/image%2F1400167%2F20250701%2Fob_420393_christ-roi-de-l-univers-2.jpg)
« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
Ce déclin les touche tous et surtout les plus progressistes "Libération" (-26%), mais il est aussi de 15-16% pour "Le Monde", "Les Echos" et "Le Figaro", et de 7-8% pour "Le Parisien" et "Aujourd'hui en France".
La presse magazine subit un recul quasi général, en particulier les news magazine.
Tous les titres de la presse people ont fortement baissé au 3e trimestre. La presse féminine n'est pas préservée.
Source : Rentrée en berne pour la presse, surtout pour "Libération" et "L'Express"
AFPPar AFP | AFP – dim. 8 nov. 2015
. Patrice Gueniffey : "La Révolution est morte" (Conférence du 3 octobre 2011)
Peter Sutherland, conseiller spécial des migrations de l’ONU (ex-Goldman Sachs, Bilderberg) : “L’Allemagne doit recevoir 1 million de migrants par an pendant 30 ans”
Pour plus d'information sur le rôle de Goldman Sachs dans l'invasion migratoire : http://breizatao.com/2015/11/03/peter...
Mise à jour le 10/02/2017
LES CLICHES émis par Lavisse dans ses manuels d'histoire de France ont la vie dure. Image tirée de la Revue Dossier pour la Science, « Gaulois, qui étais-tu ? », n° 61 Octobre-Décembre 2008, p. 18
Les druides ne vont point à la guerre et ne paient aucun des tributs imposés aux autres Gaulois ; ils sont exempts du service militaire et de toute espèce de charges. [...]
Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), Biblis Cnrs Editions, Paris 2016, p. 38; 69)

"S'ils n'ont guère écrit, ce n'était pas qu'ils en étaient intellectuellement incapables, ni qu'ils avaient rien à transmettre, mais qu'ils ne voulaient pas confier leur tradition à l'écriture pour des raisons qui ne manquaient pas de logique. [...] Bon nombre de nos belles légendes remontent jusqu'à ce vieux fonds celte de même qu'une bonne part de notre folklore : pèlerinages plus ou moins christianisés à des sources ou des pierres 'miraculeuses', fêtes équinoxiales ou solsticiales telles que feux de la Saint-Jean." (Claude STERCKX, La mythologie du Monde celtique, Poche Marabout, Allemagne 2014, p. 9-11.)
Les Gaulois avaient le souci de la justice. C'est rapporté par le géographe Strabon (60 av. J.-C. - 20 ap. J.-C.) : "Ils courent en masse aux armes; et cela sans dissimuler leurs projets, et sans y apporter la moindre circonspection. Cela fait qu'on peut aisément les vaincre en employant les ruses de la guerre. [...] La franchise et la simplicité de leur caractère font que chacun ressent les injustices qu'on fait à son voisin, et qu'elles excitent chez eux une telle indignation qu'ils se rassemblent promptement pour les venger." (Strabon, Géographie, liv. IV, ch. 4.)
est occupée par la guerre en Armorique et en Aquitaine. Les peuplades de l'Ouest s'étaient levées sous l'impulsiona de l'active et énergique nation des Vénètes (Vannes). Les Vénètes étaient les maîtres de la mer. Ils faisaient du commerce avec l'Angleterre avec leurs grands navires dont le vent enflait les voiles de cuir. César et son lieutenant Brutus réalisèrent une marine pour combattre les Vénètes. Il trouva des rameurs de Provence et des auxiliaires chez les Celtes aquitains de la Saintonge et de la Vendée dont une rivalité ancienne avait fait les concurrents des Vénètes. Le tromphe de César fut complet. On massacra beaucoup de monde. Tous les sénateurs du pays furent égorgés; ce qui restait de la population fut mis en vente comme du bétail. "Cette forte et laborieuse nation des Vénètes, conclut Camille Jullian, dont les origines et la puissance remontaient aux hommes des domens, la plus ancienne et la plus originale de toute la Gaule, s'effondra dans l'esclavage et dans la mort", et la vie, maintenue en Armorique, s'y éteignit jusqu'au Moyen Âge.
Mais ces hauts faits devaient être surpassés par César lui-même en son expédition contre les peuplades du Rhin (quatrième campagne, 55 av. J.-C.), le proconsul marcha contre les Usipiens et les Teuctères qu'il trouva rassemblés en une foule où les femmes et les enfants étaient en grand nombre. Les chefs de la nation s'adressèrent à lui en termes émouvants. César répondit en les convoquant et les principaux de leur peuple dans son camp. Conviés à cette entrevue, Usipiens et Teuctères s'y rendirent. César fit entourer par ses soldats les chefs et notables usipiens et teuctères qui s'étaient fiés à lui, il les fit ligoter, sourd à leurs observations et à leurs prières, tandis que le gros de son armée attaquait la masse de leurs compatriotes privés de leurs chefs, la plupart désarmés. Femmes et enfants furent égorgés. Ceux qui prirent la fuite se trouvèrent coïncés dans l'angle que formait le confluent de la Meuse et du Rhin, où la cavalerie romaine, lancée à leur pousuite, put les tuer à plaisir. César avait remporté la plus belle de ses victoires. Il en écrit lui-même avec orgueil : "Les Romains délivrés d'une guerre si redoutable, où ils avaient en tête 430 000 ennemis - Oh oh ! - rentrèrent dans leur camp sans aucune perte." A Rome, Plutarque rapporte qu'au Sénat, Caton d'utique parla avec véhémence, flétrissant l'infamie commise et proposant de livrer César à l'ennemi pour apaiser les dieux... Mais on lui rit au nez et les sénateurs décrètèrent des fêtes et des sacrifices en l'honneur de ce nouveau triomphe.
César compléta cette attaque contre les Germains par une attaque contre la Grande-Bretagne, foyer du druidisme dont les flammes animaient les Gaulois. Il prétexta les secours dont les Armoricains recevaient des Bretons. Il s'embarqua à hauteur de Boulogne, refoula les Bretons au-delà de la région de Londres, mais il était sans grande ardeur en un pays où il n'y avait rien à piller. Plutarque a soin de le noter. César n'y fit pas grand profit, dit-il., "car on ne savait rien prendre ni gagner qui eût valeur, sur des hommes pauvres et nécessiteux, de quoi la guerre n'eut pas telle issue que César espérait." Aussi remit à la voile pour la Gaule, après avoir reçu des Bretons - un bon billet à La Châtre - leur acte de soumission et de fidélité enforcée de serments solennels.
Nous sommes au temps de la grande curée. Non moins que la Gaule en Occident, les armées romaines se couvrent de gloire en orient. Suétone dit que César en Gaule "détruisait plus souvent les villages pour le pillage (ob praedam) qu'en punition de quelque tort." Il bourre les temples romains d'ex voto volés dans les sanctuaires gaulois pour se magnifier aux yeux des Romains.
Avec la cinquième campagne de César, marquée par la seconde guerre de Belgique (54 av. J.-C.), nous entrons dans la deuxième période de la guerre des Gaules, celle où les Gaulois, violentés depuis quatre ans, dupés, volés, égorgés ou vendus comme esclaves en un des plus répugnants spectacles qu'ait offerts l'histoire de l'humanité, commencent à s'unir, autant qu'il leur était possible à cette époque, pour la délivrance de leur pays.
Les Romains coupaient les récoltes sur pied, livraient les villages aux flammes, femmes et enfants étaient égorgés, des villiards périrent dans les plus affreux supplices.
César voulait s'emparer d'Ambiorix, roi des Eburons, qui infligea une cinglante défaite aux légions romaines en 54 av. J.-C., peut-être dans la vallée du Geer (rivière de Belgique et des Pays-Bas, affluent de la Meuse.) Servi par des partisans, par les espions, par les agents qu'il entretenait dans le pays, il organisa une chasse à l'homme, sauvage, minutieuse, savante. Ambiorix s'était entouré de quatre compagnons fidèles, énergiques, ardents et rapides comme lui. En quelques semaines il passa avec son héroïque escorte à l'état de figure légendaire. "Tout fut détruit, écrit Aulus Hirtius, par le meurtre, le feu et le vol (rapinis)."
Et tandis qu'Ambiorix courait toujours, César ramena ses soldats à Reims, parmi les Rèmes, ses fidèles amis (septembre 54 av. J.-C.) (Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VIII, 24,25.)
, voire quatre fois, comme le pays des Carnutes, la Beauce, les nombreuses villes prises d'assaut furent mises à sac, pillées, incendiées, la population égorgée ou réduite en esclavage, vendue comme du bétail. Le vol dans les temples et dans les demeures privées fut organanisé méthodiquement, avec une régularité digne de la grande administration romaine. Le proconsul des Gaules, certes, était un guerroyeur de génie,
"Mais les voleurs n'ont pas de place au Panthéon..."
Le vers est de Paul Déroulède.
Une apparition entre le deuxième et le troisième millénaire avant J.-C.
"Compte tenu de la continuité entre les cultures archéologiques qui se succèdent dans le domaine nord-alpin depuis l'âge du Bronze final et l'âge du Bronze moyen, divers auteurs ont cru pouvoir faire remonter l'apparition des Celtes au deuxième millénaire. Pour d'autres, on peut la chercher dans les phénomènes complexes qui touchent le domaine nord-alpin au Chalcolithique, au troisième millénaire [Brun 2006]" [L'Europe celtique à l'Âge du fer (VIIIe-Ier siècles), sous la direction de Olivier BUCHSENSCHUTZ, Nouvelle Clio, PUF, Mayenne 2015, p. 78.] Cet ouvrage confronte les sources classiques aux données les plus récentes de l'archéologie.
"Les Celtes de ces périodes ne paraissent pas attachés à un territoire. Ces princes, rois, roitelets, offrent de multiples points de comparaison avec les basileis du monde homérique (armes exceptionnelles, chars d'apparat et véhicules pour se déplacer sur leurs terres, banquets)." (L'Europe celtique à l'Âge du fer (VIIIe-Ier siècles), ibid., p. 282.)
homogénéité culturelle plus de 1500 ans auparavant. (Patrice BRUN, Princes et Princesses de la Celtique, Le premier Âge du fer en Europe, 850 – 450 av. J.-C., Collection des Hespérides, Editions Errance, Paris 1987, p. 15)
"Les premières mentions des 'Celtes' dans la littérature antique remontent à la fin du VIe siècle (Hécatée de Milet, Fragm. 53 à 58) et au Ve s. (Hérodote, Histoires). " (L'Europe celtique à l'Âge du fer (VIIIe-Ier siècles), sous la direction de Olivier BUCHSENSCHUTZ, ibid., p. 75.)
"Les menhirs seraient des piliers funéraires." (F. Funck-Brentano, Les Origines, ibid., p. 26.)
Les Celtes ont une origine d'Outre-Rhin. Plusieurs vagues vers l'Hexagone entre 1500 et 300 av. J.-C.
Les auteurs grecs anciens avaient des doutes sur l'origine antique des Gaulois. Selon Poseidonios d'Apamée, 'une partie de ce peuple était d'origine indigène mais que celle-ci s'était trouvée grossie de populations venant d'îles lointaines et de régions situées au-delà du Rhin, chassées de leur demeures par la fréquence des guerres et par les raz-de-marée'. L'auteur précise que ces théories étaient diffusées par les druides.
Une information que César a recueillie auprès des Rèmes donne le plus grand crédit à cette histoire druidique: il rapporte que
'la plupart des Belges étaient issus de chez les germains, qu'ils avaient franchi le Rhin autrefois.'
... Les druides conservaient la mémoire de ces faits remontant à plusieurs siècles." [9]
Frantz FUNCK-BENTANO
Le "IVe siècle (av. J.-C.) marque l'apogée de l'Empire celte
C'est le second âge du fer dont nous avons parlé. Les Celtes ont conquis la Grande-Bretagne; ils ont conquis l'Espagne, moins les côtes de la Méditerranée, la 'France' entière à l'exception du bassin du Rhône, le Nord de l'Italie : ils règnent sur l''Allemagne' entière en exceptant les contrées du nord; ... leur domination est assurée sur le Moyen et sur le Bas-Danube, sur une partie de la Hongrie; en Silésie actuelle, elle s'étend jusqu'à Liegnitz; en Roumanie jusqu'à Isakscha; en Russie jusque sur le Bas-Dniester : un empire plus grand que celui de Charlemagne et que celui de Napoléon; un empire qui va du détroit de Gibraltar à la Mer noire, au temps où Alexandre de Macédoine s'engageait dans la conquête de l'Asie (334 av. J.-C.) ... En 283, les gaulois apparaîtront en Grèce (conduits par Brennos ou Brennus Ndlr.), où ils pilleront le trésor de Delphes (278); ils fonderont un Empire en Thrace, un autre en Phrygie et, à l'ouest de la Phrygie, dans la région qui a conservé leur nom, la Galatie." [12]
"Certains groupes celtiques purent atteindre, si l'on en croit Théopompe de Chios (né vers 378 av. J.-C.), vers le milieu du IVe siècle, les régions illyriennes dans les Balkans. La consolidation du nouveau pouvoir celtique dans la cuvette capatique est reflétée par la tradition selon laquelle les Celtes établirent des relations diplomatiques avec Alexandre le Grand en 335, alors stationné sur le Bas Danube." (L'Europe celtique à l'Âge du fer (VIIIe-Ier siècles), sous la dir. De Olivier BUCHSENSCHUTZ, ibid., p. 206.)
"L'invasion de la Macédoine et de la Grèce ne représente qu'une partie du flot celtique, ... ce fut surtout hors de la Grèce que la poussée gauloise laissa des traces durables. D'autres bandes en effet envahirent la Thrace, où un royaume celtique, dit royaume de Tylis (v. 280 Ndlr.), qui devait subsister jusque vers la fin du siècle, occupa une grande partie de l'ancien domaine de Lysimaque, et surtout l'Asie mineure occidentale." (Edouard WILL) [13]
Les invasions celtiques (en Gaule) se sont arrêtées au IIIe siècle av. J.-C.
Sur la frontière Nord-Est les Germains font sentir leur poussée. Déjà ils ont fait refluer en Gaule les Celtes qui s'étaient établis sur la rive droite du Rhin; après quoi ils ont passé le fleuve et ont multiplié leurs établissements dans les vallées de la Somme, de l'Oise, de l'Aisne, de la Moselle, se mélangeant aux indigènes pour constituer au nord de la Seine et de la Marne ce peuple distinct des Celto-Ligures et que l'on appela les Belges. (F. Frantz-Funck-Brentano, Les Origines, ibid., p. 77.)
"Le plus grand changement, et de loin, tient à ce que la pression des Germains, qui se déplacent lentement vers le sud (surtout depuis 300) oblige les Celtes à abandonner entre 250 et 120 av. J.-C. tous leurs territoires situés au nord d'une ligne qui va du delta du Rhin à la forêt de Thuringe. Ce n'est seulement qu'à l'ouest de la Weser qu'ils se maintiennent plus longtemps. Par exemple, bon nombre de Celtes, surpris par l'invasion de Belges ont préféré s'en aller vers l'Angleterre actuelle, où nous trouvons leur trace dans le Sussex, le Wessex et le Kent. Inquiets de la poussée des Belgae, les Parisii ont également quitté pour une part importante les rives de la Seine pour aller s'installer dans le Yorkshire actuel où l'on retrouve leur nom. On place le départ des Séquanes de la Seine vers la France-Comté à la même époque." ()
La "Gaule" : une définition romaine
Le mot se trouve pour la première fois dans un traité de Caton, Les Origines (deuxième quart du IIe siècle av. J.-C.). De Gallus, Galli, est venu le nom de la Gaule et des Gaulois.
Pour les Anciens, les trois dénominations, Celtes, Galates, Gaulois, étaient synonymes. Auguste Longnon (1844-1911) estime qu'originairement elles devaient désigner trois rameaux de la même race.
Jules César a appelé les Celtes, Galli, "gaulois", dans sa "Guerre des Gaules" (58-52 av. J.-C.)
Tandis que les Ligures étaient petits avec des cheveux bruns, les Celtes étaient grands, blonds; ils avaient le teint rose et clair. Les Celtes aux têtes blondes, écrit Claudien, 'fiers de leur haute stature méprisaient la petite taille des Romains' (J. César).
Frantz Funck-Brentano dans son livre Les origines propose cette répartition en 1925 :
"Que s'il fallait, parmi les races diverses dont s'est formée la nation française, chercher un type prédominant, c'est sans aucun doute chez les Ligures qu'il se trouverait et chez les autochtones, en admettant que les Ligures aient été eux-mêmes des immigrants. ... L'alliage pourrait peut-être se chiffrer très approximativement de la manière suivante : Dans la formation de la nation française seraient entrés 50% d'autochtones, Ligures et Ibères, 20% de Celtes, 5% de Latins, 16% de Germains, en y comprenant l'élément gothique, 4% de Normands et 5% d'éléments divers : Grecs, Basques, Sémites, Syriens, Africains...
..La langue des Celtes, pareille au Ligure, avait des rapports étroits avec l'ombro-latin. Des dialectes néo-celtiques se parlent de nos jours encore en notre Bretagne bretonnante, en Irlande, en Pays de Galles, en Haute-Ecosse et dans l'Île de Man, mais ces idiomes n'ont plus que des rapports éloignés ave ce que l'épigraphie a conservé du celte primitif. [14]
"Galli et son dérivatif Gallia ne sont point des termes 'gaulois', mais des mots latins." [15]
l'histoire ancienne des villes italiennes, en particulier Rome depuis sa fondation jusqu'à la préture de Servius Sulpicius Galba).
Vercingétorix. Source image : http://www.e-stoire.net/article-camille-jullian-vercingetorix-_-chap-ix-p-7-101168682.html
Les Francs Gaulois chez les humanistes
Après avoir démontré la fausseté de l'origine troyenne des Francs, les humanistes des XV et XVIe siècles développèrent une thèse originale peu connue : les Germains et les Celtes n'étaient que des Gaulois. Les Francs redevenaient dans leur opinion les descendants de Barbares germaniques qui avaient détruit, avec l'Empire romain, la culture, les arts et la civilisation de l'Antiquité.
"Pendant les siècles qui précédèrent le mouvement humaniste, on ne parla guère des Gaulois. [...] Le mot Gaule resta d'usage courant, sans interruption depuis l'époque romaine. On l'employait surtout dans le domaine ecclésiastique, où il pouvait avoir un caractère officiel, par exemple à propos des conciles. Abbé de Saint-Denis et biographe du roi Louis VI, Suger parle au XIIe siècle de la Francia et du Regnum grancorum dans un contexte politique, mais de la Gallicana Ecclesia pour les questions ecclésiastiques.
"Les humanistes donnèrent une actualité toute nouvelle aux notions de 'Gaule' et de 'Germanie'. Elles perdirent leur coloration ecclésiastique. Ces mots (Gallia, Germania) servirent aux adeptes du latin classique pour exprimer les notions de 'France' et d''Allemagne'. Cette identification est donc l'oeuvre des humanistes.
"[...] Vers 1510-1513, Jean Lemaire des Belges, historiographe officiel et poète humaniste, se fondait encore sur l'origine troyenne des Francs pour faire des Français, dans ses Illustrations de Gaule et singularitez de Troye, les égaux des Romains.
"[...] Il y avait en fait un choix déchirant. Il fallait admettre ou bien une population gauloise supplantée par un peuple barbare (les Francs) ou bien l'existence de deux peuples au sein du royaume : les Gaulois vaincus et les Francs vainqueurs. Pour éviter ces deux éventualités, on lança une version palliative dont l'incroyable succès montre combien était ressentie la difficulté que nous venons de résumer: n'étant plus troyens, les Francs ne sont pas pour autant Germains. En vérité, ce sont des Gaulois qui ont quitté leur patrie, conquise par les Romains - ou avant même cette conquête -, selon quelques auteurs - et sont revenus triompher pour libérer leur pays de ces Romains. C'était là faire d'une pierre deux coups: venger l'humiliation de la défaite gauloise devant les Romains (sous Vercingétorix), éviter l'hypothèse de la soumission à l'envahisseur germanique, préserver l'unité de l'origine nationale - qui, pour la première fois est imaginée comme purement gauloise." (Histoire de France sous la Direction de Jean Favier, tome 1, Fayard, Evreux 1984, p. 34-37.)
"Les Francs ne seraient autres que des Gaulois qui, ayant fui la Gaule lors de la conquête romaine pour se réfugier en Franconie (région centrale d'Allemagne), seraient revenus quatre siècles plus tard pour la libérer des Romains." (Jean-Louis BRUNAUX, La Gaule, une Redécouverte, Histoire Documentation photographique, La Documentation française, mai - juin 2015, p. 5)
"C'est Jean Bodin (1529-1596), [...] qui l'exprime le mieux. Pour lui aussi, les Francs descendent des Germains mais, ajoute-t-il, les Germains, à leur tour, sont d'origine gauloise .[...] L'analyse de Bodin est poussée plus loin que celle de son inspirateur. Là où Beatus Rhenanus voyait des ressemblances qu'il interprétait en termes de parenté, Bodin s'appuie sur des faits historiques : la migration mythique des Celtes de Gaule conduite par Sigovèse est attestée, du temps de César, par la présence des Gaulois, les Volques Tectosages précisément, dans l'actuelle Bavière. [...] La démonstration [...] avait l'avantage de faire des francs, en quelque sorte, des non-étrangers, sans fragiliser la cohésion nationale : tout le peuple français était issu de ces Francs conquérants, eux-mêmes descendants de peuples gaulois plus anciens." (Jean-Louis BRUNAUX, Les Celtes, Histoire d'un mythe, Belin, Paris 2014 , p. 199.)
L'hypothèse des Humanistes des Francs Gaulois que l'on trouve chez les humanistes des XV et XVIe s., n'est pas complètement impossible si l'on se rappelle que les Proto-Celtes viennent d'une région
Source image : http://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sciences/La-carte-de-l-installation-des-Celtes-2016-08-07-1200780564
Dans cette hypothèse les Germains deviennent des Celtes. La Celtique (keltike en grec) est un espace géographique correspondant à peu près à la Gaule (Gallia en latin) et peuplé, selon les Grecs, de « barbares » – c’est-à-dire d’hommes ne parlant pas le grec – dont les Celtes et, parmi ces Celtes, les Gaulois.
"Tous les Celtes ne sont pas des Gaulois. C’est César qui, lors de la conquête des Gaules, décide de n’attaquer que les Celtes situés à l’ouest du Rhin, bien qu’il y en ait aussi à l’est, les Germains occupant le nord." (Les Celtes, Européens sans le savoir, Denis Sergent, le 07/08/2016 à 10h56 )
Ou même "nos ancêtres les gaulois..." Pourtant, sans doute devrions-nous dire encore aujourd'hui à l'instar de J. A. Dulaure, nous sommes "de race gauloise" !
Peu lui importait les Celtes peuplaient également toute la Germanie et l’arc nord-alpin.
La nation n'implique pas la présence de frontières.
"La royauté n'implique pas l'existence d'un royaume. La cité ne possède pas de territoire unifié mais des pagi, chacun irréductible. La cité est une structure souple pouvant absorber ou perdre un ou plusieurs pagi, accueillir de nouveaux peuples ou se séparer d'une part non négligeable de sa population (migrations)." (L'Europe celtique à l'Âge du fer (VIIIe-Ier siècles), sous la direction de Olivier BUCHSENSCHUTZ, Nouvelle Clio, PUF, Mayenne 2015, p. 282.)
« Les Celtes pratiquaient la colonisation de terres plus lointaines, déléguant à une partie de leur population, le soin de les conquérir en Italie, en Allemagne méridionale et en méditerranée orientale. » (Jean-Louis BRUNAUX, La Gaule, une Redécouverte, Histoire Documentation photographique, La Documentation française, mai - juin 2015, p. 09.)
Le Petit Larousse illustré 2007 ajoute le sens moderne de la nation héritée des Romains : c'est une "grande communauté humaine, le plus souvent installée sur un même territoire et qui possède une unité historique, linguistique, culturelle, économique plus ou moins forte."
La nation gauloise, bien qu'établie sur des territoires aux limites fluctuantes, répond à l'ensemble de ces définitions :
. une origine commune (Petit Robert), pas forcément installée sur un même territoire (sens ancien),
. qui possède une unité historique, linguistique, culturelle, économique" (sens moderne, ,
. et même
Ou encore pourquoi ne dirions-nous pas, selon le même argument, que cette nation française n'existait pas non plus en 1789 du fait de la guerre civile, du génocide et de la Révolution qui fit deux millions de morts ?
Un centre politique commun : le "Conseil de toute la Gaule"
Outre un sanctuaire commun (voir plus bas), plus récemment, l'archéologue Jean-Louis BRUNAUX, a évoqué un "Conseil de toute la Gaule".
« Chaque année, écrit-il, un "Conseil de toute la Gaule" (Concilium totius Galliae) se réunissait et les élus de chacun des peuples y accordaient le principat (le leadership) à un peuple-patron. Cette assemblée, dont les pouvoirs paraissent avoir été limités, avait l'avantage de matérialiser un espace dont la nature était avant tout politique. » (Jean-Louis BRUNAUX, La Gaule, une Redécouverte, Histoire Documentation photographique, La Documentation française, mai - juin 2015, p. 07)
Une forme de fédéralisme
« Très tôt - au moins dès le IIIe siècle avant J.-C. -, les peuples prirent l'habitude de réunir leurs chefs et des délégués des différentes assemblées dans le "Conseil de toute la Gaule"... qui avait pour mission d'accorder à l'un d'entre eux ce que César nomme un "principat". ... En 52 avant J.-C., c'est lui qui décida la création d'une gigantesque armée confédérale. Mais le contrôle des accords, le respect des prérogatives de chaque population, l'arbitrage des conflits étaient délégués à une autre assemblée annuelle, celle des druides. » (Jean-Louis BRUNAUX, La Gaule, une Redécouverte, ibid.,, p. 11.)
... sous l'autorité d'un roi élu, chargé de fonctions exécutives :
« Ce pouvoir, le souverain le partage avec le sénat ou assemblée du peuple (publicum concilium des Cénomans), lequel se compose des représentants des clans et des hommes libres; le souverain est l'exécuteur des décisions du sénat / peuple. S'agissant des fonctions du roi, les sources sont peu explicites.
Chef militaire, le roi avait la faculté de convoquer l'assemblée et le conseil armée, prélude à toute opération belliqueuse. La royauté n'implique pas l'existence d'un royaume (frontières). La cité ne possède pas de territoire unifié mais des pagi, chacun irréductible. La cité est une structure souple pouvant absorber ou perdre un ou plusieurs pagi, accueillir de nouveaux peuples ou se séparer d'une par non négligeable de sa population (migrations). Les Celtes de ces périodes ne paraissent pas attachés à un territoire. ... Ces princes, rois, roitelets offrent de multiples points de comparaison avec les basileis du monde homérique.
Les modalités de désignation sont en revanche totalement inconnues. Si l'aval des grands était indispensable, une sanction plus populaire est vraisemblable [Brunaux 2004, 28-29]
L'épigraphie monétaire (Colbert de Beaulieu, Fischer 1998) confirme la survivance des anciennes charges avec l'identification d'un certain nombre de magistratures - Rex, Basileus, Vergobreto, Argantodan, Argantokomaterekos, Ulatus (Gruel 1989, 136) - jusqu'à la conquête romaine.
Quelques-uns de ces monnayages de cité sont identifiables par des légendes monétaires au nom du peuple (Volcae, Eburones), au nom du roi ou du vergobret. On a aussi quelques rares cas de mention de magistrats monétaires : arcantodan (Colbert de Beaulieu, Fischer 1998). » (L'Europe celtique à l'Âge du fer (VIIIe-Ier siècles), sous la dir. De Olivier BUCHSENSCHUTZ, ibid., p. 281-291)
L'importance et le souvenir de ce Conseil de toute la Gaule se révèlera encore en janvier 70 ap. J.-C. Alors que l'Empire des Gaules avait été proclamé par Classicus, Tutor et que Sabinus, autoproclamé "empereur des Gaulois" (Tacite, Histoires, IV, 67), vit certaines légions lui firent allégeance (69), le Congrès de Reims se prononça contre l'"empire gaulois", suite à un discours habile du général romain Cerialis qui, tel César, su instrumentaliser nos divisions, ainsi que la crainte de la domination germanique. (Tacite, Histoires, IV, 68-74.)
Histoire du Peuple français, Publiée sous la Direction de L.-H. Parias, Préface de Edouard Herriot de l'Académie française, Des Origines au moyen-Âge (Ier siècle av. J.-C. - 1380), par REGINE PERNOUD, Nouvelle Librairie de France, F. SANT'ANDREA, Paris 1951
Régine Pernoud précise que "l'étude des Celtes à l'époque de la Tène réserve une bonne surprise : il est impossible en effet de n'être pas frappé des traits de ressemblances évidents qui relient entre eux le peuple celte et le peuple français. Alors que dans d'autres pays le caractère de la population primitive a été complètement bouleversé par les invasions - c'est le cas par exemple pour la majeure partie de l'Angleterre (le pays de Galles excepté) après l'arrivée des Saxons - il semble que chez nous les apports successifs de populations aient à peine modifié le fond de notre race, tant nous pouvons nous reconnaître, reconnaître les Français d'aujourd'hui et plus encore ceux du Moyen Âge, dans les Celtes d'avant la conquête romaine", écrit-elle.
S'agissant des traits physiques, Régine Pernoud indique que "les auteurs antiques, du moins ceux qui comme Strabon, avaient assez voyagé pour connaître et des Celtes et des Germains, étaient surtout frappés par les différences physiques entre les deux races : 'Les Germains, dit-il, diffèrent quelque peu de la race celtique par une nature plus sauvage, une taille plus grande, une chevelure plus blonde. Ils s'en rapprochent par tout le reste, par l'aspect, les moeurs et les lois'.
Les inventions
Les Gaulois prenaient leur repas assis devant des tables basses, et non pas couchés comme les Latins. Ils ont inventé le matelas. Ils dormaient sur des matelas de laine, alors que les peuples du midi ne connaissaient que les paillasses (R. Pernoud, Histoire du peuple français, ibid., p. 36.)
la faux pour récolter le foin, invention qui se répandra peu à peu dans tous les pays européens, la charrue à roues, la herse.
Les voies de communication, les routes seront élargies, renforcées par les Romains; mais elles ne feront que suivre les longs chemins gaulois, traversant le pays, reliant leurs capitales. Ces chemins gaulois n'ont pas été appréciés à leur juste valeur. Ils seront assez larges et assez fermes pour permettre à César de faire circuler ses armées et leurs impedimenta. Fleuves et rivières étaient franchis sur des ponts de bois. Les rivières étaient activement utilisées. [28] (
de 450 av. J.-C. à 25 av. J.-C.) Aux premiers siècles av. J.-C., écrit-elle, quatre routes principales permettaient d'acheminer l'étaint des Îles britanniques nommées alors Îles Cassitérides, du nom grec de l'étain, jusqu'aux pays méditerranéens. (R. Pernoud,
Les arts et métiers
L'ingéniosité. César ne peut s'empêcher, notamment lors du siège de Bourges, de reconnaître cette supériorité des Gaulois sur le Romain :
'A l'exceptionnelle valeur de nos soldats, écrit-il, les Gaulois opposaient toutes sortes de moyens. C'est une race d'une extrême ingéniosité et ils ont de singulières aptitudes à imiter ce qu'ils voient faire. A l'aide de lacets, ils détournaient les coups de nos faux et quand ils les avaient bien serrées dans leurs noeuds, ils les tiraient avec des machines à l'intérieur des remparts; ils faisaient écrouler notre terrassement en creusant des sapes, d'autant plus savants dans cet art qu'il y a chez eux de grandes mines de fer et qu'ils connaissent et emploient tous les genres de galeries souterraines'.
Il n'est donc pas exagéré d'attribuer à notre ascendance celtique la réputation dont n'a cessé de jouir l'ouvrier de France, - réputé partout le plus habile , - et aussi cette spécialité que constitue chez nous l'artisanat, l'objet d'art, depuis la tapisserie française jusqu'à la mode et aux articles de Paris.
Un archéologue, Olivier BUCHSENSCHUTZ, dans la revue Dossier pour la Science, explique que les Gaulois étaient d'excellents forgerons. Ils ont créé la faux, un outil spécifiquement européen pour récolter le foin, des fourreaux métalliques pour protéger le tranchant des épées... [29]
En agriculture, tandis que les Romains ne connaissaient encore que l'araire au soc fixe, péniblement tiré par l'esclave, les Gaulois, eux, avaient inventé la charrue à roues avec avant-train indépendant et coutre mobile. Ils se servaient de la herse, que tous les peuples européens ont adopté peu à peu... Ils furent ainsi les premiers à mécaniser l'agriculture, et Pline parle avec étonnement de leurs machines à faucher avec lesquelles ils coupaient les foins en un temps incroyable pour les Romains. Ils se servaient même de moissoneuses à dents de fer fixées à une grande caisse évasée où retombaient les épis coupés. (R. Pernoud,
Régine pernoud explique que les épées gauloises étaient remarquablement trempées et conçues pour frapper de taille mesuraient plus d'un mètre de long. Leurs javelots avaient aussi la réputation d'être excellents. ... Les Gaulois savaient aussi fabriquer les piques et les arcs qui servaient à leurs fantassins.
...Ce sont eux qui ont inventé la cotte de mailles, qui allait devenir d'une usage général chez les guerriers et le demeurer jusqu'au XIVe siècle, époque où les lourdes armures compliquées commencent à remplacer la cotte de mailles de l'époque féodale.
Il faut leur rapporter l'invention de l'argenture et celle aussi de l'étamage dont les conséquences se sont fait sentir de tous temps, puisque c'est l'étamage du cuivre qui permet de l'utiliser dans les usages domestiques.
Ils prenaient leur repas assis devant des tables basses, et non pas couchés comme les Latins. En revanche, ce sont eux qui ont inventé cette précieuse pièce de mobilier qu'est le matelas. Ils dormaient sur des matelas de laine, alors que les peuples du Midi ne connaissaient que les paillasses.
La céramique est longtemps restée chez eux assez grossière, mais à l'époque de la conquête romaine on voit se développer le goût pour la poterie peinte.
Les Gaulois ont également pratiqué le tissage. ... Ils semble qu'ils aient poussé très loin l'industrie textile et en aient fait un art véritable. Les textiles découverts dans les sépultures aristocratiques de l'Europe celtique révèlent un haut degré technique atteint par les Celtes au cours du premier âge du fer (VIIIe-Ve siècle), où apparaît le métier vertical à quatre barres qui remplace le traditionnel métier à tisser vertical à deux barres hérité du Néolithique, le métier à tablettes, l'apparition de nouvelles sources de colorants, comme le kermès... A partir du IXe siècle avant notre ère, c'est grâce à cette évoluition du métier que les armures de tissage se diversifient. L'amure principale est le sergé, qui sert de base à d'autres armures dérivées, tels le chevron et le losange qui apparaissent au même moment. ... L'usage des textiles associés aux épées, apparu au début du IXe siècle avant notre ère, se perpétue tout au long du premier âge du fer. L'emballage des épées par tissu est indissociable des pratiques funéraires aristocratiques du premier âge du fer et se retrouve dans tous les types de sépultures d'Europe celtique. ... De nouvelles techniques, telle celle de la navette volante, où des fils de trame supplémentaires sont utilisés pour réaliser un motif au cours du tissage, sont observées à Hochdorf. ... En 1978, la découverte de la sépulture exceptionnellement bien conservée de Hochdorf, dans le Bade-Wurtemberg, en Allemagne du sud, a permis d'apprécier l'éventail des réalisations textiles au cours du VIe siècle avant notre ère. ... Les Celtes utilisaient des étoffes colorées avec des motifs géométriques (losanges, svastikas, etc.), à des fins vestimentaires et décoratives. De tels tissus ont été découverts da,s plusieurs sépultures princières. ... La plupart possèdent des traces de coloration bleue et rouge. [30]
Ils ont été les premiers, leur goût pour la couleur aidant, à fabriquer ces tissus que nous appelons écossais, précisément parce que l'usage s'en est conservé dans les régions demeurées en partie celtiques, et notamment en Ecosse. Ces larges plaids dont le goût est revenu sur le continent, ce sont en réalité les manteaux gaulois; César parle des manteaux tissés de couleurs diverses formant des carrés, sur lequels s'asseyaient les chefs et les nobles gaulois durant leurs conseils de guerre. Les rares tissus retrouvés dans les tombes gauloises attestent de leur fabrication.
... Il faut bien dire d'ailleurs qu'à côté du costume grec ou romain, le costume gaulois apparaît singulièrement adapté et pourrait être l'indice d'une civilisation beaucoup plus développée, si paradoxale que paraisse cette affirmation. Il est à la portée de n'importe quel primitif de se draper dans un tissu quelconque comme le faisaient les Grecs ou les Romains dans leurs toges. Alors que les Gaulois ont inventé toutes les pièces de vêtements caractéristiques de la civilisation occidentale: les braies ou pantalons - on les appelle encore brayes ou brayettes dans le Midi de la France - les justaucorps ou tuniques courtes fendues par devant et pourvues de manches et qui sont nos vestons actuels; enfin, les saies ou manteaux dans lequels ont peut se draper comme dans une pèlerine, ou que l'on agrafe sur la poitrine. ... Un empereur romain a même été surnommé Caracalla, qui était le nom de la blouse gauloise qu'il avait adoptée pour son usage personnel. C'est donc notre peuple qui, dans l'Antiquité a trouvé la meilleure façon de se vêtir, la plus adaptée aux besoins du corps, au point que leur vêtement est devenu celui de toute l'Europe.
D'autre part, les Gaulois étaient connus aussi parmi les peuples antiques pour être de parfaits cordonniers. Alors que la plupart des autres peuples ne connaissaient que la sandale, on leur doit l'invention du soulier montant ou galoche dont le nom atteste l'origine (c'étaient les 'chaussures gauloises' : gallicae). ... Et c'est à eux également que l'ensemble du monde civilisé doit cette invention inestimable: le savon. Les premiers, les Celtes ont connu la fabrication et l'usage du savon dont le nom même est d'origine gauloise (sapo). Ils le fabriquaient, si l'on en croit Pline, à l'aide d'une sorte de potasse extraite de la cendre végétale, et mélangée avec du suif. Encore un trait qui atteste l'extrême ingéniosité de notre race. Les Gaulois avaient d'ailleurs la réputation d'être extrêmement propres." [31]
'Le savon, dit Pline, inventé par les Gaulois aux cheveux rutilants.'" Les Gaulois "vendaient aux Romains le savon." [32]
"Les Gaulois sont propres sur eux, dit Ammien, soignant leurs longs cheveux, leurs longues moustaches, tombantes, la fraîcheur de leur teint. Ammien ajoute 'Vous ne trouverez pas chez eux, comme vous trouverez ailleurs, homme ou femme, pour pauvres qu'ils soient, en vêtements sales ou loqueteux !'"
"Le savon, une forme de dentifrice, des techniques avancées de tissage produisant des étoffes aux décors géométriques de différentes couleurs, l'émail sont d'autres innovations gauloises." (Jean-Louis BRUNAUX, La Gaule, une Redécouverte, Histoire Documentation photographique, La Documentation française, mai - juin 2015, p. 13.)
"Le dépôt fréquent dans les tombes de La Tène ancienne du rasoir et d'instruments de toilette, pincettes et scalptorium, puis, à partir de la Tène moyenne, de l'association de forces et de rasoirs, attestent l'importance des soins corporels." (Olivier BUCHSENSCHUTZ, L'Europe celtique à l'âge du Fer, VIIIe – Ier siècles, ibid., p., 234)
62.)
La religion gauloise était spécifique. Dans les religions préhistoriques européennes en effet, la religiosité reposait essentiellement sur la croyance en des forces naturelles et associait l'environnement à la divinité dans une forme de panthéisme. L'arbre y avait par exemple une place spéciale. Or, dans la religion gauloise, cette religiosité primitive a disparu peu à peu de nos contrées pour laisser place à des religiosités plus élaborées. Ainsi, à la fin du IVe siècle avant .-C., les ensembles architecturaux ont succédé aux lieux remarquables (montagnes, grottes, sources, arbres, etc.), même si ces derniers peuplaient encore les poèmes et les chants qui envahissaient encore la mémoire des Gaulois :
"Les arbres et les cultes purement naturistes ont disparu à l'époque de La Tène (450-25 aV. J.-C.). Seuls des noms divins associés aux rivières et aux montagnes ont survécu. Les arbres ne sont plus chez les Gaulois un objet de culte comme ils le sont encore à la même époque chez les Germains." (Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), Biblis Cnrs Editions, Paris 2016, p. 92-93.)
Sous l'oeil des archéologues, in Revue Dossier pour la Science, « Gaulois, qui étais-tu ? », n° 61 Octobre-Décembre 2008, p. 28.)
p. 169.)
Inscription gauloise en alphabet grec, de Vaison-la-Romaine. Dédicace d'un nemeton (enclos sacré) à la déesse Belisama, IIème siècle av. J.-C.
Régine Pernoud, Les Gaulois, 1957, Seuil, Collection Le Temps qui court, rééd. Editions du Seuil, Paris 1980, p. 36.
Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), Biblis Cnrs Editions, Paris 2016, p. 100-102; 110
"La doctrine druidique... était un agrégat de croyances religieuses souvent archaîques et irrationnelles voisinant avec des théories beaucoup plus développées sur la vie, la mort et l'univers. ... Les arbres ne sont plus chez les Gaulois un objet de culte comme ils le sont encore à la même époque chez les Germains." (Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), ibid., p. 93.)
"Ils portaient des sortes de toges blanches, garantes de la pureté de leur âme, ils suivaient l'enseignement d'un maître, tout au long d'une période d'une vingtaine d'années, ils proscrivaient l'écriture.
Les druides sont également des théologiens; Eux seuls connaissent la nature des dieux. (Jean-Louis BRUNAUX, La Gaule, une Redécouverte, Histoire Documentation photographique, La Documentation française, mai - juin 2015, p. 24.)
Jean-Louis BRUNAUX, La Gaule, une Redécouverte, ibid., p. 13
"Les druides sont entourés du plus grand respect. Ils statuent en effet sur presque tous les différents publics ou particuliers." Jean-Louis BRUNAUX, La Gaule, une Redécouverte, ibid., p. 25
Le dieu à trois têtes, IIe siècle ap. J-C. On trouve cette image dans le livre de Régine Pernoud, "Les Gaulois", avec cette légende : "Le dieu à trois têtes. IIe siècle ap. J.-C. Beaucoup plus tardive que la pièce précédente, cette stèle de pierre monte trois têtes semblables, mais distinctes et non fondues en une seule. L'influence de la sculpture romaine est ici très nette, encore qu'il s'agisse d'une triade celtique, et que le dieu à trois têtes porte le torque bouleté. Trouvée à Condat-sur-Trincou (Dordogne). Musée d'Aquitaine, Bordeaux."(R. PERNOUD, Les Gaulois, Seuil, Collection Le Temps qui court, rééd. Editions du Seuil, Paris 1980, p. 43.)
Régine Pernoud, Les Gaulois, 1957, Seuil, Collection Le Temps qui court, rééd. Editions du Seuil, Paris 1980, p. 45.)
Quant à l'importance de la religion dans la vie quotidienne des Gaulois, nous avons le témoignage unanime des écrivains antiques qui considéraient les Celtes comme les gens les plus religieux qui soient; "peuple très adonné aux pratiques relgieuses", dit César, et Strabon de son côté indique que les Celtes se caractérisent par leur piété. (Régine Pernoud, Les Gaulois, 1957, ibid, p. 38.)
36-39)
Un centre religieux
Camille Jullian, historien du début du XXe siècle, auteur d'une monumentale Histoire de la Gaule, a été à la Gaule ce que Régine Pernoud a été au "Moyen Âge". Il a mis fin à un certain nombre de clichés sur les Gaulois barbares incultes civilisés par les Romains..., qui n'avaient aucune "unité", dont le sol était "mal cultivé", avec un territoire où l'on ne "voyait presque point de routes et pas de villes", "le contraire des Romains" (Cf. le Petit Lavisse d'Ernest Lavisse, dit l'"Institueur national", dont les "manuels Lavisse", manuels de la IIIe république, ont été constamment réédités jusqu'en 1950, et ont donc déformé de multiples générations de professeurs, d’instituteurs et d’élèves en leur inculquant des contre-vérités historiques).
L'archéologue Christian Goudineau explique par exemple, qu'après la parution du Vercingétorix de Camille Jullian (1901) "seuls les quelques inévitables illuminés de service écriront encore d'invraisemblables sornettes, mais leur nombre diminuera considérablement" (C. Goudineau, Le Dossier Vercingétorix, Babel, Lonrai 2009, p. 218.)
Jullian a "fait justice du cliché des demi-sauvages ne rêvant que d'en découdre". Il a insisté sur leur organisation, leurs institutions, leur vie publique, qu'il compare à celles des cités grecques d'avant l'âge classique. .
.. Non la Gaule n'était pas barbare, oui, c'était une patrie (ou en tout cas, elle était prête à le devenir).
Oui, Vercingétorix a pris la tête d'un 'parti national', auxquels se sont opposés de malheureux chefs, complices ou dupes du proconsul. Il a perdu, la tête haute, mais les germes de son entreprise démontreraient plus tard leur fécondité. Le premier 'résistant'." (Christian Goudineau) [33]
Des femmes juges
"Alors que leurs femmes, s'avançant au milieu des armes et prenant en main leurs querelles, furent pour eux des arbitres et des juges si exempts de reproches qu'il naquit de là entre tous, et de cité à cité, de maison à maison, une merveilleuse amitié." (Plutarque, Des vertus des femmes, VI, 6, cité in Jean-Louis BRUNAUX, La Gaule, une Redécouverte, Histoire Documentation photographique, La Documentation française, mai - juin 2015, p. 27.)
Un trait qui va distinguer la société qui s'élabore, c'est la place qu'y tiendra la vie de famille. Cela, c'est nouveau; les affections familiales étaient à peu de choses près absentes des lettres comme de la mentalité antiques. Ce qui s'explique d'autant mieux que, du point de vue juridique, la famille dans l'Antiquité classique n'existait pas: dans le droit romain, elle tient tout entière dans la personnalité du père de famille, le pater familias, qui exerce un droit de propriété sur les membres dont elle se compose, femme, enfants, esclaves, comme sur ses biens meubles et immeubles, avec une autorité pratiquement presque illimitée.
En Gaule, la famille paraît avoir eu dès les premiers temps une existence véritable. La femme tient sa place aux côtés de l'homme jusque dans les combats et les liens de parenté sont vivants comme ils le seront dans les sociétés barbares, germaniques ou nordiques.
Le premier écho de ces affections familiales dans la littérature, nous le trouvons chez le poète Ausone. ... Cette société du IVe siècle ap. J.-C., est imprégnée de christianisme; la vie de famille va s'en ressentir profondément, puisque la femme est considérée désormais comme l'égale de l'homme. [34]
La fidélité conjugale
"En dehors de leur réputation de beauté, de fécondité et de courage, les femmes de la Gaule ont souvent fourni aux moralistes du temps de remarquables exemples de fidélité conjugale", écrit Régine Pernoud.
"L'histoire en particulier de Sabinus et d'Eponine a été pour les générations antiques le modèle classique d'amour et du dévouement entre époux, et ce modèle n'était pas tiré d'un roman mais bien de la vie réelle: Eponine pendant neuf années partagea la vie sauvage de Sabinus recherché par les Romains pour rébellion et contraint de se cacher dans des cavernes dans lesquelles sa femme venait lui apporter de la nourriture; lorsqu'il fut découvert et condamné à mort, Eponine demande et obtint de mourir avec lui.
"Les archéologues sont frappés du très grand nombre de stèles funéraires élevées en Gaule par l'époux ou l'épouse survivant à son conjoint disparu, et dont les inscriptions sont conçues dans les termes les plus touchants."
Le poète gaulois bordelais, sans doute chrétien, Ausone (IVe siècle), dont le père médecin s'exprime encore plus facilement en gaulois qu'en latin, a consacré toute une série de poèmes aux membres de sa famille. L'un des plus émouvants portraits qu'il trace est celui d'Attusia Lucana Sabina, sa femme : "J'ai parlé d'êtres chers selon les modes pieux du chant funèbre. Mais c'est à présent un chagrin, une torture, une plaie toujours vive, que je dois rappeler : la mort de mon épouse. Noble depuis ses bisaïeux, illustre depuis l'origine du sénat, Sabina s'est illustrée plus encore par les mérites de sa vie. C'est bien jeune, dans les premières années, que j'ai gémi sur toi qui m'as été si tôt enlevée, et voici que, veuf depuis 36 ans, je te pleure encore. Je ne pouis cicatriser ni endormir ma douleur: elle se ravive toujours comme si elle était nouvelle. D'autres reçoivent du temps un soulagement à leurs peines : ma blessure, elle, s'aggrave chaque jour."
Au berceau de la royauté française, comme du temps de nos ancêtres les Gaulois,
le Roi franc était à l'origine élevé sur le Pavois.
C'était du souvenir de l'unité primitive que s'inspiraient les traditions ou les légendes indigènes. - Elles racontaient que la Celtique avait formé autrefois un seul royaume, et n'ayant qu'un souverain. Ce roi lui était donné par les hommes du Centre, les Bituriges: le chef qui commandait tous les Celtes siégeait au milieu même du pays. On conserva longtemps la mémoire d'un de ces rois, Ambigat.
« La royauté, souvent mentionnée par les auteurs antiques, reste méconnue (informations peu nombreuses, disparates et tardives). Les sources les plus anciennes ne sont pas antérieures au IIe s. (Polybe) et concernent en premier lieu la Cisalpine et la Galatie en Asie mineure. Polybe parle de hégoumenoi (II, 21, 4) pour désigner les chefs, de proestôtes (chefs), de basileis (rois). Tite-Live, un siècle plus tard, désigne les chefs par les vocables regulus (roitelet) (XXI, 29,6; XXIV, 42,8; XXV, 22,3/5; XXXIII, 36) et nobilis (imperatores nobiles, XXXI, 21,17).
La royauté, en recul dans la dernière période, reste mal connue. Le premier roi mentionné, Ambigat, renvoie à un passé mythique où un individu exerçait une souveraineté suprême sur l'ensemble de la Celtique (Tite-Live, V, 34).
La royauté celtique comportait différents degrés, comme en Irlande où il y avait toute une hiérarchie de rois échelonnés depuis celui de la tuath jusqu'au roi suprême de l'Irlande (Hubert 1932b, 232). [...] Chef militaire, le roi avait la faculté de convoquer l'assemblée et le conseil armé, prélude à toute opération belliqueuse. » (L'Europe celtique à l'Âge du fer (VIIIe-Ier siècles), sous la dir. De Olivier BUCHSENSCHUTZ, ibid., p. 281-282; 284; 291)
"Rien, dans ces sociétés d'autrefois, ne ressemblait à des sujets tremblant sous un maître, à un tyran gouvernant à sa guise. Le despotisme y était inconnu. Au-dessus du père de famille était le devoir familial ; au-dessus du roi de tribu était l'Esprit de la tribu. Les êtres passaient, familles et tribus restaient. Idée ou principe s'imposaient aux volontés individuelles. Ce qui commande véritablement à ces hommes, ce n'est pas un chef, c'est la loi, qui est la même pour tous, aussi bien pour le chef que pour les autres. Un souffle de liberté et d'égalité anime ces hommes. Rappelons-nous la manière indépendante dont les grecs d'Homère parlent à leur rois : c'est un dernier écho de la tradition primitive des Indos-Européens." (Camille Jullian, De la Gaule à la France, Nos Origines historiques, Librairie Hachette, Paris 1922, p. 91-92)
Frantz Funck-Brentano évoque la figure du roi myhtique Ambigat, "monarque patriarcal", "roi des Bituriges", "qui paraissent avoir été le peuple dominant". "On l'a nommé le Charlemagne des Celtes." Aux Bituriges serait due l'invention de l'étamage. (Frantz FUNCK-BENTANO, Les Origines, Librairie Hachette, 1925, p. 57)
Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), Biblis Cnrs Editions, Paris 2016, p. 62.
Brennus (IVe siècle av. J.-C.) Buste de Brennos provenant de la figure de proue du cuirassé Brennus, Musée national de la Marine.
Brennus marcha sur Rome. L'affrontement entre les deux armées ennemies a lieu le 18 juillet -390 sur la rive gauche du Tibre, à l'endroit où se jette un modeste affluent, le ruisseau appelé Allia, (peut-être le Fosso Maestro, près de Marcigliana), qui donna son nom à la bataille (Bataille de l'Allia). L'armée romaine fut terrassée par l'armée gauloise, plus expérimentée et avide de vengeance. La défaite est si grave, que le 18 juillet (le Dies Alliensis) fut dès lors considéré comme un jour néfaste dans le calendrier romain. En proie à la famine, les assiégés finissent par négocier leur reddition contre rançon. La tradition rapporte que celle-ci est de 1000 livres d'or. Lors de la pesée de la rançon, les historiens rapporteront également que les Gaulois utilisent à cette occasion des poids truqués. Aux protestations romaines, Brennos répondra de manière éloquente en ajoutant son épée aux poids incriminés, se justifiant du droit des vainqueurs par la phrase « Vae Victis » (« Malheur aux vaincus »).
La prise même de Delphes sera, comme celle de Rome, sans lendemain; les Gaulois se retirent comme il s'étaient retirés après le sac de la Ville. Mais, par la suite, certains d'entre eux s'établiront au nord de la Macédoine, où ils fonderont la ville de Singidunum (ajourd'hui Belgrade); d'autres fondent en Thrace u nroyaume gaulois qui durera une centaine d'années; d'autres enfin s'établiront en Asie mineure (Turquie actuelle), aux confins de la Phrygie, et y organiseront le plus durable des établissements celtiques: l'Empire des galates dans lequel vont se perpétuer les peuples qui avaient pris part à l'expédition de Brennus: Tectosages, Trocmes et Tolitsoboï, qui chaque année envoient leurs délégués à une assemblée commune et possèdent un sanctuaire au nom bien celtique de Dunemeton. Ces Galates seront au début de l'ère chrétienne évangélisées par Saint Paul, et encore au IVe siècle à l'époque de Saint Jérôme, qui déclare que les Galates d'Asie Mineure emploient le même dialecte que les gaulois de la région de Trèves. Le parler celtique s'était conservé chez ce médecin qui fut le père du poète Ausone. [38]
Bituitos - Roi des Arvernes au IIème siècle avant J.-C. Fils du roi Luernos, il fut vaincu par les Romains en 121 avant J.-C., mettant fin à la domination des Arvernes sur les peuples de la Gaule. Athénée dans le Banquet des sophistes parle d'un poète qui avait reçu du roi Bituit une bourse pleine d'or et avait alors improvisé un poème célébrant le souverain et sa générosité. Strabon, Géographie, IV, 3: "Bituit, qui guerroya contre Maximus et Domitius, avait pour père, ce Luérius [Luernos] dont les richesses et le faste étaient si extraordinaires que, pour faire montre à ses amis de son opulence, il se promenait sur un char dans la campagne, en semant çà et là de la monnaie d'or et d'argent, que ramassaient les gens de sa suite." Camille Jullian résume ainsi l'impression produite sur les Grecs par le royaume arverne: "Le charme des vers, l'ivresse des repas, le foisonnement de l'or, les tumultes des grandes assemblées et par-dessus tout l'apothéose d'un héros vivant, voilà ce qu'étalait aux yeux des étrangers la royauté de Luern et de Bituit, et pour tout cela, cette monarchie arverne fut l'expression la plus complète de la vie et de l'humeur gauloises." Appien, Histoire Romaine, IV, 12 : "Sur le refus des Allobroges, ils envoyèrent une expédition commandée par Cneius Domitius. Au moment où le général quittait le territoire des Salyens, un ambassadeur de Bituit, roi des Allobroges [en réalité, des Arvernes], en somptueux équipage, vint au devant de lui : il était escorté de gardes richement vêtus et de chiens. Les barbares en ces contrées ont aussi une garde de chiens. Un poète suivait, qui dans une poésie barbare chantait le roi Bituit, puis les Allobroges, puis l'ambassadeur lui-même, leur naissance, leur courage et leurs richesses ; c'est même pour cela surtout que parmi les ambassadeurs ceux qui sont illustres emmènent avec eux des gens de cette sorte. Celui-ci demanda grâce pour les chefs des Salyens, mais sans rien obtenir." Il ne s'agit pas d'un simple topos littéraire : certains deniers romains frappés en commémoration de leur victoire figurent Bituit en compagnie d'un chien. A rapprocher, peut-être, du nombre particulièrement élevé de crânes de chiens et de restes de canidés sur le sanctuaire de Corent, contemporain des règnes de Luern et de Bituit, qui a conservé la trace de leurs fastueux festins dont Posidonios se fait l'écho. Florus, Histoire Romaine, III, 3: "On remarqua tout particulièrement dans le cortège triomphal leur roi Bituitus avec ses armes de diverses couleurs et son char d'argent, comme au jour du combat." Tite Live, Periochae, 61: "Le consul Q. Fabius Maximus, petit-fils de Paul Émile, remporte une victoire sur les Allobroges et sur Bituitus, roi des Arvernes. Cent vingt mille hommes de l'armée de Bituitus furent taillés en pièces. Lui-même, étant parti pour Rome afin de satisfaire aux ordres du sénat, fut retenu et mis en surveillance à Albe, parce que son retour en Gaule paraissait dangereux. On ordonne aussi par un décret de saisir son fils Congennetiacus, et de l'envoyer à Rome."Source : http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/bituitos-bituit-2150.htm
Le Sénat de Rome n'aimait point les grandes royautés: il y avait, entre elles et lui, incompatibilité d'ambitions. Les principaux obstacles à sa domination universelle lui vinrent des rois, Pyrrhus, Philippe, Antiochus, Persée, et en ce moment même Mithridate. Les aristocraties étaient moins dangereuses pour le Sénat : aucune n'avait des velléités conquérantes excessives. Ce fut sur elles que les chefs de Rome s'appuyèrent, aussi bien chez les peuplades gauloises qu'à Athènes ou à Capoue. ... Le régime aristocratique, çà et là, se substituait à la monarchie. (Camille Jullian, Vercingétorix, Editions mise à jour et préfacée par Paul-Marie Duval, Marabout Université, 1979, p. 43)
(Camille Jullian, De la Gaule à la France, Nos Origines historiques, Librairie Hachette, Paris 1922, p. 130)
Au IIe siècle av. J.-C., c'était donc au tour des Arvernes de prétendre à l'hégémonie de la Gaule. Mais les Eduens, pour faire pièce aux Arvernes, se rapprochèrent des Romains. Les Eduens avait, comme les Romains, un gouvernement aristocratique sous forme républicaine ; tandis que chez les Arvernes, sous la direction de leur roi, le célèbre , prédominait l'élément populaire, le 'commun', comme dira le Moyen Âge.
Les Allobroges, alliés des Arvernes, accueillirent avec honneur les Salyens (Provençaux) fugitifs qui avaient été vaincus par les Romains dans une première campagne en 125 av. J.-C. par le consul Caius Sextius, vendit la plus grande partie de la population à l'encan, et fonda sur le territoire une colonie, 'les eaux de Sextius', Aquae Sextiae, Aix.
Comme les Eduens se déclaraient pour Rome, Bituit, alliés des Allobroges, ravagea leur territoire. En 122 av. J.-C., le consul Cnéius Domitius Ahénobarbus se mit en route avec une armée puissante où se trouvaient des éléphants. Il s'agissait d'épouvanter les Gaulois qui n'en avaient jamais vu. L'entrevue entre l'ambassadeur de Bituit et l'Ahénobarbus est demeurée céléèbre. Bituit fit les offres les pls conciliantes, mais l'Ahénobarbus ne voulut rien entendre. La bataille s'engagea au confluent de l'Isère et du Rhône. La tactique des Romains, la supériorité de leurs armement et leurs gros éléphants remportèrent la victoire (121 av. J.-C.) ; encore les historiens latins, 120 000 Gaulois auraient péri contre 15 (sic) Romains. Le noble chef arverne fut traîné à Rome et promené comme un bœuf gras dans le cortège triomphal. La plèbe romaine poussait des cris d'enthousiasme à la vue du prince gaulois en son armure resplendissante. Pour se donner la crertitude que la tentative de Bituit ne serait pas reprise, le sénat de Rome se fit livrer son fils Congentiat, par l'aristocratie arverne, et se crut désormais tranquille de ce côté.
[…] Un demi siècle plus tard, Celtill, chez les mêmes Arvernes, tenta à nouveau l'aventure. Il rétablit momentanément la suprématie de son peuple sur les peuples voisins. Le succès durable de son entreprise aurait pu amener l'unité de la Gaule et, par l'union, l'indépendance : Celtill fut renversé par la faction rivale, par les chefs des familles patriciennes. […] Il périt sur le bûcher ; mais sur les traces laissées par l'oeuvre du père marchera le fils, l'un des plus grands parmi les hommes : Vercingétorix. (Frantz FUNCK-BENTANO, Les Origines, Librairie Hachette, 1925, p. 78-83)
Ambiorix, roi des Eburons, peuple gaulois du nord de la Gaule qui infligea une cinglante défaite aux légions romaines en 54 av. J.-C.
Et ces chefs de tribus conservaient leur pouvoir dans le cadre plus étendu de la peuplade ou nation : magistrats locaux avec droits de police. La réunion en formait une assemblée délibérante, un conseil, où l'on discutait des intérêts communs et prenait les décisions utiles à la peuplade ou nation. Cette assemblée sera appelée par les Romains le sénat de la cité. Les sénats des cités gauloises sont composés des chefs de clans ou grandes familles, chef des 'gestes' qui formaient la tribu; la réunion de plusieurs tribus, le plus souvent au nombre de quatre ou de cinq formant la cité. En temps de guerre, chacun de ces sénateurs, de ces chefs de clan ou de geste, marchera à la tête des siens - tel encore le baron féodal au XIe siècle. Au cours des luttes pour l'indépendance, on verra les six cents sénateurs Nerviens mourir les armes à la main, chacun d'eux au milieu des siens : au dire de César, il n'en survécut que trois. C'est le tableau que nous offrira, vers le XIe siècle, la chanson de Guillaume d'Orange.
A la tête de ces peuplades ou nations, constituées chacune par la réunion de plusieurs tribus, elles-mêmes composées de la réunion de plusieurs familles, se trouve placé, dans l'origine tout au moins, un chef commun, un prince, un roi, de caractère familial, patriarcal, et de caractère religieux.
La monarchie unique disparut généralement en Gaule sur la fin du IIe siècle av. J.-C. Les familles s'étant progressivement hiérarchisées par les liens de la clientèle, les chefs des familles principales constituèrent une aristocratie qui se débarrassa de la royauté.
Toutefois, plusieurs des nations gauloises, après s'être dépouillées de leur constitution monarchique n'en remirent pas moins leur gouvernement entre les mains d'un magistrat suprême, mais un magistrat élu, pour une année ou deux ans, nommé le vergobret. Le vergobret disposait de l'autorité royale; mais il ne pouvait pas, en matière de politique extérieure, ou quand il s'agissait d'une déclaration de guerre, se passer du conseil de la nation, du sénat.
Le vergobret était magistrat suprême, avec droit de vie et de mort. Il était le chef des armées, mais à la manière de notre Président de la république : il ne paraissait pas aux armées en guerre, laissant aux généraux le soin de les diriger.
L'on vit renaître en Gaule l'autorité royale, mais avec un caractère tout différent de celui de la monarchie patriarcale et religieuse du premier âge; elle prit les caractères de la tyrannie; ou bien le peuple renforça l'autorité du vergobret, ce qui revint au même, ou bien il se donna, plus simplement encore, un chef qu'il suivait sans titre déterminé.
Comme en Grèce, le gouvernement de l'aristocratie représentait la liberté; le gouvernement populaire incarnait la tyrannie; et ce fut ce dernier gouvernement qui constituera le parti de l'indépendance, le parti national. [39]
Comme les Bituriges, les Arvernes se gouvernaient par une royauté élective assistée d'un sénat : magistrature à vie avec autorité souveraine; royauté élective qui, en fait, devenait souvent héréditaire. Le roi des Arvernes, Luern et son fils Bituit, qui, après la mort de son père, fut roi également, ont laissé dans l'histoire une courte page mais un vif éclat. Ils vécurent au IIe siècle. Leur autorité s'étendit sur la Gaule presque tout entière. Ils auraient commandé aux Belges eux-mêmes. [40]
Rien, dans ces sociétés d'autrefois, ne ressemblait à des sujets tremblant sous un maître, à un tyran gouvernant à sa guise. Le despotisme y était inconnu. Au-dessus du père de famille était le devoir familial; au-dessus du roi de tribu était l'Esprit de la tribu. Les êtres passaient, familles et tribus restaient. Idée ou principe s'imposaient aux volontés individuelles. Ce qui commande véritablement à des hommes, ce n'est pas un chef, c'est la loi, qui est la même pour tous, aussi bien pour le chef que pour les autres. Un souffle de liberté et d'égalité agite ces hommes", écrit Camille Jullian dans De la Gaule à la France, Nos origines historiques. [41]
Milieu du Ier siècle, il y avait par exemple :
Adiatuanos, roi des Sotiates
Commios, roi des Atrébates et des Morins
Dumnorix, prince éduen, frère du druide Diviciacos
Epanactos, prince arverne
Litaviccos, prince éduen
Luctérios, lieutenant cadurque de Vercingétorixqui qui sera le dernier à résister avec le sénon Drappès en 51
Sédullos, vergobret des Lémovices
Tasgetios, roi des Carnutes
et biensûr Vercingétorix, fils de Celtill, le roi des Arvernes, que la faction patricienne (le parti pro-romain), avait fait brûler sur un bûcher pour sa prétention à la royauté. Son fils, né entre 82 et 74 av. J.-C., avait grandi portant au coeur le désir de la vengeance." Il est possible que l'oncle de Vercingétorix, Gobannitio, ait contribué à la sentence : il allait devenir un des gardiens de cette autorité des grands que son frère Celtill avait tenté de renverser.
Amédée Thierry, dans L'histoire des Gaulois depuis les temps les plus reculés (1828), explique que "Vercingétorix sut de bonne heure effacer, par des vertus et des qualités brillantes, la défiance et la défaveur imprimées sur sa famille; sa grâce, son courage le rendirent l'idole du peuple. [...] Gergovie, cette fois, ouvrit ses portes; Gobanitio et ses partisans furent chassés."
La majorité des tribus gauloises et généralement toutes les cités armoricaines répondirent à l'appel de Vercingétorix. On organisa d'abord un conseil suprême. Le conseil lui remit d'une commune voix le commandement de la guerre.
'Vercingétorix' était un nom propre, c'était bien celui du héros : il signifiait en celte 'grand roi des guerriers', et ce nom, qui a retenti et ne cessera de retentir à travers les siècles, resplendissait déjà comme un drapeau, comme une fanfare. 'Il semblait fait, dit l'historien Florus, pour inspirer l'épouvante.' [42]
Une langue gauloise commune, comprise "du Rhin à la Garonne"
"César, dans son récit de la guerre, montre des gaulois qui, bien qu'appartenant à des peuples très divers, communiquent parfaitement entre eux.
... Le gaulois rassemblait un ensemble de parlers plus ou moins distincts, des dialectes en quelque sorte, mais compréhensibles, avec plus ou moins d'efforts, par toute la population s'étendant du Rhin à la Garonne.
Notre langue, et contrairement aux idées reçues, a conservé beaucoup de mots gaulois. Ce sont surtout des termes qui concernent la nature, les animaux, les pratiques agricoles et certains outils. La plupart d'entre eux, à cause de leur usage intensif, ont résisté au latin et ont pris place dans les parlers régionaux où ils peuvent encore figurer. Mais ils ne sont plus mentionnés aujourd'hui dans les dictionnaires.
Enfin, la syntaxe du français, bien plus éloignée qu'on le dit habituellement de celle du latin, doit probablement beaucoup à la langue gauloise, moins rigide et formaliste." (Jean-Louis BRUNAUX, La Gaule, une Redécouverte, Histoire Documentation photographique, La Documentation française, mai - juin 2015, p. 62.)
Vercintérorix, Alésia. Au pied de la statue élevée à Vercingétorix sur les hauteurs d'Alise-Sainte-Reine, on a gravé ces paroles de César : "Unie, la Gaule défierait le monde."
Vercingétorix. "Son nom avait été cité, dès le XVIe siècle, dans certaines généalogies qui faisaient remonter au Déluge les ancêtres des Rois de France."
Les peuples qui prirent part à la guerre pour l'indépendance
Il importe de préciser les peuples qui prirent part à la guerre pour l'indépendance et que nous pouvons nommer la guerre de Vercingétorix : les (Auvergne) et les Carnutes (pays de Chartres et d'Orléans), qui en furent les promoteurs.
Si Vercingétorix "a réussi à grouper les Celtes sous ses ordres, c'est parce que, depuis quatre générations, ils étaient habitués à voir, dans les chefs de l'Auvergne, les maîtres naturels de la nation gauloise". (Camille JULLIAN) [43]
Se joignirent à eux sans retard :
. les Parisii (Parisiens). Selon César (53 av. J.-C.), leur ville principale (oppidum) aurait été l'Île de Lutetia. Quelques érudits ont trouvé dans la racine par le sens de 'bateau'. Ainsi les Parisiens auraient été nommés les bateliers. A cette époque, l'Ïle de la Cité était déjà un lieu saint où les dieux gaulois et ceux des Romains plus tard faisaient bon ménage, Esus et ses grues, Cernunos et ses cornes n'effarouchaient pas en leur temple Castor et Pollux, qui leur souriaient du haut de leur constellation. Sur la rive gauche, gravissant la pente du mont de Lutèce (colline Saint Geneviève), c'était une agglomération d'édifices de tous genres, édifices publics, qu'un quartier peuple; réserve faite pour les logis et les ateliers des céramistes qui avaient fait ressembler le sol de la butte à une écumoire. Sur cette rive gauche, le forum parisien qui occupait l'espace compris entre le boulevard du Palais et la rue de la Cité actuesl (en 1925. Ndlr.), le théâtre sur l'emplacement du lycée Saint-Louis et les arènes, où elles sont toujours. L'empereur Julien habitait au Palais de justice dont la transformation fera la demeure de nos vieux rois. Un marché couvrait l'emplacement de la rue Soufflot; enfin un grand bâtiment aux fortes voûtes et dont les restes subsistent au square Cluny, semble avoir été un lieu de réunion où les membres du Collège des nautes ou bateliers patriciens discouraient de leurs intérêts, organisaient leurs fêtes corporatives. Les nautes qui donneront à la ville de Paris son écusson, paraissent remonter à l'époque de l'indépendance.
Au IIIe siècle, le nom de Lutèce disparut, du moins du langage officiel et du parler populaire car les lettrés ne l'oublieront jamais. La ville prit le nom du peuple auquel elle avait toujours commandé, Parisii, d'où est venu notre mot Paris. Pareille chose se produisit dans quarante cités. Ainsi Avaricum est devenu Bituriges, Bourges; Augusta est devenue Treveri, Trèves; Bellovaques, Beauvais; Rèmes, Reims; Lémoviques, Limoges; Carnutes, Chartres.
On pourrait y ajouter les Senons, Sens. C'est ainsi que la plupart des noms de peuples gaulois ont survécu jusqu'à nos jours. "Où que vous viviez, vous avez plus d'une chance sur deux de vous rattacher à un toponyme gaulois..."
La Celtica, à la fin du Ier siècle av. J.-C., après la conquête romaine, avec la mention des diverses peuplades gauloises
"Senon" en celtique signifie "ancien" et vient du mot gaulois senos qui a donné sen en brittonique et hen en breton moderne, avec le même sens. Se nommer "les Anciens" était une façon d'affirmer l'antériorité, une sorte de primature. Leurs voisins les Rèmes s'appelant eux "les Premiers".
. les Aulerques (Maine), ensemble de quatre peuples gaulois, dont trois sont voisins, établis entre la rive gauche de la Seine et la Loire.
. les Lémovices (Limoges), peuple gaulois provenant d'Europe centrale puis ayant migré dans l'actuelle région française du Limousin auquel ils ont donné leur nom ainsi qu'à la ville de Limoges.
. les Turons (Tours)
Bronze au bige frappé par les Turones. Date : 80-50 av. J.-C., Description revers : Bige lancé à droite, un guerrier debout, brandissant une lance de la main droite et tenant un bouclier de gauche, dans le char ; un pentagramme au-dessus de la roue du char ; légende sous la ligne d’exergue. Description avers : Tête de Vénus, diadémée à droite, légende devant le visage ; grènetis
Drachme “à la tête triangulaire frappé par les Cadurques. Date : IIe siècle av. J.-CDescription avers : Tête triangulaire à gauche ; le nez figuré par un triangle, avec un point cerclé en guise d'œil ; le tout dans un entourage de bâtonnets et arcs de cercles bouletés et liés ; un collier de perles à la base du cou et un fleuron devant le visage
La Gaule Belgique avait été décimée, ravagée par la guerre récente; elle était incessamment menacée par la pression germanique sur le Rhin : elle ne put se décider que tardivement et partiellement.
Les Bellovaques (Beauvaisis) se prononcèrent contre Rome mais ne voulurent pas suivre Vercingétorix. les Rèmes (Reims) et les Lingons (Langres) se déclarèrent pour les romains. 'Chez ces deux peuples, dit Jullian, la haine de l'indépendance était passée à l'état de vertu.'
Les Eduens ne cessèrent de balancer d'un parti à l'autre. Les Santons (Saintonge) se déclarèrent pour les Romains. Les Aquitains (Gascogne) demeurèrent neutres. La Narbonnaise enfin était à César et les Allobroges (Dauphiné) semblaient se résoudre à la suzeraineté romaine.
Frantz Funck-Brentano écrit :
"Vercingétorix fut donc loin d'avoir avec lui la Gaule entière, à peine en eut-il le tiers; généralement la partie correspondant au Nord-Ouest et au Centre, la Celtique proprement dite. Dans la partie même de la Gaule qui adhéra à la cause de l'indépendance, la faction aristocratique ne cessera de se montrer indifférente, voire hostile au jeune patricien salué par les éléments populaires de l'Auvergne; elle se montrera toujours prêtre à le trahir et le trahira souvent.
En dehors des Belges, des Armoricains et des Aquitains, et sans parler de la Narbonnaise, la Gaule s'était en effet divisée en deux grandes fédérations, dont l'une suivait les Arvernes (Auvergne) et l'autre les Eduens (Bourgogne); une division semblable, note Jullian, à celle qui avait partagé la Grèce entre Athènes et Sparte..., une division semblable à celle qui partagera la France des XIVe et XVe siècles entre Armagnacs et Bourguignons...; et dans chaque état la division se fragmentait à nouveau. Les cités qui suivaient la direction des Arvernes fournissaient des partisans aux Eduens et inversement.
Inversement à ce qui passa pendant la Guerre de Cent Ans, les
"Au pied de la statue élevée à Vercingétorix sur les hauteurs d'Alise-Sainte-Reine, on a gravé ces paroles de César : 'Unie la Gaule défierait le monde.'" [44]
"Notre patrie fût née plus tôt si Rome avait laissé la Gaule à ses rois et à la liberté" (Camille Jullian)
"La paix romaine nous a valu cinq siècles de veulerie plate, médicore, insignifiante, aux entiments incolores et rétrécis, à l'égoïsme stérile, cinq siècles d'imitation enfantine ou sénile, comme on voudra, d'où rien n'est sorti, d'où rien ne pouvait sortir.
... On répète que Rome a sauvé la Gaule des invasions germaniques, Ce n'est point vrai. Tant que les proconsuls du Sénat ne se sont point présentés au delà des Alpes pour affaiblir et diviser les peuples, la Gaule d'Ambigat et de Bituit n'eut rien à craindre des Barbares d'Outre-Rhin. C'est Rome, à la fin, qui nous a livrés à eux, par la sottise criminelle de ses discordes, par la puérilité de ses rêves pacifiques, l'impéritie de son service aux frontières. [46]
Regardez, écrit Camille Jullian, dans quel état se trouvait le pays après trois siècles de règne latin : les villes détruites par les soldats ou les Germains, les champs en friche, la population réduite de plus de la moitié, partout la misère ou l'anarchie. Jamais la terre de France n'a été plus dévastée et plus malheureuse que sous les empereurs romains. [47]
Lors même que Rome était assiégée par Alaric en 410 ap. J.-C., elle était encore pleine de statues païennes, puisqu'on les dépouilla ou fondit pour financer la défense, vaine on le sait. Nulle part on ne vit de personnalité païenne défendre efficacement la société romaine contre les Barbares. Partout cette défense était assurée par les évêques qui seront ainsi les derniers représentants authentiques de la romanitas, de Saint Aignan à Orléans, à Saint Loup à Troyes, à Saint Sidoine Apollinaire en Auvergne, au pape Saint Léon à Rome.
Depuis Caracalla (début IIIe siècle) tous les sujets de l'empire sont citoyens romains; la carrière militaire en a perdu son principal avantage. Les empereurs essayèrent d'y remédier en rendant le métier militaire ... héréditaire et d'une hérédité que l'on ne pouvait récuser. Valentinien (365) décide que les fils de soldats seront soldats; mais la contrainte donne les résultats faciles à prévoir : les réfractaires recourent à tous les moyens pour échapper au service. Les recrues désertent. On doit les poursuivre, les traquer dans leurs repaires, rechercher et condamner ceux qui leur donnent asile... De jeunes gens se coupent le pouce de la main droite pour se mettre dans l'impossibilité de tenir une épée. [48]
empereurs gaulois qui se considéraient néanmoins comme les authentiques empereurs de tout l'Empire romain.
Ces énergies vont se montrer et agir à nouveau lorsque l'empire romain s'affaiblira à son tour.'
[51]
Une autre démonstration convaincra d'un seul coup d'oeil, tout esprit impartial. La comparaison de trois cartes : celle de l'extension territoriale du christianisme aux IIIe et IVe siècles, celle des invasions barbares, et celle de l'Empire romain chrétien d'Orient au VIe siècle. Ces cartes se trouvent aussi bien dans les Grands courants de Pirenne, dans la Méditerranée dirigée par Braudel, dans l'Histoire de l'Eglise par elle-même de Loew et Meslin, dans le Grand Larousse encyclopédique, etc.
On constate immédiatement, par la comparaison de ces cartes, que les invasions barbares ont pénétré l'Empire romain là où il n'était pas christianisé.
Les Francs par les bouches du Rhin; les Alamans, Suèves, Burgondes, Lombards par le Rhin moyen; les Vandales, Ostrogoths, Wisigoths et Alains par le Danube moyen. On constate aussi que les invasions barbares n'ont été bloquées qu'à l'Est, devant le Bosphore, l'Egée et l'Asie mineure, seule partie de l'Empire romain massivement chrétienne au IVe siècle.
On constate encore, revenant à l'ouest, que la seule contre-attaque victorieuse de l'Empire romain, contre les Barbares, celle débouchant d'Orient sous Justinien, au VIe siècle, rétablit la romanité seulement dans les zones de christianisme majoritaire. L'Italie y compris, la Vénétie d'Aquilée, la Tripolitaine, le Maghreb carthaginois et numide, l'Andalousie, et la portion du Rif qui lui fait face où, fait frappant, la romanité chrétienne, à Ceuta, subsistera exactement jusqu'à la conquête musulmane de l'Espagne. Ce cheminement de la reconquête romaine, atteignant des extrémités géographiques apparemment aberrantes (quelle distance de Ceuta à Constantinople!) est révélateur. Il répondait à un appel, était une croisade. A la fin de l'Empire, l'authentique et volontaire romanité est bien la romanité chrétienne.
La plus longue vie historique de la romanité est celle de sa partie toute chrétienne, l'Empire de Byzance, qui dure un millénaire de plus que celle de sa partie majoritairement païenne l'Empire d'Occident. Un Empire de Byzance profondément romain, jusque dans ce qui était a-chrétien, puisque nous lui devons la codification définitive du droit romain, cette essence a-chrétienne de Rome.
Que cet empire de Byzance fût de plus en plus grec tout en restant romain (les Ottomans appelaient les Byzantins les Roms), avec un sens du mystère, de la transcendance et de la joie eschatologique plus vivement présent que dans la chrétienté latine, très rationnelle, ne fait que renforcer encore la démonstration. La Grèce et Rome, ces deux colonnes de la tradition antique, peuplaient librement de leurs traditions particulières l'espace de la basilique chrétienne, leur commune demeure. [52]
A partir du IIIe siècle, les Francs firent leurs apparitions en Gaule. Ils se mélangèrent si bien aux indigènes qu'au IVe siècle, le mot Gaule a été remplacé par le mot Francia. La Table de Peutinger,
. Des populations pré-celtiques, Ibères et Ligures, peuples voisins des Celtes et à la langue voisine.
. Les Celtes sont originaires d'Outre-Rhin, d'une région comprise au nord avec la Baltique et les Alpes au sud, des régions du moyen Danube, de la Mer Noire au Rhin, arrivèrent dans l'Hexagone au long des siècles par vagues successives entre 1500 et 300 av. J.-C., sous la poussée d'autres peuples, les "Germains", eux-mêmes peuples voisins des Celtes.
. La Gaule est une civilisation millénaire jusqu'à l'arrivée de César en 58 av. J.-C.. Cette civilisation a parfaitement maîtrisé le fer (épée en fer pur, ), développé l'écriture, utilisé la monnaie, réalisé des inventions capitales pour le progrès de l'humanité : en agriculture (charrue à coutre, moisonneuse mécanique, grande faux, engrais), artisanat (épées en fer pur, fourreaux pour épées, verrerie, étamage, tissage, ), habillement (invention des souliers montants ou gallicae.., pantalon..), transports (attelages, le mot "char" est passé dans toutes les langues antiques vient du celtique)...
les Français "pour l'Espagne ou pour la Pologne opprimées."
. Les Celtes avaient "le
. La nation gauloise a préexisté à l'entité politique. Bien que sans cohérence politique forte à partir du III-IIe siècle av. J-C., mais avec des frontières établies par le géographe grec Poseidonios d'Apamée dessinant déjà l'Hexagone (frontières de la France d'aujourd'hui,
Régine Pernoud, Les Gaulois, 1957, Seuil, Collection Le Temps qui court, rééd. Editions du Seuil, Paris 1980, p. 5.
[2]
[6] Plusieurs pages de 22, 23, 28 et 46.
121.
[9]
Frantz FUNCK-BENTANO, Les Origines, ibid., p. 34.
[14] 31, 32, 33.
[16]
[25]
[26] Histoire du Peuple français, Publiée sous la Direction de L.-H. Parias, Préface de Edouard Herriot de l'Académie française, Des Origines au moyen-Âge (Ier siècle av. J.-C. - 1380), par REGINE PERNOUD, Nouvelle Librairie de France, F. SANT'ANDREA, Paris 1951, p. 29.
[27]
[29]
[30]
[31]
F. Brentano, Les Origines, ibid., p. 65, 67.
[33]
[34]
[35]
..., pour les sources chrétiennes. Ben Koseba persécuta les judéo-chrétiens (juifs christianisant) comme de mauvais juifs (Cf. J. DANIELOU, Selon Dion Cassius, la révolte que ce pseudo "Messie" engagea prit des proportions considérables : "Les juifs du monde entier se soulevèrent et les rejoignirent et créèrent beaucoup d’ennuis aux Romains." Publius Marcellus, le gouverneur de Syrie, fit appel à la XXIIe légion d’Égypte, qui fut bientôt anéantie par les insurgés. Le théâtre des opérations se situa essentiellement en Judée. On n’a pas pu établir si Ben Koseba était parvenu à s’emparer de Jérusalem et à y rétablir le culte sacrificiel. Bar Kokhba, Nessi Israël ("prince d’Israël") frappa des monnaies à l’effigie du Temple, à la devise "An I de la liberté de Jérusalem", et Rabbi Aqiba, le chef spirituel révéré, le proclama "Roi-Messie". Selon les sources rabbiniques, l'empereur Hadrien en personne prit le commandement des troupes romaines et mena les opérations jusqu’à la chute de la cité forte de Bethar. En fait, rappelé de Bretagne, le général romain Julius Sévère vainquit les insurgés, qui se retranchèrent dans Béthar bientôt prise d’assaut. En 135, Bar Kochba, rabbi Akiba et leurs partisans (on parle de 500.000 hommes mais il s'agit sûrement d'une exagération) furent contraints à se retrancher dans la place forte de Bétar, près de Jérusalem, et y succombèrent après un très long siège. Le "Fils de l'Étoile" tomba lors de l'ultime combat, tandis que rabbi Akiba fut brûlé vif après avoir été longuement et horriblement torturé. Les pertes juives, considérables, s'élevaient à 580.000 morts, cinquante places fortes et 985 agglomérations juives détruites. Les Romains traquèrent les chefs spirituels afin d’interrompre la transmission de la Loi. L'empereur Hadrien édifia à la place de Jérusalem une cité grecque nommée "Aelia Capitolina", dédiée à Jupiter Capitolin et interdite aux juifs. Ce fut alors la diaspora des juifs qui s'établiront un peu partout dans le monde.
[38] Régine Pernoud, Les Gaulois, 1957, Seuil, Collection Le Temps qui court, rééd. Editions du Seuil, Paris 1980, p. 22 et 118.
[39]
59.
p. 91-92.
25
[44]
[45]
[47]
Source: Eurozone crosses Rubicon as Portugal's anti-euro Left banned from power, The Telegraph, By Ambrose Evans-Pritchard, 4:30PM BST 23 Oct 2015
Vous aviez parlé de démocratie ?
Le temps du bilan arrive. Cela faisait deux ans que l'on entendait toutes sortes de bruits à propos d'un synode qui ouvrirait la voie à la reconnaissance des "couples" homos. Cette fois-ci plus de crainte, plus de doute parmi les catholiques déboussolés, mais chez les progressistes une immense déception. Les revendications du lobby LGBT n'ont pas même été abordées au synode. Une majorité d'évêques et notamment les évêques africains s'y sont opposés :
La question la plus épineuse que le futur document papal devra éclaircir concerne la question du discernement « au cas par cas » dans l’accompagnement des divorcés remariés. C’est là qu’il faut encore comprendre si cela inclut ou pas un éventuel accès à l’eucharistie. Parce que, comme nous le savons, les trois paragraphes (84, 85 et 86) du rapport final n’abordent pas directement cette question.
Dans le ballet médiatique entre « partisans de l’ouverture » et « rigoristes », selon le Père Nicolas, il faut bien admettre qu’un document qui « laisse les portes ouvertes » est un document qui pourrait représenter une victoire des « partisans de l’ouverture » en matière de communion aux divorcés remariés. Même en établissant la règle du « cas par cas », le risque d’application très hétérogène, surtout s’il est laissé à « l’appréciation des évêques locaux » porte en lui un germe de dérégulation.
Par ailleurs, il faut signaler que le thème de l’homosexualité a complètement disparu du rapport de synthèse final, il n’en reste qu’une mention au paragraphe 76 qui, entre autre, ne fait que rappeler ce que dit déjà le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Il n’y a aucun signe de ces « semences du Verbe » qu’il faudrait reconnaître chez les couples de fait ni même une discussion du contenu de l’encyclique Humanae Vitae Bienheureux Paul VI, encyclique qui reste comme la source à partir de laquelle éduquer les couples à une sexualité pleinement humaine. Ceci constitue un net coup de frein par rapport aux attentes de certains milieux clérico-médiatiques, attentes qui étaient mises noir sur blanc dans le rapport intermédiaire du synode de 2014 et en partie dans l’Instrumentum laboris de l’assemblée qui s’est conclue samedi dernier.
En fait, Mgr Bonny, L’évêque d’Anvers, publiquement partisan de la reconnaissance de ces « semences du Verbe » même chez les couples homosexuels, a déclaré à l’association New Way of Ministry (un groupe qui voudrait promouvoir les droits LGBT au sein de l’Eglise) qu’il avait demandé « la reconnaissances des valeurs présentes dans ces types de rapports » mais qu’il était impossible de faire davantage. Il a ensuite ajouté, de façon révélatrice, « j’espère que nous reviendrons sur ce genre de demandes ».
« La vraie raison pour laquelle le Synode n’a pas tellement parlé d’homosexualité », selon Bonny, c’est parce que « les évêques n’en avaient pas vraiment besoin ou n’étaient pas disposés à discuter de cette question ». Avant de mettre directement en cause le rôle joué par les Pères africains. « Il est vrai que la majeure partie des évêques d’Europe et du monde occidental partage plus ou moins le même discours et les mêmes sentiments. Mais le climat n’était clairement pas favorable. Dans le groupe de travail dont je faisais partie (Gallicus B, modéré par le cardinal africain Sarah), il n’y a pas eu moyen de faire passer un tel discours. Le simple fait d’aborder le sujet a généré immédiatement une vague d’hostilité sur la question. Il n’y avait pas moyen d’en parler (…) il faudra plus de temps. » Parce, a-t-il dit, « le Synode n’est qu’un moment au milieu d’un processus en mouvement ».
Lors de cette conférence de presse au Collège belge de Rome, Mgr Bonny était entouré du Cardinal Danneels et de l’évêque de Gand, Mgr Van Looy. Ce dernier à déclaré à « The Tablet » que « la vie est plus forte que la théorie sur le mariage et la famille. En ce sens, au cours du synode, j’ai appris à ne pas juger. »
Note de Christ-Roi. Quel bilan pour ce synode ?
"Il faudra plus de temps. ... Le Synode n’est qu’un moment au milieu d’un processus en mouvement." (Mgr Bonny, évêque d'Anvers). On voit que les progressistes ne désarment pas et veulent continuer leur travail de sape à l'intérieur de l'Eglise.
Il aurait été tellement plus souhaitable que le Synode rappelle les définitions de la famille et du mariage (l'indissolubilité) et les approfondissent afin de couper court à ces discussions sans fin d'un point de vue temporel, mais aussi spirituel parce que détournées des fins dernières.
Il restera tout de même de ce synode l'impression d'un immense gâchis dans l'esprit des simples catholiques qui auront pu être légitimement inquiets, troublés par deux années de propositions ouvertes à tous les vents, venant d'évêques ouvertement favorables à la reconnaissance d'unions dont les actes sont qualifiés d'"intrinsèquement désordonnés" "contraires à la loi naturelle" (Catéchisme de l'Eglise catholique, Article 2357). Deux années pendant lesquelles la boussole n'indiquait plus le nord mais qui ont vu le Saint-Père demander aux évêques eux-mêmes de réfléchir à la manière de trouver des routes nouvelles sous l'aide du Saint-Esprit.
C'est d'autant plus surpenant venant de la part d'un pape jésuite, quand on sait que le fondateur de la Compagnie de Jésus a écrit :
"Cinquième règle.
[...] Si ces pensées affaiblissent notre âme, l'inquiètent, la troublent, en lui ôtant la paix, la tranquilité dont elle jouissait d'abord, c'est une marque évidente qu'elles procèdent du mauvais esprit, ennemi de notre avancement et de notre salut éternel."
Dans sa rubrique mensuelle pour Médias-Presse-Info, Marion Sigaut s'attaque aux mensonges colportés par les pseudo-historiens sur la Révolution Française. Dans sa ligne de mire, cette fois-ci, les Massacres de septembre. A bien réfléchir, Daesch et l'Etat Islamique passent pour de petits faiseurs devant les grands ancêtres inventeurs des droits de l'homme.
Marion Sigaut explique ce que raconte Jean Massin d'un évènement extraordinaire de la Révolution française,
"qui se passe au lendemain du 10 août (1792Ndlr.), c'est-à-dire au lendemain de la chute de la royauté et avant la proclamation de la république qui va avoir lieu le 21 septembre. Et cet évènement extraordinaire et absolument abominable, ce sont les "massacres de Septembre.
Voilà ce que nous raconte Jean Massin, il dit :
'Le 1er septembre, au Conseil général de la Commune, Robespierre affirme qu'il faut purger le sol de la Liberté des conspirateurs qui l'infectent.
Voilà au moins une chose qui est annoncée : il va falloir perpétrer des massacres. Cela signifie et c'est ce que Jean Massin va nous affirmer, qu'il existe un complot tramé dans les prisons, puisque le sol de la Liberté doit être purgé des conspirateurs. Voilà ce que nous dit Jean Massin de la préparation des Massacres de Septembre.
Je cite :
"Il faut dire que cette appréhension se justifie. Les prisons ont vu brusquement s'accroitre considérablement le nombre des détenus alors que les gardiens y étaient déjà en nombre insuffisants.
On pourrait au passage dire que le nombre considérable des détenus tient au fait que l'on a fait des raffles et que l'on a rempli les prisons. Et que les gardiens y étaient déjà en nombre insuffisants, cela c'est lui qui le dit, il ne nous donne pas de chiffre, il ne donne pas de sources.
Je reprends ma citation :
"Les prisonniers peuvent assez facilement communiquer avec l'extérieur, plus encore se réunir entre eux."
C'était drôlement sympa les prisons de la Commune de Paris ! Les prisonniers discutent et communiquent avec l'extérieur... On l'apprend, en tous les cas c'est lui qui le dit.
Je reprends :
"Il règne parmi eux une atmosphère invraisemblable, ils boivent ensemble à la santé de l'ennemi, ils festoient à la nouvelle des victoires prussiennes, ils promettent aux Patriotes un châtiment sanglant et exemplaires quand les Alliés entreront dans Paris.
Qu'est-ce que nous raconte Jean Massin ici ? Que les prisons étaient dirigées par les prisionniers qui y faisaient la loi ? Qu'est-ce qu'il raconte ? D'où il sort cela ?
Je reprends :
"Tout ceci transpire largement au dehors et il faut en tenir compte."
Et oui, dans les prisons les prisonniers complotent contre 'la Patrie', et il faut en tenir compte... Je reprends :
"La guerre de la contre-révolution contre la Révolution est vraiment une guerre à mort. Ni Robespierre, ni Marat, ni les autres n'étaient des hallucinés pour en avoir conscience."
Et voilà comment on avance des contre-vérités historiques ou en tout cas des fausses vérités historiques. Parce que pour avancer des choses comme celles-là, il faudrait à tout le moins citer des sources, donner des preuves, des arguments, et pas seulement des formules à l'emporte-pièce qui consistent à justifier par avance qu'on aille massacrer des gens, qu'on soupçonne des pires intentions alors qu'ils sont prisonniers, donc incapables d'agir.
Je reprends :
"Si Brunswick, traînant les immigrés, était entré à Paris, il y aurait eu autant de potences dans les rues que de croix sur les routes de Capoue à Rome après la défaite de Spartacus. Et les Suspects, prisonniers de la veille, n'auraient pas été les derniers à y accrocher les Patriotes."
Ah ben voilà... Si Brunswick était entré à Paris, les gens qui étaient en prisonniers n'auraient pas été les derniers à accrocher à des potences les têtes des Patriotes... Ce n'est pas comme cela que l'on fait de l'histoire monsieur Massin.
Je reprends :
"Avant de gémir sur le sort de Mme de Lamballe,
(qui était une amie de Marie-Antoinette, qui a été abominablement massacrée parmi les 1500 victimes des Massacres de Septembre.)
... il vaut mieux réfléchir et réaliser de quel coeur la confidente et la complice de Marie-Antoinette, aurait applaudi du bout de ses doigts distingués, à la pendaison massive des Parisiens. ...
De quel droit ose-t-on parler comme cela au nom des morts? Avec des si, on peut refaire toute l'histoire. Et ce n'est pas comme cela que l'on écrit l'histoire. En tous les cas, ce n'est pas comme cela que je la conçois.
Je reprends les citations de Jean Massin.
"Les Massacres de Septembre devaient durer jusqu'au 4
(ils ont commencé le 2)
...et faire de 1000 à 1400 victimes."
Alors là monsieur Massin ce n'est pas sérieux. Les massacres ont duré du 2 au 9. De dimanche 2 à dimanche 9. Et pas de dimanche 2 à mardi 4. C'est faux. Et vous le savez puisque vous avez accès aux archives.
La version de Jean Massin a été relayée à l'époque par Le Moniteur. C'est-à-dire le journal des débats de l'époque, qui a écrit:
"On a des preuves non équivoques du plus horrible complot contre la Liberté publique."
Et oui ! On n'a pas massacré simplement des prisonniers mais des gens qui complotaient. Et Le Moniteur dit qu'on a des preuves. Lesquelles ?
Je reprends :
"Pendant la nuit du 1er au 2 septembre, les prisons seraient ouvertes pour faire évader les conspirateurs."
On a des preuves que des gens allaient libérer les gens qu'on avait mis en prison ?
"... et que les autres détenus dont le nombre était considérable et auxquels on devait donner des armes, autant qu'il en serait possible, répandraient dans la ville, forceraient les corps de garde, désarmeraient les citoyens. Et réunis, quelques autres Brigants s'introduiraient dans les maisons pour piller et incendier."
On a donc fait des massacres préventifs... Les massacres de Septembre ont prévenu la population parisienne contre son massacre par les gens qui étaient en prison.
Alors laisson-là les délires de monsieur Jean Massin pour apprendre et pour dire que ce que l'on sait des Massacres de Septembre on l'a trouvé dans l'étude des Archives de la Commune de Paris, qui était à l'époque le gouvernement de Paris, puisque cela a été la dictature de la Commune de Paris sur l'ensemble du territoire. Les archives de la Commune de Paris ont malencontreusement été détruites pendant la deuxième Commune de Paris, celle de 1871. Or il se trouve qu'avant 1871 des chercheurs ont épluché à fond ces archives, et sont en mesure de dire que 235 égorgeurs embauchés par un comité spécial de la Commune de Paris, spécialement créé à cet effet. Le comité était surveillé par Pétion, maire de Paris, Manuel, procureur, Robespierre, dont il s'agit ici, Marat, de triste réputation, les officiers municipaux, et les juges de paix Panis et Sergent, 235 égorgeurs, ont été payés par le ministre de l'Intérieur, Roland (girondin) et par le ministre de la justice Danton (montagnard), pour massacrer dans les prisons au moins 1400 détenus. On a tué à l'arme blanche. Un batallion de 50 soldats mettant les égorgeurs en joue les aurait neutralisé en un quart d'heure. Pas un n'avait une arme à feu. On a leurs noms, on a leurs signatures sur les quittances qu'ils ont signé de leur salaire. Ils ont massacré des prêtres réfractaires, des soldats suisses rescapés de l'horreur du 10 Août, des galériens dont le pécule avait éveillé leur convoîtise. Des galériens... ils ont massacré et pillé des galériens. ... On a massacré les filles de joie et les voleuses de la Salepêtrière. ... Ils ont massacré des prisonniers arrêtés pour des petits délits correctionnels. Et à Bicêtre, ils ont massacré 30 enfants, 30 petits garçons qui étaient là à titre de correction ... ou bien était-ce les enfants de choeurs qui étaient destinés au service religieux de l'établissement.
Et vous savez ce que ces valeureux défenseurs de la République en danger, ou de la "Patrie en danger" ont fait avant d'aller massacrer des femmes ? ils sont rentrés dans les dortoirs des petites filles, et ils en ont fait un viol collectif pendant toute une nuit.
Vous savez ce que représente le sang de 1500 personnes ? Ca fait 7000 litres de sang, 7 mètres cubes. Un mètre cube multiplié par 7. Ce sang s'est répandu dans les rues de Paris. On a promené des têtes dans les rues de Paris. On a mangé de la chair humaine. On a bu du sang humain. On a violé, outragé, dépecé vivant, mutilé, tué de mort lente. Et heureux celui qui tombait du premier coup. Ceux qui ont vu les autres en réchapper et se faire massacrer disaient qu'ils priaient pour mourir le plus vite possible. Et ne pas subir les outrages que les autres ont subi.
Marion Sigaut termine ainsi cette video :
"La version de Jean Massin c'est celle de tous les adorateurs de la Révolution française. Les Massacres de Septembre ? Il fallait le faire. C'était nécessaire. La Patrie était "en danger"... En plus, ce n'était pas si grave, et c'est le peuple qui a agi de son propre mouvement, pour se protéger. La vérité ? C'est que ce fut une abomination, que cela a été préparé, voulu, planifié, organisé, surveillé, et payé. Le peuple a été tétanisé de terreur. Et les 'élections' à la convention [1], qui ont vu naître la république... se déroulaient en même temps. Elles ne sont pas belles les 'valeurs de la république' ?"
Notes
[1] Les élections" entre guillemets, vu que depuis le "élections" de juin 1791 qui se traduisirent par une forte abstention", "les consultations organisées les années suivantes,... n'ont "jamais mobilisé plus du cinquième des électeurs." ... La promotion aux responsabilités se faisait "en circuit fermé" : les fonctionnaires peuplent les assemblées chargées d'élire les fonctionnaires. ... L'oligarchie née de ces pratiques n'était pas moins un démenti des attentes... On n'imaginait pas que l'élection puisse conduire à la formation d'une 'classe' politique distincte du reste de la société" (Patrice Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, p. 86-88).
Source: Tony Blair reconnaît sa responsabilité dans l'essor de Daech, Le Figaro, Par Florentin Collomp Publié le 25/10/2015 à 17:34
Dans une interview à CNN , l'ancien dirigeant britannique présente ses excuses pour les justifications fallacieuses au déclenchement de la guerre en Irak et le lien avec le djihadisme.
Pour la première fois, Tony Blair reconnaît une part de responsabilité dans la situation actuelle en Irak et en Syrie. Jusqu'à présent, l'ancien premier ministre avait toujours défendu la légitimité de l'invasion de l'Irak par les troupes britanniques aux côtés des Américains en 2003. [I]l présente des excuses partielles pour les conséquences de cette décision et reconnaît le lien entre l'invasion de l'Irak et l'essor de l'Etat islamique.
«Bien sûr on ne peut pas dire que ceux d'entre nous qui ont renversé Saddam Hussein en 2003 n'ont pas de responsabilité dans la situation en 2015», affirme Tony Blair. Le déclenchement de l'intervention avait alors été justifié par de faux rapports du renseignement sur la possession d'armes de destructions massives par le régime de Bagdad. [1]
«Je présente mes excuses pour le fait que les informations que nous avons reçues étaient fausses. Je m'excuse aussi pour certaines des erreurs dans la planification et, évidemment, pour notre erreur à comprendre ce qui se passerait après le renversement du régime», se contrit-il.
Tout en ajoutant qu'il trouvait
«difficile de s'excuser d'avoir mis fin au pouvoir de Saddam».
Les Etats-Unis sont responsables en Irak d’un nombre de morts considérable, bien plus important que celui dont fut déclaré coupable Saddam Hussein. Interrogée sur le bilan abominable de l'embargo américain de 1991 en matière de mortalité infantile - 500.000 enfants morts, plus de morts qu'à Hiroshima -, la secrétaire d'Etat Madeleine Albright déclara sans sourciller dans un entretien à CBS News le 12 mai 1996 "Punishing Saddam", que "le prix en valait la peine".
L'embargo économique et militaire décidé par l'ONU à l'encontre de l'Irak, qui avait envahi le Koweït en 1990, a duré douze ans, provoquant des conséquences catastrophiques sur la santé des populations et les droits de l'homme. Les associations qui ont apporté une aide humanitaire à l'Irak ont dû se placer dans une situation de « désobéissance civile internationale »... Source
Nous attendons donc que les divers tribunaux internationaux ou nationaux rendent la justice en ce qui concerne les criminels de guerre.
Obama, Cameron, Hollande : les djihadistes occidentaux en action
. Bush et Blair devraient être jugés à La Haye (prix Nobel de la paix Desmond Tutu)
Le Vaticaniste Sandro Magister invite à la prudence: le rapport de synthèse du Synode mentionne "le discernement et l'intégration" dans l'Eglise des divorcés remariés civilement mais sans que le mot "communion" n'apparaisse une seule fois.
Autre paradoxe: la solution adoptée n'est qu'une synthèse des solutions déjà mises en œuvre par les deux papes précédents: il s'agit d'une reprise du concept de "discernement des situations" de Familiaris Consortio de Jean-Paul II (qui excluait l'accès à la communion) et du cas du Fors interne de Benoit XVI qui parlait des cas douteux des mariages contractés (nullité éventuelle) sans la foi mais qui excluait tout recours à l'épikeia concernant le fors interne et proposait que le thème soit développé ultérieurement.
L'accès aux sacrements des divorcés remariés fait singulièrement défaut dans le rapport final du Synode, ce qui est sans doute le signe d'un compromis. Dans tous les cas c'est le pape qui aura le dernier mot.
http://magister.blogautore.espresso.repubblica.it/…/i-divo…/
La Libre publie un article assez équilibré mais laconique sur les conclusions du Synode:
"Le synode propose de lever certaines interdictions qui frappent les divorcés remariés dans leur service "liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel", et propose à chacun de mener un "chemin de discernement", à travers un "examen de conscience" sous la supervision d'un prêtre."
Aucune trace d'invitation à la communion, donc mais une proposition d'intégration dans la vie de l'Eglise.
«C'est la fin d'une Eglise qui juge»
... Un état d'esprit très répandu dans les rangs du synode qu'un évêque belge, Mgr Van Looy, résumait, vendredi, à la tribune de la salle de presse du Vatican, d'une formule: «c'est la fin du jugement des personnes. C'est la fin d'une Eglise qui juge et le début d'une Eglise qui écoute, qui parle. Nous avons une Eglise de tendresse envers tous. Cela pourrait être le début d'une Eglise nouvelle.»
Source: , Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 24/10/2015 à 22:29 Publié le 24/10/2015 à 19:20
La fin d'une Eglise dogmatique ?
"Ecraser tout empire des lois"... Il y a deux siècles.., un certain abbé Barruel, nous avait mis en garde contre une secte recherchant cette fin. (Cf. Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme. A lire sur Google Books, p .451.)
A propos du "discernement pastoral" mentionné dans l'article 85 du rapport final des évêques adoptant l'admission des divorcés "remariés" et l'"inculturation" pour chaque principe si l'on veut qu'il soit "observé et appliqué", évoquée par François, c'est ici qu'il est temps d'avoir du discernement :
Extrait du Discours du Pape en conclusion du synode [1] :
« Au-delà des questions dogmatiques bien définies par le Magistère de l’Église, nous avons vu aussi que ce qui semble normal pour un évêque d’un continent, peut se révéler étrange, presque comme un scandale, pour l’évêque d’un autre continent; ce qui est considéré violation d’un droit dans une société, peut être requis évident et intangible dans une autre; ce qui pour certains est liberté de conscience, pour d’autres peut être seulement confusion. En réalité, les cultures sont très diverses entre elles et chaque principe général a besoin d’être inculturé, s’il veut être observé et appliqué. Le Synode de 1985, qui célébrait le vingtième anniversaire de la conclusion du Concile Vatican II, a parlé de l’inculturation comme de l’« intime transformation des authentiques valeurs culturelles par leur intégration dans le christianisme, et l’enracinement du christianisme dans les diverses cultures humaines»3. L’inculturation n’affaiblit par les vraies valeurs mais démontre leur véritable force et leur authenticité, puisqu’elles s’adaptent sans se transformer, mais au contraire elles transforment pacifiquement et graduellement les différentes cultures. »
C’est ici que le discernement s’impose : en Afrique on refuse la communion aux polygames. En Europe, on veut absoudre le concubinage des divorcés-remariés et bénir les unions homosexuelles. Question de culture ou question de foi ? La question est de savoir qui, au bout du compte, transforme qui. [2]
Notes
[1] http://press.vatican.va/content/salastampa/fr/bollettino/pubblico/2015/10/24/0817/01826.html#fr
"Les évêques réunis en Synode à Rome depuis trois semaines sur les questions du mariage et de la famille ont voté à plus des deux tiers requis, tous les articles du document final qui, si le pape François le confirmait, pourrait ouvrir, au cas par cas, la communion pour les divorcés-remariés.
Ce vote marque une victoire importante du pape réformateur après le refus, l'an passé, lors de la première session du même synode, d'une partie des évêques, d'avancer vers cette ouverture en direction des divorcés-remariés.
L'article 85 du document portait sur l'admission des divorcés remariés à la communion et sous certains conditions. Sur les 94 articles c'est celui qui a reçu le moins de suffrages - avec 178 votes pour et 80 votes contre - mais qui passe toutefois la majorité des deux tiers, fixée à 177 voix pour 265 votants.
Sans être le sujet central de cette assemblée mondiale d'évêques, la question des divorcés-remariés en a été le sujet le plus brûlant et le plus disputé.
Loin d'un feu vert pour toutes les situations, c'est la proposition des évêques allemands qui a fini par emporter l'adhésion d'au moins les deux tiers du synode même si l'opposition à cette évolution a été très puissante pendant tout le temps des débats. Et le demeurera, en particulier de la part des épiscopats africains et polonais.
Le groupe germanophone a en effet proposé de mettre au point une série de «critères» pour évaluer - sous la responsabilité de l'évêque local - l'histoire de chaque couple de divorcés remariés qui seraient réellement motivés pour accéder aux sacrements de l'Eglise. Ensemble ils pourraient décider de leur admission à la confession et à la communion. Il s'agirait, à chaque fois, insiste-t-on à Rome, l'œuvre d'un «discernement» spécifique.
Le synode a donc transmis officiellement au pape ce «document final» et il reste à François la charge de décider de la mise en œuvre de cette nouvelle pastorale de l'Eglise qui contient toutefois de profonds germes de divisions au sein des communautés", note Jean-Marie Guénois... "[I]l ne fait pas de doute que François ira dans le sens de cette ouverture puisqu'il l'a souhaitée. Le pape pourrait s'exprimer dans une «lettre apostolique» ou une «exhortation post synodale» ou sous une autre forme, il est souverain dans la modalité, qui pourrait être publiées au cours de «l'année jubilaire de la miséricorde» qu'il va ouvrir à Rome le 8 décembre 2015 pour aider l'Eglise à changer sa culture.
Extraits:
N° 84 (voté à 187 voix, 72 contre, majorité à 177)
«Les baptisés qui sont divorcés-remariés civilement doivent être davantage intégrés dans les communautés chrétiennes selon les différentes modalités possibles, en évitant toute occasion de scandales. La logique de l'intégration est la clé de leur accompagnement pastoral, parce que, non seulement nous savons qu'ils appartiennent au Corps du Christ et à l'Eglise mais ils peuvent en avoir une expérience joyeuse et féconde. Ils sont baptisés, ils sont frères et sœurs, l'Esprit Saint conserve en eux, des dons et des charismes pour le bien de tous. Leur participation peut s'exprimer en différents services ecclésiaux: il importe donc de discerner comment les différentes formes d'exclusions actuellement pratiquées dans le domaine liturgique, pastoral, éducatif, et institutionnelles, peuvent être dépassées. Ils doivent, non seulement, ne pas se sentir excommuniés, mais ils peuvent vivre et mûrir comme des membres vivants de l'Eglise, la ressentant comme une mère qui les accueille toujours, qui prend soin d'eux avec affection et les encourage sur le chemin de la vie et de l'Evangile. Cette intégration est nécessaire pour le soin et l'éducation chrétienne de leurs enfants, qui doivent considérées comme les plus importants. Pour la communauté chrétienne, prendre soin de ces personnes n'est pas un affaiblissement de la propre foi et du témoignage sur l'indissolubilité du mariage, au contraire, l'Eglise exprime sa charité, par ce soin»
N°85 (voté à 178 voix, 80 contre, majorité à 177)
extrait
«(…) il est du devoir des prêtres d'accompagner les personnes intéressées sur la voie du discernement selon l'enseignement de l'Eglise et des orientations de l'évêque. Lors de ce processus, il sera utile de procéder à un examen de conscience, à travers des moments de réflexions et de pénitence. Les divorcés remariés devront se demander comment ils se sont comportés vis-à-vis de leurs enfants quand l'union conjugale est entrée en crise ; s'il y a eu des tentatives de réconciliation ; quelle est la situation du partenaire abandonnée, quelles conséquences a, la nouvelle relation, sur le reste de la famille et sur la communion des fidèles, quel exemple cette situation offre aux jeunes qui doivent se préparer au mariage. Une réflexion sincère peut renforcer la confiance dans la miséricorde de Dieu qui ne peut être niée à personne»
«(…) tout en soutenant une norme générale, il est nécessaire de reconnaître que la responsabilité vis-à-vis d'actions ou décisions précises, n'est pas la même dans tous les cas. Le discernement pastoral, tout en tenant compte de la conscience honnêtement formée de la personne, doit tenir compte de ces situations. De même, le conséquences des actes accomplis, ne sont pas nécessairement les mêmes dans tous les cas»
N° 86 (voté à 190 voix, 64 contre, majorité à 177)
«Le parcours d'accompagnement et de discernement oriente ces fidèles vers la prise de conscience de leur situation devant Dieu. La discussion avec le prêtre, au for interne, concourt à la formation d'un jugement correct sur ce qui empêche la possibilité d'une plus grande participation à la vie de l'Eglise et quant aux pas qui peuvent la favoriser et la faire croitre. Compte tenu du fait qu'il n'y pas de gradualité dans la loi, ce discernement ne pourra jamais faire abstraction des exigences de vérité et de charité de l'Evangile, proposées par l'Eglise. Pour que cela advienne, il faudra que soient garanties les conditions nécessaires d'humilité, de discrétion, d'amour de l'Eglise et de son enseignement, dans la recherche sincère de la volonté de Dieu et dans le désir d'atteindre à la réponse la plus parfaite qui soit».
Nous entrons à présent, via l'église décentralisée "à deux vitesses", dans les diocèses, "inexorablement dans le schisme", de fait, comme l'a expliqué le professeur de Mattei, dans le 20 octobre. Une époque qui marque la fin de l'universalité de l'Eglise, votée par les chefs mêmes de l'Eglise qui étaient chargés de défendre la catholicité.
"Les Églises particulières, divisées sur la pratique, mais aussi sur l'enseignement qui vient de la pratique, sont inévitablement destinées à entrer en conflit et à produire des fractures, des schismes, des hérésies", écrit Roberto de Mattei. Une époque où la décentralisation sapera non seulement la primauté romaine, mais niera le principe de non-contradiction. Une époque où le post-synode sera plus important que le synode lui-même, car il est auto-réalisation comme l'a pu l'être le concile Vatican II qui se voulut être une langue-évènement. Il s'en est suivi dans les années 70 un "esprit du Concile" qui dépassa la lettre du concile pour finir dans "beaucoup de confusion", écrit Benoît XVI, et dans la liturgie, "a souvent porté à des déformations .... à la limite du supportable". [2]
En France, l"esprit du Concile" comme auto-réalisation s'est emparé de nombreuses paroisses pour les conduire dans le schisme avec le Concile, lui-même, le Magistère de l'Eglise et les enseignements des derniers papes, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. L'association pour la promotion de la liturgie latine (Pro Liturgia) créée en 1988 qui demande l'application des décisions prises à la suite du concile Vatican II et des enseignements magistériels ultérieurs, en dresse régulièrement l'inventaire.
Quid de Thomas More, qui a choisi de renoncer à sa vie, tout comme l'évêque John Fisher de Rochester parce qu'ils contestaient à Henri VIII le droit "d'accommoder" l'indissolubilité de son mariage ? L'Eglise catholique les a canonisés. Faudra-t-il les "dé-canoniser"?
Sources
[1] , Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 24/10/2015 à 20:34 Publié le 24/10/2015 à 19:20
[2] Le terme est de Benoit XVI dans sa lettre aux évêques accompagnant la publication du Motu Proprio du 7 juillet 2007, libéralisant la messe saint Pie V, liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970.
---------------------------------------------------------
Add. 23h35. La traduction des paragraphes qui ont recueilli le moins de signatures... sur les « divorcés remariés » en attendant l'officielle se trouve sur Le Blog d'Yves Daoudal :
« Tout en soutenant une règle générale, il faut reconnaître que la responsabilité face à certains actes ou certaines décisions ne sont pas les mêmes dans tous les cas. Le discernement pastoral, tout en tenant compte de la conscience bien formée de la personne, doit assumer ces situations. Les conséquences des actes ne sont pas nécessairement les mêmes dans tous les cas. »
« Le processus d’accompagnement et de discernement oriente ces fidèles vers la prise de conscience de leur situation devant Dieu. L’entretien avec le prêtre, au for interne, contribue à la formation d’un jugement correct sur ce qui fait obstacle à la possibilité d’une plus pleine participation à la vie de l’Eglise et de mesures qui peuvent la favoriser et la faire grandir. »
Oh non, on ne dit pas que les « divorcés remariés » peuvent communier, mais on ne voit pas de quoi d’autre il peut s’agir, au terme de l’entretien en conscience au for interne…
Cette irruption du « for interne » était la dernière cartouche du clan Kasper. Elle figure donc dans le texte. Ils ont gagné, même s’il reste à l’expliciter, mais ça ce sera le travail du pape, en relation avec la décentralisation de l’Eglise synodale…
On manipule sournoisement les mots « discernement », « conscience », « for interne » et l’on retourne à la fin des années 60, quand les « théologiens » qui bataillaient contre Humanae vitae avaient brandi le « for interne » pour expliquer que l’on pouvait passer outre l’interdiction de la contraception. L’idée était de Bernhard Häring, et elle a été reprise au synode explicitement comme venant de Bernhard Häring. Lequel ne peut pas savourer sa victoire, puisqu’il est mort en 1998. (Fin de citation)
En septembre, deux théologiens, le Dr David S. Crawford, professeur associé de théologie morale et de loi de la famille de l’Institut pontifical Jean-Paul II à Washington et le Dr Stephan Kampowski, professeur d’anthropologie philosophique à l’Institut pontifical Jean-Paul II à Rome, ont publié un texte sur pour dénoncer la fausse "conception" de la conscience dans l'Instrumentum laboris, le document de travail du synode. Ils soulignaient qu'«
Le texte, dense et important, des deux collaborateurs de l’Institut Jean-Paul II, a reçu le soutien de très nombreux spécialistes, universitaires et religieux, connus et reconnus dans le domaine de la bioéthique et de la morale.
---------------------------------
Mis à jour 25/10/2015
Le Vaticaniste Sandro Magister invite à la prudence: le rapport de synthèse du Synode mentionne "le discernement et l'intégration" dans l'Eglise des divorcés remariés civilement mais sans que le mot "communion" n'apparaisse une seule fois.
Autre paradoxe: la solution adoptée n'est qu'une synthèse des solutions déjà mises en œuvre par les deux papes précédents: il s'agit d'une reprise du concept de "discernement des situations" de Familiaris Consortio de Jean-Paul II (qui excluait l'accès à la communion) et du cas du Fors interne de Benoit XVI qui parlait des cas douteux des mariages contractés (nullité éventuelle) sans la foi mais qui excluait tout recours à l'épikeia concernant le fors interne et proposait que le thème soit développé ultérieurement.
L'accès aux sacrements des divorcés remariés fait singulièrement défaut dans le rapport final du Synode, ce qui est sans doute le signe d'un compromis. Dans tous les cas c'est le pape qui aura le dernier mot.
http://magister.blogautore.espresso.repubblica.it/…/i-divo…/
La Libre publie un article assez équilibré mais laconique sur les conclusions du Synode:
"Le synode propose de lever certaines interdictions qui frappent les divorcés remariés dans leur service "liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel", et propose à chacun de mener un "chemin de discernement", à travers un "examen de conscience" sous la supervision d'un prêtre."
Aucune trace d'invitation à la communion, donc mais une proposition d'intégration dans la vie de l'Eglise.
Extrait (à partir de la 15e minute) :
"La parole politique au sens électoral, partisan, n'est plus entendue, plus écoutée. Elle est suspectée. Parce que le pouvoir n'est plus un service mais une consommation. Alors que la parole meta politique des Zemmour, Onfray, Régis Debray et tant d'autres de toutes sensibilités, elle est sollicitée, elle est accueillie, elle est guettée, elle est crue. Donc, cela veut dire qu'en fait, la politique, la vraie politique a quitté la vie politique. Tout autant que le pouvoir n'a plus le pouvoir.
Quand monsieur Hollande dit 'voilà ce qu'on va faire demain', il ment, il ment comme Sarkozy. Pourquoi ? Parce que depuis 30 ans, depuis le Traité de Maastricht, ils ont remis leur pouvoir un bout à Washington, un bout à Bruxelles, un bout à Francfort, un bout à Genêve. La potestas, le pouvoir de gouverner a été remis à Bruxelles, l'auctoritas est chez Ruquier. [1] Donc il ne reste rien. Le roi est nu si l'on peut dire. Il reste le casque et le scooter.
Par exemples :
- la présidentielle truquée de 1995. Il y a des candidats en face de moi qui avaient des comptes truqués. Ces comptes truqués ont été validés par le Conseil constitutionnel. C'est monstrueux.
- Je rappelle dans ce livre (Le moment est venu de dire ce que j'ai vu, Albin Michel, octobre 2015. Ndlr.) comment on achète les sondages, comment on achète les élections, comment les hommes politiques sont achetés, comment les media sont manipulés, comment la France est islamisée d'une manière volontaire. Et je crois même que sur ce sujet-là j'aurais pu aller plus loin. Je me demande si l'islamisation de la France n'est pas un projet politique voulu par haine de la France chrétienne.
Un peu plus loin dans l'entretien (à partir de 29:30), Philippe de Villiers explique que ce qu'il dit dans son livre est le résultat d'une conversation qu'il tint dans sa jeunesse avec un paysan vendéen qui était son voisin :
"Ce que je dis dans mon livre, est le résultat d'une conversation quand j'étais jeune avec un paysan vendéen qui était mon voisin et qui m'a dit 'tu sais Philippe, quand on est dans une maison qui s'effondre, au bord de l'abyme, qu'on ne voit plus rien parce que c'est la nuit, il faut chercher à tâtons les murs porteurs.'
Les murs porteurs (sont) : le caractère sacré de la vie, la filiation comme repère, la nation comme héritage, la frontière comme ancrage, et le rêve français comme fenêtre sur le monde."
Philippe de Villiers explique son rapport à la politique et le fonctionnement de la "machine" politique (31:00) en rejoignant le point de vue des royalistes qui estiment qu'on ne pourra pas changer le système de l'intérieur, la "machine" étant conçu pour détruire le réel sans rémission à l'aide d'un différentiel de pôles, la haine dans l'inégalité.
"Une société ne peut pas vivre sans politique. Saint Augustin disait que c'est la plus haute forme de la charité, continue Philippe de Villiers.
on endure, on pense qu'on va changer les choses. On pense toujours qu'on va les changer de l'intérieur. Et puis après on se met à la marge et on croit qu'on va les changer de l'extérieur. Mais en réalité la machine tourne, elle vous broie. [2]
Le Parlement européen ne pèse rien. C'est une instance d'influence où ne pèse que le gauchisme, le boboïsme de Cohn-Bendit, qui est au centre de gravité. C'est () un des seuls quand j'ai eu un cancer qui est venu me voir pour me demander des nouvelles. Les gens qu'on appelle 'les républicains' ne se sont pas déplacés., ..., mais lui m'a dit 'j'ai besoin d'un adversaire comme toi'. [Votre absence est pour eux le seul handicap. Si bien qu'on pourrait dire ne vous prêtez pas au mensonge démocratique et les "démocrates" inventeront des adversaires ! NdCR.]
KissingerBrzezinski, il y avait des grands patrons, Anne Lauvergeon, il y avait des petites tables très bien achalandées. Ils parlaient entre eux. Et puis il y a eu les discours, et je suis resté jusqu'au bout. Et en fait, ce que j'ai compris c'est que c'était la Trilatérale, branche Europe. Ils étaient 400. Ils disaient : 'il faut détruire les nations'. Ils disaient (plus exactement) : 'il faut détruire l'homogénéité des nations' pour pouvoir augmenter les marchés, avoir le "marché planétaire de masse'. Et c'est eux qui ont inventé le mot 'gouvernance mondiale'. Ils parlaient du 'réchauffement climatique'. Ils disaient que dans les écoles, au lieu de dire aux enfants sauvez votre pays, sauvez votre région, sauvez l'arbre qui est en face de chez vous, non 'sauvez la planète'. Et ils parlaient de réunir dans le même combat les deux libéralismes, le libéralisme économique en faisant sauter les frontières et le libéralisme sociétal."
Philippe de Villiers est interrompu par le journaliste de Tv-Libertés, Martial Bild : "ils ont le droit de discuter entre eux, ce sont des chefs d'entreprises, il n'y a pas forcément un complot." La réponse de Philippe de Villiers est celle-ci (à 37:25) :
"Absolument. Ce n'est pas forcément un complot. Ils n'ont pas besoin de comploter, ils ont le pouvoir. Ce que m'a dit un jour François Fillon ! Je lui ai dit : mais pourquoi tu vas au groupe Bilderberg, parce qu'il y est rentré et y a été agréé, de même que son ami Alain Juppé, l'année d'après. Dans l'Evangile on dit il ne faut pas mettre la lumière sous le boisseau, cela vaut pour la franc-maçonnerie aussi. Pourquoi ils se cachent ces gens-là ? Pourquoi ils se cachent ? Et il m'a répondu - incroyable la réponse - il m'a dit : 'que veux-tu, c'est eux qui nous gouvernent !''
Donc, en fait, le
Toute la question est donc (d'un point de vue historique) de savoir quand ces gens ont pris le pouvoir ?
En 1789, ces gens n'avaient pas le pouvoir, le droit divin les empêchait de faire ce qu'ils voulaient. Voyez le droit divin "rempart à l'oligarchie et aux maîtres de la monnaie". Le projet des "Illuminés de Bavière" du franc-maçon Adam Weishaupt visait à renverser l'alliance du Trône et de l'Autel en France pour créer leur "république universelle". .
Philippe de Villiers enchaine sur le Traité transatlantique (à partir de 38:25) :
"Ce traité transatlantique qui se prépare est un traité qui va installer un tribunal arbitral privé, permettant aux entreprises multinationales, a-nationales, de traîner les états, de faire condamner les puissances publiques. C'est un traité dans lequel les appellations contrôlées, les appellations protégées (AOC) disparaîtront. Et on nous imposera le poulet à l'eau de javel, etc.
"Le rêve européen, poursuit Philippe de Villiers, c'était de livrer un espace sans nation, sans gouvernement, sans démocratie, sans limite territoriale, et le livrer au marché planétaire de masse, sous clé américaine.
Et quand on disait cela, des gens comme Séguin, Pasqua, Chevènement et Le Pen, on nous disait vous êtes des menteurs, vous exagérez... En fait, on était en-dessous de la réalité."
Reparlant de François Fillon (à 43:45), et évoquant la défiance du peuple envers sa classe politique, Philippe de Villiers explique que Fillon est déjà "dans les abysses" et qu'"il faut savoir se détacher" parce que "le pouvoir est un sacrifice" :
"Fillon est déjà dans les abysses par rapport à moi. Donc cela veut dire qu'en fait les gens ne se trompent pas.entre la metapolitique et la politique. Pourquoi ? Parce que moi ce que je dis et ce que j'ai vécu, c'est la tradition de Saint-Louis, la tradition de Jeanne d'Arc, tradition capétienne, le pouvoir est un sacrifice. On m'a toujours appris cela. C'est pour cela que je suis parti. Je suis parti du jour au lendemain.Parce que tous les matins je me disais en ouvrant mes volets, aujourd'hui encore je vais boire un bol de crapauds. Et un jour je partirai. Il faut savoir partir. Il faut savoir se détacher. On n'est pas là pour le pouvoir, on est là pour servir. Le pouvoir est un sacrifice, la politique sacrificielle. Aujourd'hui, dans l'hédonisme politicien on fait carrière. Et les gens le sentent. Et c'est horrible, parce que pendant que les gens se traînent dans la misère, dans l'angoisse, dans le sentiment d'une dépossession d'eux-mêmes, avec l'islamisation de la France, les hommes politiques, eux, se pavanent dans les media, dans les instances de marketing, pour construire leur profil, dessiner leur parcours. Sarkozy et Hollande c'est le fin du fin." [4]
Sarkozy, moi je n'ai pas d'acrimonie, poursuit Philippe de Villiers, mais c'est un soumis et un dhimi. Il s'est soumis à l'Amérique en faisant rentrer la France dans l'OTAN - un fait -. Il s'est soumis à l'islam en créant le "Conseil supérieur", etc. ("Conseil français du Culte musulman" créé par Nicolas Sarkozy en 2003. NdCR.), alors que l'islam sunnite ne rentrera jamais là-dedans. [5] L'islam de France c'est complètement aberrant. Il n'y a pas d'islam de France. Il y a un islam tout court, c'est l'oumma. Donc il est un ignard comme Juppé qui n'a jamais lu le coran.
"Puis enfin, Sarkozy s'est soumis à Bruxelles, ajoute Philippe de Villiers. Il a quand même trahi les français qui ont voté non (en 2005). Il a fait le traité de Lisbonne (2007). Et puis Hollande a continué... C'est-à-dire que ces gens-là, quand ils sont à Paris ils expliquent pendant tout l'été aux agriculteurs français 'il faut acheter français' (Le Foll). Mais cela n'est pas possible : ils ont signé des traités qui interdisent cela !
Donc comment peut-on d'une main signer des traités qui affaiblissent la France, qui la livre aux commissaires, aux banquiers, aux prétoriens, à tous ces gens qui sont des gnomes qui veulent détruire les nations, et en même temps comment ils peuvent s'adresser aux français en leur disant on va arranger vos affaires, et mettre de l'ordre et de la sécurité dans tout cela ?
Philippe de Villiers se moque du discours des hommes politiques consistant à faire des "paradoxes ludiques". Exemples :
'Moins il y aura de frontières, plus il y aura de sécurité'.
'Plus il y aura de migrants, moins il y aura de chomeurs.'
'Plus il y aura de mosquées, moins il y aura d'islam et d'islamisme.'
"A force de jouer avec les paradoxes, plus personne ne les croit" !
Philippe de Villiers termine l'entretien (à partir de la 54e minute) en dénonçant le "complot contre notre civilisation" :
"Chaque matin je me disais encore une fois 'ce soir je m'en vais'. Parce que c'est un univers où à force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé. Et presque, vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission. Vous voyez ? Donc vous avez l'âme blessée. ... J'ai quitté mes mandats. La passion de la France ne m'a pas quitté. Je souffre comme vous de voir mon pays mourir. Qu'est-ce qui se passera ? Je n'en sais rien. Je n'ai pas envie de revenir en politique. Je pense qu'aujourd'hui on a changé de système, on est passé d'une démocratie à une oligarchie et que donc les élections ne servent plus à rien. [6]
-
[1] Rappelons qu'en 2008, Michel Drucker fit cet aveu stupéfiant : "le pouvoir est sur le service public, il est entre les mains de ceux qui détiennent l'information..."
[2] On se souvient que Christine Boutin avait elle aussi fait son retour de la scène politique en expliquant pourquoi il n'était "plus possible, de l'intérieur, de pouvoir infléchir le système" : "J'ai pensé, - parce que les règles du jeu de l'Assemblée nationale sont ainsi (il faut appartenir à un groupe pour avoir la possibilité de s'exprimer) - qu'il était possible de changer (les choses) de l'intérieur (d'un grand parti politique). Et bien, avec mon expérience, je dis que c'est une erreur. Et maintenant, depuis que j'ai vu que l'UMP soutient M. Jean-Claude JUNCKER qui est le candidat de la 'droite', si elle est majoritaire en Europe, pour devenir le président de la Commission -, M. JUNCKER a fait voter le mariage homosexuel au Luxembourg, a fait voter l'euthanasie, et est favorable à l'ouverture de la Turquie à l'Europe. À partir du moment où l'UMP soutient comme candidat à la présidence de la Commission un homme qui a de telle idées, moi là je ne peux plus continuer, je ne peux plus accepter, et je dis je suis en rupture et en rupture profonde. […] Je me suis rendue compte que l'on arrivait au bout du bout et que maintenant, ce n'était plus possible, de l'intérieur, de pouvoir infléchir le système. Il faut le reconstruire", avait déclaré Christine Boutin
Pourquoi il est inutile d'aller voter aux élections européennes
"Islamisation Nicolas Sarkozy sera lundi soir à la Mosquée de Paris pour la rupture du jeûne"; "9 raisons de ne pas voter Sarközy (Henry de Lesquen)"
[6] Les "élections" de juin 1791 se traduisirent par une forte abstention. "La participation avait atteint son étiage; elle ne devait plus remonter de façon significative, les consultations organisées les années suivantes,... n'ayant jamais mobilisé plus du cinquième des électeurs. ... En l'absence de votants, le système électif se transforme très vite en un système de cooptation, les uns accédant aux charges que les autres viennent de quitter, et réciproquement. La promotion aux responsabilités se fait en circuit fermé : les fonctionnaires peuplent les assemblées chargées d'élire les fonctionnaires. ...La réalité du système répondait à un besoin, celui de la formation d'une classe politique ... qui soit assurée de la continuité en étant délivrée de l'incertitude inséparable du suffrage universel. Mais l'oligarchie née de ces pratiques n'était pas moins un démenti des attentes. On imaginait en effet avec une certaine ingénuité que la vertu première d'un système électif consistait à assurer le renouvellement permanent du personnel dirigeant et l'élargissement constant de son recrutement. On n'imaginait pas que l'élection puisse conduire à la formation d'une 'classe' politique distincte du reste de la société" (Patrice Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, p. 86-88).
Patrice Gueniffey avait parfaitement analysé et vu avant tout le monde quel était le regard des Français sur la politique aujourd'hui. Il expliqua que "la Révolution est morte". Elle est morte parce que les Français ne croient plus en l'efficacité politique de la République. Extrait : "la Révolution française avait porté cette croyance à l'efficacité de la politique à un point de paroxysme. Elle avait cru que la volonté humaine a une efficacité illimitée, c'est-à-dire que l'on pouvait absolument tout changer. Les évènements se sont alors chargés de montrer qu'en réalité en politique on ne peut pas tout faire, que les choses résistent, ne se laissent pas faire sans limites."
fin de l'Eglise catholique universelle du Christ (voir ici et là), aboutit au "schisme" de fait. Elle
(Roberto de Mattei de la Gazette du 20 Octobre, 2015) François a annoncé, le 17 Octobre, 2015, que se terminera le Synode sur la famille. Quelques jours après la fin des travaux, l'assemblée des évêques sera dans une impasse et la route pour sortir de celle-ci, serait pour le pape la décentralisation de l'Eglise (http://vaticaninsider.lastampa.it/documenti/dettaglio-articolo/articolo/sinodo-famiglia-44026/).
L 'impasse découle de la division entre ceux qui rappellent fermement le Magistère pérenne sur le mariage et les "novatores" qui renverseraient deux mille ans d'enseignement de l'Église, mais aussi la vérité de l'Evangile.
Une exception annulerait la valeur absolue et universelle de cette loi et cette loi si elle tombait, serait l'effondrement avec elle tout au long de la morale de l'Église. Ou le mariage est indissoluble ou non, et vous ne pouvez pas admettre une dissociation entre l'énonciation du principe et son application dans la pratique. Entre la pensée et les mots et entre les paroles et les actes, l'Eglise exige une cohérence radicale, la même qui a été témoin des martyrs à travers l'histoire.
Le principe selon lequel la doctrine ne change pas, mais change son application pastorale, introduit un coin entre deux dimensions inséparables du christianisme: la Vérité et la Vie. La séparation entre la doctrine et la pratique ne vient pas de la doctrine catholique, mais de la philosophie hégélienne et marxiste, qui inverse l'axiome traditionnel selon lequel agere sequitur esse (.
L'action, en vue des innovateurs, précède l'être, l'expérience ne vit pas de la vérité, mais la crée.
Et "Tel est le sens du discours prononcé par le cardinal Christoph Schönborn commémorant le 50e anniversaire du Synode, le même jour où le pape François a parlé (http://vaticaninsider.lastampa.it/documenti/dettaglio-articolo/articolo / synode-famille-44028 /). «La foi ne peut pas être représenté mais seulement témoin", a déclaré l'archevêque de Vienne, en réaffirmant la primauté du "témoignage" de la doctrine. Martyr, grec, signifie témoin, mais pour les martyrs témoin signifiait vivre la vérité, tandis que les innovateurs signifient trahir, réinventer l'expérience.
Le primat de la pratique pastorale de la doctrine devrait avoir des conséquences catastrophiques:
1) Le Synode "virtuel", comme il l'a été pour le Concile Vatican II, il est destiné à prendre le pas sur le réel. Le message médiatique qui accompagnera les conclusions du travail est plus important que le contenu des documents. La Relatio sur la première partie de l'Instrumentum Laboris de Circulus Anglicus C indique clairement la nécessité de cette révolution de la langue: "Comme le Concile Vatican II, ce Synode doit être une langue-événement, qui est plus que cosmétique."
2) Le post-synode est le plus important du synode, car il est auto-réalisation. Le Synode, en fait, va confier la réalisation de ses objectifs à la pastorale. Si ce qui change n'est pas la doctrine, mais le ministère, ce changement ne peut avoir lieu dans le Synode, il doit avoir lieu dans la vie quotidienne du peuple chrétien et donc hors du Synode, après le Synode, dans la vie des diocèses et les paroisses de l'Eglise.
3) l'auto-réalisation du Synode se déroule au nom de l'expérience des Eglises particulières, c.-à-dire, la décentralisation ecclésiastique. La décentralisation permet aux églises locales de faire l'expérience d'un certain nombre d'expériences pastorales. Mais si il n'y a pas une seule pratique conforme à la seule doctrine, cela signifie qu'elles y sont nombreuses et toutes dignes d'être testées. Les protagonistes de cette révolution dans la pratique, seront donc les évêques, les prêtres de la paroisse, les conférences épiscopales, des collectivités locales, chacun selon sa liberté et de sa créativité.
Il (le synode Ndlr) présente l'idée d'une Eglise "à deux vitesses" (Eglise à deux vitesses) ou, toujours pour utiliser la langue des eurocrates de Bruxelles, à "géométrie variable" (à géométrie variable). Face au même problème moral, nous allons nous ajuster différemment, selon l'éthique de la situation. L'église des "catholiques adultes", de langue germanique, appartenant au "premier monde" pourra passer la vitesse supérieure", être le "témoin missionnaire"; à l'église catholique des "sous-développés", africaine ou polonaise, appartenant aux églises du deuxième ou troisième monde, sera accordée la "marche lente" de l'attachement à leurs traditions.
Rome resterait en arrière-plan, sans autorité réelle, avec une fonction unique d'"impulsion charismatique". L'Eglise serait dé-vaticanisée, ou plutôt, dé-romanisée. L'Eglise romano-centrique sera replacée par une église polyédrique ou polycentrique. L'image du polyèdre a souvent été utilisée par François "Le polyèdre - a-t-il déclaré - est une unité, mais avec toutes les différentes parties; chacune a ses propres particularités, son charisme. Ceci est l'unité dans la diversité. Et de cette façon nous, chrétiens, faisons ce que nous appelons du nom d'œcuménisme théologique: nous essayons de faire en sorte que cette diversité soit plus harmonisée par l'Esprit Saint et devienne des unités" (Discours aux pentecôtistes de Caserta, 28 Juillet 2014). Le transfert des pouvoirs aux conférences épiscopales est déjà prévue par une étape de "Evangelii Gaudium", qui sont conçues comme des "sujets de pouvoirs spécifiques, y compris même avec une certaine autorité doctrinale authentique. La centralisation excessive, plutôt que d'aider, complique la vie de l'Église et son dynamisme missionnaire " (N. 32). Maintenant François stipule du "principe de collégialité" le résultat final de l'assemblage en cours.
Les anciennes hérésies du gallicanisme et du nationalisme ecclésiastiques ré-émergent à l'horizon. Ce dogme de foi, en fait, promulgué par le premier Concile du Vatican, la primauté de la compétence du Souverain Pontife, dans lequel réside l'autorité suprême de l'Eglise, de tous les pasteurs et tous les fidèles, indépendamment de tous les autres pouvoirs. Ce principe est la garantie de l'unité de l'Église: gouvernement d'union, l'unité de la foi, des sacrements uniques. La décentralisation est une perte de l'unité qui mène inévitablement à la scission. Le schisme est effectivement en train inexorablement de se produire lorsque face à un point central de référence, une unité de la politique, à la fois en termes de doctrine, de discipline et de pastorale, les Églises particulières, divisées sur la pratique, mais aussi sur l'enseignement qui vient de la pratique, sont inévitablement destinées à entrer en conflit et à produire des fractures, des schismes, des hérésies.
La décentralisation non seulement sape la primauté romaine, mais nie le principe de non-contradiction, selon lequel "l'on ne peut pas être, dans le même temps et sous le même rapport, être et ne pas être." C'est seulement dans le respect de ce principe que commence la logique et la métaphysique et que nous pouvons utiliser notre raison et connaître la réalité qui nous entoure.
Qu'advient-il si le Pontife romain renonce, même en partie, à exercer son pouvoir en le déléguant aux Conférences épiscopales ou aux évêques individuellement? Il arrive évidemment que vous créez une diversité de doctrine et de pratique, entre les conférences épiscopales et de diocèses et entre les diocèses. Ce qui sera interdit dans un diocèse, sera admis dans un autre et vice versa. Le concubin vivant sous le même toit pourra recevoir le sacrement de l'Eucharistie dans un diocèse et pas dans un autre. Mais le péché est ou n'est pas, la loi morale est la même pour tout le monde ou ne l'est pas. Et de deux choses l'une : ou le Pape a la primauté de juridiction et l'exerce ou quelqu'un d'autre gouverne, dans les faits, en dehors de lui.
Le pape admet l'existence d'un sens de la foi, mais il y a le sensus fidei des évêques, des prêtres, des simples laïcs, qui sont maintenant choqués par les extravagances qu'ils sentent dans la Salle du Synode.
Ces extravagances offensent le bon sens avant même que le sensus Ecclesiae des fidèles. François a raison quand il dit que le Saint-Esprit assiste non seulement le pape et les évêques, mais tous les fidèles (cf. Sur ce point Melchior Cano, De locis theologicis (Lib. IV, sect. 3, 117I). Mais le Saint-Esprit qui est l'esprit d'innovation guide l'Eglise, il est témoin infailliblement de sa tradition à travers la fidélité à la tradition, le Saint-Esprit parle encore aux oreilles des fidèles. Et aujourd'hui, comme à l'époque de l'arianisme, nous pouvons dire avec saint Hilaire "...Sanctiores aures Plebis quam corde sacerdotum ", "Les oreilles des fidèles sont plus saintes que les coeurs des prêtres" (Contra Arianos, vel Auxentium, n. 6, PL 10, col. 613). (Roberto de Mattei dans Il Foglio du 20 Octobre 2015)
Selon le journaliste Alexander Stille du New Yorker, la lune de miel est terminée pour le Pape après deux semaines de synode marquées par des rébellions ouvertes, des intrigues de palais, des fuites de documents, des accusations de manque de transparence et des désaccords très nets entre les différents pères synodaux. Le pape François se retrouve dans la situation de jouir d'une grande popularité au sein du public et de se retrouver confronté à des désaccords grandissants au sein d'une institution généralement respectueuse de la hiérarchie. Lors de sa visite aux Etats-Unis, une source vaticane m'a confié que "le pape mérite un A+ en relations publiques mais un F pour tout le reste". Cette affirmation était sans doute exagérée mais elle reflète bien le malaise au sein de la Curie romaine.
De nombreux évêques traditionalistes ont le sentiment d'avoir été floués par la première version du rapport du Synode de 2014 comme Edward Pentin l'explique dans son dernier livre sous-titré "Une enquête sur les allégations de manipulation du Synode extraordinaire sur la famille". Ce qui explique que les traditionalistes, déterminés à éviter une seconde tromperie, soient passés à l'offensive dès le début du Synode.
Le Pape, qui a semblé jusqu'ici perspicace dans sa gestion de la politique vaticane semble s'être enferré lui-même dans cette situation en commettant plusieurs erreurs stratégiques. Il a tout d'abord tenté d'introduire une gouvernance plus démocratique au sein d'un système autocratique sans être certain d'avoir le vrai soutien de la majorité. Il a ensuite encouragé la franchise et les opinions différentes au sein du synode tout en tentant de masquer, via le service de presse du Vatican, les très grands désaccords au sein des pères synodaux. En agissant ainsi, le Pape a finalement poussé les traditionalistes à jouer le rôle des seuls démocrates dans l'Eglise, ce qui est ironique dans la mesure où on peut dire que tous les synodes précédents depuis Vatican II ont été manipulés par tout le monde sauf par les conservateurs.
Le Pape a pris des risques en lançant un synode qui a généré de grandes attentes au sein de la population et il sera probablement forcé à faire une vague déclaration en faveur de l'ouverture et de l'inclusion mais sans aucun changement doctrinal: un éléphant qui accouche d'une souris. L'alternative serait de publier un document qui provoquerait une révolte ouverte.
Soit ce synode était une monumentale erreur soit c'était son idée depuis le début de provoquer une confrontation lors du synode, au risque de ramener au grand jour les guerres culturelles qui sommeillaient au sein de l'Eglise.
Autoriser l’avortement avant la huitième semaine de grossesse, admettre les femmes aux sacerdoce, reconnaître les unions homosexuelles, admettre les divorcés remariés à la communion. Il ne s’agit pas là des propositions d’un groupe d’extrémistes de gauche mais bien des demandes adressées au Pape et aux Synode dans deux documents distincts signés par plusieurs théologiens, biblistes, juristes et experts en pastorale espagnols, portugais et sud-américains dont certains s’étaient déjà distingués ces dernières années par des prises de position anticonformistes au sein de l’Eglise. Parmi eux Leonardo Boff et Frei Betto, deux défenseurs de la « théologie de la libération », fermement condamnée par Jean-Paul II mais tolérée, sinon adoptée, par le pape argentin François. L’un de ces documents a été remis au cardinal hondurien Oscar Maradiaga, l’un des plus proches du pape, connu pour ses positions progressistes, afin qu’il le présente au Synode sur la famille, ce qui n’a pas encore été fait.
L’un des documents affirme que le fait de maintenir un modèle déterminé de famille propre à une culture et à une époque donnée « n’appartient pas à la foi de l’Eglise. » Le document poursuit : « selon les Evangiles, Jésus de Nazareth fut profondément critique concernant le modèle de famille de son temps et de sa culture. » Pour ces raisons « l’homosexualité et les mariages homosexuels doivent être reconnus par l’Eglise catholique dans les mêmes conditions que les homosexuels » ; « il faut changer la condamnation sans discrimination de l’interruption volontaire de grossesse du magistère ecclésiastique. Il faut respecter le droit des femmes à décider en cette matière selon leur conscience » ; « il n’existe aucun motif biblique, théologique, historique, pastoral ni surtout dogmatique pour exclure les hommes mariés ou les femmes des ministères ecclésiaux » ; « nous pensons que le Synode des évêques devrait faciliter l’accès à la communion eucharistique aux personnes séparées ou divorcées qui se remaries sans leur imposer quelque pénitence que ce soit. Les croyants sont des sujets moraux qui ont la capacité de décider librement en la matière. Chaque décision doit donc être respectée. »
Une tuile de plus qui s’abat sur le très mouvementé Synode sur la famille qui se déroule en ce moment à Rome et qui entre dans le vif du sujet cette semaine. Les demandes des théologiens de langue espagnole et portugaise sont trop explosives pour être acceptées par les pères synodaux qui semblent pour l’instant divisés sur le thème de la communion des divorcés remariés alors que le refus d'une reconnaissance des unions entre personne de même sexe semble nettement plus clair.
Le climat qui règne au sein du synode n’est pas très bon et le pape François a déjà décidé qu’il n’y aurait aucune déclaration commune votée point par point par les cardinaux, les évêques et les prêtres au terme des travaux mais qu’il prendra lui-même toutes les décisions concernant les thèmes traités. Ce qui n’est pas sans effrayer les pères plus traditionalistes qui sont encore majoritaires au Synode mais qui craignent que François, au nom de la « miséricorde » pour les pécheurs ne modifie d’un revers de la main certaines doctrines bimillénaires de l’Eglise catholique.
---
NdT: Il est à noter que cette théologie de la libération et ces thèses sont largement représentées (certains diront majoritaires) au sein l'Eglise de Belgique, des paroisses jusque dans les séminaires et les centres de formations.
via Diakonos.be
"Laisse les morts ensevelir leurs morts; pour toi, va annoncer le royaume de Dieu." (Lc, 9, 60.)
La justice a rejeté la demande de sortir du détenu pour assister aux funérailles de son frère, a indiqué à l'AFP son avocat. « Je suis révoltée maintenant, il va y avoir du grabuge. Je n'ai plus rien à perdre ! » Dans sa caravane, entourée de sa mère et de sa soeur, Adèle Vinterstein pleure, elle est à bout. « Si c'est refusé, on va faire ce qu'il faut faire », prévient-elle. « On a des soutiens dans des camps partout en France. Tout le monde va se révolter », poursuit sa mère, les larmes aux yeux.
Sortant devant sa caravane, Adèle Vinterstein éclate en sanglots. « Je n'ai pas fait ce qu'il faut pour mon fils, l'avocat n'a pas fait ce qu'il faut, et maintenant ils l'ont transféré à la prison de Villefranche », dans le Rhône, dit-elle. Au téléphone avec les pompes funèbres, elle tente de décaler les obsèques à jeudi, sans succès. Les obsèques se tiendront, comme prévu initialement, ce mercredi après-midi à Moirans (Isère), apprenait-on en début de matinée.
en fin de matinée, la mère du détenu annule les obsèques après un second refus de sortie.
«J'annule les obsèques. Je vais faire venir le cercueil de mon fils ici. Et il ne bougera pas tant que mon autre fils ne pourra pas venir», a indiqué Adèle Vinterstein, au lendemain des violences nées du premier refus opposé à la demande de sortie de son fils. ( Source)
Après les émeutes, les autorités se préparent «à tous les scénarios» alors que plus de deux cent gendarmes sont mobilisés sur place.
En réponse à l'intervention militaire russe, la CIA et les monarchies du Golfe ont livré de nombreux missiles antichars TOW aux rebelles syriens. Avec ces nouvelles armes, ces derniers ont détruit des dizaines de blindés.
La rébellion syrienne a infligé de lourdes pertes à l'armée de Bachar el-Assad grâce aux missiles antichars américains TOW qu'elle a reçus en grand nombre ces dernières semaines. L'offensive terrestre de l'armée syrienne au nord de Hama, lancée début octobre avec le soutien aérien de la Russie, a été ralentie par la destruction de plusieurs dizaines de blindés par ces missiles sophistiqués, livrés massivement aux rebelles via la Turquie par l'Arabie saoudite et le Qatar, principaux soutiens du soulèvement armé contre Bachar el-Assad, ou par la CIA.
Hier soir, le président syrien Bachar el-Assad a effectué une "visite de travail" à Moscou au cours de laquelle il a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine.
Source: VIDÉO - Bachar el-Assad a rencontré Vladimir Poutine à Moscou, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 21/10/2015 à 10:33 Publié le 21/10/2015 à 08:36
21 octobre : Jour de la Reine !
Notre Reine fête aujourd’hui ses trente-deux ans !
Nous connaissons peu de choses de Sa Majesté la Reine, excepté qu’elle est d’une grande beauté, dont elle fait profiter chacun lors de ses venues en France, et qu’elle est la mère des trois Enfants de France qu’elle a donné au Roi et au Royaume :
Son Altesse Royale la princesse Eugénie de France, née en 2007,
Son Altesse Royale Monseigneur le Dauphin Louis de France, duc de Bourgogne et
Son Altesse Royale Monseigneur Alphonse de France, Duc de Berry, tous deux nés en 2010.
Ces Enfants de France sont l’avenir du Royaume, si bien incarné aujourd’hui par leur père Louis XX. Ils sont un encouragement de Dieu pour nous, Légitimistes, à persévérer dans l’espérance d’une Restauration dont Dieu seul connaît le jour, et nous en remercions la Reine au-delà de ce que nous pouvons lui exprimer.
L’on sait aussi que notre Reine a acquis la nationalité française en 2012, qu’elle est une excellente cavalière qui participe à des concours de saut d’obstacles de très haut niveau et qu’elle est une ambassadrice infatigable des œuvres de la Croix Rouge et de l’Ordre de Malte. Mais ici s’arrête la représentation que nous avons de la Reine et nous connaissons mal ou pas du tout le cadre de son entourage familial, de ses ancêtres, de son enfance…
Ainsi, Sa Majesté naît-elle le 21 octobre 1983 à Caracas, au Venezuela, au sein d’une grande famille d’entrepreneurs, les Vargas, descendants du conquistador espagnol Alonso de Ojeda.
Cet illustre ancêtre, issu d’une famille noble mais pauvre, entame sa carrière au service des très puissants ducs de Medina-Sidonia. Très vite, il obtient la protection de Juan Rodriguez de Fonseca, évêque de Burgos et futur Patriarche des Indes, qui lui permet d’accompagner Christophe Colomb dans son deuxième voyage au Nouveau Monde en 1493. Il rentre en Espagne en 1496 et prépare, avec le cartographe Juan de la Cosa et le navigateur florentin Amerigo Vespucci, un nouveau voyage au Nouveau Monde qu’il entame sur trois vaisseaux en 1499. En un peu plus de trois semaines, il reconnaît le continent près de l’embouchure de l’Orénoque et après avoir fait escale sur l’île de la Trinité, il voit un port qu’il appelle « Venezuela », c’est-à-dire « Petite Venise », en raison de sa ressemblance avec la baie de « La Sérénissime ». Il est donc le fondateur de ce nouvel état des Indes espagnoles. En 1509, lors de sa troisième expédition, il devient d’ailleurs gouverneur de « Nouvelle Andalousie », territoire qui couvre alors l’est du Venezuela, l’ouest de la Guyane et le nord du Brésil actuels. En 1515, rentrant en Espagne, son navire fait naufrage et il réussit péniblement à atteindre Saint Domingue où il décède. Voilà pour la figure ancestrale que l’on imagine d’un rayonnement considérable au Venezuela.
La mère de la Reine est Carmen Santaella, fille de son Excellence Hector Santaella, ancien Ambassadeur du Venezuela.
Le père de Sa Majesté est Victor Vargas, avocat et homme d’affaires qui a connu une prodigieuse réussite. Voyez plutôt : licencié en droit, il commence, dans les années 70, par développer un important réseau de cabinets juridiques. En parallèle, il crée, en 1982, une banque régionale, le Banco Barinas, qu’il revend en 1991 pour fonder le Centre d’Investissements Vénézuéliens (CIV). Ce centre investit dans de nouveaux marchés dont certains deviennent pionniers comme celui de la carrosserie. Ses investissements concernent les secteurs automobiles, immobiliers ou encore celui de la publicité. Mais sa plus grande performance est l’acquisition, en 1994, du Banco Occidental de Descuento (Banque Occidentale de Décompte ou BOD). Sous la présidence de Victor Vargas, la BOD passe d’une dimension d’institution financière régionale à celle de quatrième plus grande institution financière privée du Venezuela ! Et, selon le classement 2014 du groupe d’analyse America Economia, la BOD est aujourd’hui la 34ème plus grosse banque d’Amérique latine et la deuxième du Venezuela !
Une telle réussite oblige et Victor Vargas, comme les Médicis en leur temps, se fait protecteur et mécène :
Protecteur grâce à ses quatre fondations qui contribuent à l’amélioration de l’éducation, au développement social, à la protection de l’environnement et à la démocratisation de l’éducation musicale (il finance à ce titre, depuis 2008, l’Orchestre National des Jeunes du Chacao, que dirige le Chef Jose Antonio Abreu).
Et mécène des entrepreneurs dont il finance et soutient les initiatives grâce à son Centre pour l’entreprenariat qui les aide à développer leurs entreprises.
En 2014, ses œuvres ont financé et organisé 920 pièces de théâtre, 98 concerts, 112 événements d’entreprises, 4 grandes expositions d’art et 1137 événements culturels divers…
Victor Vargas possède enfin le club de polo Lechuza Caracas, l’une des premières équipes du pays, dans laquelle il joue et qui a remporté de nombreuses victoires. Mais surtout, conformément à l’esprit philanthropique du propriétaire, le club participe au programme Scholas Occurentes, réseau international d’écoles qui réunit des réalités éducatives de cultures et de religions diverses, œuvre née sous l’impulsion même de Sa Sainteté le Pape François !
Ce fort raccourcis de la vie de son père nous permet de situer dans quel contexte Sa Majesté la Reine a grandi. Elevée dans la Religion Catholique, elle fait ses études secondaires chez les Ursulines avant d’entamer une licence de pédagogie à l’université de Caracas et vit la vie internationale correspondant au très haut niveau social de ses parents. Mais, en 1999, un drame vient frapper la famille : son seul frère, Victor Jose, est emporté par une infection à l’âge de 19 ans…
Sa Majesté n’a alors plus que sa sœur aînée, Marie-Victoire, qui épouse, quelques années plus tard, François-Xavier d’Agostino, dont le meilleur ami et témoin est… le Roi de France Louis XX ! Leurs Majestés se rencontrent, s’apprécient et s’unissent devant Dieu le samedi 6 novembre 2004, en l’église Saint Stanislas de Cracovie du village de Altos de Chavon, commune de La Romana en République dominicaine.
Cette union portera les fruits des trois naissances dont nous bénissons le Ciel et forme le couple royal qui fait notre fierté et incarne l’espoir que les lys refleurissent un jour au beau Royaume de France.
Que Dieu bénisse le Roi, les Enfants de France et, particulièrement en ce « Jour de la Reine », notre bienaimée Reine Marie-Marguerite !
Franz de Burgos
Source: Vexilla Galliae
des travailleurs installent des clôtures de sept mètres de haut le long de la voie d'accès à l'Eurotunnel au centre de rétention administratif de Coquelles (Pas-de-Calais) pour essayer d'empêcher les migrants de tenter la traversée de la Manche vers la Grande-Bretagne,
Pour Christian Salomé, de l'"Association de l'Auberge des migrants" :
"c'est une façon de disperser les migrants, de les éloigner. C'est dépenser beaucoup d'argent pour pas grand chose. Et puis les gens reviennent en train, tout simplement."
Symbolique, dix ans après les "émeutes" de Clichy, même ceux qui ont voté pour lui en 2012 n'en veulent plus.
Des "Casse-toi Hollande!" ont même pu être entendus.
François Hollande chahuté à son arrivée à La Courneuve, BfmTv, 20/10/2015 à 17h29 Mis à jour le
L'arrivée du président de la République dans cette commune du 93 a été chahutée par des riverains. Des militants CGT étaient également présents.
En avez-vous entendu parlé en France ? Alors qu'officiellement la chancelière Angela Merkel mène une politique d'accueil des réfugiés et demande aux pays européens d'accepter les "quotas" d'accueil, en coulisse son parti envisage de voter d'ici 15 jours la construction d'un mur sur les frontières orientales de l'Allemagne afin, explique The Independent, d'"endiguer l'afflux massif de 10.000 migrants par jour en Allemagne."
Pendant qu'un silence médiatique total recouvre les media en France, des travailleurs installent des clôtures de sept mètres de haut le long de la voie d'accès à l'Eurotunnel à Coquelles (Pas-de-Calais) pour essayer d'empêcher les migrants de tenter la traversée de la Manche vers la Grande-Bretagne. Les Chrétiens-démocrates d'Angela Merkel proposent une défense de ce style en Allemagne.
La chancelière Angela Merkel fait face à une forte opposition à sa politique d'ouverture aux réfugiés venant de ses propres démocrates-chrétiens après qu'une majorité des députés de son parti a lancé une initiative parlementaire proposant un style de "Mur de Berlin" de défense sur les frontières de l'Allemagne.
Des détails du soi-disant «plan secret» des démocrates-chrétiens pour endiguer l'afflux quotidien des 10.000 migrants en Allemagne ont été publiés dans les colonnes du journal de media mainstream Bild, journal qui a dit que l'initiative a été soutenue par 188 des 310 députés parlementaires du parti de Mme Merkel.
Leurs propositions consistaient à inclure l'installation de clôtures de barbelés le long des frontières orientales de l'Allemagne - qui ne diffèrent pas de celles qui ont été démantelées après la chute du mur de Berlin. Mme Merkel a jusqu'ici rejeté toutes les demandes de nouvelles barrières frontalières.
"Nous devons arrêter l'afflux de réfugiés. Il ne devrait y avoir aucun tabou au sujet d'avoir un autre regard sur nos fortifications frontalières", a déclaré à Bild Christian von Stetten, le député dirigeant conservateur. Il a déclaré que le plan serait voté d'ici une quinzaine de jours.
Source : Refugee crisis: Angela Merkel’s party unveils secret plan for 'Berlin Wall'-style defences on Germany’s borders, The Independent, Tuesday 20 October 2015 09:25 BST
Un important feu de pneus et de voitures a été allumé ce mardi vers 16 heures à Moirans sur la RD 1085 qui se retrouve ainsi coupée à la circulation dans les deux sens. Des incidents sont également en cours à la prison d'Aiton (Savoie) où le détenu dont les gens du voyage réclament la libération est incarcéré.
20h00 : Jean-Pierre Barbier, Député et Président du Conseil départemental de l’Isère dit « condamner avec la plus grande fermeté les scènes de guerre civile inadmissibles et inexcusables qui se sont déroulées à Moirans.
19h05 : Cellule de crise à la prison d’Aiton (Savoie) où le frère de l’un des jeunes décédés dans la nuit de vendredi à samedi lors de la sortie de route d’une voiture volée à Saint Joseph de Rivière, est incarcéré. Les détenus du centre de détention ont refusé de réintégrer leurs cellules après la promenade. Ils ont bloqué les serrures des portes et ont mis le feu à tout ce qu’ils ont trouvé : journaux, chaises, tables, matelas. Dans l’après-midi le détenu s’était vu refuser une permission pour aller à l’enterrement de son frère.
Tous les accès de la prison sont bloqués. Les gendarmes se sont déployés aux ronds-points.
19h00 : toujours via un communiqué, la Ville de Moirans a aussi fait le point.
« Les représentants des gens du voyage, sédentarisés à Moirans étaient en négociation avec leur avocat et la juge d’application des peines pour demander la libération du frère de la victime de l’accident de voiture survenu le week-end dernier, actuellement incarcéré. La famille souhaite que le frère puisse rendre visite au défunt et assister aux obsèques qui doivent avoir lieu mercredi.
18h55 : Vidéo : à Moirans, des véhicules, des bâtiments et des pneus incendiés.
18h50 : Le préfet Jean-Paul Bonnetain vient de déclarer sur place : « Le but est de rétablir la circulation routière dans un premier temps puis de tenir la place et en fait de progresser vers la gare, ce chantage est insupportable et je ferai preuve de la plus grande fermeté. »
18h25 : Un bâtiment attenant à la gare et abritant un restaurant qui n'était pas utilisé a été incendié.
18h15 : La cantine du collège aurait été incendiée. Des pompiers auraient été caillassés et des gendarmes auraient été menacés par un homme exhibant une arme.
17h55 : Des voitures ont été incendiées sur la voie ferrée au niveau de la gare qui aurait été saccagée. Des voitures ont également été incendiées sur le parking de la gare.
Trafic très perturbé sur l'axe Lyon-Grenoble.... Actes de malveillance, dégradations voitures en feu à Moirans #SNCFpic.twitter.com/SDGfWMfFbN
; Voie Libre SNCF (@conducteur_PSE) 20 Octobre 2015
17h40 : Le trafic des lignes de train Grenoble-Lyon et Grenoble-Valence a été "momentanément interrompu", indique la SNCF sur son site internet.
@LouvetSimon@SNCFpic.twitter.com/aaqr79FiNs
; Tom_iz (@_tom_iz) 20 Octobre 2015
17h35 : sur le site d’Itinisère, on apprend que les lignes de car 5200 (Saint-Marcellin-Moirans-Grenoble) et 7300 (Beaurepaire-Moirans-Grenoble) ne peuvent plus desservir Moirans.
Les #L_5200 et #L_7300 ne pouront pas desservir Moirans pour une durée indéterminée https://t.co/N5MYo52hK3#debutevent
; Itinisere (@itinisere38) October 20, 2015
17h30 : dans un communiqué, la préfecture de l’Isère indique que « des déviations sont mises en place dans le sens Grenoble-Lyon: la circulation est coupée au niveau du rond-point Centr’Alpes et déviée en direction de Voiron. Et dans le sens Lyon-Grenoble : la circulation est coupée au carrefour 592 et déviée en direction de Tullins ».
17h25 : Une vingtaine de voitures auraient été détruites dans les deux incendies.
17h05 : Selon nos informations, le trafic ferrovaire devrait être interrompu entre Lyon et Grenoble. Un incendie ayant également été allumé à proximité de la gare de Moirans.
17h00 : Un hélicoptère de la gendarmerie survole actuellement la zone.
16h55 : à Moirans, des écoles ont été évacuées et les enfants regroupés dans le gymnase où leurs parents sont appelés à venir les récupérer.
La mairie et un bâtiment annexe ont également été évacués par mesure de précaution après des menaces reçues.
Les résidents d’une maison de retraite, située à proximité de l’incendie, ont eu pour consigne de rester confinés à l’intérieur du bâtiment.
Par ailleurs, plusieurs maisons situées à proximité du brasier ont également été évacuées.
16h50 : L'incendie aurait été allumé par des membres de la communauté des gens du voyage sédentarisés dans la commune. Ces derniers réclameraient la libération de l'un d'entre eux, incarcéré, pour pouvoir assister aux obsèques d'un de ses proches, l'un des jeunes décédés dans la nuit de vendredi à samedi lors de la sortie de route d'une voiture volée à Saint Joseph de Rivière.
Source: Fil actualisé : Violences en cours à Moirans et à la prison d'Aiton, Valls condamne, Le Dauphine, Par B.B. | Publié le 20/10/2015 à 20:00 |
« Nous ne sommes pas venus pour épouser les valeurs, qui sont des non-valeurs, des uns des autres », a prévenu ainsi le cardinal Philippe Ouedraogo, archevêque de Ouagadougou (Burkina Faso) : « Mais pour nous recentrer à fond sur Dieu ».
Les évêques Africains se posent en défenseurs de la famille.
... [L]es évêques du continent africain ont réussi à peser dans les discussions pour écarter des ouvertures jugées néfastes à l’enseignement de l’Église sur la famille.
Source:
"la plupart des propositions pastorales les plus ouvertes aux situations familiales irrégulières n’ont pas été retenues par les groupes linguistiques qui ont achevé leurs travaux mardi 20 octobre."
Même les Allemands ne semblaient pas avoir opté pour l’accès aux sacrements des divorcés remariés.
« Il ne sortira pas grand-chose de ce synode », lâchait, mardi 20 octobre à midi, un observateur en sortant de la salle de l’assemblée.
[...] Les partisans d’une ouverture pour les divorcés remariés sont restés minoritaires, peut-être un évêque sur quatre.
[...] Au-delà de leurs délibérations et de l’adoption d’un rapport final, toujours attendue samedi 24 octobre, les pères synodaux s’en remettent surtout au pape et à son éventuelle future exhortation.
Source: Les évêques restent timides dans leurs propositions, La Croix, 20/10/15 - 17 H 08 - Mis à jour le 20/10/15 - 17 H 28
Le site ProLiturgia rapporte aussi l'information :
Le Cardinal Kasper, grand théologien encensé par le Pape François, a été remis à sa place : une écrasante majorité d’évêques réunis en synode est contre la communion aux “divorcés-remariés”. C’est Sébastien Maillard, correspondant pour “La Croix” à Rome, qui l’annonce.
Par ailleurs, dans “Le Figaro”, Jean-Marie Guénois livre une bonne analyse du pontificat actuel lequel, comme nous l’avions dit depuis longtemps à “Pro Liturgia”, n’est plus du tout dans la ligne de S. Jean-Paul II et de benoît XVI. Extraits :
« Jamais (...) un jésuite n’avait été élu pape. Force est de constater, deux ans et demi après l’élection de François, que jamais les Jésuites et leurs méthodes n’ont bénéficié d'une telle influence sur la gouvernance de l'Église.
La publication, lundi matin, dans le plus grand quotidien italien, “Corriere della Sera”, d’une longue préface, signée par François, des œuvres complètes du défunt cardinal Carlo Maria Martini, jésuite, archevêque de Milan, papabile, révèle au grand jour l’étendue de ce réseau et confirme l’influence directe de la culture jésuite sur la nouvelle direction prise par l’Eglise catholique et, au passage, sur l'actuel synode de la famille.
(...) On ne croit d’ailleurs pas si bien dire, car François a demandé à l’actuel général des Jésuites, l’Espagnol Adolfo Nicolás, d’être l’un des membres de la commission de rédaction du document final du synode - commission controversée parce que non élue par le synode. Dans les arcanes du synode, on assure que le rôle de cet éminent et très intelligent religieux ne se limite pas à cela. C’est en tout cas la première fois qu’un pape ose, de facto, demander à un supérieur général d’un ordre religieux si important de jouer un tel rôle au sein d'un synode.
Evidemment, les Jésuites ne sont pas toute l’Eglise catholique, et l’Eglise catholique ne se résume pas aux Jésuites, mais l’hommage public de ce jour du pape François au cardinal Martini - “son héritage est un don précieux pour l’Eglise”, écrit-il - éclaire d'une lumière crue ce pontificat et ses orientations actuelles et à venir : le cardinal Martini, homme d’une grande finesse et hauteur de vue, a toujours été l’opposant ecclésial numéro un des papes Jean-Paul II et Benoît XVI. Ce grand intellectuel jésuite était en effet le promoteur d’un “concile Vatican III” en faveur de la communion pour les divorcés remariés, du mariage des prêtres, du diaconat féminin, de la décentralisation romaine et du renforcement des conférences épiscopales, d’une “Eglise synodale“ enfin où le pouvoir du Pape serait redimensionné.
Si le concile Vatican III n’est pas ouvert, les temps y ressemblent fort. »