« Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, [...] qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. » (Testament de Louis XVI)
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Conférence organisée au Parlement européen de Strasbourg le 17 mai 2017 autour du député français Marie Christine Arnautu, avec la journaliste Gabrielle Cluzel et le Président de la "Fondation Jérôme Lejeune" Jean-Marie Le Méné. Extraits :
Marie Christine Arnautu : "Les féministes n'ont rien de mieux à faire que de faire interdire la mention 'mademoiselle'. C'est extrêmement important, pendant qu'à deux pas de là, des fillettes se font excisées. Les estimations font état actuellement de 60.000 femmes excisées en France, et plus de 500.000 au sein de l'Union européenne. Là encore, il y a un ordre des priorités."
Gabrielle Cluzel : "La maltraitance de l'enfant et du jeune adolescent dans le milieu scolaire.
Selon les chiffres officiels, le harcèlement à l'école touche entre 10 et 12% des enfants en milieu scolaire. La pornographie: selon un sondage opinion way début 2017, l'âge moyen de primo-exposition à la pornographie est de onze ans.
Ces trois sujets sont souvent intiment liés : harcèlements, pornographie, prostitution. Parce qu'ils sont la conséquence d'un grand laxisme en milieu scolaire, au prétexte de bienveillance, le professeur n'ayant plus à sa disposition plus aucun outil de coercition pour assurer son autorité, cela induit un retour à la loi de la jungle, la loi du plus fort, à celui des mini caïds.
Et puis ils sont aussi la conséquence de la banalisation de l'acte sexuel abordé à l'école de façon très triviale, technique et hygiéniste; également la conséquence de la concomitance contradictoire et pourtant complémentaire d'une hypersexualisation des fillettes et de l'indifférenciation des sexes prôné par un féminisme militant. Et tout cela s'articule. [...] Et depuis l'indifférenciation des sexes, la jeune fille ne bénéficie plus de la galanterie...
La Manif pour tous sur le site ecole et sexe . fr revient sur la façon dont les parents sont floués dans ce domaine. L'Education nationale, poussée en cela - il faut bien le dire - par l'O.M.S. distille dès l'âge de 4 à 6 ans jusqu'au lycée une vision de la sexualité qui échappe au contrôle des parents, avec des contenus frisant parfois la pornographie.
Il y a quelque temps l'association Agir contre la prostitution s'est alarmée de certaines pratiques dès le collège, dans les toilettes scolaires notamment. Selon cette association, entre 6000 et 8000 mineurs seraient concernés par la prostitution en France, une prostitution tabou qui se passe à l'école (Sources: 1, 2)
Ne faudrait-il pas repenser toute cette 'éducation sexuelle' à l'école qui outrepasse ces droits et redonner aux parents les moyens d'éduquer leurs enfants, puisque l'école les en a peu à peu dépossédés, quand ils étaient les premiers concernés pour les éduquer à une sexualité vraie, respectueuse de l'autre, et en particulier des femmes, procédant de l'identité, de l'art d'aimer et d'être aimé, de l'inscription dans une lignée, et pas seulement de la froide injonction prophylactique 'Sortez protégés', qui ne fait que violenter le corps et l'esprit de nos enfants et procède, de ce fait, de la maltraitance".
Marie Christine Arnautu : "Selon des chiffres officiels et différentes associations dont l''Innocence en danger', 'Enfant bleu', 'Enfance et partage', en France, deux enfants par jour meurent de maltraitance chaque jour (bébés dans des machines à laver, enfants tasés au taseur parce qu'ils pleurent, le nourrisson secoué parce qu'on ne veut plus entendre ses cris). C'est des centaines de cas tous les jours d'enfants torturés.
A l'inverse du projet présidentiel de Marine Le Pen, je n'ai pas trouvé dans le programme d'Emmanuel Macron, le nouveau président de la république, la moindre intention de protéger l'enfant. Et en revanche, il l'a dit, ouvrez les guillemets, il est "très ouvert à toutes les formes de parentalité", défenseur du droit à l'enfant bien plus que du droit de l'enfant.
J'ai vu, moi, je suis originaire d'un pays communiste, comment la destruction de la famille et la prise en charge de l'enfant par l'état était un préalable à son embrigadement par le parti. Or l'état n'a aucune légitimité pour s'immiscer dans les familles. [...] Sauf en cas de maltraitance avérée qui doit être traitée immédiatement, il faut autant que faire se peut laisser l'enfant dans son environnement familial.
Il y a des cas de maltraitance abominables dans des familles aisées et riches. Et une situation familiale modeste n'est pas nécessairement synonyme d'enfants malheureux. Loin s'en faut. Il faut en cela évidemment avoir une politique familiale extrêmement volontariste.
L'école primaire : son rôle est d'apprendre à nos enfants à lire, à compter, à écrire. Et certainement pas de leur bourrer le crâne avec la théorie du genre, car cela aussi c'est une forme de maltraitance morale que de perturber des petits avec une idéologie qui est totalement néfaste à leur équilibre".
La religion catholique reconnaît le droit de propriété et elle conseille aux possédants de donner librement aux pauvres. Pour les globalistes, il faut aller plus loin et abolir la propriété, parce que "la terre n'appartient à personne"... Vieille lune de l'illuminisme du XVIIIe siècle, qui continue d'agiter apparemment nos gourous, "En Marche" s'attaque à la propriété foncière :
Deux mesures du programme d'Emmanuel Macron touchent directement les Français dans leur rapport au logement, en tant que propriétaires ou locataires. La première, le remplacement de l'impôt sur la fortune (ISF) par un impôt sur la fortune immobilière (IFI) illustre la volonté du chef de l'État de détourner les épargnants de la pierre (maisons, appartements) pour promouvoir les investissements qu'il juge plus utiles à l'économie, comme les actions ou les obligations.
Dans la série "déconstruisons les déconstructeurs", voici un petit article présentant l'illogisme et les dangers de la démocratie. La monarchie, système où le roi gouverne par la grâce de Dieu sans chercher à diriger (il a déjà le pouvoir) reste le meilleur des gouvernements. Moins une nécessité idéologique qu'une nécessité anthropologique. Démonstration.
(Les arguments contraires sont les bienvenus en commentaires.)
Les démocrates admettent en général le danger du relativisme propre à la démocratie (directe), mais loin d'identifier ce danger comme un obstacle majeur, ils en font la condition de la liberté politique collective.
Ainsi, dans son livre "Défendre la démocratie directe. Sur quelques arguments antidémocratiques des élites suisses", Antoine CHOLLET, docteur en science politique, explique :
"il n'y a pas de fondement ultime à l'action politique.
[...] Nous ne pouvons nous référer qu'à nous-mêmes pour décider, ce que les Athéniens, [...] avaient parfaitement compris puisque toutes leurs lois contenaient la formule liminaire suivante : 'edoxe te boule kai to demo...' (que l'on peut traduire par : 'il a paru bon au conseil et au peuple...', sans autre justification).
[...] Être démocrate, c'est aussi accepter cette indétermination et cette incertitude quant aux fins dernières du combat politique.
Dire que la démocratie n'a pas de fondement qui lui soit extérieur, c'est [...] reconnaître qu'elle est en réalité une an-archie. Elle n'a pas d'arkhè, de commencement et de commandement, elle ne connaît pas d'autorité... Pas même le passé et la tradition n'ont d'autorité absolue dans une démocratie, puisque aucune de leurs règles n'est à l'abri d'un réexamen." (Antoine CHOLLET, Défendre la démocratie directe. Sur quelques arguments antidémocratiques des élites suisses, Presses polytechniques et universitaires romandes, Lausanne 2011, p. 86) [1]
Cette définition de la démocratie correspond à ce qui est devenu aujourd'hui la religion de l'humanisme séculier : déification de l'homme en tant que centre de l'univers, placé au-dessus de toute loi. Or, "selon les études du comportement électoral, le peuple vote en premier lieu pour des raisons morales, c'est-à-dire par sentiment du devoir civique". [2]
En outre, après deux siècles de démocratie sans fondement extérieur, les élites politico-médiatiques ressentent un manque. Il y a à n'en pas douter plusieurs manques, qu'il s'agirait d'identifier.
Dans un entretien à Valeurs actuelles paru le 8 juillet 2015, Emmanuel Macron avait lui-même expliqué que "la démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même (…) il y a un processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, donc je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l'espace. On le voit bien avec l'interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au cœur de la vie politique. Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction. Tout s'est construit sur ce malentendu".
"Cette idée que la communauté construise quelque chose dans l'invisible et que chaque génération est en quelque sorte redevable de la pierre qu'elle apporte à l'invisible (pour les catholiques c'est la Jérusalem céleste) est également une dimension qui manque. Elle était particulièrement atteinte dans le sacre, ce moment où le roi devient le portier de l'invisible, cette espèce de charnière entre le visible et l'invisible et où la collectivité peut se reconnaître comme une génération et l'homme comme une personne qui va mourir.... On peut vivre sans, mais on vit avec moins d'humour, on vit avec moins de hauteur de vue, avec moins d'ironie. On vit avec moins d'idées qu'il faut aller chercher les principes dans le ciel. C'est au fond 'Les Racines du Ciel' (titre du livre de Romain GARY). "La monarchie, c'est les racines du Ciel" (Marin de VIRY)
La question de la transmission n'est pas résolue par la démocratie, puisque la république est "laïque", elle ne se prononce pas sur l'Au-delà, elle n'ouvre pas la perspective dans laquelle la communauté construit quelque chose dans l'invisible. Avec Emmanuel Macron, la démocratie se cherche un chef symbolique de la communauté qui puisse ouvrir cette perspective.
Dans ces conditions, continuer de voir dans le danger du relativisme et le vide de l'indifférenciation quant à la morale une garantie de la liberté politique est pour ainsi dire une idée saugrenue. Il s'agit sans doute là de la démocratie absolue poussée à son extrémité, où effectivement "il n'y a pas de fondement ultime à l'action politique" (Antoine Chollet), dans un champ d'action en quelque sorte ouvert sur tout et n'importe quoi, mais un champ où les racines du Ciel sont impossibles à trouver, du fait même d'un logiciel amoral.
Il n'empêche, quand on interroge les partisans de la démocratie directe sur le sujet, la liberté politique du peuple implique la mise sur la touche de toute norme, de toute limite, y compris morale, donc la mise en débat du Bien et du Mal, comme si Dieu n'existait pas, comme si le mal pouvait valoir le bien. Ce préalable serait la condition de la "liberté". On inaugure pourtant ainsi l’aire de l’anarchie et de la permissivité dans les relations humaines avec autrui, au point que faire un acte mauvais peut du jour au lendemain être requalifié en "acte bon et vertueux", et envoyer des millions de gens à l'abattoir... On inaugure ainsi l'ère du matérialisme le plus brutal d'où toute élévation spirituelle est impossible.
Le défaut de ce système est que le pouvoir ne devrait pas avoir de commencement ni de "commandement" supérieur, pas d'"autorité" supérieure, pas de limites. Le choix dans l'offre politique se réaliserait dans un choix entre aucune morale supérieure ou bien aucune morale supérieure, le néant ou le néant. Ainsi, il serait bon que les républicains qui nous parlent sans arrêt de "valeurs de la république" nous expliquent quelles sont ces valeurs, vu qu'"il n'y a pas de fondement ultime à la démocratie" et que le relativisme éthique est la règle ? Un démocrate plus modéré (ou plus lucide) expliquerait que ceci n'est pas un programme politique, mais absence de programme, la porte ouverte au pire. Du Macron durant la campagne présidentielle.
En 2013, lors des "débats" sur la légalisation du "mariage" homosexuel, et alors qu'André Bercoff déplorait le fait que la filiation ne représente plus rien pour le Législateur, le "philosophe" Luc Ferry affirma sa foi philosophique dans le néant :
"Je me réjouis de cette perte de repères. La démocratie, c'est la déconstruction des repères traditionnels." Déconstruction ? Disons : destruction culturelle organisée, ce sera plus simple. La démocratie n'admet plus aucune loi supérieure à la Volonté générale des citoyens, telle qu'elle s'exprime à un moment donné. Elle déconstruit donc méthodiquement et logiquement tout repère."
Prétendre que le peuple trouverait sa "liberté" politique dans l'indétermination du fondement du pouvoir revient à légitimer un pouvoir sans norme morale extérieure. C'est postuler le primat d'un état fondé sur rien, hormis la force (la loi du nombre à un moment donné.) Outre le danger du relativisme, les dangers du totalitarisme de l'assemblée (Terreur de 1793, régime bolchévique) et la barbarie guettent. "Si Dieu n'existe pas, tout est permis". Fedor Dostoïevski, Les Frères Karamazov.
On peut d'ailleurs noter ici que ce que l'on nomme l'"insécurité" n'a jamais été aussi haute que dans les états démocratiques au lendemain de la Révolution dite française.
Sous l'Ancien Régime, le professeur Pierre Chaunurésumait la situation sous la belle formule : "être français s'est d'abord confondu avec le privilège de vivre protégé sous les fleurs de lys. Niveau de paix dans Paris unique en l'univers au milieu du XVIIIe siècle. [...] Aucune ville au monde n'est aussi sûre que Paris, de jour comme de nuit, de 1730 à 1789. C'est connu, c'est célèbre, cela constitue et participe au prestige." [3]
La police et les grands corps de la police contemporaine ont été créés par la IIIe république "laïque", sans "fondement ultime à l'action politique" et où le pluralisme éthique est ouvert. Conséquence : vivre au XXIe siècle, c'est vivre dans un état d'urgence permanent, dans des états éthiquement pluralistes et relativistes où la police et la surveillance des populations a pris une place démesurée, et où la seule réponse du pouvoir semble être toujours plus de police et de places de prison, quand l'éducation morale et religieuse serait la solution. "Nous ne pouvons juger du degré de civilisation d'une nation qu'en visitant ses prisons". (Fedor Dostoïevski)
Pourtant, s'il y a une morale extérieure à l'homme et à laquelle tout individu doit conformer son libre arbitre, il ne peut y avoir de régime politique sans norme morale extérieure. Sortir de cette exigence imposerait de fonder un pouvoir sur rien, en-dehors de toute norme morale supérieure : c'est ce que font les démocraties modernes en y ajoutant le garde-fou des droits de l'homme (qui n'en est plus un dès lors que tout, même le meurtre devient sujet de droits. Cf. l'avortement, l'euthanasie). On vient de le voir, dans un tel système, il y a partout et toujours une explosion de l'insécurité du fait même du pluralisme éthique et du relativisme.
Mais c'est aussi une inversion du principe philosophique spiritualiste classique et chrétien, selon lequel l'homme trouve son bonheur et sa liberté dans la recherche, la découverte et donc le respect d'une loi morale et divine supérieure, transcendante qui lui est extérieure. "Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres", nous dit l'Evangile (Jn VIII, 32). Il s'agit donc de la liberté de chercher la vérité, de choisir la vérité et de connaître la liberté dans la vérité.
Outre un bienfait global pour la société d'une pacification et d'une civilisation des mœurs, plutôt qu'une indétermination, il y a bien un choix à faire, et ce choix est la condition de la liberté, la condition même de la dignité de l'homme devant Dieu, quand il choisit le bien et la vérité.
C'est là, la vraie ligne de démarcation entre les Anciens et les Modernes, les philosophes et les sophistes, les conservateurs et les progressistes, les réalistes et les idéologues. L'Evangile prône la liberté, celle des enfants de Dieu placés devant un choix précis encadré de limites entre le bien et le mal. Personne n'a attendu Jean-Jacques Rousseau pour prôner une véritable liberté. Tout la question est celle du choix des moyens de la liberté, qui ne peuvent jamais aller contre Dieu et la morale naturelle (Décalogue).
La liberté conçue comme la capacité de choisir entre le bien et le mal est donc un élément essentiel de la dignité et de la nature de la personne humaine.
Par exemple, chaque homme a en lui une conscience naturelle du bien et du mal. Chacun, quelque soit son origine, sa religion, sa culture, a l'intime conviction qu'il ne doit pas tuer, ni voler. Cette conviction lui vient de sa conscience. Et cette conscience est une création naturelle de Dieu que l'Ennemi du genre humain veut anéantir en organisant un ordre politique qui supprime le champ de la conscience.
Il y a deux libertés : d'une part celle de choisir la vérité et le bien (libre arbitre) et d'autre part la liberté dans la vérité (la faculté de se mouvoir et d'évoluer dans le bien).
La démocratie, en supprimant toute norme morale supérieure comme fondement du pouvoir, le bien et le mal deviennent indifférents. La possibilité du choix entre le bien et le mal est supprimée du fait de cette indifférence. Avec la suppression des limites morales, les conditions de la liberté de l'homme sont supprimées.
Ce qui est en bas vaut désormais ce qui est en haut, et vice versa.... Cette doctrine est celle de Lucifer. C'est celle aussi de la franc-maçonnerie :
La conquête ultime de l’homme sur la nature consiste dans le viol de sa propre nature : "il s’agit toujours de discréditer totalement les valeurs traditionnelles et de donner à l’humanité une forme nouvelle conformément à la volonté (qui ne peut être qu’arbitraire) de quelques membres… la maîtrise de l’homme sur lui-même signifie alors simplement la domination des conditionneurs sur le matériau humain conditionné". Plus effrayant : puisant ses racines dans la volonté d’autonomie de la modernité, "ce processus qui abolira l’homme va aussi vite dans les pays communistes que chez les démocrates et les fascistes". (Cf. L'abolition de l'homme. Par C.S. LEWIS (1898-1963))
Néanmoins, rappelons qu'il restera toujours un champ que l'Ennemi du genre humain ne pourra pas jamais atteindre, et où l'homme reste le seul maître : sa conscience.
Dans le cadre des sociétés démocratiques, lorsque un vote entre deux candidats est organisé, dont l'un ne défend aucun principe non négociable et l'autre en défend au moins un, la compétence à défendre les principes non négociables est centrale.
"Le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales : il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d'éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. (230) Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine.
Il ressort du "rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu" (distinction des deux pouvoirs temporel et spirituel), que dans le cadre du temporel, on doit rendre à César ce qui lui appartient : nous avons un devoir d'oeuvrer au Bien commun, y compris dans l'état démocratique, où même si la démocratie a supprimé les conditions de la liberté et de la dignité, le temporel n'est pas délégitimé. Nous avons encore dans ce cadre-là un devoir de témoignage public de notre foi et de recherche du Bien commun, même si le combat semble perdu d'avance du fait des règles du jeu modifiées.
En 2002, dans sa "NOTE DOCTRINALE concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique", le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait listé à la demande de S. Jean-Paul II, une série de "principes éthiques" qui ne sont pas "négociables", et qui doivent éclairer et encadrer "l’engagement social et politique des catholiques dans les sociétés démocratiques : (1) le droit primordial à la vie depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle, (2) la protection des droits de l’embryon humain, (3) la famille fondée sur le mariage monogame entre personnes de sexe différent, (4) la liberté d’éducation des enfants, (5) la protection contre les formes modernes d’esclavage (drogue, prostitution), (6) le droit à la liberté religieuse (7) une économie qui soit au service de la personne et du bien commun, dans le respect de la justice sociale, du principe de solidarité humaine et de la subsidiarité. Extraits :
"En deux mille ans d’histoire, l’engagement des chrétiens dans le monde s’est réalisé sous des formes diverses. L’une d’entre elles a été la participation à l’action politique: les chrétiens, affirmait un écrivain ecclésiastique des premiers siècles, "participent à la vie publique comme citoyens" (Lettre à Diognète, 5, 5. Cf. aussi Catéchisme de l’Église catholique, n. 2240.) L'un d'entre eux, saint Thomas More , proclamé Patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques, a su témoigner jusqu’à la mort de "la dignité inaliénable de la conscience". (S. Thomas More désavoua le divorce du roi Henri VIII et refusa de cautionner l'autorité que ce dernier s'était arrogée en matière religieuse et fut décapité. NdCR.) "Il a affirmé par sa vie et par sa mort que l''on ne peut séparer l’homme de Dieu, ni la politique de la morale".
Les sociétés démocratiques actuelles, dans lesquelles, à juste titre, tous sont appelés à participer à la gestion des affaires publiques dans un climat de vraie liberté requièrent des formes nouvelles et plus larges de participation à la vie publique de la part des citoyens, qu’ils soient chrétiens ou non. En effet, tous peuvent contribuer, par leur vote, à l’élection des législateurs et des responsables de gouvernement, et, par d’autres moyens aussi, à l’élaboration des orientations politiques et des choix législatifs qui, selon eux, servent le mieux le bien commun (Gaudium et spes n° 75)
[...] "[L]es fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la ‘politique’, à savoir à l’action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun" (Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Christifideles laici (30 décembre 1988), n. 42). Ce bien commun inclut la défense et la promotion de réalités telles que l’ordre public et la paix, la liberté et l’égalité, le respect de la vie humaine et de l’environnement, la justice, la solidarité, etc.
[...] On constate aujourd’hui un certain relativisme culturel qui se manifeste de manière évidente en érigeant en théorie et en défendant le pluralisme éthique, qui est la preuve de la décadence et de la dissolution de la raison et des principes de la loi morale naturelle.
[...] il n’est malheureusement pas rare de rencontrer, dans des déclarations publiques, des assertions qui soutiennent qu’un tel pluralisme éthique est la condition de la démocratie.
[...] L’histoire du XXe siècle suffit à montrer que les citoyens qui ont raison sont ceux qui jugent totalement fausse la thèse relativiste selon laquelle il n’existe pas une norme morale enracinée dans la nature même de l’homme, au jugement de laquelle doit se soumettre toute conception de l’homme, du bien commun et de l’État.
[...] La liberté politique n’est pas fondée, et ne peut pas l’être, sur l’idée relativiste selon laquelle toutes les conceptions du bien de l’homme ont la même vérité et la même valeur.
[...] Si les chrétiens sont tenus 'de reconnaître la légitime multiplicité et diversité des options temporelles', ils sont également appelés à s’opposer à une conception du pluralisme marquée par le relativisme moral, qui est nuisible pour la vie démocratique elle-même, celle-ci ayant besoin de fondements vrais et solides, c’est-à-dire de principes éthiques qui, en raison de leur nature et de leur rôle de fondement de la vie sociale, ne sont pas 'négociables'.
[...] La légitime pluralité des options temporelles garde intacte la source d’où provient l’engagement des catholiques dans la politique, et cette dernière se réfère directement à la doctrine morale et sociale chrétienne. C’est à cet enseignement que les laïcs catholiques doivent toujours se conformer pour avoir la certitude que leur participation à la vie politique est empreinte d’une responsabilité cohérente à l’égard des réalités temporelles.
[...] La structure démocratique sur laquelle entend se construire un État moderne aurait une certaine fragilité si elle ne prenait pas comme fondement le caractère central de la personne. C’est d’ailleurs le respect de la personne qui rend possible la participation démocratique. Comme l’enseigne le Concile Vatican II, 'la sauvegarde des droits de la personne est en effet la condition indispensable pour que les citoyens, individuellement ou en groupe, puissent participer activement à la vie et à la gestion de la Nation' (Gaudium et spes n° 73)
Dans Sacramentum Caritatis, Benoît XVI emploiera de nouveau l'expression "valeurs qui ne sont pas négociables" au paragraphe 83 : "le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables." Il précise, au titre de l’exemplarité, que cette exigence s’applique particulièrement pour les baptisés qui occupent un poste de décision politique.
Dans l'Antiquité, c'est Platon, l'élève de Socrate, qui a situé comme toute première idée, l'idée du bien, qui est le principe même de l'être intelligent, par quoi cet être découvre Dieu, c'est-à-dire l'existence d'une loi morale tendant à la ressemblance à Dieu, donc la vérité. Platon est l'auteur du premier système politique spiritualiste complet. Ses opposants étaient les sophistes : tous étaient démocrates.
Et comme il y a 2500 ans, la démocratie contemporaine continue de répandre ses mensonges, son absence de programme, son néant. L'illogisme est son moyen. C'est la raison pour laquelle on a pu voir durant la campagne présidentielle, un Emmanuel MACRON n'avoir aucun programme politique, affirmer tout et son contraire.
Pourtant, la démocratie contient un cercle, une faute logique qui détruit son postulat de base d'une supériorité politique et morale sur les autres régimes. Cette faute logique a été mise en évidence dans un débat sur un sujet voisin entre Socrate et le sophiste Calliclès. Ce débat a été rapporté par le philosophe Platon dans Gorgias : "Pourquoi faudrait-il obéir à la loi morale (universelle et rationnelle) ?
Calliclès vient du grec ancien "kallistos", superlatif qui signifie "le plus beau". Ce sophiste, le jeune, beau et riche Calliclès, tout infatué de sa personne (comme tous les autres) avait la croyance dans la relation directe entre la force et le droit, le tout mâtiné d'une bonne dose d'hédonisme.
Les dialogues de Socrate sont des essais de réfutation de l'idéologie terrifiante des sophistes, de leur "tout pour moi, rien pour les autres", la "loi du loup intelligent", la "loi du plus fort, et "l'homme est la mesure de toutes choses" (à chacun sa vérité...) de Protagoras.
La vraie nature de la barbarie c'est d'enlever à l'homme sa liberté, le traiter comme du bétail que l'on peut sans scrupule amener à l'abattoir (Hitler, Staline) dans un régime qui ne reconnaitrait aucune loi morale supérieure.
Le sophiste Calliclès, face à Socrate, voulait montrer que la morale est une entrave au bonheur, à son bonheur (ce qui reste d'ailleurs discutable c'est de prétendre que l'on peut trouver son bonheur en écrasant les autres...) Calliclès portait également la discussion autour de la nécessité (ou pas) du fondement moral de la politique publique.
Socrate savait d'avance comment le contredire. Pour démontrer qu'il faut (ou qu'il ne faut pas) respecter la loi morale, il faudrait construire un raisonnement, c'est-à-dire recourir à la raison théorique. Mais il y a là chez Calliclès un cercle, une faute logique. L'usage de la faculté de la raison théorique se fonde lui-même sur la loi morale (démonstration => déduction => loi morale). Vouloir démontrer la nécessité de la morale ou son inutilité en vue du bonheur est un cercle vicieux, car c'est déjà présupposer la morale. Quel scrupule me pousse à poser cette difficile question (plutôt qu'à la taire), à tenter de construire une déduction rigoureuse (plutôt qu'un sophisme ou qu'une faible argumentation) ? C'est d'abord un scrupule d'honnêteté intellectuelle, envers autrui et envers moi-même. C'est déjà une exigence morale. Vouloir construire une démonstration valide (vraie) qui prouverait la légitimité (ou l'illégitimité) de la morale, c'est déjà obéir à une exigence morale... La légitimité ou l'illégitimité de l'exigence morale ne peut donc pas être démontrée parce qu'elle précède toute démonstration.
Il ne faut pas dire que l'exigence morale est sans valeur au prétexte qu'elle est indémontrable (ce serait un non-sens). C'est le contraire : l'exigence morale a une valeur suprême et absolue parce qu'elle est au fondement de toute démonstration, de toute vérité rationnellement déduite (en mathématique, philosophie, histoire, physique, logique, etc.) et donc, également (et surtout), l'exigence morale est au fondement de toute politique publique.
Et c'est là que Calliclès s'est retrouvé piégé à la fin de sa démonstration : il a fait un raisonnement rigoureux, intellectuellement honnête dans ses arguments. Il a prouvé par là-même qu'il a respecté l'honnêteté intellectuelle (envers autrui et envers lui-même) : c'est déjà de la morale. Calliclès, par sa démonstration, a prouvé l'inverse de ce qu'il voulait prouver. Socrate l'a laissé parler dans le vide, il savait d'avance quel en serait le résultat.
A notre tour aujourd'hui, lors des débats politiques télévisés, nous conseillons de laisser les sophistes dérouler leurs argumentaires, sans chercher à les contredire, sans chercher à s'opposer ou à contrer leur vide argumentaire : contrer le vide c'est déjà lui donner une existence et une réalité. Au final, le candidat sophiste se contredira tout seul. Il s'agit simplement d'être dans le pour (et non dans le contre), d'affirmer la vérité et de l'expliquer.
On a ainsi pu voir durant la campagne présidentielle des partisans d'Emmanuel ne pas savoir quoi répondre à la question simple : "quel est le programme d'Emmanuel Macron?" Certains répondaient "on vote pour lui parce qu'il est beau"... Degré zéro de la politique. D'autres se mettaient en colère, en voyant qu'ils étaient piégés.
Si on refuse l'exigence de la loi morale, on s'autorise à refuser la rigueur, c'est-à-dire que l'on accepte de se contredire, ce qui est un non-sens.
Judith Bulter, théoricienne du gender, a été interviewée par le Nouvel Observateur dans un numéro de décembre 2013. On lui posait la question : "Vous dites que les différences sexuelles n'existent pas biologiquement?". Elle répond : "C'est vrai, le sexe biologique existe". Elle n'est pas toujours aussi claire, mais là elle le dit. "Simplement, ajoute-elle, sa définition nécessite un langage et un cadre de pensée - autant de choses qui par principe peuvent être contestées et qui le sont..." (Source : "Théorie du genre: Judith Butler répond à ses détracteurs", Le Nouvel Observateur, Publié le 15-12-2013 à 19h19, Mis à jour le 15-01-2014 à 11h15)
Traduction : oui les différences biologiques existent. Mais si vous en parlez je vais vous démolir. Cela peut être contesté et cela l'est. Votre code de pensée est contestable et il va être contesté. Les mots que vous employez, ils sont contestables, et ils vont être contestés. Et vous n'aurez plus qu'à vous taire....
"On supprimera la foi, au nom de la lumière
Puis, on supprimera la lumière.
On supprimera l'âme, au nom de la raison
Puis, on supprimera la raison.
On supprimera la charité, au nom de la justice
Puis, on supprimera la justice.
On supprimera l'amour, au nom de la fraternité
Puis, on supprimera la fraternité.
On supprimera la vérité, au nom de l'esprit critique
Puis, on supprimera l'esprit critique.
On supprimera le sens du mot, au nom du sens des mots
Puis, on supprimera les sens des mots.
On supprimera le sublime, au nom de l'art
Puis, on supprimera l'art.
On supprimera les écrits, au nom des commentaires
Puis on supprimera les commentaires.
On supprimera le saint, au nom du génie
Puis, on supprimera le génie.
On supprimera le prophète, au nom du poète
Puis, on supprimera le poète.
On supprimera l'esprit, au nom de la matière
Puis, on supprimera la matière
Au nom de rien, on supprimera l'homme
On supprimera le nom de l'homme.
Il n'y aura plus de nom
Nous y sommes.
Armand Robin (1912-1961), "Le programme en quelques siècles" - Ma vie sans moi (Gallimard 1940, rééd. 1970), un poème qui résume bien la subversion du langage, la destruction de la logique et l'abolition de l'homme.
Le principe de non-contradiction interdit de se contredire.
Si on élimine la loi morale, on tombe dans la tyrannie des désirs et des passions, on va d'un moindre mal à un pire mal. En politique c'est pareil, si on refuse l'exigence de la loi morale, tout est permis, et on se choisit des guides chargés de nous guider. "En Marche" vers le "Nouvel Ordre mondial"...
Le roi de justice
Les rois ont été élus premièrement pour faire la justice.
Michel de l'HOSPITAL, Chancelier de France, aux Etats généraux de 1560, in Arlette LEBIGRE, La Justice du roi, La vie judiciaire dans l'Ancienne France, Editions Complexe, Bruxelles 1995, p. 33
La vraie science du prince est de juger son peuple.
Jean BODIN, Six Livres de la République (1577), Livre IV, chap. VI, p. 612.
Dans l'Ancien Régime, le roi de France était le lieutenant du Christ. Le roi ne guidait pas, il était essentiellement un juge. Il était destiné à trancher où se trouvait l'ordre de la nature, à dire le bon ordre de la nature, à dire la justice, à rendre à chacun ce qui lui appartient : il n'était pas souverain. Le roi ne décidait pas lui-même de la loi, ni du bien et du mal. C'est l'histoire de la triple donation de sainte Jeanne d'Arc. Le royaume de France appartient d'abord à Dieu qui est le Souverain. Dans ce système, le Législateur est Dieu et la loi appartient à l'homme qui n'a pas la possibilité de la changer.
De même, la loi du roi dès le Haut Moyen Âge ne pouvait pas aller contre la loi des gens, ni contre les traditions du peuple parce que cette loi et ces traditions appartenaient au peuple :
Sous Charlemagne, la loi est "intangible" parce qu'elle "appartient au peuple", le roi ne peut y "toucher quant au fond" écrit l'historien Jean Favier, dans son ouvrage "Charlemagne". "Le roi n'a rien d'un autocrate. Pour bien des affaires législatives ou politiques, qui ne sont pas dans le champ d'application du ban royal, la rédaction de l'assemblée paraît avoir infléchi ou déterminé la décision royale".
"Lorsque le roi ajoute aux lois, c'est pour clarifier les ambiguïtés et combler les lacunes, non pour changer le sens de la législation". [4]
"En 792, il (le roi) évoque les nombreuses plaintes de ceux qui 'n'ont pas conservé leur loi'. Si quelqu'un dit qu'on lui a refusé le bénéfice de sa loi, écrit le roi, les missi (préfets de l'époque NdCR.) doivent bien dire que ce n'est ni la volonté ni l'ordre du roi. On punira le missus ou le comte qui aura confondu les lois. Pour limiter les contentieux, le roi prescrit que l'on fasse enquête pour savoir 'quelle est la loi de chacun, d'après son nom' !"
Dans la monarchie, le peuple avait également la possibilité de faire des représentations, des doléances et soumettre des pétitions au souverain (cette faculté de démocratie directe n'existe pas sous la Ve république...). Les communautés d'habitants défendaient leurs droits et privilèges devant la justice du roi, face aux seigneurs peu respectueux. Et souvent la justice du roi tranchait en faveur des habitants.
Aujourd'hui, la faculté laissée à l'homme de définir le Bien et le Mal selon l'idée qu'il s'en fait... est une sorte de méta-hérésie qui imprègne l'ensemble de la vie sociale et religieuse.
Le roi, lui, est le chevalier supérieur qui n'utilise la force que pour rendre la justice. Il ne s'arroge pas le pouvoir du Législateur, qui n'est pas en son pouvoir. Il ne cherche pas à gouverner, à guider, à diriger, à avoir un pouvoir sur : il a déjà le pouvoir. A ce double titre, le roi est l'émancipateur par excellence. Il transforme la violence, en utilisant la force au profit de la justice. C'est l'idée que la force ne sera utilisée qu'à cette fin.
Le peuple guidé
En sens contraire, "depuis la Révolution Française et au XIX eme siècle, surtout, avec Marx, tout change. Les notions de peuple, de petites gens comme centre de l’histoire franchissent une nouvelle étape. Le Peuple n’est plus sauvé par le Messie, mais le DEVIENT (Marx), ce qui est une novation extraordinaire. Mais cette nouveauté à une conséquence fâcheuse que peu de gens ont compris à l’époque : le Peuple n’a plus besoin d’être aimé, soigné et éduqué mais … guidé." (Charles GAVE: Réflexions sur la notion de peuple) Dès lors, le peuple se choisit des guides et passe de gourous en gourous.
Libéraux comme bolchéviques léninistes réclament une élite de guides du peuple réunis dans un parti chargé de gagner les élections par le vote, ou la révolution par les armes, et gouverner pour le bien du peuple.
Lénine réclamait "une discipline la plus rigoureuse", une "véritable discipline de fer dans notre parti", "l'appui total et indéfectible accordé à ce dernier par toute la masse de la classe ouvrière", le maintien au pouvoir du Parti bolchévique par la "centralisation absolue" (Lénine, La maladie infantile du communisme : le gauchisme, 1920, dans Oeuvres, t. 31, Editions sociales / Editions du Progrès, Paris / Moscou 1976, p. 17 et 73-85.).
Léon Trotski, bras droit de Lénine et commandant de l'Armée rouge dira que le Parti est le "cerveau" du prolétariat.
Emmanuel Macron ne sera "ni le président normal et bavard avec les journalistes qu’était Hollande. Ni l’hyperprésident impétueux et se mêlant de tout qu’était Sarkozy. [...] C’est donc une présidence jupitérienne, au pouvoir vertical, que conçoit Macron. Il veut renouer avec les codes d’une République monarchique qu’avait imposés De Gaulle et une autorité toute bonapartiste." [5]
Le côté christique ou mystique d'Emmanuel Macron, la présidence qu'il a lui-même théorisée comme "jupitérienne", la verticalité recherchée comme remède au matérialisme de la démocratie, ne doit pas faire illusion.
Emmanuel Macron est un gourou comme les autres, fabriqué par les communicants en vue d'attirer les spiritualistes et tromper l'électorat. Macron n'est pas spirituel, il est matérialiste, narcissique et infatué de sa personne, il cherche à avoir un pouvoir sur.
C’est à Jean Dorat, professeur de Pierre de Ronsard et de Joachim du Bellay, que nous devons la définition d’un pouvoir jupitérien. Celle-ci se trouve dans l’Exhortation au roi (Ad Regem exhortatio) [6] qu’il adressa à Henri III en 1576.
Dorat n’était pas un démocrate. Il n’entendait pas contester au roi le privilège de seconder et de protéger le juge (iudex). En revanche, en républicain convaincu, il assoit un gouvernement juste sur le respect du droit et avertissait que l’association du mercantilisme et de la force brutale, étatique ou non, enfante des monstres politiques. Les débuts d’Emmanuel Macron, de ce point de vue, posent de sinistres jalons. Et l’on peut même se demander si Macron lui-même n’est pas déjà une manière de monstre, de Jupiter dégénéré, que la foire médiatique exhibe pour masquer l’éreintement de la justice sociale au profit d’une caste vampirique ?" [7]
De même, notons ici que l'assimilation trompeuse de Macron à un monarque, lancée par le franc-maçon Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle (discours sur la "monarchie républicaine"), les medias dominants ont ensuite repris l'image et savamment donné à la présidence Macron une dimension sacrée qui n'existe pas dans la démocratie : encore un mensonge.
Or, en France, pendant deux mille ans, la monarchie a été ce régime politique d'équilibre où le peuple continuait d'être sauvé par le Messie, et ne le devenait pas. La monarchie était ce régime où la personne du roi, ses qualités, ses défauts, ne comptaient pas, mais où la qualité des institutions faisait que le roi gouvernait et servait par amour du Messie, sans chercher à diriger le peuple.
Ceci était d'ailleurs conforme à la philosophie classique qui disait que "la cité où ceux qui doivent commander sont les moins empressés à rechercher le pouvoir est la mieux gouvernée et la moins sujette à la sédition, et celle où les chefs sont dans des dispositions contraires se trouve elle-même dans une situation contraire..." (Platon, La République VII / 520c-521c)
Les démagogues
Les démocrates dans leur ensemble, c'est-à-dire ceux qui veulent diriger, ceux qui veulent guider, se sont rendus compte de la faiblesse du fondement philosophique de leur système. C'est pourquoi, pour combler le vide et le néant de leur argumentaire, les communicants et autres publicitaires incitent les candidats à porter le débat non pas sur le fond mais sur la forme.
Les philosophes classiques (Socrate, Platon, Aristote) voyaient dans la démocratie le système de la démagogie.
Dans la Rome antique, Quintus CICERON (frère du célèbre philosophe) offrait au candidats potentiels des conseils pratiques pour manipuler l'opinion publique et être élu. Il vantait la 'supériorité de l'éloquence' et suggérait aux candidats d'apprendre à 'flatter' les électeurs (on a vu ainsi Emmanuel MACRON dire "mes amis" au cours de ses meetings de campagne présidentielle, ce qui est un élément de langage destiné à s'attirer la sympathie des électeurs. NdCR.) et de s'assurer de mener une 'campagne... magnifique, brillante, éclatante, populaire'. (Quintus CICERON, Petit manuel de campagne électorale, Arléa, Paris 1992, p. 41, 49, 51.)
Le sociologue Max WEBER a pu dire que même dans l'état le plus démocratique (nous écririons plutôt "surtout" ! NdCR.), le chef politique recrute ses partisans et gagne les masses à cause de sa 'démagogie'. [8]
Dans les débats télévisés, ce qui compte c'est l'image que retiennent les téléspectateurs, non le fond. C'est triste, mais c'est ainsi. Emmanuel MACRON a pu ainsi mener une campagne du vide, une campagne en creux contre "nos vrais ennemis" (Meeting de Paris, 1er mai), et même déclarer qu'il revendiquait l'"immaturité" et l'"inexpérience politique" ! La reconnaissance de défauts majeurs qui suffiraient normalement à le disqualifier contribue, au contraire, à fabriquer une image de présidentiable :
Charles de Gaulle est celui qui a théorisé le rôle du chef de l'état comme une rencontre entre le peuple et la France.
Tous les "candidats à la candidature" sont des chefs charismatiques de partis politiques ou mouvement qui prétendent représenter le "peuple" dans son ensemble. Tous dirigent un parti ou un mouvement d'une main de fer, sur un modèle hiérarchique pyramidal. Par exemple, Emmanuel Macron, patron du mouvement "En Marche" (dont les initiales sont les mêmes que les siennes...), est l'auteur d'un ouvrage programmatique ("Révolution, C'est notre combat pour la France", Xo éditions, 2016) où le mot France n'est écrit qu'une fois dans les cinquante premières pages alors qu'il y est inscrit 250 fois "moi je"...
Tous les "candidats à la candidature" présentent un programme politique censé conduire le peuple à la liberté & à l'égalité, et c'est l'inverse qui se produit depuis deux siècles... La main invisible du marché nous guide, les banques d'affaires financentet le peuple attend toujours les lumières promises par la République dite "française" : où sont-elles ? Serait-ce l’analphabétisation, l'illettrisme en augmentation ? La dette publique en augmentation constante ? La laideur architecturale et l'insécurité des banlieues ? L'augmentation des écarts de richesses et des inégalités ? Le chômage galopant ? Le bourrage de crâne médiatique ? Le divertissement dans les loisirs ? L’abandon de Dieu ? La raréfaction des familles ?
Le 8 mai dernier, le soir de son élection, sous la pyramide en verre du Louvre désirée par François Mitterrand, et après une arrivée solitaire mise en scène sous la musique de l'hymne officiel de l'Union européenne(Hymne à la joie de Beethoven), "Moi je" a donc déclaré qu'il "rassemblerait et réconcilierait" car il veut "l'unité de notre peuple et de notre pays" (après avoir qualifié durant la campagne ses opposants de "nos vrais ennemis" !) Il assure qu'il servira le peuple "au nom de notre devise, liberté, égalité, fraternité".
Contrairement à l'image donnée de la solitude du nouveau président, Emmanuel Macron a derrière lui d'autres personnes et d'autres instances qui l'ont soutenu, financé, et porté là où il est. Ces personnes tirent les ficelles dans l'ombre. Macron n'est donc pas "un monarque", qui serait indépendant des lobbys et groupes de pression.
Le président de la Ve république n'est pas non plus un monarque "républicain", comme le dit le franc-maçon Jean-Luc Mélenchon. La république étant (en théorie) la chose de tous, le président n'est l'homme que de quelques-uns... Son élection par une minorité des électeurs inscrits le prouve. (Emmanuel Macron n'a été élu que par 43,75% des inscrits).
Au début du XXe siècle, le sociologue Robert MICHELS a développé la notion de "loi d'airain de l'oligarchie", selon laquelle "aussi bien en autocratie qu'en démocratie, c'est toujours une minorité qui gouverne".
Cette loi d'airain désigne la dérive autoritaire qu'il avait observée dans le Parti social-démocrate d'Allemagne (Sozialdemokratische Partei Deutschlands, PSD), dont il était membre. Michels a expliqué comment ce parti, qui prétendait défendre les masses et s'identifier à la liberté, l'égalité et la solidarité..., était en fait dirigé par une élite animée par un "esprit aristocratique" et qui se méfiait des masses. Michels en a déduit qu'inévitablement tout parti politique se hiérarchise et tombe sous le contrôle d'une élite autoritaire. La conclusion finale est moins connue : au nom justement des principes de liberté et d'égalité, une partie de la base se rebellera toujours contre cette élite en lui reprochant d'être trop autoritaire, le tout dans une dynamique vicieuse cyclique : les rebelles qui prendront le contrôle du parti formeront une nouvelle aristocratie, contre laquelle se rebelleront - au nom de la démocratie - d'autres militants de la base, etc. [9] C'est le principe du moteur de la révolution.
Chaque génération "progressiste" place ses espoirs dans un nouveau parti, un nouveau mouvement, qui promet de nouveau à la fois la justice sociale, le rassemblement, et des espaces de participation politique. Une fois arrivés au pouvoir, les nouveaux dirigeants, émanant du peuple ou de l'oligarchie, deviennent à leur tour des gouvernants comme les autres.
L'anarchiste Bakounine résuma le problème : "Si après-demain on établissait un gouvernement et un conseil législatif, un parlement, exclusivement composé d'ouvriers, ces ouvriers qui sont aujourd'hui de fermes démocrates socialistes deviendraient demain des aristocrates déterminés, des adorateurs hardis ou timides du principe d'autorité, des oppresseurs et des exploiteurs". Mais Bakounine avait tort lorsqu'il concluait que "il faut abolir complètement dans le principe et dans les faits, tout ce qui s'appelle pouvoir politique; parce que tant que le pouvoir politique existera, il y aura des dominateurs et des dominés, des maîtres et des esclaves, des exploiteurs et des exploités" [10].
S'il est vrai qu'il y aura toujours des dominateurs et des dominés au sens qu'il y aura toujours des gouvernants et des gouvernés, l'anarchie est un mythe : il y aura toujours un pouvoir politique. Il ne s'agit donc pas d'imaginer un monde sans pouvoir, mais de rechercher et de préciser quel est le meilleur pouvoir, y compris dans la pratique, le pouvoir qui permet les conditions de l'action politique conforme à l'exigence morale universelle. Un pouvoir où le dirigeant ne cherche pas à diriger...
La responsabilité ne ressort pas uniquement des dirigeants ou des élites: le "peuple", comme tous les chefs ou représentants, n'est pas parfait par nature, il a ses défauts. Et la démocratie ne fait que les entretenir.
La crise de la démocratie libérale conduit à l'insurrection, qui conduit à son tour au changement de pouvoir, mais sur les mêmes anti-fondement politique. Une prise de pouvoir se réalise par les urnes, une autre par la rue. L'interprétation du vote de l'insurrection révolutionnaire comme réponse à une crise du néo-libéralisme convient aux nouveaux pouvoirs, car elle renforce leur légitimation. Selon ce système, il faut un nouveau gourou, un nouveau guide, une nouvelle aristocratie pour sauver le pauvre peuple manipulé, et même pour que sa légitime colère et son action trouve "une signification", un débouché politique !...
Voilà la démocratie. Et c'est ce régime qu'on nous vante être "le pire système de gouvernement, à l'exception de tous les autres" (Winston Churchill). En réalité, c'est le pire des régimes, car il nous prive de notre liberté en tant qu'homme et en tant que peuple politique. Tous les autres régimes reconnaissent l'exigence morale et ne la suppriment pas.
Dans un système amoral, défendre la justice, défendre les plus faibles, et défendre le sacré reste bien le seul recours qui nous reste pour combattre le narcissisme des "candidats à la candidature", le "moi je" d'un Macron ou le "moi président" d'un Hollande.
Conclusion
Le roi héréditaire évite les guerres civiles qui se produisent à chaque élection. Un Emmanuel Macron désigne dans ses meetings les électeurs de Marine Le Pen comme "nos vrais ennemis".
Un roi n'a pas besoin d'être élu (il a déjà le pouvoir). Il n'a pas besoin de flatter le peuple par les vices. Il tire le peuple vers le haut.
Le roi ne désire pas le pouvoir (il l'a déjà). La démocratie flatte le peuple par ses mensonges afin d'avoir un pouvoir sur (populisme de droite comme de gauche). Quelle est l'utilité de la démocratie ?
L'exigence morale est au fondement de toute vérité universelle rationnellement déduite (en mathématique, philosophie, histoire, physique, logique). Le peuple vote en premier lieu pour des raisons morales. La démocratie en organisant le combat politique sans raison morale ultime a-t-elle peur du peuple ?
Le roi reconnait l'existence d'une loi morale universelle et rationnelle transcendante; il n'est pas dans son pouvoir de la supprimer. La démocratie organise la suppression de la morale comme fondement de la politique. Elle détruit les conditions de la liberté politique. Le processus se termine par l'"abolition de l'homme" (C.S. LEWIS). N'est-il pas temps de changer de logiciel ?
"Un roi, le désir de roi est plutôt de la nécessité anthropologique que de la nécessité idéologique. Ce n'est pas un désir d'autorité, c'est un désir d'aspiration vers le haut." (Marin de VIRY)
Le roi est l'émancipateur, le libérateur par excellence, celui qui rend la justice.
Notes
[1] Francis DUPUIS-DERI, La peur du peuple, Agoraphobie et agoraphilie politiques, LUX Humanités, Québec 2016, p. 131-132.
[2] Francis DUPUIS-DERI, La peur du peuple, ibid., p. 207.
[3] Pierre CHAUNU, Le Grand déclassement, à propos d'une commémoration, Robert Laffont, Alençon, 1989, p. 77-78.
[4] Jean FAVIER, Charlemagne", Texto, Le Goût de l'histoire, Lonrai 2013, p. 303-348.
[6] Texte publié dans Humanistica Lovaniensia, Journal of neo-latin studies, vol. XXVI-1977, Leuven University Press/The Hague Martinus Nijhoff, et accessible ici.
[8] Max WEBER, Parliament and Government in Germany under a New political Ordre : Towards a Political Critque of Officialdom and The Party system, Cambridge University Press, 1994, p. 228) cité in Francis DUPUIS-DERI, La peur du peuple, ibid., p. 115.
[10] Michel BAKOUNINE, Le système parlementaire est-il le meilleur en Suisse?, Les Ours de Berne et l'Ours de Saint-Pétersbourg, 1870, cité dans Raoul VILETTE, (dirc),Précis d'anti-électoralisme élémentaire. 120 motifs de ne pas aller voter, Nuits rouges, Paris 2007, p. 17. Résumé du livre : "Ce choix de textes n'est pas destiné à prôner l'abstention, encore qu'il donnera beaucoup d'arguments en ce sens, mais simplement à relativiser l'importance des élections dans les sociétés contemporaines. Lorsqu'elles ne sont ni truquées ni faussées - ce qui est le cas, d'une manière ou d'une autre, dans la majorité des pays -, elles n'offrent qu'un état de l'opinion ; état qui est déterminé par le jeu des forces économiques, militaires et sociales, intérieures et extérieures. Autrement dit, les élections ne font qu'entériner ces rapports de forces, mais elles ne les créent pas. Dans les pays riches, le système politique organise l'alternance au pouvoir de deux partis, qui mènent à peu près la même politique procapitaliste. Les deux blocs se neutralisant, la décision est faite à chaque élection par quelques centaines de milliers d'électeurs du centre. Les petits partis extrémistes ne peuvent que graviter autour de ces blocs, et ne peser que marginalement sur leur politique. Même l'abstention est intégrée - parfois même encouragée - par le système, puisqu'elle réunit, autour des " apolitiques ", les déçus de la droite et de la gauche. Elle reste pourtant l'attitude la plus claire, sinon toujours la plus raisonnable, pour qui ne veut pas être l'éternel dindon de la farce électorale."
Un article de Marco Tosatti, vaticaniste à La Stampa, traduit par Diakonos.be :
Il faut mettre Benoît XVI au secret. Burke n'est qu'un pauvre type. La garde rapprochée du pape contre-attaque
En lisant trois informations parues hier, je me suis dit que certains avaient perdu leur sang-froid et que nous avions entamé une dangereuse période de retour en arrière du style: celui qui n’est pas d’accord avec moi, qu’on lui coupe la tête. Une décadence populiste inédite dans l’histoire de l’Eglise moderne. J’espère vraiment me tromper et ce n’est pas une façon de parler. Je l’espère sincèrement. Malheureusement, plusieurs indices ne sont pas du genre à nous apaiser.
Le nœud du problème, si j’ai bien compris, réside encore une fois dans la réponse non donnée – un an plus tard – à cinq questions posées au Pape par quatre cardinaux sur des points controversés de son exhortation apostolique Amoris Laetitia. Des questions posées dans un esprit d’obéissance, suivant une procédure classique dans l’Eglise, c’est-à-dire en demandant au Pape et à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de fournir un éclaircissement. Deux mois après que les questions aient été posées, ces cardinaux ont appris que le Pape n’avait pas l’intention de répondre et ont rendu leurs questions publiques. En effet, ces questions nous concernent tous et on pourrait les résumer à une seule : est-il permis de communier en état de péché mortel sans avoir l’intention de changer de comportement ?
Pourquoi le pape refuse-t-il de répondre, nous n’en avons aucune idée. Il nous semble nous souvenir qu’un jésuite qui lui est proche ait un jour affirmé que c’était parce que les questions étaient idéologiques. Désolé mais cela me semble un peu court. Le rôle de l’autorité est justement d’éclaircir sa propre pensée et ce faisant de rendre évident qu’une question soit inutile ou pertinente. Au sein de l’Eglise en particulier, une autorité qui ne répond pas remplit-elle son devoir ?
En guise de réponse, des attaques à n’en plus finir se sont déchaînées contre ces quatre cardinaux et contre quiconque partageait leur perplexité. Nous ne voulons pas croire, comme on nous l’a laissé entendre, que le Pape ait encouragé ou donné son assentiment à ses fidèles en ce sens. Mais il ne fait aucun doute que le seul des quatre qui ait encore une charge – Raymond Leo Burke, Patron de l’Ordre de Malte – soit entré et se trouve toujours au milieu du champ de tir. En ce qui concerne Malte, vous pouvez retrouver un historique de l’affaire dans nos précédents articles. C’est peut-être justement la parésie de Burke qui a fait problème.
Ce qui nous amène au premier des trois épisodes d’hier : l’attaque personnelle déconcertante du cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, un comportement sans précédent. Dans la préface d’un livre-entretien écrit de concert avec son confrère salésien Antonio Carriero intitulé « Seul l’Evangile est révolutionnaire », voici ce que Maradiaga déclare au sujet de Burke, à propos des Dubia : « Ce cardinal qui soutient cela est un homme frustré, parce qu’il voulait le pouvoir et qu’il l’a perdu. Il croyait représenter la plus haute autorité des Etats-Unis ». Et il ajoute : « Ce n’est pas lui le magistère, c’est le Saint-Père qui est le magistère et c’est lui qui enseigne à toute l’Eglise. L’autre ne dit que sa propre pensée, ce qui ne mérite aucun autre commentaire. Ce ne sont que les mots d’un pauvre homme». C’est pourtant là que réside le problème : un éclaircissement est demandé à propos du magistère et il ne vient pas. Mais pour Maradiaga, grand défenseur du Pape, il s’agit là d’un détail sans importance. Il préfère s’en prendre à une obscure « droite catholique » qui voudrait « le pouvoir et pas la vérité. Et s’ils pensent trouver une hérésie entre guillemets dans les paroles de François, ils se trompent lourdement parce qu’ils ne pensent que comme les hommes et pas comme le Seigneur le voudrait ».
La violence de ces propos est frappante. Où sont donc passés le dialogue et la miséricorde ?
Venons-en donc au deuxième épisode qui est tout aussi significatif. Le protagoniste est un certain Andrea Grillo, un laïc professeur de théologie à Saint-Anselme. Grillo ferait partie – à ce qu’on nous dit – de cette commission jamais officiellement annoncée et officiellement inconnue du Préfet du Culte Divin (c’est-à-dire l’autorité qui est normalement responsable en la matière) et qui aurait été chargée d’étudier la possibilité de créer une messe à laquelle catholiques et protestants pourraient participer ensemble. Ce qui n’est pas une mince affaire étant donné que le sens de l’eucharistie est totalement différent.
Le Préfet du Culte, c’est le cardinal africain Robert Sarah, nommé par le Pape à une époque où il avait dû pour des raisons de réforme diverses et variées le déplacer de la fonction qu’il occupait à la tête de Cor Unum. Dans la postface d’un de ses livres qui va bientôt sortir, Benoît XVI a déclaré qu’avec Sarah, la liturgie était en de bonnes mains. Cela ne nous semble pas être une affirmation scandaleuse, sauf pour ceux qui haïssent Sarah.
Cet Andrea Grillo, que nous n’avons pas le bonheur de connaître, s’est déchaîné : « Il faut bien comprendre la singularité de la situation. Un pape renonce à l’exercice de son ministère pétrinien. La procédure de succession est lancée et un successeur est élu. Normalement cela n’advient que « mortis causa ». Quand la raison n’est pas la mort du prédécesseur mais la « démission », cela expose l’institution à un cas délicat de conflit d’autorité. Qui devrait être réglé par la « consigne du silence » du prédécesseur. Lequel, dans la préface où les exalte les vertus du Préfet Sarah, cite un texte d’Ignace d’Antioche qui dit : « Il est préférable de rester silencieux ». Si non seulement il parle mais qu’en plus il fait l’éloge d’un Préfet qui a causé des tracas sans fin à l’Eglise et à son successeur, commence alors un conflit dangereux qui exigerait des comportements plus prudents et des mots plus responsables. Il faut à l’avenir fixer des normes qui règlent de façon plus nette et certaine la « mort institutionnelle » du prédécesseur et la pleine autorité du successeur, en cas de démission ».
Entre autres choses désagréables et peu respectueuses, Grillo a également déclaré : « Il ne peut y avoir de cohabitation. Cela semble maintenant parfaitement évident. Tout comme il est évident que le vêtement blanc et le droit de parole ainsi que la résidence doivent être strictement réglementés. L’Evêque émérite doit s’éloigner du Vatican et se taire à jamais. Ce n’est qu’à ces conditions qu’il est possible de configurer une « succession » réelle… Les intentions de discrétion et d’humilité sont violées de façon flagrante, de façon presque scandaleuse. Et je trouve véritablement déconcertant que l’Evêque émérite de Rome loue François pour une nomination qu’il sait pertinemment bien avoir contribué à décider. Cela me semble le fait le plus grave, c’est un signe de cléricalisme et dirais-je même d’une certaine hypocrisie ».
La solution que nous pourrions suggérer c’est celle de Fumone, le château en Campanie où le pape Célestin V fut déporté après sa renonciation. Je connais bien au moins l’un de ses propriétaires, s’il le souhaite je peux faire office d’intermédiaire. Blague à part, ce qui est scandaleux c’est le climat agressif créé par les responsables de cette nouvelle tendance. Une quantité de venin telle que peut-être quelqu’un à Sainte-Marthe devrait s’en préoccuper.
Venons-en enfin au troisième épisode. Les paroles du Pape à Sainte-Marthe. Il était question du problème des païens qui voulaient devenir chrétiens et de la discussion qui eut lieu entre les apôtres à ce sujet. Le Pape décrit ainsi la situation : « le groupe des apôtres qui voulaient débattre du problème et les autres qui créent des problèmes, qui sèment la division, qui divisent l’Eglise, qui disent que ce que prêchent les apôtres n’est pas ce que Jésus a dit, que ce n’est pas la vérité ».
Finalement, on aboutit à un accord et les païens peuvent entrer sans circoncision physique. Le Pape affirme que c’est « un devoir de l’Eglise d’éclaircir la doctrine » (Ah bon ? Et les dubia ? ndlr) afin « que l’on comprenne bien ce que Jésus a dit dans les Evangiles, quel est l’Esprit des Evangiles ».
« Mais il a toujours eu ces gens qui sans aucun mandat vont troubler la communauté chrétienne avec des discours qui troublent les âmes : ‘Eh, non. Ce que celui-là a dit est hérétique, on ne peut pas le dire, ça non, voilà la doctrine de l’Eglise… ‘. Et ils sont fanatiques de choses qui ne sont pas claires, comme ces fanatiques qui semaient à l’époque la zizanie pour diviser la communauté chrétienne. Et c’est cela le problème : quand la doctrine de l’Eglise, celle qui vient de l’Evangile, celle qu’inspire l’Esprit Saint – parce que Jésus a dit : ‘Il nous enseignera et il vous fera vous souvenir de tout ce que je vous ai dit’ -, quand cette doctrine se fait idéologie. Et c’est cela la grande erreur de ces gens ».
Petit jeu : dans lequel de ces deux groupes cités par le Pape rangeriez-vous Maradiaga et Grillo ? Et si les fanatiques spéculent sur des choses qui ne sont pas claires, pourquoi ne pas les éclaircir quand on le demande et couper court à toute ambigüité ?
Un article de Marco Tosatti, vaticaniste à La Stampa
Maradiaga, et c'est un secret de polichinelle, flirte avec l'open society de Soros... ceci explique peut-être cela...
Fondée par M. l’abbé Lecareux, La Fraternité de la Transfiguration est une communauté catholique traditionaliste – 21 religieux dont 9 prêtres, et 12 religieuses – installée en pleine campagne, au lieudit Le Bois, commune de Mérigny (Indre).
Le fondateur de cette communauté, M. l’abbé Lecareux avait été ordonné prêtre en juin 1963. A Suresnes, dans le diocèse de Nanterre, il était l’aumônier d’un groupe de jeunes et d’une troupe scoute. En 1970, il s’est installé avec l’accord de l’évêque de Bourges, Mgr Vignancour, dans cette ancienne ferme qui nécessitait de gros travaux de restauration et d’aménagement – réalisés depuis. Les premiers membres de la Fraternité l’avaient connu dans le cadre du scoutisme. Il avait toujours affirmé ses convictions traditionalistes. Les relations avec l’évêché de Bourges se détériorèrent lorsque la communauté affirma sa volonté de ne pas renoncer à la messe traditionnelle, et plus encore lorsqu'il fut question de faire ordonner des membres de la Fraternité selon le rite traditionnel : seul Mgr Lefebvre put répondre à cette demande légitime (les premiers prêtres furent ordonnés en 1979). L'archevêque de Bourges de l'époque, Mgr Vignancour, avait eu, en 1976 (lors de "l'été chaud"), l'idée de destituer le Père Lecareux, mais il y renonça lorsqu'il constata le soutien unanime des paroissiens à leur curé ; l'archevêque eut la sagesse alors de fermer les yeux sur son cas, et cela dura jusqu'en 1984, lorsqu'un nouvel archevêque (Mgr Plateau) chercha à "normaliser" la situation. Entre-temps heureusement, la communauté avait pu s'installer au lieu-dit "Le Bois", hâvre de paix pour elle et pour ses paroissiens.
En meeting politique à Marseille, durant la campagne présidentielle, nous avons pu voir un Emmanuel MACRON, disciple de Lénine et de Staline, désigner l'ennemi intérieur, affirmer que les membres de toutes les nations qu'il voyait à Marseille étaient "des Français" : "Je vois des Arméniens, des Comoriens, des Italiens, Algériens, Marocains, Tunisiens, Malais, Sénégalais ... Mais je vois quoi? Je vois des Marseillais...Je vois des Français." Or, faire une différence entre les Français selon leur origine nationale est déjà faire du racisme selon la loi même de la république, loi du 1er juillet 1972 relative à la lutte contre le racisme, qui interdit de faire une différence entre les Français selon "leurs origines, leur "ethnie", leur "nation".
C'est au cours d'un autre meeting, à Paris le 1er mai, que comme les Bolchéviques désignant les "ennemis du peuple" ou les nazis désignant les "Juifs" coupables de tous les maux, Emmanuel MACRON a dénoncé "nos vrais ennemis" : "ils sont là. Ce sont eux, nos vrais ennemis, puissants, organisés, habiles, déterminés. Vous les croisez dans les rues, dans les campagnes ou sur la toile, bien souvent masqués, aussi haineux que lâches. Vous les connaissez. Le parti des agents du désastre. Les instruments du pire. L’extrême droite française. Elle est là." (Source: https://en-marche.fr/article/discours-1er-mail-emmanuel-macron )
Pour le même Emmanuel MACRON, la France n'a pas de culture : "J'ai dit : 'Il n'y a pas une culture française', mais c'est une vérité... Parce que moi, l'art français je ne l'ai jamais vu".
Au-delà de la critique de l'"extrême-droite", en somme, dans le discours d'Emmanuel MACRON et des macronistes, il faut retenir que le français français, d'origine française, attaché à ses origines, fier de sa culture, de son histoire, de toute son histoire (même républicaine... on sait en effet qu'en Algérie par exemple c'est la IIIe république qui a pris résolument le parti d'une implantation définitive avec une intégration pure et simple du territoire algérien dans l'organisation politique et administrative française) devient l’indésirable, le "vrai ennemi" (sic) "aussi haineux que lâche"..., un bouc émissaire destiné à la vindicte publique.
Emmanuel Macron prêche la bienveillance, l'amour du lointain pour mieux se défaire de l'amour de son prochain : l'attachement aux origines ne vaut que pour l’immigré. C'est sur ce plan de l'illogisme de son amour affiché du prochain qu'il faut porter la critique du macronisme.
En pratique, l'état macronien s'attache donc à gommer les origines nationales tout en les instrumentalisant à des fins de politique antinationale et antifrançaise.
Le macronisme s'attachera-t-il lui aussi surtout à détruire les cultures locales et la culture de la France ?
C'est la réflexion que nous porte la lecture du 19ème chapitre de l'ouvrage "La Fin des empires", publié sous la direction de Patrice GUENIFFEY et Thierry LENTZ (Le Figaro Histoire, Collection Tempus, Paris 2017, p. 522-523) où il est écrit qu'en 1922, secrétaire général du Parti communiste soviétique,
"Staline hérite des idées et des méthodes de Lénine : il expérimente l'édification du 'socialisme dans un seul pays' à l'échelle de l'URSS. Officiellement, ... les peuples dits 'allogènes' sont considérés comme des citoyens à part entière. ... En pratique, l'état soviétique s'attache surtout à la destruction des cultures locales. Lénine avait qualifié l'empire tsariste de 'prison des peuples'. L'expression est plus appropriée à l'Urss, véritable Archipel du Goulag.
[...] La fiction d'une union fraternelle des peuples est l'objet d'une propagande continue, qui se reflète jusque dans les manuels de géographie ou les études des historiens occidentaux, y compris les plus compétents d'entre eux : dans Les Slaves, peuples et nations, publié en 1965, Roger PORTAL, professeur à la Sorbonne, met en valeur l''assimilation morale' intégrant les éléments ethniques variés, insistant sur la rupture avec l'ère tsariste : 'Il n'y a pas comme autrefois simple juxtaposition de peuples différents. [...] Les fortes nationalités non slaves du Caucase (Arméniens, Géorgiens, Azerbaïdjanais) et d'Asie centrale (Ouzbèkes, Turkmènes, Kirghiz, etc.), en même temps qu'elles affirment leurs caractéristiques nationales comme elles ne pouvaient le faire dans le passé, n'ont pas davantage une manière de penser la vie politique, sociale, économique, différente de celles des peuples slaves de l'Ouest.'
Dans la seconde moitié de années 1970, la thèse du 'peuple soviétique' comme communauté historique fait l'objet d'un concept idéologique renforcé. [...] le concept de 'peuple soviétique' s'exprime génétiquement par un génotype qui imprime un caractère internationaliste transcendant les appartenances ethniques'...
En 1978, Hélène Carrère d'Encausse diagnostique, dans 'l'Empire éclaté. La révolte des nations en URSS', une crise des nationalismes.
[...] A partir de 1989, des 'Fronts populaires' surgissent en Lituanie, en Estonie, en Lettonie, en Moldavie, en Azerbaïdjan, en Géorgie et en Arménie. [...] L'URSS est moribonde...
Le 8 décembre 1991, les leaders de la Russie, de l'Ukraine et de la Biélorussie proclament la dissolution de l'URSS et forment la Communauté des états indépendants."
Et après on nous dit qu'il n'y a pas de complot ! L'information suivante n'est pas sans nous rappeler la période 1789-1792, lorsque les grands ancêtres maçonniques de François Hollande durant la Révolution dite française ont déclaré la guerre à l'Europe afin de "sauver la Révolution"... et parce que notre salut était là ! (1)
Selon L'Obs, qui révèle le 17 mai l'existence de ce plan "informel" connu seulement d'"une poignée de membres du gouvernement, de directeurs de cabinet et de très hauts responsables de l'Etat" (c'est ce que l'on appelle la démocratie "représentative"!), "si Le Pen avait été élue... le plan secret pour "protéger la République" (2), Hollande et sa clique étaient prêts à jeter le pays dans la guerre civile "pour protéger la république" !… (3)
Ce plan ignoble, anti-démocratique, prévoyait dans un premier temps d'anticiper des manifestations violentes :
"des mouvements d'extrême gauche, plus ou moins implantés, chercheront sans nul doute à organiser des manifestations dont certaines pourraient entraîner des troubles sérieux", avaient écrit les services de renseignement en collaboration avec la Direction centrale de la Sécurité publique (DCSP), dans une note révélée le 22 avril dernier par Le Parisien. (4)(5)
Plan du gouvernement en cas de victoire de Marine Le Pen - Violences urbaines et maintien au pouvoir de Bernard Cazeneuve (Le Parisien, Présidentielle : la note secrète sur les menaces autour du scrutin, 22 avril 2017)
L'état d'urgence devait ensuite être conservé et Bernard Cazeneuve rester en place :
"certes, le maintien en poste du Premier ministre est contraire aux usages républicains, mais sa démission n'est en rien une obligation constitutionnelle", souligne L'Obs.
Pour la suite, le Parlement devait être convoqué jeudi 11 mai avec l'ordre du jour "la crise nationale provoquée par les violences qui ont suivi le scrutin" (sic) ! (6)
Toujours selon les informations de l'hebdomadaire, des élus devaient exiger qu'il n'y ait aucune vacance du pouvoir et que le Premier ministre du gouvernement sortant Bernard Cazeneuve, pouvait, en toute légitimité, rester à son poste pour gérer la crise. Ben voyons !
Notons qu'encore une fois, les milices d'extrême gauche devaient servir d'armes de l'oligarchie contre la volonté du peuple exprimée au cours d'un scrutin.
Au sujet de Bernard Cazeneuve, Famille Chrétienne a révélé en 2014, "la face cachée d'un politique déterminé". (7) À l’annonce de sa nomination comme nouveau ministre de l'Intérieur, mercredi 2 avril 2014, l’un de ses prédécesseurs place Beauvau, Nicolas Sarkozy, avait estimé qu’"il n’est pas connu pour son autorité". Qu'eut-ce été s'il avait été connu pour son autorité !
Pour Philippe Gosselin, député de la Manche, les qualités de Bernard Cazeneuve – "patelin et tout en rondeur" – devaient lui permettre de montrer ses talents de négociateur et de diplomate. "Sa personnalité est moins clivante que Manuel Valls, qui a brusqué l’opinion politique par son traitement musclé de La Manif pour tous", estima le parlementaire normand, qui eut souvent l’occasion de travailler avec l’ancien président de la communauté d’agglomération de Cherbourg.
En 2012, comme porte-parole de Hollande durant la campagne présidentielle, Bernard Cazeneuve avait réagi brutalement à la proposition de Nicolas Sarkozy de promouvoir une "laïcité positive". Il endossa la cape du laïcard combattant contre la religion et écrivit que la "laïcité porte en elle l’espérance de l’affranchissement de l’homme, par le dépassement de tous les dogmatismes". Sauf le sien apparemment ! Pour lui, évoquer les racines chrétiennes de la France, c’était "faire une relecture historique frelatée" qui avait "rendu la France peu à peu nauséeuse" ! Quand on vous dit que ces gens n'aiment pas la France ! C’était en tout cas "brader l’héritage laïque de la France". Il faudra que les tenants de ce laïcisme de combat contre la religion catholique nous explique qui est l'inventeur de la laïcité conçue comme principe de distinction des pouvoirs temporel et spirituel !
Ce laïcisme anticatholique de Bernard Cazeneuve ne l'empêcha pas en août 2016 de déclarer dans un entretien à La Croix sur son projet de "Fondation pour l’islam de France" ainsi que le dispositif de formation des imams : "Encore une fois, l’objectif est de faire émerger de manière volontariste, dans le respect de la laïcité, dans le dialogue et le respect mutuel, un islam de France ancré dans les valeurs de la République". (8)
Au terme de deux jours d'Etats généraux du christianisme organisés en 2015 par La Vie, Bernard Cazeneuve avait pourtant déclaré que "les valeurs républicaines sont aussi largement celles de l'Evangile". Le sursaut civilisationnel vise donc à se réapproprier des mots et des principes que la république a dévoyés et subvertis.
En juillet 2015, il proposa une réforme sur le droit des étrangers qui fut adoptée en janvier 2016. En août 2016, il précisa les conditions d'accueil des migrants en omettant toute référence aux notions d'immigration régulière ou d'immigration illégale (La circulaire passée sous silence qui supprime la notion d'immigration illégale, Alexis Théas, lefigaro.fr, 12/08/2016)
Le plan des mondialistes est d'empêcher tout sursaut civilisationnel sur la base de nos principes historiques et culturels, islamiser le pays pour le diviser, se servir de tout levier pour garder le pouvoir quel qu'en soit le prix.
Notes:
(1) En 1792, les Brissotins (ou "Girondins")ont déclaré la guerre à l'Autriche (20 avril 1792), afin de porter un coup fatal à la monarchie, en se réjouissant par avance de la défaite militairede la France, qui établirait enfin la preuve de la "trahison du roi"...(Source: P. Gueniffey, Histoire de la Révolution et del'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, pages176, 227 et 670). "Nous la voulions (la guerre Ndlr.), nous autres jacobins, parce qu'à coup sûr la paix tuait la république..."' (Jean-Baptiste Louvet dit Louvet de Couvray, cité in Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinsime, Ed. de Chiré, Chiré-en-Montreuil 2005, tome 2, p. 473); (2) L'Obs; (3) Boulevard Voltaire; (4) Le Parisien; (5) L'Express; (6) Yahoo Actualités; (7) Famille chrétienne; (8) Bernard Cazeneuve : « Faire émerger un islam de France ancré dans les valeurs de la République », La Croix, Recueilli par Guillaume Goubert, Anne-Bénédicte Hoffner et Corinne Laurent, le 28/08/2016 à 19h00
Je veux un roi parce qu'il est le portier du royaume, parce qu'il incarne ce que je trouve beau et grand chez l'homme, et que l'ordre qu'il met dans la société, simplement en étant là, me paraît harmonieux, glorieux, lumineux, et non pas parce qu'on m'aurait prouvé qu'il serait à la tête d'un régime supérieur à la république.
M'expliquerait-on à l'aide d'un raisonnement imparable que la monarchie est une erreur et la république une vérité, je préférerais vivre dans cette erreur.
Mon esprit philosophique s'arrête là où est mon coeur, de la même manière qu'une jeune fille charmante m'intéresse beaucoup plus qu'un raisonnement et me le fait abandonner dès qu'elle apparaît, la monarchie m'intéresse beaucoup plus que la philosophie politique.
Marin de VIRY, Un roi immédiatement
Tv-Libertés, entretien exclusif Marin de VIRY, auteur de "Un roi immédiatement" :
Extraits:
"Le mépris des communicants est une nécessité de l'hygiène contemporaine de l'esprit."
"La droite sans Dieu et la gauche sans idéal ont vécu."
"Si on veut faire communauté, il faut que celui qui fait ou le mécanisme qui fait communauté reflète ce que nous sommes totalement, c'est-à-dire des personnes, des membres de la nation qui correspondent à un temps, à un moment de l'histoire de cette communauté et donc que nous allons disparaître. Et la question de cette disparition et de la transformation de cette disparition en espoir ou en rien est une question essentielle qui n'est pas résolue par la république, puisque la république est laïque et elle ne se prononce pas sur l'au-delà. (En revanche) le roi, lui se prononce sur l'au-delà, puisque le roi est chrétien, et en tant que chef symbolique de la communauté, il ouvre la perspective dans laquelle la communauté a construit quelque chose dans l'invisible.
Et cette idée que la communauté construise quelque chose dans l'invisible et que chaque génération est en quelque sorte redevable de la pierre qu'elle apporte à l'invisible (pour les catholiques c'est la Jérusalem céleste) est une dimension qui manque... Elle était particulièrement atteinte dans le sacre, ce moment où le roi devient le portier de l'invisible, cette espèce de charnière entre le visible et l'invisible et où la collectivité peut se reconnaître comme une génération et l'homme comme une personne qui va mourir.... Alors, on peut vivre sans, mais on vit avec moins d'humour, on vit avec moins de hauteur de vue, avec moins d'ironie. On vit avec moins d'idées qu'il faut aller chercher les principes dans le ciel. C'est au fond 'Les Racines du Ciel' (titre du livre de Romain GARY). La monarchie c'est les racines du Ciel."
"Le roi, c'est le chevalier supérieur qui n'utilise la force que pour la justice. A ce titre-là il est émancipateur parce qu'il transforme la violence, en utilisant la force au profit de la justice. C'est l'idée que la force ne sera utilisée qu'à cette fin." (Lire: "La justice du roi" d'Arlette LEBIGRE)"
"Stendhal, écrivain français (1783-1842), avait annoncé la haine impuissante qui deviendra la passion dominante du siècle à venir."
"Au XIXe siècle, Stendhal voit la compétition. Il voit que l'argent permet de fluidifier toutes les situations. Il voit la dissolution de l'ordre d'Ancien Régime. D'une certaine façon il y adhère à travers son jacobinisme et son jacobinisme est un jacobinisme d'ordre napoléonien, impérial. Et ce qu'il redoute par dessus-tout, c'est qu'à côté de ce jacobinisme d'ordre et de gloire se créée cette espèce de compétition mimétique orchestrée au moyen de l'argent.
La haine mimétique est généralisée, elle est inscrite dans l'idée même de la modernité libérale qui consiste à dire que nous avons des opportunités, des 'capacités' dirait John RAWLS, et ce qu'il faut pour que les gens deviennent épanouis et heureux, c'est de profiter des opportunités et jouir des capacités.Et pour cela la fluidité doit être la plus importante possible. Il y a beaucoup de gens qui trouvent cela formidable : Emmanuel MACRON, par exemple. Les grands facteurs de stabilisation sont considérés comme l'ennemi de ce monde-là. De GAULLE avait cette citation célèbre "la sourde angoisse des déracinés et l'antique sérénité d'un peuple de paysans'. Là c'est l'inverse, c'est la sourde angoisse du paysan et la sérénité des gens déracinés."
"La supériorité de la monarchie vient d'une sensibilité et d'une esthétique, et d'une morale personnelle. Il y a un très beau texte de Romain GARY sur de Gaulle, "Ode à l'homme qui fut la France", écrit le jour de la mort de de Gaulle. Et il a cette phrase : "Le monarchie c'est une certaine idée de la grandeur de l'homme".
Colbert, Contrôleur général des Finances (1665-1683) s'est occupé de l'économie, des finances, de l'industrie, du commerce, de la marine, des colonies, de la Maison du roi, des arts et des grands travaux. En 22 ans de mandat, Colbert a servi Louis XIV pour faire de la France la première puissance mondiale... Là, on ne parle pas de Macron ! La Petite Histoire de Christopher Lannes pour Tv-Libertés.
Extrait :
"Colbert, le véritable artisan du Grand siècle.
Colbert est né en 1619 dans une famille de négociants originaires de Reims. C'est ainsi qu'il a reçu une formation complète dans le négoce, le commerce et la finance. Et ensuite, il a mis ses compétences non pas au service d'une banque privée et autres Rothschild, mais au service de la France.
Et c'est ainsi qu'il est entré tout d'abord dans les services du Cardinal Mazarin. Mazarin le prend à ses services à l'époque de la Fronde (donc ce n'était pas un cadeau). Lorsque Mazarin meurt, Colbert devient intendant des finances, en même temps que Fouquet, son grand rival. Mais Colbert va réussir rapidement à dénoncer les malversations de Fouquet à Louis XIV et pousser le roi à le faire arrêter, (condamné à la confiscation de ses biens et banni du royaume.NdCR.). Il devient alors le seul grand responsable des finances de la France.
[...] Il va développer une véritable pensée économique, qu'on va appeler le colbertisme. Il va s'évertuer à développer toutes les activités économiques, industrielles, manufacturières, l'agriculture, l'exportation, la politique maritime et coloniale (le mot Louisiane vient de Louis XIV et le fleuve Mississippi s’appelait à l’époque "le fleuve Colbert". NdCR.)
Colbert est à l'origine de la construction d'une grosse marine : il faut avoir une balance commerciale excédentaire. Et Colbert entreprend des grands travaux.
Colbert à une vision de la France sur le temps long. L'exemple connu : il s'agit de planter des arbres pour faire profiter à la marine des décennies, des siècles plus tard. L'économie va donc se développer en profitant de ces grands travaux. Mais cela n'est pas pour autant un libéralisme, puisque dans le colbertisme, c'est l'état qui est le moteur de cette économie et le principal client.
Colbert, c'est aussi celui qui va superviser la construction de Versailles. (Philippe Erlanger, haut-fonctionnaire et écrivain, auteur d'une biographie de Louis XIV (La Table ronde 1960) a calculé, qu’en comptant les deux Trianons, sur un demi-siècle, Versailles n’a pas coûté plus cher qu’un porte-avion moderne, il a coûté le prix du déficit de l’exposition universelle de Léon Blum en 1936 ou encore à peu près que son coût correspond au prix d’une campagne électorale d’un Président de la République. Sans compter ce que continue de rapporter à la république dite française le Château de Versailles aujourd'hui ! (Site officiel) "On s'accordera à penser que Louis XIV, en nous donnant Versailles, a enrichi la France... Les dépenses du Grand Roi ont valu à l'univers un château que personne n'oserait ne pas admirer."Pierre Verlet, Le Château de Versailles, Paris 1985.NdCR.)
Il va participer au développement des arts et de la culture grandement. Colbert est un grand bibliophile qui s'intéresse beaucoup aux écrivains et aux artistes et il va réunir autour de lui une véritable petite académie, avec le but final de servir le roi et la France (académie qu'il transfère au Louvre à partir de 1672. NdCR.)
Et c'est ainsi grâce à cette politique volontariste de grands investissements et de grands travaux pour relancer l'économie, avoir une balance commerciale excédentaire et ramener tous les métaux précieux en France, que la France va devenir la grande puissance dans ce que l'on a appelé le Grand siècle de Louis XIV.
«Avant que le saint Archange me prévînt, je ne me rendais pas compte de ce que je faisais en insultant Lucifer, je ne voyais pas la disproportion qu'il y a entre l'ange et l'homme.
On va à l'école tous les jours! Il était à la sacristie et il m'embêtait. Je luis dis: "Ah! La sale bête!"
Saint Gabriel me dit: "N'oubliez pas que c'est un archange! Ne discutez pas. Respect à Lucifer: c'est l'archange déchu".
C'est comme un fils de famille très noble, déchu par ses vices. Il n'est pas respectable par lui-même, mais il faut respecter sa famille en lui. On respecte le chef-d'oeuvre du Créateur, même détruit.
C'est d'ailleurs une meilleure méthode pour faire entrer Satan en lui-même.
Satan, comme un enfant, ramasse sur la route pierres et boue, tout ce qui lui tombe sous la main, pour nous le jeter; mais, si l'on se met à lui répondre injure pour injure, c'est alors une vraie bataille de chiffonniers.
Quand on respecte son caractère angélique, on le contriste bien davantage.
A La Courneuve, j'ai eu tellement maille à partir avec Lucifer!
[...] Dans la sacristie de La Courneuve, il m'empêchait de lire mon bréviaire : il faisait le cheval, le loup, la souris. Il tapait sur les vitres.
Mon sacristain disait : "ils casseront toutes les vitres!"
Je lui répondais: laissez donc les gamins jouer au ballon!"
Et un fracas! et pan! Le sacristain courait dehors, croyant qu'il empêcherait de taper dans les carreaux. »
Père Jean-Edouard LAMY (1853-1931), qui fut sujet à de nombreuses visions mystiques de la Sainte Vierge Marie et des Anges.
Il s'agit là du seul programme capable de redonner la France aux Français (et il n'a pas besoin d'être détaillé pour emporter l'adhésion). Julien Rochedy a publié un tweet hier qui dit tout de ce qu'il ne faut plus faire : "On ne gagnera jamais contre le projet de l'open-society des Macron and cie avec un projet purement populiste nourri au ressentiment."
En réponse Estelle Arbogast a justement twitté : "C'est l'erreur de MLP de n'avoir fait qu'une campagne d'antagonisme alors que Trump par ex lui faisait rêver les USA."
C'est aussi notre point de vue lorsque nous écrivions il y a quelques jours, à propos du départ de la politique de Marion Maréchal Le Pen : "Dès le départ il eut fallu axer la campagne sur la culture et l'éducation, nos racines chrétiennes en faisant partie. [...] Dans les débats télévisés, ce qui compte c'est l'image que retiennent les téléspectateurs, non le fond. C'est triste, mais c'est ainsi.
Dans ce débat de l'entre-deux tours, il fallait simplement dérouler l'argumentaire logique, exposer le programme, être dans le positif sans chercher à s'opposer ou à contrer le vide argumentaire de Macron : contrer le vide c'est déjà lui donner une existence et une réalité."
Le signal le plus inquiétant est envoyé par les catholiques pratiquants (i.e., qui vont à la messe au moins une fois par mois) qui auraient voté Macron au deuxième tour de la présidentielle dans une proportion de 70 %. Quand on se souvient de ce que fut la mobilisation de la Manif pour tous, et quand on lit le programme de Macron, on en demeure interdit. Est-ce à dire que, sous la catégorie « catholique pratiquant » (si peu), il faille lire « bourgeois effrayé par la sortie de l’Euro » ? Ou que les chrétiens de France sont frappés de schizophrénie ? On serait tenté de le penser lorsqu’on voit le sort de Sens Commun tour à tour rallié à Sarkozy et Fillon, aujourd’hui fan du franc-maçon François Baroin. Son président Christophe Billan a expliqué à La Vie qu’il se rencontre avec le député maire de Troyes sur la nécessité « d’assurer le primat de la loi républicaine sur toute loi religieuse ». C’est le vieux laïcisme des Lumières que Jacques Chirac exprimait à sa manière « Il n’y a rien au-dessus de la loi civile ». Que les représentants d’un catholicisme qui se veut militant se rallient à l’idéologie maçonne en dit long sur le pourrissement de la France.(1)
Selon la petite sainte Jacinthe, voyante de Fatima canonisée le 13 mai dernier par le pape François à l'occasion du centenaire des apparitions, "Notre Dame a dit que, dans le monde, il y a trop de guerres et de discordes. Les guerres ne sont que le châtiment des péchés du monde. Notre Dame ne peut plus retenir le bras de son Fils bien-aimé sur le monde." (2) (3). Le manque de foi provoque des guerres.
"Sens commun", quelle guerre nous tombera encore dessus ?!
Comment François Hollande peut-il dire avec des records de chômage et de dette qu'il laisse un état bien meilleur que celui qu'il a trouvé ? Le déni et le mensonge aura accompagné François Hollande jusqu'au dernier jour.
Collector pour l'historien, François Hollande passant le relai au mondialiste Emmanuel Macron ce dimanche, a déclaré qu'il laissait "la France dans un état bien meilleur que celui que j'ai trouvé", au départ de Nicolas Sarkozy en 2012.
En juin 2015, la dette publique avait augmenté de +236 milliards d’euros depuis mai 2012 :
En septembre 2015 la dette publique de la France s'élevait à 96,5% du Produit intérieur brut (PIB), soit plus qu'en 2015 (96,3%).
Et au premier trimestre 2016 elle montait à 97,5% du PIB, soit 6% de plus qu'en juin 2013 (91,7% du PIB) :
Summum du mensonge et de la moquerie du peuple, alors que la dette publique atteignait 91% en septembre 2012, le gouvernement socialiste, par la voix du ministre de l'économie Pierre Moscovici annonçait qu'elle culminerait au niveau record de 91,3% avant de commencer à "refluer" "l'an prochain" :
Quand on parle de déficit public, une date revient souvent : 1974. C’est la dernière année où les recettes de l’Etat étaient supérieures aux dépenses. Depuis, il faut sans cesse emprunter pour combler le déficit, et donc contracter une dette. Fin 2016, son total s’élevait à plus de 2140 milliards d’euros (96 % du PIB), sachant que la charge de la dette représente chaque année 44 milliards d’euros. (Source)
L’excellent site OnePeterFive.com commente la mise au jour d’une lettre consultée par un historien allemand de l’Eglise catholique, le Dr Michael Hesemann, dans les Archives secrètes du Vatican sur lesquelles il travaille depuis 2009. Il s’agit d’une lettre datée du 8 novembre 1918 et portant la signature de l’archevêque de Cologne d’alors, le cardinal Felix von Hartmann, et destinée au nonce apostolique en Allemagne, Mgr Eugenio Pacelli – le futur pape Pie XII. Elle évoque un complot de la franc-maçonnerie en vue de détruire les monarchies et l’Eglise.
Ecrite à la main, la lettre est partiellement reproduite sur le site OnePeterFive, la reproduction complète n’ayant pas été autorisée. Mais la journaliste Maike Hickson affirme avoir eu la permission de voir la lettre dans son ensemble.
Michael Hesemann évoque la lutte de la franc-maçonnerie contre les monarchies et l’Eglise
L’enquête de ma consœur est partie d’un entretien donné il y a peu par le Dr Hesemann à Inside the Vatican à propos du centième anniversaire des apparitions de Fatima. L’historien y déclare notamment :
« Egalement en 1917, la franc-maçonnerie célébrait le 200e anniversaire de la fondation de la première grande loge à Londres en 1717. L’idéologie maçonnique n’est pas uniquement fondée sur le déisme, mais également sur l’hérésie gnostique de l’auto-rédemption et des “Lumières” ; elle poursuit un objectif clairement anticatholique. Précisément en 1917, Maximilien Kolbe, l’un des plus grands saints du XXe siècle, a été témoin d’une procession maçonnique à Rome, où se déployaient des bannières portant ce slogan : “ Satan doit régner au Vatican. Le pape sera son esclave.”
« Un an plus tard, l’empereur allemand Guillaume II a été averti par des maçons allemands du fait que le Grand Orient avait l’intention d’obliger tous les monarques souverains en Europe à abdiquer – ce qui s’est en effet produit en 1918 – ainsi que de détruire l’Eglise catholique et d’amener l’Europe sous le contrôle du “Big Business” américain, selon un document que j’ai trouvé dans les archives secrètes du Vatican. Le bolchevisme serait l’instrument de la franc-maçonnerie en vue d’atteindre ce but.
« Et de fait, 1917 a été l’année de la Révolution russe qui s’est soldée par une persécution massive de l’Eglise.
« L’année 1917 a également été marquée par l’entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, l’année de naissance des deux superpuissances qui façonneraient l’histoire du XXe siècle au cours des 74 années suivantes ».
Maike Hickson traduit alors les passages les plus importants de la lettre que le Dr Hesemann a lui-même présentés et commentés dans la revue allemande Der Fels. Voici ces extraits :
Une lettre du cardinal Felix von Hartmann à Eugenio Pacelli parle d’un complot maçonnique
« Excellence,
« Sa Majesté l’Empereur vient de me faire savoir que, “selon des informations qu’il a reçues hier, le Grand Orient vient de décider en premier lieu de déposer tous les souverains – à commencer par lui, l’empereur – puis de détruire (?) l’Eglise cathol., d’emprisonner le pape, etc., et, pour finir, d’établir sur les ruines de l’ancienne société bourgeoise une république mondiale sous la conduite du Grand capital américain. Les francs-maçons allemands sont supposément loyaux à l’empereur (ce qui peut être mis en doute !) et ils l’en ont informé. En outre l’Angleterre veut préserver l’ordre bourgeois en cours. La France et l’Amérique, cependant, sont présentées comme étant sous l’entière influence du Grand Orient. Il est dit que le bolchevisme est l’outil externe servant à établir les conditions souhaitées. Face à un danger aussi grand qui outre la monarchie, menace également l’Eglise catholique, il est donc important que l’épiscopat allemand soit informé et que le pape lui aussi soit mis en garde.” Telle est la teneur du message de Sa Majesté. Je me suis cru tenu de le transmettre à votre excellence, et je dois laisser à votre jugement de savoir si vous souhaitez le transmettre à Rome. La demande tumultueuse de la part des sociaux-démocrates (allemands) de voir l’empereur abdiquer donne une certaine confirmation à ce message. Que Dieu nous protège ainsi que sa sainte Eglise dans cette terrible tourmente ! (…) Dans le plus grand dévouement, restant à la disposition de Son Excellence, cardinal Felix von Hartmann ».
La lettre sur la franc-maçonnerie est conservée aux Archives secrètes du Vatican
Cette lettre, archivée sous la cote A.S.V., Arch. Nunz. Monaco d.B. 342, fasc. 13, p. 95-96, a donc été écrite trois jours avant l’Armistice ; loin de se réjouir de la paix après la boucherie de la Première Guerre mondiale, elle prévoit une époque troublée.
A juste titre. Comme l’a souligné le Dr Hesemann lui-même dans un texte qu’il a écrit en mai 2016, la Révolution de novembre a éclaté en Allemagne un jour exactement après l’envoi de cette lettre ; elle allait avoir pour conséquence d’acculer l’empereur Guillaume II à l’abdication. La menace s’était réalisée.
Michael Hesemann commentait dans son manuscrit de l’an dernier : « A quel point nous sommes éloignés aujourd’hui, 98 ans plus tard, de ce qui était annoncé, “une république mondiale sous le leadership du grand capital américain”, il appartient à chacun d’en juger pour lui-même. Le “Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement”, le TTIP, aurait certainement représenté un pas immense en vue de rapprocher le monde de ce but. A cet égard, le document de l’année 1918 semble presque prophétique. Cependant, il ne décrit pas les visions d’un visionnaire, mais cite plutôt un supposé plan. Un tel plan du Grand Orient maçonnique a-t-il constitué également le plan directeur de l’histoire européenne du XXe siècle et du XXIe siècle commençant ? Il s’agirait certainement là d’une simplification, propre à toute théorie du complot. Cependant, on ne peut nier que la franc-maçonnerie a planifié, il y a près de 100 ans, ce qui par la suite devait s’accomplir, et ce d’une manière presque incroyable ».
Dans l’antiquité grecque et latine, la foule, la plèbe, étaient considérées comme dangereuses parce qu’imprévisibles et soumises à des emballements « incompréhensibles » (voir les analyses de René Girard pour une explication). Les gens éduqués, les élites, se tenaient donc le plus loin possible de la plèbe et des petites gens.
Arrive le Christ qui littéralement transforme la notion de foule, de plèbe en une toute nouvelle entité, le Peuple.
Et cette transformation se passe pendant une prédication de Jésus dans le désert.Une foule immense suivait Jésus, la fin de la journée approche, il se retourne et a pitié d’eux qui ont faim et soif alors que le lieu est désertique.Il leur dit de s’assoir et procède à la multiplication des pains et du poisson.
C’est de ce moment là que date la notion de Peuple de Dieu, constitué de pauvres, de bancals, d’aveugles, de perclus, d’idiots. Et ce sont ces gens là que Jésus nous demande d’aimer à la place de les mépriser et de les tenir à l’écart.Et ce sont ces mêmes gens qui seront sauvés « Heureux les pauvres, heureux ceux qui pleurent… car le Royaume des Cieux est à eux» Et d’ajouter, « ce que vous aurez fait pour le plus petit d’entre eux, vous l’aurez fait pour moi »
Ce renversement total de perspective, ou la plèbe devient le Peuple, est bien sur à l’origine de la civilisation Chrétienne.
L’Eglise Catholique a porté ce message pendant vingt siècles (non sans de nombreux loupés, j’en conviens : « L’Eglise est un vaisseau qui a son gréement dans les étoiles et sa coque dans la merde » disait Bernanos …)
Il n’en reste pas moins que notre bonne vieille Eglise a été à l’origine du développement de la science (puisque le rôle de la créature était de comprendre par la raison ce qu’avait voulu faire le Créateur), des hôpitaux, des écoles , des universités, de la protection des femmes et des enfants au travers de la sanctification de la famille, de la limitation du pouvoir des puissants (trêve de Dieu) et bien sur des droits de l’homme (controverse de Valladolid).
Au XVIII eme siècle avec la Révolution Française et au XIX eme siècle, surtout, avec Marx, tout change.
Les notions de peuple, de petites gens comme centre de l’histoire franchissent une nouvelle étape. Le Peuple n’est plus sauvé par le Messie, mais le DEVIENT (Marx), ce qui est une novation extraordinaire. Mais cette nouveauté à une conséquence fâcheuse que peu de gens ont compris à l’époque : le Peuple n’a plus besoin d’être aimé, soigné et éduqué mais … guidé.
Et nous nous retrouvons avec le problème qui a plombé l’Eglise Catholique pendant des siècles : comment aimer le peuple sans chercher à le diriger ?
L’église avait non seulement une réponse théorique à cette tentation (à laquelle elle a souvent cédé) « mon Royaume n’est pas de ce monde », mais aussi une réponse pratique, l’émergence de personnalités extraordinaires telles François d’Assise, Vincent de Paul ou Mère Theresa qui aimaient sans chercher à diriger.
Le socialisme ou la technocratie n’en avait aucune, ce qui revient à dire qu’au bout d’un certain temps, les élites se lassèrent du peuple (ou le peuple des élites) et que le Peuple de Dieu redevint la plèbe, un peu comme il l’était dans la Rome antique.
Et la déchristianisation qui commence à peu prés à la même époque ne fit qu’accentuer ce phénomène.Bien entendu, ce qui se passe aujourd’hui dans le domaine politique est la preuve de cette régression historique dans la quasi totalité des pays développés du monde en général et en France en particulier.
A l’évidence, la gauche n’aime plus le peuple et le peuple, redevenu la plèbe n’aime plus la gauche.
En fait, nous sommes dans un pays ou la gauche a trahi le peuple, le reléguant au rôle de plèbe, tandis que la Droite a trahi la Nation, ce qui laisse une grande partie de ceux qui ont besoin d’être aidés quelque peu désemparés.
Et c’est ce que constate le géographe Christophe Guilly dans tous ses livres.
La France aujourd’hui est géographiquement distribuée en trois zones concentriques :
Au centre, ceux qui sont adaptés à l’économie moderne que j’ai appelé l’économie de la connaissance dans mon livre « C’est une révolte, non Sire c’est une Révolution ». Ils contrôlent l’économie et les media. Il est d’usage de les appeler les « bobos » et ils constituent l’électorat de Macron.
En périphérie des bobos, on trouve les immigrés qui sont de fait les domestiques des bobos (Chauffeurs Uber, Taxis, gardes d’enfants, personnel soignant etc..) et sur lesquels se déversent les subventions étatiques, ce qui permet aux bobos d’avoir des domestiques pas trop chers. Ce deuxième groupe vote Melenchon.
Et enfin, à une heure et demi ou deux heures du centre de la grande ville dans laquelle les bobos résident dans des appartements hors de prix, on trouve les perdants de la mondialisation, ceux qui naguère étaient employés dans le secteur industriel. Ils votaient communistes autrefois, ils votent FN aujourd’hui. Et il n’y a plus aucun contact entre les bobos et les habitants de la troisième zone.
Et ce que cela veut dire est assez simple : Ce qui fait office d’élites de nos jours n’a que mépris pour ceux qui vivent dans la France de la périphérie. Ce qui implique que « la volonté de vivre ensemble », absolument constitutif d’une Nation n’existe plus. Les élites méprisent la plèbe et plus encore ses représentants encore plus que cela n’était le cas dans la Grèce ou la Rome antique.
A l’époque, et il faut s’en souvenir, les membres de la plèbe étaient appelés en Grèce les « idiotes » et leurs meneurs les « démagogues ».
Plus ça change…
En fait, les bobos méprisent la plèbe et REFUSENT d’entendre sa voix, ce que l’on a fort bien vu lors de cette campagne présidentielle. Toute discussion des problèmes affectant cette troisième zone a été purement et simplement interdite. Et du coup, le Peuple, redevenu plèbe se met à haïr les bobos…
Nous sommes donc en train de fermer une parenthèse historique qui a duré prés de 2000 ans et c’est sur cette parenthèse que reposait une notion aussi fondamentale que l’égalité de tous devant la Loi.
En Grande-Bretagne, aux USA le petit peuple a réussi à faire entendre sa voix, au moins partiellement, en France des manœuvres politiciennes de bas étage ont réussi à empêcher tout débat.
Il reste à notre pays une dernière chance pour permettre à cette partie de la Nation de s’exprimer, les élections législatives de Juin 2017.
Faute d’un résultat qui permettrait aux citoyens de la zone périphérique de se faire entendre, la France serait irrémédiablement coupée en deux et le pire serait à craindre.
Si par malheur la Démocratie ne fonctionnait pas, alors la violence deviendrait non seulement inévitable mais légitime.
NdCR."Au XVIII eme siècle avec la Révolution Française et au XIX eme siècle, surtout, avec Marx, tout change.
Les notions de peuple, de petites gens comme centre de l’histoire franchissent une nouvelle étape. Le Peuple n’est plus sauvé par le Messie, mais le DEVIENT (Marx), ce qui est une novation extraordinaire. Mais cette nouveauté à une conséquence fâcheuse que peu de gens ont compris à l’époque : le Peuple n’a plus besoin d’être aimé, soigné et éduqué mais … guidé.
Et nous nous retrouvons avec le problème qui a plombé l’Eglise Catholique pendant des siècles : comment aimer le peuple sans chercher à le diriger ?
L’église avait non seulement une réponse théorique à cette tentation (à laquelle elle a souvent cédé) « mon Royaume n’est pas de ce monde », mais aussi une réponse pratique, l’émergence de personnalités extraordinaires telles François d’Assise, Vincent de Paul ou Mère Theresa qui aimaient sans chercher à diriger."
En France, la monarchie a été ce régime politique d'équilibre où le peuple continuait d'être sauvé par le Messie, et ne le devenait pas, ce régime où la personne du roi, ses qualités, ses défauts, ne comptaient pas, mais où la qualité des institutions faisait que le roi gouvernait par amour du Messie sans chercher à diriger. Le peuple put ainsi continuer d'être "aimé, soigné et éduqué", jusqu'en 1789. Après, effectivement, "tout change". La question du dirigeant qui ne l'est plus (le propre de la souveraineté est de ne pas se diviser...) reste ouverte. La démagogie et le mensonge deviennent la caractéristique des présidents de la république. L'amour du peuple a disparu, la concurrence haineuse de tous contre tous l'a remplacé. La loi du plus fort devient la règle. Déclin et décadence dans tous les domaines confirment cette autre parole du Messie : "Sans moi vous ne pouvez rien faire".
Si vous voulez une image du futur, imaginez-vous une botte écrasant le visage d'un homme pour toujours.
George ORwell, 1984
La loi se donne, selon Emmanuel Macron, pour finalité de « déverrouiller l'économie française » ; elle doit régler les « trois maladies » de la France : « défiance », « complexité » et « corporatisme » en prenant un ensemble de mesures modifiant un certain nombre de réglementations en vigueur afin de restreindre le droit au repos du dimanche et faciliter le travail de nuit, de réduire le caractère fixe des tarifs des professions réglementées et d'augmenter le nombre de professionnels, de supprimer le monopole du service public de la SNCF accordant la préférence au rail pour le transport terrestre régulier à longue distance, d'accélérer l'acquisition du permis de conduire, de plafonner les indemnités de licenciement et les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, de permettre la vente par l'État de dix milliards de participation dans des entreprises publiques privatisées afin d'augmenter les intérêts de la dette payés, la possibilité de transférer la propriété de l'armement militaire, des avions de chasse et des navires de guerre à des sociétés commerciales privées qui les loueront à l'armée française et à la Marine nationale, l'augmentation systématique de 30 % des limites de constructibilité en zones urbaines, ainsi que diverses autres mesures qui ont été abandonnées : l'ouverture du capital des pharmacies aux investisseurs non pharmaciens, l'ouverture de la profession d'avocat aux juristes d'entreprise, etc.
Après l'échec de Marine Le Pen à la présidentielle, la pression des europhiles mondialistes se fait plus forte pour réclamer l'abandon programmatique du retour au franc.
L'attaque contre la famille se poursuit en Belgique :
Une école de Bruxelles a pris la décision « de ne plus faire faire de cadeaux par les enfants dans le cadre scolaire » dans l’objectif de rencontrer "la grande diversité de familles de l’école" et de permettre à celles-ci de célébrer-ou pas- les fêtes des mères et des pères de la manière qui leur semble la plus juste.
Selon le directeur de l’établissement, Dominique Paquot: « Cela fait un ou deux ans que nous menons une réflexion sur la difficulté de certains enfants lors de cette période : enfants dont l’un des parents est décédé, avec lequel il n’a plus de contacts, parents de même sexe, familles monoparentales, etc. Il faut réfléchir à la préparation de cette fête à l’école, à l’heure où la société change. »
L'association "Alliance Vita Solidaires des plus fragiles" alerte sur les menaces qui pèsent sur la vie, à présent qu'Emmanuel Macron est élu. Extrait du communiqué du 11 mai 2017 :
À sa façon de traiter les questions de société, Emmanuel Macron pourrait ressembler au candidat Hollande de 2012, même si nous ignorons le calendrier des réformes qui menacent. Nous en avons alerté fortement les Français, notamment en publiant nos baromètres bioéthiques pendant la campagne :
Son soutien affiché à la procréation artificielle "sans père" pour les femmes célibataires ou homosexuelles sans problème d’infertilité ;
Sa tolérance accrue à la gestation pour autrui (GPA), au travers de la facilitation de la reconnaissance des enfants conçus à l’étranger par l’état civil français ;
Thomisme contre augustinisme politique. Dans cette opposition (d'apparence), sur ce blog, nous nous positionnons du côté du thomisme (réalisme philosophique) qui vient compléter l'augustinisme politique dans son insuffisance :
Un certain nombre de catholiques sont portés vers l’augustinisme politique. Il n’est pas inutile de noter que cette tentation est partagée dans toutes les sensibilités liturgiques : il me semble, sans leur faire aucunement offense, qu’elle est le ressort commun des démarches de personnes pourtant aussi différentes qu’Erwan Le Morhedec ou Alain Escada.
L’augustinisme politique part de l’idée parfaitement catholique que la grâce (divine) surpasse la nature (humaine). Mais, il procède ensuite à une absorption du temporel par le spirituel sous prétexte que la finalité du second (le salut des âmes) est supérieure à celle du premier (le bien vivre). Cela induit de nombreuses conséquences : par exemple, la vertu de justice (avoir une conduite qui plaît à Dieu) rendrait inutile la réalisation de la justice rétributive (commutant ou distribuant les droits). La loi morale (qui dicte les conduites) remplace alors le droit naturel (qui répartit les choses extérieures entre les personnes) alors que, distincts, ils convergent naturellement.
Or, la hiérarchie des domaines (supériorité du religieux sur le politique) n’implique pas la dé-légitimation du second. De même, chercher la justice particulière (répartir l’avoir) ne détourne pas de la justice générale (être juste). Mais, l’augustinisme politique en vient, quant à lui, à nier l’irréductibilité du politique (pourtant inscrite dans l’ordre cosmologique des choses) et, par voie de conséquences, de la nécessité d’attribuer à chacun selon son mérite : reconnaître à César ce qui lui revient serait superflu puisqu’il faut rendre prioritairement à Dieu ce qui lui est dû. Cette critique de l’augustinisme relève, vous l’avez bien compris, du thomisme. Pour celui-ci, l’existence de la patrie céleste ne fait pas disparaître la patrie terrestre, l’objectif (religieux) de la vertu ne détourne pas de la recherche (politique) du bien commun.
NdCR. Il est étonnant de constater que de nos jours, l'état moderne est d'une certaine façon l'héritier de l'augustinisme politique en ce qu'il tend lui aussi à absorber le spirituel (confusion entre le temporel et les loges maçonniques), et que la seule réponse efficace à la confusion englobante des pouvoirs soit une réponse chrétienne, celle du thomisme.
Rappelons que porteur de la séparation du spirituel et du temporel, le dualisme chrétien a été le principal ressort de la prodigieuse réussite scientifique, technique, économique et sociale de l'Occident. Parallèlement, le monisme absorbant totalement le politique dans le religieux est resté par exemple la marque de civilisations telle que celle du monde musulman.
"Aujourd'hui, la confusion du politique et du religieux prend principalement la forme de la religion d'Etat des droits de l'homme..." (Jean-Louis HAROUEL, Le Vrai génie du Christianisme, éd. Jean-Cyrielle Godefroy, 2012)
Pour en finir définitivement avec le mythe du coût dispendieux de la monarchie:
Selon le Point daté du 26 février 2015 qui se faisait l'écho du député du Parti socialiste, René Dosière ( ce dernier s'étant fait une spécialité de dénoncer les dépenses superfétatoires de l'État, avait commencé sa recherche de transparence par un livre publié en 2007, "L'Argent caché de l'Élysée") , voici ce que coûte annuellement à la France , l'entretien de chacun de nos anciens chefs d'états actuels :
" 2,5 millions d'euros par an pour Valéry Giscard d'Estaing (VGE), 2,2 pour Nicolas Sarkozy et 1,5 pour jacques Chirac. Et si on calcule au delà de ceci , VGE étant à la retraite de l'Élysée depuis 1981, on arrive pour lui à un total de 85 millions d'euros (2,5 x 34 années), pour Chirac de plus de 10 millions (en 8 ans) et pour Sarkozy de plus de 6 millions (en 3 ans), soit, pour les trois, un global de 100 millions d'euros, chiffre assez colossal pour des hommes qui n'ont pas nécessairement besoin d'être assistés à ce point-là ni pour ce prix-là".
Soit tout cumulé presque une somme de 60€ par français ( le quinquennat de Nicolas Sarkozy ayant exactement coûté 2 euros par personne ou plus exactement 5 euros par contribuable assujetti à l'IRPP par exemple). Encore faut-il désormais ici rajouter les frais liés au désormais ex-président François Hollande et ceux du nouveau, Emmanuel Macron qui ne peuvent que conforter ce chiffre. Un jeune président de 39 ans que les Français vont longtemps entretenir après la fin de son (ou ses ) mandat (s).
Que coûte donc la monarchie britannique par habitants au Royaume-Uni comparé à notre faste républicain ?
Selon un rapport annuel du ministère des finances daté de 2015, si la reine Elisabeth II a rapporté 400 millions d'euros au Trésor Public britannique via le Crown Estate, l'ensemble de la famille royale n'a coûté qu"environ 50 millions d'euros aux anglais précisait un article de l'Express (incluant les frais de déplacements à l'étranger). Un calcul rapide permet de constater que les anglais déboursent de leurs poches à peine 80 centimes d'€uros par habitants pour entretenir un système largement plébiscité à plus de 76% par les sujets de "The Queen". A peine 17% des britanniques souhaitant l'établissement d'une république (chiffres de 2016).
Et que dire de la monarchie belge voisine qui n'a coûté en 2016 , que 35,8 millions aux belges soit à peine 3€ par habitants (contre 2€ en 2012). Un coût d'ailleurs jugé encore trop élevé et que le gouvernement a justifié par une hausse des dépenses liée à la protection des membres de la famille royale dans un pays touché par des attentats.
Mais qu'en est -il des autres monarchies en Europe car il serait trop facile de ne prendre pour seul exemple "la perfide albion" ? Une enquête émanent de MyEurop a fait des révélations étonnantes sur ce sujet non sans certaines variantes . Ainsi les luxembourgeois paient ainsi chacun 17,7 euros pour entretenir la famille grand-ducale du Luxembourg, une somme néanmoins très supérieure à leurs cousins de Norvège (5,77 euros), des Pays-Bas (2,38 euros) ou ceux du Danemark (2,30 euros). Le royaume de Suède (1,31 euros) et celui des Bourbons d'Espagne (0,20 euros) restant aujourd'hui dans le top Ten des monarchies les moins coûteuses en Europe.
Et qu'on sait que le budget de l'Elysée se chiffrait à 130 millions d'Euros (chiffres de 2012) sous Nicolas Sarkozy contre 46 millions d'€uros pour Buckingham Palace un an auparavant, bien qu'en baisse sous celui de François Hollande (fixé à 100 millions), l'entretien Elysée coûtait encore par français 1.55 euros. Soit 10 fois celui de la Zarzuela en Espagne.
Et si demain, la France était une Monarchie. Combien nous coûterait une’institution Royale? Prenons l'hypothèse de "transposer le budget de la couronne britannique " sur celui de la France : "une monarchie en France ne coûterait pas plus que 0,70 euro par Français et par an, soit même pas le prix d’une baguette de pain" nous indiquait en 2013 le site "La Couronne"."Au regard de tous ces chiffres, il me semble que, décidément, la Monarchie a quelques avantages sur la République, et qu'elle est, définitivement, beaucoup plus économique que le régime de Marianne : il serait bienheureux d'en tirer quelques conséquences, non seulement financières mais aussi politiques..." écrivait il y'a peu dans un billet Jean-Philippe Chauvin.
La conclusion s'impose par elle-même ! A cette pâle copie que nous offre la république et son lot de divisions, préférons désormais l'éclat de la vraie monarchie, symbole d'unité. Nous y gagnerons déjà en économie et en stabilité.
Sur ce blog, nous pensons qu'un président de la république ne peut pas réellement changer les choses en profondeur et durablement, pour des raisons que nous évoquons régulièrement. Cependant, cela ne nous empêche pas de donner, de temps à autre, notre avis sur les évènements politiques.
Nous disons donc ici un bravo et merci à Marion Maréchal Le Pen d'avoir tenu la ligne durant cette campagne présidentielle malgré les indiscrétions de la presse et les différences politiques (allant jusqu'à l'opposé au sein de sa formation politique). Invitée de TV-Libertés hier, le député du Vaucluse Marion Maréchal Le Pen a annoncé qu'elle quittait la vie politique "pour des raisons personnelles et politiques". Elle a clairement tiré la leçon de l'échec de Marine Le Pen, et même si le résultat du second tour de la présidentielle doit être nuancé, Marine Le Pen qui a réuni sous son nom 11 millions d'électeurs n'a toutefois pas réussi à convaincre et à rassembler. Elle semble objectivement avoir atteint sa limite.
Marion Maréchal Le Pen espère "le temps de ce mandat", avoir "été à la hauteur des attentes et digne de la confiance de ceux qui lui ont fait confiance". Elle l'a largement été, grâce à son enthousiasme et sa positivité. Et malgré son jeune âge, elle eut sans doute fait la meilleure candidate du FN, à cette présidentielle, pour cette seule et unique raison.
Dès le départ il eut fallu axer la campagne sur la culture et l'éducation, nos racines chrétiennes en faisant partie. Ce qu'a fait Marion Maréchal Le Pen, et ce qu'elle a fait seule.
Dans les débats télévisés, ce qui compte c'est l'image que retiennent les téléspectateurs, non le fond. C'est triste, mais c'est ainsi.
Dans ce débat de l'entre-deux tours, il fallait simplement dérouler l'argumentaire logique, exposer le programme, être dans le positif sans chercher à s'opposer ou à contrer le vide argumentaire de Macron : contrer le vide c'est déjà lui donner une existence et une réalité. Macron manquait d'oxygène, Marine Le Pen le lui a apporté.
Départ donc en beauté de Marion Maréchal Le Pen. Avec ce départ qu'elle ne voit pas comme définitif (Marion est la maman d'une petite fille de trois ans), elle préserve un avenir à la politique et aux idées nationales et chrétiennes dans ce pays.
Macron a donc remporté l'"élection" présidentielle hier soir. C'est la victoire d'un technicien de la communication sur la sincérité, la victoire du vide et du mensonge sur la vérité, la victoire de l'égoïsme et de la division sur l'amour du prochain et le rassemblement authentique, la victoire de la guerre sur la paix. La victoire des puissants, la victoire du passé. Rien de nouveau.
Le véritable enjeu de civilisation était là. Seule une figure comme le roi, au-dessus des clivages du passé des partis et indépendant des puissants peut unifier le pays.
Avec l'ouverture effrénée au capitalisme, sans barrière douanière ni tarifaire, sans législation sur la sécurité de la santé et de l'environnement, les multinationales sont dors et déjà attendues pour ravager nos territoires.
Sur le droit du travail, les retraites, Macron a prévenu qu'il passerait par ordonnances, majorité parlementaire ou pas, grèves ou pas. Le reste, l'économie, l'euro, est un point de détail... Durant cette campagne présidentielle, à Marseille, Macron a segmenté la population. Comme Hollande en 2012, il a fait mieux que quiconque une différence dans les origines. C'est là, le propre du racisme : faire une différence...
Sans compter qu'à l'extérieur, la politique de Macron sera la continuation des guerres de l'OTAN et des Etats-Unis qui ont embrasé l'Europe (Kosovo, Ukraine) et le Proche-Orient (Irak, Libye, Syrie), Macron président est donc le continuateur du logiciel de la guerre civile commencée sous le quinquennat Hollande. La France, coupable selon lui de "crime contre l'humanité" dans la colonisation, nous devrons le tenir pour LE responsable des futurs attentats en France, des futurs échecs de la lutte contre le terrorisme islamiste et des guerres à l'extérieur.
La réalité viendra rappeler aux Français que les progressistes n'ont jamais rien fait dans l'histoire que détruire sans jamais rien construire à la place. Le choc du réel sera violent et se paiera encore une fois du sang des Français.
Macron élu sous l'oeil de la pyramide et soutenu par toute l'oligarchie. Un hasard ?
Unnouveau régime à écrire mais fidèle à la tradition, faire la part des choses entre le collectif et l’individuel, entre le commun et le privé, entre le matériel et le spirituel,retrouver la part du gratuit, la primauté donnée au principe héréditaire plutôt qu'à l'élection dans la dévolution de la Couronne, voici quelques idées et solutions proposées par le duc d'Anjou pour Vexilla Galliae, mardi 25 avril :
Vexilla Galliae : Il y a 224 ans, sur la place Louis XV, actuelle place de la Concorde, le Roi Louis XVI était la victime malheureuse de la révolution française. Chaque année depuis, et par devoir de mémoire, les royalistes se rassemblent en la Basilique royale de Saint-Denis afin de commémorer le triste anniversaire de cette exécution qui est à l’origine d’une fracture profonde au sein de la société française. Monseigneur, quelle analyse faites-vous des conséquences actuelles de cet événement ?
Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Effectivement cet acte monstrueux a créé une rupture dans l’histoire de France. Elle est d’ailleurs telle que même les républicains ne s’en vantent pas. Pour la Révolution cette mort reste aussi une tragédie. Elle ne peut plus être présentée comme « le bon régime » puisqu’elle a permis la Terreur, l’assassinat du Roi et de sa famille, dans des conditions terribles comme ce fut le cas pour Louis XVII, enfant de 10 ans que l’on a laissé mourir. Au-delà de cet aspect historique, la mort du roi, inaugure le processus de désacralisation du pouvoir dont on voit actuellement l’aboutissement avec le désintérêt de plus en plus grand pour la vie politique. Il y a un nombre très important d’abstentionnistes aux élections et une grande coupure entre les citoyens et ceux qui les gouvernent.
Vexilla Galliae : En août dernier, un sondage BVA, largement commenté dans les médias, affirmait que près d’un Français sur cinq (17%, ce qui représenterait 11 millions de personnes !) se disaient favorables à ce que la fonction de Chef de l’Etat soit occupée par un Roi. En outre, le Figaro vous avait réservé une première de couverture et une double-page intérieure en juillet 2015, Paris-Match un article en septembre dernier et l’Obs du 2 mars 2017 vient de vous consacrer un (petit) article mentionnant votre rôle de « sauveur » dans le cas où les Français le désireraient. A l’heure où notre pays traverse une grave crise institutionnelle, économique, identitaire et sociale, à quelles conditions envisageriez-vous, Monseigneur, d’assumer cette charge pour laquelle vous avez été préparé par votre père, Monseigneur le prince Alphonse, duc de Cadix et duc d’Anjou, si les Français vous appelaient sur le Trône ?
Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Ma première réponse à votre question est qu’il faut être toujours très prudent avec les sondages. Je préfère y voir des tendances que des chiffres. Sachons raison garder et cela s’applique aussi aux articles. Cette prudence était déjà celle de mon Père et je conserve totalement cette approche. Quant à la seconde partie de votre question et aux conclusions que vous voudriez que j’en tire ce n’est pas à moi de fixer des conditions. L’histoire nous enseigne que les restaurations répondent à des critères qui ne sont pas toujours rationnels. Elles viennent de la conjugaison de facteurs tant internes qu’externes. Souvenons-nous de ce qui s’est passé en 1814 et qui aurait été impossible à envisager quatre ou cinq ans auparavant. Pareillement qui aurait pu dire, après 25 ans de guerre froide, que le mur de Berlin s’écroulerait sans qu’une goutte de sang ne vienne ternir cet événement ? Il convient donc de demeurer dans la ligne de conduite qui est celle de ma famille depuis l’exil de 1830. Comme nous l’avons toujours dit, nous sommes les successeurs légitimes d’une tradition qui puise ses racines avec Clovis et s’est poursuivie jusqu’à Charles X. Il appartient aux Français de savoir s’ils veulent renouer avec leur histoire pour affronter l’avenir.
Vexilla Galliae : A chacun de vos déplacements ceux qui viennent afin de vous apercevoir, ou de pouvoir vous parler, sont toujours plus nombreux. Aux yeux des royalistes mais aussi des Français, vous incarnez une immense espérance. Monseigneur, en cas de restauration de la monarchie, quel type de royauté souhaiteriez-vous incarner ? Une monarchie constitutionnelle, parlementaire, un modèle plus proche de l’héritage du passé ? Ou pensez-vous qu’il sera nécessaire de « réinventer » les institutions pour fonder la monarchie du futur ?
Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Cette question m’est souvent posée, mais elle n’a pas vraiment de sens. La monarchie, en France, n’a jamais été régime de la nostalgie et les règnes ne se ressemblent pas, et heureusement ! Elle s’adapte et se renouvelle pour répondre aux besoins de son temps. Elle a connu plusieurs formes. La monarchie constitutionnelle est celle qui a été la moins longue, une quinzaine d’années. Elle a eu son rôle au lendemain de l’Empire, après la Révolution. Nous ne sommes plus dans le même contexte. La royauté restaurée serait celle qui convient au XXIe siècle. Un nouveau régime à écrire mais fidèle à la tradition, ne serait-ce que sur le point fondamental de l’hérédité. J’imagine mal une royauté élective.
Vexilla Galliae : En 2013, au plus fort des manifestations contre le « mariage pour tous », vous avez rappelé avec force l’importance du « respect des droits fondamentaux de la Famille, cellule de base de toute société constituée selon l’ordre naturel et chrétien ». La Famille est effectivement sacrée et la Famille Royale en est, naturellement, l’étendard. Vous êtes, Monseigneur, avec Madame la duchesse d’Anjou, les heureux parents de trois beaux enfants. Voudriez-vous, Monseigneur, partager avec nous quelques éléments relatifs aux personnalités de la princesse Eugénie, aînée des Enfants de France, du prince Louis, Dauphin de France, duc de Bourgogne et du prince Alphonse, duc de Berry ?
Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Comme vous le savez je ne veux pas que mes enfants soient surexposés. Ma femme et moi donnons une place importante à leur éducation et à leur formation. Pour pouvoir être un adulte responsable il faut avoir eu, enfant, de bonnes bases. Nous voulons aussi qu’ils aient une éducation équilibrée d’enfants de leur âge. Ils pratiquent des sports car c’est une bonne école de responsabilité et de solidarité. Chaque fois que je rentre d’une cérémonie je leur explique pourquoi j’y suis allé. Mais tout cela doit se faire en tenant compte de leur âge, de leur développement. Ce sont encore des enfants.
Vexilla Galliae : Monseigneur, vous êtes l’Aîné des Capétiens, le Chef de la Maison de Bourbon et dès lors, le légitime successeur de vos ancêtres les rois de France au Trône de France. Votre parole porte forcément en elle la charge historique de votre héritage. Quel message souhaiteriez-vous adresser personnellement aux Français en cette tumultueuse période où l’avenir de la France se joue ?
Monseigneur, le prince Louis de Bourbon : Déjà depuis un certain temps la France est confrontée à une crise notamment morale. La période électorale accentue sans doute une prise de conscience en particulier sur l’avenir mais le phénomène est plus profond et vient de plus loin. Que veut faire la France de son futur ? Telle est bien la question qui se pose. La France veut-elle renouer avec son histoire prestigieuse qui en a fait durant des siècles et des siècles le miroir et le modèle des nations? La France s’est construite sur des principes hérités à la fois de l’antiquité gréco-romaine et du christianisme. Ainsi elle a su faire la part des choses entre le collectif et l’individuel, entre le commun et le privé et par-dessus tout entre le matériel et le spirituel. Ce dernier lui a toujours permis de s’élever et de donner un sens à la mission civilisatrice qu’elle a portée sur les cinq continents. Actuellement le monde est malade de vision trop matérielle. Il faut savoir retrouver la part du gratuit sans laquelle rien de grand ne s’écrit. La France doit le retrouver pour elle-même d’abord et, ensuite, pour le montrer en exemple aux autres peuples. Nous en revenons toujours à la même interrogation rappelée il y a 20 ans par Saint Jean-Paul II à propos du baptême de Clovis, la France est-elle encore capable de vivre selon les principes qui ont façonné son histoire et ont fait d’elle une grande nation.
Merci, Monseigneur, de nous avoir accordé ces quelques minutes d’entretien.
Nous remercions également le Secrétariat du duc d’Anjou.
NdCR. Ajoutons à nos "principes hérités à la fois de l’antiquité gréco-romaine et du christianisme", nos principes hérités decette si riche culture et cette civilisation gauloise, de mieux en mieux connue, dont la monarchie française n'a fait que recueillir l'héritage, auVe siècle ap.J.-C. . La place de la femme dans la société, l'hospitalité, l'équité, le sens de la justice, l'altruïsme, une religion commune propre et spécifique, un clergé distinct du reste de la société, fonctionnarisé et pris en charge par la collectivité, et déjà la distinction des pouvoirs temporel du roi et spirituel du clergé qui n'existait pas dans le monde gallo-romain où l'empereur était le "Souverain pontife", sont autant de principes que nous ont légués nos ancêtres les Gaulois.
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