous méprisiez votre héritage, et par là même, que vous méprisiez sans le vouloir tous les autres qui précédaient. Car une race qui finissait sous la figure méprisable ou dérisoire de Louis XVI ne pouvait pas être une bonne race.

Voilà notre héritage et certes, à notre époque des nouveaux rois fainéants, il n'est pas facile de défendre et illustrer devant le monde ce principe que l'idéologie moderne a si totalement vaincu. Pendant longtemps, d'ailleurs, nos théories royalistes n'eussent pas même songé à revendiquer autre chose qu'une restauration sur le modèle de Louis XVIII. Pendant longtemps, le testament de Louis XVI fut non seulement un testament inconnu, mais un testament impossible: lui seul avait su mesurer les conséquences de l'intrusion de l'esprit constitutionnel dans l'édifice monarchique ; lui seul avait compris qu'en définitive, une monarchie constitutionnelle n'était plus la monarchie française de Reims, modèle des monarchies chrétiennes. Mais puisque cet esprit délétère avait empoisonné jusqu'à son entourage, jusqu'à ceux qui se croyaient sincèrement contre-révolutionnaires, que pouvait-il faire? Quand il décida toutefois d'accompagner le mouvement constitutionnel, pour les raisons pacifiques que l'on sait, il réussit à tenir trois ans avant de sombrer. Son frère le Comte d'Artois, le futur Charles X qui conseillait d'être inébranlable, tiendra trois jours en 1830. Il n'est pas inutile de remettre quelquefois les choses en perspective pour mesurer la vraie taille des uns et des autres.

Longtemps, l'héritage de Louis XVI fut impossible: soit que nous étions nous-mêmes infectés par l'esprit constitutionnel, soit que nous ne disposions pas de l'outil doctrinal nécessaire pour formaliser intellectuellement la différence essentielle entre l'institution et la constitution. S'il n'est qu'une chose que j'aurais faite parmi mes compagnons du combat royaliste, c'est d'avoir théorisé cette différence, mais je n'ai rien inventé en faisant cela: je n'ai fait qu'expliquer un principe profondément original et fondateur de la monarchie française, ce principe même que Louis XVI a sauvé, et transmis à sa famille. Ce même principe qu'Henri V a sauvé une seconde fois en refusant de régner plus bas encore que Louis XVIII,au niveau d'un Louis-Philippe.

Toutefois, les triomphes théoriques sont une chose, l'engagement politique dans la réalité de tous les jours est encore autre chose. Je n'oublie pas que l'état d'esprit qui doit être le nôtre est difficile à maintenir, comme un cap que le marin doit garder dans la tempête. Notre engagement est exigeant, parfois douloureux. Et je sais que certains parmi nous seront tentés d'abandonner leur cause: j'en ai connu, par exemple pour qui les lambris dorés des palais républicains valaient bien un reniement.

C'est pour cela, c'est contre l'esprit du monde qu'il nous est demandé plus que jamais d'être nobles. Non pas d'avoir le panache du désespoir: réservez les baroud d'honneur à ceux qui sont vaincus. Nous, au contraire, il nous est demandé de se battre intelligemment, prudemment, mais de toujours se battre: car tant qu'un homme se bat, il n'est pas vaincu.

Il nous est demandé d'être noble: je n'ai pas dit " aristocrate " , qui n'est pas la même chose, et qui renvoie au classement social anglais, ou bien traduit la perte progressive du sens de la noblesse en France dans les siècles les plus modernes de la monarchie, où l'on pouvait acheter des charges anoblissantes. Non! Et je ne circonscris pas non plus cette exigence d'aujourd'hui à un ordre ancien subsistant. L'homme noble dont je parle est aujourd'hui celui .que chacun reconnaît spontanément comme tel, et qui combat en gardant toujours dans son cœur les trois vertus théologales: foi, espérance, et charité. Car l'ennemi d'aujourd'hui peut devenir le frère de demain.

Et si votre pire ennemi: le désespoir vous prend, si le spectacle du monde qui vous entoure vous appelle à baisser les bras, songez précisément à ce monde hostile, et demandez-vous s'il existe une autre raison de vivre que de combattre encore et toujours. Encore une fois, je ne parle pas d'un combat désespéré, contre des moulins à vent, d'un combat dérisoire de Don Quichotte. Non, je parle d'un combat mené pour vaincre.

Vaincre, oui! Oh, tant de choses et tant d'hommes vous persuaderont que votre combat est sans issue. Et pourtant... C'est vrai, nous œuvrons dans le noir, encore que ce soit moins vrai aujourd'hui qu'hier. Mais n'oubliez jamais ce mot éternel de Charette: à l'officier républicain qui l'arrêtait, et qui criait du fond de son cœur: " Ah, Monsieur, que d'héroïsme perdu! " , le Chevalier vendéen répondit: " Monsieur, rien ne se perd. Jamais ".

Il disait aussi: " Nous sommes la jeunesse dit monde " . Et c'était vrai! vous êtes la jeunesse du monde, précisément parce que vous êtes des héritiers: la semence est en vous!

Alors, venez, fils de Louis XVI, venez chercher votre héritage, l'héritage de Reims, de Clovis et de Clotilde, auquel un régime hideux voudrait vous voir renoncer! Venez, jeunesse du monde, allons chercher notre héritage, et que l'âme limpide de Louis XVI éclaire nos pas.

Yves-Marie Adeline  

 

Yves Marie Adeline est le Fondateur en 2002 de l'ALLIANCE ROYALE, président jusqu'en 2008, il a démissionné pour raisons familiales et professionnelles, il a été remplacé par l'ancien député- Maire Pierre Bernard à la tête du Parti Royaliste; Yves Marie Adeline est toujours président honoraire de l'Alliance Royale.

 

Source : Alliance royale Nivernais-Berry : http://www.allianceroyalenievre.com/article-le-testament-politique-de-louis-xvi-analyse-d-yves-marie-adeline-91796540.html via http://www.democratie-royale.org/article-testament-politique-de-louis-xvi-analyse-d-yves-marie-adeline-a-r-91879557.html

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 11:26

NdCR. Denis Merlin explique pourquoi il ne votera pas pour Christine Boutin : "Madame Boutin condamne les manifestants, je ne voterai pas pour elle".

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Par Denis Merlin

 

Il semble que Christine Boutin condamne les manifestations à l'occasion de "Golgotha picnic". Elle aurait dit que les  comparaisons de la répression de ces manifestations avec les mauvais traitements des chrétiens du Moyen-Orient étaient "plus que déplacées" et qu'elle était contre la censure. Elle a invoqué en plus ses croyances ou plutôt la religion catholique pour condamner les manifestants.

D'abord madame Boutin n'est pas la religion catholique et elle n'a aucun titre à invoquer cette religion, en plus pour condamner des manifestants pacifiques. Du haut de sa chaire usurpée madame Boutin exclut en ces termes :

« Les catholiques ne sont pas des extrémistes, des intégristes, nous sommes une religion de l'amour et de la paix », a expliqué la candidate à la présidentielle, qui est elle-même une catholique pratiquante. Interrogée sur ces manifestations contre la pièce, l'ancienne ministre a répondu: « Je ne les soutiens pas, je les condamne ». « Le rapprochement entre ces pièces et les martyrs chrétiens au Moyen-Orient est plus que déplacé », a cependant ajouté la candidate. « Je suis contre la censure, je préfère la liberté d'expression », a ajouté Christine Boutin.


Ensuite, il faut refuser de se laisser enfermer dans ce mensonge que ce ne sont que des catholiques qui manifestent, il y a de toutes les croyances et incroyances pour défendre les droits de l'homme.

Ensuite, Christine Boutin prétend que ceux qui ne sont pas d'accord avec elle ne sont pas catholiques. Quelle impudence !

Enfin, madame Boutin pourrait réfléchir aux lois sur la presse, notamment celle du 29 juillet 1881, qui contiennent des dizaines de dispositions répressives dont certaines sont parfaitement justifiées. Ces lois, loin d'empêcher la liberté d'expression, en sont les conditions nécessaires (sauf les lois contre le révisionnisme qui sont des lois d'oppression).

Dès lors, les manifestants sont les défenseurs de la liberté d'expression et ceux qui permettent ces pièces sont les oppresseurs. Madame Boutin se range du côté des oppresseurs. C'est là où est le fric des subventions volées au peuple affamé (car des gens ont faim ou ne peuvent se chauffer).

L'invocation de la "liberté d'expression" par ceux qui la bafouent est un grand classique des satanistes à la remorque desquels se met madame Boutin.

Aussi sa condamnation la condamne. Elle prouve par ces paroles son manque d'envergure et de caractère, elle n'a pas vocation à être présidente de la République. Je ne voterai donc pas pour elle.

J'avais pensé voter pour elle car la liberté est un bien très précieux, or elle milite pour le "bon scolaire" condition pour la liberté d'éducation qui est un des trois points non négociables proposés par Benoît XVI. Cette question de la liberté passe avant la résolution des problèmes liés à l'immigration. Mais comment voter pour une personne qui prône la liberté d'un côté et la bafoue de l'autre en insultant ses défenseurs et en pressant le pouvoir de réprimer leurs manifestations ? Celle qui dit aux juges qu'elle veut qu'il leur fasse des ennuis au nom de la liberté ! Cette personne est politiquement dangereuse.

 

Source: http://denismerlin.blogspot.com/2011/12/madame-boutin-me-decoit-je-ne-voterai.html

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 11:02

L'ONU s'affole encore une fois devant une étude chiffrée et sérieuse montrant un lien évident entre des risques très importants sur la santé mentale des femmes qui avortent.

Le prestigieux British Journal of Psychiatry (BJP) a récemment publié un article intitulé « Avortement et santé mentale : Synthèse et analyse quantitative de la recherche publiée entre 1995 et 2009 » (“Abortion and Mental Health: Quantitative Synthesis and Analysis of Research Published 1995-2009.”).

L’article produit par le docteur Priscilla Coleman, qui travaille dans le domaine de l’avortement et de la santé mentale, conclue que les femme qui ont subi un avortement ont:

- 81% plus de risques d’avoir des problème mentaux, et plus encore de risque d’abuser de drogues ou d’avoir des comportements suicidaires:
- comportements avec les drogues : 230%
- comportements suicidaires: 155% .

Elle prouve que presque 10% des incidences sur tous types de problèmes de santé mentale étaient directement imputables à l’avortement.

Le Dr Coleman utilise des critères méthodologiques stricts pour sélectionner les études. Les études sélectionnées sont au nombre de 22. 36 mesurent les effets sur la santé mentale sur 877 181 participants, dont 163 831 ont subi un avortement.

Cette étude étant très sérieuse et interessante, elle a paru dans le Irish Times, le Washington Times, et le Daily Telegraph.. aux USA et en Grande-Bretagne .

Que croyez vous qu'il s'est passé ?

Immédiatement, des universitaires(sic!) ont d’abord mis en doute l’objectivité académique du Dr Coleman, et l’ont qualifiée d’ « activiste anti-avortement », ayant un point de vue « biaisé par son idéologie », et son « conflit d’intérêt évident » portant atteinte à sa capacité d’analyser les premières études. "Ils" auraient détecté « des erreurs scientifiques flagrantes », laissant aux lecteurs le soin de « faire le tri des erreurs sérieuses » eux-mêmes (bien sûr.. Quand on ne peut aller contre l'évidence et prouver le contraire...). Certains critiques l'ont appelé à se rétracter sur cet article. Une réaction similaire à celle qui a frappée le journal médical britannique Lancet lorsqu’il publiait un article en 2010 mettant en question les fausses prédictions de l’ONU sur la mortalité maternelle.


Source: http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=618409

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 10:37

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En 8 mois le Piss Christ, sur le concept du visage du Fils de Dieu, aujourd'hui l'ignoble Golgota Picnic... assez de pseudo-oeuvres subventionnées...et blessantes pour des millions de Français!

Catholiques indignés, rejoignez-nous dimanche 11/12/11, à Paris pour une grande manifestation déclarée de protestation. Départ 14h de la place de l’Alma (8ème/16ème arrondissement), arrivée prévue à 17h au théâtre du Rond Point.

 

Source

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 23:09

LE PLUS. Quinquennats successifs, bipartisme, crise sociale, le régime républicain connaît des difficultés pour permettre au président de le République une politique à long terme. A mi-chemin entre la monarchie et la république démocratique, le candidat de l'Alliance-royale Patrick de Villenoisy affirme vouloir réconcilier les Français avec leur pays.

 

Par Patrick de Villenoisy Candidat de l'Alliance Royale

 

Les royalistes ont créé en 2001 un mouvement politique : l’Alliance-royale. Absents du terrain politique depuis des lustres, ils considèrent être les seuls à pouvoir apporter de vrais réponses aux défis de ce début de XXIème siècle. J’ai été désigné pour porter les couleurs de l’Alliance-royale et ai décidé de placer cette campagne sous le slogan : réconcilier les Français.

 

La salle du trône au château de Fontainebleau - FlickR CC dalpera

 La salle du trône au château de Fontainebleau 

 

Face à la situation de notre pays, la grande question est de savoir si nous pouvons faire l’économie du retour à la royauté en réformant les institutions de la Ve république, en passant à une VIe république : en tout cas en se privant des énormes avantages de l’institution monarchique.

 

Un équilibre entre la monarchie et la république démocratique

 

Le premier constat que nous faisons est de considérer que dans notre pays, la démocratie est confisquée par le régime des partis. En d’autres termes, un député à l’Assemblée nationale est plus souvent enclin à voter en fonction de la consigne de vote du parti plutôt qu’en fonction du bien commun. La démocratie fonctionne donc fort mal chez nous et nous pensons que le retour à la royauté serait la seule solution pour apporter à la France un avantage déterminant dans le concert des nations.

 

Nous avons donc élaboré une plateforme politique dont on pourrait dire qu’elle propose à nos concitoyens une institution qui tirerait la quintessence des avantages de la monarchie et de notre république démocratique. Cette institution politique n’a donc pas d’équivalent ni dans le passé, ni dans les monarchies qui nous entourent. Elle est la meilleure réponse aux attentes des Français. Elle est la seule réponse moderne et efficace.

 

Pour l’essentiel, elle reprend la constitution de la Ve république en substituant un roi à l’actuel président de la république et en lui attribuant des pouvoirs similaires à quelques modifications près. Nous avons publié un livre bleu qui explique en détail ces points.

 

Un changement radical des institutions

 

Je le disais lors de l'annonce de ma candidature, le temps est venu de proposer à nos concitoyens un changement radical de nos institutions. Les grands systèmes égalitaires sont en effet condamnés et les Français en seront de plus en plus conscients : avec l’émergence d’internet, des réseaux sociaux se fera jour une exigence de vérité que le régime républicain n’autorise pas.

 

En effet, au nom des vieux principes révolutionnaires, se sont édifiées des institutions qui n’ont désormais pour véritable objectif que de se survivre à elles-mêmes. Elles résisteront bec et ongles, joueront des innombrables ressources du syndicalisme et du clientélisme. Elles feront de l’égalité un bouclier, de l’anathème une arme, de l’immobilisme une stratégie. Il en a résulté un discrédit parfois injuste du personnel politique confronté à l’impossibilité de réformer en profondeur notre société.

 

L’un des principaux avantage de la royauté est qu’elle dispose du temps. Nos élus n’ont que des mandats de 5 ans : insuffisant pour porter une politique à long terme. Jean Dutourd, notre regretté académicien royaliste disait :

 

"L'inconvénient est que le président n'est pas héréditaire...; Il n'est pas le symbole de la patrie, mais de la division. Avec un roi qui est le fils de son père et le petit fils de son grand père, on évite ce genre de fureur civile. Le roi n'est pas l'élu du peuple à un moment de son histoire, mais l'élu des siècles. Son pouvoir repose sur quelque chose de beaucoup plus solide qu'une lubie du suffrage universel; il s'appuie sur ce qu'il y a de plus solide au monde : une coutume. La royauté a un côté paternel qui est exactement approprié à la fonction, et qui ne se trouve nulle part ailleurs, même pas dans une monarchie déguisée en république comme celles que nous avons. Le roi est un père, sinon éternel, du moins permanent."

 

Il analysait cette division en montrant que ce qui est décourageant dans les démocraties, où l'on vit sous le régime des partis, c'est que les leçons toutes simples sont toujours perdues. Il ne s'agit pas d'être raisonnable, c'est-à-dire d'œuvrer en commun pour le bien de la nation, mais de mettre des bâtons dans les roues à l'ennemi. Cette guerre ou cette guérilla perpétuelle fait du régime démocratique l'un des plus lourds et des plus lents que l'on ait inventé. Peut-être aussi l'un des plus immoraux, vu qu'il n'y est question, en fin de compte, que de conquérir le pouvoir afin d'accomplir soi-même ce qu'on a empêché les autres de faire.

 

L'élection présidentielle, cette guerre civile

 

D’où mon thème de campagne : réconcilier les Français, les réconcilier avec leur histoire, les réconcilier entre eux. Une élection présidentielle est une sorte de guerre civile où il est question pendant un an de diviser les Français en deux camps, c’est-à-dire de détruire la cohésion sociale que le président élu doit reconstruire dès son élection faite. Quelle perte de temps. Les Français le savent maintenant, nos hommes politiques ont eu l’impéritie de nous livrer pieds et points liés entre les mains des marchés. Rompant avec le principe selon lequel gouverner c’est prévoir, ils ont acheté la paix sociale à crédit par manque flagrant de courage politique.

 

Si notre pays s’est déjà endetté gravement dans le passé, c’est la première fois qu’il le fait en temps de paix. Cette période électorale que nous pourrions éviter est précisément ce que les marchés détestent le plus : une période d’incertitude. Une période aussi d’attentisme économique : les entreprises n’embauchent plus, n’investissent plus, les entreprises étrangères qui pourraient venir s’implanter chez nous diffèrent le projet. Tout le monde attend le résultat de l’élection pour prendre les décisions. Quelles sont les conséquences en terme d’emplois, de pertes de recettes pour l’Etat ? Mesure-t-on l’avantage économique que la royauté conférerait à notre pays ?

 

Il faut le dire à nos concitoyens, nous n’avons plus les moyens de ces pertes de temps, d’argent, d’emplois.

 

Je voudrais aussi dire un mot d’un sujet dont les Français s’inquiètent, que les politiques dénoncent (surtout en période électorale) mais auquel ils n’apportent aucune solution définitive : la montée de l’islamisme en France. Notre régime a érigé la laïcité en véritable religion. Les royalistes sont les seuls à pouvoir apporter une réponse à ce problème souvent invoqué : le retour à une France chrétienne qui renouerait avec sa mission de fille aînée de l’église. Certes, chez nous il y a séparation de l’église et de l’Etat, mais le seul fait que nous professions à nouveau notre religion suffirait à résoudre le problème.

 

Le roi, un arbitre impartial

 

Nous voulons donc appuyer la politique sur le socle de la durée, de la cohésion sociale retrouvée et préservée, sur la fierté que nous confère notre histoire, notre religion. Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. 

 

Nous avons vu dernièrement le pouvoir en place s’émouvoir de la fraude sociale. Ce n’est qu’une conséquence parmi beaucoup d’autres de la baisse de la morale. Oui, la crise est certes financière mais avant tout elle est morale. On pourrait même dire que la crise financière n’est qu’une des conséquences de la crise morale. Là encore, le régime dans lequel nous sommes ne peut que constater mais est incapable de remédier. Pourtant, il sait de longue date que cette crise existe. Relisez en 1969 ce qu’en disait le président Georges Pompidou :

 

"Notre civilisation traverse une crise spirituelle. Les mutations économiques, l'accélération du progrès scientifique et technique, l'ébranlement des croyances et des contraintes traditionnelles, le bouleversement des mœurs, tout contribue à entraîner la société dans une course éperdue vers le progrès matériel, progrès dont on n'aperçoit pas les limites mais dont il apparaît qu'il développe les besoins plus encore qu'il ne les satisfait et ne fournit aucune réponse aux aspirations profondes d'une humanité désorientée. Le monde a besoin d'une renaissance et aucun de ceux qui détiennent des responsabilités, qu'elles soient politiques, économiques, sociales, intellectuelles ou proprement spirituelles; n'a le droit de penser qu'il n'est pas concerné."

 

Parmi les grands avantages que représente le roi c’est aussi d’être un arbitre indépendant et impartial. Nos concitoyens le savent, il va falloir réformer notre société. Je suis certain qu’ils consentiront à faire les efforts nécessaires pour autant qu’on les leur explique et qu’ils aient le sentiment qu’ils se feront dans un esprit de justice sociale.

 

La France est un grand pays qui possède un droit de véto au conseil de sécurité, la force nucléaire, de deuxième réseau diplomatique du monde, le second territoire maritime qui nous donne l’occasion d’être présents sur les océans du monde. Nos atouts restent considérables, notre savoir faire est reconnu, le travail des Français est performant : tout cela, nous le devons non pas aux hommes politiques mais malgré eux, malgré les battons dans les roues que représente notre système politique obsolète, dépassé et qu’il est urgent de réformer par le retour du roi.

 

Source: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/221330;je-suis-candidat-a-l-election-presidentielle-pour-retablir-la-royaute.html

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Merci à Dominique

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 11:28
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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 10:46

Add. Christroi.over-blog.com le 12.10.2011 12:25. Video

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Le texte ci-dessous est extrait du Sermon et de la supplique de l'abbé Régis de Cacqueray devant le théâtre du Rond-Point à Paris le 8 décembre 2011.

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La procession de ce soir symbolise, de la façon la plus saisissante qui soit, la véritable confrontation que nous sommes en train de vivre, au niveau le plus profond  où elle se situe. Nous ne nous trouvons pas dans une lutte humaine pour une recherche de pouvoir ou d’influence. Les agents d’opinions qui recherchent des explications partisanes ou politiciennes à cette réaction se trompent lourdement car il ne s’agit vraiment pas de cela.

Bien que nous n’en ayons qu’une très faible perception, nous nous trouvons, en réalité, tous engagés dans le seul vrai combat qui soit, celui qui domine et qui transcende toute l’histoire des siècles. Ce combat, on peut le résumer ainsi : pour ou contre Notre Seigneur Jésus-Christ. C’est vraiment Lui et Lui seul, comme l’avait si bien prophétisé le vieillard Siméon au temple de Jérusalem, qui est l’unique signe de contradiction sur cette terre.

Ne croyons donc pas qu’il existe trois camps. Il n’en existe que deux, celui de Jésus-Christ et de la sainte Eglise Catholique d’une part ; celui du diable qui cherche à dévorer les âmes, comme un lion rugissant, pour les faire tomber dans le péché, les y maintenir et les précipiter   en enfer, d’autre part. D’un côté, il y a l’amour infini de Dieu qui veut sauver les hommes par les mérites et le sang de son Fils Jésus-Christ qui leur sont communiqués par la médiation universelle de la très sainte Vierge Marie. De l’autre, il y a la haine, la haine de tout ce qui est vrai, de tout ce qui est bien et de tout ce qui est beau, l’apologie du vice et du péché, du mensonge, du meurtre et du suicide. Le camp de la neutralité n’a jamais existé et il n’existera jamais. Chaque acte libre de l’homme l’engage dans un sens ou dans un autre, mais toujours dans un positionnement qui se fait par rapport au Christ, soit pour se rapprocher de Lui, soit pour s’en éloigner.
 
La seule chose que l’on puisse encore ajouter au rappel de ce fond de scène de toute l’histoire de l’humanité, c’est que les hommes, tant qu’ils sont sur la terre, demeurent libres, libres jusqu’au dernier instant ou de se convertir à Jésus-Christ ou de le rejeter.  Ils peuvent passer d’un camp à l’autre, du bon vers le mauvais comme du mauvais vers le bon. Ils peuvent brutalement verser de l’un à l’autre mais, souvent, leur cheminement se fait plutôt par petites touches presque insensibles.

Rien n’est donc jamais perdu  mais rien n’est également gagné tant que nous sommes ici-bas. Aussi, nul ne doit jamais tomber dans le désespoir puisque Dieu est infiniment miséricordieux. Mais nul ne doit se montrer présomptueux car celui qui compte sur ses seules forces se laissera certainement emporter par le vent des tentations. Judas, d’ami de Notre Seigneur, est ainsi devenu son ennemi. Quant au bon larron, de bandit de grand chemin qu’il était, il a demandé pardon de ses fautes et le Seigneur les lui a remises sur l’instant.

 

... Une fois que l’on s’est remémoré les vérités de l’histoire de notre Salut, il est aisé de comprendre que ces différents spectacles contre lesquels nous protestons depuis plusieurs mois n’ont pas été conçus par hasard, que la concentration du mépris, de la dérision et de la haine sur la seule personne du Christ n’est pas anodine. Ces spectacles n’ont pas pour seul objectif de faire tourner en bourrique les catholiques, de faire monter leur colère et d’attendre qu’ils finissent pas s’épuiser sous la multiplication des outrages qui sont portés.

Leurs auteurs, les directeurs de théâtre, les acteurs de ces spectacles, ceux qui vont y assister se rengorgent d’être des hommes à l’esprit indépendant, affranchis de toutes les vieilles lunes de la religion, capables de parler librement de toutes choses. Ils affirment haut et fort qu’ils veulent pouvoir parler librement de n’importe quel sujet, y compris celui du Christ et de la religion sans avoir à demander l’autorisation de qui que ce soit pour le faire. Ils se disent fiers de leur libre pensée.

Mais, je pose la question : est-ce bien la réalité ? La liberté de créativité et d’expression qu’ils disent défendre est-elle vraiment l’ultime principe qui les guide ? Nous ne le croyons pas ; nous ne le croyons plus si nous l’avons jamais cru. Mais peut-être que ces hommes, eux, se croient persuadés d’être des hommes libres ?

Nous leur disons, quant à nous que, de la même manière qu’ils nous estiment abrutis par les dogmes du Catholicisme, nous pensons qu’ils sont des esclaves et des serviteurs, avec plus ou moins de conscience, non pas de la libre pensée, mais du satanisme. Ils s’en défendront peut-être et ils se récrieront.

Mais s’ils s’en défendent et qu’ils se récrient, ils se trouvent alors dans la nécessité de devoir se justifier des spectacles qu’ils proposent dans leurs salles car nous n’allons pas avoir trop de mal à démontrer que c’est bien une religion, dont le nom est « le satanisme » qui se trouve l’inspiratrice  de ces spectacles. La libre pensée, cette libre pensée dont ils se prévalent, loin d’en faire des hommes libres en fait les hommes liges de l’enfer. On devrait appeler cette pensée la pensée lige, la servile pensée, non pas la libre pensée.

Nous irons vite. Nous allons donner des signes, des exemples et des preuves de cette dimension religieuse radicalement  inversée qui est la véritable source d’inspiration de l’anti-art contemporain. Sur vos scènes, c’est le culte du diable que vous célébrez, vous y cultivez un satanisme réel, un satanisme qui a été publiquement avoué. Ce soir, nous voulons arracher le masque de cette libre-pensée que vous affichez pour dénoncer la présence de ce satanisme subventionné qui se tient dans vos théâtres devenus, pour l’occasion, des temples sataniques.       
   
En effet, derrière la façade parfaitement hypocrite des propos de Serrano, de Castelluci qui seraient des chrétiens en recherche, ou de Garcia qui serait un chrétien déçu, il y a tout autre chose qui se trouve présent. Ils protestent les uns et les autres n’avoir pas voulu offenser les chrétiens et ils se lamentent sur la nullité du niveau intellectuel et artistique des catholiques espagnols ou français, et bientôt des belges, bornés, qui resteraient hermétiques devant leur œuvres. (Ce sont ces catholiques que le cardinal Vingt-Trois, avec l’aménité bien connue qu’on lui sait, a appelé ‘les idiots sympathiques’) - La vérité est tout autre. Reprenons quelques faits ou quelques propos.

Eu égard à la présence des nombreux enfants qui sont présents, je n’entrerai pas dans les explications du choix que Serrano a fait d’emprisonner et d’immerger le Christ dans le flacon de son urine. Il suffit d’avoir rappelé le fait. Croyez-vous que ce qu’aucun homme n’admettrait pour lui-même ou n’admettrait pour un autre, aurait été réservé au seul Christ par le plus grand des hasards ?

Je passerai également vite sur les scènes d’une violence insoutenable de la pièce de Castelluci où l’on a instrumentalisé des enfants de dix ans pour leur faire jeter ces grenades factices contre le visage du Christ avant que ce même visage ne soit recouvert d’excréments. Croyez-vous qu’un tel acharnement contre la face du Christ, un acharnement que l’on n’a jamais vu contre aucun autre visage, soit seulement sorti du cœur de l’homme ? Pourquoi cette haine ? D’où vient cette rage ? Telles sont les vraies questions ! Croyez-vous que cette détestation que l’on cherche à  instiller dans le cœur des enfants dès leurs plus jeunes années contre le seul Jésus-Christ soit seulement de cette terre ?

Castelluci, à plusieurs reprises, a d’ailleurs très ouvertement évoqué ses sources d’inspiration. Son esprit est infesté par une lecture à rebours de la Genèse, lecture qu’il n’a d’ailleurs pas inventée. Cette lecture, inspirée de la Gnose, de la Kabbale et des rose-croix considère tout simplement, dans la scène de la chute de nos premiers parents, que le Dieu Créateur est en réalité le diable et que c’est au contraire le diable qui est Dieu. Celui qui opprime nos premiers parents en leur défendant de prendre du fruit de l’arbre du bien et du mal, c’est celui-là qui serait  le méchant et le diable.

Tandis que le serpent qui rassure Adam et Eve pour qu’ils passent par-dessus l’interdiction et qu’ils mangent de ce fruit, c’est celui-là qui est Dieu. C’est lui qui vient libérer nos premiers parents de cette défense (incompatible avec la dignité de l’homme) qui leur est faite de manger de ce fruit. Voilà les idées qui se trouvent dans l’esprit de Castelluci. Cet auteur, n’aura donc aucun mal pour déclarer à propos de sa pièce sur la Genèse  que celui qui l’inspire, c’est Lucifer : « L’ange de l’art, c’est Lucifer. » Au moins, les choses sont clairement dites !  

Quant à la pièce de Garcia -celle qui est jouée ce soir dans ce théâtre- son inspiration luciférienne est omniprésente à travers tout son spectacle. Le thème central de cette pièce est celui de la chute : « Jouissez de la chute et ne laissez personne vous déranger. »  On y voit une femme se précipiter d’un avion dans le vide. Sur sa poitrine, il y a comme inscription : « ange déchu ». On entend un acteur dire : « Imitez-moi dans la chute, faites comme moi » Puis s’affichent en grosses lettres la phrase « foi en chaque péché. » Le thème de la chute est précisément celui de l’incitation au péché comme le prouve, quelques instants plus tard, l’écran qui grésille avec la parole : « Foi en le suicide » Garcia affirme aussi :        «  Voici les mots de l’ange déchu : heureux ceux qui s’écrasent contre le bitume, ceux qui finissent sous la roue d’un tramway. » Outre cette incitation au suicide, cette apologie de la chute et du péché, les paroles et les attitudes qui se succèdent contre le Christ en croix sont tellement atroces qu’elles ne peuvent franchir mes lèvres ! Nous pourrons bientôt montrer comment cette pièce s’inspire en réalité de rituels lucifériens !

Voilà quelle est la réalité. Entendez d’ailleurs les slogans des contre-manifestants. Après avoir crié « Liberté d’expression », que scandent-ils ? Il crient : « Néron, reviens, il y a encore des chrétiens ! » Voilà donc leur fameuse liberté de penser ? Que disent-ils encore ? « Trois clous, deux planches, voilà la solution ! » Quel exemple de tolérance, de neutralité et de non-violence ! Et, nous ne citons que les slogans les plus bénins qui sont sur leurs lèvres ! Comprenez donc : cette liberté d’expression n’est qu’un leurre. Elle est un faux principe et ses ténors se dissimulent derrière ce sophisme pour distiller un message littéralement infernal.

 

Source: http://www.laportelatine.org/district/france/bo/cacqueray_gologota_picnic110905/sermon_cacqueray111208_rondpoint.php

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 08:27

L'Église catholique doit encore se prononcer sur d'éventuels miracles mais elle demeure d'une grande prudence face à ces phénomènes.

 

Deux «guérisons inexpliquées» viennent d'être confirmées par les sanctuaires de Lourdes qui se refusent toutefois à parler de «miracles». Ils concernent deux personnes dont l'identité n'est pas encore révélée. Une religieuse de 77 ans qui a retrouvé «l'usage de ses jambes» en 1965, lors d'un séjour à Lourdes, alors qu'elle était atteinte d'une lombosciatique paralysante opérée plusieurs fois. Et une femme de 43 ans souffrant de poussées d'hypertension avec apparition d'œdèmes cérébraux. Elle a retrouvé une «vie normale» après une visite à Lourdes en 1989.

 

Depuis le début des apparitions de la Vierge à Lourdes en 1858 seulement 68 miracles ont d'ailleurs été reconnus pour plus de 7000 dépositions relatives à des faits de guérisons.

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 12:12

Les élections législatives marquent à n’en pas douter, un ancrage définitif de la Russie dans un modèle de développement démocratique autonome, éloigné des influences occidentales. La baisse de Russie Unie était prévisible tant le résultat de 2007 fut exceptionnel, avec plus de 60% des voix. Le parti au pouvoir conserve une confortable avance sur ses rivaux. L’importance de ces élections n’est pas dans cette baisse de Russie Unie, qui n’empêchera pas, de toute façon, Vladimir Poutine de gouverner pendant son prochain mandat. Ce qui compte avant tout, c’est le rejet massif de l’influence occidentale par le peuple russe. Les moyens engagés par les ONG américaines l’auront été en pure perte. Même à Moscou, le parti Yabloko, considéré comme le plus libéral, recueille à peine 10%. La nouvelle classe moyenne russe ou les milieux populaires, lorsqu’ils n’ont pas voté Russie unie (49,7%), ont voté communiste (KPRF : 19,15%), Russie Juste (parti proche de Russie Unie : 13,16%) ou pour les ultra-nationalistes de Vladimir Jirinowski (LDPR : 11,7%). Au total, plus de 90% du corps électoral russe rejette l’influence occidentale.

La Russie semble définitivement guérie de son engouement pour le modèle occidental du début des années 90. Le modèle consumériste, si visible à Moscou, n’est pas venu à bout à bout de l’âme russe. Les trois millions de fidèles qui ont défilé devant la ceinture de la Vierge dans toute la Russie, attendant pendant des heures, la nuit et dans le froid sont là pour en témoigner. Les Russes, soutenus en cela par leurs élites reconstruisent leur identité autour du christianisme, ce qui est également une rupture nette avec l’Occident ou la laïcité militante est devenue religion d’État.

Absence de partis pro-occidentaux à la Douma, reconstruction de l’identité russe autour du christianisme, piété populaire, refus de l’affrontement civilisationnel, interdiction du prosélytisme homosexuel, c’est le modèle européiste au complet qui est rejeté par le peuple russe et ses élites dirigeantes. Paradoxalement, c’est un modèle de développement qui pourrait inspirer les sociétés européennes enfoncées dans une crise autant économique que morale.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 21:47
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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 12:30

 

Jordi Savall: Jeanne la Pucelle

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Merci à Reconquista

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 23:01
Mardi 29 novembre 2011 a eu lieu la première représentation de la pièce "Sur le concept du visage du fils de Dieu" de Romeo Castellucci au théâtre de la Rose des Vents à Villeneuve d'Ascq, près de Lille, dans le nord de la France. A cette occasion, l'institut Civitas avait convoqué une manifestation de protestation et de réparation en début de soirée sur la place de l'Hôtel de Ville. Près de 1000 personnes se sont déplacées pour prier et chanter des cantiques.
Ce reportage fait le compte-rendu de cette manifestation. Les discours de Alain Escada, secrétaire Général de Civitas et de l'abbé Régis de Cacqueray sont publiés séparément sous les titres: "Vous êtes le sel de la terre" et "Vive l'Eglise catholique".
C'est en présence de nombreux prêtres, dont le Père Alain Hocquemiller, Prieur de la Sainte-Croix de Riaumont, que s'est déroulé ce rassemblement.
Comme précédemment à Paris, Rennes et Toulouse, il s'agissait de protester publiquement contre la représentation d'un spectacle antichrétien, à savoir "Sur le concept du visage du fils de Dieu" mis en scène par Roméo Castellucci, et de réparer publiquement par la prière la profanation du portrait du Christ commise durant ce spectacle. 
Rendez-vous a ensuite été fixé à tous pour la grande manifestation nationale contre la christianophobie qui se déroulera à Paris le dimanche 11 décembre et qui sera le point culminant de notre mobilisation alors que la capitale accueillera au même moment le spectacle blasphématoire "Golgota picnic". (Source)
 
Produit et réalisé pour Civitas par Jean-Paul et Jacques Buffet.
 
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