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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 10:37

Incroyable arrogance oligarque d'un frère la truelle Jean-Luc Mélenchon qui, une fois de plus, a choisi son camp, celui de la honte et de la collaboration. Il soutient la manif dissidente de Carhaix plutôt que celle de Quimper. Dans une dépêche titrée sans autre précision : "Mélenchon: Carhaix plutôt que Quimper", l'afp rapporte des propos qu'il tient dans un communiqué ce matin.

 

Le co-président du Parti de gauche,  Jean-Luc Mélenchon, appelle les salariés bretons à "manifester à Carhaix avec leurs syndicats".

 

 

 

Deux manifestations pour l'emploi sont en effet prévues prévu ce samedi en Bretagne : une à Quimper à l'appel de plusieurs organisations professionnelles et patronales, de FO et du maire divers gauche de Carhaix, Christian Troadec, soutenue par les Bonnets rouges. L'autre, celle de Carhaix, dissidente, à l'appel de pseudos "Solidaires" (extrêmes gauches idiots-utiles du capital oligarchique, esclaves de leurs maîtres francs-maçons), CGT, FSU, CFTC.

 

 

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Alors que de l'avis de l'ensemble des observateurs, le refus de l'écotaxe s'inscrit dans un contexte général de ras-le-bol fiscal, et fait office de goutte d'eau qui a fait déborder le vase, Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué, focalise l'attention sur taxe elle-même, défend le principe de la concurrence déloyale et du fiscalisme pour les Français et se permet même d'insulter les résistants Bretons de "nigauds" !

 

 

"Encouragé par la timidité et la pleutrerie du gouvernement qui leur cède tout, le patronat et les cléricaux des départements bretons vont faire manifester les nigauds pour défendre leur droit de transporter à bas coût des cochons d'un bout à l'autre de l'Europe dans des conditions honteuses.

 

À Quimper manifestent ceux qui veulent que continuent la souillure de notre belle Bretagne par les nitrates de l'agriculture productiviste. À Quimper manifestent ceux qui veulent les salaires de misère pour les agriculteurs et le règne de la grande distribution. À Quimper les esclaves manifesteront pour les droits de leurs maitres", juge frère méluche qui ne souhaite pas que l'on sache qu'il est franc-maçon...

 

Mélenchon termine par un monument de désinformation quant aux Jacobins centralisateurs de 1789 qu'il ose assimiler aux Bonnets rouges, décentralisateurs et fédéralistes de 1675 (Révolte dite du "papier timbré", déclenchée par une hausse des taxes). L'exact contraire. Encore une fois, pour avoir la vérité, il faut se représenter l'inverse de ce que déclare l'apparatchik, dans le communiqué rapporté par la dépêche Afp :

 

"Les salariés des départements bretons ne doivent pas se tromper de colère ! Ils ne doivent pas aller baiser la main qui les frappe. Ils doivent manifester à Carhaix avec leurs syndicats de salariés et leur classe, leur camp, leur famille. S'ils aiment les symboles historiques, les Bretons qui réfléchissent préfèreront se souvenir de leurs ancêtres qui déclenchèrent la grande révolution de 1789 contre les privilèges des riches et créèrent le club des jacobins plutôt que de marcher derrière les saigneurs de leur époque !", conclut Mélenchon.

 

Les Bonnets rouge de 1675 n'ont pas manifesté pour la centralisation et le fiscalisme mais contre !

 

Argent-RoiDe l'avis de l'ensemble des historiens, 1789 n'a pas chassé les riches du pouvoir, elle les y a mis ! C'est l'avènement de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie  

 

Le taux de prélèvement fiscal qui atteignait 40% "à la veille de la Révolution" de 1789 (selon "La Révolution française" de Frédérick Casadesus et Erwann Surcouf, Coll. Regard Junior, Un Voyage dans le temps et l'Histoire, Mango Jeunesse, 2002) est bien inférieur à celui que nous atteignons aujourd'hui : 56,6% selon le Figaro. Les salariés aujourd'hui travaillent du 1er janvier "jusqu'au 26 juillet" pour simplement "financer les dépenses publiques". Il n'y a plus qu'à faire la Révolution camarades !...

 

Les Jacobins de 1789, contrairement à ce que déclare Mélenchon n'étaient pas un mouvement issu des Bonnets rouges, "de leur classe, de leur camp, de leur famille", dit-il, vu que les Jacobins c'était le rassemblement de tous les francs-maçons (!) et que dès le départ, en 1791, le régime issu de 1789 n'était pas démocratique mais oligarchique !

 

Un régime qualifié par l'historien  Patrice Gueniffey de "dictature d'une minorité prétendant énoncer la Volonté générale au nom du peuple mais à la place du peuple"... (Source: Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 206-207). Ce en quoi Mélenchon est bien le digne héritier.

 

Et "d'oligarchie" : un "système de cooptation, les uns accédant aux charges que les autres viennent de quitter, et réciproquement. La promotion aux responsabilités se fait en circuit fermé (en 1791) : les fonctionnaires peuplent les assemblées chargées d'élire les fonctionnaires. ...La réalité du système répondait à un besoin, celui de la formation d'une classe politique ... qui soit assurée de la continuité en étant délivrée de l'incertitude inséparable du suffrage universel. Mais l'oligarchie née de ces pratiques n'était pas moins un démenti des attentes. On imaginait en effet avec une certaine ingénuité que la vertu première d'un système électif consistait à assurer le renouvellement permanent du personnel dirigeant et l'élargissement constant de son recrutement. On n'imaginait pas que l'élection puisse conduire à la formation d'une 'classe' politique distincte du reste de la société." Patrice Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, p. 86-88).

 

"Jusqu'au bout, les hommes de la Révolution auront refusé de faire des électeurs, même au second degré, les arbitres de la dévolution du pouvoir."   ( François Furet, préface in Patrice Gueniffey, Le Nombre et la Raison, La Révolution française et les élections, Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, Paris 1993, p. XI.). 

 

"L'exercice du suffrage, quel qu'en fût le régime, censitaire ou universel, a été l'affaire de minorités dont les 'candidats' se disputaient les voix."  (François Furet, Mona Ozouf, Dictionnaire critique de la Révolution française, Champs Flammarion, Manchecourt 1992, p. 127.)

 

TOUT CECI EST ENCORE LE CAS AUJOURD'HUI.


 

> La révolte fiscale prend un tour violent en Bretagne (26 octobre 2013)

>  "Liberté & Egalité" : Les inégalités entre les Français se creusent

> "Liberté & égalité" : Depuis la crise de 2008, les écarts de richesse continuent de se creuser (INSEE)

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