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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 14:15

Le Front National n’a pas récupéré Jeanne d'Arc. L’accusation est infondée. Surtout quand elle vient de ceux qui ont toujours estimé que ces célébrations étaient ringardes. On peut estimer que Jeanne d’Arc est un archaïsme dérisoire, mais sans enrager, en même temps, parce que certains se sont mis depuis longtemps sous sa bannière.

Le Pen a raison quand il dénonce l’amour nouveau, pour Jeanne, de ceux qui n’en avaient jamais parlé. Son FN s’est placé,naturellement depuis sa création, dans une tradition nationaliste, d’Extrême droite classique, d’exaltation de la libératrice du territoire d’une occupation étrangère, au nom de Dieu et du Roi. Une filiation traditionaliste, que certains membres du parti n’appréciaient, d'ailleurs, pas toujours.

Jeanne est soit une fille du peuple, avec un petit doute, imposant sa volonté aux puissants, soit une sainte inspirée, soit une  guerrière excitée. On a le choix, mais pas celui d'en faire la sainte patronne des tolérances du temps. La récupération de Nicolas Sarkozy, ce 6 décembre, a été incongrue, ridicule ou indécente. Surtout, elle faisait preuve d’une méconnaissance totale de l'histoire. Qui s'en étonnera d'un président (pourtant inspiré par le national-républicain Henri Guaino), qui tolère qu’on n’étudie plus Napoléon et Louis XIV à l'école; école où d'ailleurs on ne sait si le destin de la brûlée vive pour l’amour de la patrie est évoqué autrement que pour rigoler sur le nom de l’évêque Cauchon. En une époque où le porc n'est plus à la fête. Misère des temps de bêtise et d'obscurantisme!

Même si la restauration de Jeanne vient de Jules Michelet, un de ses historiens du XIXème de prédilection, la Gauche s’est, quant à elle, toujours méfiée de Jeanne. Venue du peuple, incontestablement. Mais trop catho et royaliste. Quant aux féministes, elles n’aiment pas trop qu’une femme ait écrit l’histoire avant  elles et sans leur consentement.

C'est l'Action Française qui a ré-veillé Jeanne d'Arc

C’est bien l'Action française qui, historiquement, a été la première formation, dans la famille politique des droites nationalistes, à mythifier le personnage de Jeanne d'Arc. L'origine? "L'affaire Thalamas", qui eut un retentissement national; en ces temps on se confrontait pour des idées et ce qu'on pensait de l'intérêt général. Elle a opposé, au début du XXe siècle, les Camelots du roi, mouvement de jeunesse de l'Action française, à Amédée Thalamas (1867-1953), professeur d'histoire qui professait, de façon provocatrice, son scepticisme quant aux idées "généralement admises sur le rôle historique de Jeanne d'Arc".


Aujourd'hui encore, l'Action Française célèbre, chaque deuxième dimanche de mai, Jeanne d'Arc, en défilant entre Saint-Augustin et la place des Pyramides, à Paris. Mais ce défilé est concurrencé par un autre, qui a lieu tous les 9 mai et réunit toutes les structures les plus radicales de l'Extrême droite: l'hommage à Sébastien Deyzieu, jeune militant qui chuta d'un toit le 7 mai 1994, après une course poursuite avec les forces de l'ordre lors d'une manifestation interdite par la préfecture de police. Depuis deux ans, son itinéraire reprend celui de l'Action française – ce sont deux manifestations différentes – et s'arrête devant la statue équestre de Jeanne d'Arc, face au Louvre. 

 

 Le Front National est habitué des défilé en l'honneur de Jeanne d'Arc. A partir de la fin des années 1970, il participe à celui de l'Action française. A cette époque, tout ce que la France comptait de partis politiques d'Extrême droite participait à ce défilé unitaire pour faire nombre.

 

Un personnage sur lequel gens d'esprit et de coeur n'ont cessé de s'interroger

 

Redevenue figure emblématique de l'histoire de France et sainte de l'Église catholique, Jeanne d'Arc est née vers 1412 à Domrémy. Elle est morte sur le bûcher, le 30 mai 1431 à Rouen. Elle a 19 ans. Un telle trajectoire, où se mêlent le mysticisme, le courage, l'intelligence, la pureté ne pouvaient susciter qu'une immense oeuvre (littéraire, historique, théâtrale, cinématographique) où se mêlent l'émerveillement, l'interrogation, la stupéfaction...

 

En 1412, à la naissance de la Vosgienne, à quelques lieues du Saint Empire romain-germanique, la France se démène avec la guerre de Cent Ans contre l'Angleterre. Le 25 octobre 1415, elle subit de lourdes pertes à la bataille d'Azincourt. La guerre s'achève, en 1420, avec la signature du traité de Troyes, qui impose le roi d'Angleterre comme successeur au roi de France, Charles VI, très malade. Le dauphin Charles gouverne toujours, néanmoins, la partie sud de la France.

Les rois d'Angleterre et de France meurent à quelques jours d'écart, en août et octobre 1422. Le fils d'Henri V est proclamé roi de France et d'Angleterre, à l'âge de dix mois; le duc de Bedford prend la régence de la France. Dernière ville au-dessus de la Loire encore fidèle à Charles VII, Orléans est assiégée par les Anglais, le 12 octobre 1428.

"J'avais treize ans quand j'eus une voix de Dieu pour m'aider à me bien conduire. La première fois, j'eus grand' peur", explique Jeanne, lors de son procès. "Deux ou trois fois par semaine, elle m'exhortait à partir pour la France." La voix lui dit également qu'elle ferait lever le siège d'Orléans.

Elle mène victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, levant le siège d'Orléans, conduisant le dauphin Charles au sacre à Reims, contribuant à inverser le cours de la guerre de Cent Ans. Capturée par les Bourguignons (mais oui président, rien n’est jamais simple) à Compiègne, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg, pour la somme de dix mille livres, et condamnée à être brûlée vive, en 1431, après un procès en hérésie. Car tout de même sur la vraie Jeanne les minutes du procès limitent la multiplication de thèses extravagantes sur la réalité de sa vie et de sa mort.

Entaché de nombreuses et importantes irrégularités, ce procès est cassé par le pape Calixte III, en 1456. Un second procès en réhabilitation conclut à son innocence et l'élève au rang de martyre. Elle est béatifiée en 1909 et canonisée en 1920. Elle est l'une des quatre saintes patronnes secondaires de la France..

Malmenée par Voltaire, qui ne voit en elle qu'une royaliste convaincue et n'a pas tort, Jeanne devient un symbole national au XIXème siècle. "Sainte laïque", pour l'historien républicain Jules Michelet, elle est la femme qui sait concilier amour de Dieu et de sa patrie, s'inscrit parfaitement dans le roman national, malgré la séparation de l'église et de l'Etat. Chantée par Charles Péguy, socialiste converti au catholicisme, elle est, en 1920, canonisée par l'Eglise et célébrée par l'Etat, qui instaure une fête nationale de Jeanne d'Arc, non fériée.

Oubliée puis marginalisée, pour cause de culte FN, la voilà à nouveau célébrée et choyée par des cyniques. Mais il est vrai que ce sont des spécialistes de bûchers, mais pas de leurs vanités. Se référer, avec impudeur, aux voix de Jeanne devrait, au bout du compte, leur en faire perdre…. C(o)auchon qui s'en dédie !

 

Source: http://metamag.fr/metamag-575-Jeanne-la-pucelle-outragee-L’histoire-de-Jeanne-merite-mieux-que-la-recuperation-politicienne.html

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 13:36
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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 08:33

La menace sur les Chrétiens d’Afrique vient d’un extrémisme islamique grandissant. Ailleurs et, en particulier au Proche-Orient, l’islamisme sert les intérêts occidentaux (NdCR. Nouvel-ordre-mondialistes sionistes plus exactement).

 

La Gauche trahit son combat anti-impérialiste

 

Dans les années 70, les Etats-Unis, menacés en Amérique latine par le communisme, s’appuyèrent, avec l’aide de la CIA, sur les militaires locaux pour imposer officieusement des dictatures militaires tropicales (Amérique centrale, Chili, Argentine, Bolivie). La Gauche française avait eu, à l’époque, le brio de le dénoncer.

Aujourd’hui, la même politique américaine de défense ou d’installation de pouvoirs forts, par l’intermédiaire d’un soutien indirect des services secrets américains aux mouvements islamistes (Al Quaida – La Base en arabe), est défendue au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie centrale par cette même Gauche française, au nom du dogme drôlement épuré du « démocratisme ». Le soutien aux Islamistes consiste, dans la plupart des « révolutions arabes », à privilégier et à appuyer une alliance avec les islamistes radicaux (Libye, Soudan du Nord, Syrie) ou à partager le pouvoir avec eux (Egypte), pour asseoir la domination américaine dans la région. La Gauche française, aveuglée par ses « nouveaux philosophes » sionistes (BHL), pâles continuateurs des Sartre ou Camus, ne voit rien, ou fait semblant de n’y rien comprendre.

Sur la Syrie, la présentation télévisuelle des événements frise maintenant à la propagande éhontée et machiavélique: le méchant Assad contre de soi-disant rebelles démocrates. Cette position médiatique relaie d’ailleurs -et personne n’a la décence de faire le rapprochement  - la position diplomatique de la France, premier soutien en la matière des Etats-Unis dans la région.

Pour les Chrétiens, la situation en Syrie est de plus en plus préoccupante. Ils se trouvent pris en tenaille, par le conflit civil politico-théologique, entre les Alaouites (le clan Assad soutenu par les Chiites d’Iran) et les Sunnites (soutenu –et ô combien !– par l’Arabie Saoudite). Pour célébrer Noël, et pour la première fois, les Chrétiens de Homs ont dû fuir dans les montagnes.

 

(Add. Christroi. 8.01.201 20:55Comme nous le disions en novembre 2010, à propos de l'incendie de la cathédrale de Bagdad en Irak, "partout où s'établit la Pax americana, les islamistes arrivent au pouvoir et les chrétiens sont chassés!", nous apprenons ce soir qu'en Egypte, les islamistes obtiendraient les deux tiers des sièges. A l'issue des résultats du premier scrutin post-Moubarak, les partis politiques islamistes obtiennent deux tiers des sièges de l'Assemblée du peuple (chambre basse du parlement égyptien), a annoncé la Commission électorale centrale (CEC) du pays. Source :http://fr.rian.ru/world/20120108/192977109.html )

...Alors, posons la question qui fâche. C’est à Paris que l’opposition du mouvement démocratique syrien s’exprime avec tous les égards d’un soutien et d’un appui logistique officiel. La France devait-elle, comme en Libye, dans un tel conflit civil, soutenir un camp et ce camp là en particulier, le camp anti-chrétien ? A quelle injonction diplomatique obéit-elle ? Les choix diplomatiques de la France des derniers mois (Libye, Tunisie, Egypte, Syrie, Turquie, demain l’Iran), l’engagent sur le long terme dans un système de rapports de force qui ne sert ni les Chrétiens et encore moins la laïcité - qui ont toujours été protégés par Bachar Al Assad.

Nous ignorons le nom imprévisible du futur président français, mais nous ne pouvons espérer que son changement, pour permettre un recentrage plus rationnel et plus que nécessaire de toute la politique extérieure française. Nous invitons en particulier, le prochain ministre des Affaires étrangères à lire, attenttivement, le dernier ouvrage du Général Desportes, qui est pourtant loin d’être un dissident (Gal Desportes, Le piège américain. Pourquoi les Etats-Unis peuvent perdre les guerres d’aujourd’hui, Economica, Paris, 2011, 19 Euros).

   

Source

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- Le double jeu américain face aux évolutions du monde arabe (à Bahreïn, les Américains encouragent le dialogue avec l’opposition, alors qu’ailleurs, il était question du départ des "dictateurs"...)  

- Egypte: une autre révolution de couleur pilotée depuis Washington

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 01:00

en cours de finition, chez les studios Navis (USA). Titre original : « War of the Vendee ». Evidemment ça n’est pas en France que cela aurait été produit…
Le film semble avoir été élaboré dans un bon esprit, par cette entreprise catholique : il entend témoigner du « courage, de la foi et de l’amour » qu’on a pu voir exalté dans la geste des contre-révolutionnaires de l’Ouest. (source)
Voici le « trailer » :

via http://www.contre-info.com/film-sur-les-guerres-de-vendee

 

"The War of the Vendée" est le nouveau film du studio de cinéma catholique Navis Pictures (USA). Il raconte l'histoire émouvante de la résistance de la Vendée en proie aux persécutions de la jeune Révolution française férocemment laïciste et anticléricale à la fin du XVIIIème siècle.

Plus de 250 jeunes acteurs catholiques entendent interpréter, pour le grand écran, le « courage, la foi et  l’amour » qui animèrent les contre-révolutionnaires de l’Ouest. La sortie de ce film est prévue pour Février 2012. Source

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 20:39

En ce sixentième anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc, nous avons la joie de présenter le film La Passion de Jeanne d'Arc, chef d'œuvre de Carl Theodor Dreyer avec Renée Falconetti. Le film de 1927, restauré en 1985, reprend mot pour mot (en grande partie) les propos tenus lors du procès de Jeanne ainsi que le déroulement de celui-ci (grâce au procès de condamnation conservé à la Bibiothèque de l'Assemblée Nationale).

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 16:03

VIe centenaire de la naissance de Jeanne d'Arc: Les fils de Robespierre ne peuvent se prévaloir d'être aussi ceux de Jeanne d'Arc !

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Merci à Dominique

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 13:19

En 1866, Augustin Labutte publie un petit opuscule intitulé Jeanne d’Arc, s’efforçant de faire tenir dans le cadre étroit de quelques pages le drame « à la fois touchant et sublime » de la Pucelle, y consignant les grandes lignes et ne s’arrêtant qu’aux « principales étapes de la vie si courte et si glorieusement remplie de l’héroïne ». Frappé au coin d’une légende dont les historiens du XXIe siècle sont encore loin d’avoir percé tous les secrets, ce récit conte l’épopée de Jeanne sauvant la France et mourant pour l’avoir sauvée...

La mort de Charles V avait ouvert pour la France une ère de calamités épouvantables. La démence de Charles VI, son successeur, les divisions des princes du sang royal, l’assassinat du duc de Bourgogne, le plus puissant d’entre eux, le désastre d’Azincourt, le soulèvement des populations des villes et des campagnes, un roi d’Angleterre recevant la couronne de Hugues Capet dans la vieille abbaye de Saint-Denis, tout enfin inclinait les cœurs les plus vaillants à désespérer de la patrie, dont, à chaque instant, la dernière heure semblait prête à sonner.


Jeanne d'Arc ayant la vision de l'archange saint Michel
Jeanne d’Arc ayant la vision de l’archange
saint Michel. Peinture d’Eugène Thirion (1876)
Elle fut sauvée néanmoins : Charles VII, le roi de Bourges, comme l’appelaient ironiquement les envahisseurs et les traîtres, après avoir été sacré dans la basilique qui avait vu le baptême de Clovis, releva son sceptre humilié et chassa du royaume jusqu’au dernier des Anglais.

Mais cette espèce de miracle, ce ne fut point le nonchalant héritier du pauvre et fatal insensé qui l’accomplit. Ce ne fut point davantage la noblesse, qui avait perdu tout son prestige dans les accablantes défaites de Crécy, Poitiers et Azincourt. A peine, d’ailleurs, quelques débris de la dernière de ces trois formidables catastrophes militaires entouraient le fils de Charles VI aux jours de son abaissement, et alors que lui-même, doutant de son droit, paraissait tout prêt à l’abdiquer.


Ce ne fut point non plus la bourgeoisie qui l’entreprit, cet immense et glorieux labeur de la délivrance du pays tombé sous le joug étranger. Indignés contre les nobles qui s’étaient laissé vaincre trois fois par un emportement de courage déréglé, et dont la rançon avait coûté à leurs pères et à eux-mêmes jusqu’à leur dernier écu, les bourgeois, accablés sous le poids des calamités publiques, avaient honteusement abdiqué leur nationalité en livrant Paris aux Anglais.

 

Seuls, ceux d’Orléans s’étaient montrés plus grands que la fortune, et, au centre de la France asservie, ils tenaient haute et ferme la noble bannière, symbole de nos vieilles gloires. Aussi, la patriotique cité, dernier boulevard de notre indépendance, était-elle serrée de près par l’ennemi, haletante, affamée, ayant perdu presque tous ses défenseurs : elle semblait condamnée. Qui pouvait la sauver, en effet ? Le peuple ? Mais y avait-il encore un peuple ? N’avait-il pas succombé depuis longtemps sous le poids de ses misères ? Non, le peuple n’était pas mort, et de ses rangs viendra le secours qui délivrera Orléans et la France.

 

Au village de Domrémy, dans le duché de Bar, duché vassal de la couronne, et compris aujourd’hui dans le département des Vosges, vivait alors une jeune fille nommée Jeanne d’Arc. Elle était née – les historiens, dans leur majorité, avancent aujourd’hui la date du 6 janvier 1412 – de parents de bonne vie et renommée et attachés de cœur à la cause nationale. Son père, Jacques d’Arc, était un simple laboureur.

 

Depuis cinq ans, elle avait des visions dans lesquelles des saints lui ordonnaient de délivrer son pays des Anglais. A partir du siège d’Orléans, ils la pressaient, disait-elle, plus fréquemment encore, lui commandant de le faire lever et de conduire le roi à Reims afin qu’il y soit sacré. Préoccupée de ces avertissements extraordinaires, elle ne cessait de prier et de multiplier ses bonnes œuvres, afin de se bien convaincre que les voix qu’elle croyait entendre étaient véritablement des voix du ciel.

 

Or, un jour qu’elle se trouvait seule dans le jardin de son père, il lui sembla voir briller, près de l’église du village, une lumière éblouissante, du sein de laquelle lui apparaissaient des figures angéliques, et entendre distinctement ces paroles : « Jeanne, va au secours du roi de France et tu lui rendras son royaume. – Et comment le pourrais-je ? répondit-elle toute tremblante ; je ne suis qu’une pauvre fille ; comment pourrais-je chevaucher et conduire des hommes d’armes ? – Va, répondit-on, vers le commandant de Vaucouleurs, il te fera conduire au roi : sainte Catherine et sainte Marguerite viendront t’assister. » Elle hésita encore, mais plusieurs fois depuis, la même voix lui ayant fait entendre les mêmes paroles, son courage s’affermit et sa résolution fut prise. Alors, pleine de foi dans sa mission, ne doutant plus qu’elle ne lui fût donnée par Dieu même, elle se rendit à Vaucouleurs, village voisin de Domrémy, et se présenta au commandant Baudricourt, le requérant de la conduire au roi.

 

« Il faut, lui dit-elle, que je sois devant lui avant la mi-carême, dussé-je user mes jambes jusqu’aux genoux pour y aller ; car personne au monde, ni roi, ni duc, ni aucun autre ne peut relever le royaume de France : il n’y a de secours qu’en moi. » Baudricourt, la croyant folle, se refusait à l’écouter davantage ; mais deux chevaliers convaincus par la candeur de son langage s’offrirent pour l’accompagner. Malgré les larmes de ses parents, elle partit, suivie de son frère et des deux chevaliers, au milieu des bénédictions des habitants de Vaucouleurs, qui connaissaient sa vertu et sa piété.

 

De Vaucouleurs à Chinon, où se trouvait le roi, le voyage était long et plein de dangers, les campagnes étaient couvertes d’Anglais, de Bourguignons, leurs alliés, de routiers et de bandits de toutes sortes. Néanmoins la petite caravane échappa presque miraculeusement à tous les périls et arriva à Chinon. Mais là, il restait encore bien des obstacles à surmonter, car on doutait de Jeanne, et elle fut soumise à plus d’une épreuve avant d’inspirer confiance en sa mission.

 

Charles VII, quand elle fut introduite devant lui, s’était mêlé à dessein à la foule des chevaliers, sans porter aucun signe qui le distinguât du dernier d’entre eux. Mais elle ne s’y trompa pas, et quoiqu’elle ne l’eût jamais vu, allant droit à lui, elle lui dit : « Gentil Dauphin (elle l’appelait ainsi, parce qu’il n’était pas encore sacré), Dieu a pitié de vous et de votre peuple : si vous me donnez des hommes d’armes, je ferai lever le siège d’Orléans, et je vous mènerai sacrer à Reims, car la volonté de Dieu est que les Anglais s’en aillent dans leur pays et que le royaume vous demeure. »

 

En vain Charles VII prétendit qu’il n’était pas le roi et lui désigna pour tel un de ses seigneurs, Jeanne répartit avec assurance : « Eh mon Dieu ! gentil prince, vous l’êtes et non un autre. » Enfin, répondant à une grande inquiétude secrète du roi, et dont il avait été préoccupé le matin même pendant sa prière, inquiétude dont la cause était trop délicate pour qu’il en eût jamais fait confidence à qui que ce fût, elle lui dit à voix basse, comme si elle lisait dans sa pensée : « De la part de Dieu tu es vrai héritier de France et fils du roi. »

 

Charles VII était gagné. Cependant, comme il voulait convaincre à son tour ceux qui l’entouraient, il la fit interroger par des docteurs, dont un lui ayant demandé en patois limousin quel langage parlaient ses voix, en reçut cette réponse : « Meilleur que le vôtre. – Croyez-vous en Dieu ? insista-t-il. – Mieux que vous, répondit Jeanne. » Un autre lui ayant objecté la nécessité d’un signe qui témoignât pour elle : « Je ne suis point venue pour faire des signes, dit Jeanne obsédée, mais menez-moi à Orléans avec si peu de gens qu’on voudra et je vous montrerai les signes pour lesquels je suis envoyée. » Enfin le roi lui fit donner une armure complète, un intendant, un chapelain, des pages, en un mot tout l’équipage d’un chef de guerre.

 

La France entière, en apprenant ces choses, reprit espoir et confiance. Le peuple se sentit renaître. Il se reconnaissait dans l’envoyée sortie de ses rangs. Jeanne établie chef de guerre, on lui confia un convoi de vivres qu’il s’agissait de faire entrer dans Orléans. Elle se mit en tête accompagnée des deux fameux capitaines La Hire et Xaintrailles. Elle portait son étendard blanc semé de fleurs de lis d’or avec une figure du Christ. Une petite armée la suivait. A son approche sous les murs d’Orléans, les Anglais, pris d’une terreur panique inexplicable, abandonnent leurs bastides du midi, et c’est de ce côté que Jeanne, ainsi qu’elle l’avait annoncé, pénétra dans Orléans avec l’armée et les vivres (29 avril 1429).

 

Rien ne saurait être comparé à l’enthousiasme qui se manifesta sur son passage dans les rues de cette cité si courageuse et si française. Chacun reprenait confiance à son aspect, mais elle, ne cessait de répéter qu’il fallait mériter la délivrance : « Les hommes d’armes batailleront, disait-elle, et Dieu donnera la victoire. » Le charme de son visage angélique, son humilité, sa pure simplicité la faisaient aimer et admirer des grands et des petits. Son rôle militaire se borna toujours à se lancer dans la bataille et à entraîner tout à sa suite. On peut dire qu’elle avait la passion de la France. La vue du sang français la mettait hors d’elle-même. « Jamais, répétait-elle souvent, je n’ai vu de sang français que les cheveux ne me soient dressés sur la tête. »


Jeanne d'Arc
Jeanne d’Arc

Un jour qu’on avait commencé l’attaque sans l’avertir : « Ah ! méchant garçon, cria-t-elle à son page, méchant garçon, qui ne me disiez pas que le sang de France fût répandu !... Mon cheval ! mon cheval ! » Et elle s’élança au galop au plus fort de la mêlée. Blessée d’un trait à l’attaque de la bastille des Tournelles, elle revient à l’assaut, ranime le courage des siens et les entraîne à un dernier effort en poussant son cri de guerre : En avant ! en avant ! tout est vôtre, en avant ! Les Anglais épouvantés battent en retraite, et Talbot, leur général, frappé de stupeur, lève le siège, abandonnant tous ses canons et tous ses bagages ! (8 mai 1429)

A ce spectacle de leur délivrance, présage de la délivrance de la patrie, les Orléanais font retentir les airs de leurs cris de joie ; les cloches des églises sonnent à toute volée, et dans une procession triomphante improvisée par l’enthousiasme, où Jeanne a la place d’honneur, ils remercient Dieu de leur avoir envoyé l’ange libérateur auquel ils doivent la victoire. Le siège d’Orléans levé, comme elle l’avait promis, Jeanne se rendit à Tours où se trouvait le roi, pour l’engager à marcher immédiatement sur Reims. « Gentil Dauphin, lui dit-elle, ne tenez plus tant et de si longs conseils, mais venez au plus tôt à Reims pour recevoir votre digne couronne. »

A cette époque, dans l’opinion du plus grand nombre, le sacre seul faisait la royauté. « Je ne durerai qu’un an, ajoutait la généreuse enfant, il me faut bien employer. » Mais de Tours à Reims, il y avait quatre-vingts lieues de pays à parcourir à travers une foule de garnisons anglaises : on ne voulut donc pas se rendre à son conseil avant de s’assurer au moins de Meung, Jargeau et Beaugency, où Talbot avait versé ses troupes après la levée du siège d’Orléans. Elle se soumit à cette décision du conseil royal, et en huit jours, elle chassa les Anglais de leurs trois dernières places de refuge sur la Loire.

 

« Avez-vous de bons éperons ? » avait-elle demandé aux hommes de guerre qui l’accompagnaient. Et comme ils s’enquéraient pourquoi elle leur faisait cette question et si c’était pour fuir qu’ils avaient besoin d’éperons : « Non, certes, répondit-elle, ce sont les Anglais qui vont fuir, et il nous faudra de bons éperons pour les rejoindre. » Elle ne s’était pas trompée, les Anglais prirent la fuite et Talbot resta notre prisonnier. Après ces dernières victoires, le roi, cédant au cri populaire, aux supplications des capitaines qui avaient vu Jeanne d’Arc à l’action, se décida enfin à se mettre en route pour Reims.

 

Une armée de douze mille combattants l’accompagnait. Jeanne marchait à l’avant-garde avec le glorieux étendard d’Orléans. On arriva sous les murs de Troyes. La ville, qui avait garnison anglaise, refusa d’ouvrir ses portes. L’armée royale manquant de vivres et étant dépourvue des principaux engins indispensables pour un siège, la perplexité fut grande autour du roi. On ne parlait de rien moins que de battre en retraite, c’était même l’opinion du conseil, lorsque Jeanne y pénétra tout à coup et parvint à obtenir qu’il serait sursis jusqu’au lendemain avant de prendre un parti.

 

Au lever du soleil, elle se présente devant les soldats, leur ordonne de tout préparer pour l’assaut ; ils l’écoutent comme si Dieu lui-même eût parlé, comblent les fossés, appliquent les échelles et, au redoutable cri de guerre de l’héroïne En avant ! en avant ! ils se disposent à escalader les murailles, quand les habitants épouvantés ouvrent les portes. Les Français pénètrent dans la ville par un côté, tandis que les Anglais sortent de l’autre ; ainsi cette victoire ne coûta pas une seule goutte de sang.

 

Enfin, on arrive à Reims. A la vue des forces royales, et en apprenant que Jeanne est à leur tête, les Bourguignons, ces traîtres qui tenaient la campagne pour le roi anglais, décampent au plus vite, et la vieille cité de saint Rémi reçoit le roi de France avec une patriotique allégresse. Le lendemain, il fut sacré dans l’antique cathédrale. A la place la plus honorable, en avant des pairs de France, au pied même de l’autel, se tenait Jeanne, son étendard à la main. Son père, sa mère et ses frères étaient accourus et furent témoins de son triomphe. Tout le peuple était dans la joie, et chacun remarquait que, du jour où elle avait quitté son village jusqu’à celui où Charles VII recevait l’onction royale, trois mois à peine s’étaient écoulés !

 

 Après la cérémonie, la noble fille, se jetant aux pieds du roi, lui dit : « Gentil roi, maintenant est exécuté le plaisir de Dieu qui voulait que vous vinssiez à Reims recevoir votre sacre, en montrant que vous êtes vrai roi et celui auquel le royaume doit appartenir. Maintenant, laissez-moi retourner près de mes père et mère pour garder leurs moutons et bétail. »

 

Sa mission était accomplie, ainsi qu’elle le répéta plusieurs fois au brave chevalier Dunois, qui avait toujours eu pour elle autant d’admiration que de respect. Charles VII refusa de la laisser partir. Elle lui obéit, mais de ce moment elle n’eut plus en elle la même foi qu’auparavant, et tout en gardant son intrépidité, elle était troublée, inquiète et irrésolue.

 

Après avoir essayé, sans succès, un coup de main sur Paris, elle retourna sur la Loire à la suite du roi, qui s’obstinait à guerroyer de ce côté au moment même où ses villes du nord chassaient leurs garnisons anglaises. Dans la tentative pour reprendre la capitale, Jeanne d’Arc était encore à la tête des troupes. « Je veux, disait-elle, voir Paris de plus près que je ne l’ai vu. » Elle le vit de très près, en effet, mais ne put y entrer.

 

Ayant reconnu la place, elle se jeta dans les fossés du côté de la porte Saint-Honoré, suivie des plus braves : elle franchit le premier fossé, qui était à sec ; mais au revers, il y en avait un second rempli d’eau qu’elle essaya de faire combler malgré la grêle de traits des assiégés. Malheureusement, au moment où tout semblait favoriser cet assaut improvisé, elle reçut une flèche qui lui perça la cuisse, de sorte que ses soldats remportèrent malgré elle, et quand un dernier effort allait triompher du dernier obstacle. Le lendemain, le roi lui fit défense de recommencer l’assaut.

 

Elle resta quelque temps, suivant la cour et prenant part à une foule de petits combats obscurs dans les contrées situées vers la Loire ; puis, brûlant de reparaître sur le véritable théâtre de la grande guerre, elle reprit le chemin du nord. Elle se porta d’abord à Lagny-sur-Marne, et bientôt manœuvra de manière à faire lever le siège de Compiègne.

 

Arrivée devant cette ville, elle traversa les lignes ennemies, et y pénétra suivie de quatre cents combattants. Le lendemain, elle fit une sortie, se plaçant selon son habitude au poste le plus périlleux ; mais bientôt entourée d’une force écrasante, elle fut contrainte de battre en retraite. Au moment où elle se disposait à rentrer dans la place, l’infâme qui en était le gouverneur fit lever le pont, de sorte qu’indignement trahie, elle se trouva à la discrétion des assiégeants. Acculée à un fossé et se défendant avec intrépidité, l’héroïque Jeanne refusait de se rendre à merci lorsque, tirée violemment à bas de son cheval par des Bourguignons, qui se disputaient à qui la ferait prisonnière, elle dut cesser toute résistance.

 

Les misérables qui l’avaient capturée se hâtèrent de la vendre aux Anglais. Le prix du sang fut fixé à dix mille livres ! Quand les envahisseurs de nos provinces eurent entre les mains celle qui les avait forcés à tant de marches honteuses, ils ressentirent une joie cruelle. Vaincus par une femme, et, par conséquent, à jamais déshonorés dans leur défaite, ils la tenaient enfin cette femme ! Elle était bien à eux ! ils en avaient payé le prix dix mille livres : « Ce n’était pas, dit un historien moderne, trop payer le droit de la brûler comme sorcière, et de démontrer clairement que des maléfices seuls avaient pu faire tourner le dos aux vaincus d’Orléans ! »

Statue de Jeanne d'Arc à la cathédrale de Reims (statue de Prosper d'Epinay, 1901)
Statue de Jeanne d’Arc à la cathédrale de
Reims (œuvre de Prosper d’Epinay, 1901)
Conduite du château de Beaulieu à celui de Beauvoir, d’où elle s’élança d’une tour de soixante pieds de haut, puis une fois guérie de cette chute qui aurait dû la briser, transférée au château d’Arras, elle en fut tirée et amenée enfin à Rouen, où les Anglais lui firent l’indigne procès qui a pour toujours flétri ses misérables juges.
Tant qu’il dura, elle resta enchaînée par les pieds sous la garde insultante de soldats rudes et grossiers. Elle ne quittait sa prison, épuisée par la faim et l’insomnie, que pour comparaître devant un tribunal où ses regards ne rencontraient que des ennemis qui avaient soif de son sang. Là il lui fallait répondre à la stupide imputation du crime de sortilège que des accusateurs qui n’y croyaient pas avaient inventée pour la perdre.

 

A ce propos, ils lui adressaient une foule de questions odieuses ou subtiles auxquelles elle répondit toujours avec un bon sens, une candeur et une loyauté courageuse qui déconcertaient sans cesse tous les plans de ces fourbes sans conscience et sans cœur.

 

– Dieu hait-il les Anglais ? lui demandaient-ils.
– De l’amour ou de la haine que Dieu a aux Anglais, je ne sais rien, répondait-elle, mais je sais bien qu’ils seront jetés hors de France, excepté ceux qui y mourront, et que Dieu enverra victoire aux Français contre les Anglais.
– N’avez-vous pas dit que les étendards faits à l’instar du vôtre portaient bonheur à vos soldats ?
– Non, je disais seulement : Entrez hardiment parmi les Anglais, et j’y entrais moi-même.
– Mais votre étendard, pourquoi fut-il porté en l’église de Reims, au sacre ?
– Il avait été à la peine, c’était bien justice qu’il fût à l’honneur.
– Ton roi est hérétique et schismatique.
– Par ma foi, je vous ose bien dire et jurer sous peine de ma vie, que c’est le plus noble chrétien de tous les chrétiens, et qui mieux aime la foi et l’Église.
– Jeanne, croyez-vous être en état de grâce ?

– Si je n’y suis pas, Dieu veuille m’y mettre ; si j’y suis, Dieu veuille m’y tenir.

 

Souvent elle se taisait, mais quel éloquent silence ! « En vain on la presse sur le signe mystérieux qui a persuadé Charles VII ; elle ne trahit point ce secret de pudeur nationale, elle résiste aux insinuations a comme aux menaces. » Mais que pouvaient l’innocence et l’héroïsme sur des bourreaux se donnant des apparences de juges ? En vain, pour échapper aux insultes et aux violences des soldats anglais, elle fit une déclaration qui la fit passer aux prisons de l’Église ; elle n’y gagna rien, car bientôt abandonnée au bras séculier, les Anglais la reprirent pour la seconde fois.

 

Enfin la lugubre tragédie eut son dénouement. Elle finit par un jugement qui condamnait la noble fille à être brûlée vive. En apprenant cette odieuse sentence, l’infortunée se prit à pleurer. « Hélas ! me traite-t-on si horriblement et cruellement, disait-elle, qu’il faille que mon corps net et entier, qui ne fut jamais corrompu, soit aujourd’hui consumé et réduit en cendres ! »

 

Bientôt, néanmoins, elle ne pensa plus qu’à Dieu, et après s’être confessée et avoir reçu la communion, elle fut conduite au supplice. Pendant le trajet elle demanda les prières des assistants. Le peuple était indigné et pleurait, mais les soldats anglais le contenaient.

 

Le frère Isambard de la Pierre, religieux dominicain, qui l’assistait à ses derniers moments, alla sur sa demande chercher une croix dans une église voisine. Elle lui recommanda de la « tenir toute droite devant ses yeux jusqu’au pas de la mort, afin qu’elle fût perpétuellement devant sa vue. » Ce prêtre courageux resta auprès de la martyre jusqu’au moment où le feu le gagnant, elle l’invita à descendre de l’échafaud ; mais il demeura constamment au pied, élevant la croix très haut devant elle.

 

Au moment où le feu commença à l’atteindre, elle déclara de nouveau que sa mission venait de Dieu. Un instant après elle prononça distinctement le nom de Jésus, et baissant la tête, elle expira (30 mai 1431).

 

Alors on écarta les tisons ardents afin que les Anglais puissent contempler leur ouvrage. Ils durent se rassurer en présence du spectacle qu’ils avaient sous les yeux : le corps de celle dont la voix seule les faisait fuir était consumé, excepté le cœur, qui se trouva entier. Les bourreaux ne voulurent s’épargner aucune honte ; les cendres de Jeanne d’Arc furent jetées à la Seine !

 

Là lâche vengeance des ennemis était assouvie. Elle appela sur leurs têtes toutes les malédictions de ceux qui n’avaient pu sauver la victime. Sa mort servit encore la France qu’elle avait tant aimée, car l’exécration dont elle couvrit le nom anglais fut sa rédemption. Jeanne, sortie des rangs du peuple, lui apprit ce qu’il valait et comment on souffre, on se dévoue et on meurt pour la patrie.

 

 « C’est, dit un contemporain, la renommée la plus pure et la plus touchante de l’histoire ! C’est l’être en qui le sentiment national a été le plus profond ! C’est la France elle-même, la France incarnée ! Et si les témoignages de cette merveilleuse histoire n’existaient pas, rassemblés même par la main des Anglais, on pourrait croire que Jeanne d’Arc n’est que l’idéal poétique de la France ! »

 

A peine ses cendres étaient-elles dispersées au courant du fleuve, que les habitants de Rouen se montraient du doigt ses juges maudits, et notamment l’odieux Cauchon, évêque de Beauvais, à qui elle avait dit : « Évêque, je meurs par toi. » Les jugements de Dieu ne tardèrent pas, au surplus, à se manifester sur eux. Cauchon mourut quelque temps après sa victime ; un autre fut atteint de la lèpre ; un troisième mourut subitement, et le corps d’un quatrième fut trouvé dans un égout.

 

Source France Pittoresque : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5578

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 09:35
Alors que dans les pays scandinaves situés plus au Nord, les vastes espaces naturels dominent, la terre danoise paraît, de prime abord, essentiellement agricole. Ce pays, l'une des plus anciennes monarchies du monde, est parsemé de 600 châteaux et manoirs. Son patrimoine artistique et culturel contribue tout autant que ses immenses plages de sable à attirer plus de deux millions de touristes par an. La nature sauvage a-t-elle encore sa place dans ce paysage si fortement façonné par l'homme ? C'est ce que nous allons découvrir ensemble.
 
Scandinavie sauvage - Le Danemark, Documentaire, Arte
 
 
 
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 00:00

A l'occasion du sixentième anniversaire de la naissance de Sainte Jeanne d'Arc, née dans la nuit du 5 au 6 janvier 1412 à Domrémy (Lorraine), rappelons-nous cette leçon que la Patronne secondaire de la France, nous donna en libérant Orléans, le 8 mai 1429 :

Vive le Christ, qui est le Roi des Francs !

Sainte Jeanne d'Arc

La première mission de Jeanne fut de sacrer le dauphin légitime "Roi de France" à Reims. 

À 13 ans, Jeanne entendit les voix de sainte Catherine d'Alexandrie, sainte Marguerite d'Antioche et de l'archange saint-Michel lui demandant d'être pieuse, de libérer le Royaume de France de l'envahisseur, et de conduire le dauphin sur le trône.

 

  Jeanne entend les voix de saint Michel et sainte Catherine, par Hermann Anton Stilke (1803-1860)

 

Jeanne d'Arc : sa vocation, sa mission et sa mort d'après la légende

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 23:59

Libérée par Jeanne d'Arc en 1429, Orléans s'apprête à célébrer avec faste vendredi 6 janvier 2012 le 600e anniversaire de la naissance de la Pucelle, lors d'une cérémonie haute en couleur qui donnera le coup d'envoi d'une année de festivités dans toute la ville.

 

Vendredi 6 janvier 2012, à partir de 21h00, quelque 2.000 invités – citoyens, militaires, politiques, représentants du clergé – assisteront en la cathédrale Saint-Croix d’Orléans à la traditionnelle cérémonie dite « de remise de l’épée ».

Anniversaire exceptionnel - Cette manifestation, au cours de laquelle une jeune fille choisie chaque année pour incarner la « Pucelle d’Orléans » remet son épée à celle qui lui succède, se déroule habituellement fin avril dans une collégiale de la ville lors des « fêtes de Jeanne d’Arc ». La date a été exceptionnellement avancée, et un lieu plus prestigieux a été choisi, pour cause d’anniversaire exceptionnel.

Une cérémonie créée en 1968

 A 21h00, la « Jeanne d’Arc 2011″ sillonnera les rues de la ville à cheval, escortée par 200 figurants en costumes médiévaux. Vingt minutes plus tard, le cortège rejoindra le parvis de la cathédrale, où il sera accueilli par les officiels et le public. Après la cérémonie, la Jeanne d’Arc 2012, Pauline Finet, une lycéenne de 17 ans, sortira de la cathédrale sur un cheval blanc. Elle emmènera un cortège qui rejoindra la place du Martroi, au centre-ville, où trône une statue équestre de la « Pucelle d’Orléans ». Cette année, une quarantaine d’anciennes « Jeanne d’Arc » assisteront à cette cérémonie de remise de l’épée, créée en 1968 et très prisée des Orléanais.

Cet événement est le premier d’une longue série de dates éclectiques qui jalonneront 2012 à Orléans : fête médiévale et traditionnelle chevauchée le 1er mai, set électro le 12 mai, défilés le 13, concours de portraits d’art contemporain….

Budget revu à la baisse - Crise oblige, la mairie d’Orléans a été obligée de revoir à la baisse son budget pour les 600 ans de la Pucelle : initialement prévu à 1,4 million d’euro, il devrait finalement être réduit d’environ 500.000 euros.

 

Domrémy, village natal de Jeanne d'Arc, veut faire redécouvrir la Pucelle

 

Domrémy-la-Pucelle espère que les célébrations du 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc, qui s’ouvrent vendredi pour un an, apporteront un regain d’intérêt touristique sur le village vosgien où est née cette figure emblématique de l’histoire de France. Mal connue, la petite commune d’à peine 200 âmes a déjà entamé des travaux de revalorisation des alentours de la maison sur les bords de la Meuse où est née la Pucelle en 1412. 40.000 à 60.000 visiteurs la visite chaque année.

« Il était important que les choses soient faites ici: même si nous ne pouvons pas rivaliser avec Orléans ou Rouen, c’est bien l’anniversaire de sa naissance à Domrémy que nous célébrons », souligne Damien Parmentier, directeur général au conseil général des Vosges. « Nous voulons protéger l’image de Jeanne, y compris face aux tentatives de récupérations politiques », ajoute-t-il, rappelant que Jean-Marie Le Pen, Bruno Mégret et Bruno Gollnisch sont les seules personnalités politiques à s’être rendues à Domrémy ces dernières années.

A Domrémy, un couple de passionnés depuis 40 ans tient un musée de 1.400 pièces à sa gloire, des bas-reliefs aux boîtes de camembert. Véritable panorama de l’imagerie populaire autour de la sainte, le musée connaîtra sa consécration cette année : la collection, rachetée par le conseil général des Vosges, déménagera à une centaine de mètres, au Centre johannique de Domrémy.

 

Source: http://www.lagazettedescommunes.com/93920/orleans-prepare-une-annee-festive-pour-sa-liberatrice-jeanne-darc/

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 19:18

L'intérieur de l'église Sainte-Thérèse de Coudekerque-Branche, au sud-est de Dunkerque (Nord), a été ravagé par un incendie dans la nuit de lundi à mardi.

 

Une plainte a été déposée par l'association des amis de l'église Sainte-Thérèse. Quatre portes ont été fracturées à l'arrière de l'édifice. 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 18:21

Quand on demande à Eva Joly de qualifier la présidence de Nicolas Sarkozy, la candidate d’Europe Écologie-Les Verts répond : "C’est un très mauvais président. J’ai détesté sa présidence. Il a accentué les défauts de la démocratie française. Sarkozy? C’est l’africanisation de la France", assène l’ancienne magistrate qui fait de la lutte contre la corruption l’un des thèmes phares de sa campagne.

 

Que n'eut-on entendu sur toutes les chaînes et tous les medias en même temps et à la fois si Marine Le Pen, par exemple, avait prononcé la même phrase ? Aucun media n'a parlé de la phrase d'Eva Joly, aucune belle âme n'a déchiré sa tunique, ne s'est indignée, pas une seule protestation en vue. Il semble que certains pontes de l'oligarchie pourtant ouvertement "antiraciste", sansfrontieriste et cosmopolite... soit libres de se lâcher et dire ce qui mériterait à d'autres un lynchage médiatique immédiat, et la mort politique.

 

Un fil ouvert sur le forum d'RMC.fr en parle : "RMC et les verts racistes?" : http://www.rmc.fr/forum/rmc/politique/eva-joly-et-les-verts-racistes--3608/messages-1.html

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 18:04
La ministre de l'apprentissage et de la formation professionnelle, Nadine Morano, hystérique ce jeudi matin, 5 janvier sur RMC-info, s'est fait reprendre à plusieurs reprises par le journaliste Jean-Jacques Bourdin dont elle était l'invitée, notamment sur le taux de la TVA.
 
Alors qu'elle défendait le projet de TVA sociale souhaité par le gouvernement, la ministre s'est vue demander quel était le taux de la TVA en Allemagne : "La TVA en Allemagne est plus élevée que la nôtre, elle est de trois points supérieure à la nôtre", a-t-elle répondu. Elle a été aussitôt reprise par le journaliste, qui lui a reproché de "ne pas maîtriser le sujet".
 
"Elle est de 19 points en Allemagne, la nôtre est à 19,6, vous dites des bêtises Nadine Morano. Vous ne maîtrisez pas le sujet", a dit M. Bourdin.
 
C'est en effet le taux normal de la TVA allemande. La ministre a tenté de justifié son erreur, expliquant qu'elle voulait dire que l'Allemagne avait augmenté son taux de TVA de trois points. Quelques secondes plus tôt, M. Bourdin avait corrigée Mme Morano sur une liaison grammaticale erronée.
 
 
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 11:20
La famille royale est plus populaire que jamais au Danemark, où près de huit Danois sur dix sont favorables à la monarchie, selon un sondage publié mercredi.storybild

La reine Margrethe II fêtera ses 40 ans de règne le 14 janvier.

 

Le Danemark a la monarchie «la plus populaire d'Europe», a indiqué le maître de conférences à l'université de Copenhague, Lars Hovbakke Soerensen. Seuls 16% des Danois préfèreraient vivre dans une république. 77% de la population estime que le pays doit être une monarchie, selon l'étude réalisée par l'institut Megafon pour le quotidien danois Politiken, à quelques jours du 40e anniversaire de règne de la reine Margrethe II le 14 janvier.

 

Lire la suite : http://www.lessentiel.lu/fr/news/monde/story/25578570

via http://www.democratie-royale.org/article-la-monarchie-danoise-est-la-plus-populaire-96130120.html

 
Le Danemark qui avait voté non au traité de Maastricht (1992) avant d’obtenir quatre dérogations dont l’une sur la monnaie unique, a refusé l’euro par référendum en septembre 2000.
 
En juillet 2011, le Danemark a décidé de réintroduire les contrôle douaniers à ses frontières. Copenhage va-t-il torpiller Schengen, l'espace sans frontière créé au sein de l'Union européenne en 1996? Le Danemark a pris la mesure sous la pression de l'"extrême droite" alliée du gouvernement et opposée à l'immigration, le Parti du peuple danois (PPD).
 
"Au cours des dernières années, nous avons vu une augmentation du crime transfrontalier (...). Nous allons construire de nouvelles installations à la frontière germano-danoise, avec de nouveaux équipements électroniques et des identifiants de plaques minéralogiques", a expliqué Hjort Frederiksen, le ministre des Finances danois dans une interview accordée à la chaîne TV2.
 
En réponse, la Commission européenne a mis Copenhague sous surveillance. Le Danemark est membre de Schengen. Il est, à ce titre, soumis à l'interdiction de rétablir des frontières internes, sauf ponctuellement et pour des motifs liés à l'ordre public. Les contrôles douaniers sont permis, mais à l'intérieur d'une zone frontalière de 20 km et de manière aléatoire. Des contrôles permanents sont interdits. 
La réintroduction des contrôles douaniers permanents au Danemark doit se dérouler en trois phases, la première ayant commencé mardi 5 juillet 2011. Le 1er janvier 2012, 48 agents supplémentaires des douanes devaient être déployés, et le chantier d'installations permanentes débutera, la phase finale devant commencer en 2014, où les installations définitives et permanentes des contrôles douaniers danois seront en place. "Jusqu'à cette date, ce sera un groupe d'officiers mobiles", a dit M. Serup, un porte-parole des Douanes.
 
 
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 10:53

Nicolas Sarkozy est probablement le politique qui s’est le plus moqué de moi. Je l’ai rencontré à deux reprises, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur puis lorsqu’il a accédé à la présidence. Chaque fois il m’a fait la promesse d’imposer l’étourdissement des animaux avant leur saignée sans exception lors d’un abattage rituel… Il a fait exactement le contraire et ses ministres de l’Agriculture et de l’Intérieur ont sabordé les projets européens allant vers une meilleure information des consommateurs. J’ai soutenu Nicolas Sarkozy car j’avais confiance en lui, maintenant que je connais mieux le personnage, je n’ai plus du tout confiance en lui et en sa politique.

 

Brigitte Bardot, Entretien de Brigitte Bardot à Novopress.info via http://www.democratie-royale.org/article-brigitte-bardot-nicolas-sarkozy-est-le-politique-qui-s-est-le-plus-moque-de-moi-96129727.html

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 08:39

Il est des lieux qui tirent l'âme de la léthargie... le Palais du Louvre restera à jamais le témoin de la civilisation française, un haut-lieu du pouvoir et de la grandeur de la France.

Les élites apatrides et universalistes qui nous gouvernent en sont bien conscients...après la destruction des Tuileries par les communards, après avoir installé entre les pavillons Denon et Richelieu une pyramide de verre en 1981, pied de nez franc-maçon à ce symbole de l'Ancien Régime, ils projettent à nouveau de défigurer le plus grand palais européen en installant un "toit volant", sorte de tapis volant, flottant au-dessus de la cour Visconti du musée du Louvre. Sous cette résille de verre et de métal, sera bientôt installé le 8e département de l'institution, dédié aux Arts de l'Islam.

 

L'écrin abritera sur deux niveaux, quelque 3000 pièces couvrant un vaste champ chronologique, du VIIe au XIXe siècle. Ces ivoires, céramiques, tapisseries, panneaux sculptés... proposeront un fabuleux voyage, de l'Espagne à l'Inde, au coeur de la civilisation islamique.  

 

Signée des architectes Rudy Ricciotti et Mario Bellini, cette spectaculaire charpente, récemment posée, marque la dernière étape du chantier, avant l'ouverture au public en septembre 2012.


Jacques Chirac, alors président de la République, avait été séduit. En 2008, son successeur Nicolas Sarkozy posait la première pierre. On ne sait qui à la rentrée mènera l'inauguration. (Source: Un toit flottant au-dessus du Louvre pour les Arts de l'Islam par Annick Colonna-Césari (LEXPRESS.fr), publié le 04/01/2012 http://www.lexpress.fr/culture/art/un-toit-flottant-au-dessus-du-louvre-pour-les-arts-de-l-islam_1068073.html)

 

Les collabos anti-France installent délibérément l'islam au cœur temporel de la France... Avec l'argent public ?  

 

D'un coût global de près de 100 millions d'euros, ce vaste projet a été financé à hauteur de 30 % par le Louvre et l'État français. Au rang des autres donateurs, l'Arabie saoudite (17 millions d'euros) côtoie le Maroc, le Koweït, l'Azerbaïdjan et le Sultanat d'Oman. Mais, en dépit du mécénat d'autres fondations (Bouygues Construction, Lafarge, Orange, Total), il manque à ce jour 10 millions d'euros pour boucler l'opération. (Source: http://www.lepoint.fr/arts/islam-le-louvre-leve-le-voile-04-01-2012-1415416_36.php)

  
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Merci à Jean-Raymond

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 23:59

Société générale supprime 880 emplois en France, le titre va-t-il s'envoler ?

 

Les salariés doivent sans doute faire grise mine. La Société générale ne distribuera pas de dividende pour l'année 2011 et va supprimer à partir de début avril 880 emplois dans sa banque de financement et d'investissement (BFI) en France. La Société générale va également supprimer 700 emplois à l'étranger.

 

Contrairement à ce que dit l'article du Figaro, les actionnaires ne vont pas faire grise mine... mais vont plutôt se frotter les mains dès demain matin.

 

A l'annonce par la Société générale, mardi 8 novembre 2011, de son renoncement à verser des dividendes, le titre de la Société générale s'était envolé le matin même de plus de 6% en Bourse.

 

La banque suit le même chemin que ses concurrents, Crédit agricole et BNP Paribas qui ont planifié la suppression de respectivement 850 postes et 373 en France. Les banques justifient ces plans par la crise économique et financière qui frappent des pays auxquels elles sont très exposés comme la Grèce.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 14:54

L'Iowa a donné le coup d'envoi de la primaire républicaine hier soir, 3 janvier 2012. Un processus qui s'étalera jusqu'à la Convention républicaine qui aura lieu à Tampa, en Floride du 27 au 30 août et pendant laquelle sera désigné le candidat qui affrontera Barack Obama à l'élection présidentielle.

 

Avec 15 % des intentions de vote dans l'Iowa, le catholique Rick Santorum, fils d'un immigré italien, est apparu brusquement samedi 31 décembre comme la nouvelle surprise de la primaire républicaine pour l'élection présidentielle américaine de 2012.

Dans de récents sondages Rick Santorum s'approchait du mormon Mitt Romney et devançait les autres candidats cherchant à rassembler l'électorat chrétien fondamentaliste protestant, Michele Bachmann, évangélique luthérienne, et Rick Perry, gouverneur du Texas, anciens favoris des sondages, dont les campagnes se sont effondrées ces derniers mois. Les chrétiens conservateurs des multiples églises protestantes américaines (luthérienne, méthodiste, baptiste et mennonite), ainsi que les catholiques, comme M. Santorum, représentaient une des clés du scrutin dans l'Iowa. En rassemblant cet électorat sous son nom, M. Santorum espèrait s'imposer comme un concurrent viable à l'échelle nationale.

Pari réussi puisque Rick Santorum qui selon un sondage publié samedi 31 décembre par le Des Moines Register, se plaçait en troisième position derrière M. Romney (24 %) et Ron Paul (22 %), enregistrant "la plus forte hausse d'intentions de vote", est arrivé en deuxième position aux primaires républicaines d'hier soir à seulement huit voix de Mitt Romney.

La victoire du favori Mitt Romney , pro-IVG (depuis 2005), lui confère une position confortable pour le prochain scrutin, le 10 janvier dans le New Hampshire. Le vainqueur et son dauphin ont chacun réuni 25 % des suffrages. Ron Paul, libertarien isolationniste violemment opposé à toute emprise de l'État fédéral sur la société et l'économie, qui remonte aux origines de la Constitution américaine, termine à la troisième place, avec 21 % des voix. Newt Gingrich, ancien président de la chambre des représentants, a attiré 13 % des bulletins, devant le Texan Rick Perry (10 %) et Michele Bachmann (5 %).

Le 7 février 2088, devant la Conservative Political Action Conference, Mitt Romney avait déclaré craindre un destin européen pour l'Amérique : « L'Europe affronte un désastre démographique qui est le produit d'une foi affaiblie dans le Créateur, de familles en faillite, d'une absence de respect pour la sainteté de la vie et d'une morale érodée (...). Si nous ne changeons pas de politique, nous deviendrons la France du XXIe siècle. Encore un grand pays, mais pas le leader mondial, la superpuissance » (« Mitt Romney laisse la voie libre à John McCain chez les républicains », Le Monde, 8 février 2008.)

 

Sans moyens, longtemps resté cantonné dans la queue de «la classe» des candidats en lice, Santorum a gagné sa place dans ce doublé de tête en sillonnant l'Iowa à l'ancienne, se rendant patiemment et systématiquement dans ses 99 comtés pour y défendre sa vision d'une Amérique renouant avec ses valeurs traditionnelles chrétiennes.

L'effondrement progressif des autres candidats chrétiens conservateurs a fini par jeter sous les feux de la rampe ce père de sept enfants, passionné, plutôt bon orateur, qui parle «de reconstruire l'Amérique du bas vers le haut». Santorum affiche des positions très  va-t-en-guerre sur l'Iran, pour éliminer son potentiel nucléaire. Il nie  le réchauffement climatique et défend la pratique du waterboarding,  la torture de la baignoire, utilisée par la CIA à Guantanamo.

Si Rick Santorum est connu pour être un fervent opposant à l'avortement (même en cas de viol), à la contraception et au "mariage" homosexuel, il s'est récemment distingué en déclarant être prêt à frapper les installations nucléaires iraniennes s'il était élu président. Sa haine de l'Iran s'inscrit dans une ligne sioniste pro-israélienne parfaitement néo-mondialiste compatible.

Un blog en langue anglaise nous donne un indice, et indique qu'il y a six ans, malgré que Rick Santorum soit contre l'avortement, il a soutenu un sénateur juif, franc-maçon 33e degré, pro-avortement, Arlen Specter, contre Pat Toomey, candidat anti-avortement (!) : ce soutien est "inexplicable". Specter est connu pour son hostilité à toute tentative de revenir sur la décision judiciaire Roe vs. Wade ayant abouti à la légalisation de l'avortement. Pat Toomey aurait participé à des évènements dans des localités maçonniques. 

   

53 ans, ancien jeune loup du camp républicain, trois fois élu à la Chambre des représentants puis au Sénat, Rick Santorum a disparu de la scène nationale depuis la perte de son mandat de sénateur de Pennsylvanie, en 2006. Il a survécu politiquement comme éditorialiste sur la chaîne ultra-conservatrice Fox News.

Les Américains redécouvrent aujourd'hui ce père de famille, au look rétro dans ses inamovibles pulls sans manche. Ils s'amusent de le voir représenté sur Google (en deuxième et troisième résultat de recherche pour le mot-clé "Santorum") par une blague de mauvais goût, par laquelle des activistes avaient cherché à le ridiculiser en 2003, après qu'il eût comparé l'homosexualité à la polygamie et à l'inceste.

Si la rapidité du retour en gloire de M. Santorum fait ainsi apparaître quelques vieilles casseroles, elle l'a également protégé, en Iowa, des attaques de ses adversaires. Rick Santorum a été épargné par le flot de spots publicitaires hostiles, financés par les supporteurs "indépendants" des candidats, qui déferle actuellement sur les chaînes locales de l'Iowa, et dont son rival Newt Gingrich a fait les frais.

«Les conservateurs sont à la recherche d'un candidat anti-Romney, ils ne veulent pas répéter l'expérience de 2008 quand ils avaient dû se ranger derrière le modéré John McCain. Ils sont persuadés que c'est ce qui les a fait perdre face à Obama, explique le politologue Dennis Goldford. Avec Santorum, ils ont peut-être trouvé leur homme.»

L'une des questions est de savoir si les autres prétendants conservateurs, comme Newt Gingrich (13%), Rick Perry (10%) ou Michelle Bachmann (5%), accepteront de jeter l'éponge pour se rallier rapidement à Santorum.

La quasi-égalité de Santorum avec Romney est-elle un simple feu de paille, comme cela avait été le cas pour l'ancien gouverneur social conservateur de l'Arkansas Mike Huckabee, sorti vainqueur dans l'Iowa en 2008, mais très vite marginalisé par la suite? C'est ce que va plaider le candidat Mitt Romney pour en tirer un maximum de profit pour les primaires à venir, et notamment celle toute proche du New Hampshire, le 9 janvier. 

 

Sources: 

- http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2012/01/02/rick-santorum-nouvelle-surprise-des-primaires-republicaines_1624715_829254.html#ens_id=1550858

- http://www.lemonde.fr/elections-americaines/live/2012/01/04/elections-americaines-le-caucus-de-l-iowa_1625332_829254.html  

- http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/04/01003-20120104ARTFIG00253-rick-santorum-cree-la-surprise-au-caucus-de-l-iowa.php

- http://en.wikipedia.org/wiki/Rick_Santorum

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 14:26

La Hongrie sous le feu de Bruxelles et des médias

 

 

Est-ce parce qu’on ne pardonne pas à Viktor Orban d’avoir courageusement, à 26 ans, tenu tête au pouvoir communiste qui écrasait son pays que « sa » Hongrie est aujourd’hui sous le coup d’une mobilisation politico-médiatique d’une ampleur ahurissante ? Parce que le Premier ministre hongrois est pro-vie ? Parce que sa Constitution musclée et centrée sur l’identité chrétienne rompt avec le relativisme ambiant ? Un peu de tout cela, sans doute… Mais à l’heure d’écrire il est difficile de trouver ne serait-ce qu’un seul papier dans les gros médias, francophones ou non, qui ne le présente comme un dictateur, un tyran, meneur d’un parti – le Fidesz – qui impose sa loi sur un peuple privé de toute liberté, un irresponsable qui mérite de voir son pays mis en coupe réglée par l’Union européenne. « L’Europe pourrait laisser la Hongrie faire faillite » titrait mardi Le Figaro – un peu vite au regard du contenu de l’interview qui suivait, mais enfin c’est l’idée qui reste. On ne tient pas tête impunément à Bruxelles.

 

Le différend principal, s’il porte bien aussi sur les points évoqués plus haut, est en effet financier et bancaire. En modifiant les règles de composition de la Banque centrale hongroise, où le gouvernement hongrois obtient un plus important droit de regard aux termes d’une loi constitutionnelle adoptée fin décembre, et dont le président peut être placé dans un rapport hiérarchique le soumettant au pouvoir politique, la Hongrie a violé les principes qui ont cours à Bruxelles et irrité le Fonds monétaire international. Là est le nœud de la question. C’est la raison de l’unanimité des voix politiques et médiatiques pour hurler ensemble et focaliser l’attention sur l’opposition au « régime » de Viktor Orban et la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er janvier. Le ton est hystérique. On était très, très loin d’en faire autant lorsque la Hongrie était communiste…

A croire que les 70 000 ou 100 000 manifestants de l’opposition qui se massaient lundi soir dans les rues de Budapest à l’appel de la gauche et des écologistes ont en réalité été mobilisés pour cela, pour défendre « l’indépendance » de la Banque centrale dont probablement ils se contre-fichent… Kornelia Magyar, de l’Institut progressiste hongrois, a reconnu naïvement que si l’on votait aujourd’hui, le mouvement d’opposition à Orban n’emporterait pas les élections. Ce serait étonnant en effet, puisque le Fidesz a réuni plus de 54 % de suffrages aux dernières législatives en avril 2010 (Jobbik, plus à droite, totalisait quelque 18 %), et une écrasante majorité de sièges au parlement.

Voilà une démocratie non démocratique, un populisme suspect, une originalité qui ne sera pas tolérée. Il n’est pas question de laisser un Etat de l’UE, fût-il à l’écart de la zone euro, reprendre du pouvoir souverain sur sa politique monétaire et sur le rôle de sa Banque centrale. Je ne sais jusqu’où va en réalité la volonté du gouvernement hongrois de rompre avec ce qui est, après tout, un choix idéologique : l’indépendance des Banques centrales est un parti pris d’économistes qui a la faveur de l’Europe et de la grande finance (tout comme l’existence d’une Banque centrale est une exigence du Manifeste de Karl Marx…), avec les résultats que l’on sait et l’objectif mondialiste qui devient de plus en plus apparent. L’école autrichienne – avec Friedrich von Hayek par exemple – estime que la mainmise des Banques centrales sur la monnaie, par le jeu de l’imposition de taux directeurs trop bas, crée des bulles économiques par l’excès de crédit avant de provoquer des rétrécissements dramatiques où les mauvaises créances deviennent visibles (nous y serions en plein à en croire ces économistes).

Et pourtant, le chômage baisse…

En tout cas, la Commission européenne et le FMI ont décidé de cesser toute discussion portant sur une aide financière à la Hongrie pour tenter de stopper la réforme de la Banque centrale et ils n’ont « pas encore décidé » s’ils vont retourner à Budapest pour augmenter la pression maintenant qu’elle a été adoptée.

La Hongrie, nous dit-on, est dans une crise sans précédent à cause d’Orban et de sa politique. Mais elle est avant tout dans des difficultés terribles en raison de la dévaluation de sa monnaie nationale, le forint, de plus de 20 % face à l’euro depuis octobre. Cela a mécaniquement fait exploser sa « dette de Maastricht » aujourd’hui évaluée à 82, 6 % du PIB contre 76,7 % fin juin. Ce chiffre, tout le monde le brandit… sans rappeler que la dette française est à 85,3 % du PIB selon l’INSEE au troisième trimestre 2100, contre 78,1 % à fin 2009.

Un chiffre qu’on n’entend guère, c’est celui du chômage en Hongrie. Selon Eurostat, son taux plafonnait à 11,4 % de la population active en janvier dernier : en octobre 2011, il s’établissait à 9,8 % sur une pente bien descendante.

Avec sa monnaie dévaluée (comme le serait la monnaie française si elle était en accord avec la situation française) et ses intérêts poussés à la hausse par une évaluation négative des agences de notation, il n’est pas sûr que la Hongrie puisse conserver sa courbe d’amélioration de l’emploi. Il n’est pas sûr qu’Orban puisse sortir son pays de son endettement – mais quelle est l’alternative : une situation à la grecque ? Il n’est même pas sûr qu’Orban soit autre chose qu’un conservateur un peu plus nationaliste que les autres – mais déjà assez pour déclencher les foudres mondialistes…

Comme celles d’Alain Juppé, qui dénonce un « problème aujourd’hui » en Hongrie (NdCR. Alain Juppé, le 3.01.2012) et proclame : « Il appartient à la Commission européenne de vérifier que ces nouveaux textes constitutionnels respectent ce qui fait le bien commun de tous les pays de l’Union européenne, c’est-à-dire l’Etat de droit et le respect des grandes valeurs démocratiques. » Et puis quoi : déclarer la guerre ? La chancellerie hongroise a réagi avec irritation.

Parmi ces « valeurs » dont la survie serait menacée : le droit à l’avortement, le statut des unions homosexuelles, la laïcité… On reproche à Orban une politique de priorité pour la famille, la volonté de favoriser la natalité, le refus d’inscrire l’orientation sexuelle au nombre des catégories protégées contre la discrimination, son exaltation de l’histoire hongroise.

Et si l’on y pense bien, ce sont ces choix, plutôt que les manœuvres bancaires, qui sont seuls en mesure de sortir la Hongrie de la situation désastreuse où elle se trouve en effet. Avec un taux de fécondité voisin de 1,3, le pays est en plein suicide démographique. A côté de cela, tout le reste est littérature.

JEANNE SMITS

 

Article extrait du n° 7511

du jeudi 5 janvier 2012 

 

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=620881

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 17:25

03/01/2012 14:24:09: La quête de sens peut conduire le pèlerin bien loin… jusqu’aux Indes.
Le père Joseph-Marie Verlinde nous donne son témoignage.
Initié aux pratiques ascétiques orientales (yoga, MT), il poursuit, dans les ashrams des Hauts-Himalayas, l’approfondissement de la philosophie religieuse hindouiste et bouddhiste.

Mais l’expérience de l’anéantissement du « je » personnel dans un Soi impersonnel suscite en lui des questions fondamentales : que signifie un bonheur qui se vit seul et qui ne s’ouvre pas sur l’Autre ? Que reste-t-il de l’amour lorsque l’amant et l’aimé se sont confondus dans une vacuité sans visage et sans nom ?

L’aventure ne s’arrête pas là ! Revenu au Christ Jésus, ce jeune converti va s’intéresser au courant de l’ésotérisme ! Paradoxalement, ce sont des amis se disant chrétiens qui vont l’entraîner dans cet univers fascinant…

 

2e et 3e parties: http://www.gloria.tv/?media=235639

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- Les philosophies hindouiste et bouddhiste : une "pensée ésotérique", par le père Verlinde

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 14:15

Une famille a été sauvée par quatre personnes après la chute de leur véhicule dans un ravin de l'Isère. Un avis de recherche est lancé pour retrouver les quatre «anges gardiens» qui ont disparu.

Jeudi dernier, 29 décembre 2011,  la famille Masmoudi, originaire de Caluire dans la région lyonnaise, se lance à l'assaut des lacets du collet d'Allevard, dans l'Isère. Le père, ses deux filles de 11 et 13 ans et le fils d'un ami frôlent la mort : au détour d'un virage du col du Barioz en Isère, leur véhicule glisse sur une plaque de neige. Devenu incontrôlable, il bascule dans un ravin. Fait incroyable: la voiture ne chute pas au fond du précipice. Trois souches d'arbres la retiennent in extremis trois mètres plus bas, en équilibre au-dessus du vide.

 

Alors que dans l'habitacle, l'angoisse et la terreur s'installent, -la famille se voit basculer et mourir-, quatre personnes surgissent de nulle part et prennent les choses en main. Presque mieux que des secouristes habituels. Sandra, 11 ans la petite dernière de la famille jointe par Le Figaro raconte: «Ils avaient un grand professionnalisme, ils étaient très calmes, gentils. Ils nous ont aidés dans le plus grand silence. Ils nous ont sortis un par un du véhicule», raconte-t-elle toujours éblouie. Les Masmoudi sont donc sains et saufs. Même leur voiture n'est guère endommagée!

Après avoir recouvré ses esprits, la famille découvre que ses sauveteurs se sont immédiatement évaporés dans la nature. «En cinq minutes, ils nous ont sortis, on ne voit ça que dans les films, je vous assure! On s'est remis de nos émotions, on s'est regardés, on s'est retournés et il n'y avait plus personne. La seule chose qu'il me reste de ces personnes, c'est un sourire et puis, ils sont partis comme ils étaient venus», se souvient avec reconnaissance, le père de famille.

«C'est un peu comme s'ils étaient venus du ciel. Ils étaient quatre et nous, dans la voiture, nous étions quatre aussi. Comme si c'était un ange pour chacun. C'est miraculeux!», ajoute Sandra qui n'en finit pas de ressasser ce conte de Noël devenu légende familiale.

Mais qui sont ces bienfaiteurs? Le père de famille reconnait se remettre le plus difficilement de l'accident. «J'ai du mal à oublier, à passer à autre chose. Je suis victime à posteriori d'une forte réaction au stress, je vais d'ailleurs retourner dès aujourd'hui aux urgences, je ne me sens pas bien», confie-t-il au Figaro. Avant d'ajouter: «Je veux aussi lancer un appel pour que les quatre hommes providentiels se manifestent. Je veux leur dire merci parce que peu de gens auraient fait ce qu'ils ont fait. Ça a été fantastique, presque irréel!», insiste encore Monsieur Masmoudi. Seul indice: les quatre hommes avaient entre 35 et 40 ans et circulaient à bord d'une Peugeot 306 vert foncé. Un début de piste...

 

Source

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  Note de Christroi. Les faits et cas d'intervention des anges gardiens dans nos vies, soit pour nous inspirer de bonnes pensées, nous protéger ou nous sauver de dangers imminents, sont nombreux. Nous recommandons à nos lecteurs la lecture édifiante de "La dévotion aux saints anges" d'Henri-Marie Boudon, aux éditions Clovis (Fin XVIIe siècle, rééd. Clovis, Collection Itinéraire spirituel, 2003).

Dans l'Ancien Testament, dans l'Evangile, dans l'Apocalypse, les anges sont partout: messagers de Dieu, guides des hommes, adversaires des démons. Auteur spirituel du XVIIe siècle, Boudon nous offre un exposé très complet et plein d'amour des merveilles angéliques. Invisibles à nos yeux et pourtant bien réels, les anges sont nos fidèles amis et puissants protecteurs. Motifs de la dévotion (ce que les anges font pour nous, etc.) - Pratiques de la dévotion (neuf choeurs, prières, vertus, etc.).

 

Extrait:

"Ô Hommes! Aimez les anges: ce sont les amis fidèles par excellence, des avocats, des protecteurs très puissants, des maîtres trèss ages, des pères, des frères tout remplis d'amour pour nous. Ils sont les patrons, les protecteurs, les avocats de toutes sortes de personnes, d'états et de conditions. Aimez les anges, hommes apostoliques; ce sont les divins missionnaires du paradis. Aimez les anges, prédicateurs, docteurs; ce sont les savants de la science du Ciel et de la belle éloquence de l'éternité. Aimez les anges, vous qui êtes les prêtres du Seigneur ; c'est par leurs mains que le sacrifice est offert à la majesté de Dieu. Aimez les anges, vous qui êtes retirés dans les cloîtres ou qui vivez dans la solitude; ces esprits admirables sont toujours retirés en Dieu et n'en perdent jamais la vue. Aimez les anges, vous qui paraissez en public, qui vivez parmi le monde; ces pures intelligences y demeurent avec vous. Aimez les anges, personnes mariées; l'exemple du saint archance Rapahaël qui conduisait Tobie, fait voir d'une manière admirable les soins qu'ils prennent de votre état. Aimez les anges, ô vierges; ô vierges, encore une fois, aimez avec ferveur les anges, ce sont les grands amis de la virginité; ils en sont même les admirateurs, voyant dans des vaisseaux fragiles un trésor si précieux, et des créatures faibles vivre en la terre comme ils vivent au Ciel. Aimez les anges, personnes justes; ce sont les guides de la sainteté. Aimez les anges, pécheurs; ils sont pour vous un asile assuré. Aimez les anges, personnes affligées, pauvres, misérables; ils sont la consolation et le refuge de tous les malheureux. Aimez les anges, riches, puissants, grands du monde; ce sont ces divines clartés qui vous feront voir que tout ce qui passe est méprisable, et qu'il ne faut soupirer qu'après la bienheureuse éternité. Mais aimez, ô hommes, les séraphins; ce sont les princes du pur amour. Aimez les chérubins, ce sont les grands docteurs de la science des saints. Aimez les trônes, ce sont les patrons du véritable repos de l'âme, et de la tranquille paix du coeur. Aimez les dominations; ils vous apprendont à devenir les maîtres de vous-mêmes et de toutes choses, vous élevant au-dessus de tout l'être créé par une union intime au Créateur. Aimez les vertus, ce sont les maîtres des voies de la sainte perfection. Aimez les puissances, ils sont vos défenseurs contre la malice, la rage et le pouvoir des démons. Aimez les principautés, ce sont eux qui prennent des soins si grands du bien des monarchies, des Etats, et de ceux qui gouvernent. Aimez les archanges, ce sont les zélateurs du bien commun, et l'on en reçoit mille et mille bénédictions dans les provinces, dans les villes, dans les villages et dans toutes sortes de pays. Aimez, enfin, les anges du dernier choeur, ce sont des astres dont nous ressentons plus souvent les célestes influences, étant plus proches de nous, et veillant sur le bien de tous les hommes en particulier, avec un amour et des soins inexplicables. N'ayons plus que des amours de feu pour ces pures flammes de l'empyrée, et ne cessons jamais d'aimer ceux qui ne se lassent jamais de nous bien faire et de nous combler de toutes sortes de grâces". (Henri-Marie Boudon, La dévotion aux saints anges, ibid., p. 47-50).



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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 13:49

Basta cristianofobia! les Italiens contre l'art comptant-pour-rien, subventionné et christianophobe


Pour une fois que les français n'exportent pas des théories démoncratiques...

La campagne des catholiques français contre l'art comptant-pour-rien, subventionné et christianophobe fait des émules...en Italie.
Civitas a reçu l'avis d'un nouveau comité italien contre Castellucci (cf article sur le blog http://francejeunessecivitas.hautetfort.com/archive/2012/01/03/campagne-contre-la-christianophobie-civitas-inspire-les-cath.html).
http://bastacristianofobia.blogspot.com/


Forts de l'expérience française, les catholiques italiens défendront l'honneur du Christ. (Leur spot reprend les images des manifestations de rue et dans les théâtres)...

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Merci à Jean-Raymond

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 13:08

La nouvelle constitution hongroise ne plaît pas aux tenants du Nouvel Ordre Mondial. Adoptée en avril grâce à la majorité des deux-tiers dont jouit au Parlement le parti Fidesz de Viktor Orban et entrée en vigueur au 1er janvier 2012, la nouvelle constitution a supprimé l'appellation "République de Hongrie" pour "la Hongrie"... Blasphème impardonnable pour les ZOGcidentaux. 

 

La nouvelle constitution indique: « Dieu bénisse les Hongrois », son préambule rattache le pays à ses racines et à son identité chrétienne, un cri de fierté : « Nous sommes fiers de ce que notre roi saint Etienne ait établi l’Etat hongrois sur des fondations fermes il y a mille ans, et qu’il ait fait de notre pays une partie de l’Europe chrétienne. » Elle affirme solennellement l’humanité de l’embryon dès la conception et réserve le mariage à « un homme et une femme ». Elle protège la famille, la propriété, l’héritage, soutient la natalité. Elle impute la responsabilité des crimes du communisme jusqu’en 1989… aux dirigeants communistes tels qu’ils se sont ressuscités dans le « parti socialiste ». La Banque centrale hongroise est mise sous tutelle du gouvernement (France culture, "l’Invité des matins", 3.01.2012). 

 

Orban est bien évidemment accusé par les Nouvel ordre mondialistes d’« isoler » son pays au sein de l’Union, face aux Etats-Unis et au FMI dont il a pourtant eu grand besoin dans des passes économiques très difficiles. Hilary Clinton s’est inquiétée de « l’état de la démocratie » en Hongrie. Bruxelles a naturellement mis en garde la Hongrie contre l’ensemble de sa Constitution que la Commission entend « évaluer », particulièrement irritée à cause du chapitre sur les crimes communistes et de l'adoption d'une nouvelle loi qui réduit de 300 à 14 les communautés bénéficiant de subventions publiques au profit de religions historiques, comme le catholicisme.

 

La nouvelle constitution a donc immédiatement suscité les foudres de l'Union européenne, du chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, du Fonds monétaire international et de nombreuses organisations non-gouvernementales... Voilà les démocrates ! Des "dizaines de milliers de citoyens" sans aucun doute soutenus et financés par les banksters, Georges Soros et consorts, se seraient mobilisés lundi soir à Budapest "pour protester contre la nouvelle constitution, jugée liberticide, élaborée par le premier ministre conservateur." (1)

 

Comme l'a souligné Jeanne Smits pour Présent du 3 janvier 2012, voilà la Hongrie "sous surveillance, et susceptible d'être sanctionnée".

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(1) http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/03/01003-20120103ARTFIG00300-les-hongrois-manifestent-en-masse-contre-viktor-orban.php

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 08:21

Dimanche 8 janvier 2012 RDV à 16h Parvis de Notre-Dame. 8e marche aux flambeaux, marche de la Fierté parisienne en hommage à Sainte Geneviève.

 

  Communiqué de l’association Paris Fierté 

C’est désormais une tradition bien ancrée dans la capitale : comme chaque année, le 8 janvier prochain, les Parisiens vont descendre dans la rue, plus nombreux qu’à l’édition précédente, pour rendre hommage à leur sainte patronne et proclamer la fierté de leur histoire et de leur identité.

Car cette marche pour Sainte Geneviève est bien autre chose qu’une simple commémoration symbolique, c’est également un intense moment de communion et d’espoir pour l’avenir. 

Un avenir qui ne se construira pas sans puiser des forces dans notre mémoire et notre identité commune, afin de redevenir fiers de ce que nous sommes, de défendre ce que nous avons construit et de corriger les erreurs que nous avons commises. 

C’est pourquoi, en ces temps de crise économique et sociale, en ces temps d’inquiétudes quant à l’avenir, en ces temps de périls et de chaos, la marche Sainte Geneviève 2012 revêt une importance toute particulière car elle est l’occasion de montrer à tous les Parisiens abattus ou parfois résignés un exemple de mobilisation, d’union et de solidarité au service de la Cité.

Face au désespoir, insurrection de la mémoire! Rejoignez la grande marche aux flambeaux pour Sainte Geneviève, la marche du peuple de Paris qui refuse de subir et de disparaître!

 Rendez-vous le dimanche 8 janvier 2012, à 16 heures sur le parvis de Notre Dame.

Source

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 23:59

Ne l’appelez plus « République de Hongrie » : sa nouvelle Constitution est entrée en vigueur dimanche et elle est devenue, tout simplement la Hongrie. Une patrie, cela existe indépendamment de sa forme politique.

La Hongrie, donc, est devenue par la volonté des deux tiers de son Parlement un Etat qui fait référence explicite à Dieu dans sa Constitution. « Dieu bénisse les Hongrois » dit-elle – et ce n’est rien à côté de son long préambule qui rattache le pays à ses racines et à son identité chrétienne, un cri de fierté (traduit intégralement sur mon blog le 19 avril dernier).

 

« Nous sommes fiers de ce que notre roi saint Etienne ait établi l’Etat hongrois sur des fondations fermes il y a mille ans, et qu’il ait fait de notre pays une partie de l’Europe chrétienne. »

 

La nouvelle Constitution affirme solennellement l’humanité de l’embryon dès la conception :

 

« La dignité humaine est inviolable. Chacun a droit à la vie et à la vie humaine, la vie du fœtus sera protégée depuis la conception. Les pratiques eugénistes visant la sélection des personnes, transformant le corps humain et ses parties en source de profit, et le clonage reproductif des êtres humains sont interdits. »

 

Mais elle réserve également le mariage à « un homme et une femme », elle protège la famille, la propriété, l’héritage, soutient la natalité. Et tout en affirmant l’indépendance des Eglises, elle précise : « L’Etat coopérera avec les Eglises dans la poursuite d’objectifs au bénéfice de la communauté. »

 

Et, non moins important, elle impute la responsabilité des crimes du communisme jusqu’en 1989… aux dirigeants communistes tels qu’ils se sont ressuscités dans le « parti socialiste ».

 

On parle beaucoup d’objectifs « personnels » du Premier ministre Viktor Orban, qui verrouille le pouvoir de son parti, met les médias au pas et concrétise ses vues sur des territoires perdus au début du XXe siècle. Mais quoi qu’il en soit c’est une Constitution qui s’inscrit clairement dans la reconnaissance de la loi naturelle.

 

Preuve que même au sein de l’Union européenne, on peut affirmer avec indépendance et souveraineté des vérités à contre-courant…

 

Oui, mais cela n’ira pas sans difficultés. Orban est accusé d’« isoler » son pays au sein de l’Union, face aux Etats-Unis et au FMI dont il a pourtant eu grand besoin dans des passes économiques très difficiles. C’est pourquoi Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge et président des Libéraux au Parlement européen, considère la nouvelle Constitution comme le « cheval de Troie d’un système politique plus autoritaire fondé sur la perpétuation du pouvoir d’un seul parti ».

 

Comme si l’Union européenne, union soviétoïde d’un genre nouveau, n’était pas en train de confisquer les droits des peuples d’une manière à la fois plus radicale et plus insidieuse ! Comme si un pays qui a vécu pendant des décennies sous la botte communiste n’avait pas le droit de choisir de rompre aussi définitivement que possible avec cette tyrannie effrayante ! Hilary Clinton s’est inquiétée de « l’état de la démocratie » en Hongrie, parce que face à l’idéologie, la volonté de la majorité n’a strictement aucune importance.

 

 

Viktor Orban continue de l’affirmer, cette souveraineté, en refusant de se soumettre à Bruxelles sur la question de la banque centrale : celle-ci se doit d’être « indépendante », selon les exigences de la Commission. Vendredi dernier, la réforme de la Banque centrale adoptée a fait passer de deux à trois le nombre d’adjoints du président et retire à celui-ci la prérogative de les choisir, au profit du chef du gouvernement. Le conseil monétaire de la Banque centrale passera de sept à neuf personnes, ses deux membres extérieurs supplémentaires étant, comme quatre autres, nommés par le Parlement, donc par le Fidesz.  

Bien entendu, Bruxelles a mis en garde la Hongrie contre l’ensemble de sa Constitution que la Commission entend « évaluer », particulièrement irritée à cause du chapitre sur les crimes communistes, de l’adoption d’une nouvelle loi qui réduit d’environ 300 à 14 les communautés bénéficiant de subventions publiques au profit de religions historiques comme le catholicisme, les nouvelles devant se faire agréer par le Parlement, et de l’exigence d’une majorité des deux tiers au Parlement pour instituer de nouvelles taxes.

 

Voilà donc la Hongrie sous surveillance, et susceptible d’être sanctionnée.

 

En attendant, elle fait preuve d’une belle vigueur.





JEANNE SMITS

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