Dimanche 26 mai aux Invalides, après les avoir gazé, des forces de l’ordre lancent des bouteilles en verre sur les manifestants.
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« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
Dimanche 26 mai aux Invalides, après les avoir gazé, des forces de l’ordre lancent des bouteilles en verre sur les manifestants.
Il y a celles qui recherchent avant tout l'impact médiatique et se complaisent dans la provocation.
Et il y a celles qui choisissent des actions non violentes construites sur une réflexion de fond.
Les Antigones répondent aux Femen. Une belle initiative à suivre et à soutenir !
ONLR
« Je suis née pour partager l'amour et non la haine. » Antigone (Sophocle)
La Manif pour tous du 26 mai nous aura réservé bien de surprises. On y voit désormais un peu plus clair dans le jeu de dupes des infiltrés, entre les lâcheurs et ceux qui sont réellement prêts à "ne rien lâcher".
Vers 18h40, Xavier Bongibault, président de « Plus gay sans mariage », a été hué lorsqu’il a prôné l’union civile devant la foule réunie sur l’Esplanade des Invalides", enfreignant de la sorte la consigne de Ludovine de la Rochère, Présidente de la Manif pour tous : "le 26 mai, on ne manifeste pas pour l’union civile mais contre la loi Taubira. Il n’y aura aucune banderole de la manifestation pour ou contre l’union civile, c’est un non-sujet." La tentative de Xavier Bongibault pour défendre l’union civile a été accueillie par des lazzi.
Dans l'après-midi, 17h03, Frigide Barjot, interrogée sur BFM-TV par Ruth Elkrief, a vomi sur le Printemps françai.. Celle qui suite au vote à main levée au Sénat sur un sujet engageant une "réforme de civilisation", avait le 15 avril justement déclaré "quand les manifestants ne sont pas écoutés et que la liberté de vote n'est pas respectée, nous ne sommes plus dans un pays démocratique", a estimé hier que la loi Taubira devait "à présent être appliquée" ! Comprenne qui pourra ! Frigide Barjot a également, elle aussi malgré les consignes de Ludovine de la Rochère, remis l’union civile sur le tapis, ignorant par là que la CEDH imposerait de facto l’adoption et la PMA dans ce cas... Elle "en conclut qu’ »il fallait "arrêter les manif et La Manif pour Tous" » !
A propos des primaires organisées par l’UMP à Paris, Frigide Barjot s'est déclarée prête à soutenir NKM (qui n’a pas voté contre la dénaturation du mariage et le droit à l’enfant) si elle portait "son projet d’alliance civile".
Enfin, à 17h23, Frigide Barjot a déclaré : « La Manif pour Tous, c’est fini, ça ne marche plus ». Elle a déclaré la même chose à propos des Veilleurs avant de se reprendre et de dire qu’elle aimerait bien « qu’ils veillent pour l’union civile » ! Puis elle a annoncé qu’elle lançait un nouveau mouvement, « L’avenir pour Tous » et confié espérer approcher Ségolène Royal qui s’est récemment déclarée favorable à une union civile plutôt qu’au « mariage » homosexuel...
Frigide Barjot, quelques jours avant la Manif pour tous sur les Champs-Elysées du 24 mars 2013 avait appelé les résistants à retourner dans la rue le 24 mars sur les Champs-Elisées et de "n'en repartir que quand la loi sera retirée" (ce sont ses mots!...) avait déclaré le 24 mars en direct de la Manif vers 17h30 - le coq aura sûrement chanté trois fois (!) - se désolidariser de ceux qui l'ont prise aux mots, les traitant d'"extrême-droite" et de "fachos" qui n'"ont rien à voir avec la Manif pour tous", tout en appelant la police à les arrêter, et donc en abandonnant à la police de Manuel Gaz ceux des Veilleurs qui auront obéi à ses appels ! Nous saurons nous en souvenir !
Voilà pour les lâcheurs. Passons maintenant aux résistants, les vrais.
Ludovine de La Rochère, interrogée par Nouvelles de France, a estimé que « si elle (Frigide Barjot) a envie de créer un autre mouvement », elle en est « très heureuse pour elle » même si elle « regrette un peu ce départ ». Elle souhaite néanmoins « bon vent » à l’ancienne égérie du mouvement.
Tugdual Derville, le délégué général d’Alliance Vita, a déclaré aux Nouvelles de France que « Manuel Valls est un pompier pyromane, il attise la haine, c’est indigne de comparer notre mobilisation aux violences du Trocadéro. On continuera à manifester s’il le faut ! ».
17h30 : Le cortège de l’Institut Civitas est arrivée place de l’Opéra où Alain Escada s’adresse à la foule :
17h25 : Magnifiques photos de l’Esplanade des Invalides prises par Pierre de Bellerive pour Nouvelles de France. Et tous les manifestants ne sont pas encore arrivés…
16h13 : Mgr Bernard Podvin, le porte-parole de la Conférence des évêques de France, évoque sur BFM TV « un sursaut de conscience » de la part de Français qui « expriment par leur conscience qu’ils n’approuvent pas la loi ». « En conscience, chaque militant doit continuer à dire qu’il désapprouve une telle loi (…) et la boîte de Pandore qu’elle ouvre (…) toujours dans la paix et dans la cohésion sociale. » Pour Mgr Podvin, le Gouvernement comme l’opposition portent une certaine responsabilité dans la loi Taubira car ils n’ont pas évoqué l’enjeu sociétal durant la campagne.
15h42 : Quelques images du cortège de l’Institut Civitas :
15h20 : Présence de Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, dans le cortège de la Porte Dauphine.
15h01 : « Une injustice (pour l’enfant, ndlr) même légalisée reste une injustice. c’est pour cela que la mobilisation va perdurer » affirme l’abbé Pierre-Hervé Grosjean sur BFM TV. Il dénonce « la désinformation » de Manuel Valls. « Ce projet de loi a été fait par des adultes pour des adultes » alors que « l’intérêt de l’enfant doit primer ».
14h40 : Alain Escada, le Président de l’Institut Civitas, qui défile de son côté, dénonce sur BFM TV une loi « illégitime » et regrette que Frigide Barjot ne fasse pas front. Il appelle « tous, Hommen, Civitas, Campeurs », à « s’additionner pour faire fléchir le Gouvernement ».
14h40 : Les musulmans contre le mariage ganymède sont présents en nombre dans le cortège partant de la gare d’Asuterlitz.
14h20 : Vers 12h30, un appel à l’aide à la Russie a été lancé devant son ambassade à Paris :
http://www.ndf.fr/article-2/26-05-2013/en-direct-de-la-manif-pour-tous-du-26
http://www.lerougeetlenoir.org/les-breves/direct-manifestation-du-26-mai-2013
Dans la soirée, pendant que Manuel Gaz poursuit des manifestants pacifiques aux Invalides (350 interpellés dont 250 placés en garde à vue), il laisse les islamistes agresser des soldats français. On n'a pas entendu beaucoup de socialistes condamner l'attentat dont a été victime Cédric Cordiez, un militaire appartenant au 4e régiment de chasseurs de Gap, qui a reçu plusieurs coups de cutter au cou. L'auteur présumé de l'agression du militaire de 23 ans samedi à Paris, aurait prié avant de passer à l'acte comme l'a révélé le journal Le Parisien lundi 27 mai. "Il a été filmé en train de faire une prière, à proximité des lieux des faits", a rapporté une source cité par le quotidien.
Quelques juifs sont venus dénoncer la loi Taubira :
Source photo: http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/le-socialisme-cest-la-mort.html
Un autre Juif, passant entre les manifestants, a également remis un prospectus où l'on peut lire : "Si on autorise le mariage homosexuel, (pseudo MARIAGE pour TOUS), on autorisera l'inceste, etc. En toute cohérence, c'est parfaitement vrai, car les raisons de plaisir personnel etc. qui motivent cette loi et le rejet de tout TABOU divin s'y opposant devraient avoir des conséquences, mais déjà l'homosexualité est en soi interdite, indépendamment des conséquences prévisibles de la loi, et même le PACS entre 2 personnes aussi."
Dans la soirée, les Veilleurs sont gazés sur l'Esplanade des Invalides :
Les veilleurs ont été obligés de se déplacer en raison du nuage de lacrymogène :
Source photos : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/veill%C3%A9e-pour-tous-aux-invalides.html
Interpellations arbitraires. Le député Luca Volontè est choqué : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/05/interpellations-arbitraires.html
Loi contre-nature, la nature se rebelle :
Ludovine de la Rochère, Présidente de la Manif pour tous, a prononcé un discours lors de la MPT dimanche 26 mai aux Invalides à Paris. Elle a dénoncé la loi Taubira "fondée sur un mensonge", un Etat totalitaire - il faudrait qu'elle prenne plus souvent la parole (!) -, appelé à poursuivre "le combat partout en France" et à se préparer pour "de nouvelles actions dans les jours et semaines à venir", en se fixant trois missions : l'"abolition de la loi Taubira", le soutien de "tous les hommes et les femmes de courage et de bonne volonté", les maires, les élus, tous ceux qui dans les débats publics" s'opposeront au mariage pour tous, "se battre pour faire reconnaître la réalité de l'être humain homme ou femme, pour défendre les plus faibles..., le mariage homme-femme, la filiation père-mère-enfant, les familles, cellules de base de toute société", la lutte "contre l'idéologie du genre, fondement de la loi "mariage pour tous", ... contre sa diffusion, en particulier à l'école".
Extrait :
Source:
- Appel du 18 mai à la résistance de Ludovine de la Rochère contre le mensonge du "mariage" homosexuel
Extrait d'une tribune de Nicolas Gauthier intitulée "Quand Manuel Valls se prend pour Bachar el-Hassad !" publiée sur BV:
Rien de nouveau sous le soleil si on se rappelle un de leurs slogans en 1789 : "liberté, égalité, fraternité ou la mort". Comme ça c'est clair ! Et cela explique bien des choses !
Les cadres, adhérents et sympathisants de l'Alliance royale marcheront aujourd'hui 26 mai
« avec cette France qui relève la tête face au processus de domination d'une dictature partisane qui prend le masque de la légalité démocratique.
Certains ont pu penser, un temps, que ces manifestations étaient le degré zéro de la politique, politique comprise comme un système de réseaux. En effet la politique est aujourd'hui confisquée par une caste qui assoit sa domination par le jeu occulte des réseaux.
Or nous, royalistes, faisons de la politique différemment. Nos méthodes ne sont pas celles de l'ombre mais au contraire s'appuient sur les valeurs du témoignage vivant, de la contagion joyeuse, de la fraternisation.
Nos méthodes ne sont pas celles de Mai 68, où les étudiants étaient instrumentalisés par des intellectuels aux ordres, où la violence de subversion renversait l'ordre social.
Nous allons marcher le 26 mai comme on signerait un acte de foi contre la marchandisation des corps, contre l'ultime transgression de ce capitalisme païen qui nous entraîne dans un enfer nihiliste.
Nous allons marcher contre ce régime malade et ces imposteurs qui le servent.
Car nous savons que, malgré les apparences, les structures républicaines ne pourront pas se maintenir indéfiniment parce qu’on ne construit rien sur le mensonge. »
Source: http://www.allianceroyale.fr/articles/actualites/366-en-marche-contre-limposture-republicaine
Pour voir la violence de la police oligarchique en exercice, regardez comment des opposants au "mariage" homo sont traités hier soir sur les Champs-Elysées. Ils étaient environ 2 à 300 militants. Il y a eu de nombreuses arrestations (une cinquantaine), les gens sont traînés par terre par la police : http://www.youtube.com/watch?v=wzztUId1HzE&feature=player_embedded#!
Quand 67 jeunes Veilleurs s'assoient, une bougie à la main, près de l'Assemblée nationale, ils sont tous embarqués, quand 300 personnes manifestent leur opposition pacifiquement sur les Champs-Elysées, 50 sont embarquées, tandis qu'après la victoire du PSG qatari le 13 mai au soir, lorsque des hordes de casseurs dévastent le quartier du Trocadéro et les Champs-Elysées avec des barres de fer, blessant 32 personnes, on n'a qu'une bonne trentaine de gardés à vue… Cherchez l'erreur !
Cela commence à faire beaucoup Monsieur Hollande. Ces deux poids deux mesures vont devoir se payer très cher...
- Manuel Gaz envisage d'interdire le Printemps français : autant interdire le peuple !
- Emeutes du PSG qatari : un deux poids deux mesures dont l'Oligarchie devra rendre des comptes
Avec le sens du respect, du dialogue et de la nuance qui lui est coutumier, Pierre Bergé déclarait hier (sur Bfm-Tv, 20 mai 2013, NdCR) qu’il faut « faire soigner » ces élus récalcitrants – rien de moins – au motif qu’il ne saurait y avoir aucune liberté vis-à-vis des lois de la République.
On se souviendra que la tactique qui consiste à traiter des opposants politiques comme des malades psychiatriques a été communément utilisée par les régimes totalitaires au XXème siècle ; mais bien sûr, avec la vigilance démocratique exemplaire qui les caractérise, les grands médias ont oublié de le signaler. (Ils ont également oublié de rappeler que le même Pierre Bergé, il y a moins de dix ans, appelait à la liberté de conscience des maires, en publiant un « manifeste pour l’égalité » qui appelait les élus à violer la loi établie pour célébrer partout des mariages homosexuels…
Source et suite: http://www.fxbellamy.fr/blog/2013/05/21/pourquoi-nous-devrions-tous-defendre-la-liberte-de-conscience/
Sans compter la gauche en 2006 qui continuait à manifester contre une loi promulguée, celle sur le "Contrat Première Embauche" (CPE), publiée au journal officiel le 2 avril 2006, et qui aboutit à son retrait le 10 avril 2006.
Au moins les Russes savent qu'une pratique sexuelle n'a pas à s'afficher en public pour demander quoique ce soit à la société :
Une trentaine de personnes ont été interpellées à Moscou samedi lors d'une action non autorisée en faveur des minorités sexuelles devant la Douma, rapporte un correspondant de RIA Novosti sur place.
Des manifestants portant des pancartes ont tenté de mener des piquets individuels dont la tenue ne nécessite pas d'autorisation officielle. Cependant, les policiers présents sur place ont procédé à des interpellations. En outre, plusieurs personnes ont été arrêtées près du monument dédié au prince Iouri Dolgorouki sur la rue Tverskaïa (centre).
Les autorités de la capitale russe ont auparavant refusé d'autoriser la tenue d'une gay pride à Moscou le 25 mai.
Source: http://fr.rian.ru/society/20130525/198389629.html
Il y a quelques jours, le chef de la Commission des Affaires internationales de la Douma (chambre basse du parlement russe), Alexeï Pouchkov, a estimé qu'il était "nécessaire d'interdire l'adoption d'enfants russes aux pays autorisant le mariage entre personnes de même sexe".
"Il faut interdire l'adoption aux pays où le mariage homosexuel est autorisé et réaliser des progrès réels en matière d'adoption à l'intérieur de notre pays", a écrit le 19 mai M.Pouchkov sur son compte Twitter, alors que le président Hollande, en France, a promulgué la vielle, le 18, une loi ouvrant le mariage et l'adoption à deux personnes de même sexe, la France devenant ainsi le 14e pays du monde à autoriser l'union homosexuelle.
Le délégué du président russe pour les droits de l'enfant, Pavel Astakhov, a déclaré en février dernier que les couples homosexuels mariés en vertu de la nouvelle loi française ne seraient pas autorisés à adopter des enfants russes.
Que pensez-vous des caprices de diva de Frigide Barjot de ces derniers jours ?
Superbe réponse au "mariage" homosexuel publié sur Nouvelles de France. Ceux et celles qui ont été mariés avant la loi Taubira ne sont plus "mariés" selon le même contrat, puisque les termes, la définition, et le but même (procréation, filiation biologique ou symbolique) du contrat civil de mariage ne sont plus les mêmes. Cette violence rétroactive faite au contrat des mariés d'avant la loi Taubira est une injustice, elle devra se payer un jour ou l'autre comme les autres.
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«Nous étions mariés devant la loi… désormais, nous le serons hors-la-loi.»
Monsieur le président,
Le 22 août 1992, mon épouse et moi nous sommes mariés à la mairie de Nancy, conformément au Code civil. En promulguant la loi dite du « mariage pour tous » samedi 18 mai 2013, vous avez modifié les termes du document que nous avions signé. Ce contrat que nous avions passé et qui nous engageait l’un et l’autre, nous l’acceptions avec ses contraintes et ses obligations. Il était bon pour la société, en assurait le fondement et l’avenir. Or, vous avez décidé de détruire cet édifice multiséculaire.
Désormais ce « pacte social » est devenu caduque. Il est désormais un « droit » déconnecté de toute réalité naturelle. L’altérité et la différence qui fondaient l’union matrimoniale sont révolutionnées. La filiation qui en découlait n’a plus d’existence légale.
C’est la raison pour laquelle, nous venons vous demander de mettre un terme au « mariage nouveau » qui nous lie désormais. Il s’agit non pas de nous séparer l’un de l’autre, mais de nous séparer de vous et de ce régime qui a permis que soit modifiés les termes d’une législation dans un domaine qui n’était pas de votre compétence.
Nous étions mariés devant la loi….désormais, nous le serons hors-la-loi.
La franchise oblige également à vous informer que notre dissidence s’exercera dans le domaine éducatif et scolaire. Aucun de nos 10 enfants ne fréquentera jamais plus les établissements qui vous sont liés.
Aussi vrai que le soleil se lève à l’Est et se couche à l’Ouest, nous continuerons à leur faire découvrir les merveilles de la nature et à leur apprendre à les respecter.
Veuillez croire, monsieur le président, en l’assurance de nos sentiments respectueux mais néanmoins attristés.
Source video : http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2013/05/22/pour-preparer-la-tres-grande-manif-pour-tous-de-dimanche.html
Le "printemps français", par Jacques Trémolet de Villers, Paris, mai 2013. Extrait :
"Quand vous heurtez de front comme le fait la loi Taubirale le principe même de la famille, vous déclenchez un phénomène que vous ne pouvez plus contrôler et qui ne peut plus s'arrêter parce qu'il dépasse tout ce qu'on peut imaginer comme formule politique. ... Ce n'est pas nous qui agitons et tirons les ficelles, on n'a pas besoin d'agiter et tirer les ficelles : il n'y a pas besoin de ficelles".
A propos de l'utilisation des bonnets phrygiens par des jeunes filles :
"Beaucoup ont dit c'est 1789, mais non, mais non, parce que 89 quand on le regarde de près, et 1792, 1793, ce sont des manifestations qui sont téléguidées, qui sont organisées, par les Loges, par les 'comités'. Tous les historiens ont très bien remonté ceux qui ont manipulé ceux qui n'étaient pas le peuple mais une populace, et certains personnes qu'on manipulait pour faire le bruit (et qu'on payait même, NdCR). Et puis nous on est pas allé décapiter le gouverneur de la Bastille, nos petits bonnets phrygiens sont très gentils.
1830 ? Non, 1830 c'était la 'liberté de la presse' et c'était encore des manifestations organisées, manipulées par des mouvements, par les sociétés secrètes.
Le 6 février 1934 ? Mais non, parce que le 6 février 34 c'est 'tous pourris, à bas les pourris, à bas les voleurs', on est pas très loin, mais on n'a pas crié 'à bas Cahuzac, et toute la bande' ! Non, parce qu'il fallait y mettre tous les voleurs, on mettait tout le monde, on ne s'en sort pas ! C'était pas ça. Il faut dire qu'avant Taubira-Hollande, personne n'avait envisagé de proposer un projet de loi pareil. Donc, nous sommes dans une situation qui est inédite. C'est très intéressant historiquement parlant. Elle est inédite parce qu'on ne l'a jamais vue. Parce que le 6 février 1934 ce n'est pas une manif des familles, c'est une manif des Ligues, c'est une manif des organisations combattantes, c'est une manif où on casse et se fait tuer. Ce n'est pas tout à fait pareil. Donc nous sommes dans une situation tout à fait inédite.
Alors, ça ressemble à quoi ? Il y a un mot de sainte Jeanne d'Arc qui va complètement dans l'esprit de cette manifestation. Quand Jeanne rentre dans Orléans, et dans les autres villes, elle crie en sautant par dessus les remparts : "Entrez, tout est vôtre!" Et dans cette Manif qui est 'pour tous', dans ce mouvement qui dépasse la 'Manif pour tous', tout est nôtre, nous commes complètement chez nous, nous sommes entre nous, complètement chez nous, et ce chez nous, entre nous, c'est tout le peuple français. Cela ne s'était pas vu. ... Depuis combien de temps, n'avons-nous pas connu cela ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, si on sait le prendre, si on sait le suivre, si on sait le voir, on peut se dire que ce 'printemps français' - et moi j'oublie ma formule, d'autres l'ont prise, très bien, bonne chance, ils ont raison - moi je dis c'est un printemps de grâces. Ce qui est normal, parce qu'on ne peut pas faire un printemps français si ce n'est pas un printemps de grâces. La grâce et la France cela va ensemble. La grâce et Jeanne d'Arc, cela va ensemble. La grâce, c'est quoi ? La grâce c'est quelque chose qui est donnée, pas conquis, pas acquis, donnée alors que personne ne l'attendait. La bénédiction du Ciel, c'est Taubira. C'est d'ailleurs comme ça qu'en général le Ciel agit.
J'ai rencontré sur les Champs-Elysées, à la seconde manif, une de mes anciennes clientes qui me dit: 'C'est fabuleux cette Taubira, elle aura fédéré le peuple entier!'...
Et tant qu'elle sera là elle sera notre fédératrice. ... Ce qui fait l'unité de tous, c'est que c'est la substance humaine en tant que telle qui est attaquée dans cette histoire. Et que donc, c'est la substance humaine qui réagit. Et comme la France est historiquement la nation qui a porté le plus haut la conscience de la substance humaine, parce qu'elle est fille de Rome, d'Athènes et de Jérusalem, et qu'elle est dans ce sens-là, celle qui a porté l'humanité au plus haut point, celle qui réagit et réagit le plus fort et qui peut-être peut donner un exemple - parce que c'est un mouvement mondial ce mouvement du mariage imposé à tous -, elle peut donner l'exemple d'une réaction qui peut ensuite rejaillir sur les autres Etats. Et nous retrouvons là, la plénitude de notre ordre français, et de notre nature française, et j'allais dire des mots peut-être peu entendus aujourd'hui mais ils sont vrais, et de notre race française.
Alors, cela aboutit sur quoi cette manifestation (du 26 mai, NdCR) qui est le jour de la fête des mères, donc le jour de la fête des familles. Le seul élement concret, le seul élément fort, le seul élément qui unie tout de cette manifestation, c'est la famille. Ce n'est pas un parti, ce n'est pas un mouvement, ce n'est pas une association, ce n'est pas une ligue, ce n'est pas une chapelle, c'est LA FAMILLE. Et nous nous retrouvons en famille. Rien n'est plus différent d'une famille que la famille voisine. Et rien pourtant n'a le sens de la même communauté que la famille qui est différente de la famille voisine. Nous sommes tous différents, et parfois nous sommes adversaires. Et parfois, nous nous supportons pas. Mais aussi là, nous nous supportons parce que nous savons que c'est la famille en tant que telle qui est attaquée. Alors on me dit : 'mais politiquement, qu'est-ce qui peut sortir de là ?' Je dis si nous prenons conscience de cela, la seule chose qui peut sortir c'est que nous avons besoin d'un gouvernement familial."
- La loi Taubira portera-t-elle l'estocade à la Révolution ?
Le Printemps français pointe six mensonges de "ce gouvernement socialiste qui n'en finit plus de mentir".
Manuel Valls, tout au long des derniers mois, a montré sa volonté de marcher dans les traces de Nicolas Sarkozy à la tête du Ministère de l’Intérieur. Le style est le même, avec toutefois l’immunité que lui donne son encartage au parti socialiste. La violence avec laquelle il répond à la rue pacifique s’est vérifiée autant à l’égard des manifestants en faveur du mariage et contre la loi Taubirator que vis-à-vis des salariés de Florange et d’autres industries.
(3) Mensonge que le prétendu refus de la PMA alors que sont annoncés des états généraux sur le sujet (tactique bien connue… Il n’est qu’à réécouter les propos de Mme Guigou, alors ministre, sur le mariage en 1999) (à propos du PACS, NdCR).
(4) Mensonge que ces photographies et films truqués par le gouvernement pour voiler l’ampleur de l’opposition à la loi.
(5) Mensonge que cette accusation de violence contre les forces de police : le dernier exemple est cet homme qui aurait jeté du liquide à brûler sur des CRS ; les vidéos sur Internet témoignent le contraire.
(6) Mensonge que les violences en marge des précédentes manifestations : si la foule a parfois pu pousser, elle n’a jamais donné de coups, jamais violenté les policiers, jamais cassé une vitrine, jamais jeté de boulons (nous avouons piteusement un lancer de flanby)…
Mais n'oublions pas que le plus grave des mensonges de ce gouvernement socialiste est le "mariage" homosexuel lui-même et le mensonge fait aux enfants :
- La Manif à Cahuzac : "on ne ment pas aux enfants !"
- Appel du 18 mai à la résistance de Ludovine de la Rochère contre le mensonge du "mariage" homosexuel
Manif Civitas 26 mai - 14 h30 De la Place du Gal Catroux à l'Opéra (Métro Malesherbes)
Trois cortèges convergeront à partir de 14 heures de la porte Dauphine, de la porte de Saint-Cloud et de la place Valhubert, près de la gare d'Austerlitz, vers l'esplanade des Invalides, où seront installés un grand podium et 15 écrans géants.
Source et carte : http://www.lefigaro.fr/politique/2013/05/24/01002-20130524ARTFIG00566-la-manif-pour-tous-ne-se-resigne-pas.php
Les cortèges démarreront à 14H. Plus d'infos : http://lamanifpourtous.fr/fr/on-lache-rien/le-26-mai
Béatrice Bourges, porte-parole du mouvement du Printemps français a réagi en milieu d'après-midi sur BFMTV, à la déclaration du ministre de l'Intérieur Manuel Valls ce vendredi matin sur "l'étude d'une interdiction" du groupe d'opposition au mariage homosexuel et accusant le Printemps français d''"appel à la violence" : "Pas une seule marque de violence depuis huit mois. Le printemps français, c'est un état d'esprit de résistance non-violente. Et j'appelle bien évidemment à rester dans ce calme, cette sérénité, et dans cette Espérance qui nous porte".
- Les neuf principes de fonctionnement du Printemps français
De visite en Allemagne où le salaire minimum n'existe pas..., François Hollande a, pour le 150e anniversaire du SPD, loué les réformes de Gerhard Schröder, "homme de gauche" social-démocrate qui, élu chancelier en 1998 à la tête de la première coalition rouge-verte contre Helmut Kohl aux élections législatives fédérales pour combattre l'ultra-libéralisme, n'a rien fait durant son premier mandat, à part libéraliser les procédures de naturalisation, avant dans le second de faire une politique ultra-libérale avec la mise en place de l'"agenda 2010" ! Un paquet de réformes ultra-libérales qui ont provoqué une hausse du chômage, la colère de son électorat, une chute de sa popularité et entraîné son échec aux élections de 2005 qui vit l'arrivée au pouvoir d'Angela Merkel, ancienne adhérente de Jeunesse libre allemande (Freie Deutsche Jugend), mouvement de jeunesse marxiste-léniniste officiel des 14-25 ans ... ralliée à l'économie de marché et à l'ultra-libéralisme après la chute du mur de Berlin. Schröder s'est retiré de la vie politique et lancé dans le monde des affaires... Que du beau monde !
Les "réformes Schröder" louées par Hollande, du nom d'"Agenda 2010", avaient pour "objectif de 'faire un choc de compétitivité'" par une remise à plat du 'marché du travail', se conjuguant par des mesures intéressantes pour les patrons comme la 'baisse du coût du travail', la 'baisse de l'impôt sur les sociétés', mais moins avantageuses pour les travailleurs : 'licenciements facilités', 'durcissement de l'assurance chômage', établissement des 'mini-jobs', ces travaux précaires très mal payés. Au moins on sait maintenant quelles "réformes" nous prépare Hollande !
A gauche, si officiellement l'on critique la «tentative de récupération du mouvement par l'UMP», officieusement on espère cette récupération.
Extrait d'un article publié sur le blog Pensées pour le jour qui vient : la "loi Taubira" est déjà périmée.
Quoi qu’il arrive, cette loi est déjà périmée ; et on ne s’en souviendra bientôt plus que comme d’un contresens historique étonnant.
La radicalisation que le gouvernement dénonce, il en est le seul responsable, pour avoir installé la tension par la provocation, et n’avoir jamais répondu qu’à des violences marginales. Pour la majorité d’entre nous, cette accusation nous aura seulement conduits à rechercher une paix plus radicale encore. On nous a reproché de diviser, et nous avons mieux compris la valeur de notre unité, de la nécessité de rechercher en vérité le bien de toute la société, et non la défense d’une communauté d’intérêt ou d’idéologie. On nous a accusés de parler au nom des valeurs d’une caste, d’une confession, et nous avons peu à peu éclairci les raisons profondes de notre opposition d’aujourd’hui – qui sont les raisons de notre victoire prochaine.
Si nous nous opposons à cette loi, c’est parce qu’elle ébranle en profondeur l’essence même du lien familial. En faisant reposer la filiation uniquement sur la volonté, elle fait de l’enfant le jouet des projets d’un adulte, qui ne sera plus « parent » que par l’effet momentané de son désir. Le mépris affiché pour la « filiation biologique » témoigne seulement de la rage froide de l’individu contemporain qui voudrait que rien, et surtout pas la réalité charnelle de la différence des sexes, ne puisse résister à son projet. Cette haine des corps, dont témoigne le nouveau dogme du genre, est inspirée par un consumérisme absolu qui, après avoir déstabilisé tous les pans de la société, atteint aujourd’hui la famille : un enfant si je veux, quand je veux, comme je veux.
Cet individualisme ne concerne pas spécifiquement les homosexuels ; le dénoncer n’a donc rien à voir avec de l’homophobie. Il s’agit seulement de rompre avec les rêves dangereux d’une génération dépassée : pour avoir donné partout le primat à l’immédiateté des revendications individuelles, nos aînés auront tout déréglé. La finance devenue folle, la dette sans cesse accumulée, les déséquilibres du marché de l’emploi, les ressources environnementales surexploitées… : autant de conséquences d’une même erreur, qui a consisté à se révolter partout contre les limites qui s’opposaient à nos pulsions consuméristes. Partout, un même individualisme a détourné le sens de la loi, revendiquant pour l’intérêt immédiat et particulier ce qui devait servir au bien durable de la société. Nous affranchir maintenant de l’inscription de la fécondité dans la dualité des sexes, c’est prolonger cette immense régression. D’autres pays occidentaux font ce choix ; tous le regretteront bientôt. Loin de créer de nouveaux droits, cette loi offre aux homosexuels un mariage désormais vidé de son sens et de son efficacité : plus de stabilité dans ce monde désincarné où seul compte le désir de l’individu. La dérégulation ultralibérale aura connu une nouvelle et prodigieuse étape, et avec elle la dissolution de tous les liens qu’elle aura partout suscitée. Je ne peux m’empêcher de plaindre ces hommes et ces femmes de gauche dont la générosité sincère, qui pensait promouvoir l’égalité, aura seulement servi l’ultralibéralisme qu’elle a combattu partout ailleurs.
Source: http://www.fxbellamy.fr/blog/2013/04/23/une-loi-deja-depassee/
"Pourquoi nous devrions tous défendre la liberté de conscience ?" C'est le tire d'un article publié sur le blog de François-Xavier Bellamy "Pensées pour le jour qui vient", exposant ce qui différencie la société libre de la dictature.
Extrait :
La loi Taubira ayant été adoptée, le prochain débat s’ensuit immédiatement : celui de l’objection de conscience, que réclament des milliers de maires et d’adjoints (y compris de gauche) qui considèrent comme une grave injustice la mutation profonde de la famille et de la filiation qu’entraîne le « mariage pour tous. »
Avec le sens du respect, du dialogue et de la nuance qui lui est coutumier, Pierre Bergé déclarait hier qu’il faut « faire soigner » ces élus récalcitrants – rien de moins – au motif qu’il ne saurait y avoir aucune liberté vis-à-vis des lois de la République. On se souviendra que la tactique qui consiste à traiter des opposants politiques comme des malades psychiatriques a été communément utilisée par les régimes totalitaires au XXème siècle ; mais bien sûr, avec la vigilance démocratique exemplaire qui les caractérise, les grands médias ont oublié de le signaler. (Ils ont également oublié de rappeler que le même Pierre Bergé, il y a moins de dix ans, appelait à la liberté de conscience des maires, en publiant un « manifeste pour l’égalité » qui appelait les élus à violer la loi établie pour célébrer partout des mariages homosexuels…)
Au-delà de ces menaces aussi incohérentes qu’inquiétantes, on peut lire dans le débat actuel une surprenante incompréhension de la nature même de l’objection de conscience, et plus largement du rapport de la conscience individuelle à la loi politique. Pour y répondre, à mon humble mesure, je reproduis ici un article que j’ai publié récemment sur le sujet, en espérant qu’il pourra contribuer à éclairer l’intelligence – et la conscience – de chacun, dans le dialogue difficile et nécessaire qui commence.
C’est aussi pour témoigner de l’urgence d’un authentique respect des consciences, exigence qui devrait nous rassembler indépendamment de nos positions individuelles sur la loi Taubira, que je retournerai manifester le 26 mai prochain, avec des centaines de milliers de Français qui espèrent que notre démocratie retrouve bientôt le chemin du progrès !
Pourquoi obéissons-nous à la loi ? La première raison qui nous conduit à nous conformer à ce que prescrit le droit, c’est le fait que toute loi s’accompagne nécessairement de la menace d’une sanction : si je ne paye pas mes impôts, je risque d’aller en prison. Voilà le calcul spontané, primitif mais efficace, qui conduit généralement à renoncer à l’infraction parfois tentante pour plier notre conduite à la norme commune. De ce fait, une règle dont l’entorse n’est plus réellement sanctionnée devient bientôt obsolète : lorsque les peines ne sont plus effectives, les lois ne sont plus efficaces.
Cependant, ce calcul primitif nous enferme dans un simple rapport de contrainte : il ne contient en lui-même aucune exigence de justice. C’est ici qu’on distingue une société vraiment démocratique : si la peur du gendarme demeure toujours le commencement de la sagesse, elle ne doit rester qu’un commencement, et laisser place à un autre rapport à la loi : dans une société libre, le citoyen obéit aux lois parce que cela est juste. Seule cette seconde raison permet de concilier l’obéissance à la règle avec la liberté individuelle.
Il y a donc deux motifs pour expliquer le respect des lois, deux fondements possibles pour asseoir l’autorité politique : la peur, ou l’adhésion. La contrainte, ou l’obligation. La force, ou la conscience. On l’a dit, ces deux principes ne sont pas toujours exclusifs dans la pratique ; mais en droit, ils supposent un choix radical, duquel dépend depuis toujours la nature même de l’autorité politique. L’antique tragédie de Sophocle éclaire l’opposition irréconciliable de ces deux voies. La première est celle de Créon, qui affirme que les commandements doivent être suivis pour la seule raison que le souverain, qui possède pour lui la force, les a fixés. La seconde est celle d’Antigone, qui réplique que rien, pas même le risque de la mort, ne la contraindra à fuir la seule obligation qui puisse compter pour elle, l’impératif de justice reçu en conscience.
C’est donc l’importance accordée à la conscience qui distingue Créon d’Antigone.
... Si, à l’inverse, la conscience individuelle ne mérite aucun respect, alors à quoi bon parler de démocratie ?
La reconnaissance progressive de la dignité de toute personne, qui a émergé en Europe à la faveur de plusieurs siècles de philosophie et de théorie du droit imprégnées de christianisme, a abouti à l’affirmation politique des droits de la conscience. Dans des pages décisives, st. Thomas d’Aquin affirme clairement, en s’inspirant de l’intuition augustinienne, qu’une loi injuste ne saurait constituer une obligation pour le citoyen – et que résister à cette loi est parfois la véritable obligation.
... Le troisième Reich, arrivé au pouvoir par la voie des urnes, sans aucun coup de force ni aucune irrégularité, s’était distingué – suprême degré dans l’horreur – par son caractère parfaitement légaliste du point de vue formel. De ce point de vue formel, le droit nazi était donc pleinement valide. Et pourtant, les juges de Nüremberg décideront de sanctionner des responsables, parmi lesquels des hauts fonctionnaires ou des officiers, pour avoir appliqué ces lois, eux dont c’était pourtant le métier. Il fallait nécessairement pour cela invoquer une instance supérieure à la loi, à laquelle l’obligation morale fondamentale commande d’obéir en premier : cette loi de la conscience, que rien ne saurait faire taire, et que nous sommes toujours inexcusables de n’avoir pas entendue et suivie. C’était choisir la liberté de la conscience contre la soumission aveugle aux édits du pouvoir – choisir Antigone contre Créon. Ce choix juridique essentiel peut être relié à la reconnaissance de l’objection de conscience, notamment dans la tradition juridique française à l’occasion de quelques « cas de conscience » célèbres, comme la guerre d’Algérie ou la pratique de l’interruption volontaire de grossesse.
La conscience menacée ?
La reconnaissance de l’objection de conscience est souvent décrite comme une conquête de la gauche. Et pourtant, c’est la gauche qui, aujourd’hui, menace dangereusement de revenir sur ce choix si décisif. A l’occasion du mariage homosexuel, le président de la République s’est illustré dans l’une de ces volte-face dont il a le secret. Devant dix sept mille Maires réunis en Congrès, il rappelle que les élus peuvent faire appel au principe de l’objection de conscience pour ne pas célébrer des mariages qui heurteraient les principes de leur conception de la famille. La déclaration suscite l’intérêt des médias ; et le lendemain, après avoir reçu deux représentants des associations LGBT, M. Hollande déclare laconiquement qu’il « retire » cette liberté de conscience. Une telle légèreté fait frémir, lorsqu’on prend la mesure des enjeux…
... Si j’obéis à la loi, c’est parce que cela est juste, et non parce que j’y suis contraint. Cela suppose que mon obéissance demeure conditionnée à la justice de la loi… Parmi les détracteurs improvisés de la liberté de conscience, lequel oserait assumer qu’il faut obéir à tous les ordres du pouvoir en place, même lorsque je sais qu’ils produisent une injustice ?
Rappelons donc que l’objection de conscience n’a rien d’un choix de facilité, ou de convenance. C’est une décision grave, qui suppose d’être fondée sur des raisons solides et fortes, sur une considération générale et non personnelle de la loi. Mais c’est un choix parfois nécessaire. Si elle n’accepte pas de le reconnaître et de le protéger, la force publique transforme inéluctablement (quand bien même ce serait apparemment indolore, insensible) la liberté de la société civile en l’uniformité d’une dictature. Et elle transforme ainsi la loi en pure contrainte.
Sauver la loi
Car au fond, c’est cette question qui est posée. Qu’est-ce qu’une loi ? A cette question, le positivisme juridique classique apportait une réponse simple : une loi est un commandement assorti de la menace d’une sanction. Mais cette réponse est objectivement, pour l’idéal démocratique, insuffisante et dangereuse. Insuffisante, parce qu’elle ne suffit pas à rendre raison de la nature propre de la loi. Après tout, si l’on s’en tient à ces deux critères, rien ne distingue l’injonction du percepteur de celle du voleur de grand chemin. Le premier dit : « Si vous ne payez pas l’impôt, vous irez en prison. » L’autre commande : « La bourse ou la vie ! » Dans les deux cas, nous avons affaire à un commandement assorti de la menace d’une sanction ; pourtant, l’un doit normalement nous obliger, en conscience ; mais à l’autre, seule la violence peut nous faire obéir. Si le percepteur commande de façon légitime, c’est que son injonction ne dépend pas de lui, mais d’un principe qui le dépasse. C’est qu’il est juste de contribuer au bien commun dans la mesure de ses moyens, alors qu’il est nécessairement injuste de devoir se dépouiller de son bien pour le seul profit de plus fort que soi.
Un Etat qui refuserait de considérer que, en dernier ressort, l’obligation juridique ne peut trouver de fondement que dans la primauté de la conscience, deviendrait comparable à ce bandit de grand chemin, dont les injonctions n’ont d’autre fondement que la violence dont il peut les accompagner. Au fond, la nature même de l’autorité politique se joue donc dans sa capacité à reconnaître ou non le droit à l’objection de conscience. La majorité actuelle saura-t-elle s’en souvenir ? Tout gouvernement qui veut contribuer par son autorité à la construction jamais achevée d’une société libre, comme tout législateur qui veut authentiquement produire des lois, doit commencer par reconnaître comme un principe essentiel et intangible le respect et la protection de la liberté de conscience de chaque citoyen, pourvu que son exercice soit suffisamment précis et exigeant pour que rien ne puisse faire craindre qu’il soit détourné de sa signification première.
Robert Ménard sur l'immigration, l'avortement, l'homosexualité, les media.
Tribune publiée sur Boulevard Voltaire
Cher camarade,
Dans quelques jours, tu seras face à moi et aux familles de la « Manif pour tous ». Tu es militaire, fier de ton état et tu as raison. Tu appartiens à l’arme la plus ancienne de l’armée française. Le 14 juillet, tu défiles toujours en tête des troupes et ton drapeau porte au revers : « Valeur et Discipline ».
Tu as prêté serment, il serait donc malvenu, moi qui suis ton ancien, de te demander de désobéir aux ordres d’un gouvernement qui, du reste, passera aussi vite que les autres. Cependant, cher « moblot » (surnom donné aux gendarmes mobiles), lorsque tu tiendras ton bouclier, bâton au poing, ou ton diffuseur lacry, rappelle-toi simplement que tu as en face de toi des mères, des pères, des enfants, des gens simples comme toi, venus de toutes les régions de France. Des citoyens issus de cette majorité habituellement silencieuse, docile et laborieuse, qui, bannières au vent, crient leur colère de se trouver méprisés par leur Président.
Ce sont ces gens que tu croises chaque jour, que tu fréquentes parfois, dont tu es le fils, le frère ou l’oncle… Ce sont les mêmes avec qui ta femme papote à la boulangerie ou avec qui ton fils joue dans la cour de récréation. N’oublie pas que ta mission première est de leur porter secours et protection, parfois au péril de ta vie. Ils ont déjà, par millions, manifesté sans casser, sans incendier, sans blesser, toujours d’une manière bon enfant. Ils ne traitent pas de cons les pères dont l’enfant a été assassiné, ils ne brandissent aucun autre drapeau que nos trois couleurs, ils s’excusent facilement et bannissent l’invective.
Alors si tu as des coups à porter…. Que ta main soit plus douce qu’elle ne le fut avec les casseurs et ton doigt moins crispé sur la queue de détente de ta bombe lacry qu’il ne le fut avec les bandes.
Quand tu relèveras un manifestant d’un sit-in, vas-y doucement, sans force excessive et glisse lui à l’oreille : « Désolé, moi aussi je suis père, moi aussi je suis français mais j’ai des ordres ! »
Et si tu es dans l’obligation de l’arrêter, ne le pousse pas brutalement en le faisant monter dans le car mais soutiens-le après une discrète tape amicale.
Ta fermeté ne sera plus alors empreinte de dureté mais de magnanimité et tu pourras clamer avec fierté et sans retenue… Moi aussi, j’étais à la grande manif du 26 mai !
J.-P. Fabre Bernadac, le 23 mai 2013
Tribune de François de Veyzac publiée sur Nouvelles de France :
Source: http://www.ndf.fr/poing-de-vue/24-05-2013/de-lurgence-dune-calme-et-fidele-revolte-de-la-conscience
Tribune publiée sur Boulevard Voltaire. Extrait :
Capables de discerner ce qu’il y a de bon et de moins bon dans chacune des époques, nous croyons aux enseignements du passé, de tout notre passé, pour construire notre avenir. Ceux qui veulent couper la France de ses racines chrétiennes, au nom d’un prétendu progressisme, la mènent à sa perte. Nous voulons qu’une génération se lève contre cette idéologie, dite soixante-huitarde, qui fait tant de mal à la France. Nous désirons réveiller la France de sa torpeur, la sortir du désordre libéral et libertaire où tout se vaut, où tout se vend.
Enfants d’une génération de divorcés, enfants du divertissement de masse, nous avons assez payé les caprices des enfants gâtés de 68. Mais nous ne sommes pas une génération qui s’est construite dans un « anti-68 », nous avons nos propres valeurs et il s’avère qu’elles s’opposent à celles issues de Mai 68. Oui, nous ne voulons plus d’une société relativiste. La fidélité, l’engagement, l’effort, l’humilité, l’obéissance, l’honneur ont encore un sens.
Nous voulons dire à nos compatriotes : « Levez-vous ! », « Réveillez-vous ! », « Pendant que vous dormez, les idéologues agissent ! » Nous devons combattre pacifiquement pour vaincre leurs idées. Puis, nous devons nous instruire pour l’emporter. Seules la culture et notre cohérence nous feront gagner.
Edouard de Praron, le 24 mai 2013
Communiqué du diocèse d'Annecy :
"Au motif de son appartenance active à une loge maçonnique, un prêtre du diocèse est démis de ses fonctions par Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy, sur la demande de Rome. En effet, malgré l’incompatibilité des principes sur le plan de la foi et de ses exigences morales, le prêtre concerné, curé d’une paroisse sur le diocèse d’Annecy, est adhérent d’une loge du Grand Orient de France depuis 2001."
Sur cette incompatibilité, on relira cette note du cardinal Ratzinger, ainsi que ces réflexions.
Comme la maçonnerie va ruer dans les brancards, vous pouvez soutenir Mgr Boivineau en lui écrivant à eveque@diocese-annecy.fr
On en sait un peu plus dans cet article :
"A la demande du Vatican, l’évêque d’Annecy Yves Boivineau a démis de ses fonctions le curé de la paroisse de Megève, en Haute-Savoie. L’Eglise reproche au prêtre, le père Pascal Vesin, son appartenance à la franc-maçonnerie. Il aurait été initié en 2001 dans une loge du Grand Orient de France (GO). Or, pour Rome, une telle double appartenance, quelle que soit l’obédience maçonnique choisie, est impossible.
Selon nos informations, le prêtre a été officiellement informé de la décision dans la journée de jeudi (23 mai, NdCR), au cours d’un entretien avec Mgr Boivineau. Ce vendredi soir, le vicaire général du diocèse (le bras droit de l’évêque) s’est rendu à Megève pour informer le conseil paroissial de la sanction. Il doit également assurer les messes du week-end, pour expliquer la situation aux fidèles du village et des communes alentours, qui relèvent de la même paroisse.
Dans un communiqué qui doit être rendu public ce samedi à la mi-journée, le diocèse d’Annecy assure avoir été informé de la situation dès 2010 « par un courrier anonyme ». Le père Vesin aurait alors nié. Mais, toujours selon les termes du communiqué, il aurait été « confondu » en 2011, dans des circonstances qui ne sont pas révélées. « Il lui a alors été demandé de de quitter la franc-maçonnerie pour se consacrer à son ministère de prêtre ». Une demande à laquelle le curé de Megève a opposé sa « liberté absolue de conscience ».
Selon l’évêque, le dialogue s’est toutefois poursuivi en accord avec Rome, non sans que le père Vésin n’ait été informé de la sanction encourue. Parvenu à ce point, le dossier ne pouvait pas laisser le Vatican inactif. En mars dernier, c’est la Congrégation pour la doctrine de la foi – la descendante de l’Inquisition -, qui se saisit du dossier : elle exige le départ du prêtre. Dans l’intervalle, trois prêtres du diocèse sont chargés de rencontrer leur confrère pour une ultime démarche. Elle tournera court. L’Eglise n’entend pas transiger. Le prêtre ne veut pas renoncer. Il sera démis.
Dans son communiqué, le diocèse souligne toutefois que « la peine dite « médicinale » peut être levée » si le père Vesin venait à « manifester clairement sa décision de revenir vers l’Eglise ». A Megève, les prises de position progressistes du père Vesin (sur le mariage des prêtres, la défense de la laïcité, le port du préservatif ou le refus de laisser afficher les tracts anti-mariage gay) ne laissaient pas indifférent. [...]"
Publié sur le Rouge & le Noir :
Le Rouge & le Noir publie un article sous le titre : "Vers une nouvelle affaire des fiches ?" Extrait :
L'affaire des fiches en 1904 a été étudiée par Jean Sévillia, dans son ouvrage "Quand les catholiques étaient hors la loi" (Perrin, 2005). Je cite :
"Les officiers qui vont à la messe sont fichés par des expressions telles que:
et stoppés dans leur avancement par des expressions telles que:
Des fiches en revanche signalent les éléments à promouvoir: