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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 13:54

Juifs, musulmans et chrétiens s'opposent au projet de loi de dénaturation du mariage. Ils étaient invités hier à la commision des lois de l'Assemblée afin de "débattre". La gauche pourra ainsi toujours dire qu'il y a eu un "débat" et la droite, du fait de sa division suite à l'élection contestée de Jean-François Copé à la présidence de l'UMP, arguer de son impuissance... Comme tout cela tombe pile poil. Quoiqu'il en soit la droite sera à jamais discréditée d'avoir été aux abonnés absents pendant que la gauche faisait passer son "mariage gay". La démocratie totalitaire et l'hypocrisie maçonnique dans toute sa splendeur !

 

Une parodie de débat.

 

En réalité, et en fait de "débat", d'"écoute" et de dialogue, il n'y a eu qu'une parodie de débat, un procès à charge contre l'Eglise : Lire sur le Salon Beige le compte-rendu de l'abbé Cariot qui analyse l'"audition" : "quand l'Assemblée se fait prétoire et les députés procureurs".

 

Le Figaro a publié un article sur ce sujet "Mariage gay : les religions entendues à la sauvette":  

 

"Quatre minutes par religieux pour répondre aux objections..."

 

Chacun des religieux disposait de dix minutes pour s'exprimer. Dans l'heure qui restait, le rapporteur de la loi, Erwann Binet (SRC-groupe socialiste républicain et citoyen), a lancé des questions et donné la parole aux douze parlementaires présents (lui compris: neuf SRC, un RRDP (radicaux de gauche), un écologiste, deux UMP, Xavier Breton et Éric Woerth). Cinq se sont exprimés longuement, essentiellement sur la notion d'égalité et de non-discrimination pour les homosexuels. Il restera donc moins de quatre minutes par religieux pour répondre aux objections...

 

Ce qui a irrité le pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, qui a appelé alors ses interlocuteurs politiques à un «débat sérieux»: «vous posez une masse de questions: avoir trois minutes pour répondre, c'est frustrant», lança-t-il. Et de critiquer la forme de cette réunion: «nous voyons ici à quoi mène un dialogue fait dans l'urgence. Il faut maintenant nous dépêcher de débattre!» Et conclut: «Trop pressé d'aller à la solution, on risque de ne pas écouter l'autre.»

 

Le plus virulent des députés de gauche, Alain Touret (RRDP) a lancé : «Globalement vous êtes des lobbys», attaquant directement l'Église catholique : «Vous appuyez votre pouvoir sur l'institution du mariage (…) mais à part quelques exceptions vous vous êtes pratiquement trompés à chaque fois (…). La fracture entre vous autres et l'opinion est totale.»

 

Curieusement toutefois, et comme la plupart de ses collègues, il a insisté et a conclu son propos sur la nécessité de tenir le débat à l'Assemblée et surtout pas dans la rue. Comme si la majorité avait peur d'une forte mobilisation pour la manifestation nationale du 13 janvier prochain: «Vous lancez vos troupes, vos évêques, jeta-t-il à un cardinal Vingt-Trois impassible, vos catholiques s'il en reste» mais «restez plutôt sur le plan philosophique» et«laissez aux élus la responsabilité de décider!»

 

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/11/29/01016-20121129ARTFIG00731-mariage-gay-les-religions-entendues-a-la-sauvette.php

 

 

Le cardinal André Vingt-Trois a quant à lui répondu sur le fond, sans répondre aux attaques hors-sujet des députés de gauche :

  • "une nouvelle définition du mariage changerait pour tous la fonction sociale de cette institution (du mariage, Ndlr.) en la transformant en reconnaissance de situations particulières et de sentiments personnels. Ce changement serait directement perceptible par chacun dans les modalités d'établissemnts de l'état civils: déclarations, établissements de papiers, dénominations des parents, établissement et authentification de la filiation, etc. ... La loi doit-elle s'engager dans la gestion des orientations et des sentiments particuliers, surtout pour une faible minorité ?"

 

"L'intérêt supérieur de l'enfant".

 

  • "on est frappé ici de l'absence de référence aux conséquences prévisibles pour les enfants. Comme si le projet ne consistait qu'à satisfaire les attentes des adultes, auxquels par ailleurs il semble reconnaître un droit à l'enfant. L'absence complète de référence aux droits de l'enfant, en particulier celui de connaître ses origines réelles et d'être élevé par ses parents, l'effacement complet de la référence biologique et symbolique au profit de la référence sociale déstabilise les instruments d'identification de la filiation."

 

Droits des femmes.

 

  • "une autre 'discrimination' surgira inévitablement. L'intention exprimée d'un certain nombre d'élus et d'association d'obtenir l'accès à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aboutirait un jour ou l'autre, puisque l'on se situe dans la logique d'un droit à l'enfant, la PMA serait nécessairement discriminatoire puisqu'elle ne serait accessible qu'aux femmes et non aux hommes. A moins que le législateur ne revienne sur l'indisponibilité du corps humain et ne s'engage dans la gestation pour autrui, avec ses dérives déjà connues ailleurs, de marchandisation et d'aliénation des femmes. Il ne suffit pas de repousser cette question à un autre projet de loi pour y répondre".

 

Ci-dessous video de l'audition du cardinal André Vingt-Trois, Président de la Conférence des évêques de France : 

 

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