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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 22:48

Mis à jour le 25.07.2016, 09:35

 

Un camion a foncé sur la foule rassemblée pour le feu d'artifice ce jeudi soir, peu après 22h30, fait savoir Nice Matin. La préfecture des Alpes-Maritimes évoque un attentat, demande aux habitants de rester cloîtrés.

 

«Les gens courent, c'est la panique. Il est monté sur la Prom et il a foncé sur tout le monde» explique notre collègue. «Il y a du monde en sang, sans doute plein de blessés», explique l'un des journalistes du quotidien, présent sur place.

 

La plus grande confusion règne sur la promenades des Anglais. (1)

 

La maire de Nice a évoqué sur Twitter des dizaines de victimes. (2)

 

Sur Twitter, Christian Estrosi évoque "des dizaines de morts". Le Monde parle aussi de plusieurs tués. France Info "de nombreuses victimes". (3)

 

Des coups de feu auraient été échangés, selon Bfm-Tv.

 

I-Télé annonce "une soixantaine de morts", dans la nuit à 00:30 (Parquet de Nice). Le Raid est sur place. Une cellule ministérielle de crise est activée Place Beauveau (Elysée).

 

Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts. 18 blessés en "urgence absolue", "une cinquantaine de blessés légers", 120 autres personnes choquées ou prises en charge par les secours. Le chauffeur du camion aurait tiré avec un pistolet avant d'être abattu.

 

15.07.2016  à 01:59 Les partisans de l'Etat islamique célèbrent l'attaque de Nice sur Twitter

Sur Twitter, des comptes qui se réclament de l'Etat islamique célèbrent l'attaque de Nice.

 

L'organisation terroriste ne s'est pas officiellement exprimée sur l'attentat.

 

à 02:16 Obama condamne "ce qui semble être une horrible attaque terroriste"
 

Le président des États-Unis exprime toute sa solidarité avec la France, "notre plus vieil allié".

 

Dans un communiqué diffusé par la Maison Blanche, Barack Obama "condamne ce qui semble être une horrible attaque terroriste" et se dit prêt à collaborer avec les enquêteurs français pour "amener les responsables devant la justice". "En ce 14 juillet, nous nous rappelons des valeurs démocratiques qui ont fait de la France une inspiration pour le monde entier (...) Nos pensées et nos prières vont au familles et aux proches des victimes", écrit-il encore. 

 

à 04:00 La piste terroriste est privilégiée. Le choix du mode opératoire et de cette date hautement symbolique évoquent les consignes de groupes djihadistes comme al-Qaida ou l'organisation État islamique. Dans un message audio diffusé en 2014, le porte-parole officiel de Daech, Abou Mohammed al-Adnani, encourageait ceux qu'il nomme "les soldats du califat" à utiliser n'importe quelle arme disponible. À l'image du djihadiste de l'État islamique, Larossi Aballa, qui a assassiné avec un couteau le 13 juin un policier et sa femme à leur domicile dans la région parisienne. "Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle", leur disait-il, "débrouillez-vous (...) renversez-les avec votre voiture."

Extrait Le Figaro du message audio diffusé en 2014 par le porte-parole officiel de Daech, Abou Mohammed al-Adnani, in Le Figaro, EN DIRECT - Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts, Par 4 auteursMis à jour le 15/07/2016 à 10:24 Publié le 14/07/2016 à 23:38

Extrait Le Figaro du message audio diffusé en 2014 par le porte-parole officiel de Daech, Abou Mohammed al-Adnani, in Le Figaro, EN DIRECT - Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts, Par 4 auteursMis à jour le 15/07/2016 à 10:24 Publié le 14/07/2016 à 23:38

« C’est seulement maintenant que les services secrets occidentaux commencent à prendre au sérieux les menaces de Abu Muhamad al Adnani, contenues dans un communiqué en plusieurs langues diffusé le 21 septembre 2014 par le quotidien online The Long War Journal.

 

Nous conquerrons Rome, nous briserons ses croix, nous ferons de ses femmes des esclaves avec la permission d’Allah, le très-Haut”, a déclaré à ses adeptes le porte-voix de “l’Etat islamique”, qui n’a pas simplement répété qu’il fallait exterminer les “infidèles”, où qu’ils se trouvent, mais leur a indiqué également les modalités : « Placez de l’explosif sur leurs routes. Attaquez leurs bases, faites irruption dans leurs maisons. Tranchez-leur la tête. Qu’ils ne se sentent en sécurité nulle part ! Si vous ne pouvez trouver de l’explosif ou des munitions, isolez les Américains infidèles, les Français infidèles ou n’importe lequel de leurs alliés : brisez-leur le crâne à coups de pierre, tuez-les à coup de couteau, renversez-les avec vos voitures, jetez-les dans le vide, étouffez-les ou empoisonnez-les.” » (4)

 

Lire : L'Etat islamique appelle à la guerre contre la Russie et les USA pour leur "guerre de croisade"

 

"L’islam radical a donc choisi son jour : la fête nationale qui marque l’anniversaire des premiers actes d’une autre Terreur, plus ouvertement anti-catholique mais apparentée à celle que subit la France aujourd’hui dans sa haine du Christ et de ce qu’Il représente. Ce seul fait devrait faire comprendre que la « laïcité » maçonnique et républicaine, héritière de la Terreur, n’est pas apte à protéger la France de ce type d’ennemis. Pas plus qu’un « nationalisme » rejetant la transcendance et la vérité. Ceux qui rejettent Dieu de la sphère publique ne doivent pas s’étonner de voir de faux dieux prendre sa place, puisqu’ils sont eux-mêmes idolâtres.

 

(...)

 

Le massacre de Nice est venu apporter un démenti cinglant aux assurances lénifiantes du pouvoir. Narguant François Hollande, qui venait d’affirmer à l’occasion de son discours du 14 juillet la levée de l’état d’urgence, puisque tout allait tellement mieux, le fou d’Allah a prouvé qu’un tueur de masse peut passer entre les filets de la police, état d’urgence ou non. Hollande est discrédité, mais s’accroche à son poste.

 

(...)

 

il est sûr qu’en érigeant la dépravation des mœurs en principe de gouvernement et d’éducation, l’Occident maçonnique ne se donne pas les moyens de résister.

 

Alors, que faire ?

 

(… ) Les attentats visent les chrétiens, la réponse doit être chrétienne

 

Si l’Europe est chrétienne, si ses racines sont chrétiennes, c’est là qu’elle doit puiser la réponse à une terreur politico-religieuse sous peine d’être brûlée comme un arbre sec.

 

Les armes du chrétien sont d’accès immédiat et gratuit, à la portée de chacun. Elles se nomment prière, pénitence et abandon à Dieu, et ce sont des armes de reconstruction massive, ou encore des munitions indispensables dans un combat qui ne saurait rester horizontal. Notre Dame de Fatima disait la force du chapelet. On sait le rôle du Rosaire à la bataille de Lépante…

 

Prière et pénitence pour le pays, prière et pénitence pour le repos de l’âme des victimes, pour leurs proches aujourd’hui dans une peine indicible : seule une France à genoux peut espérer sortir de l’horreur où la haine de Dieu l’enfonce.

 

(Extrait d'un article d'Anne Dolhein pour Reinformation.Tv)

 

à 05:08 Le chauffeur du camion aurait tiré avec un pistolet avant d'être abattu.

 

À 05:38 La Grande mosquée de Paris exprime sa "consternation". Dans un communiqué signé de son recteur Dalil Boubakeur, la Grande mosquée de Paris a exprimé "son immense émotion et sa consternation", a "condamné fermement cet odieux et horrible attentat criminel de masse."

 

à 09:15

TEMOIGNAGES - "Il y avait des enfants, ça se piétinait..."

Marie, 37 ans, est agent de sécurité à la Villa Masséna: "On a vu des centaines de personnes se précipiter pour rentrer se mettre à l'abri". "Il y avait des enfants, ça se piétinait...", raconte-t-elle à l'AFP; "Ce qui m'a le plus choquée, c'est de voir des gens filmer tout ca. Il y avait un jeune qui filmait un blessé à terre quasiment en train de mourir...", raconte-t-elle encore.

 

"Il régnait une grande confusion. Je ne me souviens pas d'avoir vu le camion avancer", a témoigné sur l'Australian Broadcasting Corporation Emily Watkins, une Australienne présente à quelques dizaines de mètres de l'attaque. "On entendait beaucoup de cris venant de l'endroit où était le camion, les gens couraient vers nous et sans vraiment savoir ce qu'il se passait, on s'est retournés et on s'est mis à courir aussi", a-t-elle poursuivi. "En courant, on a entendu ce que j'ai pris à ce moment-là pour des feux d'artifice ou des pétards", a-t-elle aussi ajouté: "Les gens trébuchaient, essayaient de rentrer dans le hôtels, les restaurants, les parkings, partout où ils pouvaient éviter d'être dans la rue.

 

Le chef de l'État s'est exprimé un peu avant 4 heures du matin.

 

"La France a été frappée le 14 juillet, symbole de la liberté".

 

Le président François Hollande a confirmé le caractère "terroriste" de l'attaque.

à 04:04
 

VIDÉO - Hollande : le caractère «terroriste» de l'attaque ne peut être nié (5)

 

"C'est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste. ... Nous devons tout faire pour (...) lutter contre le fléau du terrorisme. (...) Rien ne nous fera céder dans notre volonté de lutter contre le terrorisme et nous allons encore renforcer nos actions en Syrie comme en Irak. Nous continuerons à frapper ceux qui justement nous attaquent sur notre propre sol, dans leurs repaires. Je l'ai annoncé hier matin", a indiqué le président depuis l'Élysée. (6)

 

 

Alors que le Conseil de défense, réuni par François Hollande, a débuté peu après 9h, l'amateurisme du gouvernement agace les politiques.

 

Le 14 juillet, François Hollande annonçait l'arrêt de l'état d'urgence, le 15 il annonçait sa prolongation, on devait réduire l'opération Sentinelle, on va l'augmenter: les déclarations contradictoires de François Hollande montre un amateurisme affligeant dans la gestion des attentats islamistes depuis janvier 2015.

Les réactions des politiques montrent leur agacement.

 

L'appel à l'"unité nationale" par le gouvernement ne fait plus recette. Des comptes sont demandés au gouvernement.

 

Marine Le Pen demande des "mesures détaillées"

 

"La guerre contre le fléau du fondamentalisme islamiste n'a pas commencé, il est urgent maintenant de la déclarer", a déploré Marine Le Pen dans un communiqué. "A la sidération et la compassion doivent désormais s'ajouter l'action, les nécessaires mesures de prévention et de répression, et la détermination la plus totale à éradiquer le fléau du fondamentalisme islamiste", a-t-elle ajouté.

 

Le président des "républicains" Nicolas Sarkozy a publié un communiqué dans lequel il dénonce "une menace qui se renouvelle sans cesse": "Face à la barbarie terroriste, (…) il est indispensable de prolonger l'état d'urgence et de l'utiliser pleinement pour assurer la sécurité et la protection des Français. Nous sommes dans une guerre qui va durer, avec une menace qui se renouvelle sans cesse . … Plus rien ne peut être comme avant." (7)

 

Pas d'unité nationale dans la classe politique

 

Plusieurs responsables politiques de droite ont regretté ce vendredi l'impuissance de l'exécutif face au terrorisme, qui a frappé jeudi la ville de Nice. À gauche, EELV rejette toute prolongation de l'état d'urgence.

 

"Si tous les moyens avaient été pris", l'attentat "n'aurait pas eu lieu", a déclaré ce vendredi Alain Juppé sur RTL. Le candidat à la primaire à droite a de nouveau plaidé pour une meilleure coordination des services de renseignement. L'évolution sémantique est notable. Après les attentats du 13 novembre, le maire de Bordeaux avait appelé au "soutien à ceux qui aujourd'hui dirigent les affaires de la France, c'est-à-dire le président de la République et le gouvernement."

 

Répétitions d'actes terroristes dans l'Hexagone, échéances électorales... La droite ne souhaite plus se ranger derrière François Hollande, comme après les attaques de 2015. En témoignent les réactions du député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti et du président de la région Paca Christian Estrosi.

 

L'exécutif ne "regarde pas la réalité en face"

 

Les deux membres des Républicains ont critiqué l'annonce par François Hollande de la levée de l'état d'urgence, qui sera finalement prolongé de trois mois. "Quand on est en guerre, on protège le territoire national, a abondé François Fillon sur Europe 1. Hier, on voulait arrêter l'état d'urgence, on se demande pourquoi et quels sont les éléments qui auraient pu expliquer son arrêt."

 

Président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015, le député Les Républicains Georges Fenech s'en prend lui aussi à l'exécutif. S'il balaie d'un revers de main la question de l'état d'urgence - "Il ne règle rien"-, le député dénonce "l'impuissance" du pouvoir face à la menace djihadiste. "On a un exécutif qui s'arc-boute sur des certitudes qui n'en sont pas, qui ne veut pas regarder une autre réalité en face", a-t-il déploré. Le rapport de la commission d'enquête prône en effet la refonte des services de renseignement ainsi que le durcissement de l'arsenal juridique pour les personnes condamnées pour terrorisme.

 

De son côté, le député LR Eric Woerth a fustigé sur Twitter "les mêmes mots et les mêmes réunions de crises" après l'attaque.

 

Si l'unité nationale n'a plus cours à droite, des fissures apparaissent aussi à gauche de l'échiquier politique. Le secrétaire national d'EELV, David Corman, a assuré que les députés écologistes ne devraient sûrement pas voter la prolongation de l'état d'urgence demandée par le chef de l'Etat. "Un état d'urgence pérenne met en danger ce qui est extrêmement précieux: nos libertés fondamentales. Celles et ceux qui commettent, commanditent ce type d'attentats s'attaquent également à ces grandes valeurs qui font notre République", a-t-il fait valoir. (8)

 

à 10:26

Des dizaines d'enfants hospitalisés

Selon Nice-Matin, 54 enfants ont été admis à l'hôpital Lenval depuis jeudi soir.

 

à 12:37

Nicolas Dupont-Aignan demande des mesures fortes

Le président de Debout La France a réclamé la mise en place de mesures urgentes : «C'est une guerre totale. Il faut prendre une batterie de mesures beaucoup plus fortes que j'ai déjà proposées à maintes reprises. Pour gagner cette guerre, nous avons besoin de moyens considérables mais la France ne se les donne pas. La contradiction de ce gouvernement est qu'il reconnaît l'intensité de la menace mais il ne décide pas de mettre en place les protections. Qu'est-ce qu'on attend ? J'ai l'impression que l'on prend les Français pour des imbéciles. Il faut prévoir l'arrestation préventive des individus fichés S les plus dangereux, mettre en place un cour de sûreté de l'Etat pour des procédures judiciaires accélérées... Nous n'avons pas les moyens de gagner cette guerre totale aujourd'hui. »

 

Marine Le Pen demande des actes

 

à 12:19

Marine Le Pen: "Ça commence à bien faire"

 

La présidente du Front national, qui se dit «très en colère» après l'attentat de Nice, a confié au Figaro.fr : « Rien de ce que nous avons proposé n'a été mis en oeuvre. Compte tenu de la nouvelle nature du terrorisme, qui est maintenant un terrorisme d'opportunité, c'est-à-dire sans structure hiérarchique, l'urgence est de s'attaquer à l'idéologie sur lequel se fonde ce terrorisme. Et dans ce domaine-là, rien n'a été fait, absolument rien : ni rétablissement de la double peine, ni déchéance de la nationalité, ni fermeture des mosquées salafistes, ni dissolution de l'UOIF, ni interdictions de certaines organisations. En vérité, nous ne sommes pas en guerre. Pour l'instant, nous sommes en guerre des mots. C'est de la communication. Le deuil national finira comme l'Etat d'urgence en deuil national permanent. » Marine Le Pen accuse le gouvernement de "ne pas vouloir mener le combat" contre le fondamentalisme islamiste. "Maintenant, ça commence à bien faire ! a-t-elle ajouté avec force, il faut des actes !" (9)

 

Georges Fenech, député Les Républicains, Président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015 dénonce une "tragédie prévisible". Tels ont été les premiers mots, sur Twitter, de Georges Fenech. Il regrette de ne pas avoir été écouté par le gouvernement. (10)

 

Georges Fenech dénonce ""l'irresponsabilité générale de la classe politique et des hauts fonctionnaires"

 

Ce matin sur RMC, vers 12h10 Georges Fenech (à partir de 08:30 dans le Podcast) a eu des mots très forts en dénonçant "l'irresponsabilité générale de la classe politique et des hauts fonctionnaires" et a demandé "des comptes" à Bernard Cazeneuve :

 

"La compassion, les cérémonies il faut les faire, il faut respecter cette période de deuil, mais il y a un moment où il faut se décider à agir. Il ne s'agit pas de 'polémiques inutiles' comme le dit souvent Bernard Cazeneuve, il s'agit d'une critique constructive de la part du Parlement et de la Commission d'enquête, qui a mis sur la tête un travail considérable que nous avons fait depuis cinq mois (11). Nous avons quarante propositions qui ne sont pas à l'eau tiède. Nous avons rencontré Bernard Cazeneuve lors d'un petit déjeuner cette semaine, qui malheureusement ne considère pas nos propositions comme réalistes et faisables. Donc, nous, nous avons décidé de continuer ce combat que nous menons, parce que nous pensobns que nous sommes face à un raz de marée aujourd'hui. Il faut quand même rappeler qu'il y a 13.000 individus qui sont fichés radicalisés, qu'il y a 2.000 ressortissants français qui sont actuellement sur des théâtres d'opérations extérieures et qui vont revenir tôt ou tard. Il faut savoir ce que l'on veut. Ou bien on continue à se faire massacrer par n'importe quel condamné de droit commun, radicalisé ou autre, ou bien on se donne vraiment les moyens d'empêcher ces passages à l'acte. C'est le but de nos propositions.

 

(...) On a aujourd'hui dans notre pays une politique et pénale et sécuritaire et de renseignement qui n'est plus adaptée à des menaces nouvelles. On a voté une loi importante de renseignement. Ce que je constate c'est qu'une partie de cette loi - le renseignement pénitentaire, là où se fait la radicalisation en prison - pour l'instant ne fonctionne pas. C'est ce que nous a dit le Garde des Sceaux lorsque nous l'avons auditionné, et qu'il le regrettait amèrement, et qu'il entendait bien y remédier.

 

(...) C'est ce que je suis en train de vous dire. Maintenant les Français n'accepteront plus de se faire massacrer comme cela, n'accepteront plus l'irresponsabilité générale de la classe politique et des hauts fonctionnaires, que depuis l'affaire de Charlie Hebdo, pas un seul politique, pas un seul responsable politique de services n'a eu de comptes à rendre,  Bernard Cazeneuve doit rendre des comptes. Cela fait quand même 230 morts depuis le mois de janvier. Les réponses que nous avons, c'est à peu près à chaque fois la même chose, état d'urgence, forces Sentinelle, les frappes qu'on va augmenter. On voit le résultat. Il faut maintenir l'état d'urgence, mais il faut agir autrement et beaucoup plus fortement." (12)

 

Dans l'après-midi nous apprenons dans Le Figaro à 15h45 que François Hollande réitère son immanquable appel à l'unité (13) comme il le fit au lendemain des attentats de janvier 2015 ou du Bataclan en novembre 2015, pour mieux se soustraire à sa responsabilité gouvernementale et pour lequel, semble-t-il, il ne trouvera pas cette fois l'appui de l'ensemble de la classe politique.

Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

François Hollande, champion de la division, président d'une république absolue, c'est l'histoire du pompier pyromane qui fait tout pour mettre le feu (diviser les Français) et se présente ensuite en sauveur et appelle à la "cohésion" et à l'"unité nationale". (14)

 

Qui cherche à diviser le pays ?

 

On peut logiquement lui demander qui cherche à diviser le pays ? Les français qui conserve une dignité remarquable face à ces attentats et que les élites politiques assimilent à l'"extrême droite" lorsqu'ils expriment leur désarroi face à ces vague incessantes d'attentats ou les islamistes ?

 

Depuis les attentats de janvier 2015, novembre 2015, et celui de Nice, le rapport de Terra Nova prônant le communautarisme, la division des Français entre le vote ouvriers, les retraités, les votants d'origine immigrés, le "Mariage" dit pour tous, puis la "Loi Travail", François Hollande, champion de la division, n'a pas cessé de casser la cohésion du peuple en stigmatisant les récalcitrants, les traitant d' "ultra-droite", et il ose appeller les Français à la cohésion. Inadmissible.

Attentat lors du feu d'artitice du 14 juillet à Nice

Deux jours après la course sanglante de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’Etat islamique a revendiqué l’attaque qui a coûté la vie à 84 personnes le soir du 14 juillet à Nice. Le conducteur du camion « semble s’être radicalisé très rapidement » a déclaré Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, évoquant « un attentat d’un type nouveau ».

 

L’EI a revendiqué l’attentat

 

Le « soldat » Mohamed Lahouaiej Bouhlel « a mené l’opération en réponse aux appels à viser les ressortissants des pays de la coalition ». C’est ainsi que l’Etat islamique a revendiqué l’attentat, samedi, dans un communiqué diffusé sur les ondes de sa radio Al-Bayan.  (15)

 

L'auteur de l'attentat est un tunisien qui avait un titre de séjour obtenu le 15 juillet 2015 auprès de la police française. (16)

 

D'après le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le Tunisien "semble s'être radicalisé très rapidement". Il s'agit d'"un attentat d'un type nouveau" commis par "des individus sensibles au message de Daech (qui) s'engagent dans des actions extrêmement violentes sans nécessairement avoir participé aux combats, sans nécessairement avoir été entraînés", a indiqué le ministre. (17)

Sources

 

(1) Attentat sur la promenade des Anglais à Nice, Par lefigaro.fr Publié le 14/07/2016 à 23:26

(2) Attentat à Nice: la préfecture demande aux habitants de rester cloîtrés, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 14/07/2016 à 23:33 Publié le 14/07/2016 à 23:14

(3) Attentat à Nice : des "dizaines de morts" (Estrosi), un 14 juillet 2016 marqué par la peur sur la Promenade des Anglais, L'Internaute, La Rédaction (La Rédaction), Mis à jour le 14/07/16 23:50

(4) Attentat islamiste de Nice : que faire ?, Reinformation.Tv, 15 juillet 2016 16 h 35 min·

(5) Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts, Le Figaro, Par 4 auteursMis à jour le 15/07/2016 à 09:33 Publié le 14/07/2016 à 23:38

(6) Ce que l'on sait sur l'attentat de Nice, Par Anne-Laure Frémont , AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 15/07/2016 à 09:56 Publié le 15/07/2016 à 06:15

(7) EN DIRECT. Attentat de Nice: 84 morts, au moins cinquante enfants hospitalisés, Par LEXPRESS.fr , publié le 15/07/2016 à 00:08 , mis à jour à 12:44

(8) Attentat de Nice: dans la classe politique, pas de place pour l'unité nationale, Par LEXPRESS.fr , publié le 15/07/2016 à 12:34 , mis à jour à 12:35

(9) EN DIRECT - Attentat de Nice : François Hollande est arrivé à Nice, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 13:42 Publié le 15/07/2016 à 09

(10) Nice : une «tragédie prévisible» pour le président de la commission d'enquête sur les attentats, Par Le Scan politique Mis à jour le 15/07/2016 à 11:35 Publié le 15/07/2016 à 10:53

(11) Le rapport de la commission d'enquête Fenech est disponible en lecture libre sur le site Theatrum Belli.

(12) RMC : 15/07 - Les Grandes Gueules : Edition spéciale sur l'attentat à Nice - 12h-13h

(13) Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

(14) Attentat de Nice : Hollande lance un appel à la "cohésion", Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 16/07/2016 à 15:23 Publié le 16/07/2016 à 13:45

(15) Attentat de Nice : ce que l’on sait, deux jours après, LE MONDE | 16.07.2016 à 11h13 • Mis à jour le 17.07.2016 à 13h04

(16) Qui était Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice ?, Libération, Par Stéphanie Harounyan, envoyée spéciale à Nice et Sylvain Mouillard, envoyé spécial à Nice — 16 juillet 2016 à 20:23

(17) Attentat de Nice : le parcours chaotique de Lahouaiej-Bouhlel, France 24, Dernière modification : 17/07/2016

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