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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 16:24

Le nationaliste F. Rouanet, dont nous relayons parfois quelques-unes de ses videos intéressantes avec Philippe Ploncard d'Assac sur le mondialisme, nous adresse sa dernière vidéo "L'unité doctrinale contre les faux amis", tirée d'un discours qu'il a donné le 7 décembre 2013 à Lyon, à l'occasion du "XVIe Forum de la Nation". Il présente les "faux amis" des nationalistes, dont "le royalisme".

Nous faisons une réponse ci-dessous.  

 

 

 

 

Publiée le 21 déc. 2013

 

F. Rouanet évoque tout à tour :

 

- L'illuminati prussien Anacharsis Cloots, qui fut fait "citoyen de la république" dite "française" le 26 août 1792.

En février 1792, ce régicide publia un livre : "La République universelle"... Tout un programme !

Comme la plupart des frères trois points esclavagistes du XVIIIe siècle (Cf. Voyez notamment concernant le port esclavagiste de Bordeaux où la plupart des francs-maçons étaient négriers :  Hugh Thomas, La Traite des Noirs 1440-1870, Bouquins Robert Laffont, Lonrai 2006, p. 309), Anacharsis Cloots défendit le statu quo esclavagiste et ségrégationniste dans les colonies en 1791... Il sera brièvement président du Club maçonnique des Jacobins fin 1793. Le "processus de violence cumulative" de la Révolution, décrit par Patrice Gueniffey dans "La Politique de la Terreur" devait l'emporter dans son tourbillon, le 24 mars 1794.

 

- De Gaulle et le gaullisme qui s'est allié avec les communistes, les francs-maçons et l'impérialisme anglo-saxon pour organiser sa Ve république. (La franc-maçonnerie avait été abolie par le Maréchal Pétain en 1940. Cf sur ce sujet: "Etude critique de la loi contre la F.M. du 13 août 1940" in Léon de PONCINS, La Franc-maçonnerie d'après ses documents secrets.)

De Gaulle a pourchassé les nationalistes Pierre Sidos, Jean Haupt, Jacques Ploncard d'Assac.

 

Charles VI de France représenté par le maître de Boucicaut en 1412- Le royalisme. F. Rouanet explique que dans la doctrine du nationalisme, "les principes priment sur les princes". C'est juste, mais de quels principes parlons-nous ? Certainement pas ceux de la monarchie traditionnelle française, gouvernement par autorité plutôt que gouvernement par opinion, fusse-t-elle celle des "nationalistes".

 

Si un prince n'a pas les principes du nationalisme, "s'il n'est pas compatible, c'est à la porte", explique F. Rouanet.

 

Questions : qui définit les limites de la compatibilité et de la non-compatibilité ? Ces limites ne sont-elles pas déjà définies dans les lois fondamentales du Royaume, valables tout de même de 496 à 1792 ? Pour quelles raisons des hommes prétendraient-ils aujourd'hui (re)faire ce qui a fonctionné pendant treize siècles, et (re)faire ce que Dieu a établi en 496 au baptême de Clovis comme l'alliance du trône et de l'autel, deux pouvoirs temporel et spirituel distincts mais alliés en vue de réaliser le Bien commun ? N'y a-t-il pas là une sorte d'orgueil ?


Sur Christ-Roi, c'est l'occasion de préciser à nos lecteurs ce en quoi les royalistes se différencient des nationalistes au sujet des "principes" portés par ces derniers. Nous pensons que même si un prince est mauvais, même si par exemple un Charles VI le Fou (1380-1422) trahit la France (prenons l'exemple extrême et unique dans l'histoire royale - à comparer avec les nombreuses trahisons réalisées sous les présidents de la république en 1992, 2005, 2013... - la signature du désastreux traité de Troyes en 1420 qui offrit la Couronne de France aux Anglais en déshéritant le dauphin Charles VII au profit du prince anglais Henri V), la qualité des principes monarchiques traditionnels (lois fondamentales du royaume et notamment le principe d'indisponibilité de la Couronne qui interdit toute "succession" illégitime) l'emportent sur les princes, fussent-ils mauvais, la qualité des institutions (les principes politiques traditionnels inclus dans la doctrine politique légitimiste) l'emportent toujours et nous préservent l'avenir dès lors que des défenseurs de ces principes, comme Sainte Jeanne d'Arc, savent les rappeller et les tenir fermement.

Voilà ce en quoi nous différencions des nationalistes qui n'ayant pas (ou plus) les mêmes principes politiques que les nôtres, en sont à mettre leur espoir, non plus dans les mêmes principes que nous, mais dans d'autres principes, définis par un homme, dans un parti politique... La discussion est ouverte en commentaires.


Sur la critique "les princes se disent plus démocrates que les démocrates, le Prince Jean en premier" : nous ne parlerons pas ici pour les Orléans, mais s'agissant des Bourbons il va de soi que la "démocratie" qui peut parfois être, tactiquement défendue, parce que pratiquée sous l'Ancien Régime jusqu'à la Convocation des Etats généraux de 1789, est celle dont la désignation des "représentants" émanait réellement du peuple en ses corps constitués et non de la désignation oligarchique qui a suivi à partir de 1791. Parler de cette "démocratie"-là, une démocratie organique n'a rien d'outrageant, tout au contraire, c'est la seule qui défend le peuple avec le Roi à sa tête.


Sur la critique "une monarchie peut être libérale" : certainement pas la monarchie traditionnelle fondée sur le respect du droit divin et du Décalogue qui, par principes, s'oppose au libéralisme politique moderne des Lumières tendant progressivement à la négation du droit divin et de la loi naturelle divine (Décalogue) pour lui favoriser une autre légitimité politique fondée en l'homme ("souveraineté nationale", "souveraineté populaire", "volonté générale", principes faux, variables, incertains, destructeurs et totalitaires, qui conduisent à l'actuelle loi Taubira, constitutionnalisés par l'article 3 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789 "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation"), principes auxquels les nationalistes ne s'opposent finalement pas tant que ça, vu que pour eux, c'est l'opinion, c'est l'homme, bref c'est le parti qui définit les limites de la compatibilité à leurs principes, et non plus l'autorité des lois fondamentales (Cf. Manifeste Légitimiste).


Ce que n'ont toujours pas compris les "nationalistes", c'est que la nation ne se définit pas par ce qu'elle rejette. Les révolutionnaires de 1789 sont ceux qui ont inventé cette politique du rejet au travers de l'imaginaire du "complot aristocratique". L'ennemi était pour eux le "conspirateur", le "Brigand", le "terroriste", "l'ennemi de la Révolution". L'obsession de ce soit-disant "complot", les conduisit à la Terreur avec la mise en place d'"Argus", "Surveillants", "Dénonciateurs", "Sentinelles" et même "Aveugles clairvoyants" : telles étaient les publications qui se bousculaient sur les étalages des libraires de l'époque... (Cf. Patrice Gueniffey, "La Politique de la Terreur", Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée, p. 70.) La nation française c'est quand même bien plus que le rejet et la dénonciation !

Ce qui importe c'est non pas de dénoncer les "ennemis" ou les "faux amis" (vous l'avez compris, il s'agissait-là du passe-temps favori des "Patriotes" francs-maçons de 1789 qui ont inventé le "diviser pour régner"), mais de ne pas rentrer dans ce jeu-là,  système que l'on peut comparer à une machine, la "machine révolutionnaire" qui a toujours besoin d'un opposant, d'un "adversaire" pour avancer, d'un carburant (partis politiques fonctionnant sur la dénonciation des "ennemis", diabolisation-culpabilisation-victimisation, la haine dans la différence et la division, et un courant : le suffrage "universel"). Cf. "Principes du moteur de la Révolution".

Dérobez-vous, refusez le "débat", refusez purement et simplement leur théorie du gender au nom du Décalogue, et leur Révolution s'effondre.

 

- Le bonapartisme. F. Rouanet explique que "cet empire napoléonien, et cela a continué avec Napoléon III a exporté" la franc-maçonnerie. Ce qui est exact. Lire: "Napoléon était-il franc-maçon ?"

S'agissant de Napoléon III, il évoque les liens entre cet empereur et les Carbonari et la Haute-Vente, "qui est la plus haute maçonnerie italienne, la plus puissante, et qui a pris le relai des Illuminés de Bavière d'Adam Weishaupt".

 

- La "Nouvelle droite" dont le pape est Alain de Benoist, et l'européisme qui proclame un "nationalisme européen" alors qu'il n'y a pas de "nation Europe". C'est une posture universelle.

 

- Les "Patriotes", "une nébuleuse", "souvent gaulliste", "ils emploient ce terme parce qu'ils ont peur de ce terme de nationaliste". Ont donné les révolutionnaires de 1793 qui ont massacré les Vendéens.

En réalité, ces "Patriotes" étaient les agents conscients ou inconscients de la franc-maçonnerie. Ils le sont toujours.

 

- Les "nationaux", la même chose que les "Patriotes". Ca donne "Riposte laïque" et les "apéros saucissons pinards" contre lesquels sur Christ-Roi nous avions mis en garde en juin 2010 pour leurs liens avec les officines mondialistes maçonniques (comme "Pro Choix" de Fourrest ou le "B'Nai B'Rith Paris"..), et qui firent un bide complet.

 

 

 


. Le combat légitimiste. Gouvernement par autorité contre gouvernement par opinion

. Les deux types de "démocratie", le moderne et l'organique

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commentaires

du Berry 23/12/2013 09:43


"Si le royalisme ne convient pas à la doctrine Jeune Nation, c'est... à la porte !"


Avec quelle grâce les choses sont dites, et quel respect pour nos Rois ! Et surtout, quelle penséé de franc-maçons, qui fut d'ailleurs celle mise en oeuvre à la Révolution !


Pourquoi Florian Rouanet ne se fait-il pas directement initier ? Au moins cette confrérie serait en accord avec ses opinons, et l'acte déjà réalisé. Et mieux : pourquoi tente-t-il de changer les
choses en se disant nationaliste, si cela revient à adopter les idées qui ont fait que ces choses sont ce qu'elles sont ?


Encore un effort Florian, et vous comprendrez pourquoi les partis politiques et la République sont justement une impasse...