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Christ Roi

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 17:19

Les casseroles s'accumulent au-dessus de la tête de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Il y a eu les "actes de torture" au Bataclan, "certaines choses" qui "n'ont jamais été dites" (Rapport Georges Fenech, p. 9.), y aura-t-il maintenant certaines images de l'attentat de Nice qui ne seront jamais montrées au public ? Les accusations de "complotisme" pleuvent sur les journalistes indépendants (à lire un peu plus bas dans l'article).

 

A quoi servent les caméras publiques financées avec l'argent des contribuables pour leur sécurité (nous a-t-on dit) si lorsque survient un attentat, les autorités gouvernementales demandent aux agents de la commune de détruire les images et les videos ?

 

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C'est la première fois que l'on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d'ailleurs les agents en charge du dispositif n'ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

 

Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d'éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

 

Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l'article R642-1 du Code pénal leur demandant l'effacement «complet» de 24 heures d'images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l'attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet. (1)

 

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Et après cela, nous apprenons dans le même temps que le Premier ministre Manuel Valls trouve "insupportable la remise en cause permanente de la parole de l'Etat, du préfet, des policiers" ! (2)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

C'est que la situation devient explosive pour le gouvernement. Un article du Figaro titre : "Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais?"

 

Selon Le Figaro aujourd'hui, "aucun policier national n'était présent à l'entrée de la zone piétonne de la promenade des Anglais. Les voitures de police stationnées sur place rendaient possible le franchissement de la Prom', contrairement à ce qu'avait assuré Bernard Cazeneuve. ... Quelques jours après l'attentat de Nice qui a fait 84 morts, les soupçons sur les failles de sécurité s'accumulent." (3)

 

Hier soir, le quotidien Libération a publié une enquête :

 

"Contrairement à ce qu’a affirmé le ministère de l’Intérieur, l’entrée du périmètre piéton de la promenade des Anglais n’était pas protégée par la police nationale le 14 juillet au soir. Ce manque de transparence entame la confiance dans l’exécutif." (4)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Selon cette enquête de Libération, aucun policier national n'était présent à l'entrée du périmètre de sécurité au moment où le terroriste Mohammed Lahouaiej-Bouhlel a foncé dans la foule au volant d'un camion de 19 tonnes. L'information est d'autant plus polémique qu'elle contredit la déclarations du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la préfecture des Alpes-Maritimes, selon laquelle la police Nationale sécurisait l'accès au lieu du drame.

 

On peut en effet se demander comment un soir de 14 juillet un camion a pu emprunter la voie d'accès de la Promenage des Anglais et y rouler ? Est-ce "complotiste" de se poser la question?

 

Sur Christ-Roi, nous nous félicitions de voir enfin la grande presse faire son travail. Se pourrait-il qu'une partie de l'élite oligarchique se coupe de l'autre pour rejoindre le peuple ? Un autre article de Libération explique en effet :

 

"Ce qui nous interroge, ce sont les arrangements avec la réalité, l’absence de transparence et donc de responsabilité des services de l’Etat. Ne rien cacher des erreurs commises, pour ne plus les commettre à nouveau, est un devoir. Et une nécessité démocratique : mettre un couvercle sur ce qui s’est passé à Nice - pour ne pas dire cacher - n’est guère rassurant. Cela génère fantasmes, rumeurs et théories du complot." (5)

 

Disant avoir reccueilli de nombreux témoignages, le quotidien, photographies à l'appui prises avant le drame, montre que seuls deux agents municipaux étaient présents à l'entrée de la promenade des Anglais, placés au milieu de la chaussée derrière deux barrières de sécurité. Revêtus d'un gilet jaune, en charge d'assurer la déviation de la circulation et un contrôle visuel, ils sont postés au milieu de nombreuses voitures. Une source proche du dossier précise que leur véhicule était stationné à proximité dans le sens longitudinal, permettant à Mohamed Lahouaiej Bouhlel de s'engouffrer dans la Prom'. Aucune trace d'effectifs de la police nationale dans ce périmètre, tous ayant été «relevés aux alentours de 20h30 par leurs collègues municipaux», poursuit Libération. En fait, ils ont été relevés à 21 heures. Aucune voiture de police nationale n'est donc plus présente à l'entrée du point d'accès Gambetta, explique Le Figaro.

 

Ainsi, suite à ce genre d'articles et d'enquête, Libération n'a pas tardé à être assimilé à un journal "complotiste" par Bernard Cazeneuve, qui, "piqué au vif, dans la nuit de mercredi à jeudi", "a fait un communiqué pour «s' indigner des contre-vérités» de Libération".

 

Bernard Cazeneuve accuse Libération de complotisme (Le Figaro, Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais, 21.07.2016)

Bernard Cazeneuve accuse Libération de complotisme (Le Figaro, Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais, 21.07.2016)

A l'accusation de "complotisme", Libération a publié une réponse:

 

"Un communiqué de près d’une page et demie envoyé à 1 heure du matin, des accusations de «contre-vérités» interrogeant la «déontologie» de notre travail, qui emprunterait, d’ailleurs, «aux ressorts du complotisme». … Pourtant, sur le fond du dossier, Bernard Cazeneuve et la préfecture des Alpes-Maritimes confirment intégralement nos informations. Et donc, par ricochet, leur propre manque de transparence.

 

... A 22 heures, au «point d’entrée du camion» sur la zone piétonne, au niveau de l’intersection avec le boulevard Gambetta, seuls deux policiers municipaux sont présents et ne sont pas «en renfort» des équipages de la police nationale, qui ont été relevés plus d’une heure auparavant.

 

Concernant le positionnement «de véhicules bloquant l’accès à la chaussée», c’est faux également. Au niveau du premier barriérage tenu par la police municipale, la fin de la circulation automobile est délimitée par des barrières métalliques et des plots rectangulaires. Seul un véhicule municipal est positionné sur la chaussée, insuffisant pour fermer l’accès. 400 mètres plus loin, là où sont positionnés les premiers effectifs de la police nationale, leurs véhicules ne bloquent pas non plus la chaussée. Ils sont en réalité garés sur le bas-côté, «permettant l’accès des piétons», comme le note le ministre de l’Intérieur dans son communiqué nocturne.

 

Le 16 juillet toujours, sur le perron de l’Elysée à l’issue d’un Conseil de défense restreint, Bernard Cazeneuve assure d’abord que la «police nationale était présente et très présente sur la promenade des Anglais». Libération n’a pas contesté ce point, citant les effectifs tout au long de la soirée (85 policiers nationaux à 19 heures, 89 à 20 heures, 92 à 21 heures et 64 entre 22 heures et 23 heures). Puis, le ministre de l’Intérieur évoque le «franchissement du barrage par le camion» et assure que «des véhicules de police rendaient impossible le franchissement de la promenade des Anglais. C’est par les trottoirs et de façon très violente que ce camion a réussi à pénétrer».

 

A quoi le ministre de l’Intérieur fait-il allusion ? Ce barrage, contourné par le trottoir, est celui de Gambetta, là où le camion pénètre dans la zone piétonne. Puis, Cazeneuve décrit des véhicules de police disposés en travers de la chaussée, rendant même «impossible» le passage du camion. Le ministre commet la même erreur que la préfecture, comme nous l’expliquions ci-dessus. (6)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Alors que la responsabilité du ministère de l'Intérieur dans la sécurisation de la promenade des Anglais à Nice est interrogée par Libération, l'opposition réclame une enquête indépendante pour faire la lumière sur la gestion du gouvernement. (7)

 

. Attentats : les Niçois, premiers à réagir par une vive colère à la responsabilité du gouvernement

Sources

 

(1) Attentat de Nice : quand la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images, Le Figaro, Par Eugénie Bastié , Paule Gonzales Mis à jour le 21/07/2016 à 18:14 Publié le 21/07/2016 à 17:28

(2) Nice: Valls juge «insupportable» la remise en cause de l'Etat, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 21/07/2016 à 16:44 Publié le 21/07/2016 à 16:42

(3) Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais?, Le Figaro, Par 5 auteursMis à jour le 21/07/2016 à 17:24 Publié le 21/07/2016 à 00:17

(4) Sécurité à Nice. 370 mètres de questions, Libération, Par Grégoire Biseau , Sylvain Mouillard, (à Nice) , Willy Le Devin et Ismaël Halissat, (à Nice) — 20 juillet 2016 à 21:21

(5) Sécurité à Nice : Bernard Cazeneuve devra s'expliquer, Libération, Par Johan Hufnagel — 20 juillet 2016 à 21:21

(6) Attentat de Nice : la réponse de «Libération» à Bernard Cazeneuve, Libération, Par Sylvain Mouillard, à Nice , Willy Le Devin et Ismaël Halissat, à Nice — 21 juillet 2016 à 12:06 (mis à jour à 12:58)

(7) Nice : la droite réclame une enquête, Le Figaro, Par Marc de Boni Mis à jour le 21/07/2016 à 17:26 Publié le 21/07/2016 à 09:53

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