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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 11:53

Dans un entretien au Figaro (1), l'essayiste Pascal Bruckner évoque la "Réac pride" comme une attitude qui "prend en compte la complexité des choses" et "se refuse à réduire le réel à une seule idée, un seul slogan." Ce que fait la gauche en anathématisant les déviants, les traitant de "réactionnaires".

 

La réduction du réel à "une seule idée, un seul slogan" (l'analyse des problèmes qu'à travers le prisme de l'économie. Ndlr.), l"alliance" de la gauche avec l'islamisme, et l'anathématisation des "déviants" sont les raisons profondes qui font que la jeune génération se détourne de l'ancien magistère "moral" de la gauche.

 

S'agissant du mouvement "Nuit debout", l'écrivain y voit "une coproduction médiatico-élyséenne", celle d'un président qui s'est félicité qu'une "jeunesse qui se rassemble, discute" et réécrit la Constitution pendant que lui-même écrit la loi Travail El Khomri. (voir ici et ).

 

Le magistère moral de la gauche est cette "toise idéologique" qui "a remplacé l'Église et les autorités morales" pour devenir l'islamo-gauchisme. L'islamo-gauchisme est une '"alliance" "théorisée par le Socialist Workers Party (des trotskistes) en Angleterre: sous certaines conditions, l'alliance avec les musulmans même rétrogrades est nécessaire pour ébranler la forteresse capitaliste." Le "seul mode de penser" de cette gauche islamisée n'est plus que l'anathème des "déviants", dont le philosophe Alain Finkielkraut a récemment fait les frais lors d'une "Nuit debout".

 

Ceux récemment qui se sont justement opposés à ce qu'un rappeur ayant tenu des propos insultants envers la France, les Français, les Juifs et les homosexuels tienne un concert lors de la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun, ont été ostracisés par cette gauche "morale" comme un "ordre moral nauséabond". Le président François Hollande, instrumentalisant et orchestrant le diviser pour régner, a dit sa volonté de "sécuriser" le concert. "Pourquoi pas une rave party à Hiroshima ou une «teuf» à Dachau ?", rétorque Pascal Bruckner. En signe de réconciliation en effet, pourquoi pas un concert d'un groupe néo-nazi à Auschwitz ? On voit là, immédiatement, toutes les limites de la dite "pensée" socialiste.

 

L'auteur explique enfin pourquoi la gauche "est en train de perdre le magistère de la pensée", et c'est là l'essentiel qu'il s'agit de retenir à nos yeux : le projet de la gauche pour la France n'est pas un projet d'avenir, c'est un projet très simpliste fait de diviser pour régner, d'exclusion et de bannissement des hérétiques, le "bourgeois", le "flic", le "capitaliste", etc., qu'il s'agit d'éliminer pour atteindre la société socialiste parfaite. Là réside la raison profonde de l'échec de la dynamique gauchiste qui, d'outrances en surenchère dans la désignation des hérétiques à bannir, conduit la société à son auto-destruction, c'est-à-dire à la mort.

 

Ce que l'auteur nomme la "réac pride", en sens contraire, est une attitude qui "prend en compte la complexité des choses", et "se refuse à réduire le réel à une seule idée, un seul slogan". Cette attitude offre au monde incontestablement une promesse d'avenir bien meilleure et bien plus sûre que l'auto-satisfaction permanente et l'auto-destruction socialiste. Ainsi, pourrait-on dire en poursuivant la réflexion de l'auteur, la "Réac pride", c'est la vie, l'islamo-gauchisme, c'est la mort.

La Réac Pride

En cette solennité de la Sainte Trinité, la "Reac Pride", bien plus qu'une bonne compréhension du réel et qu'une simple promesse d'avenir, les saints étant des dieux (les saints participent de la divinité du Christ qui leur est communiquée et les élève par la grâce sanctifiante), est l'attitude qui pour chacun consiste à mettre sa fierté dans l'espérance de prendre part à la gloire de Dieu.

La Réac Pride

Notes

 

(1) Pascal Bruckner : «Réactionnaire! Cette injure doit devenir un titre de fierté», Le Figaro, Par Vincent Tremolet de Villers Mis à jour le 20/05/2016 à 17:59 Publié le 20/05/2016 à 17:33

 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 13:38
Le silence en liturgie

Un proverbe bulgare dit que le silence irrite le diable.

Nombre de célébrations liturgiques sont si peu propices au silence que le malin pourrait s’y sentir à l’aise.

Une liturgie faite de silence est souvent le dernier refuge du croyant. Malheureusement, on trouve aujourd’hui trop peu de prêtres qui savent cela.

 

Source: Pro Liturgia - Actualité du jeudi 19/05/2016

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 12:05
Prêche pour la Légitimité (Monsieur le chanoine Goupil - ICRSP)

A l'occasion de la fondation du Cercle légitimiste du Bourbonnais, et en action de grâce pour le 27ème anniversaire de l'avènement de S.M. Très-Chrétienne le Roi Louis XX, le 30 janvier 2016 en la prieurale de Souvigny (Allier), Monsieur le chanoine Goupil (ICRSP) a prononcé un sermon édifiant pour la pensée légitimiste lors de la Messe votive pour le Roi de France. "Ce que la science politique appelle légitimisme, l’Épouse du Christ l’appelle, dans sa nomenclature propre : la doctrine sociale de l’Église, ou encore la Chrétienté."

 

Le prédicateur nous prie de préciser qu'à 24 minutes 20 secondes, il convient d'entendre "Pontmain" au lieu de "La Salette".

Texte du sermon :

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

 

Monsieur le Recteur,

Monsieur le Président,

Chers Amis,

 

La tâche du prédicateur, du haut de la chaire de vérité, consiste à proclamer, « à temps et à contre-temps », ce qu’enseigne, ce qu’a toujours enseigné et enseignera toujours la Sainte Église, à savoir les principes fondamentaux, veillant à ce que les fidèles laïques les déclinent de manière juste selon leurs diverses applications concrètes.

 

Aujourd’hui se fonde le Cercle légitimiste du Bourbonnais. Je laisse à son président le soin de vous le présenter, en lieu et heure ; mais voici ce que je peux déjà vous dire, au nom de notre Sainte Mère : ce que la science politique appelle légitimisme, l’Épouse du Christ l’appelle, dans sa nomenclature propre : la doctrine sociale de l’Église, ou encore « la Chrétienté », avec cet ajout : « selon l’esprit et le caractère propres à la France ». Certes, la Chrétienté (l’Évangile vécu socialement) revêt, selon les temps et les lieux, des formes diverses, mais toujours selon les mêmes principes de base. Après saint Thomas d’Aquin, ces principes, politiques et sociaux, ont été rappelés notamment et brillamment par les papes des XIXe et XXe siècles, de Pie VI à Jean XXIII principalement, nos plus récents pontifes ayant eu, depuis Humanae Vitae, à défendre plus particulièrement la morale, la famille et la vie.

 

Non, nous ne sommes pas des voyageurs apatrides, les hôtes de passage de l’hôtel « France » : nous sommes fils de France, et à cet attachement à la Couronne de France et à la terre de nos aïeux, de nos morts, auquel nous oblige le 4e Commandement par la vertu de piété, nous pouvons, nous devons ajouter également de l’admiration : en 1300 ans d’alliance entre Dieu et la France, entre « le Trône et l’Autel », selon la belle formule consacrée, Dieu a fait et inspiré de grandes choses ! Et que pourrait-il faire d’autre ?! Lui Qui passe toujours « en faisant le bien », le beau, le vrai, qui sont les trois qualités de la Civilisation chrétienne historique, incarnée dans des peuples et des pays particuliers.

 

Fille aînée de l’Église parce que son roi a été appelé, depuis Charlemagne (célébré avant-hier), Fils aîné et patrice de l’Église Romaine, puis consacré Fils aîné du Sacré-Cœur de Jésus (je vous renvoie à Ses apparitions à sainte Marguerite-Marie Alacoque), la France, comme ses sœurs les autres royaumes, a su déployer et éliciter les puissances, les potentialités dirait-on aujourd’hui, de la Chrétienté, de la doctrine sociale de l’Église une, sainte, catholique et apostolique.

 

Si notre Mère n’est réductible à aucun régime, Pie VI, apprenant la mort de Louis XVI, appela bien « la monarchie, le meilleur des régimes », puisqu’il est celui de l’Église elle-même, que Notre-Seigneur comparait au « Royaume des Cieux ». Chez nous, seule la royauté a réellement forgé notre pays, par trois dynasties (Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens. Ndlr.) qui sont en fait une même famille ; et je m’adresse aux généalogistes en herbe : pas une seule génération de cette triple dynastie qui n’ait donné au moins un Saint ! En outre, garants de l’ordre, les successeurs des Apôtres (le Testament de S. Remi le prouve) condamnent ceux qui renversent le pouvoir légitime : y a-t-il matière à épiloguer ? Et en 1816, il y a deux cents ans, en pleine Restauration, nos évêques multipliaient les mandements appelant à honorer la royauté légitime.

Image illustrative de l'article Pie X

Saint Pie X, disciple du vénéré cardinal Pie et fin connaisseur de la France, a ainsi pu parler de l’existence d’un « génie français ». Sans doute, chaque contrée possède son génie propre ; s’adressant en 1910, il y a 106 ans, à nos évêques, l’illustre pontife, tout en condamnant le mouvement « démocrate-chrétien » du Sillon, donnait à toute l’Église, et particulièrement à la France, une sage et profonde leçon politique au sens propre du terme, c’est-à-dire celui de l’art de gouverner et régir la Cité.

 

Sa formule péremptoire la plus mémorable demeure celle-ci, qui rappelle à l’ordre tous les amoureux de nouveautés, et qu’il faudrait graver en lettres d’or en notre intelligence :

Il faut rappeler énergiquement dans ces temps d’anarchie sociale et intellectuelle, où chacun se pose en docteur et législateur : on ne bâtira pas la cité autrement que Dieu ne l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Église n’en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la Civilisation n’est plus à inventer ni la Cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est : c’est la Civilisation chrétienne, c’est la Cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété : omnia instaurare in Christo.

Tout restaurer dans le Christ ! Ces paroles doivent être pour vous, chers amis, la règle de votre Cercle d’étude et d’action.

 

Cette Civilisation chrétienne, dédaigneusement surnommée « Église constantinienne » par ses détracteurs, est la forme heureusement voulue par Dieu sur notre continent de manière générale, et en notre patrie de manière particulière. Et Il l’a prouvé non seulement par Ses saints ducs, princes et rois (dont saint Louis reste le modèle), mais aussi en intervenant directement, et ô combien surnaturellement, avec sainte Jehanne d’Arc, quand bien même la question politique théorique pouvait ne pas paraître de première importance à des observateurs non avertis. Qu’un roi anglais catholique en effet se prétendît roi de France, en quoi cela pouvait-il importer au Bon Dieu ? Bonne question. Et en voici la bonne réponse : Dieu ne toléra pas qu’un prince étranger, même catholique, usurpât le trône réservé à Son Lieutenant sur terre, choisi par hérédité et primogéniture mâle dans la famille avec laquelle saint Remi noua, « en nom Dieu », une alliance immortelle. Les principes sont causes des actions, et de mauvais principes, ou une mauvaise application des principes, entraînent des conséquences épouvantables, comme l’enseignait déjà Aristote : pour notre sujet, cela entraîna l’affreuse Guerre de Cent ans. Et la grande preuve que Dieu tenait à ces principes, c’est que Charles VII n’était ni un grand homme ni un Saint (bien que surnommé le Victorieux, il négociera avec les Bourguignons, abandonnera la Pucelle et adoptera la Pragmatique Sanction) : mais Dieu le voulait lui, que désignaient les Lois fondamentales.

 

En notre époque « ballotée à tout vent de doctrine », il nous faut toujours davantage écouter, accueillir, méditer les leçons de notre Histoire, ainsi que les profonds et sages conseils de notre Mère la Sainte Église, qui défendit durant plus d’un millénaire une alliance qui fit non seulement le bonheur de la France, mais contribua au salut de ses enfants, nos ancêtres, comme en témoigne le texte-même du Vœu de Louis XIII consacrant sa personne, son royaume et ses sujets à Notre-Dame.

 

Nos ancêtres les Gaulois - La Gaule, les origines de la France« Il faut aimer ce que Dieu aime », disait saint François de Sales, célébré hier. J’ajouterais : « Il faut aimer ce que l’Église aime » (à travers son histoire et celle de France). Face aux novateurs, Pie X s’écriait : « Nous ne pouvons, malgré Notre longanimité, Nous défendre d’un juste sentiment d’indignation. Eh quoi ! on inspire à votre jeunesse catholique la défiance envers l’Église, leur mère ; on leur apprend que depuis dix-neuf siècles, elle n’a pas encore réussi dans le monde à constituer la société sur ses vraies bases ; qu’elle n’a pas compris les notions sociales de l’autorité, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et de la dignité humaine ; que les grands évêques et les grands monarques, qui ont créé et si glorieusement gouverné la France, n’ont pas su donner à leur peuple ni la vraie justice, ni le vrai bonheur, parce qu’ils n’avaient pas l’idéal » de la démocratie ! « Le souffle de la Révolution a passé par là, et nous pouvons conclure que si les doctrines sociales du Sillon sont erronées, son esprit est dangereux et son éducation funeste ». Répétons encore les paroles du pape Sarto à la face de notre époque bien troublée, et dans laquelle, comme le rappelait le Souverain Pontife régnant, l’Église n’a pas pour rôle d’être une O.N.G. : « Nous n’avons pas à démontrer que l’avènement de la démocratie universelle n’importe pas à l’action de l’Église dans le monde ; Nous avons déjà rappelé que l’Église a toujours laissé aux nations le souci de se donner le gouvernement qu’elles estiment le plus avantageux pour leurs intérêts », chose qui ne s’est faite chez nous librement qu’à l’alliance baptismale de Reims entre Dieu et notre peuple gallo-romain recevant à sa tête les Francs convertis, puisque jamais la Révolution n’a demandé son avis à nos familles, imposant son régime par la force et dans le sang. Et quand nos aïeux portèrent à l’assemblée, il y a un siècle et demi, des élus royalistes, ceux-ci, trahissant leur mission, consolidèrent les bases de la république présidentielle.

 

Ne nous leurrons pas : rien n’est parfait ici-bas. Comme le dit le pape, Notre-Seigneur « n’a pas annoncé pour la société future le règne d’une félicité idéale, d’où la souffrance serait bannie ; mais, par Ses leçons et par Ses exemples, Il a tracé le chemin du bonheur possible sur terre et du bonheur parfait au Ciel : la voie royale de la Croix. Ce sont là des enseignements qu’on aurait tort d’appliquer seulement à la vie individuelle en vue du salut éternel ; ce sont des enseignements éminemment sociaux » : cela nous renvoie au sacrifice du Roi (comme celui, dans la littérature, du lion Aslan dans Narnia…).

 

Et à ce sujet, comment mieux vous manifester, s’il était besoin, le bien-fondé de cet ordre séculaire, qu’en laissant la parole au plus autorisé de nos contemporains pour cela, à savoir notre Roi lui-même, en ce 27e anniversaire de son avènement, dans la riche et profonde allocution qu’il a donnée dimanche dernier à la Chapelle expiatoire à Paris, à l’occasion de la Messe pour le Roi-Martyr ? Et ce d’autant plus que beaucoup parmi vous n’en ont peut-être pas eu vent, les prêches dominicaux ayant perdu l’habitude de publier les documents royaux…

 

« Chers Amis, disait-il, Nous voici réunis pour le 223ème anniversaire de l’assassinat du Roi Louis XVI au lendemain d’un procès dont le verdict était décidé d’avance. La France traversait alors des jours dramatiques et cette mort du monarque allait, malheureusement, être la première d’une longue liste.

 

[…] Se réunir plus de deux siècles après les événements n’est pas anodin. […] Cette Messe […] est loin d’être unique. Ce sont, en fait, des dizaines de Messes qui sont célébrées autour du 21 janvier. Cela dans toute la France et même à l’étranger […]. Ces cérémonies sont importantes et leur sens dépasse de beaucoup ce que peuvent être des commémorations. Seule la mort du Roi amène, chaque année, cet événement à se renouveler. Les générations passent et cela continue. C’est au sens propre un événement national et il n’est pas étonnant que, chaque année, alors que les médias ne sont pas très ouverts à la monarchie, il fasse l’objet de séquences à la télévision comme à la radio et d’articles dans la presse papier ou numérique.

 

Cela donne une autre dimension à cet acte. Nous ne commémorons pas seulement un événement tragique. La mort du Roi est d’une autre nature. Elle atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous. Non seulement parce que […] la justice a été sacrifiée aux passions humaines et partisanes, mais aussi parce qu’elle est contraire aux fondements-mêmes de l’âme française. Elle est destructrice. Elle a créé un vide dans nos vies, dans nos cœurs et dans nos familles comme dans la société. Ayant perdu son chef naturel, légitime, la société est déboussolée.

 

Or une société, un État, a besoin de savoir, comme un individu, d’où il vient et où il va. Sa quête est philosophique et spirituelle. La société ne peut pas se contenter d’errance, de vérité d’un jour, qui ne l’est plus le lendemain. Au contraire, elle a besoin de certitudes. Les jeunes [gens] encore plus. Les voir présents lors des cérémonies à la mémoire de Louis XVI confirme le besoin d’absolu et de vérité. Les jeunes [gens] n’aiment pas les idées fausses. S’ils sont prêts à se donner, ce n’est pas pour des chimères. C’est pour du vrai, du juste et du beau. C’est parce qu’ils ont la foi et que dans cette foi, ils puisent leur espérance.

 

Il faut donc voir l’assassinat du Roi qui nous réunit non pas seulement comme un tragique souvenir que nous serions quelques-uns à partager, mais comme un appel à mieux réfléchir à ce que nous souhaitons pour l’avenir. Le Roi n’est pas mort pour rien. Son sacrifice, accepté et offert, a été celui de nombreux Français ; son sacrifice, officialisé par un procès, acte dont on attend qu’il fasse ressortir la vérité, a marqué l’entrée de la France dans une spirale de déchristianisation et d’avènement du matérialisme et de l’individualisme dont nous voyons, actuellement, combien elle est dangereuse.

 

Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le Roi et son peuple ; qui unissait le peuple à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue ». Et là, je vois la France dans la condition de l’enfant prodigue, au beau milieu de la fange des pourceaux, s’écriant : « Je me lèverai, et j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi ; je ne suis plus digne désormais d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et se levant », elle ira vers son roi ; et celui-ci dit déjà « à ses serviteurs : Vite, apportez la plus belle robe, et revêtez-l’en ; et mettez un anneau à sa main, et des chaussures à ses pieds ; mangeons et faisons bonne chère ; car mon [peuple] que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » (Lc XV, 18-24).

 

Mais reprenons l’allocution du prince Louis :

 

« Tous les grands pays […] vivent par et pour ce rapport au temps de leur histoire. La France en s’en privant, continue à se mutiler et à se perdre. Depuis près de deux siècles, les crises succèdent aux crises, dont certaines sanglantes, les républiques aux républiques. Cela ne change rien au vide dont un ministre, et pas des moindres [celui de l’économie], s’appuyant sur sa formation de philosophe, a reconnu l’existence il y a quelques mois !

 

Ainsi commémorer cet assassinat plus de 200 ans après qu’il a été commis, c’est affirmer que l’idée de la Royauté est toujours nécessaire et vivante. En France, le Roi ne meurt jamais selon l’adage. Il se perpétue » : voilà pourquoi en France, il ne peut y avoir de vacance du pouvoir, ni de nostalgie, puisque le principe comme le prince sont toujours d’actualité. « C’est aux Français de lui redonner vie, de retrouver leur racines », alors au travail, mes Frères !

 

« Mais ceci ne peut être simplement formel. La Royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées, puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé, ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis. Actuellement elles sont à retrouver, à reconstruire et surtout pas à travestir par des slogans. La France, en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire, pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée.

 

Derrière le rejet de cet assassinat de Louis XVI se profile le besoin de redonner primauté à la vie, de la naissance à la mort », quand la semaine passée a vu se renforcer l’avortement d’État et la légalisation du meurtre ou suicide assisté ; « la nécessité de redonner à la famille tous ses droits, notamment dans l’éducation des enfants. Pensons à Louis XVI faisant faire, en prison, des pages d’écriture à son fils et lui enseignant la géographie. Quel exemple !

 

Derrière le rejet de la mort du Roi apparaît aussi le désir de retrouver la nécessaire souveraineté garante de toutes les libertés.

 

Tout cela ne peut rester de vains mots. Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités. Beaucoup de jeunes [gens] l’ont compris [comme les fondateurs de ce Cercle, en Bourbonnais]. Leur voix sans doute ne s’entend pas encore suffisamment, mais comme ils sont l’avenir, les veilleurs qu’ils sont actuellement, deviendront rapidement les acteurs de demain.

 

Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année, pour vous tous ici présents et pour tous les Français. Pour la France. […] Puisse saint Louis continuer à veiller sur la France et saint Martin dont on commémore cette année le 1700ème anniversaire, continuer à l’inspirer ».

 

Ainsi s’exprimait dimanche dernier le duc d’Anjou, qui trônait parmi nous ici-même il y a quatre mois et demi. La Messe d’aujourd’hui n’est pas une Messe du 21-janvier, même si elle fait mémoire d’un autre Roi, son propre père, mystérieusement décapité en plein bicentenaire de la Révolution, il y a aujourd’hui 27 ans…

 

Nous entendons beaucoup, ces temps-ci, appeler à prier pour la France, et il le faut. Mais avec le Verbe incarné, ne demeurons pas dans les généralités, dans l’abstrait. Notre alliance avec Lui s’incarne en un homme, que les Lois fondamentales, véritable Constitution du Royaume, désignent clairement en la personne du prince Louis. C’est pour sa personne que nous prions aujourd’hui, pour sa mission, pour sa sanctification et sa correspondance à la grâce : qu’il soit l’homme selon le Cœur de Dieu dans cette dignité unique de Fils aîné du Sacré-Cœur et de Lieutenant du Christ en terre.

 

Le comte de Chambord avait admirablement affirmé : « Il faut, pour que la France soit sauvée, que Dieu y rentre en maître pour que j’y puisse régner en roi ». Cette restauration d’institutions, de justice et de législation vraiment chrétiennes, fondées sur la loi évangélique (ou comme le disait saint Pie X : « instaurer et restaurer sans cesse la Cité catholique sur ses fondements naturels et divins »), commence, mes Frères, par votre propre vie spirituelle personnelle ; elle se poursuit dans vos foyers, dans la bonne et droite éducation de vos enfants, dans l’amour et le soutien mutuel des parents ; elle se manifeste autour de vous, dans votre métier, dans vos relations, dans vos réalisations ; comme nous le disait le Prince : « Tout cela – ce que vous verrez et étudierez dans ce Cercle – ne peut rester de vains mots. Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités ».

 

« Demandez, et vous recevrez », nous dit N.-S. J.-C. Demandons-Lui des choses précises, et de grandes choses, « hommes de peu de foi » ! « Aide-toi, le Ciel t’aidera » lançait notre héoïn nationale, ainsi que ceci : « Les gens d’armes combattront, et Dieu donnera la victoire ». A l’instar de sainte Bathilde, passée de l’esclavage au premier trône d’Occident, tout peut arriver à ceux qui ont une foi à déplacer les montagnes, car « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ».

 

Offrez donc résolument vos prières, vos bonnes actions, vos sacrifices ; offrez vos communions, vos chapelets, et surtout : priez en famille et faites prier les enfants, qui sont tout-puissants sur le Cœur de Dieu et de Sa Sainte Mère. Enfin, utilisez pleinement la prière officielle de l’Église, de l’Épouse à l’Époux : la sainte Liturgie ; faites dire des Messes pro Rege et Francia : il en est grand temps. « Mais priez, mes enfants » (Dieu vous exaucera en peu de temps, mon Fils se laisse toucher. Ndlr.), avertissait Notre-Dame à Pontmain ; nous lui répondions avec le psaume XIXe au début de cette Messe : « Seigneur sauvez le Roi, et exaucez-nous au jour où nous Vous invoquerons ». Et la Reine de France, notre vraie première Dame, de nous promettre : « Dieu vous exaucera en peu de temps : mon Fils Se laisse toucher ».

 

Le Cercle s’appliquera à former votre intelligence à la connaissance de la vérité et des bons principes ; mais avant de les appliquer en nous et autour de nous, comme nous venons de le voir, il y a l’étape intermédiaire, fondamentale, qui est l’ordonnancement de votre volonté au vrai bien. Puissiez-vous, au feu ardent de la grâce divine, vous enflammer et brûler d’amour non seulement pour la France, mais pour la personne du Roi, à l’unisson de nos ancêtres qui, sans avoir forcément étudié les Lois fondamentales en détail, les connaissaient comme par instinct : à chaque fois qu’elles s’appliquaient concrètement, par la naissance d’un Dauphin, il n’y avait pas une église en France dont les voûtes ne résonnassent de l’écho du Te Deum, et pas un village en France qui ne manifestât son allégresse.

 

La fleur de lysPuissions-nous, mes Frères, redécouvrir ce devoir de piété filiale envers le représentant de Dieu auprès de la France, et de la France auprès de Dieu ; cette garantie du droit et de la justice, qu’est le père des familles de France ; cet exemple du service de la nation, qu’est cet homme saisi par la naissance et qui ne s’appartient pas ; ce pilier de la défense de la liberté de l’Église ; cette image de l’union conjugale de notre peuple avec Dieu ; cette joie oubliée, qui se transmettait jadis de génération en génération dans nos familles, et qui se perpétue pourtant encore chez la plupart de nos voisins : celle d’avoir un roi et une reine à aimer, un couple sacré en lequel tout un peuple puisse le mieux possible discerner les traits de Notre-Seigneur le Christ-Roi et de Notre-Dame, Reine, dans l’exercice du gouvernement du Royaume des lys, figure et voie, pour nous Français, de la Patrie céleste, de même que le Souverain Pontife manifeste quant à lui le Christ Souverain-Prêtre.

 

Puissiez-vous, par le bon travail opéré dans ce Cercle, vous écrier un jour avec le roi David, en entrant au Paradis recevoir votre récompense (Dieu Lui-même) : « Vous m’avez fait connaître les voies de la vie ; Vous me comblerez de joie par Votre visage : il y a des délices sans fin à Votre droite » (Ps XV, 11), ô mon Dieu et mon Roi. Et qu’en cette cité de Souvigny, berceau de la dynastie heureusement régnante, notre âme catholique et française s’écrie dès maintenant avec le même Psalmiste : « Grand Dieu, sauvez le Roi ! » (Ps XIX). Ainsi soit-il.

 

+

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

 

Source: Action Légitimiste

 

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 09:03
Une tranchée française en 1916

Une tranchée française en 1916

Nous avions dit le jour de l'élection de François Hollande qu'on verrait la république absolue dans toutes ses oeuvres de clivage et de division, on ne savait pas que "Moi président" choisirait le jour de la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun, le 29 mai, pour diviser la France et les Français.

 

François Hollande ce matin sur Europe 1, a déclaré :

 

"Si le maire voulait - c'est à lui d'en décider - eh bien l'Etat mettrait les moyens pour sécuriser le concert. Et de toute façon, les subventions qui avaient été promise pour ce spectacle ou pour d'autres seraient de toute façon maintenues." [1]

 

Le rappeur controversé "Black M", membre du groupe "Sexion d'Assaut", qui devait se produire le 29 mai, après la cérémonie de commémoration de la bataille de Verdun, avait été déprogrammé vendredi 13 mai par le maire PS de Verdun Samuel Hazard, qui justifia cette annulation par des "risques forts de troubles à l'ordre public."

 

Le risque de trouble à l'ordre public vient de la faute initiale de programmer un personnage qui dans ses chansons insulte la France, les Français, les homosexuels et les Juifs. Elle ne vient pas de ceux qui, en réaction, s'opposent à cette agression.

 

Ce matin, François Hollande prend donc le risque de troubler l'ordre public en faisant le pari de "sécuriser" un concert qui pourrait dégénérer avec de graves affrontements le jour du centenaire de Verdun.

 

Selon Orange Actu, dans un communiqué, la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-le-Pen et le sénateur frontiste des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier avaient les premiers demandé à l'Élysée d'annuler le concert, bien que l'organisateur en soit en réalité la communauté de communes de Verdun :

 

"Il est inconcevable qu'un 'artiste' qui insulte aussi violemment la France participe à un quelconque événement officiel de commémoration de notre histoire nationale", jugent-ils. Marine Le Pen avait elle jugé que les propos de la chanson étaient "extrêmement injurieux à l'égard des Français". Jean-Marie Le Pen avait également réagi sur son compte Twitter : "Hollande veut s'entourer de rappeurs anti-français et salir la mémoire des héros de Verdun. Il faut le stopper net", a-t-il écrit mardi (10 mai Ndlr.).

 

"Je suis très heureux d'avoir contribué, avec beaucoup de citoyens français, à déprogrammer ce concert d'une très grande indécence", a déclaré le vice-président du FN, Florian Philippot en marge d'un colloque du Front national à Paris.

 

Black M "a chanté des horreurs sur la France, a parlé des +youpins+, de cette +conne de France+, des +kouffars+ (incroyants NDLR), etc. Beaucoup de citoyens se sont indignés", a-t-il ajouté.

 

A "gauche", après l'annulation du concert de "Black M", Jack Lang, Rama Yade ou encore Christiane Taubira ont condamné l'annulation du concert. Le ministre de la "Culture" Audrey Azoulay à Cannes samedi 14 mai a dénoncé un "ordre moral nauséabond". On peut simplement dire que ceux qui usent sans cesse de la morale en politique et donnent des leçons de morale à la terre entière à toutes occasions et à tout bout de champ, sont les gauchistes.

 

Ce mardi, dans un entretien publié sur le site internet du Monde, Nicolas Sarkozy est sorti de son silence en jugeant lui aussi qu'"à l'évidence, ce n'était pas une bonne idée" d'inviter le chanteur Black M, "un chanteur qui a insulté la France" et "tenu des propos homophobes et antisémites", après l'annulation de son concert prévu au soir de la cérémonie du centenaire de la bataille de Verdun. "Il y a beaucoup de Français qui ne votent pas FN et qui ont été profondément choqués qu'on invite, à une commémoration nationale, un chanteur qui a insulté la France dans ses textes, et tenu des propos homophobes et antisémites, même s'il s'en est excusé", a déclaré M. Sarkozy. [2]

 

Ce matin également, invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Jean-Pierre Raffarin est revenu sur l'annulation du concert de Black M à Verdun :

 

"Je pense que c'est ceux qui ont pris cette initiative au départ, qui l'ont invité, qui ont fait une erreur", a estimé l'ancien Premier ministre, qui prône "la sobriété", "le silence" plutôt que la présence de "quelqu'un de provocant" pour la cérémonie. [3]

 

Auparavant au sein des Républicains, plusieurs responsables avaient plaidé pour l'annulation du concert, telle Nadine Morano ou la députée Valérie Boyer. Nadine Morano sur RMC le 13 mai avait dénoncé "une faute", une décision inadaptée et demandé au maire de Verdun et au gouvernement de renoncer à ce concert.

 

Indépendamment de l'invité, et sans compter qu'une commémoration n'est pas un jour de fête, toute "sécurisation" d'un concert aussi controversé s'assimile à une provocation, une profanation délibérée extrêmement grave venant de la part d'un président qui a la charge de préserver la paix et l'ordre public, une décision irresponsable d'un président sourd qui jette de l'huile sur le feu, dont nul ne peut dire aujourd'hui quelles pourront en être les conséquences et dont l'auteur devra être tenu comme responsable.

 

Add. Le maire de Verdun confirme l'annulation du concert de Black M, Par Lefigaro.frMis à jour le 17/05/2016 à 13:32 Publié le 17/05/2016 à 12:59

 

En dépit de la promesse de François Hollande de "sécuriser le concert", le maire PS de Verdun, Samuel Hazard, a confirmé ce mardi qu'il ne reviendrait pas sur l'annulation du concert de Black M.

 

... [L]e maire de Verdun a décidé de ne pas revenir sur sa décision, comme il l'a confié à un journaliste de l'Est Républicain, à l'issue d'une réunion avec les présidents de la Région Grand Est, Philippe Richert, et du conseil départemental de la Meuse Claude Léonard.

 

 

Notes

 

[1] L'Etat prêt à mettre «les moyens» pour sécuriser un éventuel concert de Black M, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 17/05/2016 à 09:08 Publié le 17/05/2016 à 08:40

[2] Black M/Verdun: pas une bonne idée (Sarkozy), Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 17/05/2016 à 09:22 Publié le 17/05/2016 à 09:19

[3] Inviter Black M à Verdun était une "erreur" pour Raffarin, BfmTv, le 17/05/2016

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 19:01
Frère Salomon Leclercq, martyr de la Révolution française

Le ciel compte un nouveau saint, martyr de la Révolution française

 

Le miracle du bienheureux Salomon Leclercq (1745-1792) est enfin reconnu.

 

En 1792, la Révolution française fait rage dans la capitale française et l’Église catholique est en danger. Le frère Salomon est le premier martyr et bienheureux des Frères des Écoles chrétiennes. Pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, rejet passible d’exil, d’emprisonnement ou de mort, il fut arrêté le 15 août et emprisonné au couvent des Carmes, avec de nombreux évêques, prêtres et religieux. On célèbre sa fête le 2 septembre, jour où ils furent tous massacrés à l’épée. Ce mois de septembre fut particulièrement sanglant avec l’exécution de 3 000 personnes en raison de leur foi, laïcs compris. La plupart des frères résistèrent et durent abandonner leurs écoles, leurs communautés et se cacher pour vivre dans la clandestinité ; 191 personnes dont le frère Salomon furent ainsi béatifiées par le pape Pie XI le 17 octobre 1926. (1)

 

Une guérison miraculeuse au Venezuela

 

Un miracle s’est produit au Venezuela suite à une prière adressée à ce martyr français. La petite fille de 5 ans Maria Alejandra Hernandez fut mordue par un serpent venimeux et passa deux jours sans aucun soins médicaux, si bien qu’à son arrivée à l’hôpital les médecins voulaient amputer sa jambe pour la sauver. Pendant ce temps, les sœurs et les enfants du foyer de l’Hermitage dans lequel elle résidait priaient ardemment devant la statue du bienheureux Frère Salomon posée près de l’autel, encouragés par Mgr Rafael Febres Cordero. Aussitôt et de manière inattendue, elle récupéra l’usage de sa jambe et sa santé, sans aucune explication scientifique.

C’était en 2007, et il aura fallu un peu plus de cinq ans pour clore l’enquête diocésaine commencée en janvier 2011, date à laquelle l’intercession du bienheureux martyr a été attestée par le diocèse de Caracas. Le miracle est enfin reconnu et le bienheureux Salomon va être canonisé.

Le pape François a autorisé mardi 10 mai 2016 la Congrégation pour la cause des saints à promulguer le décret validant ce miracle.

Frère Salomon Leclercq, Premier saint de la Révolution française, est canonisé par le pape François à Rome dimanche 16 octobre 2016.

 

Sources:

 

(1) Radio Vatican

(2) Aleteia

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 14:47
Source : Le Figaro, Par Marc de Boni Publié le 13/05/2016 à 17:09 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php

Source : Le Figaro, Par Marc de Boni Publié le 13/05/2016 à 17:09 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php

Le fondateur du Parti de gauche juge que la France est dans une situation "surcritique" qui expose le pays à une révolte généralisée. Seul manque l'élément déclencheur d'un "effet papillon".

 

Ce dont Jean-Luc Mélenchon ne se rend pas compte c'est qu'il fait lui-même partie de l'"élite" politique détestée par les révolutionnaires, et qu'en vertu de ses propres principes révolutionnaires, il passera, comme les autres, à la casserole.

 

Rappelons en effet que "la révolution ... est une promesse vague de liberté et de bonheur qui ouvre un espace infini aux spéculations. ... Sitôt formulée, toute définition de la révolution s'expose à la concurrence d'autres définitions qui en approfondiront la nature et en radicaliseront les objectifs. Là réside le moteur de la dynamique révolutionnaire qui, d'outrances en surenchère dans la définition des fins et le choix des moyens, conduit inexorablement, à travers un processus de radicalisation cumulative du discours, à la violence." [1]

 

Depuis des années, ce personnage politique appelle tous les jours à la guerre civile, sans être inquiété par les Pouvoirs publics.

 

Pour bien moins que ça, d'autres sont mis en prison pour un article de blog...

 

L'homme appartient à la secte du grand Orient de France qui dirige la France depuis 1789. Il appelle ouvertement à la révolution, à la subversion et au renversement du gouvernement en place : que font Valls et Cazeneuve ? Où sont-ils ? Ils planchent avec lui dans l'arrière-loge.

 

Il est vrai qu'il est plus facile d'interpeller un Général ou des éditorialistes de sites internet.

 

Rappelons qu'une révolution consiste à tourner sur soi à 360°, on revient au départ, les dégâts en plus, avec violence politique et régression sociale en plus.

 

Une fois la révolution terminée, on s’aperçoit que peu de choses ont changé, sauf les dominants. Une aristocratie en chasse une autre, pas forcément dans l'intérêt du peuple. Le siècle de recul social au XIXe siècle témoigne assez de cela.

 

Dieu nous garde d'une énième révolution... pilotée depuis les arrières-loges !

Notes

 

[1] Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 230.

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 14:10

29 mars 2016 - La France compte entre 4,9 et 8,5 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2004 et 2013, le nombre de personnes concernées a augmenté d’un million au seuil à 50 % du revenu médian, principalement sous l’effet de la progression du chômage.

 

La France compte 4,9 millions de pauvres au seuil à 50 % du revenu médian [1] et 8,5 millions à celui de 60 %, selon les données 2013 de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 7,7 %, dans le second de 13,7 %. La pauvreté a fortement progressé à partir de 2008, avec l’accentuation des difficultés économiques liées à la crise financière. Entre 2008 et 2012, le nombre de pauvres, au seuil à 50 % comme à 60 %, a augmenté de 800 000. Le taux à 50 % s’est élevé de 7 à 8 %, le taux à 60 % de 13 à 14 % sur la même période. Depuis 2012, ce taux stagne selon les dernières estimations de l’Insee [2]. En 2014, le taux estimé serait de 14,2 % au seuil à 60 % [3].

 

Ce phénomène n’est pas dû à un changement de tendance. Il est dû, de façon paradoxale, à une extension de la crise aux couches moyennes. Le seuil de pauvreté, calculé en fonction du niveau de vie médian a même diminué en 2012 : des personnes pauvres en 2011 ne l’étaient plus en 2012 avec le même revenu (lire notre article). La situation des catégories les moins favorisées est très loin de s’améliorer ou de se stabiliser : ainsi, entre 2012 et 2014, le nombre de titulaires du RSA a augmenté de 200 000, soit +12,9 %.

 

La situation actuelle constitue un changement historique. La pauvreté a fortement baissé des années 1970 au milieu des années 1990. A partir de cette date, la tendance s’inverse. D’abord dans une première période, au milieu des années 1990, mais surtout à partir de la fin des années 2000. Entre 2004 et 2013, le nombre de personnes pauvres a augmenté d’un million, au seuil à 50 % comme à 60 %. Les taux sont passés respectivement de 6,6 % à 7,7 % et de 12,6 % à 13,7 %. Ce mouvement constitue un tournant dans l’histoire sociale de notre pays depuis les années 1960.

 

Attention aux changements de méthode de l’Insee.

 

L’Insee a changé deux fois de méthode pour évaluer les revenus, pour l’année 2011 et 2013. Il propose une méthode encore différente pour 2014. Il est impossible donc de mesurer l’évolution de la pauvreté de façon précise au cours des années 2010 du fait des ruptures de série. Nous avons recalculé les données pour qu’elles soient compatibles avec les années antérieures. Elles diffèrent donc légèrement de celles publiées par l’Insee, mais permettent de mesurer les évolutions dans le temps, rendues impossibles sinon.

 

Notes

 

[1] Lire notre article sur les seuils de pauvreté

[2] Les variations de 0,1 ou 0,2 point n’ont guère de signification statistique

[3] Cette donnée est une estimation avancée, non comparable avec le chiffre de 13,7 % cité plus haut.

La pauvreté progresse en France
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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 12:24

Dans le même registre que la loi Travail El Khomri, ceci n'est pas un recul des droits des salariés, travailler à 70 ans est un "progrès" et "des protections repensées"...

Allemagne : Wolfgang Schäuble propose la retraite à 70 ans

Selon l'office fédéral des statistiques Destatis, en 2030, un tiers des Allemands aura plus de 65 ans, contre un cinquième aujourd'hui.

 

Ce problème démographique, a souligné récemment Destatis, ne sera pas résolu par l'arrivée du million de migrants en 2015, quand bien même ces derniers demeureraient en Allemagne. Le « déficit naturel », solde entre les naissances et les décès, devrait, en effet, dans les prochaines années, se creuser sous le double coup d'une faible fertilité (environ 1,43 enfant par femme) et d'une mortalité renforcée par le vieillissement de la population. Cette situation pose évidemment un problème pour le système de retraite allemand, compte tenu de la baisse du nombre de cotisants au regard du nombre de retraités.

 

 

Le problème qui risque de se poser est celui de la pauvreté des futurs retraités. Selon les prévisions de l'assurance retraite allemande, plus de 25 millions d'Allemands sont menacés de toucher une retraite inférieure au seuil de pauvreté en 2030. Pour passer au-delà de ce seuil, prévoit l'institution, il faudra avoir travaillé 40 ans de façon ininterrompue et toucher au moins 2.097 euros bruts par mois. Or, la flexibilisation du marché du travail outre-Rhin et l'explosion du travail partiel qui touche près de 15 millions de salariés allemands, soit 38,3 % du total, selon les chiffres de l'institut IAB, rendent de plus en plus difficile de telles conditions.

 

Bref, les retraites sont clairement une menace pour l'Allemagne et la réforme de 2005, engagée par Gerhard Schröder et mise en place par Angela Merkel, qui prévoit le passage de l'âge légal de départ à la retraite à 65 à 67 ans entre 2005 et 2030 risque de ne plus suffire. Face à ce défi, la « grande coalition » entre la CDU/CSU de la chancelière et la SPD sociale-démocrate a longtemps choisi de ne rien faire, contrairement à la légende tenace en France selon laquelle ce type de coalition « permet de réformer ». En réalité, en 2014, la CDU a accepté de permettre des départs à la retraite à 63 ans pour ceux qui ont cotisé le plus longtemps afin d'obtenir l'appui de la SPD sur la politique budgétaire restrictive du gouvernement et sur sa politique européenne. Non pas dans le cadre d'un projet réel, mais uniquement pour gérer l'équilibre interne de la grande coalition.

 

... Pour le patronat allemand, la solution est toute trouvée : il faut travailler encore plus longtemps, supprimer l'exception des 63 ans et remonter l'âge légal de départ à la retraite en 2030 à 70 ans ou, du moins, le « flexibiliser » à l'évolution démographique. L'idée est aussi défendue par la Commission européenne et l'OCDE.

 

[L]e ministre-président bavarois, chef de la CSU, sœur de la CDU dans le Land du sud du pays, Hors Seehofer, qui, en début de semaine, a réclamé le passage de la retraite à 70 ans. Et surtout Wolfgang Schäuble, le ministre fédéral des Finances, très populaire qui, mercredi, s'est également rangé parmi les partisans de la « flexibilisation » de l'âge du départ à la retraite. Immédiatement, le débat s'est rallumé en Allemagne. Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l'Economie a rejeté cette demande comme « cynique » et un appel à « une baisse cachée des retraites. » Et de conclure : « avec la SPD, cela n'aura pas lieu. »

 

[L]'espérance de vie est un argument qui semble peu porteur. En Allemagne, celle à un an, selon Eurostat, est de 78 ans pour les hommes et 82 pour les femmes, soit une moyenne de 80,4 ans. C'est moins que la moyenne de la zone euro (81,3 ans) et bien moins que l'espérance de vie en Espagne et en Italie (82,5 ans), mais aussi en France (82,1 ans). Cette espérance de vie n'est donc pas exceptionnelle. Surtout, elle n'est pas liée à une bonne santé. Selon les données récentes de Eurohex, l'espérance de vie en bonne santé en Allemagne pour un habitant de 65 ans n'est que de 7 ans. C'était 7,6 ans en 2006. Autrement dit, cet élément se dégrade et surtout il reste très inférieur à la moyenne européenne (8 ans). En France, cet espérance de vie à 65 ans est de 9,8 ans, contre 9,6 ans en 2006. On le voit donc : la situation se dégrade dangereusement outre-Rhin. Et l'espérance de vie à la naissance pourrait donc être le mauvais indicateur. Relever l'âge de départ sans régler ces problèmes structurels est donc une solution de facilité qui ne règlera en réalité rien.

 

 

Source : Allemagne : Wolfgang Schäuble propose la retraite à 70 ans, La Tribune.fr, Par Romaric Godin | 22/04/2016, 17:12 | 1815 mots

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 07:41

Et après ces gens s'étonnent que plus personne ne vote. Que d'hypocrisies et de mensonges pour en arriver là... On se souvient en effet qu'au mois de février, dans un entretien aux Echos, le "faire avancer le pays par le dialogue social" n'a pas empêché le ministre du Travail et de l'Emploi Myriam El Khomri, dans le même temps, d'annoncer vouloir faire passer sa "réforme du code du travail" en force, en utilisant l'article 49.3 de la constitution (dispositif qui permet l'adoption d'un texte sans vote parlementaire). Pour El Khomri, entre autres, "il n’y a aucun recul des droits des salariés". Travailler jusqu'à 60 heures, la facilitation des licenciements revient à "réduire la précarité du travail et améliorer les droits des salariés", cette "réforme importante" propose "plus de souplesse, plus de flexibilité, et des protections repensées". [1]

 

Manuel Valls a donc engagé hier, comme prévu (et malgré les annonces de "dialogue social"... destinées à tromper le naïf) la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter sans vote le projet de loi Travail.

 

Les députés LR et UDI ont aussitôt déposé une motion de censure du gouvernement. [2]

Le loupé dans le "dialogue" social sur la loi El Khomri

Ce que le peuple veut reprocher au gouvernement Valls et à Hollande depuis la bourde initiale de la ministre du Travail et les tentatives pitoyables de rattrapage dans les medias, ce n'est pas tant l'utilisation du 49.3, mais la communicatrion trompeuse et hypocrite sur cette loi. Le peuple ne demande pas au gouvernement de le mener en bateau, il demande qu'il fasse le boulot pour lequel il a été désigné.

 

Manque de professionnalisme, communication désastreuse, le gouvernement socialiste aura déçu tout le monde, y compris à gauche.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 23:08

Il y a 222 ans, Mme Elisabeth, soeur de Louis XVI à qui elle apporta un soutien indéfectible, était décapitée.

Mme Elisabeth - l'enfer d'une sainte (Jules Mazé)

Le 9 mai (1794), vers 8 heures du soir, Mme Elisabeth arrivait à la Conciergerie; à 10 heures, elle était interrogée, en présence de Fouquier, par Deliège flanqué du greffier Ducray, et, le lendemain matin, vers 9 heures, elle montait au Tribunal, où elle se trouva en bonne et nombreuse compagnie, Fouquier l'ayant comprise dans une 'fournée'. Il y avait là les marquises de l'Aigle, de Crussol, de Sémozan, de Canisy; les comtesses de Montmorin, de Sérilly, Mmes de Rossel-Ceroy, Rosset et Buard; les comtes Loménie de Brienne, de Sérilly, d'Etigny, de Sourdeval, l'abbé de Loménie, le chevalier de Loménie, l'abbé de Chambertrand, le jeune Montmorin, âgé de dix-huit ans, M. de Cressy-Champmillon, officier de la Marine, le pharmacien Follope, un industriel, Théodore Hall, un tailleur, Letellier, deux domestiques, Lhôte et Dubois.

 

La veille, dans la soirée, après l'interrogatoire de Madame Elisabeth, un incident s'était produit qui montre le peu de cas que faisait Fouquier-Tinville des formes de la justice et des dispositions de la loi. Le juge Deliège ayant désigné comme défenseur Chauveau-Lagarde, celui-ci, immédiatement prévenu, se hâta d'accourir à la Conciergerie pour conférer avec sa cliente Le concierge n'avait pas d'ordres et dut lui conseiller de s'adresser à Fouquier pour obtenir le permis de communiquer. L'accusateur public, ancien procureur du Châtelet, n'ignorait pas que la justice et l'humanité se sont rencontrées dans les colonnes du code d'instruction criminelle pour assurer la liberté de la défense, il savait qu'il n'avait pas le droit de refuser, il savait... et, pourtant, il refusa, affirmant à Chauveau que sa cliente ne serait pas jugée de sitôt.

 

Le lendemain matin, Chauveau se rend néanmoins au tribunal, et, en entrant, aperçoit Madame Elisabeth, entre deUx gendarmes (Chateau-Lagarde, Procès de Marie-Antoinette et de Madame Elisabeth). Tous les accusés furent condamnés à mort. Fouquier, fixé d'avance sur le sort qui les attendait, avait voulu par son mensonge, mensonge odieux puisqu'une vie humaine était en jeu, éviter une perte de temps au tribunal. On a essayé de le réhabiliter lui aussi. C'est décidément une manie.

 

Chauveau plaida pourtant, soulevant la colère du féroce Dumas, qui présidait.

 

"Quoique le débat n'eût duré qu'un instant, expose Chauveau, je pris la parole, faisant observer qu'il n'y avait au procès qu'un protocole banal d'accusation, sans pièces, sans témoins, et que, par conséquent, là où il n'existait au élément légal de conviction, il ne pouvait y avoir de conviction légale".

 

Le défenseur ayant, en terminant, déclaré que Mme Elisabeth avait été à la cour de France, le modèle de toutes les vertus, Dumas bondit, écumant de rage, et tonna conrtre l'audace de ce défenseur, "qui osait parler des prétendues vertus de l'accusée et corrompait ainsi la morale publique."

 

Comment, en rappelant les vertus de Mme Elisabeth, le défenseur pouvait-il corrompre la morale publique ? Mystère. On peut, en tout cas, constater que le Tribunal révolutionnaire violait les lois divines et humaines et ne traitait pas beaucoup mieux les règles de la logique.

 

L'audience ouverte à 10 heures du matin, prit fin un peu avant 1 heure de l'après-midi. En moins de trois heures, on avait interrogé vingt-quatre accusés, entendu les témoins, l'accusateur public, les défenseurs, on avait libéré, prononcé et notifié le verdict. La toilette des condamnés prit un peu plus de temps, et pourtant le bourreau connaissait son affaire et ne manquait pas d'entraînement.

 

Au greffe, Madame Elisabeth s'employa de son mieux à consoler, à encourager les personnes qui allaient mourir avc elle. La comtesse de Sérilly se croyait en état de grossesse, mais se refusait à en faire l'aveu pour obtenir un sursis. Mme Elisabeth lui démontra que c'était pour elle un devoir : "A quoi bon, disait la pauvre femme, pourquoi prolonger mes souffrances ?" Finalement, elle obéit à Madame Elisabeth, obtint son sursis et fut sauvée par la chute de Robespierre.

 

Devant l'échafaud, Madame Elisabeth fit preuve d'un magnifique courage. Par un raffinement de cruauté, Dumas et Fouquier avaient décidé qu'elle serait exécutée la dernière. Elle vit tomber vingt-deux têtes avant de gravier les quelques marches qui la séparaient de cet au-delà mystérieux où sa foi ardente avait si souvent entraîné son rêve.

 

 

Mme Elisabeth. Portrait par Adélaïde Labille-Guiard.

Mme Elisabeth. Portrait par Adélaïde Labille-Guiard.

Sa vie avait été sans tache, sa mort fut celle d'une sainte.

 

Le cimetière de la Madeleine, dont nous contons plus loin l'histoire, commençait à s'emplir, et les habitants de la rue d'Anjou se plaignant amèrent du défilé des charrettes chargées des corps mutilés dont ils avaient presque chaque jour l'affreux spectacle, la Commune s'était mise en quête d'un autre champ de repos pour les victimes du Tribunal révolutionnaire.

 

Depuis le 20 mars, la rouge moisson de la guillotine était acheminée vers un terrain vague situé dans le quartier Monceau, entre la rue des Errancis, qui est devenue, depuis, la partie nord de la rue du Rocher, et la rue de Monceau.

 

C'est là que furent jetés, dans une fosse contenant déjà d'autres cadavres, le 10 mai 1794, les restes de Madame Elisabeth

 

Le cimetière des Errancis, fermé définitivement le 23 avril 1797, reçut les dépouilles de 1119 guillotinés, parmi lesquels on relève les noms de Danton, de Camille et Lucile Desmoulins, de Malesherbes, de Lavoisier, des deux Robespierre, de Couthon, de Saint-Just.

Mme Elisabeth - l'enfer d'une sainte (Jules Mazé)

En 1817, on essaya de retrouver, ou plutôt d'identifier les restes de Mme Elisabeth pour les réunir, dans le caveau des Bourbons, à Saint-Denis, à ceux de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Ce fut en vain.

 

Les ossements de la princesse sont mêlés depuis longtemps, sous les voûtes des Catacombes, à ceux d'autres morts du drame révolutionnaire; la nuit éternelle du souterrain enveloppe la poussière des victimes et celle des bourreaux, la poussière de la sainte fille de France qui a mérité, par ses vertus, de vivre dans la mémoire des hommes et celle du tyran sans grandeur qui essaya de s'élever dans le sang et n'a laissé que le souvenir de ses crimes.

Source: Jules Mazé, Louis XVI et Marie-Antoinette, La Famille royale et la Révolution, Librairie Hachette, Corbeil 1947, p. 208-211

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 00:00
Alain Chartier, poète du temps de sainte Jeanne d’Arc, résume rapidement ce que l’on sait des origines de la Pucelle, raconte comment elle est venue à la cour du Roi et les événements qui ont suivi jusqu’à la délivrance d’Orléans pour conclure :

 

« Voici celle qui ne semble pas être issue de quelque lieu sur terre, mais plutôt envoyée du Ciel pour soutenir de la tête et des épaules la France tombée à terre. O vierge étonnante ! digne de toute gloire, de toute louange, de tous les honneurs divins ! Tu es l’honneur du règne, tu es la lumière du lys, tu es la splendeur, la gloire, non seulement de la Gaule, mais de tous les chrétiens. Que Troie aille donc célébrer Hector, que la Grèce se glorifie d’Alexandre, l’Afrique d’Hannibal, l’Italie de César et de tous les généraux romains, la France, même si elle compte beaucoup de ceux-ci, peut se contenter de cette seule Pucelle. Elle pourra s’en glorifier et se comparer aux autres nations pour l’honneur des dames et puis même, si elle le veut, se préférer à elles.» (Texte latin dans Q,v,131-136)

 

Ce poète écrivait à un prince étranger que l’on n’a pu identifier, à la fin de juillet 1429, et dont une copie est conservée à la Bibliothèque nationale.

 

Source : « Jeanne d’Arc par elle-même et par ses témoins », p. 112-113, éd. du Seuil, Régine Pernoud

Hommage à Sainte Jeanne d'Arc par Alain Chartier

Merci à Dominique F.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 09:47

Fin de la « bataille » qui oppose depuis deux mois l'Angleterre et le Puy du Fou. Le Conseil des Arts britannique a indiqué ce jeudi qu'il renonçait à récupérer la relique de la Pucelle d'Orléans acquise par le parc vendéen le 26 février.

 

«Revenu en France, après six siècles d'exil, l'anneau de Jeanne d'Arc va finalement rester au Puy du Fou, a annoncé Nicolas de Villiers. Il fera l'objet d'une présentation provisoire cet été, puis il sera exposé dans un monument spécialement construit à l'extérieur du Grand Parc du Puy du Fou pour permettre à chacun d'admirer gratuitement ce trésor de l'Histoire de France

 

Porté par la Pucelle d'Orléans quand elle commandait les troupes françaises contre l'envahisseur britannique, récupéré à sa mort par les Anglais, racheté par des Français, réclamé par les Anglais, retenu par les Français, le modeste anneau de laiton de Jeanne d'Arc a connu une histoire mouvementée qui semble toucher à sa fin aujourd'hui.

 

À quelques jours à peine des fêtes qui se tiendront le 8 mai en l'honneur de la sainte, les Anglais renoncent définitivement à la relique.

 

Nicolas de Villiers avait acquis le bijou lors d'enchères à Londres le 26 février 2016 pour la somme de 376.833 euros, et l'avait rapporté en France, mais en ne demandant qu'après coup la licence d'exportation exigée par la loi. Arguant de cet oubli, le Conseil des Arts britannique l'avait sommé de rendre la relique dans les délais les plus brefs. La réponse de Nicolas de Villiers était ferme:

 

«Cet anneau est tout ce qu'il nous reste de Jeanne d'Arc. Il est absolument hors de question de le céder. Nous ne livrerons pas une deuxième fois la Pucelle d'Orléans aux Anglais».

 

Après un long bras de fer de deux mois, le Conseil des Arts vient de céder en remettant au Puy du Fou la pièce manquante pour que le transfert du bijou soit définitivement légal. «La bataille fut rude mais loyale.», concluent avec soulagement les représentants du parc vendéen dans un communiqué.

 

Le 14 avril, Nicolas de Villiers avait envoyé à la reine d'Angleterre une lettre que s'est procurée le Figaro. Au nom de «l'histoire commune» de le France et de l'Angleterre, il y suppliait Elisabeth II «que la relique de notre grande héroïne puisse demeurer dans notre pays et que les difficultés juridiques soient vite aplanies par son arbitrage». Il rappelle notamment que son «ancêtre la Reine Victoria avait manifesté le désir de restituer l'anneau à la France.» Nul ne saura si c'est cette missive qui a fait pencher la balance en faveur du Puy du Fou.

L'anneau de Jeanne d'Arc restera en France

 

Source: L'anneau de Jeanne d'Arc restera en France, Le Figaro, Par Marie-Amélie Blin Mis à jour le 06/05/2016 à 09:31 Publié le 05/05/2016 à 15:30

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 17:11

A l'occasion du 1700e anniversaire de la naissance de Saint Martin de Tours (316-2016), l'association Oriflammes organise une Grande procession en l'honneur de l'Apôtre des Gaules, "Spécial Tuteur de notre Royaume" (Louis XI), figure de l'Europe chrétienne, se voulant un témoignage de civilisation et de confiance en nos valeurs et notre histoire commune, samedi 21 mai à Paris. Le rassemblement est à 13h30 face à l'église Sainte Elisabeth de Hongrie, le départ à 14 heures.

 

De nombreuses paroisses et communautés rassemblées.

Paroisse Saint-Germain l’Auxerrois (Paris 1er) -Communauté latino-américaine catholique de Paris (Paris 1er) Centre Saint-Paul -IBP (Paris 2ème)- Paroisse Sainte-Elisabeth de Hongrie (Paris 3ème) Paroisse Notre-Dame des Blancs-Manteaux (Paris 4ème)-Aumônerie des Irlandais (Paris 5ème) Paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème)-Mission hongroise de Paris (Paris 10ème) Mission roumaine de Paris (Paris 10ème)- Eglise Notre-Dame d’Egypte (Paris 10ème) Paroisse Sainte-Jeanne de Chantal (Paris 16ème)- Eglise Notre-Dame de Chaldée (Paris 18ème) Paroisse de Bazeilles (08)- Séminaire Saint-Vincent de Paul – IBP (28) Séminaire orthodoxe russe d’Epinay- sous-Sénart (91)

 

La fanfare royale d'Hanzinne venue de Belgique, le Paris and District Pipe Band, ainsi que le Choeur Montjoie-Saint-Denis accompagneront la procession.

1700e anniversaire de la naissance de Saint Martin de Tours - Grande procession à Paris
1700e anniversaire de la naissance de Saint Martin de Tours - Grande procession à Paris
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 14:00

Le plan B des mondialistes est d'ignorer le sens d'un vote des Anglais pour un Brexit (sortie de l'Angleterre de l'Union européenne, protectionnisme, retour des identités, des frontières et des souverainetés), d'en renverser complètement le sens et d'en faire, au contraire, l'occasion d'un nouvel internationalisme libre-échangiste sous domination anglo-saxonne ! Ce plan B des mondialistes, analysé de Pauline Mille pour Reinformation.Tv, pourrait être élargi à l'ensemble des pays européens dont les volontés exprimées seront contournées. 

Brexit ou le Plan B des mondialistes : l'occasion d'un nouvel internationalisme ?

Si le Royaume-Uni quitte l’UE suite au référendum du 23 juin, une majorité de Suédois voudra emboîter le pas aux Britanniques, selon un nouveau sondage d’opinion.



Submergée par les migrants, la Suède a perdu son enthousiasme pour l’UE, l’Union européenne. Un sondage le montre : en cas de Brexit, ses habitants choisiraient le Suexit. Amenant de proche en proche la fin de l’UE. Le mondialisme a trouvé un plan B : une nouvelle zone de libre échange planétaire.

L’UE survivra-t-elle au Brexit ? C’est la question que se posent très sérieusement les commentateurs britanniques, en particulier l’éditorialiste influent du Spectator, Fraser Nelson. Les derniers sondages les y poussent. A l’automne 2015, selon un sondage d’Eurostat portant sur la moitié des 28 Etats membres de l’UE, cinq d’entre eux considéraient leur qualité de membre comme une mauvaise chose et neuf une bonne. Parmi les plus satisfaits le groupe Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Irlande, et parmi les moins le groupe Tchéquie, Autriche, Italie, Grèce. Au milieu, l’Angleterre (49 % de satisfaits) et la France (53 %). Aujourd’hui, l’indice de satisfaction des Suédois est passé de 59 % à 39 %, selon une mesure de l’institut TNS Sifo.

 

La Suède refuse les migrants, les partisans du Brexit aussi


La raison de ce désenchantement est connue de tous : le pays, bon élève d’Angela Merkel, est submergé de migrants. En proportion de sa population, elle en a accueilli plus que l’Allemagne ou l’Autriche, et son ministre de l’intérieur, soutenu par toute la classe politique, a planifié sur plusieurs années des retours massifs par charters. Le nombre de graves incidents provoqués par des « réfugiés », l’assassinat sauvage par une bande d’entre eux d’une jeune bénévole, Alexandra Mezher, a révulsé la Suède. L’UE est devenue synonyme d’invasion, d’islamisme, de risque terroriste. Le mondialisme, qui a parfaitement mesuré cette grogne représentative du malaise européen, change son fusil d’épaule et organise un plan B au cas où son usine à gaz bruxelloise éclaterait.

Ses dirigeants les plus subtils ont rejoint le camp du Brexit en tablant que, selon la théorie des dominos, le départ du Royaume Uni entraînera celui d’autres pays nordiques, la Suède en premier. D’où l’importance des derniers sondages dans ce pays et l’argumentation de Fraser Nilson, qu’il faut examiner avec soin.

 

Si la Suède suit le Brexit, c’est la fin de l’UE ?


A la question, la Suède doit-elle rester dans l’UE ou la quitter, 44 % des sondés répondent rester, 32 % partir et 24 % ne savent pas. Mais, en cas de Brexit, les résultats changent du tout au tout : 36 % estiment que la Suède doit quitter l’UE, et le camp des rester et celui des ne sais pas recueillent chacun 32 % des intentions. Hier, un tel résultat aurait été utilisé en Grande Bretagne par les opposants au Brexit, sur le thème, si nous partons, c’est la fin de l’UE et des haricots. Aujourd’hui, c’est l’inverse, et c’est là que l’analyse du Spectator devient passionnante.

Pour Fraser Nilson en effet, « d’autres pays animés d’un esprit ouvert au mondialisme (globally-minded) sont las du protectionnisme et de l’insularité de Bruxelles. Les partisans des réformes en Suède (…) voient dans la Grande Bretagne leur principal allié pour tenter de mettre fin au protectionnisme (une récente étude montre leur alignement à 89 % sur nos vues, qui s’élève aussi à 88 % chez les Néerlandais et les Danois) ». Sa conclusion est que si les Anglais abandonnent la partie, la Suède les suivra.

 

La fin de l’UE sera l’occasion d’un plan B pour le mondialisme


Nilson y voit une occasion « fascinante » et un nouvel argument pour les partisans du Brexit. « Loin d’être isolationnistes, nous serons les pionniers d’une nouvelle alliance ouverte au mondialisme de pays qui n’en peuvent plus d’avoir à discriminer les biens, services et personnes qui ne sont pas Européens ». Ainsi le Brexit placera « la Grande Bretagne en tête d’un nouvel internationalisme ». Extraordinaire aveu, et contradiction extraordinaire. Le mondialisme a son plan B, qui ressemble trait pour trait à l’intention de Winston Churchill en 1951 : puisque l’UE ne marche pas, que les Européens n’en veulent pas, on en revient à une association plus lâche de libre échange qui s’intègrera dans l’ensemble des traités transatlantiques ou transpacifiques, satisfera le commerce international de la même façon et véhiculera aussi l’humanisme anglo-saxon.

 

Avec ou sans UE, le mondialisme se moque des peuples


Voilà pour l’aveu. La contradiction, elle, est si criante qu’elle en devient indécente. Ce qui est reproché à l’UE, ce n’est pas d’être l’antichambre du mondialisme, c’est d’être trop européenne, et de défendre encore trop, si peu que ce soit, les Européens. Le cri de la Suède, comme celui de tous les pays d’Europe, est : assez d’immigration, rétablissez les frontières. Et la conclusion du Spectator tend au contraire à créer une alliance des pays ouverts au mondialisme pour mettre fin à la discrimination contre les Non-Européens. On croit rêver. On ne rêve pas. Quand le mondialisme ne peut plus nier les faits, il inverse les interprétations, et il se sert du sursaut des peuples pour faire avancer son projet jusqu’à la fin. Il y a toujours un nouveau plan B. C’est vrai aujourd’hui du Brexit et de la Suède, c’est vrai avec ou sans l’UE, ce sera vrai pour la France demain.

 

Pauline Mille

 

Source: La Suède tentée de suivre le Brexit : la fin de l’UE, plan B du mondialisme, Pauline Mille, Reinformation.Tv

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 06:02

Une image de la Sainte Vierge, restée intacte, est devenue un symbole de consolation.

La Madone plus forte que le séisme en Équateur le 16 avril

Cette photo qui a fait le tour du monde suscite la stupéfaction. Il s’agit d’une simple vitrine renfermant une image de Notre-Dame de la Lumière, restée intacte après le séisme de magnitude 7,8 qui a frappé l’Équateur le 16 avril.

 

Tout autour, ruines et destructions

 

La photo de la Sainte Vierge qui circule sur les réseaux sociaux a été prise à l’école Leonie Aviat dans la paroisse de Tarqui, à Manta, très fortement touchée par le séisme. Comme l’ont déclaré divers membres de la communauté des Oblats de saint François de Sales, l’image de la Sainte Vierge intacte a suscité l’émerveillement alors que l’école dans laquelle elle se trouvait a été totalement détruire.

 

Comment une image de la Madone, si fragile, a-t-elle pu résister à un tremblement de terre ? Telle est la question que tous se posent. Pour beaucoup, il n’y a pas de réponse, mais cette image rescapée pourrait symboliser une sorte de triomphe dans un contexte de dévastation totale, et devenir une icône de consolation.

 

Un miracle alors que tout semblait perdu

 

Au cours des derniers jours, le travail inlassable des secouristes et des bénévoles équatoriens a permis de sauver la vie de nombreuses personnes restées coincées sous les décombres. Trois jours après le séisme, y compris dans la ville de Tarqui où s’est produit le miracle de l’image de la Sainte Vierge, trois personnes ont pu être extirpées vivantes, selon ABC. Ce sauvetage est dû aux pompiers de Quito qui, le même jour, ont également sauvé deux personnes dans le centre de la capitale.

 

À Tarqui, trois personnes ont pu être extirpées des décombres du marché au bout de 32 heures, dont un homme connu sous le nom de Don Segundo. Un autre sauvetage extraordinaire a eu lieu dans la ville côtière de Pedernales, épicentre de la catastrophe, où un homme de 65 ans a été sauvé par la police nationale, ainsi qu’un autre de 82 ans qui, resté en état de choc, a perdu la parole.

 

Une des premières rescapées

 

Vingt heures après le séisme, toujours à Pedernales, une petite fille coincée dans les ruines d’un immeuble a pu être sauvée. « Tout va bien », ont dit les secouristes dès qu’ils ont vu qu’elle était vivante.

 

Source : La Madone plus forte que le séisme en Équateur, Aleteia, 29 avril 2016

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 14:20

Le 14 juillet 2013, François déclarait pour la première fois "la reprise est là". Le 14 juillet 2014, il répétait mot pour mot le même mantra : "la reprise est là".

 

Le 14 juillet 2015, de nouveau, François affirmait "la croissance, elle est là" (in Le Figaro, 14 Juillet : Hollande s'affiche en protecteur de la nation, Par Jim Jarrassé , Hayat Gazzane Mis à jour le 15/07/2015 à 07:58 Publié le 14/07/2015 à 14:33) Mais le 14 août 2015, un moins plus tard, Le Figaro titrait : Croissance zéro : «Ce chiffre est une douche froide» (Par Damien Durand Publié le 14/08/2015 à 10:25)

 

Brandissant aujourd'hui une "baisse des défaillances d'entreprises", le président a répété son mantra favori. Malheureusement, toujours rien en vue côté "inversion de la courbe du chomage", mais un record battu de nouveau en décembre 2015.

"La reprise est là" : François Hollande, le 28 avril 2016

Pôle emploi recensait 3,58 millions de chômeurs en fin d'année, en hausse de 2,5 % sur l'année. La seule "reprise" en 2015 est en fait une progression de la croissance de 1,1% . Or, pour parler de reprise réelle, créatrice d'emplos, il faudrait plusieurs mois consécutifs de croissance au-dessus de 1,5%.

"La reprise est là" : François Hollande, le 28 avril 2016
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 19:26

Nous présentons ici le documentaire filmé d'Armel Joubert des Ouches pour Reinformation.Tv, "Révolution française : Silence sur le génocide", augmenté d'un certain nombre de citations des génocidaires, trouvées dans les ouvrages du professeur Xavier Martin consacrés à la "Révolution française".

Révolution française : silence sur le génocide vendéen

La France n'a pas commis de crime contre l'Humanité, la France n'a pas commis de génocide.

Nicolas Sarkozy, Discours du 9 mars 2007

Au moins 180.000 personnes déportées, tuées, assassinées. Des centaines de prêtres, des religieux, mais avant cela, pour la plupart, des paysans, car ce sont les paysans qui, les premiers, se révoltent contre la République naissante. 180.000, c’est le nombre minimum de victimes des guerres dites « de Vendée ». Il y aura aussi plus de 200.000 soldats républicains tués dans les combats.

 

La République construite dans le sang

 

Il y a 227 ans. Ce qu’on appelle, à tort, la Révolution française, éclate à Paris. Une manœuvre de quelques centaines de personnes au départ, afin de renverser la Monarchie.

En 1789, selon le mot de Camille Desmoulins, il n’y avait pas dix républicains avoués en France.

Jacques Bainville, Histoire de France

Les révolutionnaires parviennent à étendre les incidents au pays tout entier. Incidents qui se transforment peu à peu en guerre civile. Un bain de sang. Des milliers de familles sont victimes de la barbarie qui est en train de se mettre en place. En fait, c’est une idéologie nouvelle que Robespierre, Danton et d’autres sont en train d’imposer, par la force, au peuple de France. Parce que l’Eglise est persécutée (on impose aux prêtres la constitution civile du clergé) – les prêtres refusent de prêter serment. Parce qu’ils s’opposent à la levée en masse de 300.000 hommes que la Convention, le nouveau pouvoir en place à Paris, impose afin de combattre l’Autriche catholique, les Vendéens se révoltent.

 

Jean Jacques Rousseau et la tyrannie

 

« Si le peuple pense mal, il faut changer le peuple ».

 

C’est, en une phrase, toute la pensée de Rousseau. Il est indéniable que son « contrat social » comportait en germes le socialisme et la tyrannie qui se préparait dans le pays. Le 1er octobre 1793, la Convention décrète l’extermination « de toute la Vendée ».

Révolution française : silence sur le génocide vendéen

Il y aura le général républicain Turreau et ses colonnes infernales. Jean Baptiste Carrier et les noyades par millier. Il y aura aussi les massacres des Lucs-sur-Boulogne où 564 personnes, hommes, femmes, enfants seront assassinés par les Bleus des généraux Cordellier et Crouzat.

Le 28 février 1794, c'est le jour du grand massacre aux Lucs : le républicain Chapelain, marchant à la suite des assassins du général Cordelier, ceux-là même qui venaient de ravager la petite bourgade, notait dans son carnet-journal : « Aujourd'hui journée fatigante, mais fructueuse. Pas de résistance. Nous avons pu décalotter, à peu de frais, toute une nichée de calottins qui brandissaient leurs insignes du fanatisme. Nos colonnes ont progressé normalement. »

Le massacre des Lucs, ressemble au drame d'Oradour sur Glane. Dans la chapelle, plus de 500 noms sont gravés sur des plaques de marbre blanc. Ils furent brûlés vifs. Des familles entières ont péri. La chapelle Notre Dame du Petit Luc est un endroit bien émouvant, où chaque nom nous rappelle qu'en ces lieux l'homme s'est vautré dans l'ignominie. Et cette ignominie a vu la naissance de la république dite "française".

Les colonnes infernales avaient pour mission de détruire les rebelles et les soldats les poursuivaient à travers toute la campagne.

« J'ai fait fûreter les fossés, les haies et les bois. C'est là que je les ai trouvés blottis, tout a été passé par le fer. » (général Grignon, chef de la 1ère colonne).

Les gens qui étaient restés dans les villages n'étaient pas mieux traités : incendiés avec leurs maisons, ou fusillés, ou tués à coups de sabre et de baïonnettes, pour épargner la poudre et pour faire durer le plaisir.

Les tueurs étaient des tortionnaires qui coupaient des membres et des têtes, éventraient les victimes et les torturaient.

Massacre-aux-Lucs-sur-Boulogne--28-fevrier-1794-.jpg
 

Le 28 février 1794, aux Lucs sur Boulogne, 110 enfants âgés de moins de 7 ans furent massacrés. (Cf. Marie Auguste Huchet, "Le massacre des Lucs-sur-Boulogne et le martyrologue du curé Barbedette, 1983)

 

Les Républicains, une fois entrés dans le village, rassemblèrent la population devant l'église. Les villageois n'étaient guère en mesure de se défendre, la population comptait principalement des vieillards, des femmes, des enfants. Matincourt choisit de ne pas faire de quartier ; il souhaita que l'opération se fasse en économisant le plus de cartouches possibles. Les soldats firent entrer la population dans l'église jusqu'à ce que l'église s'avérant trop petite pour pouvoir contenir toute la population, les Républicains mirent leur baïonnette au canon, chargèrent et massacrèrent toutes les personnes restées à l'extérieur. Les portes de la chapelle furent refermées, emprisonnant les civils à l'intérieur. L'église fut incendiée et des tirs de canons provoquèrent son éboulement.

Il y aura enfin le massacre dans la forêt de Vezin, près de Chanteloup-les-Bois où seront tuées près de 2.000 personnes.

A chaque fois que les Français chantent la "Marseillaise", ils chantent leur propre élimination, puisque 80% des guillotinés étaient des petites gens.

 

La Révolution française ne fut par seulement une tentative d ‘« épuration » de la Vendée, mais une épuration d’une partie du peuple de France opposé à la République.

Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposée.

Saint-Just à la Convention, 8 ventôse an II, 26 février 1794 : dans ses Oeuvres complètes, publ. A Kupiec et M. Abensour, Paris 2004, p. 659 ; et Arch. Parlem., 1ère série, t. 85, p. 517., col. 1.

Si nous nous purgeons, dit sous peu son collègue Garnier de Saintes, c'est pour avoir le droit de purger la France. Nous ne laisserons aucun corps hétérogène dans la République.

Garnier de Saintes aux Jacobins, 16 germinal an II, 5 avril 1794 : Aulard, La Société des Jacobins, Recueil de Documents..., t. 6, Paris, 1897, p. 47.

La Convention nationale est sublime dans ce moment ; elle vomit de son sein tout qui s'y trouve d'impur.

Couthon, Propos du 29 messidor an II, 17 juillet 1794 : cité de seconde main d'après M. Braconnier, notice « Couthon », dans A. Soboul, dir., Dictionnaire de la Révolution française, Paris, p. 310.

Purgeons, purgeons à jamais le pays de cette race infâme (…). Purgeons, mes amis, saignons jusqu'à blanc. » (Il faut) purger, saigner jusqu'au blanc cette génération vendéenne.

Francastel, Lettre des 22 et 20 décembre 1793 in Xavier MARTIN, Droits de l'Homme et la Vendée, éd. DMM, Bouère, 1995, p. 60.

Oui, nous devons l'avouer, nous faisons répandre beaucoup de sang impur, mais c'est par humanité, par devoir.

Lettre de Fouché à la Convention, 27 décembre 1793 : cité de seconde main d'après A. Gérard, op. cit., p, 25.

L'antidote pour contrer l'assassinat et le meurtre chanté à chaque Marseillaise, l'antidote pour repousser le maléfice de ce qui reste une louange et un chant du mal, c'est de prier et de réciter un Ave Maria, en exorcisme de l'esprit de la Révolution.

Les "décapitations [...] concernent pour 28% des paysans, pour 31% des artisans et des ouvriers, sans doute pour plus de 20% des marchands ... 8 à 9% des nobles, pour 6 à 7% des membres du clergé..."

René Sédillot, Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24

Lire: La république destructrice

 

Marseille et Lyon, mais aussi la Bretagne étaient entrés en résistance. Ils s’étaient battus pour Dieu et pour le Roi de France. Symbole de leur résistance, un cœur surmonté d’une croix rouge marqué de la devise « Dieu le Roy ».

Révolution française : silence sur le génocide vendéen
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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 22:35

Nous étions sur Christ-Roi le 27 novembre 2015 parmi les premiers à dénoncer les accointances maçonniques du groupe des "Brigandes" suite à leurs critiques hystériques contre les jésuites (rendus coupables de tous les maux), et une video d'un entretien du groupe intitulée "Radio Brigandes III - Novembre 2015 - Franc-maçonnerie, la blanche et la rouge" (description : "entretien avec Marianne, chanteuse leader des Brigandes, et Antoine, représentant du Comité de Salut Public, sur le thème de la Franc-Maçonnerie et du Christianisme. Interview et révélations d'un franc-maçon chrétien".

 

Ce soir cette chose est à présent reconnue par les sites Medias-Presse Info et Le Salon Beige qui relaient l'étude publiée ce même jour 26 avril par Rivarol (internet). Un autre site internet avait mis en garde le 17 avril dernier :

 

Nous mettons en garde tous les naïfs de la droite nationale, qui soutiennent ce chœur sans rien savoir de la manipulation et du message gnostique habilement diffusé.

 

Nous demandons aux organisateurs de manifestations catholiques (par exemple, le défilé à Jeanne d'Arc, le 8 mai prochain), de ne pas promouvoir les Brigandes, en raison du message anti-chrétien qu'elles propagent.

 

Enfin, nous exhortons les Brigandes à se soustraire à cette détestable influence gnostique et anti-chrétienne, et à recentrer leur chœur sur la vraie Foi et sur les vrais combats.

 

17 avril 2016

 

(Source)

 

L'association catholique "Civitas", ayant été informée, a annoncé aujourd'hui dans un communiqué avoir déprogrammé le concert du groupe qui devait être donné lors du défilé en l’honneur de Sainte Jeanne d’Arc le 8 mai prochain. (Source)

 

Voilà donc une bonne chose de faite.

 

C'est en effet une demande expresse de l'Eglise dans une Bulle apostolique - frappée de l'infaillibilité du Pape Clément XII, In Eminenti de 1738, où le Pape Clément XII parle en tant que successeur de Saint Pierre, en vertu de son "plein pouvoir apostolique"-, de

 

ne pas "propager", "entretenir", "recevoir chez soi", "y être inscrits", "entretenir de quelque manière que ce soit" "les dites sociétés de francs-maçons", "et cela sous peine d'excommunication." "Une constitution valable à perpétuité." (Les Enseignements originaux des Papes sur la franc-maçonnerie, De 1717 à nos jours, Pierre Tequi éditeur, Saint-Céneré 1998, p. 15-17.)

 

La Bulle apostolique In Eminenti constitue encore aujourd'hui le droit canonique en vigueur sur la franc-maçonnerie.

 

Nos craintes se révèlent dans toute leur ampleur :

 

"Notre méfiance déjà éveillée fut confirmée par le témoignage d’une lectrice qui, devant l’engouement général du milieu nationaliste et/ou traditionaliste pour ce groupe, voulait nous mettre en garde contre ce qu’elle dénonce comme une imposture. Et ce qu’elle nous révéla s’avéra infiniment pire que ce que nous subodorions. Elle dénonçait Les Brigandes comme les adeptes d’une secte satanique appelée La Nation libre dont Joël Labruyère était le gourou, une secte dont elle se serait échappée. Nous voulions d’autres témoignages : trois autres anciens adeptes ou compagnons de route de la secte acceptèrent de parler." (Source)

 

"... Il est membre du Caïn Ordo Draconis, présidé par Joel Labruyère.

 

Cette référence à Caïn est plus qu'intrigante, car dans la Genèse, Caïn est le frère meurtrier d'Abel.

 

La référence au Dragon est effrayante.

 

Il s'agit très probablement de loges démoniaques." (Source)

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 19:42
Boris Le Lay condamné à deux ans de prison ferme pour appel à la résistance à l'islamisation

Le publiciste nationaliste breton a été condamné à deux ans de prison ferme.

Lire aussi : Boris Le Lay : « Nombre de récidivistes, de violeurs ou de braqueurs s’en sortent avec des peines plus légères » Interview exclusive de Boris Le Lay à Breizh Info

 

"Liberté pour la dissidence !", Yann Vallerie, Boulevard Voltaire, 24/04/2016

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 18:06

Le traité transtatlantique (TTIP ou Tafta) est l'achèvement du processus révolutionnaire de 1789 qui s'est effectué "sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple", a vu la prise du pouvoir par quelques-uns, la ploutocratie (pouvoir de l'argent), pouvoir d'une minorité. Il constitue (s'il devait être voté en l'état) un pas supplémentaire vers le cauchemar maçonnique de la "république universelle". Il donne le pouvoir aux "firmes privées", c'est-à-dire aux plus riches, leur octroie des droits exorbitants et élimine toute barrière fiscale, sociale et/ou environnementale, le tout agrémenté de droits de poursuites contre les Etats récalcitrants. Au nom de la "liberté" et du "libre échange", ils tuent la liberté et le commerce libre.

 

Lire : Les enjeux du Traité transatlantique (Pierre Hillard, Pierre-Yves Rougeyron, Jean-Claude Martinez, Maurice Gendre)

 

A l'heure où les oligarques nous parlent de "gouvernance mondiale" et autre "Nouvel Ordre mondial", c'est donc contre cet ordre anti-démocratique mondial, dangereux pour la santé et l'environnement, que la Fédération des producteurs bovins (FNB) s'élèvent.

Très inquiète en effet de la perspective de ce traité de libre échange avec les Etats-Unis, chantres de l'élevage intensif, elle appelle ce lundi le président Hollande à résister à un accord (transatlantique) "déséquilibré".

La FNB dénonce "cette tentative de passage en force contre l'avis des peuples d'une Europe au gré des vents", écrit Le Parisien qui rapporte l'information.

Les producteurs bovins dénoncent "un accord déséquilibré qui va à l'encontre des intérêts économiques de l'Union européenne et des exigences de ses populations", alors que le président américain Barack Obama effectue en ce moment une tournée européenne pour pousser les négociations entre l'UE et les USA sur cet accord de libre échange.

Le président de la fédération, Jean-Pierre Fleury, joint par l'AFP, insiste:

Pourquoi s'embarquer dans un traité de libre-échange avec les Etats-Unis alors qu'on n'a toujours pas réglé les problèmes de distorsions de concurrence au sein de l'UE?" notamment avec l'Allemagne et l'Espagne. "Comme on ne sait pas régler le problème on va au devant du suivant.

La FNB appelle donc le Président de la République, qui devait retrouver M. Obama en Allemagne lundi, à "refuser toute précipitation au moment où l'Europe ne parle plus d'une seule voix :

Les producteurs de viande bovine ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel du libéralisme" ajoute-t-elle en réclamant de nouveau "l'exclusion de ce secteur du champ de négociations.

Les producteurs français redoutent "la confrontation du modèle national, relativement familial, en pâture et sans hormone de croissance, avec le modèle américain intensif et industrialisé des "feed lots" de plusieurs dizaines de milliers de têtes."

 

Lire : Mille vaches et pas mal d'hypocrites

 

Outre le Tafta, la FNB dénonce aussi le traité négocié avec le Canada et celui en cours avec le Mercosur, le grand marché sud-américain, gros producteur de viande bovine, alors que la consommation de viande rouge a baissé de 27% en Europe au cours des dix dernières années.

Traité transatlantique : la fédération des producteurs bovins appelle à résister

Source: TTIP: les producteurs français de viande bovine appellent à résister, Le Parisien, 25 Avril 2016, 14h00 | MAJ : 25 Avril 2016, 14h00

 

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 18:58

Beaucoup de personnes (même catholiques !) se laissent convaincre de ce qu'ils entendent dans les medias. Voici un texte du Père James Manjackal qui contient TOUS les elements pour repondre. Il date de 2010, et pour actualiser le Pape François a défendu notre Eglise. Il a dit à quel point "les cas d'abus sont terribles parce qu'ils laissent des blessures très profondes". Il a affirmé aussi que son prédécesseur Benoît XVI "a été extrêmement courageux", qu'il a "ouvert une voie", et a ajouté: "L'Eglise a tant fait sur cette voie. Peut-être plus que n'importe qui d'autre. Les statistiques sur le phénomène de la violence contre les enfants sont impressionnantes, mais elles montrent également clairement que la grande majorité des abus viennent de l'environnement familial et des voisins".

 

L'Eglise catholique "est peut-être la seule institution publique à avoir réagi dans la transparence et la responsabilité. Aucune autre n'a fait plus (que l'Eglise). Et pourtant l'Eglise est la seule à être attaquée."

COMMENCEZ D’ABORD PAR ENLEVER LA POUTRE QUI EST DANS VOTRE OEIL

ET QUE CELUI QUI EST SANS PECHE JETTE LA PREMIERE PIERRE

Pédophilie : la réponse de l'Eglise

Par Père James Manjackal M.S.F.S. Munich le 6 Avril 2010

 

En ces jours l’information sensationnelle et bouleversante dans le monde des médias, c’est le scandale de l’Eglise Catholique concernant la maltraitance des enfants par son clergé. L’attaque par les médias et les journalistes consiste à dépeindre le Pape Benoît et l’Eglise Catholique qu’il conduit, comme « l’épicentre de la violence sexuelle sur les jeunes. » Dans ce petit article je tiens à expliquer aux lecteurs ce qui se passe dans le monde aujourd’hui, comment le Pape et l’Eglise sont blâmés et ridiculisés et ce qu’ils font dans le monde actuel. Ceux qui ignorent ce qui se passe de nos jours dans le monde - particulièrement depuis la révolution sexuelle qui s’est installée dans notre société dans les dernières années du deuxième millénaire - pourraient penser que le Pape, le chef de l’Eglise catholique, les évêques et prêtres célibataires proches de lui, sont à blâmer pour tous les scandales sexuels dans le monde et particulièrement ceux de pédophilie.

 

« L’abus physique et sexuel des enfants et des jeunes est un fléau mondial ; ses manifestations couvrent un large éventail qui s’étend depuis la caresse des professeurs jusqu’au viol par les oncles ! »(George Weigel, First Things Magazine, March 29th. 2010). La révolution sexuelle qui s’est répandue dans toutes les couches de la société, a perverti et dégradé la dignité humaine en détruisant toutes les formes de valeurs morales et les fondements éthiques de la vie. Tout ce que les gens considéraient comme moralement bon jusque récemment, n’est maintenant plus bon ! Il n’y a pas si longtemps encore, c’était moralement bon pour un jeune homme ou une jeune fille d’être chaste ou vierge, maintenant cela est considéré comme anormal et malsain. De même, pour les couples mariés, c’était une obligation morale pour un couple de rester fidèle l’un à l’autre dans les liens du mariage, maintenant c’est considéré comme une atteinte à la liberté personnelle. Auparavant, l’avortement était considéré comme un assassinat d’enfant maintenant il est approuvé et légalisé partout comme une normalité. Autrefois, l’homosexualité et le lesbianisme étaient qualifiés de perversion, maintenant ce sont des gens normaux dans notre société ! Il y a très peu de temps aussi les personnes âgées étaient respectées, elles recevaient la compassion, l’amour et les soins, mais maintenant la société veut s’en débarrasser par l’euthanasie. C’était normal également que les enfants soient nés après le mariage, mais maintenant la majorité des enfants, particulièrement dans les pays occidentaux, sont nés hors mariage. Le nombre d’hommes et de femmes vivant ensemble avec des relations sexuelles, sans aucune forme de mariage, civil ou religieux, est en augmentation. Il en est de même quant au nombre des unions entre homosexuels ou lesbiennes. La masturbation, le sexe avant le mariage, la fornication, l’adultère, le sexe libre, le concubinage, la prostitution, le divorce, l’avortement, l’homosexualité, l’euthanasie, la pornographie, les boutiques érotiques et de sexe, les hôtels et maisons pour la pédophilie, etc. … sont devenus comme quelque chose de normal et acceptable dans la « société moderne et permissive d’aujourd’hui. »

 

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé quarante deux millions d’avortements sont officiellement signalés chaque année ! Les avortements sont principalement le résultat de vies licencieuses et immorales. Le taux de divorces dans les pays occidentaux est environ de 70%. Depuis ces cinq dernières années, plus de la moitié des enfants nés dans les pays occidentaux, sont nés de mères célibataires. L’industrie pornographique gagne 2.500 euros par seconde en Europe. A chaque seconde, 28.000 utilisateurs réguliers visitent les sites internet pornographiques. Chaque année l’industrie pornographique gagne plus de 75 milliards d’euros. L’abus sexuel d’enfants, « la pédophilie » est la conséquence « normale » d’une société moralement malade et permissive comme celle dans laquelle nous vivons aujourd’hui et dans laquelle le « sexe » lui-même en tant que pur instrument de luxure et de plaisir, est anormalement valorisé par les institutions publiques et privées. Selon l’étude du Secrétaire Général de l’ONU sur la violence contre les enfants (2006), 150 millions de filles et 75 millions de garçons de moins de 18 ans sont contraints de subir des rapports sexuels et de la violence sexuelle chaque année et pour la plupart d'entre eux par leurs parents, leurs proches et éducateurs. Environ 10-15% de tous les enfants européens sont victimes de maltraitance. 1,8 million d'enfants sont contraints à la prostitution et la pornographie, et 1,2 millions d'enfants sont vendus comme esclaves pour le travail des enfants y compris les victimes du tourisme sexuel, spécialement populaire en Europe. Le taux de pédophilie par les homosexuels est plus important que tout autre dans la société.

 

L'Église catholique est la seule institution, avec le Saint-Père le Pape à sa tête, ses Évêques et prêtres comme ses messagers, qui se bat constamment bec et ongles et sans aucun compromis, contre l'ignominie morale, la dépravation et la dégradation dans la société humaine. Il est certain que le démon de l’immoralité qui pervertit la société humaine essaie de salir le Pape et l’Eglise par la calomnie et la diffamation et ceci afin d’éliminer la voix du Pape et de l’Eglise qui est en réalité la voix du Maître. L’esprit d’antichrist, celui qui détruit l’œuvre du Christ, est actuellement au travail dans le monde. Le Pape actuel, Benoît XVI, comme ses prédécesseurs, a averti, et ceci à maintes reprises, des dangers de l’esprit de modernisme, du sécularisme et du relativisme. Une façon de pensée antichrétienne grandit de jour en jour dans le monde. Elle consiste à croire que la vie humaine n’est pas sacrée et que par conséquent il n’est pas nécessaire de défendre la vie dans le ventre de la mère ; le mariage n’est pas simplement et intrinsèquement l’union entre un homme et une femme, donc les unions entre personnes de même sexe doivent être considérées comme normales ; Le sexe et la sexualité sont un besoin pour tout homme et chacun devrait être libre de les utiliser comme bon lui semble ; la religion ne devrait pas dicter ses règles à la conscience humaine, hommes et femmes, etc. Pour atteindre ces objectifs et d’autres également, la voix de Jésus qui s’exprime dans l’Eglise à travers le Pape et le clergé, doit être réduite au silence ! Tout le monde sait que l’Europe est en train de retirer toute la culture et les racines chrétiennes ! D’où l’attaque actuelle contre l’Eglise et le Pape, campagne habilement et frénétiquement planifiée par Satan afin de diffamer le nom du Pape et celui de l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui. Il y a même des appels téléphoniques au Vatican provenant d’Autriche, d’Allemagne, d’Angleterre et d’Irlande, demandant au pape de démissionner. Certains ont même osé réclamer son arrestation ! Ne laissez pas Satan et tous ceux qui sont contaminés par ses tactiques, penser qu’ils peuvent intimider et museler le Pape et l’Eglise. Jusqu’à la fin des temps, le Pape et l’Eglise lutteront contre l’Esprit d’antichrist et l’esprit d’immoralité et la victoire finale sera celle de l’Eglise.

 

Demeurant fidèle et authentique à la voix de son maître, l’Eglise, par ses Papes, ses Evêques et ses Prêtres, préconise, propage et favorise la sainteté de vie, particulièrement en ce qui concerne la pureté sexuelle, basant les enseignements sur de solides valeurs morales et éthiques provenant des lois naturelles et divines. Toujours et partout l’Eglise courageusement proclame haut et fort : « La volonté de Dieu pour l’humanité est la sainteté de vie, par conséquent tout être humain doit s’abstenir de toute forme d’immoralité » (I Th 4 : 3). L’esprit que souffle l’Eglise sur ceux qui croient en Jésus Christ est un esprit de sainteté et de pureté, et par conséquent les Chrétiens tout particulièrement sont appelés à la sainteté de vie (I Th 4 : 7-8). Dans ce contexte il est facile de comprendre pourquoi l’esprit d’impureté et d’impiété est en train d’entrer en guerre, comme un lion rugissant, contre l’Eglise et le Vicaire du Christ. Il est temps pour l’Eglise de discerner et connaître les esprits d’impureté et d’antichrist qui infestent l’humanité et d’être équipée pour lutter contre eux avec courage et audace.

 

Il est vrai que l’esprit d’impureté s’est infiltré dans la vie de quelques ecclésiastiques dans l’Eglise Catholique et qu’ils sont maintenant la proie des journalistes et des médias. Les Papes récents étaient conscients de cela, et sans cacher les choses ils ont fait de leur mieux pour corriger, réprimander et même dans une certaine mesure punir ces personnes. Le Pape actuel, Benoit XVI, met toujours en évidence la nécessité d’une culture exempte d’abus sexuel. Même avant de monter à la Papauté, il était déterminé à nettoyer l'Église de « la crasse » (le discours de Ratzinger à Subiaco le 1?r. Avril 2005). Le Pape Benoît a cherché énergétiquement et efficacement à nettoyer l'Église des diverses tendances et pratiques corrompues qui s’y sont glissées. Dans les 50 dernières années des prêtres ont été accusés pour 3000 cas d'abus d'enfants déclarés, bien qu’ils n’aient pas tous été reconnus coupables et passibles de condamnation. Charles J. Scicluna promoteur de justice de la congrégation pour la doctrine de la foi (qui est comme un procureur général au Vatican, responsable des affaires criminelles) dit que de ces 3000 cas, 60% sont des actes d’éphébophilie, 30% sont des cas de relations hétérosexuelles et seulement 10% sont véritablement des cas de pédophilie ; cela signifie seulement 300 cas sur un total de 500.000 prêtres dans le monde ce qui fait seulement 0.06 %. Selon le Professeur Philippe Jenkins (auteur de « La pédophilie et les prêtres, anatomie d’une crise contemporaine – Oxford University Presse ») le problème de pédophilie dans le clergé catholique est moins important que dans les autres confessions chrétiennes et autres religions dans le monde. Par exemple, selon le rapport publié par Luigi Accatoli, sur les 210.000 cas de violence sexuelle en Allemagne depuis 1995, seulement 94 appartiennent à des personnes ou des institutions de l'Eglise catholique. En Autriche, sur 510 cas, seuls 17 se rapportent aux membres du clergé catholique. Par l'exagération et le mensonge une "panique morale" artificielle est créée, spécialement à l’Occident, sur la pédophilie du clergé catholique. Les politiciens et la presse essaient de ramener l'Église à l'Europe médiévale, à l'époque de la révolution française, afin de la détruire. Selon Jenkins – la force de la propagande ininterrompue sur le problème de la pédophile est l'un des moyens de propagande et de harcèlement utilisé par les politiciens dans leur tentative de briser la puissance de l'Eglise catholique allemande en particulier dans les domaines de l'éducation et des services sociaux.

 

La plupart des cas de pédophilie du clergé datent des années 60 ! C'était l’époque où des universités catholiques aux Etats-Unis et en 'Europe ont développé un enseignement erroné sur la sexualité humaine et la théologie morale. Peut-être que quelques-uns parmi les séminaristes de cette époque ont été influencés par cet enseignement et ont agi de façon indigne. Le Pape Jean-Paul II s’est fermement opposé à cette corruption, annulant l'autorisation d’enseigner de certains enseignants dans les séminaires et les universités. Il faut savoir que les prêtres d'aujourd'hui et les ministres de l'Église sont recrutés parfois dans des familles éclatées et parfois même dans des familles qui ont des antécédents immoraux. La période longue et fastidieuse de la formation n’a pas nécessairement complètement supprimé tous les défauts de leur personnalité sur le plan spirituel et moral bien que ce soit là le but recherché par leurs supérieurs qui les ont guidés dans la compréhension des Saintes Ecritures et des enseignements de l’Eglise, saturés de prières, méditations et vie sacramentelle. La pédophilie est un trouble psychologique de la personnalité ; c’est un intérêt sexuel pour les enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge de la puberté. La psychanalyse reconnaît le pédophile généralement comme un homme typiquement immature qui veut “donner de l’amour” à un petit garçon, amour qu’il n’a pas reçu lui-même dans son enfance. Il fait une identification narcissique avec l’enfant, le voyant comme une version idéalisée de lui-même, et se perçoit lui-même comme donnant le même amour qu’il aurait aimé recevoir de la part de son propre père. Ainsi le pédophile ne peut pas comprendre qu’il inflige un préjudice émotionnel à la personne en question, et dans son subconscient il pense qu’il fait quelque chose de bien. (Problème de la pédophilie. 5 Novembre 1998 à Narth).

Il n’y a donc rien d’étonnant si une petite minorité du clergé catholique a des mauvaises tendances à l’homosexualité, la pédophilie ou d’autres comportements immoraux, même si celles-ci sont à déplorer, à retirer et qu’il faille y renoncer. Le Pape Benoît a agi sans aucune tolérance, sans aucun compromis contre tout ce qui a terni l’honneur et la dignité du sacerdoce et l’intégrité des victimes de violence sexuelle. Il a pris des mesures rapides lorsque le problème de pédophilie a commencé à apparaître dans certains diocèses des USA et en Irlande. Dans une des ses lettres à l’Eglise en Irlande, le Pape a appelé « traîtres » ceux qui sont coupables d’abus et a annoncé une inspection rigoureuse dans les diocèses, séminaires et organisations religieuses. Quand il était le Préfet de la Congrégation de la Doctrine de la Foi, il a inclus ces abus dans la liste des péchés graves et exhorté les Evêques à soumettre ces cas au Vatican.

 

A ce stade, nous devrions connaître la signification de l’Eglise. L’Eglise est à la fois humaine et divine. L’Eglise est fondée par Jésus-Christ, le saint et unique Fils de Dieu, sur le fondement des apôtres qui marchaient avec lui. Grâce à la réception des divers sacrements, l’Esprit Saint garde les membres de l’Eglise comme les concitoyens des Saints (Ep 2 : 19-22). Mais en même temps, les membres de l’Eglise vivent ici sur terre, ils sont de chair et de sang avec toutes leurs faiblesses et fragilités et ils cherchent à être saints avec la grâce reçue dans les sacrements et la prière liturgique. Les membres de l’Eglise sont appelés à être saints, mais aujourd’hui ils se battent et luttent contre Satan, la chair et le monde et sont sur le chemin de la sainteté. Ainsi, l’Eglise sur terre n’est pas la communion des saints mais c’est la communion de ceux qui sont appelés à être saints et qui deviennent des saints ! Il faut savoir que les prêtres et les ministres de l’Eglise sont également partie intégrante de cette Eglise – la maison de Dieu.

Qu’en est-il des 99,4 % de prêtres catholiques qui ne sont pas accusés de scandale sexuel ? Ils sont les témoins de la sainteté de l’Eglise Catholique grâce à la pratique de leur célibat, et les Journalistes et médias dans le monde n’ont rien à dire sur eux. La sainteté des prêtres catholiques par la pratique du célibat est l’axe et l’épicentre pour toute l’humanité pour recevoir la puissance et la grâce de vivre une vie moralement bonne ; et c’est là la force de l’Eglise Catholique. Il y a une histoire qui raconte qu’une fois une petite statue est tombée du dôme d’une grande cathédrale et les journalistes ont pris des photos et fait des reportages sur ce sujet et ont mis des informations sensationnelles dans tous les journaux, magazines, télés, etc. Ils en parlent avec une profonde tristesse, mais ont oublié de dire que 999 belles et grandes statues étaient encore debout sur la même coupole ! Les prêtres catholiques qui vivent une vie sainte par la pratique du célibat connaissent la puissance de celui-ci et ils la font rayonner sur ceux parmi lesquels ils travaillent les amenant à la sainteté de vie.

 

Voici 37 ans que je suis prêtre Catholique et j’ai prêché la parole de Dieu dans 97 pays et sur les 5 continents ; Chaque semaine j’ai une retraite ou convention pendant 4 ou 5 jours. Dans tout mon travail pour le Seigneur et Son Eglise, je sens et fais l’expérience de la puissance du célibat dans ma vie. Toute mon énergie sexuelle est abandonnée à l’action et l’onction de l’Esprit Saint qui la sublime en énergie surnaturelle pour vivre et travailler pour Jésus et Son royaume. Durant mes 34 dernières années de ministère de prédication, je n’ai jamais été confronté à l’accusation de quiconque ayant été abusé ou violenté par un prêtre Catholique ; mais plusieurs fois j’ai pleuré sur les cas d’enfants qui ont été abusés sexuellement par leurs parents ou leurs proches.

 

Il est dommage que les autres confessions du christianisme qui ont enlevé la vérité de l'Eglise, qui est colonne et support de la vérité et se sont séparés de l'Eglise Mère pour leurs propres intérêts égoïstes, sont maintenant en train de condamner les fautes de l'Église Catholique avec une attitude non chrétienne. Déjà nous avons vu qu'il ya plus de pédophiles et abus sexuels dans ces églises que dans l'Église Catholique. Et ils disent que tout cela est à cause du célibat des prêtres dans l'Eglise Catholique. Des millions et des millions d'enfants maltraités dans le monde ne sont pas abusés par des prêtres catholiques, mais par des gens mariés, et même par leurs propres parents. Il faut savoir que de nombreux pasteurs de ces églises ont divorcé de leurs épouses, ils ont officiellement légalisé l'avortement, le divorce et les unions homosexuelles. Qu'est-ce à dire! Ils n'ont pas seulement des femmes prêtres, mais ils ont des prêtres et des évêques lesbiennes. Ce sont eux qui tentent d'enlever l'écharde dans les yeux de l'Eglise catholique oubliant la poutre qui se trouve dans leurs propres yeux. Aujourd'hui, le Christ interroge la conscience de ceux qui accusent l'Eglise catholique : « Que celui d'entre vous qui est sans péché Soit le premier à lui jeter la première pierre » (Jn 8: 7).

 

Pendant ce temps de purification, l'Eglise doit être consciente de ce que dit la Bible «Soyez sobres et veillez. Votre adversaire le diable, comme un lion rugissant, rôde cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que c’est le même genre de souffrance que subit la communauté des frères, répandue dans le monde » (I P 5: 8-9). « Car ce n’est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes.» (Ep 6: 12). Mais elle ne craint pas les agressions de l'ennemi parce que Jésus le Seigneur et Chef de l'Eglise est là pour se battre avec elle. La promesse que Jésus avait faite au premier Pape Pierre, reste toujours valable et la même pour le Pape aujourd'hui, « Eh bien ! moi je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la terre, ce sera tenu dans le cieux pour lié, et quoi que tu délies sur la terre, ce sera tenu dans les cieux pour délié.»(Mt 16, 18-19). Jésus a fondé l'Eglise Catholique, avec le Pape à sa tête, et lui a donné les clefs du royaume de Dieu, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. Quand les soldats ont crucifié Jésus, ils ont pensé que Son histoire était terminée, mais ce n'était seulement que le commencement de l'histoire.

 

L'humiliation dans laquelle l'Eglise Catholique a été traînée par le mensonge et la calomnie des journalistes et des médias dans le monde se terminera bientôt, la véritable Eglise du Christ, l'Eglise Catholique, va triompher à nouveau comme la lumière du monde pour répandre la lumière et la grâce sur tous ceux qui vivent dans l'ombre du péché et les ténèbres, spécialement dans les péchés d'immoralité, de sorte que les êtres humains créés à l'image et à la ressemblance de Dieu qui est sainteté et bonté, puissent à nouveau briller par une vie sainte grâce aux enseignements de la Bible et de l'Église.

 

Source: http://www.jmanjackal.net/fra/frapaed.htm

Merci à un de nos lecteurs qui nous a transmis ce texte du Père James Manjackal

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:22

Méfions-nous du phénomène Macron qui souhaite réactiver le clivage "entre progressistes et conservateurs" :

 

"A mes yeux, le vrai clivage dans notre pays (...) est entre progressistes et conservateurs, c'est ce clivage que je veux rebâtir maintenant et je ne veux pas attendre 2017" pour cela, déclare le ministre de l'Economie dans une interview qui doit être diffusée dimanche sur Arte. (1)

 

Emmanuel Macron conclut :

 

"Je veux pouvoir construire une action commune avec toutes les bonnes volontés qui croient à ce progressisme pour le pays."

 

Seul hic, plus personne ne croit dans ce "progressisme" car précisément la Révolution est morte. C'est ce qu'explique dans une conférence le 3 octobre 2011 au CUM de Nice l'historien Patrice Gueniffey, analysant la vie politique française :

 

"La chute du communisme en 1989-1991 a entraîné celle du mythe de la Révolution française en tant qu'annonciation d'une future révolution. 

 

... [C]haque année ou presque nous avons droit à une sorte de mise en scène de la Révolution, mais à laquelle en réalité les acteurs ne croient pas ou croient de moins en moins. ...

 

 

[C]e qui s'est effondré surtout avec le communisme c'est la croyance à un sens de l'histoire, la croyance que l'histoire aurait un sens (le "progressisme" de Macron. NdCR.), croyance qui avait occupé une place centrale dans la culture occidentale et pas seulement communiste, depuis plus de deux cents ans, puisqu'elle était née au XVIIIe siècle.

 

Cette croyance avait pris des formes très différentes. Pour les uns, c'était le mouvement irrésistible de la civilisation. Demain serait forcément meilleur qu'hier. C'était pour les autres l'inéluctable triomphe de la Raison, l'ignorance, la bêtise, les préjugés finiraient par disparaître de la surface de la terre... D'autres voyaient ce sens de l'histoire dans le progrès moral et scientifique (pensons à Pasteur, par exemple). Et puis d'autres le concevaient sous la forme de l'espoir de l'avènement d'une société sans classes, et sans différences de fortune. Mais partout, et chez tous, des Lumières aux libéraux, des libéraux à Marx et de Marx à ses rejetons, c'était chez tous la même foi dans l'histoire et dans une histoire qui était ordonnée, au moins tendanciellement, au progrès. L'Occident était porté par cette croyance que demain serait meilleure qu'hier. Et la philosophie libérale de l'histoire et son rejeton matérialiste, marxiste, se sont écroulés en même temps, il y a une vingtaine d'années.

 

 

Aujourd'hui, chacun se rend compte, chacun d'entre vous se rend compte, que l'histoire continue, qu'elle va continuer d'une manière indéfinie, mais personne ne peut lui donner un sens ou personne ne peut dire dans quelle direction elle va.

 

... Cette crise est aussi une crise politique. Si les classes moyennes ont été jusqu'à une époque assez récente aussi bien traitées qu'elles l'ont été dans les pays occidentaux, c'était pour des motifs essentiellement politiques, puisqu'il s'agissait avant tout de les empêcher de basculer du côté des Rouges. Et la conséquence quasi immédiate de la fin de la Guerre froide, a été précisément que l'économie s'est émancipée par rapport à toute possibilité de contrôle politique. Et cet affranchissement de l'économie (qui est nouveau dans l'histoire) a fait naître à son tour un sentiment aujourd'hui dominant dans nos sociétés occidentales, l'idée que l'Etat, et que la volonté politique sont absolument impuissants face aux intérêts. Et aussi bien, le sentiment que les individus sont aliénés à l'économie, sans aucun moyen de peser sur la réalité des choses, et a fortiori de la transformer. Bref, ce qui domine, ce sont des sentiments de fatalité. Et ce qui a disparu c'est la croyance à l'efficacité de l'action politique qui se trouvait au coeur du message délivré par la Révolution française. Et plus généralement par l'histoire de l'avènements de nos Etats démocratiques. En effet, la Révolution française avait porté cette croyance à l'efficacité de la politique à un point de paroxysme. Elle avait cru que la volonté humaine a une efficacité illimitée, c'est-à-dire que l'on pouvait absolument tout changer (le volontarisme en politique. NdCR.) Les évènements se sont alors chargés de montrer qu'en réalité en politique on ne peut pas tout faire, que les choses résistent, ne se laissent pas faire sans limites." (Fin de citation)

 

Pour résumer, le "en marche" d'Emmanuel Macron signifie en marche vers quelque chose qui est mort, le "progrès". Chacun en effet peut voir le résultat de deux siècles de progrès et de progressisme en France :  un tonneau des danaïdes de la dette qui ne cesse de se remplir, pendant que des écarts de richesses jamais atteints dans l'histoire de l'humanité atteignent des records, une classe de riches de plus en plus riches et une classe de pauvres de plus en plus pauvres, des écarts de richesses de plus en plus importants, une mortalité au plus haut depuis l'après-guerre, une France tiers-mondisée dont le PIB est dépassé par d'anciens pays en développement comme l'Inde ou le Brésil. Et chacun voyant le résultat de deux siècles de "progressisme" ne croit plus dans l'efficacité de la politique et dans le volontarisme en politique.

 

Enfin, quelle différence entre le projet Macron "rebâtir le clivage progressistes conservateurs" et la volonté d'une certaine frange de la droite "nationale" qui souhaite elle aussi réactiver le clivage droite gauche ? Derrière c'est toujours le révolutionnaire diviser pour régner contre le peuple, toujours au profit d'une Oligarchie protégée par des armées de policiers.

Emmanuel Macron veut rebâtir le clivage entre progressistes et conservateurs

Notes

 

(1) Macron : "La gauche aujourd'hui ne me satisfait pas", Francetv info avec AFP, Mis à jour le 23/04/2016 | 23:36, publié le 23/04/2016 | 20:43

 

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 18:50

Bien que l'"Action française" soit une organisation royaliste orléaniste, nous informons nos lecteurs que, selon un article du Point, Robert Ménard et Marion Maréchal-Le Pen se rendront à un colloque de l'Action française le 7 mai, sur le thème "Je suis royaliste. Pourquoi pas vous ?". Emmanuel Macron a été invité.

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi" (Charles de Gaulle). Ils nous ont volé notre Souveraineté, reprenons-la ! Démissionnant du "Gouvernement provisoire de la République française" en 1947, le général de Gaulle déclarait :

 

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un Roi." (1)

Marion Maréchal-Le Pen va rendre visite à l'Action française

 

La députée du Vaucluse n'est pas la seule élue invitée. Emmanuel Macron a lui aussi été convié, notamment en raison de ses propos sur "la figure du roi".

 

Voilà une visite qui devrait faire des vagues au sein du Front national. Marion Maréchal-Le Pen, députée frontiste du Vaucluse, rendra visite à l'Action française, le mouvement royaliste et nationaliste de Charles Maurras. Elle participera effectivement à l'un de ses colloques le 7 mai prochain. Thématique de l'événement : « Je suis royaliste. Pourquoi pas vous ? »

Le programme détaille les nombreuses questions qui seront posées aux intervenants et donc à la nièce de Marine Le Pen : « Quel régime politique pour redresser la France ? », « Le peuple est-il vraiment souverain ? », « Que sont devenues les promesses de 1789 ? » et « La France n'aurait-elle pas besoin d'un roi ? ».

 

« La République ne prime pas sur la France »

 

Sur le site du colloque, on peut lire des citations de l'élue, et notamment une qui explique sa présence. « Qui n'a pas vibré au sacre de Reims et à la Fête de la Fédération n'est pas vraiment français », avait-elle dit lors d'un meeting à Toulon en décembre dernier pendant les régionales. Mais c'est une autre de ses phrases qui attire l'attention et qui a dû rendre fou de rage son très gaulliste et républicain collègue Florian Philippot. « Il y a des monarchies qui sont plus démocratiques que certaines républiques. Je ne comprends pas cette obsession pour la République. Pour moi, la République ne prime pas sur la France », lançait Marion Maréchal-Le Pen dans un entretien en juin 2015 à la revue Charles .

Elle ne sera, en tout cas, pas la seule à prendre la parole dans cette conférence organisée par l'Action française. Robert Ménard, le maire de Béziers, sera présent. L'Action française précise par ailleurs que le colloque ne sera pas composé que de royalistes. Ces derniers seront confrontés lors des débats à des républicains aussi.

 

Emmanuel Macron invité

 

Plus curieux encore, dans sa présentation du colloque, l'Action française cite Emmanuel Macron. À l'hebdomadaire Le 1 , le ministre de l'Économie s'avouait en juillet dernier presque plus royaliste que socialiste. « La démocratie comporte toujours une forme d'incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même. Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n'a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n'est plus là ! » expliquait le locataire de Bercy.

... L'Action française... a fait savoir sur Twitter que l'intéressé n'a pas encore répondu à l'invitation.

Robert Ménard et Marion Maréchal-Le Pen à un colloque de l'Action française le 7 mai

Robert Ménard et Marion Maréchal-Le Pen à un colloque de l'Action française le 7 mai

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 06:01

Lors du Banquet Camelot du 25 juin 2015, Jean-Philippe Chauvin fait un bilan global du caractère antisocial de la république depuis son avènement.

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 08:17

Réveil tardif pour Alain Finkielkraut au sujet de la "république" : "J'ai été expulsé d'une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme, donc cette démocratie c'est du bobard, ce pluralisme c'est un mensonge", a-t-il déclaré à propos du mouvement "Nuit debout" largement popularisé par la classe politico-médiatique et qui occupe la Place de la République.

L'expédition aura été de courte durée. Alors qu'il venait d'arriver place de la République à Paris "pour écouter" les revendications des participants au mouvement "Nuit debout", qui dure depuis maintenant plus de deux semaines, Alain Finkielkraut a rapidement été pris à partie

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent que le philosophe polémique a notamment été accueilli samedi 16 avril par des manifestants qui lui ont lancé "casse-toi" ou encore "facho". "Saloperies", "fascistes", "pauvre conne" peut on entendre Alain Finkielkraut répondre avant de quitter les lieux (voir les vidéos ci-dessous).

Interrogé par le "Cercle des Volontaires" alors qu'il quittait la place de la République, Alain Finkielkraut a expliqué qu'il ne venait "même pas pour intervenir ou faire valoir [ses] idées" mais seulement pour "écouter". "On a voulu purifier la place de la République de ma présence", a-t-il estimé en présence de sa femme. "Je pense que s'il n'y avait pas eu de service d'ordre, je me faisais lyncher".

 

"J'ai été expulsé d'une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme, donc cette démocratie c'est du bobard, ce pluralisme c'est un mensonge", a encore regretté le philosophe (voir la vidéo ci-dessous).

Source: VIDÉOS. Alain Finkielkraut a fait un tour à "Nuit debout" mais ça ne s'est pas bien passé, Rédaction du HuffPost, Publication: 17/04/2016 08h42 CEST Mis à jour

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