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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 09:00

Dans une récente conférence de presse à bord de l’avion qui le ramenait de Pologne, le Saint-Père, évoquant l’assassinat du père Jacques Hamel, avait déclaré aux journalistes que le monde était en guerre. Mais "c’est une vraie guerre", et "pas de religion", avait estimé le pape François, ajoutant (dans la bonne tradition évangélisatrice jésuite consistant à prendre les éléments d'une culture ou d'une autre religion qui peuvent être perçus dans un sens chrétien. NDLR.) que "chaque religion veut la paix".

 

Or, le site Aleteia rapporte que dans le dernier numéro de Dabiq – le magazine de propagande officielle de l’État islamique –, l’État islamique a répondu publiquement aux déclarations du pape François selon lesquelles la guerre menée par les terroristes islamiques n’est pas religieuse de nature : "Nous faisons une guerre de religion et nous vous haïssons." [1] Le fait est que "même si vous (les pays occidentaux) arrêtiez de nous bombarder, de nous jeter en prison, de nous torturer, de nous humilier et de vous emparer de nos terres, nous continuerions de vous haïr, parce que le motif premier de notre haine ne disparaîtra pas tant que vous n’aurez pas embrassé l’islam. Même si vous deviez payer le jizyah [impôt pour les infidèles] et vivre sous l’autorité de l’islam dans l’humiliation, nous continuerions à vous haïr".

 

À la une du dernier numéro de Dabiq – le magazine de propagande officielle de l’État islamique –, le groupe terroriste critique notamment la naïveté du pape François qui se cramponne à la conviction que les musulmans veulent la paix et la coexistence pacifique et que les actes de terreur islamique sont motivés par des raisons économiques. Dans l’article intitulé "By the Sword" ("Par l’épée"), les auteurs déclarent catégoriquement : "Ceci est une guerre divinement cautionnée entre la nation musulmane et les nations infidèles".

 

L’État islamique s’en prend directement au pape qui affirme que "le véritable islam et la lecture correcte du Coran s’opposent à toute forme de violence". Selon la publication, il s’agit en réalité d’un piège. Ce faisant, « François continue de se cacher derrière un voile trompeur de “bonne volonté”, dissimulant ses intentions réelles de pacifier la nation musulmane » déclare l’article. Le pape François « combat contre la réalité » quand il s’efforce de présenter l’islam comme une religion de paix, insiste à plusieurs reprises le dernier numéro de Dabiq. En même temps, le magazine de l’État islamique exhorte tous les musulmans à tirer l’épée du jihad, « la plus grande obligation d’un vrai musulman contre les infidèles ».

 

« Tuez les mécréants partout où vous les trouverez »

 

L’article déplore qu’en dépit de la nature clairement religieuse de leurs attaques, « beaucoup de gens dans les “pays des croisés” (pays occidentaux) » expriment un choc et même un dégoût parce que la direction de l’État islamique « utilise la religion pour justifier la violence … En effet, le djihad – la diffusion de la règle d’Allah par l’épée – est une obligation que l’on trouve dans le Coran, la parole de notre Seigneur », rappelle le magazine. « Verser le sang des incroyants est une obligation commune. Le commandement est très clair : tuez les mécréants, comme Allah l’a dit, “tuez les mécréants partout où vous les trouverez”. » [2]

L’État islamique répond au pape François : "Nous faisons une guerre de religion et nous vous haïssons"

Notes

 

[1] L’État islamique au pape François : « Nous faisons une guerre de religion et nous vous haïssons », Lisez. Et priez pour la paix dans le monde !, Aleteia.PT/Fides press, 18 août 2016

[2] « Tuez les mécréants partout où vous les trouverez ». On trouve ce passage dans la sourate IX, verset 5 du Coran (Le Coran, traduit de l'arabe par Régis Blachère, Maisonneuve et Larose, Paris 1999, p. 213). Voici les occurences appelant à tuer les infidèles dans le Coran :

Sourate II, versets 187/191 Tuez-les partout où vous les atteindrez. (...) Tuez-les, telle est la récompense des Infidèles.

Sourate IV versets 91/89 (Les hypocrites) S'ils vous tournent le dos, prenez-les et tuez-les où que vous les trouviez.

Sourate IV versets 93/91 (Les Hypocrites) S'ils ne se rendent pas à vous à merci et ne déposent pas les armes, prenez-les et tuez-les où que vous les acculiez !

Sourate V, versets 37/33 La récompense de ceux qui font la guerre à Allah sera seulement d'être tués ou d'être crucifiés." Il s'agit ici de la même sourate V qui demande de trancher les mains au voleur et à la voleuse "en récompense", car "Allah est puissant et sage" (sic).

Sourate VIII le Butin, verset 17 (Croyants) Vous n'avez donc pas tué ces Infidèles, mais c'est Allah qui les a tués.

Sourate IX, verset 5 Tuez les Infidèles quelque part que vous les trouviez ! Prenez-les ! Assiégez-les ! Dressez pour eux des embuscades !

Sourate IX, verset 30 Les Juifs ont dit : 'Ozaïr est fils d'Allah'. Les Chrétiens ont dit : 'Le Messie est le fils d'Allah.' ... Qu'Allah les tue.

Il est vrai que cette dernière sourate appelant à tuer les Chrétiens vient en contradiction avec au moins cinq autres passages du coran :

Sourate LVII, Le Fer, verset 27 Nous leur avons donné comme successeurs Nos autres apôtres ainsi que Jésus fils de Marie; Nous lui avons donné l'Evangile et avons mis dans les coeurs de ceux qui le suivent, mansuétude et pitié.

Sourate II, verset 59 Ceux qui croient (les Musulmans), ceux qui pratiquent le Judaïsme, les Chrétiens, les Sabéens, - ceux qui croient en Allah et au Dernier Jour accomplissent oeuvre pie -, ont leur rétribution auprès de leur Seigneur.

Sourate III versets 109/114 (Les détenteurs de l'Ecriture) Il est une communauté droite (dont les membres) durant la nuit récitent les aya d'Allah, se prosternent, croient en Allah et au Dernier Jour, ... se hâtent dans les bonnes oeuvres. Ceux-là sont parmi les Saints.

Sourate II, verset 254/253 Nous avons donné les preuves à Jésus fils de Marie que nous avons assisté de l'Esprit-Saint.

Sourate V, versets 85/82 Tu trouveras certes que les gens les plus hostiles à ceux qui croient sont les Juifs et les Associateurs et tu trouveras que les gens les plus proches de ceux qui croient, par l'amitié, sont ceux qui disent : 'Nous sommes Chrétiens.' C'est que, parmi ceux-ci, se trouvent des prêtres et des moines et que ces gens ne s'enflent point d'orgueil.

Ces passages du Coran viennent en contradiction avec la réponse de l'Etat islamique au Pape et accréditent inversement l'explication du Pape François. Néanmoins, les appels à tuer les Infidèles et les Chrétiens demeurent dans le Coran et devraient faire l'objet d'une révision afin que la violence djihadiste cesse.

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 11:03

Juste après notre article sur Louis XIV et les "grandes politiques pérennes" par lesquelles "se jugent à leurs fruits et les grands souverains à la pérennité de leurs actions" (Mgr le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou), voici ce qu'on trouve au sujet d'une déclaration du président de la dite "république" François Hollande à propos de la non-inversion de la courbe du chômage, propos publiés dans le journal en ligne "Marianne.net" : "Je n'ai pas eu de bol !"

Et dire que c'est pour Ca... qu'ils ont a fait la Révolution dite française !

Dans un livre de confidences à paraître, dont "le Point" publie les bonnes feuilles ce 18 août, on apprend que lorsque François Hollande met sur la table le 31 décembre 2012 la promesse d'inverser la courbe du chômage, il compte beaucoup sur sa bonne étoile pour la voir se réaliser...

 

Avec un peu de chance, ça passera ! Le 31 décembre 2012, quelques minutes avant de prendre la parole lors de ses voeux, François Hollande se répéte-t-il cette phrase en boucle ? Histoire de se donner un peu de courage pour lancer son fameux : "Toutes nos forces seront tendues vers un seul but : inverser la courbe du chômage d'ici un an. Nous devrons y parvenir coûte que coûte". C'est l'impression qui se dégage à la lecture des confidences recueillies par les journalistes Antonin André et Karim Rissouli dans leur livre Conversations privées avec le Président, dont Le Point publie ce jeudi 18 août les bonnes feuillles et à partir desquelles le Lab a repéré cette perle.

 

"J'ai eu tort ! Je n'ai pas eu de bol ! En même temps, j'aurais pu gagner."

 

Aux deux journalistes, revenant sur cette promesse qu'il a traînée durant tout son quinquennat comme un boulet, le chef de l'Etat explique presque naïvement :

 

"J'ai fait cette annonce de l'inversion de la courbe du chômage parce que je croyais encore que la croissance serait de 0,7-0,8, elle sera finalement de 0,1 ou de 0,2. Puis je répète cet engagement lors des vœux le 31 décembre 2012. J'ai eu tort ! Je n'ai pas eu de bol ! En même temps, j'aurais pu gagner. Mais ça n'aurait rien changé parce que les gens sont lucides, ils savent que ce n'est pas sur un mois que ça se joue."

 

Un aveu déconcertant. Malgré le renfort de Bercy, une administration censée passer son temps le nez dans les chiffres de l'économie, le président de la République se plante de presque 6 points et balance une promesse à la volée qui va l'empoisonner pendant cinq ans. Lui et ses ministres du Chômage... pardon, du Travail d'ailleurs. Lors de la passation de pouvoir avec Myriam El Khomri, François Rebsamen avait ainsi fait cette singulière déclaration :

 

"Tous les mois, il y a un rituel. Il y a pour le ministre... comment dire... un grand moment de solitude : la publication des chiffres de Pôle emploi. Et ce qui est difficile, ce qui est pénible, ce n'est pas d'être plus ou moins brocardé par les commentateurs, c'est que derrière ces chiffres - et je connais ta sensibilité -, il y a des femmes, il y a des hommes qui n'ont pas retrouvé le chemin de l'emploi. Aussi, chaque mois, tu me le permettras, j'aurai une pensée émue pour toi."

 

On comprend son émotion si la promesse d'inversion de la courbe s'est jouée à pile ou face.

 

"Je revendique cette méthode"

 

Si le Président est fâché avec les chiffres, il ne l'est pas avec ses amis. Ainsi, Hollande ne tient pas rigueur à son camarade de trente ans, Michel Sapin, ministre des Finances, pour avoir annoncé un an plus tard, en se basant sur une démonstration alambiquée, que cette fumeuse inversion de la courbe du chômage s'était en réalité bien réalisée sous nos yeux ébahis...

 

Bien au contraire. Au final, Hollande n'est d'ailleurs par mécontent de sa déclaration à l'emporte-pièce car elle aurait permis à tout le monde de... se mobiliser :

 

"Sur l'objectif, Sapin n'est pas du tout responsable. C'est moi. Sapin, lui, fait de cette annonce une obligation. Rétrospectivement, je suis tout à fait reconnaissant, non seulement à Sapin mais aussi à moi-même, d'avoir fixé cet objectif parce que ça a permis de mobiliser. On n'aurait jamais fait cent mille emplois d'avenir, on n'aurait jamais fait autant de contrats aidés, jamais fait autant de formations, même avec une croissance zéro. Je revendique cette méthode. Même si elle est coûteuse politiquement, elle est socialement et peut-être même économiquement bénéfique."

 

Compter sur sa bonne étoile et allumer des cierges en priant Sainte-Rita, la patronne des causes désepérées, pour que ça passe. Une bien étrange méthode présidentielle... Après cinq ans passés à l'Elysée, François Hollande n'a décidémment pas fini de nous surprendre.

François hollande à propos de sa non-inversion de la courbe du chômage : "Je n'ai pas eu de bol !"
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 10:10
Louis XIV, roi de France et de Navarre (1638-1715), vers 1662, par Charles Le Brun - Château de Versailles

Louis XIV, roi de France et de Navarre (1638-1715), vers 1662, par Charles Le Brun - Château de Versailles

L’"ouverture au monde" et le "développement urbain et économique", sont un des aspects si actuel du grand règne de Louis XIV retenu par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, lors de son discours à l'Orient le samedi 30 mai 2015, à l'occasion de l'inscription par le Comité des Célébrations nationales du tri-centenaire de la mort de Louis XIV au rang des grands anniversaires à commémorer.

Discours de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, prononcé au musée de la Compagnie des Indes à Lorient le samedi 30 mai 2015 (Réception par la municipalité de Lorient)

 

Madame et Messieurs les Maires et Adjoints,

 

Mesdames et Messieurs les Elus,

 

Colonel,

 

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

 

Le Comité des Célébrations nationales a inscrit cette année Louis XIV au rang des grands anniversaires à commémorer pour le tri-centenaire de sa mort en 1715. Il y aura de multiples occasions de rappeler, en de nombreux endroits, la gloire du grand roi… le Roi Soleil.

 

Mon épouse, la Princesse Marie-Marguerite, et moi-même, sommes heureux d’être ici, sur cette terre où l’esprit du roi, et celui de son Père, Louis XIII, sont encore présents. Ainsi nous pouvons y évoquer un des aspects si actuel du grand règne bien que pourtant moins souvent mis en avant que d’autres : celui de l’ouverture au monde et du développement urbain et économique qu’elle suscita.

 

La Compagnie des Indes, le développement des routes d’Orient, voulues par le Roi, font preuve d’une extraordinaire vision d’avenir. Dans un Etat qui était en train de stabiliser définitivement ses frontières, porter ses regards outre-mer, était faire preuve d’un sens politique d’une rare acuité. Le Roi a voulu engager son pays vers de nouveaux horizons. Précurseur, il a souhaité que l’économie trouve de nouvelles voies.

 

La grandeur des politiques se perçoit aux fruits qu’elles portent sur le moment et dans la durée. En ce sens Louis XIV est un grand monarque car, en bien des domaines, son œuvre est pérenne.

 

A court terme, ce fut la création de la ville de Lorient qui supplanta progressivement la citadelle et le mouillage de Port-Louis ; à long terme les conséquences sont nombreuses. La création de grandes compagnies comme celle des Indes Orientales ouvrait la voie à de nouvelles formes de commerce et d’échanges et a permis de développer la construction navale toujours présente ici. La France entrait ainsi dans le concert des grandes nations maritimes, en renforçant sa présence sur toutes les mers. On imagine les efforts de persuasion du Roi et de son Ministre Colbert, pour faire admettre cela à notre vieille nation terrienne et continentale. L’histoire nous apprend combien il est souvent difficile de faire bouger les choses. Pourtant ce sont ces nouveautés qui font les grandes nations. Ce sont elles qui font les grands règnes !

 

De cette volonté naquit une nouvelle cité, et se développèrent de nouvelles activités liées notamment à la présence toujours importante de la Marine nationale. J’ai beaucoup apprécié d’y être reçu ce matin par un des corps d’élite des Armées françaises qui a pu me présenter son action si décisive pour le maintien de la place de la France dans le concert des grandes nations. La présence des forces navales renforce les activités de construction navale et au-delà toutes celles du port. Elles complètent celles liées à la pêche et, de plus en plus, celles du nautisme. Derrière il y a la capacité de toujours savoir s’adapter aux besoins qui changent d’une époque à l’autre.

 

Quant à la Compagnie des Indes puisque nous sommes, dans l’ancien arsenal, dans des locaux qui l’exaltent, si elle n’existe plus en tant que telle, elle demeure bien présente dans le domaine de l’art et du savoir-faire français. Ce Musée en atteste. Les objets créés grâce à la Compagnie des Indes, rappellent s’il en était besoin le développement des arts sous Louis XIV.

 

Oui, les grandes politiques se jugent à leurs fruits et les grands souverains à la pérennité de leurs actions.

 

Je suis heureux de pouvoir le rappeler en évoquant ici, Louis XIV, mon grand-père. Cette année du tricentenaire de la mort du monarque préfigure l’anniversaire de la Ville de Lorient l’an prochain, qui sera, Monsieur le Maire, j’en suis sûr, un grand succès.

 

Merci de m’avoir écouté.

 

Louis, duc d’Anjou

 

Ndlr : Article initialement publié le 30 mai 2015

 

Source: Discours de Louis XX à Lorient, Vexilla Galliae

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 09:04

A la page “Pastorale” du site internet "Pro Liturgia" se trouve le texte de l’allocution donnée par le Cardinal Robert Sarah lors de la rencontre internationale “Sacra Liturgia 2016” sur l’authentique mise en œuvre de la Constitution Sacrosanctum Concilium sur la liturgie. Il s’agit d’un document de première importance du Préfet de la Congrégation pour le Culte divin qui montre, au passage, le bien-fondé de l’action menée depuis plusieurs années par l'association “Pro Liturgia”.

Elle suggère de mener deux actions :

1. Que chacun diffuse le plus possible le texte du Cardinal Sarah (auprès de son curé, du responsable de l’équipe locale d’animation liturgique...)

2. Que chacun écrive à son évêque pour lui demander de bien vouloir mettre en oeuvre les suggestions faites par le Cardinal Sarah, afin que la liturgie voulue par Vatican II devienne (enfin!) une réalité dans les paroisses.

Allocution donnée par le Cardinal Robert Sarah lors de la rencontre internationale "Sacra Liturgia 2016" sur l’authentique mise en œuvre de la "Constitution Sacrosanctum Concilium" du Concile Vatican II

Dans l'actualité du mercredi 17 août 2016 analysée par "Pro Liturgia", on lit ce commentaire révélateur :

 

(Par la non application et le non-respect par les évêques de la liturgie restaurée à la suite de Vatican II. NDLR) "... le concile Vatican II aura révélé de la façon la plus lumineuse qui soit que nous avons dans nos diocèses et dans nos paroisses, des évêques et des prêtres véritablement hostiles à la liturgie de l’Eglise catholique et, par conséquent hostiles à la foi qu’elle célèbre et transmet.

Le silence épiscopal qui a a suivi les récentes déclarations du Cardinal Sarah sur la liturgie conciliaire ainsi que le fait de reporter sine die la publication d'une version corrigée du Missel romain en français confirment cette analyse."

 

Et celui-ci :

 

"Une fois qu’on a compris que les évêques ne veulent pas que la liturgie de l’Eglise soit respectée, on comprend que gloser sur la forme “ordinaire” ou “extraordinaire” n’a plus aucun sens.

La seule question qu’il faut se poser est celle qu’avait indirectement mais très clairement posée S. Jean-Paul II au début de son pontificat : ces clercs qui passent leur temps à saboter la liturgie de l’Eglise et à la refuser aux fidèles ont-ils encore la foi catholique ?"

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 07:40

S'agissant de l'interdiction du "burkini" sur les plages (ce vêtement qui recouvre intégralement le corps des femmes sur les plages), que l'on ne vienne pas nous parler de "deux poids deux mesures" avec les autorisations des processions catholiques dans les lieux publics, ou bien que l'on nous cite un seul nom d'un terroriste catholique qui a tué des musulmans ou tué des gens dans un attentat ? D'un côté il y a 250 morts, de l'autre zéro. Alors que l'on arrête de nous prendre pour des imbéciles... le rapport est sans commune mesure. Quant à l'argument de la pudeur, jouant sur la "décadence" d'une civilisation quand des femmes seins nus se promènent sur la plage mais que des femmes en "burkini" y sont interdites, il ne vient que de moralistes hypocrites et de pharisiens lubriques...

 

Outre le "trouble à l'ordre public" du burkini sur les plages (le risque de réactions dans ce contexte d'attentats et de "guerre"), le Premier ministre Manuel Valls juge avec raison que le burkini "est la traduction d'un projet politique, de contre-société, fondé notamment sur l'asservissement de la femme". Derrière le burkini, "il y a l'idée que, par nature, les femmes seraient impures, qu'elles devraient donc être totalement couvertes. Ce n'est pas compatible avec les valeurs de la France", dit-il dans un entretien au quotidien régional La Provence. [1]

 

Dans le contexte particulier que nous traversons où des fanatiques d'une religion étrangère viennent nous massacrer sur notre territoire, nous sommes de l'avis de ceux qui veulent interdire le burkini. Il faut maintenant répondre sur le plan culturel en rendant coup pour coup, en ne cédant plus rien à l'islam quand celui-ci entre en contradiction avec nos us et coutumes. La liberté religieuse, la liberté individuelle des uns s'arrête là où commence celle des autres, surtout quand il s'agit de la défense des droits des plus faibles (femmes, enfants).

 

Dans tous les cas, nous savons que c'est par la culture et l'affirmation des valeurs européennes et françaises que nous gagnerons. Nous réarmer moralement et spirituellement commence par interdire des pratiques en guerre frontale avec notre culture. Et notre culture commune étant chrétienne, il est normal que le christianisme dans notre pays ait une position privilégiée. Il n'y a là-dedans aucune atteinte à la laïcité entendue comme principe de gouvernement...

 

Ce qui fait que l'islam n'a jamais réussi à prendre pieds en Europe très longtemps ni à convertir les Européens, c'est l'originalité de la mentalité de l'homme européen (la monogamie, l'égalité homme-femme, un certain optimisme, une certaine confiance en l'homme... et en la femme, en la grâce et en la raison), une mentalité qui a toujours fini par expulser ce qui lui était foncièrement étranger et opposé.

 

Le Premier ministre dit donc une vérité en ce qui concerne les règles de l'islam sur la "pureté" et des femmes qui devraient se couvrir parce qu'"impures"... Une "pureté" islamique en complète contradiction avec les enseignements du Christ, qui il y a 2000 ans, notons-le, a aboli les interdits chez les Juifs, a instauré l'égalité homme-femme, et a permis le développement de la culture chrétienne :

 

"Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. ...  [T]out ce qui entre dans la bouche passe au ventre et est rejeté dans la fosse. Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est cela qui souille l'homme.Car c'est du cœur que viennent des pensées mauvaises: meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, blasphèmes.Voilà ce qui souille l'homme. Mais manger avec des mains non lavées, cela ne souille point l'homme." (Matthieu 15, 11-20). Ce qui compte c'est la vie intérieure: rien d'extérieur à l'homme en pénétrant en lui ne peut le rendre impur.

 

Rappelons que chez nous, en France, la reine accouchait en public, qu'au Moyen-Âge, une femme de Cour pouvait parfois montrer une partie de son corps sans que cela soit objet de scandale.

 

Le nu dans l'art européen lui-même représente des corps d'hommes et de femmes nus depuis l'Antiquité ("Hermès portant Dionysos enfant" de Praxitèle) en passant par le Moyen-Âge (L'Homme anatomique, Les Très Riches Heures du duc de Berry) ou la Renaissance ("La Naissance de Vénus" de Botticelli). La plus ancienne représentation connue de la Vierge Marie se trouvant dans les catacombes romaines et datant du milieu du IIe siècle montre une Vierge allaitant :

La Vierge à l'Enfant. Catacombe de Priscille à Rome, IIe siècle

La Vierge à l'Enfant. Catacombe de Priscille à Rome, IIe siècle

Sur ce modèle antique, La Vierge du lait ou Vierge allaitante (en latin, Virgo lactans), est une figure de l'iconographie chrétienne occidentale. La Vierge allaitant l'Enfant Jésus est une des représentations de la Vierge à l'Enfant placée dans un moment d'intimité (certaines œuvres de Raphaël montre l'Enfant, anticipant ce moment, qui attrape le bord du corsage de sa mère).

Maria Lactans, Fresque de la Basilique de saints Pierre et Paul, Agliate (Italie)

Maria Lactans, Fresque de la Basilique de saints Pierre et Paul, Agliate (Italie)

Les peintres ayant usé du thème sont Giovanni Antonio Boltraffio : Madone Litta; Madone Litta, attribuée à Giovanni Antonio Boltraffio; Ambrogio Lorenzetti, pinacothèque nationale de Sienne; Andrea Solari (conservée aujourd'hui au musée du Louvre); Atelier de Giovanni de Campo, Caltignaga, Chiesa dei Santi Nazzaro e Celso; Carlo Crivelli, Museo parrocchiale, Corridonia, Macerata; Giampietrino; Gerolamo Giovenone, Trittico Raspa; Marco Zoppo; Pompeo Batoni (conservée au Musée d'Art de São Paulo); Cristoforo Moretti, abside de la basilique San Calimero, Milan; Léonard de Vinci; Sandro Botticelli.

La Madone de Laroque - Léonard de Vinci (1480-1500)

La Madone de Laroque - Léonard de Vinci (1480-1500)

Au XVe siècle, La Vierge allaitante en manteau d'hermine montrant un sein nu, "La Vierge à l'enfant entourée d'anges" de Jean Fouquet (tableau conservé autrefois à la collégiale Notre-Dame de Melun et maintenant au musée des beaux arts d'Anvers en Belgique) est vraisemblablement le portrait d’Agnès Sorel, considérée comme la femme la plus belle de son temps. Ce tableau a trôné pendant très longtemps dans la cathédrale de Melun, sans que cela ne choque personne. Il est vrai qu'il n'y avait pas encore d'islamistes ! Son habit est ce qu’elle appelait le décolleté épaules nues.

 

 

Vierge à l'enfant entourée d'anges de Jean Fouquet. Vierge allaitante en manteau d'hermine représentée sous les traits d'Agnès Sorel, Musée royal des beaux-arts (Anvers).

Vierge à l'enfant entourée d'anges de Jean Fouquet. Vierge allaitante en manteau d'hermine représentée sous les traits d'Agnès Sorel, Musée royal des beaux-arts (Anvers).

Née vers les années 1420, Agnès Sorel fut élevée en vue d’être demoiselle d’honneur à la Cour de France, dans une époque où les reines étaient parfois appelées à gouverner. Sa beauté la fit remarquer du jeune roi Charles VII qui l’installa en 1443 comme favorite et première dame officieuse du royaume. On peut noter la liberté vestimentaire de cette dame en plein "Moyen-Âge", six siècles avant notre époque... La mise en valeur d’un sein nu, dans une église, sans que cela ne choque personne montre que le rapport au corps humain dans le christianisme est apaisé, et qu'il n'est pas le même dans l'islam et les sociétés islamiques où le nu renvoit au corps, et où le corps est considéré comme impur, et doit être caché, surtout s'il s'agit du corps d'une femme. Sur ce point, effectivement, l'islam n'est "pas compatible avec les valeurs de la France". Sans doute le dogme chrétien de l'Incarnation, refusé par l'islam, explique-t-il cette méfiance et cette distance par rapport au corps. Cette guerre que l'islam fait à la chair n'est finalement qu'une guerre faite à la vie, celle donnée par la Mère qui allaite. C'est une guerre à notre culture elle-même.

 

Notons combien il est frappant de voir comment l'islam a la même crainte du corps humain que certaines sectes gnostiques du IIe et IIIe siècles (Marcionites qui avaient une morale si austère - comme renoncer à la sexualité et à la vie de famille - que personne ne pouvait la suivre !) ou du Moyen-Âge (les cathares pour qui mettre au monde un enfant était impur... et relevait du satanisme...)

La Naissance de Vénus de Botticelli (détail), (1485).

La Naissance de Vénus de Botticelli (détail), (1485).

Notes

 

[1] Valls soutient l’interdiction du burkini, Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 17/08/2016 à 01:51 Publié le 17/08/2016 à 01:49

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 13:33

Le père Jacques Hamel, assassiné en pleine messe fin juillet près de Rouen, peut devenir un saint martyr de l'Église catholique, selon l'archevêque de la ville qui se dit prêt, dans une interview à l'AFP, à enclencher une procédure de canonisation dans le délai imposé de cinq ans.

 

Mgr Dominique Lebrun, qui a notamment célébré la messe des obsèques solennelles du prêtre le 2 août, une semaine après que ce dernier eut été égorgé par deux jeunes jihadistes se réclamant de l'Etat islamique (EI), indique qu'il "conserve précieusement les témoignages au sujet du Père Jacques".

 

Avoir fait un miracle, condition généralement imposée par l'Église pour une canonisation, ne serait pas nécessaire. "Pour les martyrs, leur fidélité (à la foi, ndlr) devant la mort tient lieu de miracle", dit l'archevêque.

 

Et selon Mgr Lebrun, l'abbé, tué dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, au pied de l'autel, peut légitimement être considéré comme un martyr.

 

"La mort du père Jacques Hamel est le témoignage ultime de sa foi en Jésus, qu'il a affirmée jusqu'au bout", dit-il.

Père Jacques Hamel: l'archevêque de Rouen pour qu'il devienne un saint martyr de l'Eglise
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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 11:36

Les Cahiers de l'université d'été de l'UCLF de la session 2016 sont désormais en ligne sur Vive le Roy.

Extrait :

 

Chapitre 1 Le roi sous l’Ancien régime, par François BLUCHE

 

La France monarchique est un Etat de droit

 

1.1 La monarchie d’ancien régime est absolue

 

Signification du qualificatif « absolue »

 

Insociabile regnum (La prérogative royale ne se partage pas), écrivait Tacite (

Annales XIII, 17). Elle ne se partageait pas en France sous l’ancien régime.

 

— Ni territorialement ; d’où le constant effort des Rois pour réduire les apanages.

— Ni politiquement : lorsqu’il y eut régence, le Régent ou la Régente gouverna au

nom du Roi, car seul régnait le Roi.

Au temps de l’État féodal, jusqu’à la guerre de cent ans, le pouvoir du roi de France

était mixte. Sur le Domaine il possédait souveraineté; ailleurs il n’imposait aux grands

vassaux que sa suzeraineté.

 

Depuis Louis XI, tandis que se précisait l’État royal – après la chute de l’État bour

guignon –, prévalut vraiment la souveraineté.

 

De Bodin à Cardin Le Bret, en passant par Loyseau, les grands juristes de la seconde

moitié du XVIe siècle et de la première moitié du XVIIe, non contents de la définir, cette souveraineté, la célébrèrent.

 

— Ce que Jean Bodin appelle « république » est « un droit gouvernement. . .avec

puissance souveraine » (1576).

— Pour Loyseau, « la souveraineté n’est point, si quelque chose y fait défaut »

(1608)

— Selon Le Bret, « la souveraineté n’est non plus divisible que le point en géomé

trie » (1632).

 

Le monarque étant parfaitement souverain, la monarchie française est absolue, c’est-à-

dire parfaite.

 

Absolue, c’est-à-dire sans liens, ce qui ne veut pas dire sans limites.

 

 

Une monarchie absolue plébiscitée

 

Le mot « absolutisme » n’existait pas (il sera inventé en 1796) ; et le mot « absolu », alors couramment utilisé, n’avait rien de péjoratif, bien au contraire.

 

— L’avocat général Omer Talon définissait la royauté comme « une puissance absolue et une autorité souveraine ».

— À la fin même du long règne de Louis XIV, lorsque la monarchie absolue, ayant connu son apogée, aurait pu être contestée après cinquante ans de règne, plusieurs coalitions, l’invasion étrangère, les manifestations de l’intolérance gouvernementale (interdiction du protestantisme, destruction de Port-Royal), on vit parfois critiquer le Roi, mais l’écrasante majorité des Français continua de complimenter, d’admirer et de vanter la monarchie absolue.

— Si Fénelon conteste, un Pierre Bayle, protestant exilé, un père Pasquier Quesnel, janséniste exilé, défendent et illustrent la monarchie absolue avec presque autant de vigueur et non moins de conviction que Bossuet.

 

Le XVIIIe siècle et les détracteurs de la monarchie absolue

 

Il faut attendre le XVIIIe siècle pour entendre de véritables grincements.

 

— Partisan de ce qu’il appelle une « royauté monarchique », le marquis d’Argenson (mort en 1757), ancien ministre de Louis XV, critique la « monarchie absolue », selon lui porte ouverte au despotisme. Sous sa plume, « absolu » a cessé d’être synonyme de souverain, ressemblerait à « arbitraire » au sens moderne et déplaisant du terme.

 

(…)

 

Un pouvoir royal en réalité limité

 

(…)

 

 

Mais si le juriste s’intéresse à la théorie du pouvoir, l’historien doit souligner le caractère relatif de ce pouvoir même. Un Roi d’ancien régime, même autoritaire, était plus désarmé (faute de renseignements, faute d’une vraie police, en raison de la lenteur des communications et de la sous-administration) que le plus débonnaire des présidents de démocratie moderne.

 

On insiste beaucoup sur ce fait que le Roi réunissait entre ses mains les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire), mais nombreux étaient les contre-pouvoirs transformant la monarchie absolue en un régime tempéré.

Le roi ne contrôle pas toutes les administrations

Le jeu administratif était freiné par le fait même que le Roi ne contrôlait point toutes

les administrations :

— L’Église de France avait ses tribunaux (les officialités), son régime fiscal (don gratuit, décimes), son administration.

— Les impôts indirects de l’État ne dépendaient pas de fonctionnaires de l’État, mais d’une compagnie d’économie mixte, fort indépendante, la ferme générale.

Ni royale, ni étatique. Il n’y avait pas plus d’unité administrative dans le royaume que d’uniformité dans l’administration royale elle-même.

— La majorité des provinces entrait dans la catégorie des « pays d’élections » – où la fiscalité royale était uniforme et directe sous le contrôle des intendants.

— Mais d’importantes zones demeuraient « pays d’états », avec leurs états provinciaux, capables de gêner le gouverneur et l’intendant, avec leur fiscalité et leur administration particulières.

 

Une administration royale composée en majorité d’agents quasi indépendants

Quant à l’administration royale, si, depuis Louis XIII, elle dépendait beaucoup plus de « commissaires », fonctionnaires nommés par le Roi, elle restait majoritairement entre les mains des « officiers », c’est-à-dire d’agents de l’État fort indépendants puisque propriétaires de leur office et depuis Louis XI inamovibles.

 

Des freins effectifs aux pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire du roi

Mais ce qui montrera surtout le caractère limité d’un pouvoir réputé absolu, c’est l’existence de forts contre-pouvoirs restreignant les trois grands pouvoirs du Roi.

Dans L’Esprit des lois (1748) on sait que Montesquieu a prôné la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) dont il avait cru reconnaître l’existence en Angleterre. En fait, il faudra attendre la constitution des États-Unis d’Amérique (1787) pour voir établir cette séparation. La France traditionnelle n’avait jamais été troublée par la réunion des trois pouvoirs, dès lors que les Rois avaient su, au moins depuis saint Louis, établir et maintenir l’indispensable « séparation des organes » (Olivier Martin).

Si le roi de France réunit entre ses mains les trois pouvoirs, il ne prétend point en faire un absolu, et d’ailleurs il les partage beaucoup.

 

Des lois royales canalisées

Les limites du pouvoir législatif du roi

Nous savons que le pouvoir législatif du monarque avait une triple limitation théorique :

le respect de la loi divine, de la loi naturelle et des lois fondamentales. Il en résultait que les « lois du Roi » ne pouvaient dépendre de son caprice.

 

Les lois sont promulguées selon un protocole rigoureux

Les conditions dans lesquelles la loi se prépare, se rédige, s’enregistre et s’applique n’évoquent ni les rescrits des empereurs romains, ni les ukases des tsars de Moscovie.

Le Roi, certes, a en France l’initiative des lois, mais nombre d’actes royaux sont des arrêts du Conseil recopiés et présentés sous forme de lettres patentes.

Dans les autres cas, le contenu de la loi, proposé au monarque par le ministre compétent

– d’abord au cours du travail du Roi, puis en Conseil –, a été concerté et discuté avant de prendre forme.

— Cette forme acquise, l’acte royal, signé par Sa Majesté, est toujours contresigné par le ministre (ex : Louis et en dessous Phelypeaux. Pouvoir et contre-pouvoir.

— Si le Roi a poussé à la roue – chose assez rare – pour imposer sa volonté, la signature du ministre est là pour rappeler que le prince n’a pas été seul à légiférer.

— Si c’est le ministre qui a décidé le souverain à accepter telle initiative, la signature du Roi, non contente de donner au texte force de loi, montre aux administrateurs et au peuple de France que Sa Majesté a su se laisser convaincre pour le bien de l’État et du peuple (à ce dernier schéma se rattachent les principaux édits émanés de Turgot et de Necker sous le règne de Louis XVI).

L’œuvre législative, ainsi observée, conduit tout à l’opposé de la légende du « bon plaisir » ou de l’arbitraire.

 

Les actes royaux sont enregistrés par les parlements ou cours de justice

 

Dans le royaume de France il est admis que « la loi n’oblige que publiée ». Les cours de justice souveraines, parlement de Paris en tête, ont le privilège d’enregistrer les actes royaux.

Depuis le XIVe siècle, elles se permettent à l’occasion des remontrances avant enregistrement. Dès lors, sans être officiellement associé au pouvoir législatif, le Parlement (sauf entre 1673 et 1715) exerce de facto un véritable contre-pouvoir.

Quand tout se passe sans heurts, la monarchie y trouve son compte, renforçant son caractère tempéré.

Tous ceux qui ont voulu fonder la liberté d’une république bien ordonnée, ont estimé que c’était lorsque l’opinion du Souverain Magistrat était attrempée par les remontrances de plusieurs personnes d’honneur, étant constituées en état pour cet effet ; et quand en contre-échange ces plusieurs étaient contrôlés par la présence, commandement et majesté de leur prince. (Étienne Pasquier)

Lorsque le conflit devient endémique, ce qui est le cas entre 1715 et 1789, les excès du contre-pouvoir parlementaire, au lieu de freiner le pouvoir du Roi, l’irritent et l’incitent presque à l’autoritarisme.

La France royale est un État de droit

Enfin l’on oublie trop une vérité simple et cybernétique : la loi du Roi est protégée de la tentation despotique par la présence vivante, rassurante et protectrice, des précédentes lois du Roi.

 

Dès le XIIe siècle, en effet, la France est un État de droit, bien mieux doté en lois précises que le reste du monde civilisé. Par ses légistes, depuis le XIIIe siècle, la France s’est faite héritière de la Rome antique. On a laissé le droit romain pénétrer et ordonner les coutumes. La monarchie, aidée par ses magistrats, a fait un gros effort de codification (les Établissements de saint Louis, l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, le code Michau de 1629, les grandes ordonnances de Louis XIV et de Colbert, etc.).

« France, mère des arts, des armes et des lois », écrivait au XVIe siècle Joachim du Bellay. Du Bellay, direz-vous, est poète.

Ce n’est pas le cas du politique auteur du Prince Pour Machiavel, écrivant ces lignes vers 1516 ou 1517, c’est-à-dire au début du règne de François Ier, les rois de France, quoique absolus, sont « de bons rois », le gouvernement de ce royaume étant, de notre connaissance, le plus tempéré par les lois.

Et, ailleurs :

Le royaume de France est heureux et tranquille, parce que le Roi est soumis à une infinité de lois qui font la sûreté des peuples.

Dion Chrysostome, rhéteur du Ier siècle, avait écrit déjà :

La loi est la reine des rois.

Enfin, par tradition, les actes royaux débutaient sous l’ancien régime par un exposé des motifs qui constituait un appel à l’opinion. Turgot en usa beaucoup, puis Necker qui y voyait la part de démocratie incluse dans la monarchie française.

 

Les freins institutionnels

L’institution des parlements et autres cours souveraines

Certaines institutions, royales ou/et coutumières, pouvaient aussi quelque peu brider le pouvoir du monarque.

— C’était le cas des parlements (Paris depuis le milieu du XIIIe siècle ; Toulouse, Grenoble, Bordeaux, Dijon, Rouen au XVe siècle ; Aix, Rennes, Navarre, Metz, Besançon, Flandres, Nancy)

— Ça l’était aussi des chambres des comptes et des cours des aides.

— Les autres cours souveraines (grand conseil et cours des monnaies) étaient en général moins ombrageuses.

Issus de la volonté du Roi – soit qu’ils aient été créés par lui, soit que, déjà existants sous une souveraineté étrangère, ils aient été reconnus et confirmés dans le cadre de la France –, les parlements ne se gênaient pas, sous l’ancien régime, pour contrarier le monarque.

Ils y étaient poussés par le statut même des magistrats, propriétaires de leurs charges et, depuis Louis XI, inamovibles.

Ils en avaient la possibilité grâce au droit de remontrance que leur avait concédé le Roi. Car les parlements, non contents de rendre souverainement la justice, comme aujourd’hui les cours d’appel, avaient le privilège d’enregistrer les actes royaux et le droit, avant enregistrement, de rédiger des remontrances et les présenter au Roi.

Il pouvait y avoir – ce fut souvent le cas sous Louis XV – une navette, et la présentation d’« itératives remontrances ».

 

Après quoi, si le Roi persistât, l’acte royal était imposé. Il l’était tantôt le Roi présent en Parlement (on appelait cela un « lit de justice »), tantôt par « lettres de jussion » du prince, obligeant la cour souveraine à registrer l’édit en cause.

Depuis 1715, MM. du Parlement avaient transformé en habitude remontrances et blocage législatif. Le Roi devait souvent leur adresser des lettres de cachet, voire les exiler

(1720, 1732. 1753-1754). Les parlementaires, de leur côté, multipliaient les assemblées générales et les grèves de la justice.

Le parlement de Paris s’était de lui-même érigé en gardien des lois du royaume (ou lois fondamentales) ; et nul, même le Clergé, n’était plus gallican que lui. Mais, de surcroît, il avait, depuis la Fronde (1648-1653), pris l’habitude d’évoquer le bien public, de brandir l’intérêt du peuple, cela pour mesurer l’opportunité ou l’inopportunité des lois du Roi. Il aurait suffi, au milieu du Grand Siècle, d’un pouvoir faible, pour que le parlement de Paris se transformât en parlement de type anglais, d’abord maître des finances, ensuite maître du législatif.

Louis XIV parvint à le calmer et à diminuer ses prétentions. La cour « souveraine » ne fut plus que cour « supérieure » ; depuis 1673, le Parlement devait enregistrer les actes royaux, avant toute éventuelle remontrance. Vexé, il cessa provisoirement d’en rédiger.

Après la disparition du vieux Roi, on sait avec quelle force accrue les robins reprirent leurs habitudes de contestation permanente.

 

L’institution des états-généraux

Entre 1614 et 1789 il ne fut, en revanche, plus question des états généraux. Cette institution coutumière, existant depuis , avait tant profité des troubles du XVIe siècle et elle s’était montrée si insupportable en , que le Roi cessa de la convoquer.

La fin de l’ancien régime s’en passa donc, perdant en même temps, non vraiment de sages conseillers, mais un dialogue avec les représentants des trois ordres, interprètes plus ou moins fidèles de l’opinion publique. Pour sauver le régime, il eût probablement fallu que l’un des trois derniers Bourbons prît le risque de convoquer à nouveau les états généraux. Non comme en 1788-1789, en position de faiblesse et devant un Trésor vide, mais en position de force et sans donner prise au chantage.

 

— Louis XIV aurait pu y songer en 1679 ou 1680, au sommet de sa gloire, après les traités de Nimègue ;

— Louis XV eût pu le faire en 1648, au terme d’une guerre victorieuse, dans un pays prospère aux finances bien gérées par le contrôleur Orry ;

— Louis XVI eût dû le faire en 1783, au lendemain du traité de Versailles qui avait humilié l’Angleterre et donné l’indépendance aux États-Unis.

L’institution des états provinciaux

À défaut d’états généraux inquiétants, les Rois devaient compter avec une autre institution coutumière, celle des états provinciaux. Ils régnaient sur le tiers du royaume.

Ils avaient été rognés par Richelieu, mais représentaient encore une force notable.

— Ils étaient surtout puissants en Bretagne et en Languedoc.

— Ils existaient en Bourgogne, en Dauphiné, en Provence.

— Ils étaient moins folkloriques que leur apparence dans les vallées pyrénéennes.

 

 

Des provinces comme Languedoc et Bretagne gardaient des privilèges imprescriptibles, fiscaux et administratifs, limitant quotidiennement l’autorité des intendants. C’était surtout le cas en Bretagne, où les états provinciaux et le parlement de Rennes se montraient solidaires. Ce fut au point que Louis XIV, ce Roi autoritaire, hésita un quart de siècle avant d’imposer à la Bretagne son administration. L’envoi d’un intendant ne se fit qu’en 1689, six ans après la mort de Colbert. Cela voulait dire qu’il avait semblé plus facile à Louis XIV (ce prince le mieux obéi du continent) de révoquer l’édit de Nantes en 1685 que d’envoyer un intendant en sa bonne ville de Rennes.

 

Justice retenue et justice déléguée

Le roi de France est juge suprême

Le roi de France était juge suprême. « Le droit de justice appartient en France au Roi seul » (Ferrière). Il a « le droit et le devoir de rendre la justice » (F. Monnier).

S’il ne siège plus, comme son ancêtre saint Louis, sous le chêne de Vincennes. les juristes et le peuple savent que le roi de France n’a pas abandonné sa prérogative judiciaire.

Pour les premiers on distingue donc une justice retenue et une justice déléguée ; mais, aux yeux du peuple, une large part de la justice dite « retenue » ressemble, comme une sœur, à de la justice déléguée, et chacun comprend que Sa Majesté n’abuse pas de sa prérogative et qu’elle partage avec libéralité le pouvoir judiciaire.

La justice retenue du roi

La justice retenue, sous l’ancien régime, s’était faite de plus en plus rare. Certes l’on vit en  un Henri III décider lui-même l’élimination des Guises ; mais pouvait-il y avoir longtemps deux rois concurrents en France ? Certes l’on vit le jeune Louis XIII ordonnant l’assassinat de Concini, favori abusif ; mais ce fut encore un cas extrême. À l’opposé, le monarque n’était point avare du droit de grâce, éminent droit régalien.

La justice retenue du souverain s’exerçait parfois en un contrôle des institutions judiciaires. Si le Parlement semblait au Roi trop enclin à la partialité, le prince pouvait « évoquer » telle cause devant son conseil privé, ou devant le grand conseil.

Enfin ressortissait à la justice retenue l’usage des lettres de cachet, si nombreuses à la fin de l’ancien régime, si attaquées dans les Cahiers de 1789.

La plupart des lettres de cachet étaient sollicitées par les particuliers pour le règlement de leurs affaires privées. . .Elles présentaient l’immense avantage d’éviter aux familles l’infamie et le déshonneur auxquels les eût immanquablement exposées une condamnation régulière prononcée par la justice déléguée. (J.-M. Carbasse)

La justice à la fois retenue et déléguée du conseil privé ou conseil d’État

Jugeant à la place du Roi – et dans cette mesure relevant de la justice retenue, le conseil privé connaissait souverainement des causes « évoquées » devant lui par le prince.

— Il intervenait aussi comme « suprême régulateur des compétences » des parlements.

— Enfin il avait mêmes attributions que notre actuelle cour de cassation.

 

Appuyé sur son indépendance – son président, le Chancelier, était inamovible ; les trente conseillers d’État, ses principaux membres, n’étaient pas moins inamovibles ; les quatre-vingts maîtres des requêtes étaient propriétaires de leurs offices –, ce conseil privé (ou conseil d’État) était parfaitement maître de ses décisions. À cet égard, il se distinguait peu de la justice déléguée.

La justice déléguée

Cette dernière, celle des institutions judiciaires royales (parlements et autres cours, présidiaux, bailliages, élections, maîtrises des eaux et forêts, etc.), rendait la justice, au civil et au criminel, par délégation du souverain.

Mais elle le pouvait faire en toute liberté, puisque ses magistrats étaient irrévocables et propriétaires de leurs offices. Il paraîtrait que, Henri IV ayant irrité le premier président de Harlay par une intervention intempestive, se serait attiré cette réponse insolente :

Sire, prenez les sacs et jugez vous-même !

Mais il est sûr que, lors de l’affaire du Collier, la reine Marie-Antoinette, sollicitant les juges du Parlement, se heurta chaque fois à une indifférence glacée. Il y avait une justice en France et, sur ce point, une séparation des pouvoirs.

 

Suite

http://www.viveleroy.fr/IMG/pdf/cahiers_universite_saint_louis_2016.pdf

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 11:09

Dans un entretien au Figaro, le Général Desportes explique :

 

"[N]ous demeurons dans le suivisme européen vis-à-vis des Américains... nous les suivons aujourd'hui dans leur semi-intervention (contre Daech, NDLR) et nous voyons bien que ce n'est pas une solution pertinente. (...) La première cible occidentale de Daech n'est pas Washington. C'est la France et la France ne fait rien". L'éternel auto-satisfait François Hollande nous dira au contraire avec le culot mensonger qu'on lui connaît que la France agit...

 

Extrait :

[J]e veux que mes propos soient bien compris, avec sérieux. Il ne s'agit évidemment pas de théorie du complot. (...)

 

Celui qui porte la faute la plus grave, c'est évidemment George W. Bush et son équipe de «néocons» composée notamment par Donald Rumsfeld, Dick Cheney et Paul Wolfowitz. C'est eux qui portent une responsabilité accablante dans l'actuelle destruction du Moyen-Orient et dans l'exacerbation de l'antagonisme entre les chiites et les sunnites. Cet antagonisme existait évidemment avant, mais d'ailleurs, ni vous ni moi ne le percevions. Il faut citer le très mauvais contrôle qui a été exercé sur la personne de Nouri al-Maliki quand il est devenu le Premier ministre irakien en 2006. Il faut citer encore la faute historique de Paul Bremer, administrateur provisoire de l'Irak de 2003 à 2004, qui a expurgé tous les anciens baasistes de l'administration et qui a fait s'effondrer l'Etat irakien. Il a aussi commis une faute absolument majeure en rejetant tous les anciens militaires sunnites en dehors de l'Armée. C'est ainsi lui qui a créé par sa décision le facteur militaire de la création de Daech. La responsabilité des Etats-Unis est ainsi profonde et première. Que Paul Bremer ait pris ces décisions de bonne foi, c'est possible, mais cela n'ôte rien à la question de la responsabilité historique terrible des Etats-Unis dans le désordre du Moyen-Orient. A partir de là, il est de leur responsabilité morale de s'engager à réparer cette erreur, qu'ils soient républicains ou démocrates. Que les Républicains et les Démocrates se rejettent la faute l'un sur l'autre ne sert strictement à rien.

 

... La grande difficulté est de déterminer quel est le bien principal ou inversement l'ennemi principal. Or, l'ennemi principal, c'est évidemment Daech dans la mesure où Bachar al-Assad n'a jamais menacé ni les Etats-Unis ni la France. C'est la vision moralisante des relations internationales qui empêche de désigner Daech comme l'ennemi principal et qui fait que l'on a eu tendance aussi en Syrie à nourrir le «monstre» en le désignant mal.

 

C'est bien en effet de parler des Etats-Unis, mais ce serait encore mieux aujourd'hui de parler de la France car la première cible occidentale de Daech n'est pas Washington. C'est la France et la France ne fait rien. Elle se place dans le sillage des Etats-Unis qui se refusent à assumer leurs responsabilités et à s'engager de manière sérieuse contre l'Etat islamique. Nous sommes engagés, nous avons vu récemment les bombardements tragiques dans la ville de Manbij au Nord de la Syrie. Mais nous sommes engagés qu'à moitié. Les Etats-Unis aussi d'ailleurs. Nous nous refusons à mener une politique étrangère autonome alors que l'Europe pourrait le faire. L'Allemagne est aussi victime de Daech et d'autres pays européens le seront à l'avenir. Nous demeurons dans le suivisme européen vis-à-vis des Américains, qui n'apportent pourtant rien de bon. Nous avons suivi les Américains en Afghanistan et ce fut une faute majeure. Nous les suivons aujourd'hui dans leur semi-intervention et nous voyons bien que ce n'est pas une solution pertinente.

 

Face à Daech, en dehors des actions en amont qui sont d'ailleurs les plus importantes - reconstruction de la société française -, la seule solution serait de terroriser les terroristes et nous en avons les moyens. Nous nous laissons terroriser par eux en ne faisant que nous défendre. Comme chacun sait et Renaud Girard le rappelait avec justesse récemment dans Le Figaro : l'épée a toujours un coup d'avance sur la cuirasse. C'est l'histoire du monde.

 

Défendre ne suffit pas. Nous avons une armée pour terroriser les terroristes. Notre budget n'est pas assez important, mais nous pouvons rapidement l'augmenter. Nous avons les équipements nécessaires pour aller conduire des raids dans la profondeur en utilisant notamment nos hélicoptères de combat pour frapper Daech au cœur. Ça fait longtemps que Daech ne craint plus les bombardements, il faut donc mener intelligemment des opérations au sol.

 

Il est assez étonnant de voir que dans cette guerre, nous n'utilisons pas nos soldats ou en tout cas, nous les utilisons à contre-sens en les déployant sur le territoire national. Ce ne sont pas les quelques canons d'artillerie que nous fournissons à l'armée irakienne qui vont changer la donne. En revanche si au sein de la coalition internationale, un certain nombre d'acteurs - en premier lieu la France - faisaient la guerre et ne se contentaient pas d'envoyer un porte-avions dans le Golfe, ce qui n'a aucun effet, les choses pourraient évoluer. Je ne dis pas que le problème de Daech serait entièrement réglé par le feu que nous porterions en Syrie et en Irak, mais en tout cas, il faut le faire.

 

Quant à notre territoire national, il faut enfin des mesures de sécurité adaptées pour que le double échec de l'Etat qui s'appelle le Bataclan et Nice soit pris en compte sérieusement.

Général Desportes : Contre Daech, "la France ne fait rien"

Source: Général Desportes : Obama n'a pas créé Daech, mais les Etats-Unis sont responsables, Le Figaro, Par Vincent Desportes Publié le 12/08/2016 à 23:18

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 15:21
Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei

Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei

Dans une interview récente à l’hebdomadaire allemand Die Zeit, Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, chargée au Vatican des discussions avec les traditionnalistes, évoque la possible reconnaissance par Rome de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) sous forme d’une prélature, au même titre que l’Opus Dei. Il laisse en outre entendre que les lefebvristes pourraient être réintégrés sans avoir à reconnaître certaines déclarations du Concile Vatican II, jugées pastorales et non doctrinales : Nostra Aetate sur le dialogue interreligieux, Dignitatis Humanae sur la liberté religieuse, et le décret Unitatis Redintegratio sur l’œcuménisme.

 

La prélature dite "personnelle" qui serait proposée par Rome "semble être la forme canonique appropriée", explique ainsi Mgr Guido Pozzo dans cet entretien. "Mgr Fellay (supérieur général de la FSSPX, ndlr) a accepté cette proposition, bien qu’au cours des mois prochains des détails soient encore à éclaircir", poursuit-il.

 

Dans une longue partie de l’entretien, Mgr Pozzo explique comment il serait possible pour la FSSPX d’être pleinement réintégrée dans les structures de l’Eglise catholique, sans avoir à accepter au préalable certains textes du Concile Vatican II, qu’elle réfute depuis toujours. Actuellement, le "cœur de la discussion" entre Rome et la FSSPX en vue d’une réconciliation, explique Mgr Pozzo, est "dans quelle mesure les textes de Vatican II sont en continuité avec le magistère constant de l’Eglise".

 

Dans un premier temps, "la reconnaissance des sacrements et de la primauté du pape" sont "à la base de la déclaration doctrinale soumise à la signature de la Fraternité", assure-t-il. Mais Mgr Guido Pozzo avance ensuite un "degré d’approbation" des "documents du Concile". Si la FSSPX a "des difficultés avec certains aspects de la déclaration Nostra Aetate, du décret Unitatis Redintegratio sur l'œcuménisme, et de la déclaration Dignitatis Humanae sur la liberté religieuse", reprend alors Mgr Pozzo, "cela ne concerne pas les doctrines ou des affirmations définitives, mais plutôt des instructions ou des directives pour la pratique pastorale". En outre, ces "aspects pastoraux pourraient être discutés après la reconnaissance canonique, à des fins de clarification", ajoute-t-il.

 

Pour justifier son propos, le secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei ajoute que cet aspect avait déjà été clarifié pendant le Concile Vatican II : "Le secrétaire pour l’unité des chrétiens avait dit de Nostra Aetate, le 18 novembre 1964 : ‘(…) le secrétariat ne veut pas écrire une déclaration dogmatique sur les religions non-chrétiennes mais plutôt des normes pastorales et pratiques'".

Mgr Guido Pozzo évoque la possible reconnaissance par Rome de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX)

Source: La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X bientôt reconnue par Rome ?, Famille chrétienne, 12/08/2016 | Par Agence I.Media

 

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 00:00
Saint Romain de Rome, martyr († v. 258)

Il gardait le diacre saint Laurent dans sa prison. Touché par sa foi et sa fermeté, il fut converti au Christ par lui. Dénoncé par ses camarades, il fut condamné à être brisé par la bastonnade, puis à être décapité.

À Rome, au cimetière de Saint Laurent, sur la voie Tiburtine, vers 258, saint Romain, martyr.

 

Martyrologe romain

 

Sources: (1), (2); (3)

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 21:41

Interrogé par les équipes britanniques de RT sur la divulgation de plusieurs centaines d’emails confidentiels ses derniers mois, Julian Assange révèle que Hillary Clinton aurait organisé l'armement de djihadistes syriens par la Libye.

 

Dans un entretien accordé à RT, le fondateur de Wikileaks accuse l'ancienne secrétaire d'Etat américaine d'avoir utilisé la Libye comme voie d'approvisonnement en armes pour les djihadistes présents en Syrie. Julian Assange accuse aussi Hillary Clinton d'avoir des liens étroits avec le leader mondial du ciment, l'entreprise Lafarge, qui aurait financé la campagne de la candidate démocrate. Or, selon une enquête du journal français Le Monde basée sur l'analyse de centaines de mails rendus publics par Wikileaks, le groupe Lafarge aurait participé au financement de l'Etat Islamique.

 

La Libye comme «corridor» pour fournir des armes aux djihadistes syriens

 

Selon Julian Assange, lorsque Hillary Clinton était secrétaire d'Etat, le gouvernement américain aurait utilisé une Libye en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 comme «corridor» pour acheminer des armes aux djihadistes syriens qui combattaient le régime de Bachar el-Assad.

 

Parmis les 32 000 mails que Wikileaks a divulgué ces derniers mois, 1 700 concernent la Libye. Secrétaire d'Etat américaine lors de l'intervention occidentale dans le pays et de la chute de Mouammar Kadhafi, Hillary Clinton se serait alors particulièrement investie pour défendre cette intervention militaire.

 

Hillary Clinton, le groupe Lafarge et l'Etat Islamique

 

Le groupe Lafarge est l'un des fleurons de l'industrie française. Numéro un mondial du ciment depuis sa fusion avec le suisse Holcim en juillet 2015, ce groupe du CAC 40 emploie 115 000 personnes dans 90 pays. Or, la Fondation Clinton aurait reçu d'importants financements de la part du groupe Lafarge en 2015 et en 2016. En outre, Hillary Clinton est une ancienne membre du conseil d'administration de la multinationale.

 

Des liens étroits gênants pour la candidate démocrate, car pour continuer à faire fonctionner sa cimenterie de Jalabiya dans le nord-est de la Syrie, le groupe Lafarge aurait financé l'Etat Islamique.

 

En effet, à  partir de l'année 2013, l'Etat Islamique était de plus en plus présent dans la région et, pour faire fonctionner l'usine, le groupe français aurait été contraint de continuer à se fournir en pétrole, dont les champs étaient tombés dans les mains de l'Etat Islamique. La cimenterie aurait aussi négocié des droits de passage aux checkpoints tenus par les djihadistes pour ses camions. Ces financements auraient duré jusqu'en septembre 2014, quand l'Etat Islamique s'est emparé de l'usine et que le groupe français a abonné son activité dans la région.

Hillary Clinton a fourni des armes aux djihadistes syriens (Julian Assange)
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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 08:02
L’État royal au cœur du dialogue politique

Le roi étant la tête de l’État, il doit disposer des moyens de le gouverner, afin que cette définition ait du sens, et qu'il ne devienne pas, à terme, un personnage détaché de l’État lui-même, sorte d'institution politique à exemplaire unique, en orbite à l'écart du monde, astre vers lequel on se tourne de temps à autres pour se rassurer, mais dont on ne ressent plus véritablement le besoin politique quotidien, comme c'est le cas dans les royautés actuelles.

 

Le roi est donc à la fois le chef de son gouvernement et de son administration. Les règlements qui organisent celle-ci relèvent de lui. On peut dire que c'est la part propre de l’État. La question est autre pour les lois et la justice. En effet, ces deux réalités sont communes à l’État et à la nation, en ce sens que si l'administration est au service de la nation, elle est un membre de l’État, tandis que la loi n'est pas spécifiquement la chose de l’État, elle organise le fonctionnement de toutes les composantes du pays et donc concerne chacun des citoyens. C'est pourquoi il est impératif que cohabite, à la tête de la vie politique, à côté du roi, un Parlement possédant le droit de légiférer. Le roi possédant son titre de manière héréditaire, on ne peut le dire responsable devant son Parlement, à la différence du gouvernement qui, nommé par le souverain, est cependant plus éphémère. Sa fonction n'est pas héréditaire, ni même viagère, et s'il ne dépend pas des majorités parlementaires, il doit bien se présenter devant le Parlement pour lui proposer des lois, de même qu'il doit dialoguer avec celui-ci au sujet des lois qui émaneraient de lui. Ce face à face dialogué entre le Parlement et le gouvernement inclut une responsabilité de l'un envers l'autre. C'est-à-dire que le Parlement doit pouvoir rejeter les projets de loi du gouvernement.

 

Il n'est aucune mesure commune à toute la nation qui ne saurait échapper à cette règle du dialogue nécessaire entre le roi et son peuple par l'intermédiaire du gouvernement et du Parlement.

 

Pour autant, le gouvernement peut-il être renversé par le Parlement, et le roi peut-il dissoudre le Parlement ? Un conflit politique justifierait cette porte de sortie, qui donnerait l'avantage à l'une ou l'autre des parties en présence et finalement engendrerait la domination politique durable du roi ou du parlement. Ce dernier point est trop lourd de conséquences pour que l'on puisse l'envisager. Il apparaît donc que le roi ne doit pas avoir le pouvoir de dissoudre son Parlement, et que le gouvernement ne doit pas pouvoir être renversé par ce dernier, car ce serait, dans un cas comme dans l'autre, entamer une action illégitime car grignotant la souveraineté de l'une de ces deux puissances. De la même manière, le roi ne doit pas pouvoir disposer d'un veto contre les décisions du parlement et le parlement ne doit pas pouvoir bloquer les décisions du roi.

 

Ce respect du principe de la souveraineté, dans toute sa pureté, pourrait cependant entraîner des blocages institutionnels inextricables qui, à terme, entraîneraient l'affaiblissement de l'une des deux forces pour en sortir.

 

Le seul moyen d'éviter ce blocage durable est, d'une part le dialogue entre les groupes en présence, que nulle loi ne peut ni prévoir, ni interdire ; d'autre part la stricte répartition des tâches et des rôles entre les différents corps de la société.

 

Notamment, le rôle de l’État, sur lequel le roi a le pouvoir direct, doit être clairement défini.

 

Considérant que l’État, en vertu du principe de subsidiarité, assume ce que nulle autre structure intermédiaire ne pourrait mieux entreprendre que lui, son champ d'action doit avant tout être national et stratégique. L'échelon national est celui de la coordination et de la régulation des forces intermédiaires en présence, par le biais d'une administration assurant avant tout un contrôle normatif et veillant à l'indépendance du pays. En somme, l'armée, la justice, l'émission de la monnaie, la garde des frontières, la diplomatie, dépendent directement de l’État, de même que la surveillance de l'application de règles nationales dans tous les domaines, dans la limite d'une mission d'harmonisation et pas d'implication directe dans l'action des corps intermédiaires. Cet État doit disposer des moyens nécessaires à ses missions, ce qui signifie qu'une part de l'impôt, normalement voté comme toute loi par le Parlement, lui est légitimement attribuée.

 

Hors ces domaines d'action nécessaires à la vie du pays, ce sont les corps intermédiaires et leurs représentants qui sont légitimes.

 

Les deux groupes ne peuvent se court-circuiter dans leurs domaines propres, mais ils peuvent toujours discuter, dialoguer en vue d'amender le domaine l'un de l'autre, car si on n’est pas légitime à intervenir, on a toujours son bon sens pour juger du bien-fondé de l'action de l'autre.

 

C'est, à n'en point douter, cette stricte distinction des domaines, qui permettrait de limiter les risques de blocages institutionnels. Limiter ne veut pas dire éviter à tout prix. Le conflit politique peut toujours survenir, sur des questions de fiscalité, de choix stratégiques, de mœurs où l'une et l'autre partie aura une opinion divergente et des moyens de pression. Mais les deux structures demeurant essentiellement préservées l'une vis-à-vis de l'autre, on peut espérer que la seule voie du dialogue resterait ouverte pour dégager des solutions communes, préservant ainsi les caractères démocratiques, aristocratiques et royaux de l’État.

 

De tels systèmes existent déjà de par le monde, d'une manière ou d'une autre. Ainsi, aux Etats-Unis, le Président est-il le véritable maître de son administration et de son gouvernement, le chef pour les choix stratégiques de son pays, ne disposant pas du droit de dissoudre son Parlement et ce dernier ne pouvant censurer le gouvernement. En France, le Président possède ce que l'on appelle un « domaine réservé » dans les affaires stratégiques, et la Constitution en fait, théoriquement, l'arbitre de la vie institutionnelle du pays. Au Royaume-Uni le Premier Ministre, véritable chef de l'exécutif, ne peut dissoudre son Parlement, et les possibilités, pour ce dernier, de censurer le gouvernement, sont très limitées. Le Premier Ministre britannique, en tandem avec la Reine, est le véritable maître de l'administration et de la politique du pays. Ces systèmes, hérités de conceptions politiques fort anciennes, ont été construits très progressivement, dans des sociétés où la composante royale et aristocratique dominaient, au détriment de la démocratie. L'irruption de l'esprit démocratique a balayé les royautés et les aristocraties qui ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes. On ne reviendra pas sur les conséquences néfastes, pour l'homme, d'une telle prise de pouvoir. Mais on retiendra qu'à condition de rétablir progressivement une société civile cohérente et à visage pleinement humain, il est possible d'envisager donc un État tel que décrit plus haut, sur un mode apaisé, accomplissant le chemin institutionnel inachevé des nations occidentales actuelles.

 

Pour le bien de la personne humaine, il apparaît que cette mutation de la société est non seulement souhaitable mais surtout nécessaire.

 

Gabriel Privat

 

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 18:37
Sanctuaire Notre-Dame d'Abet de Lahontan (64)

Le sanctuaire Notre-Dame d'Abet à Lahontan est l'un des plus anciens du pays

Sanctuaire Notre-Dame d'Abet de Lahontan (64)

Dans les Pyrénées-Atlantique, à la frontière du Béarn, arrêtons-nous d'abord au sanctuaire d'Abet, qui fait aujourd'hui parti de Lahontan, dans le canton de Salies (64). Abet, ancien village détruit, a toujours été, comme Lahontan, en territoire français d'après la carte de Cassini, où l'église est indiquée comme étant déjà en ruines, la limite du Béarn et de la France passe à quelques centaines de mètres à l'est de ce sanctuaire, c'est-à-dire entre Abet et la commune de Bellocq, qui est en territoire béarnais.

Lahontan ou Lafontan est étymologiquement un pays de fontaines. Sur Abet les étymologistes ne sont pas d'accord. Ce mot vient-il du latin "abiet, abietis" sapin, comme le nom du Lavedan, la haute vallée de Lourdes, en béarnais "Labédaa", qui vient du mot "abédaa", sapinière ? Mais il n'y a pas de sapins à Lahontan. D'après M. Dubarat, Abet serait un vieux mot français qui signifie secours. Ainsi Abet serait Notre-Dame du Secours, du Refuge. On dit quelquefois Dabet, mais tout simplement par euphonie, comme on dit Dax au lieu de Acs, parce que le gascon et le béarnais répugnent l'hiatus.

Certains ont voulu voir dans ce nom d'Abet, l'appellation d'une divinité, du génie tutélaire des fontaines, et dans la fondation d'un sanctuaire dédié à la sainte Vierge, le besoin qu'éprouvèrent les premiers missionaires de christianiser les endroits consacrés aux dévotions païennes. Sans nous lancer dans ces hypothèses, disons ce que fut ce sanctuaire, un des plus anciens du pays.

D'après une tradition populaire, l'antique village d'Abet était situé tout à fait sur les bords du gave. Ce village aurait été détruit au Moyen-Âge à la suite d'un déplacement de la rivière et d'une grande inondation, et les familles d'Abet auraient été grossir le bourg voisin de Lahontan. Cette tradition est relatée dans une supplique adressée en 1717 à l'évêque de Dax par les jurats de Lahontan, qui demandaient à cette époque l'érection en paroisse de leur église annexe de Lahontan, dédiée à sainte Marie-Madeleine. Nous trouvons cependant dans les vieux textes du XVIe siècle la mention de "Notre Done de Lafonta". Ce qui est certain c'est que le cimetière de Lahontan est resté autour des ruines de l'église d'Abet. Il s'y trouve encore, à plus d'un kilomètre de l'agglomération ou bourg de Lahontan, autour de la chapelle aujourd'hui restaurée.

 

Chose bizarre, Abet n'est pas mentionnée  dans le cartulaire de Sorde (1), qui ne contient que des actes du XIe et du XIIe siècles, mais il y est question de Lahontan dans un acte qui paraît avoir été intercalé et qui date de 1293. Il s'agit de la donation faite par anglèse de Saint-Martin, dame de Saint-Cricq, au monastère de Sorde, du quart de la dîme de Lahontan. D'après Paul Raymond, cet acte est entièrement transcrit sur un grattage et son écriture du manuscrit. Ce silence du cartulaire de Sorde au sujet de l'égise d'Abet, alors que toutes les églises voisines y sont mentionnées, nous fait supposer que la tradition relative à la possession de l'église d'Abet par les Templiers serait tout à fait conforme à la vérité. Sans doute l'abbaye de Sorde n'avait rien à voir dans l'administration de cette église.

 

Dans sa "Statistique des Basses-Pyrénées" publiées en 1845, Picamilh dit à l'article Lahontan : "Eglise en ruines, ancienne propriété des Templiers. Dans un mur de cet édifice se trouve une statue de la Vierge, objet de pèlerinages de la contrée d'alentour qui vient le 15 août prier à ses pieds et se baigner dans des fontaines longeant ce même mur".

 

Il y a 50 ans encore, avant la restauration de la chapelle, on ne voyait à côté du cimetière que des murs très épais, couverts de ronces et de broussailes, mais la foule des pèlerins basques de la région d'Arraute, de Masparaute, d'Orègue et d'Ilharre était toujours fidèle au rendez-vous du 15 août, avant le lever du soleil, aux pieds de la statue miraculeuse.

Sanctuaire Notre-Damet d'Abet - Vers les fontaines sur les bords du Gave de Pau

Sanctuaire Notre-Damet d'Abet - Vers les fontaines sur les bords du Gave de Pau

D'après la légende, ce fut à une époque très ancienne, qu'un paysan découvrait sur les bords du gave, dans un ravin couvert de broussailes, une satue en bois de la Vierge Marie. La légende de Notre-Dame d'Abet accuse une ressemblace frappante avec celle de Sarrance dans la vallée d'Aspe et de Bétharram, non loin de Lourdes. On pourrait même dire qu'on les a combinées toutes les deux pour n'en faire qu'une seule.

 

Quoiqu'il en soit, un culte public est rendu à la vieille statuette dans l'église d'Abet. L'image est d'un art tout à fait rudimentaire. Présentée à la société de Borda en 1888, voici l'appréciation qui fut émise :

 

"La Vierge en bois de Notre-Dame d'Abet était très grossièrement faite et ne porte le caractère précise d'aucune époque. Néanmoins, le vêtement de la Vierge, son capuchon, la pose de l'Enfant Jésus sur le bras gauche ne permettent pas de reporter cette statuette avant le XIVe siècle au plus tôt; peut-être est-elle postérieure. En tout cas, elle a dû être peinte depuis cette époque. C'est l'oeuvre d'un ouvrier de village."

 

Cependant, peu d'églises peuvent se vanter d'avoir une statue aussi ancienne et aussi vénérée.

Sanctuaire Notre-Dame d'Abet de Lahontan - Statue Notre-Dame d'Abet

Sanctuaire Notre-Dame d'Abet de Lahontan - Statue Notre-Dame d'Abet

Une tradition, qui ne repose sur rien, rapporte que le pape Urbain II, le pape des Croisades, saint Bernard et plus tard le pape Clément V, Bertrand de Got, le pape Gascon de Villandraut, qui abolit l'ordre des Templiers, serait venus à Notre-Dame d'Abet. Le sanctuaire survécut à l'abolition du fameux ordre.

Il est vraisemblable que la nouvelle bastide de Lahontan attira chez les habitants d'Abet, comme la nouvelle bastide de Bellocq, élevée sur le territoire béarnais, fut peut-être une des causes de la disparition complète du village et de l'église Saint-Pierre de Fascheux, voisine d'Abet, et dont il est question dans la charte de 1010. De même, presque en face d'Abet, sur la rive droite du Gave l'église Saint-Etienne d'Esleich a complètement disparu. Il ne reste plus trace de cet édifice; les ruines elles-mêmes ont péri, dirait le poète... Au moins Abet conservera ses ruines.

 

Les chroniqueurs rapportent que vers la fête de la Purification, en 1254, Gaston de Béarn, eut la hardiesse de vouloir s'introduire à Bayonne, mais que repoussé par les Anglais, il vint chercher un refuge sous les murs d'Abet.

 

Le 6 avril 1299, Edouard Ier d'Angleterre écrivait au maire de Bayonne, pour le prier de faire conduire à la tour de Londres les frères Devillé, Jean de Saucerrre et autres conspirateurs, coupables d'avoir voulu libérer leur patrie. Ils échappèrent à grand peine, se réfugièrent quelque temps dans l'église d'Abet et de là passèrent sur le territoire béarnais, dans la nouvelle place forte de Bellocq.

 

Abet retomba sous la domination anglaise. On croit que de cette époque datait une ancienne cloche de l'église, sur laquelle on lisait en caractères gothiques cette inscription en latin : "le roi Edouard Ier. Sainte Marie, priez pour nous Jésus de Nazareth."

 

Le pape Clément V étant intervenu pour réconcilier Philippe le Bel et Edouard Ier, roi d'Angleterre, il n'est pas téméraire de supposer que les Templiers et ce qui leur appartenait de l'église d'Abet furent victimes de cette réconciliation.

 

En 1569, le protestant Montgommery, fléau des églises et des lieux de dévotion, se jeta sur l'église d'Abet et le bourg de Lahontan. Le combat fut acharné, mais les Lahontanais, qui tous avaient pris les armes, sortirent vainqueurs et se rendirent à l'église d'Abet pour remercier Dieu et y déposer les "bannières de rouges sandal" prises à l'ennemi et qui signifiaient "mort sans remède et mortelles guerres en tous lieux". (2)

 

Nous verrons plus loin comment les testaments faits en faveur des sanctuaires ou lieux de dévotion sont une preuve palpable de leur célébrité. Pour Abet, la première donation connue est celle du seigneur de Domezain, de Caresse, en l'an 1472. A la date du 9 juillet 1556, Arnaud-Guilhem de Marca-Susa, habitant de Nay, laisse par testament quatre écus à distribuer "en messes en l'honneur de Notre-Dame d'Abet de Lahontan". Ce sanctuaire joussait donc à cette époque d'une certaine notorité, puisqu'un habitant de Nay fait un legs en sa faveur. A sa mort, Montaigne, le fameux auteur des Essais, qui a écrit une page fort originale sur ses vassaux de Lahontan, fit don à l'église d'Abet du "droit d'aiguillon" qui consistait dans le prélèvement de la valeur du treizième des agneaux qui naîtraient dans la commune.

 

Au XVIIIe siècle, le sanctuaire d'Abet était déjà déchu de son antique splendeur. Cette église n'était plus nécessaire au culte et cependant nombreux sont les testaments faits en sa faveur. On ne peut expliquer ces alrgesses que la particulière vénération du peuple pour ce lieu de dévotion. Le procès-verbal de la visite pastorale de l'évêque de Dax, Monseigneur Suarez d'Aulan, en 1739, nous apprend "qu'on était dans l'usage de temps immémorial de n'y venir dire la messe qu'aux jours de la sainte Vierge et aux lendemains des fêtes annuelles lorsque le temps le permettait." Il y est dit aussi qu'on venait "dans la présente église en procession de quinze en quinze jours". (3) Cependant, Notre6Dame d'Abet attirait toujours les foules des pélerins étrangers, et le dernier évêque de Dax, Monseigneur Lequien de la Neuville, confirmait de son autorité à la fin de ce siècle, le récit des merveilles qui s'y opéraient. Des ex-voto de reconnaissance attestaient la protection de Marie, et les vieillards se souvenaient encore il y a quelques années d'avoir vu à la tribune de l'église et près de l'hôtel de Notre-Dame "une si grande quantité de béquilles qu'une paire de boeufs aurait presque eue de la peine à les traîner."

 

Puis pendant longtemps ce fut le désert et le silece autour de la vieille chapelle, mais la foi des pélerins est si tenace que les pélerinages du 15 août et du 8 septembre ne cessèrent jamais. Notre-Dame d'Abet a subsisté par et avec le peuple pendant au moins un siècle !

 

Cette affirmation ne paraîtra pas trop tranchante quand on saura que le clergé des environs fut longtemps hostile à ce pélerinage, pendant presque tout le XIXe siècle, peut-on dire. Il ne voyait pas d'un bon oeil le pélerinage de nuit, les danses et autres désordres qui s'introduisaient, sous couleur de dévotion, jusque près des murs de l'antique sanctuaire. Il doutait même de l'authenticité de la légitimité du culte rendu à la Sainte Vierge dans ces lieux. Ce n'est que sous l'épiscopat de Monseigneur Fleury-Hottot qu'on put songer sérieusement à restaurer la chapelle et à rétablir officiellement le culte de Notre-Dame d'Abet. Il fallut des enquêtes, des rapports et aussi la foi ardente et persévérante du curé de Lahontan, Monsieur l'abbé Bacqué, pour réussir dans cette perspective. Monsieur Dubarat, déjà connu à cette époque (1888) par ses travaux sur Sarrance, conclut ainsi son appréciation, dans un mémoire à l'autorité diocésaine :

 

"Le pélerinage de Notre-Dame d'Abet est dans son origine, son développement et surtout par la persévérance des fidèles, aussi respectable que les plus célèbres du Béarn et des Landes. Toute son histoire se résume en ces quelques mots: légende commune à beaucoup de sanctuaire; existence certaine d'Abet en 1472; présomption de notorité de vénération populaire par les legs faits à Abet, procession et culte pendant deux siècles (1600-1800), malgré le délabrement de l'édifice, reprise et persistance du pélerinage en dépit d'une révolution qui a bouleversé tant d'idées et détruit tant de pieuses habitudes; concours actuel (1888) de fidèles chaque année à Abet."

 

Inutile de préciser que les abus ont cessé, que les désordres ont disparu. Aujourd'hui le sanctuaire a repris une nouvelle vie. Les trois derniers curés de Lahontan lui ont consacré le meilleur de leur zèle, et les foules viennent toujours plus nombreuses des Landes, du canton de Salies et des confins du Pays Basque.

Les pélerins basques et béarnais venaient jadis se baigner le 15 août dans les fontaines qui jouxtaient le mur de l'ancienne chapelle.

Sanctuaire Notre-Dame d'Abet de Lahontan (64)

CHANT DE NOTRE-DAME D'ABET

 

R- Je viens prier à Notre-Dame,

Vierge du pays d'Abet.

Je viens lui confier mon âme,

Elle saura la garder.

 

1- Il est chez moi une chapelle

Où je viens prier bien souvent

Car c'est Marie qui m'y appelle

Elle y rassemble ses enfants.

 

2 - De Salies et Sauveterre

Par ces sentiers ils ont marché

Ils allaient retrouver leur Mère

Et pleurer leurs pauvres péchés.

 

3- Et je reprends la même route

Et je lui dis les mêmes chants

Je porte en moi les mêmes doutes

Avec bonté, la Vierge attend.

 

4 - Au-dessus des forêts, des vignes

Veillant au donjon crénelé

J'aperçois l'Ange qui fait signe

La Mère est là , amis venez.

 

5- Elle m'accueille humble et sereine

Et dans ses bras voici son Fils

Sa vue adoucit toute peine

Vierge d'Abet, tu me souris.

 

6 - Elle a gardé son visage

Les regards qui l'ont suppliée

Et dans ses yeux je vois les larmes

De toutes les yeux qui ont pleuré.

 

7 - Ecoute donc dans le silence

Celle qui, au coeur sait parler

Et laisse là le poids immense

De tes angoisses et tes péchés.

 

 8 - Amis sur des routes plus belles

Désormais plus tôt tu iras

Abet sera l'aube nouvelle

D'un beau jour de paix et de joie.

 

PRIERE A NOTRE-DAME D'ABET

 

Nous élevons les yeux vers vous Ô Mère de notre Dieu, Souveraine des Anges et des hommes.

Nos pères aimaient vous invoquer sur le nom de Notre-Dame d'Abet: souffrez que nous vous saluions encore d'un nom qui vous est cher, puisque vous avez opéré de nombreux prodiges en faveur de ceux qui vous le répétaient.

Vierge sainte, votre adorable Fils a remis entre vos mains le sceptre de miséricorde pour que toutes les grâces nous viennent par vous. Ô Notre-Dame d'Abet.

Jetez sur nous un regard de bonté et accordez-nous le secours de votre intercession et de vos prières, afin que les puissances du mal conjurées contre tous les enfants de Dieu et surtout contre l'âme des plus jeunes, ne puisse nous nuire.

Afin d'être à vous plus encore, nous vous consacrons nos personnes, nos failles, nos biens, nos intérêts les plus chers et nous espérons que vous serez avec nous chaque jour de notre vie, mais surtout à l'heure de la tentation et de la mort . Amen.

Sanctuaire Notre-Dame d'Abet de Lahontan (64)

Notes

 

(1) Le cartulaire de Sorde est la traduction en français moderne d'une charte juridique établie en latin entre le Xe et le XIIIe siècle qui attestait les titres et privilèges de la communauté de l'abbaye de Sorde (Landes). Un document qui permet de comprendre la vie des communautés religieuses au Moyen Age, en particulier dans le sud des Landes, au Pays basque et dans le Béarn. (Source)

(2) Edmond Roy, Le baron de Lahontan (mémoire S.R. Canada)

(3) Dubarat, Etudes, tome IV, p. 145-146

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 14:58

Église Saint-ÉtienneMise à jour permanente

 

Alors qu'une prise d'otages était en cours ce matin vers 9h45 en l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Normandie), près de Rouen, les deux assaillants ont été "neutralisés", indique le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Selon des sources policières interrogées par Le Figaro, le prêtre de l'église a été égorgé. Une des personnes retenues a été blessée. (1)

 

A 18h01 sur Bfmtv, dans un témoignage audio diffusé par RMC, soeur Danielle, témoin, parle de prières des djihadistes qui se sont enregistrés et d'"un sermon autour de l'autel en arabe". Une question reste latente: l'enregistrement de la scène a-t-il été envoyé par les djihadistes en propagande en Syrie et en Irak, avant qu'ils ne soient abattus ?

 

Deux assaillants ont pris mardi matin en otage cinq personnes dans l'église de cette ville proche de Rouen. Ils ont égorgé un prêtre, blessé trois personnes dont une grièvement, avant d'être abattus. (2)

 

 

La menace d'un attentat contre un lieu de culte catholique planait depuis plusieurs mois. L'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, où a eu lieu ce matin une sanglante prise d'otage, n'est pas la première visée en France, alors que les chrétiens sont une cible désignée de l'EI qui évoque dans sa propagande les dirigeants «croisés» occidentaux et «le royaume de la Croix». Les églises françaises déjà menacées depuis des mois. (3)

 

à 15:40

Vague d'hommages au père Jacques Hamel

Les hommages au père Jacques Hamel, assassiné mardi alors qu'il célébrait la messe en l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, se multiplient sur les réseaux sociaux. De nombreux prêtres saluent la mémoire de leur "frère de sacerdoce'". Les hashtags #JeSuisCatholique et #JeSuisPrêtre ont été lancés sur Twitter.

 

à 15:23

INFO LE FIGARO - Le témoignage de la religieuse qui a donné l'alerte

 

La religieuse présente ce matin dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, à l'heure de la messe matinale, et qui a réussi à s'échapper pour donner l'alerte, a raconté au Figaro le début de l'attaque :

 

«Ils sont entrés brusquement. Ils ont pris l'espace. Ils parlaient en arabe. J'ai vu un couteau. Je suis partie au moment où ils commençaient à agresser le père Jacques. Je ne sais même pas s'ils ont réalisé que je partais». Encore sous le coup de l'émotion, cette soeur de la communauté de religieuses voisine de l'église a souhaité garder l'anonymat. Elle indique avoir été prise en charge par une cellule d'aide psychologique et se dit avant tout «en attente de nouvelles de [ses] soeurs» également présentes à la messe.

 

à 15:04

L'un des assaillants serait connu des services antiterroristes

Selon les premiers éléments de l'enquête, qui doivent être corroborés par l'identification formelle des deux assaillants, l'homme, abattu avec son complice par les policiers, était fiché "S", ont précisé ces sources, confirmant partiellement une information d'iTELE.

 

Il avait tenté de rallier la Syrie en 2015 et avait été, à son retour, mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et placé en détention provisoire, avant d'être libéré sous bracelet électronique.

 

à 14:50

Marine Le Pen fustige la gauche et la droite

La présidente du FN Marine Le Pen a dénoncé sur Twitter la «responsabilité (...) immense» de «tous ceux qui nous gouvernent depuis 30 ans», visant la gauche et la droite.

 

«La responsabilité de tous ceux qui nous gouvernent depuis 30 ans est immense. Les voir bavarder est révoltant!

 

à 14:40

Qui est le père Jacques Hamel égorgé dans son église ?

Le père Jacques Hamel, sauvagement tué à 86 ans, dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, est décrit comme un homme bon, toujours au service des autres avec un charisme certain. Il avait été ordonné prêtre en 1958 et avait fêté son jubilé d'or (cinquante années de service) en 2008.

 

à 14:17

Daech revendique l'attaque de Saint-Etienne-du-Rouvray

L'organisation Etat islamique a revendiqué mardi l'attaque de deux terroristes en l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray au cours de laquelle le prêtre a été assassiné, et trois fidèles ont été blessés, dont un grièvement.

 

L'organisation a publié un communiqué via son agence officielle Amaq : Les deux «soldats» ont «mené l'opération en réponse à l'appel à viser des pays de la coalition croisée», précise le texte.

 

à 14:00

Un des assaillants sous bracelet électronique ?

 

Un des deux assaillants est en cours d'identification, indique au Figaro une source proche du dossier. Si son identité se confirme, il s'agirait d'un «velléitaire du djihad» ayant tenté de rejoindre la Syrie avant d'être refoulé par les autorités turques.

 

Incarcéré en 2015, il aurait été placé sous bracelet électronique en mars 2016 comme alternative à l'incarcération. Le parquet antiterroriste de Paris avait alors fait appel de cette ordonnance de placement sans obtenir gain de cause.

 

Depuis lors, ce djihadiste présumé était semble-t-il incarcéré chez lui... Quelle efficacité !

 

à 13:32

La victime gravement blessée a subi une tentative d'égorgement

La victime actuellement entre la vie et la mort a subi une tentative d'égorgement, selon une source policière. Elle a été prise en charge par le Service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) de Rouen.

 

à 13:02

Le prêtre a été égorgé

Comme indiqué précédemment dans ce live, le père Jacques Hamel a été égorgé lors de la prise d'otage en l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, dit une source proche de l'enquête.

 

à 12:45

La victime est le père Jacques Hamel, 86 ans

Le prêtre assassiné pendant une messe à Saint-Etienne-du-Rouvray est le père Jacques Hamel, 86 ans. Il était prêtre de la paroisse depuis une vingtaine d'années, et assurait la permanence pour le mois de juillet.

 

"De Cracovie, j'apprends la tuerie advenue ce matin à l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Elle fait trois victimes: le prêtre, le père Jacques Hamel, et les auteurs de l'assassinat", a écrit l'archevêque de Rouen Mgr Dominique Lebrun depuis depuis la Pologne, où il participait aux Journées mondiales de la jeunesse.

 

"Je crie vers Dieu, avec tous les hommes de bonne volonté. J'ose inviter les non-croyants à s'unir à ce cri", ajoute le prélat, qui précise qu'il sera "dès ce soir dans mon diocèse auprès des familles et de la communauté paroissiale très choquée".

 

"L'Eglise catholique ne peut prendre d'autres armes que la prière et la fraternité entre les hommes", conclut-il.

 

à 13:33

Ayrault appelle les Français à rester «unis»

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a appelé les Français à rester «unis».

 

«Dans ces circonstances, il n'y a qu'un message: "Restons unis". Ceux qui sont à l'origine de tous ces attentats, je pense à celui de Nice et encore ces derniers jours en Allemagne, veulent diviser nos sociétés, nos démocraties, notre vivre-ensemble entre croyants et incroyants, entre catholiques et musulmans, entre laïcs et croyants», a-t-il déclaré devant la presse à la préfecture d'Indre-et-Loire, où il était venu effectuer une visite consacrée au tourisme qu'il a reportée pour rentrer à Paris.

 

Comme seule réponse, le gouvernement désemparé a aussitôt lancé son appel habituel pour l'"unité nationale", "à faire bloc".

 

à 12:13

«Nous ferons bloc face à cette attaque barbare» (Valls)

Alors que Bernard Cazeneuve et François Hollande se sont rendus sur place, le premier ministre, Manuel Valls, a dans un post sur Twitter indiqué : "La France entière et tous les catholiques sont meurtris. Nous ferons bloc".

 

 

 

Attentat : Un prêtre égorgé en l'église Saint-Etienne-du-Rouvray, un nouveau saint au Ciel

Mais où aboutissent les raffinements de votre cruauté? Ils sont l'amorce du Christianisme. Plus vous nous moissonnez, plus notre nombre grandit: notre sang est une semence de Chrétiens.

Tertullien, Tertullien, Apologétique, chapitre 50

Un prêtre égorgé pendant la messe. Un nouveau saint au Ciel ! Père Jacques Hamel, priez pour nous !

 

Le Père Jacques Hamel rejoint les autres saints martyrs de l'islam (non-exhaustif) : sainte Olive (IXe siècle), saints Rodrigue et Salomon, martyrs († 857), sainte Nathalie, saint Aurèle et leurs compagnons martyrs († 852), saint Parfait de Cordoue, prêtre et martyr ( 850), saintes Flora et Maria, martyres († 851).

 

Note de Christ-Roi. Pour ceux qui s'intéressent à l'aspect spirituel (et politique) des évènements, disons que tout ceci était annoncé dans différentes prophéties concernant la France. Ils peuvent par exemple se pencher sur les prophéties d'une stigmatisée Marie-Julie Jahenny (Cf. Les prophéties de la Fraudais. A prendre néanmoins avec prudence comme toutes les prophéties.)

 

Rappelons également, que le Père Jean-Régis Fropo, exociste du diocèse de Toulon avait annoncé, à quelques mois auparavant des premiers attentats de novembre 2015, le début de "la Révolution et la guerre civile en France" ... "dans les derniers mois de l'année 2015".

 

Sources

 

(1) Prise d'otages dans une église près de Rouen: les deux assaillants «neutralisés», le prêtre tué, Le Figaro, Par Edouard de Mareschal Mis à jour le 26/07/2016 à 11:32 Publié le 26/07/2016 à 11:07

(2) EN DIRECT - Daech revendique l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, Le Figaro, Mis à jour le 26/07/2016 à 15:42 Publié le 26/07/2016 à 11:06

(3) Les églises françaises déjà menacées depuis des mois, Le Figaro, Par Agnès Leclair Mis à jour le 26/07/2016 à 13:17 Publié le 26/07/2016 à 13:05

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 17:28
Journal du Lundi 25 juillet 2016 : Politique / Le gouvernement livre le complot sur un plateau

Journal du Lundi 25 juillet 2016 : Politique / Le gouvernement livre le complot sur un plateau

"Sommes-nous face à un scandale d'Etat ou à de véritables amateurs ? Dix jours après l'attentat de Nice, le pouvoir socialiste s'enlise dans les incohérences autour de la sécurité mise en place le 14 juillet.

 

La policière muncipale en charge de la video-surveillance à Nice le soir de l'attentat a-t-elle subi des pressions du ministère. C'est en tous cas ce qu'affirme Sandra Bertin et elle n'en démord pas. Selon elle, un émissaire de la Place Beauvau lui aurait intimé l'ordre de consigner la présence de la police nationale sur le parcours du camion à des endroits où elle n'apparaissait pas sur les videos. Le ministre de l'Intérieur a aussitôt déclaré qu'il déposait plainte contre la policière pour diffamation.

 

La réponse aux accusations est habile. Elle consite à faire passer les accusations de Sandra Bertin comme une attaque contre le travail des policiers, alors qu'elle vise uniquement et simplement le pouvoir.

 

L'affaire de la requête de la Place Beauveau pour l'effacement des videos avait déjà semé le doute dans les esprits. Désormais c'est un véritable casse-tête où tout est possible. les socialistes ont-ils des choses à cacher autour du 14 juillet niçois ? Sont-ils allés à essayer d'éliminer les preuves ou modifier les rapports ? Il est également envisageable que la policière ait subi des pressions avant de faire son rapport pour insister sur les failles de protection et ainsi aller dans le sens du président du Conseil général Les Républicains Christian Estrosi, proche du JDD qui a fait paraître l'interview exclusive de Sandra Bertin.

 

L'avocat de Sandra Bertin a déposé aujourd'hui un signalement auprès du procureur de Nice.

 

"Nous avons considéré que les faits, témoignages à l'appui, étaient visiblement constitués sur le plan d'infractions pénales pouvant entraîner des poursuites", a déclaré à la presse Me Adrien Verrier, à sa sortie du tribunal de Nice. "Le procureur dispose de tous les noms et tous les faits relatés et qui ressortent des déclarations de Sandra Bertin et de toutes les personnes qui étaient autour d'elle et qui ont assisté à cette conversation et à cette pression psychologique dont elle parle, qui a duré environ une heure le 15 juillet", a-t-il ajouté.

 

(Source : Nice : l'avocat de Sandra Bertin dépose un signalement auprès du procureur, Le Point, Publié le 25/07/2016 à 17:45 | Le Point.fr )

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 08:00

Les révolutionnaires de 1789 dénonçaient sans relâche le complot de la contre-révolution. Aujourd'hui, Manuel Valls, digne héritier de Robespierre, dénonce les "complotistes", y compris ceux-là mêmes qui doutent de l'efficacité politique de son gouvernement en posant de simples questions.

Manuel Valls juge "complotiste" le doute quant à son action politique

Manuel Valls, invité de Bfmtv Rmc ce matin (video), répondait aux questions d'Appoline de Malherbe qui l'a interrogé sur le doute des Français à l'égard des politiques menées par le gouvernement suite à l'attentat de Nice et le doute quant à l'efficacité politique. (1) Outre une auto-satisfaction permanente, le refus de toute auto-critique, la réponse du Premier ministre, une réponse remplie de formules toutes faites comme d'habitude, renvoie toutes les personnes qui doutent dans le camp des méchants "complotistes" contre le gouvernement et la "république". Or, quoiqu'en dise Manuel Valls, cette réponse est indigne d'une "démocratie". Voici pourquoi.

 

"Vous êtes le Premier ministre d'un pays qui doute. Il y a eu l'horreur, et maintenant il y a le doute. Il y a le doute sur vous, il y a le doute sur le gouvernement, il y a le doute sur le ministre de l'Intérieur, le doute sur l'efficacité du pays. On va tenter d'y voir plus clair. Une policière municipale de Nice raconte avoir été soumise à la pression du ministère de l'Intérieur pour influencer son rapport sur la présence de policiers nationaux le soir du 14 juillet. Le ministre de l'Intérieur dit qu'aucune personne de son cabinet n'a été en contact avec la policière de Nice et il porte plainte contre elle pour diffamation. Qui ment ?", demande Appoline de Malherbe.

 

"Il faut que tout cela cesse. Le doute n'est pas possible face au terrorisme. Que cherche le terrorisme ? Non seulement à tuer. 84 morts. Il y a encore aujourd'hui des personnes qui luttent pour la vie, qui ont été blessées très gravement; je pense aussi à toutes ces victimes qui seront blessées, handicapées à vie. Mais le terrorisme cherche aussi à nous diviser, à fracturer la société française, à faire en sorte que l'on remette en cause, au fond, les principes de la démocratie", déclare le Premier ministre

 

"Vous ne pouvez pas simplement dire cela Manuel Valls. Quelqu'un ment."

 

"Il faut évidemment la vérité. Et qui demande la vérité ? D'abord les victimes, les familles, les proches. Et pourt cela il faut laisser la justice aller jusqu'au bout, il faut que la justice puisse travailler dans la sérénité, et qu'on laisse travailler les juges qui ont été nommés pour permettre d'établir toute la vérité sur ce qui s'est passé."

 

"Manuel Valls, je me permets de vous reposer la question. Il y a deux versions différentes. Quelqu'un ment, qui?", demande (pour la troisième fois)  la journaliste.

 

"Là aussi, respectons les procédures, l'inspection générale de la Police nationale à la demande de Bernard Cazeneuve, qui est un homme intègre, qui est un homme d'état, qui est un ministre de l'Intérieur formidable, qui..

 

"Vous n'avez aucun doute là-dessus ?", interrompt Appoline de Malherbe.

 

"Moi, je n'ai aucun doute sur Bernard Cazeneuve."

 

"A aucun moment vous ne vous êtes dit peut-être quelque chose n'a pas marché, et pourquoi ce ne serait pas Bernard Cazeneuve lui-même ?"

 

"Mais pourquoi faudrait-il mentir ?, répond Manuel Valls. C'est cette idée du complot, du mensonge, de la remise en cause du préfet, de ce que les policiers, le Ministre de l'Intérieur, le Procureur, qui travaillent de manière totalement indépendante puisqu'il y a une séparation des pouvoirs dans notre pays. C'est cette idée au fond que l'Etat ment, a quelque chose à cacher, alimente le doute, fracture l'état de droit, met en doute la république."

 

Un peu plus loin dans l'entretien, Appoline de Malherbe demande à Manuel Valls :

 

"Manuel Valls, vous comprenez, depuis le début (à chaque attentat, NDLR.) vous dites il y a eu des victimes, on a besoin d'unité. En gros, taisez-vous tous !? ... A chaque fois qu'on dit quelque chose c'est rendez-vous compte il y a 84 victimes, etc. !?"

 

"Appoline de Malherbe, ne mélangez pas tout et ne mettez pas au même niveau", répond Manuel Valls. "Cela, moi je ne le supporte plus. Un ministre de l'Intérieur, une policière municipale."

 

"Quoi, la policière municipale n'a pas le droit d'avoir des doutes sur le ministère de l'Intérieur?"

 

"Dans ce pays, tout le monde a le droit de parler, le droit de s'exprimer, mais en respectant la vérité, en respectant les faits. Il y a eu un débat au parlement. Oui ou non Appoline de Malherbe ?"

 

"Oui", répond, la journaliste. On se rend compte ici du degré d'autoritarisme de ce Premier ministre qui, invité à répondre à des questions sur Bfmtv Rmc, inverse les rôles et devient celui qui pose les questions à la place du journaliste.

 

"J'ai présente moi-même comme Premier ministre la prolongation de l'état d'urgence", poursuit Manuel Valls. (On ne voit pas le rapport avec l'appel systématique à l'unité politique après chaque attentat pour mieux se soustraire à sa propre responsabilité politique. NDLR)...

 

"Il y a eu un débat. Dans ce débat, une partie de la droite a mis en cause la Constitution, les principes, les valeurs, l'état de droit, la démocratie nécessaire pour combattre le terrorisme, c'est exactement ce que cherche le terrorisme. C'est-à-dire à nous diviser, à remettre en cause les démocraties, qui évidemment sont toujours fragiles dans ces moments-là."

 

"Mais cela sonne creux aujourd'hui ce discours Manuel Valls", dit la journaliste.

 

"Mais c'est parce que vous l'entendez ainsi. Et pour moi cela ne sonne pas creux l'unité nationale Appoline de Malherbe. Cela ne sonnera jamais creux, ni la Constitution, ni l'état de droit, ni la république. ... Toutes les questions ont le droit d'être posées. ... mais en mettant en cause ceux qui travaillent et représentent l'Etat, on met en cause l'état de droit et on s'attaque à la république elle-même. Et cela est dangereux. Ce type de propos met en cause les fondements même de l'Etat. Si une enquête de l'Inspection générale de la police nationale est en cours, si le travail de la justice et du Procureur de la république... si on met en cause ce travail. Parce que par exemple le procureur de la république aurait demandé la destruction de ces videos, comme cela se fait à chaque fois.."

 

"Mais pourquoi ?",demande Appoline de Malherbe.

 

"Mais, vous-même Appoline de Malherbe, en posant cette question, vous instruisez, vous introduisez le doute", répond Manuel Valls.

 

"Non, je trouve que la question peut se poser Manuel Valls".

 

L'entretien se déroule jusqu'à la fin de l'entretien, sans qu'à aucun moment le chef du gouvernement ne remette en question sa politique d'ouverture des frontières et d'immigration, et de sécurité.

 

Appoline de Malherbe demande enfin à Manuel Valls s'il lui arrivait lui-même de douter... La réponse du Premier ministre, positive, montre, en sens contraire, que Manuel Valls ferait partie des "complotistes", si l'on suit son raisonnement ! puisqu'il doute de lui-même et serait divisé contre lui-même ! Bravo donc à la journaliste de montrer ainsi le vrai visage de Manuel Manuel Valls, l'homme bipolaire, l'homme aux deux visages, l'autosatisfaction d'un gouvernement qui refuse le doute, l'autocritique, et rejette en bloc comme anti-démocratique et "complotiste" ceux qui doutent de son action.

 

"Manuel Valls, c'est la fin de cette interview. Je vous ai parlé des doutes des Français, est-ce que vous, vous avez des doutes sur votre efficacité ?", demande Appoline de Malherbe.

 

"Mais, moi, je doute, vous savez, je doute toujours", répond un Manuel Valls hésitant.

 

"Y compris de vous-même ?"

 

"Non, vous savez quand vous avez 84 morts, des enfants, des familles brisés, je l'ai dit à l'Assemblée nationale, à Bernard Cazeneuve, on se demande est-ce que on a tout fait, est-ce que tous les dispositifs ont été pris. Mais je sais quelque chose, c'est que je ne peux pas avoir de doute là où je suis", répond le Premier ministre.

 

Pauvre Valls, qu'Appoline de Malherbe a laissé parler jusqu'à la fin pour montrer par sa propre démonstration qu'il se contredit, qu'il est un sophiste dont l'argumentation s'annule et n'est pas valide. On ne peut tenir pour vrai "a" et "non a". (Cf. Dialogue de Socrate contre Calliclès)

 

Pour aller plus loin dans cet article, essayons de montrer pourquoi le fait pour le peuple de douter de son gouvernement ne suffit pas à en faire un peuple "complotiste" comme l'affirme Manuel Valls.

 

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi" (Charles de Gaulle). Ils nous ont volé notre Souveraineté, reprenons-la !Contrairement à ce qu'affirme Manuel Valls, le doute du peuple quant à l'efficacité politique des gouvernements de la république fait au contraire partie des armes d'une démocratie contre toute dérive totalitaire des gouvernants. Quand le peuple demande la démission de Hollande, Valls ou Cazeneuve, il use d'un droit. La démission est un principe républicain que l'on a pu voir sous le président Charles de Gaulle, qui démissionna une première fois en 1947 du "Gouvernement provisoire de la République française" et une deuxième fois, président de la république en 1969, le lendemain d'un referendum négatif à 52,41% sur la régionalisation et la réforme du sénat. C'est que dans l'esprit du général de Gaulle, qui avait une prédilection pour le royalisme, la souveraineté populaire et la souveraineté royale (ou présidentielle) vont ensemble et ne peuvent être découplées. Au Moyen Âge, "le roi fait partie du peuple comme la tête fait partie du corps". "Inventés par le roi, (les Etats généraux) ... ont conservé le principe familier à la théologie médiévale, que le peuple est, comme le déclare Philippe Pot aux Etats de 1484 'donateur de la chose publique', et que l'origine de la monarchie est élective. Cette idée simple était pour ainsi dire inséparable de l'institution elle-même", écrit l'historienne Régine Pernoud (Histoire du Peuple français, De Jeanne d'Arc  Louis XIV, Nouvelle Librairie de France, Troyes 1960, tome second, p. 14, 95, 97)

 

Dans l'esprit d'un Manuel Valls, on le voit, la souveraineté populaire est déconnectée de la souveraineté du Premier ministre qui, en quelque sorte prime la volonté du peuple, et est soustraite à toute demande de démission. Les seuls moments où sous l'Ancien Régime, l'Etat refusa toute démission ou révocation d'un Principal ministre ce fut sous un Louis XIV qui exerça seul le pouvoir, sans Premier ministre. La république absolue n'a jamais aussi bien portée son nom, un Louis XIV en moins !

 

Lorsque le peuple appelle à la démission, ce n'est pas un crime "complotiste", c'est un principe de responsabilité politique. Lorsque l'élu n'a plus la confiance de l'électeur, il s'en va en démissionnant. La démocratie, en effet, ne se définit pas seulement par le droit d'élire, elle réside aussi dans ce qu'on nommait au XVIIIe siècle la "censure",... c'est-à-dire le pouvoir de révoquer ou, au contraire, de renouveler la confiance précédemment accordée.

 

En Grande-Bretagne, au lendemain du Brexit, le Premier ministre David Cameron a annoncé sa démission. En Belgique après les attentats de Bruxelles, les ministres de l'Intérieur et de la justice ont présenté leur démission au chef du gouvernement qui l'avait refusée. Dans n'importe quel pays en Europe où il y aurait eu 250 morts en un an et demi , le gouvernement aurait démissionné.

 

Or que constate-t-on en France ? Si un peuple est libre lorsqu'il dispose des moyens qui lui permettront de sanctionner l'usage fait par les gouvernants des pouvoirs qu'il leur avait confiés (2), avec le gouvernement Valls, et durant l'exercice de son mandat, aucune sanction n'est permise, aucune remise en question, aucun doute n'est possible. Aucune autocritique ne vient du gouvernement hors de toute sanction. Le doute ne doit pas même effleurer le peuple ! A moins que celui-ci soit rejeté dans le camp des "complotistes", ennemis de la "république" ! Quelle impudence et quelle honte. Cette attitude d'un gouvernement coupé du peuple est indigne, c'est une insulte pour la mémoire des victimes des attentats.

 

Lire aussi : "Libération" accusé de "complotisme" par Bernard Cazeneuve

 

Rappelons ici que les lois de  novembre 1791 contre les émigrés et les réfractaires, qui à cette époque marquent l'entrée de la Terreur dans la législation révolutionnaire, "ne répriment pas un complot préexistant; elles transforment en complot des comportements, des actes - l'émigration, le refus de prêter serment à la Constitution civile du clergé - qui, certes, expriment une opposition à la Révolution, mais qui n'impliquent nullement l'existence d'un complot." (3)

Quand on connaît le nombre de morts dû à la rhétorique du complot obsessionnel, ce vocabulaire de Manuel Valls emprunté aux révolutionnaires de 1789 est inquiétant.

Notes

 

(1) RMC : 25/07 - Bourdin Direct - 8h-9h date Lundi 25 Juil 2016 09:21:30

(2) Lire Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 210.

(3) Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, ibid., p. 158.

 

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 15:44

En novembre 2014, trois djihadistes "français" de l'Etat islamique appelaient les musulmans français au djihad et à attaquer la Franceselon une information rapportée par Sud-Ouest. Trois mois plus tard, le 3 février 2015, l'Etat islamique menaçait à nouveau la France dans une video rapportée par Le Figaro.

 

Ce 22 juillet 2016, les terroristes de l'Etat islamique menacent à nouveau la France dans une video où plusieurs villes françaises sont directement ciblées.

Daech l'Etat islamique cible plusieurs villes françaises

Deux djihadistes de Daech ont menacé la France dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux mercredi soir, 20 juillet. Pour la première fois, Marseille est directement visée.

 

Sur la vidéo, on voit deux terroristes francophones menacer la France de nouvelles attaques meurtrières. Ils se tiennent derrière deux hommes agenouillés, menaçant de les égorger avec un couteau.

 

"Regarde bien cette scène François Hollande, elle va bientôt arriver sur tes propres citoyens dans les rues de Paris, dans les rues de Marseille, dans les rues de Nice", dit l'un des djihadistes. (1)

 

C'est la première fois que Marseille apparaît comme une cible des terroristes.

 

Par la suite, face caméra, les djihadistes procèdent à la décapitation de deux hommes qu'ils accusent d'avoir "espionné" l'EI, un "message" pour la France, selon cette vidéo que mentionne également SITE, le centre américain de surveillance des sites jihadistes. (2)

 

La vidéo aurait été tournée en Irak, dans la province de Ninive au nord du pays, contrôlée par Daech.

 

Romain Caillet, spécialiste des questions islamistes, note sur Twitte que plusieurs villes françaises sont directement citées dans la liste des cibles, dont Marseille pour la 1ère fois.

 

Daech avait revendiqué l'attentat de Nice du 14 juillet, qui a fait 84 morts et des centaines de blessés, en affirmant que l'attaque venait "en réponse aux appels du groupe à prendre pour cible les pays faisant partie de la coalition" antijihadiste en Irak et en Syrie.

 

Sources

 

(1) Daech nomme sa prochaine cible, Sputnik news, 11:33 22.07.2016(mis à jour 11:38 22.07.2016)

(2) L'État islamique menace d'intensifier ses attaques en France et vise pour la 1ère fois Marseille, Huffingtonpost, AFP Publication: 21/07/2016 01h30 CEST Mis à jour: 21/07/2016 01h30

(3) http://www.ladepeche.fr/article/2016/07/21/2388622-daech-menace-intensifier-attaques-france-vise-premiere-fois-marseille.html

(4) http://www.ledauphine.com/france-monde/2016/07/21/daech-se-felicite-de-l-attentat-de-nice-et-menace-marseille

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 12:06
"Isis : el islam puesto en practica" (Isis : l'islam mis en pratique. Père Samir Khalil). ISIS est l'ancien nom de Daech l'état islamique.

"Isis : el islam puesto en practica" (Isis : l'islam mis en pratique. Père Samir Khalil). ISIS est l'ancien nom de Daech l'état islamique.

Le Père jésuite Samir Khalil, islamologue de l’université Saint-Joseph de Beyrouth et professeur à l'Institut pontifical oriental (Rome), évoque les différents courants de l'islam radical (wahhabisme en Arabie Saoudite et Qatar, salafisme, Les Frères musulmans, à partir de 11:30) dans une video pour le site de videos catholiques espagnol "Eukmamie". "L’Etat islamique, c’est l’islam mis en œuvre" , explique-t-il.

Dans les Paramètres de la video, activer les sous-titres en "français" "traduire automatiquement".

Dans un entretien mis en ligne par le site de vidéos catholiques EUK Mamie, le père jésuite Samir Khalil, islamologue de l’université Saint-Joseph de Beyrouth et intervenant dans plusieurs universités pontificales, dénonce la persécution contre les chrétiens du Proche-Orient de la part de l’islam. Pour lui, il n’y a pas de doute : l’Etat islamique, c’est vraiment la mise en œuvre de l’islam, appuyée sur l’exemple de Mahomet : « Daesh, l’Etat islamique, n’a rien fait contre la loi islamique. Il a appliqué ce qui se trouve dans le Coran ou dans la vie de Mahomet, et dans ses paroles. »
 
De la part d’un fin connaisseur de l’islam comme le P. Khalil, cette analyse a du poids – même si elle contredit frontalement le politiquement correct qui veut que l’islam soit une religion « de paix et de tolérance ». Auteur d’une soixantaine de livres et de plus de 1.500 articles universitaires, il est spécialisé dans l’histoire de l’Orient chrétien et du patrimoine culturel et théologique chrétien arabe ; il s’est également beaucoup penché sur les relations entre chrétiens et musulmans et la question de « l’intégration » des musulmans en Europe.
 
Le P. Samir Khalil a livré ses réflexions sur l’Etat islamique en italien, dans le cadre de l’émission « Sur les traces du Nazaréen ». Le site hispanophone Infocatolica en a retranscrit la substance.

 

Samir Khalil, père jésuite, refuse le langage lénifiant sur l’islam

 
Ayant noté que l’islam pratique la « discrimination » par le truchement de l’inscription de la religion sur la carte d’identité dans les pays du Proche-Orient – question épineuse qui pose aussi le problème de la sauvegarde les légitimes privilèges communautaires en matière de droit matrimonial par exemple – le P. Khalil souligne qu’en islam, « la liberté de conscience n’existe pas ». A la manière du traître qui révèle des secrets d’importance capitale pour son pays, « celui qui abandonne l’islam pour adhérer à une autre religion est tenu pour un traître qu’il faut châtier » : c’est pourquoi le musulman qui abandonne publiquement l’islam est passible de la mort. Cela s’explique, souligne le jésuite, par la nature de l’islam : « Il est religion, Etat, politique, économie, tout. »
 
A quoi s’ajoute une autre grave difficulté : les musulmans identifient l’Occident et le comportement moral de l’Europe et de l’Amérique avec le christianisme, ce qui leur fait dire que les chrétiens sont pires que les païens.
 
A propos de l’actualité du Proche-Orient, le P. Khalil explique : « Les tendances les plus fanatiques de l’islam, les plus radicales, ont pris le pouvoir. C’est la force qui a triomphé et des mouvements radicaux sont apparus, culminant avec l’Etat islamique ou Daesh. » Ce mouvement sunnite vient s’opposer aux forces chiites favorisées en Irak par les États-Unis ou au pouvoir en Syrie avec le clan Alaouite de Bachar al-Assad. Et selon le jésuite, il est tout naturellement soutenu et armé par l’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres pays sunnites qui laissent l’État islamique mener leur bataille contre les chiites considérés comme « hérétiques ».
 
L’Etat islamique s’est fait barbare, poursuit-il. « Il n’est plus humain, il est inhumain : il tue des enfants, il tue des personnes désarmées, des femmes… Ils ont réhabilité l’esclavage, les femmes ont été prises comme esclaves, vendues ; ils ont organisé un marché d’esclaves – comme cela se faisait au temps de Mahomet – un marché qui a lieu toutes les semaines et où on les achète comme on achète la nourriture et d’autres choses. Tout cela est un scandale mais on s’est tu. »

 

Un islamologue montre que l’Etat islamique, c’est l’islam

 
C’est alors qu’il explique : « L’Etat islamique, ou Daesh en arabe, fait tout ce qu’il fait en le justifiant par des arguments tirés de la vie de Mahomet ou du Coran. Ou des paroles de Mahomet. Par exemple, l’esclavage, en particulier celui des femmes était la chose la plus banale car la guerre se faisait pour cela, pour prendre les biens mais aussi pour prendre les personnes : les hommes, on les faisait travailler ou on les tuait, les femmes devenaient esclave pour le plaisir sexuel. Il existe dans le Coran un chapitre appelé “sourate du butin”, qui explique comment prendre le butin au cours de la guerre. »
 
Cela est certes nié par les musulmans « modérés ». « Les musulmans n’osent pas le dire, ils disent : “Non, Daesh n’a rien à voir avec l’islam, parce que l’islam veut dire Salam, paix.” C’est avant tout un mensonge linguistique. Ce mot peut signifier salut, paix, soumission, etc. Islam veut dire soumission, ce qui suppose la soumission à Dieu. (…) Dire que cela n’appartient pas à l’islam est un mensonge. La réalité, c’est que l’État islamique est 100 % musulman. Que cela ne plaise pas aux musulmans et à leur sens de l’honneur, cela veut dire que celui qui dit cela n’est pas musulman, c’est une personne modérée  mais juridiquement, il est musulman. (…) On ne peut pas dire que l’islam est égal à la violence. Mais on ne peut pas dire le contraire : qu’il n’y a pas de violence dans l’islam. Il y a de la violence. »

 

La convivialité avec les musulmans suppose l’évangélisation

 
Et de conclure : « Voilà la situation telle qu’elle est, mais l’expérience prouve que l’on peut vivre ensemble, dans la paix et la tolérance. C’est ce qu’il nous faut recréer aujourd’hui : aider les musulmans à vivre ensemble comme frères. (…) Il nous appartient de donner un autre modèle de coexistence, de fraternité, et de dire où nous l’avons appris : dans l’Évangile, et de Jésus. Si tu veux être parfait, va, suis Jésus. Voilà notre mission. »
 
Une mission d’évangélisation, donc. Voilà pourquoi le P. Samir Khalil ajoute : « On pourrait changer beaucoup de choses si l’on se disait : bien, Dieu a envoyé les musulmans en Europe. Ils sont aujourd’hui peut-être près de 15 millions. Que faisons-nous pour leur faire connaître l’Evangile ? C’est-à-dire quelque chose qui dépasse l’islam et l’être humain ordinaire. L’Evangile, c’est le maximum. Pourquoi ne le transmettons pas ? Jadis, nos pères traversaient les mers, affrontait le martyre, ils étaient tués, etc. (…) pour gagner un musulman à l’Evangile. Aujourd’hui je n’ai pas besoin de traverser la mer. Ils viennent. Alors, tenter de les marginaliser… c’est un crime. Cela n’est pas admissible. Il s’agit de les accueillir, et de leur dire : “Je te donne ce que j’ai de plus beau, l’Évangile.” Et si quelqu’un découvre que l’Évangile est en vérité la chose la plus belle, je l’invite à devenir chrétien. Mais c’est une invitation, rien de plus. »
 
On peut s’interroger sur l’efficacité de cette démarche face au nombre des musulmans et à l’agressivité de l’islam en Europe, et à sa tendance à se marginaliser – à constituer une communauté à part – lui-même. Mais dire qu’il n’y a pas d’autre salut que leur conversion – avec la grâce de Dieu – est sans doute la seule réponse véridique au drame du tsunami migratoire.

 

Anne Dolhein

 

Reinformation.tv

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 07:45
Julien Dray : L'"enjeu", "c'est que la république doit permettre la naissance de cet islam libre"

Ces gens sont fous. Neufs jours après l'attentat de Nice, tout l'"enjeu" pour le socialiste Julien Dray, invité de RMC ce matin (1), c'est de continuer ce qui a été fait pendant trente ans. Ce n'est pas de sécuriser les Français, c'est que la république permette de créer un "islam libre" !

 

"Toute la bataille qui est enjeu, c'est que la république doit permettre la naissance de cet islam libre."

 

On aimerait savoir si Julien Dray est un théologien musulman pour savoir quelle est la bonne version de l'islam, et pour quelles raisons un politique dit "laïque" se permet d'appeler à créer un "islam libre" en France ?

 

Conseiller régional socialiste d'Île-de-France, une des figures de la gauche qui a longtemps été le monsieur sécurité du parti socialiste, Julien Dray était interrogé par Apolline de Malherbe.

 

"Le jeudi 14 juillet au soir sur la Promenace des Anglais (à Nice), six policiers nationaux sur la zone piétonne, deux véhicules et aucun véhicule en travers de la chaussée, les véhicules étaient garés le long de la voie, ce dispositif vous paraît-il suffisant ?", demande Apolline de Malherbe.

 

"Il y aura certainement, et c'est une nécessité à mon avis, à regarder les choses. Il n'ya pas de système parfait. Il y a eu des failles forcément, puisqu'il y a eu attentat", a répondu Julien Dray.

 

(A partir de la 5e minute dans le podcast) "On a les outils suffisant dans notre constitution, dans notre droit pour faire face ?",  demande justement Apolline de Malherbe.

 

Lire : Attentats : De l'impuissance de la laïcité "ouverte" ou "stricte"

 

Réponse de Julien Dray : "Ils (les terroristes) veulent que nous changions. Ils veulent que nous abandonnions la république. Ils veulent que ce que nous sommes, c'est-à-dire ce pacte républicain, où chacun est considéré comme un citoyen par-delà ses croyances, soit rompu. Ils veulent qu'on en revienne à des communautés et à la guerre des communautés, parce qu'ils veulent devenir les chefs d'une communauté pour briser ce pacte républicain. Et ce n'est pas un hasard s'ils s'attaquent le plus (à la France), si le pays qui est le plus ciblé, c'est la France, parce que c'est un modèle dans lequel progressivement et avec difficultés, est en train de naître un islam libre, un islam qui s'émancipe de la tutelle salafiste. Et c'est là, toute la bataille qui est enjeu, c'est que la république doit permettre la naissance de cet islam libre", répond cet idéologue militant communiste trotskiste dans sa jeunesse, co-fondateur en 1984 avec Harlem Désir de SOS-Racisme, l'officine gauchiste qui monta et instrumentalisa les communautés immigrées contre le reste de la population pendant des années, avec le résultat que nous voyons aujourd'hui !

 

Lire : "Réforme de l'islam de France" : Un Conseil des ministres "particulier" (Manuel Valls) où des financements pour construire des mosquées et la formation des imams sont envisagés

 

De quoi se mêle Julien Dray ? De religion ? Tout le monde pensait qu'on était dans une république "laïque" où l'Etat ne se mêlait pas des affaires religieuses ? Et si l'on demandait au grand-prêtre de la franc-maçonnerie de prêcher sa religion ailleurs, dans ses loges par exemple (2) avec une application stricte de la laïcité ?

 

"Il y a la tentation raciste. On a vu un certain nombre de scènes, de témoignages, de Niçois d'origine arabe qui ont été pris à partie sur la promenade des Anglais, est-ce qu'elle n'est pas en train de se déliter cette société?", demande Apolline de Malherbe.

 

"Justement, ce n'est pas elle (la société) qui est en train de se déliter, c'est nous tous. Parce que si on perd cette bataille-là, nous serons aussi perdants.

 

[A partir de 12:50 dans le podcast] "Quelqu'un comme Patrick Calvar qui est le patron du renseignement français disait avant même l'attentat de Nice : 'La confrontation entre l'ultra-droite et le monde musulman est inéluctable" (3), demande Apolline de Malherbe.

 

Réponse de Julien Dray : "Entre l'ultra-droite et le monde musulman, mais entre ces deux pôles-là il y a la république. Et c'est pour cela qu'elle ne doit pas s'abandonner. C'est pour cela que quand on me dit que pour sauver la France, il faut abandonner la république, je dis non. Pour sauver la France, il faut défendre la république."

Julien Dray : L'"enjeu", "c'est que la république doit permettre la naissance de cet islam libre"

Toujours les mêmes recettes d'il y a trente ans et qui nous ont conduit là où nous en sommes ! Il faudra expliquer à Julien Dray que si la république est "laïque" (ce que l'on peut accepter compte tenu que c'est le Christ qui a inventé la laïcité), la France, elle, est catholique ! Pour sauver la France il faut donc renouer avec les principes qui l'ont fondée, les assumer et en être fiers.

Julien Dray : L'"enjeu", "c'est que la république doit permettre la naissance de cet islam libre"

Il faudra enfin expliquer à Julien Dray et aux socialistes que toutes les personnes inquiètes de la progression de l'islam en France ne sont pas nécessairement de droite, et encore moins de l'"ultra-droite" !... C'est cet aveuglement qui perdra les islamo-gauchistes.

Notes

 

(1) RMC : 22/07 - L'invité de Bourdin Direct : Julien Dray, date Vendredi 22 Juil 2016 09:26:07

(2) Julien Dray est franc-maçon, affilié au Grand Orient de France (Liste des signataires de l’appel Pour un nouveau combat féministe du Grand Orient de France sur son site officiel. Source)

(3) Le patron de la DGSI prédit une confrontation entre "l'ultra droite et le monde musulman", Marianne.net, Mardi 12 Juillet 2016 à 10:00;

Auditionné dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, dont le rapport est rendu public ce mardi 12 juillet, le patron de la DGSI Patrick Calvar se montre inquiet. "[U]ne confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman" lui paraît "inéluctable".

 

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 17:19

Les casseroles s'accumulent au-dessus de la tête de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Il y a eu les "actes de torture" au Bataclan, "certaines choses" qui "n'ont jamais été dites" (Rapport Georges Fenech, p. 9.), y aura-t-il maintenant certaines images de l'attentat de Nice qui ne seront jamais montrées au public ? Les accusations de "complotisme" pleuvent sur les journalistes indépendants (à lire un peu plus bas dans l'article).

 

A quoi servent les caméras publiques financées avec l'argent des contribuables pour leur sécurité (nous a-t-on dit) si lorsque survient un attentat, les autorités gouvernementales demandent aux agents de la commune de détruire les images et les videos ?

 

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C'est la première fois que l'on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d'ailleurs les agents en charge du dispositif n'ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

 

Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d'éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

 

Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l'article R642-1 du Code pénal leur demandant l'effacement «complet» de 24 heures d'images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l'attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet. (1)

 

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Et après cela, nous apprenons dans le même temps que le Premier ministre Manuel Valls trouve "insupportable la remise en cause permanente de la parole de l'Etat, du préfet, des policiers" ! (2)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

C'est que la situation devient explosive pour le gouvernement. Un article du Figaro titre : "Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais?"

 

Selon Le Figaro aujourd'hui, "aucun policier national n'était présent à l'entrée de la zone piétonne de la promenade des Anglais. Les voitures de police stationnées sur place rendaient possible le franchissement de la Prom', contrairement à ce qu'avait assuré Bernard Cazeneuve. ... Quelques jours après l'attentat de Nice qui a fait 84 morts, les soupçons sur les failles de sécurité s'accumulent." (3)

 

Hier soir, le quotidien Libération a publié une enquête :

 

"Contrairement à ce qu’a affirmé le ministère de l’Intérieur, l’entrée du périmètre piéton de la promenade des Anglais n’était pas protégée par la police nationale le 14 juillet au soir. Ce manque de transparence entame la confiance dans l’exécutif." (4)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Selon cette enquête de Libération, aucun policier national n'était présent à l'entrée du périmètre de sécurité au moment où le terroriste Mohammed Lahouaiej-Bouhlel a foncé dans la foule au volant d'un camion de 19 tonnes. L'information est d'autant plus polémique qu'elle contredit la déclarations du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la préfecture des Alpes-Maritimes, selon laquelle la police Nationale sécurisait l'accès au lieu du drame.

 

On peut en effet se demander comment un soir de 14 juillet un camion a pu emprunter la voie d'accès de la Promenage des Anglais et y rouler ? Est-ce "complotiste" de se poser la question?

 

Sur Christ-Roi, nous nous félicitions de voir enfin la grande presse faire son travail. Se pourrait-il qu'une partie de l'élite oligarchique se coupe de l'autre pour rejoindre le peuple ? Un autre article de Libération explique en effet :

 

"Ce qui nous interroge, ce sont les arrangements avec la réalité, l’absence de transparence et donc de responsabilité des services de l’Etat. Ne rien cacher des erreurs commises, pour ne plus les commettre à nouveau, est un devoir. Et une nécessité démocratique : mettre un couvercle sur ce qui s’est passé à Nice - pour ne pas dire cacher - n’est guère rassurant. Cela génère fantasmes, rumeurs et théories du complot." (5)

 

Disant avoir reccueilli de nombreux témoignages, le quotidien, photographies à l'appui prises avant le drame, montre que seuls deux agents municipaux étaient présents à l'entrée de la promenade des Anglais, placés au milieu de la chaussée derrière deux barrières de sécurité. Revêtus d'un gilet jaune, en charge d'assurer la déviation de la circulation et un contrôle visuel, ils sont postés au milieu de nombreuses voitures. Une source proche du dossier précise que leur véhicule était stationné à proximité dans le sens longitudinal, permettant à Mohamed Lahouaiej Bouhlel de s'engouffrer dans la Prom'. Aucune trace d'effectifs de la police nationale dans ce périmètre, tous ayant été «relevés aux alentours de 20h30 par leurs collègues municipaux», poursuit Libération. En fait, ils ont été relevés à 21 heures. Aucune voiture de police nationale n'est donc plus présente à l'entrée du point d'accès Gambetta, explique Le Figaro.

 

Ainsi, suite à ce genre d'articles et d'enquête, Libération n'a pas tardé à être assimilé à un journal "complotiste" par Bernard Cazeneuve, qui, "piqué au vif, dans la nuit de mercredi à jeudi", "a fait un communiqué pour «s' indigner des contre-vérités» de Libération".

 

Bernard Cazeneuve accuse Libération de complotisme (Le Figaro, Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais, 21.07.2016)

Bernard Cazeneuve accuse Libération de complotisme (Le Figaro, Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais, 21.07.2016)

A l'accusation de "complotisme", Libération a publié une réponse:

 

"Un communiqué de près d’une page et demie envoyé à 1 heure du matin, des accusations de «contre-vérités» interrogeant la «déontologie» de notre travail, qui emprunterait, d’ailleurs, «aux ressorts du complotisme». … Pourtant, sur le fond du dossier, Bernard Cazeneuve et la préfecture des Alpes-Maritimes confirment intégralement nos informations. Et donc, par ricochet, leur propre manque de transparence.

 

... A 22 heures, au «point d’entrée du camion» sur la zone piétonne, au niveau de l’intersection avec le boulevard Gambetta, seuls deux policiers municipaux sont présents et ne sont pas «en renfort» des équipages de la police nationale, qui ont été relevés plus d’une heure auparavant.

 

Concernant le positionnement «de véhicules bloquant l’accès à la chaussée», c’est faux également. Au niveau du premier barriérage tenu par la police municipale, la fin de la circulation automobile est délimitée par des barrières métalliques et des plots rectangulaires. Seul un véhicule municipal est positionné sur la chaussée, insuffisant pour fermer l’accès. 400 mètres plus loin, là où sont positionnés les premiers effectifs de la police nationale, leurs véhicules ne bloquent pas non plus la chaussée. Ils sont en réalité garés sur le bas-côté, «permettant l’accès des piétons», comme le note le ministre de l’Intérieur dans son communiqué nocturne.

 

Le 16 juillet toujours, sur le perron de l’Elysée à l’issue d’un Conseil de défense restreint, Bernard Cazeneuve assure d’abord que la «police nationale était présente et très présente sur la promenade des Anglais». Libération n’a pas contesté ce point, citant les effectifs tout au long de la soirée (85 policiers nationaux à 19 heures, 89 à 20 heures, 92 à 21 heures et 64 entre 22 heures et 23 heures). Puis, le ministre de l’Intérieur évoque le «franchissement du barrage par le camion» et assure que «des véhicules de police rendaient impossible le franchissement de la promenade des Anglais. C’est par les trottoirs et de façon très violente que ce camion a réussi à pénétrer».

 

A quoi le ministre de l’Intérieur fait-il allusion ? Ce barrage, contourné par le trottoir, est celui de Gambetta, là où le camion pénètre dans la zone piétonne. Puis, Cazeneuve décrit des véhicules de police disposés en travers de la chaussée, rendant même «impossible» le passage du camion. Le ministre commet la même erreur que la préfecture, comme nous l’expliquions ci-dessus. (6)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Alors que la responsabilité du ministère de l'Intérieur dans la sécurisation de la promenade des Anglais à Nice est interrogée par Libération, l'opposition réclame une enquête indépendante pour faire la lumière sur la gestion du gouvernement. (7)

 

. Attentats : les Niçois, premiers à réagir par une vive colère à la responsabilité du gouvernement

Sources

 

(1) Attentat de Nice : quand la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images, Le Figaro, Par Eugénie Bastié , Paule Gonzales Mis à jour le 21/07/2016 à 18:14 Publié le 21/07/2016 à 17:28

(2) Nice: Valls juge «insupportable» la remise en cause de l'Etat, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 21/07/2016 à 16:44 Publié le 21/07/2016 à 16:42

(3) Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais?, Le Figaro, Par 5 auteursMis à jour le 21/07/2016 à 17:24 Publié le 21/07/2016 à 00:17

(4) Sécurité à Nice. 370 mètres de questions, Libération, Par Grégoire Biseau , Sylvain Mouillard, (à Nice) , Willy Le Devin et Ismaël Halissat, (à Nice) — 20 juillet 2016 à 21:21

(5) Sécurité à Nice : Bernard Cazeneuve devra s'expliquer, Libération, Par Johan Hufnagel — 20 juillet 2016 à 21:21

(6) Attentat de Nice : la réponse de «Libération» à Bernard Cazeneuve, Libération, Par Sylvain Mouillard, à Nice , Willy Le Devin et Ismaël Halissat, à Nice — 21 juillet 2016 à 12:06 (mis à jour à 12:58)

(7) Nice : la droite réclame une enquête, Le Figaro, Par Marc de Boni Mis à jour le 21/07/2016 à 17:26 Publié le 21/07/2016 à 09:53

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 19:32
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 18:34

Ce qui nous paraît indigne c'est la récupération politique de chaque attentat par le gouvernement (propagande que l'on peut qualifier de "Charlie") avec un appel à l'union nationale qui devient un appel à la soumission nationale.

 

Or, après l'attentat de Nice, un peuple en France refuse de se soumettre. Déstabilisation du Proche-Orient, immigration, sécurité, gestion du terrorisme musulman, les Niçois, peuple fier et courageux, ne s'en laissent pas compter et sont les premiers en France à réagir avec une vive colère à la responsabilité du gouvernement.

Nice, blason. D'argent, à une aigle de gueules, au vol abaissé, membrée, becquée et couronnée d'or, empiétant trois monts de sable (alias de sinople), issants d'une mer d'azur.

Nice, blason. D'argent, à une aigle de gueules, au vol abaissé, membrée, becquée et couronnée d'or, empiétant trois monts de sable (alias de sinople), issants d'une mer d'azur.

Le temps des Charlie est fini

 

Lundi midi, des dizaines de personnes se sont réunies près du Palais de la Méditerranée à Nice, à l'endroit où le terroriste présumé a été tué jeudi après avoir ôté la vie à 84 personnes. Elles y ont craché et déversé des ordures.

 

Lundi midi, quelques instants après la minute de silence, pendant laquelle le Premier ministre Manuel Valls a été copieusement hué et sifflé par la foule, les Niçois ont pu approcher le lieu du drame. Et nombreux sont ceux qui se sont arrêtés, là où Mohamed Lahouaiej Bouhlel, ce Tunisien de 31 ans auteur du massacre, a été abattu par les forces de l'ordre.

 

À hauteur du Palais de la Méditerranée, à l'endroit où il a été stoppé dans sa folie meurtrière, des dizaines et des dizaines de badauds ont déversé des détritus. Élus aux larmes ou en colère, ils ont lancé des pierres, des canettes vides et des papiers sur le sol, où figure en lettres rouges l'inscription "Assassin". D'autres plus virulents n'ont pas hésité pas à cracher sur le bitume, encore marqué par le sang du terroriste présumé, et a extériosé leur mal-être en l'insultant. (1)

Un peu auparavant, Valls a été hué et sifflé aux cris de "assassins", "démission".

Après la minute de silence la foule en colère rassemblée sur la Promenade des Anglais a copieusement sifflé le premier ministre Manuel Valls à son arrivée, puis à nouveau à son départ aux cris d’« assassins ! » et de « démission ! »

 

La foule de plus de 40 000 personnes, a fait éclater sa colère aux cris de « Assassins! » et « Démission! » lorsque Manuel Valls est apparu à la tête d’un cortège de plusieurs ministres sous les huées et les sifflets. Une vive colère très peu appréciée par Valls qui s’est retourné vers Christian Estrosi et Eric Ciotti les deux élus LR régionaux pour les appeler à être « forts » pour résister à l’extrême droite, suivant le témoignage de BFMTV. Manuel Valls, offusqué de cette légitime colère, l’a déclarée « indigne ».

 

Les Niçois n’arrivent pas à comprendre comment un camion de 19 tonnes a pu faire des repérages plusieurs jours de suite sous l’œil des caméras de surveillance sur le parcours de la Promenade des Anglais sans éveiller l’attention des forces de sécurité. Ils ne comprennent pas davantage comment cet énorme camion a pu pénétrer sans encombre sur la zone entièrement « piétonisée » durant le feu d’artifice.

 

C’est la première fois en France que la population réagit par une vive colère à un attentat islamique en mettant en cause les autorités. Jusque-là la population assommée avait suivi toutes les consignes lancées par le gouvernement qui avait bénéficié consécutivement d’une montée dans les sondages. Il serait juste qu’enfin les responsables de la guerre au Moyen-Orient, ceux qui ont depuis des décennies encouragée l’immigration islamique et qui ont favorisé l’installation de l’Islam en France répondent enfin de leurs actes devant la population française. Il est tout aussi salutaire que la population réagisse enfin. (2)

Sources:

 

(1) Attentat de Nice : les passants crachent et déversent des ordures à l'endroit où le terroriste a été abattu, Lci tfs1, par Yohan Roblin, le 18 juillet 2016 à 13h06

(2) Manuel Valls copieusement sifflé à Nice au cri de « Démission » et « Assassins », Medias-presse.info, in Politique / by Emilie Defresne / on 18 juillet 2016 at 17 h 29 min

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 13:38

Mis à jour le 20 juillet 2016 14:42

Une altercation aurait éclaté en raison de la tenue vestimentaire des victimes, selon Europe 1…

 

Dans des circonstances qui restent encore floues, un homme de 37 ans a blessé à l’arme blanche une femme et ses trois filles dans un village de vacances de Laragne (Hautes-Alpes), selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP.

 

Selon Europe 1, l’agression serait consécutive à une altercation à propos de la tenue vestimentaire des victimes, une mère et ses trois filles âgées de 9, 12 et 14 ans. « Le motif de l’agression est très flou », a déclaré à l’agence de presse Raphaël Balland, procureur de la République de Gap.

 

Le suspect, en vacances avec sa femme et ses enfants

 

La mère de 46 ans et ses trois filles ont été conduites à l’hôpital, a précisé une source proche de l’enquête. L’une des filles se trouve en état d’urgence absolue, a-t-elle ajouté. L’homme a été placé, lui, en garde à vue, précise l’AFP.

 

L’agression a eu lieu au village vacances famille (VVF) de Lagrand, tout proche de Laragne. Le suspect, un homme de 37 ans, originaire de la région parisienne, a pris la fuite après avoir donné plusieurs coups à l’arme blanche à ses victimes mais a été rattrapé par les gendarmes qui l’ont placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de recherches de Gap.

 

Il était en vacances avec sa femme et ses enfants au VVF de Lagrand tout comme les victimes, selon une source proche de l’enquête. (1)

 

"Le motif de l'agression est très flou", a déclaré à l'AFP Raphaël Balland, procureur de la République de Gap. "Aucune parole à connotation religieuse n'a été prononcée" a par ailleurs précisé une source proche de l'enquête. (2)

 

D'après TF1, l'agresseur présumé, Mohamed B., âgé de 37 ans, aurait agi pour un motif religieux. Il leur aurait en effet reproché leur tenue trop légère. La mère et sa fille de 14 ans ont été grièvement blessées et transportées par hélicoptère à Gap pour y être hospitalisées. Le pronostic vital de la deuxième fillette, âgée de 8 ans, est engagé, son état de santé étant jugé très inquiétant par les médecins. L'état de santé du troisième enfant n'est pas jugé inquiétant. Selon TF1, il est inconnu des services de renseignements et n'est pas fiché S. (3)

 

L'agresseur présumé, "Mohamed B., âgé de 37 ans, aurait agi possiblement pour un motif religieux. Il leur aurait en effet reproché leur tenue trop légère. Le procureur de la République de Gap a cependant indiqué à l'AFP que le motif de l'attaque était encore "très flou". La mère et sa fille de 14 ans ont été grièvement blessées et transportées par hélicoptère à Gap pour y être hospitalisées." (4)

 

Add. Aucun écho dans les grands media et les autorités qui cachent les faits :

 

[P]lusieurs témoins affirment qu'il les a bel et bien agressées en raison de leur tenue légère. C'est Chantal, la meilleure amie de la femme poignardée, qui le raconte. Elle était présente au moment de l'agression. Selon elle, l'homme est arrivé, a ordonné immédiatement aux filles de se vêtir. C'est l'heure du petit déjeuner et il fait alors 26 degrés. Toujours selon Chantal, face à leur incompréhension, les insultes sont arrivées et les coups de couteau ont commencé à pleuvoir.

 

Mardi soir à l'heure du dîner, au milieu des tablées de vacanciers, il était difficile d'imaginer qu'une telle agression avait eu lieu le matin même. Malgré tout, tous décrivent un homme très religieux dans son comportement depuis les quelques jours qu'ils le côtoyaient. Ils parlent aussi de son épouse, voilée intégralement. (5)

 

 

Sources :

 

(1) Hautes-Alpes: Un homme blesse à l'arme blanche une femme et ses trois filles dans un village de vacances, 20 Minutes, Publié le 19.07.2016 à 13:02, Mis à jour le 19.07.2016 à 13:44

(2) Hautes-Alpes: un homme blesse à l'arme blanche une femme et ses trois filles dans un village de vacances, France3-regions.francetvinfo.fr

(3) Hautes-Alpes : un homme blesse à l'arme blanche une femme et ses trois filles, Le Point, Source AFP Modifié le 19/07/2016 à 14:35 - Publié le 19/07/2016 à 13:42 | Le Point.fr

(4) INFO TF1. Une mère et ses trois filles violemment agressées à coups de couteau pour leur tenue trop légère, Lci-Tf1, par Georges Brenier, le 19 juillet 2016 à 12h42 , mis à jour le 19 juillet 2016 à 13h06.

(5) Après l'agression d'une mère et de ses trois filles, stupeur dans le village de vacances, Europe 1, 10h05, le 20 juillet 2016

 

 

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 13:29
L'État islamique revendique l'attaque à la hache dans un train allemand

VIDÉO - Quatre personnes ont été grièvement blessées lundi soir en Bavière par un jeune réfugié afghan, qui vivait dans un foyer pour mineurs isolés. Un drapeau de l'EI a été retrouvé chez l'agresseur, abattu par la police.

 

Un réfugié afghan de 17 ans a blessé grièvement quatre passagers d'un train à coups de couteau et de hache avant d'être tué par la police, lundi soir en Bavière. L'attaque s'est produite vers 21h15 à bord d'un train régional assurant la liaison entre les villes de Treuchlingen et Würzburg. Il a agi quatre jours après l'attentat de Nice, revendiqué par les djihadistes de l'État islamique, qui a fait 84 morts.

 

Mardi, l'État islamique (EI) a publié un communiqué pour revendiquer l'attentat via son agence Amaq (la même qui avait revendiqué l'attaque de Nice). «L'auteur de l'opération exécutée à coups de hache en Allemagne est l'un des soldats de l'État islamique. Il a effectué son opération en répondant aux appels incitant à frapper les pays de la coalition qui combat l'État islamique», affirme Daech dans son communiqué.

 

C'est la première fois que le groupe djihadiste, qui a revendiqué plusieurs attentats sanglants dans le monde, s'attribue la responsabilité pour une attaque en Allemagne. Comme pour la récente tuerie à Nice en France, l'EI affirme que cette attaque constitue une réponse à ses appels pour mener des attaques dans des pays participant à la coalition internationale effectuant des frappes contre les djihadistes en Syrie et en Irak.

 

La veille, peu après l'attaque, Joachim Herrmann, le ministre de l'Intérieur allemand, jugeait prématuré d'évoquer le mobile de l'agresseur, qui vivait selon lui dans un foyer pour réfugiés mineurs non accompagnés d'Ochsenfurt, près de Würzburg. Un drapeau de l'EI a été retrouvé au domicile de l'agresseur.

 

«L'agresseur semble être un Afghan de 17 ans ayant vécu un certain temps à Ochsenfurt. Il s'est attaqué soudainement aux passagers à l'aide d'un couteau et d'une hache, blessant grièvement plusieurs personnes. Certaines sont maintenant entre la vie et la mort», a dit le ministre.

 

La police a fait état de quatre blessés graves - deux seraient dans un état critique - et d'un blessé léger. D'autres passagers sont en état de choc. Le jeune homme, qui a pris la fuite lorsque le train s'est arrêté en gare de Würzburg, a tenté ensuite de s'en prendre aux policiers, qui ont dû ouvrir le feu, a poursuivi Joachim Herrmann.

 

Selon plusieurs chaînes de télévision, l'auteur des faits aurait crié «Allah akbar» (Dieu est grand) en passant à l'acte, mais l'information n'a été confirmée ni par le ministre lui-même ni par la police.

 

En mai dernier, un homme de 27 ans armé d'un couteau avait attaqué des passagers dans une gare de la région de Munich, tuant l'un d'entre eux. Les médias locaux avaient d'abord avancé la piste islamiste, et rapporté que cet Allemand de 27 ans avait crié «Allah Akbar». Finalement, la piste terroriste avait été écartée, car l'homme était atteint de troubles psychologiques.

 

L'Allemagne, qui a accueilli plus d'un million d'immigrés en 2015, n'a pas connu d'attentat islamiste d'envergure, mais les forces de l'ordre assurent en avoir déjoué beaucoup. Les agressions de la Saint Sylvestre à Cologne et dans le reste de l'Allemagne, commises en majeure partie par des migrants, avaient déjà fragilisé la position de Merkel.

 

 

Source: L'État islamique revendique l'attaque à la hache dans un train allemand, Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 19/07/2016 à 12:58 Publié le 19/07/2016 à 08:09

 

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 17:00
"Les droits de Dieu et de l’homme s’affirment ou disparaissent ensemble" (Saint Jean-Paul II)

On ne peut pas ignorer que ce fut la négation de Dieu et de ses commandements qui créa, au siècle passé, la tyrannie des idoles exprimée à travers la glorification d’une race, d’une classe, de l’Etat, de la nation, du parti, au lieu du Dieu vivant et véritable.


C’est précisément à la lumière des évènements tragiques du vingtième siècle que l’on comprend comment les droits de Dieu et de l’homme s’affirment ou disparaissent ensemble.

Saint Jean-Paul II, message au cardinal Antonio María Javierre Ortas à l'occasion du congrès pour le 1200ème anniversaire du couronnement de l'empereur Charlemagne, 16 décembre 2000

Source : Les droits de Dieu et de l’homme s’affirment ou disparaissent ensemble..., Vexilla Galliae, Publié dans Ipse dixit, le lundi 18 juillet 2016

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