Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 10:29

À un moment où la France disparaît et notre souveraineté nationale est bradée par les marchands dans le honteux traité de Lisbonne, il est bon de se rappeller ce mot du prince Louis, en 1999 : 

Louis de Bourbon, « duc d'Anjou ». "Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le roi, souverain béni par l’onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes est empereur en son royaume”. Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre les dangers de l’étranger toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leur loi. Entre ces deux écueils, la France s’est bâtie et a prospéré.”

(Prince Louis de Bourbon, le 23 septembre 1999, cité in La Gazette royale, avril – mai – juin 2007, n° 111, p. 14).

Partager cet article
Repost0
25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 18:25

"La démocratie moderne est la forme historique de la décadence de l'Etat" (Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain, I, § 472).

Friedrich Nietzsche, en 1882. 

 

[L]es phénomènes de massacre de masse liés à la concentration de tous les pouvoirs dans les mains d'une seule caste proclamant l'égalité par principe, sont exactement contemporains du triomphe des lumineuses idées des "Lumières" et de l'avènement de l'instinct démocratique dont les destinées sont, Nietzsche l'a bien montré, soit le nivellement esclavagiste de l'abrutissement maximal, soit le totalitarisme socialiste (ibid., § 473). 

Hormis ce double destin catastrophique de la victoire démocratique en Europe (le totalitarisme d'un côté, l'avachissement général de l'autre), destin que Nietzsche prédit en des termes très clairs, la mise au pinacle de l'égalité moderne n'a pas pour seule conséquence de provoquer l'importante injustice qui met la grandeur hors la loi et impose le nivellement en faisant de la médiocrité une règle... et de la beauté une agression..., elle fait également perdre le sens de ce qui pour Nietzsche demeure le fondement de toute pensée, de tout art, de toute culture : le rang. "Il est un mot qui résonne désagréablement dans une époque de 'droits égaux pour tous' : c'est la hiérarchie" (La Volonté de puissance, III, § 701).

L'instinct démocratique déclare la guerre au rang, à la hiérarchie, les faibles veulent détruire ce qu'ils ne peuvent saisir, ce qui les humilie. ... Terrible conséquence de l''égalité' : finalement chacun se croit le droit de toucher à tous les problèmes. Tout sens du rang a disparu" (ibid., § 238). ... [A] la fin de cet instinct, est la médiocrité. ... Et précisément, la médiocrité, c'est la ruine. ... L'instinct démocratique produit un ordre où la ruine règne soit à l'état de grégarisation générale, dans l'attentat permanent qui est commis contre la grandeur, soit à l'état de totalitarisme, car la démocratie établit une relativisme théorique, dont l'ampleur devient telle que ce qu'elle disait tenter de fuir, la loi du plus fort, s'instaure en elle : ... un désordre au sein duquel le besoin d'autorité se fait sentir, et c'est alors que le plus fort parmi les faibles grégarisés, c'est-à-dire par définition le plus infâme, devient susceptible de l'emporter sur les autres et d'établir son propre règne. ... C'est pourquoi selon Nietzsche, les enjeux sont clairs : "Il faut que les hommes supérieurs déclarent la guerre à la masse. Partout les médiocres se rassemblent pour devenir les maîtres. Tout ce qui amollit, tout ce qui adoucit, tout ce qui favorise le 'peuple' ou les valeurs 'féminines' agit en faveur du suffrage universel, c'est-à-dire de la domination de l'homme vil" (ibid., § 693).

Nietzsche refuse cette attitude de déni qui est celle de l'esprit de la Révolution pour lequel il faut faire immédiatement table rase au passé. "Nous n'avons pas le droit d'anéantir [le passé] par décret ni d'en supprimer un seul morceau" (ibid., § 278). Ainsi Nietzsche n'hésite-t-il pas, à l'encontre des images que ses lecteurs superficiels transmettent de sa pensée, à réhabiliter l'individualité jésuite contre celle de l'homme des Lumières : "On parle de la malice de l'art infâme des Jésuites, sans considérer quelle violence contre soi-même s'impose individuellement chaque jésuite..., instruments aussi admirables de victoire sur soi-même, d'infatigabilité, de dévouement" (ibid., § 55. Contrairement à l'instinct démocratique, le christianisme, en proclamant l'égalité des hommes devant Dieu, ne nie pas leur singularité et chaque homme est voulu en cette singularité et ce qu'il a de meilleur, par Dieu même. ... En cela le christianisme fait naître chaque homme au sens de la hiérarchie et des supériorités, il engage à aller quérir l'égalité véritable par-delà toute forme de nivellement, en se dépassant soi-même vers une forme infiniment supérieure. Le christianisme apparaît ainsi comme une forme de vie ascendante).

Le penseur déplore qu'advienne avec le règne démocratique la fin des forces contenues dans le sentiment religieux et dans l'exercice de l'intelligence. La théorie nietzschéenne est transparente : dans la perspective révolutionnaire qui est celle de 1789... pratiquant la politique de la table rase..., le retour au passé est inévitable, mais ce retour au passé l'est à la faveur de zone sombre de l'être humain, ... à la faveur de ce qui gît au coeur de l'humanité livrée à sa bassesse et que tentent de masquer les déclarations de droits qui mettent en avant la prétendue bonté de la race humaine - à la faveur de la sauvagerie et de la barbarie des époques primitives. ... [O]n finit comme les révolutionnaires de 1789 par retrouver dans leur cas le passé le plus noir et le plus opaque, celui qui, de viols d'innocentes (Ex: la princesse de Lamballes) en cannibalisme (Georges-François de Montmollin dont le coeur fut dévoré par des fédérés), d'ambulantes expositions de bustes sanguinolents en brandissements de gonades, exprime au nom des "droits de l'homme" les instincts les plus immondes. 

L'esprit de la table rase après avoir créé le totalitarisme en répandant terreur et
barbarie, se perd dans un autre totalitarisme, cette médiocrité insatiable et infatuée en quoi s'adule, se déroule et se consume l'instinct démocratique qui ne produit plus rien de grand ni de mémorable.

L'athée grégaire se situe aux antipodes de la pensée nietzschéenne : l'athée grégaire, c'est celui qui périt, démocratique et laïc, de ne pas avoir de Dieu, celui qui par faiblesse ne peut avoir de Dieu, celui qui ne sait pas avoir la force de déposer sa propre bassesse et d'obéir à ce qui est supérieur, celui qui ne sait plus vénérer. Cet homme, Nietzsche l'appelle "l'être humain le plus laid", celui qui prétend punir Dieu d'être le suprême témoin de sa faiblesse, cette faiblesse dont il est entendu que cet homme ne veut en aucun cas se débarrasser, lui qui établit le règne démocratique et laïc, ennemi de la religion, pour conserver précisément toutes ses laideurs. ... L'existence de Dieu est insupportable et intolérable au médiocre qui invente l'athéisme et la
laïcité, soit l'indifférence individuelle et l'athéisme d'Etat, pour s'épargner comme il peut la confrontation, pourtant inévitable, avec la grandeur qui le dépasse. 

Le but principal de l'art de la politique devrait être la durée, qui l'emporte sur tout autre qualité. Ce n'est que dans une grande durée sûrement fondée et assurée qu'une constante évolution et une inoculation ennoblissante sont en somme possibles" (Humain, trop humain, I, § 224). ... Et à la question : "Quel est le meilleur gouvernement?", Nietzsche répondait avec Goethe : "celui qui nous apprend à nous gouverner nous-mêmes" (Goethe, Maximes et réflexions, 99). Malheureusement, l'instinct démocratique propre à la Révolution française pervertit intégralement cette vérité dictée par la raison et la sagesse. 

Nietzsche réclame avec ironie, au nom du droit idiosyncrasique qui s'installe, un droit à la liberté pour le grand homme : s'il est vrai en effet que chacun a le droit à la liberté, alors, que certains, les individus authentiques, les individus de force belle et de noble puissance, aient logiquement droit de conserver et de vivre en la vraie liberté des aristocrates de l'esprit, de l'art et de la pensée. L'homme supérieur a le droit de s'extraire du tissu démocratique. Le droit d'extraction est même désormais pour Nietzsche un devoir en toutes circonstances.

Si le droit d'extraction est malaisément reconnu à l'homme supérieur, comme lorsqu'on culpabilise un homme de pas aller voter et que le système devient à ce point tyrannique qu'il montre bien qu'il n'y a pas démocratie mais plus fondamentalement démocratisme idéologique, ... les idéaux prétendument désintéressés proclamés par les républicains et démocrates lorsqu'ils prononcent leurs éloges convenus sur la "liberté", le "droit", l'"égalité", etc., sont en réalité le masque d'un instinct caché qui, depuis le départ, tente de triompher d'un ennemi dont le surgissement l'irrite. 

L'instinct démocratique qui impose le démocratisme n'est pas un idéal désintéressé, bien au contraire; il est commandé par le bas intérêt que les médiocres ont au nivellement. L'instinct démocratique étant depuis toujours celui du grégaire dirigé contre la grandeur et la
noblesse de l'esprit libre à la créativité conquérante, ne supporte pas le spectacle de ce qui lui résiste.

Le solitaire nietzschéen vit la liberté hors du règne démocratique. Il y a exigence à ne pas se commettre avec ce règne pour que le mot "liberté" garde encore un sens. Si l'aristocrate, l'esprit libre, se commet avec le monde, c'est pour en extraire les moyens de sa subsistance et mieux s'extraire ainsi de toute dépendance à son égard... "Les hommes d'esprit libre par exemple se déclareront volontiers satisfaits d'un petit emploi ou d'une fortune qui suffit juste à leur existence, car ils s'arrangeront pour vivre de manière qu'un grand changement dans la fortune publique, et même une révolution de l'ordre politique, ne soit pas en même temps la ruine de leur vie" (Humain, trop humain, § 291).

D'obéir aussi à soi-même, c'est-à-dire à la supériorité d'un noble et puissant instinct directeur autour duquel s'ordonne le chaos que l'on porte en soi, cette capacité d'obéir est la marque d'une esprit supérieur qu'on ne trouve guère, pour Nietzsche, dans la populace, à qui "il manque la noble attitude dans l'obéissance qui est un legs des conditions féodales et qui dans le climat de notre civilisation ne veut plus s'accroître" (Humain, trop humain, § 440).

A cette obéissance, signe de la force, la démocratie moderne substitue l'abrutissement, l'hypnose, celle du "dernier homme". ... Le but de l'Etat démocratique moderne est de réaliser ce que veut l'instinct démocratique ... et ce que veut l'instinct démocratique, c'est le triomphe de la faiblesse contre la force créatrice, c'est-à-dire l'établissement d'un règne d'avachissement sur les pulsions les plus basses à partir de la base théorique et pratique constituée par le nivellement égalitaire. 

La description nietzschéenne de la psychologie de l'homme d'Etat est saisissante : là où le souverain d'Ancien Régime était contraint par la hauteur du but spirituel supérieur en qui la volonté de puissance et celle de son peuple entier s'accroissaient, le
potentat contemporain est esclave de ses instincts populaciers en qui une force de faiblesse est à l'oeuvre, et sans l'intensité pathologique desquels il ne serait pas parvenu aux fins de ses ambitions; il impose ainsi la tyrannie de son propre esclavage à un peuple d'esclaves livrés à la servilité d'une volonté décadente en qui la vie créatrice et la volonté de se dépasser vers les hauteurs sont éteintes. La revendication démocratique coupe l'humanité de sa vocation à l'accroissement et au dépassement de soi, c'est-à-dire, pour Nietzsche, de sa liberté [liberté-effort, liberté-conquête, NdCR.].

L'Etat démocratie mène à la désagrégation de la société, une désagrégation par extinction des individualités et par effondrement de ces dernières en des figures de personnalité tellement appauvries que le désir n'habite plus en elles et que le nihilisme passif, une sorte de bouddhisme anhistorique à l'occidentale, se charge de les domestiquer sans qu'aucune intervention ait à avoir lieu parmi cette planétaire tribu d'esclaves sans relief, sans révoltes, sans créativité, sans ressources et sans âme que sont les "derniers hommes". 

On appelle cela le règne de la "liberté". Mais comme le rappelle Goethe, "personne n'est plus esclave que celui qui se croit libre sans l'être" (Goethe, Maximes et Réflexions, 1116), et elle n'est certes pas libre cette humanité incapable de se dépasser elle-même et à si peu de frais satisfaite d'être ainsi mécaniquement livrée à ses propres tares.

On fait croire à la possibilité d'un choix individuel quand il n'y a que concours obligatoire à un ordre qui s'établit avec ou sans vous, et que l'instinct démocratique a désormais dressé. Nietzsche prédit déjà : "Les hommes et les partis varieront trop vite, se précipiteront trop férocement les uns les autres jusqu'au bas de la montagne, à peine parvenus à son sommet. À toutes les mesures qui seront prises par un tel gouvernement fera défaut toute garantie de durée; on reculera devant les entreprises qui devraient avoir, durant des dizaines, des centaines d'années, une croissance paisible pour avoir le temps de mûrir leurs fruits. Personne ne ressentira plus à l'égard d'une loi d'autre devoir que de s'incliner momentanément devant la force qui a porté cette loi : mais aussitôt on entreprendra de la saper par une force nouvelle, une nouvelle majorité à former" (Humain, trop humain, § 472). De ce jeu stérile et ridicule où rien ne naît que vides et luttes à courte haleine, il ne peut rien sortir de grand, puisque c'est précisément la petitesse qui est à la source de cet ordre niveleur autocentré...

L'aristocrate véritable dérange au sens suprême, et non par de faciles provocations; il dérange par essence : son détachement intégral et sa marginalité authentique, ... lorsqu'elle laisse deviner son invisibilité et l'exercice plénier de la liberté de son esprit politique et de sa caste, sont intolérables à l'instinct démocratico-niveleur qui s'en obsède: "Ils pensent beaucoup à toi en leur âme étroite - tu leur es toujours un motif de suspiscion" (Ainsi parlait Zarathoustra, p. 69).
 
Malgré l'indifférence aristocratique et la mansuétude de l'esprit libre, ce dernier demeure un ennemi pour l'instinct démocratique. ... leur âme étroite pense : "Tout ce qui existe de grand est coupable. Même si tu leur es indulgent, ils se sentent encore méprisés par toi; et ils te rendent les bienfaits par des méfaits cachés. Ta fierté muette n'est jamais à leur goût" (ibid., p. 70-71). En quoi apparaissent de manière toujours plus crue la crispation dogmatique de l'instinct démocratique et son origine autocratique fondamentale.

Mais que la volonté de puissance soit appauvrie chez certains au point de produire des formes aussi dégénérées de civilisation que celles que nous ont léguées les médiocres idéologues de la Révolution française auxquels il est urgent d'opposer l'aristocratisme d'un esprit vraiment libre, que l'instinct du troupeau l'emporte sur la grandeur, c'est en cela pour Nietzsche que la situation mondiale devient dramatique, à tel point qu'il parvient à se demander si "la décadence prochaine de la civilisation terrestre dans son ensemble pourrait amener un enlaidissement bien plus grand et enfin un abêtissement de l'homme jusqu'à la nature simiesque" (Humain, trop humain, I, § 247).

(Paul-Augustin d'Orcan in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 631-656).

 

Partager cet article
Repost0
25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 14:42
Communiqué de presse de Wallerand de Saint-Just

Ainsi, Xavier Bertrand, ministre important et haut responsable politique du département de l’Aisne, a-t-il été contraint d’authentifier son appartenance à la franc-maçonnerie révélée par la presse. En confirmant, il dit : « un ministre ne peut mentir », quelle hypocrisie : il ment alors depuis 1995, moment de son « initiation » ! En outre, X. Bertrand n’est pas membre de n’importe quelle loge, mais duGrand-Orient, l’obédience la plus à gauche, la plus sectaire aussi. 

Comment X. Bertrand concilie-t-il cette affiliation, son appartenance à l’UMP et ses « convictions religieuses » ? C’est du grand écart. Cet incident démontre que de très nombreux hauts responsables politiques appartiennent secrètement à des mouvements dont l’influence occulte est grande et qui servent souvent, de manière critiquable, on le sait, des intérêts très personnels. Ceci est néfaste et antidémocratique.

                                                    ***
Lire
Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, auteur du livre "Peut-on être chrétien et franc-maçon?", sur l'impossibilité d'être à la fois catholique et membre d’une loge maçonnique.
Partager cet article
Repost0
25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 12:18
"L'Europe et l'euro devaient nous protéger... Résultat : "beurres, yaourts, pâtes, céréales, biscottes, pains de mie, riz et autres jambons ont vu leurs prix s'envoler de 5% à 48% entre novembre et janvier

"Je peux vous dire, puisqu'on arrive à la fin des négociations pour 2008 avec les industriels, que les prix vont continuer à augmenter au premier trimestre 2008 à un rythme d'à peu près 4% mensuel", a affirmé Michel-Edouard Leclerc à France Info." (Afp)

Partager cet article
Repost0
25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 11:25
L'invective(video youtube) lancée par le chef de l'Etat à un badaud au Salon de l'agriculture "casse-toi pauvre con!" répondant à l'apostrophe du badaud lachant "touche-moi pas... tu me salis", est un parfait contre-exemple éducatif pour la jeunesse. 

Imaginons un éducateur, un professeur, ou même un policier répondre ainsi à un élève, ou une personne qui a un propos désobligeant. Quel exemple ! Est-ce imaginable ?

Louis XIVLouis XIVdans ses Instructions ou Mémoires au Dauphin pour l'année 1661 écrivait : [P]lus que tous les autres hommes, les souverains doivent "instruire leurs enfants par l'exemple et par le conseil. ... Favoriser et élever le mérite, faire du bien en un mot, ne devait pas seulement être la plus grande occupation, mais le plus grand plaisir d'un prince. ... Nous devons considérer le bien de nos sujets, bien plus que le nôtre propre" (Louis XIV cité inFrançois BlucheLouis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 180-181). C'est l'éducation par l'exemple ici prônée par Louis XIV au dauphin. 

Mesure-t-on l'abysse qui se trouve entre cette conception du rôle du chef de l'Etat et sa position au temps de la monarchie et la pratique républicaine façon Nicolas Sarkozy, en 2008? Même un François Mittérand ou un Jacques Chirac ne se faisaient pas tutoyer par un badaud lachant "touche-moi pas... tu me salis". Non, vraiment, il n'y a plus de respect de rien dans cette "république égalitaire", même du chef de l'Etat.


Il sera dit que Nicolas Sarkozy n'était pas venu à la rencontre de son peuple pour guérir les écrouelles, mais l'insulter...

image: Henri_IV_touche_les_escrouelles.jpg
       Henri IV touche les escrouelles
Partager cet article
Repost0
23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 20:08

BELGRADE (AFP) - Sous la pression de Washington, les Serbes jouent la carte de Moscou


Samedi, un proche du président russe Vladimir Poutine a estimé que reconnaître l'indépendance du Kosovo revenait à "armer un fusil" dont "personne ne sait ni où ni quand le coup partira".
Les "djihadistes du terrorisme" islamique selon lui installés au Kosovo pourront maintenant agir au grand jour, a encore lancé Anatoli Safonov, envoyé spécial du président Poutine pour la coopération internationale contre le terrorisme et le crime organisé.
La veille, M. Poutine, qui soutient fermement Belgrade dans le rejet de l'indépendance du Kosovo, n'avait pas mâché ses mots et affirmé qu'il s'agissait d'un "précédent horrible", qui va revenir "dans la gueule" des Occidentaux et aura des "conséquences imprévisibles".
"La Russie entre en guerre pour le Kosovo!", titrait samedi le quotidien belgradois Press en citant le représentant de la Russie à l'Otan, Dmitri Rogozine, qui avait déclaré que Moscou se réservait le droit d'"utiliser la force" si l'Otan ou l'Union européenne "défient" l'ONU sur le Kosovo.
Le journal cite Alksandar Vucic, un haut responsable du Parti radical serbe (SRS), la formation la plus représentée au Parlement, qui déclare: "Seuls les Russes peuvent mettre un terme aux mesures de type fasciste de l'Otan au Kosovo".
Un leader des Serbes du Kosovo, Goran Bogdanovic, a lui aussi salué l'attitude de Moscou.
"La déclaration de Rogozine est perçue comme une mise en garde à l'Occident de maintenir sa présence au Kosovo dans le cadre de la résolution 1244, autrement cela peut aggraver les tensions et conduire même à un conflit de proportions mondiales", a-t-dit au même journal.
La résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU a mis fin au conflit de 1998-99 entre les forces serbes et la guérilla séparatiste albanaise du Kosovo et a prévu que cette province serait administré par l'ONU mais resterait sous souveraineté serbe.
Cette résolution représente l'un des arguments de Madrid pour refuser de reconnaître l'indépendance du Kosovo, explique le secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères, Bernardino Léon Gros, dans un article signé samedi dans le quotidien indépendant belgradois Blic.
... "Outre les raisons légales, la proclamation d'indépendance est contraire à tout ce que la communauté internationale a proclamé dans les Balkans depuis les années 1990" lors du démantèlement sanglant de l'ex-Yougoslavie.
Outre l'Espagne, quatre autres pays membres de l'UE -- la Roumanie, Chypre, la Grèce et la Slovaquie -- ont annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas le nouvel Etat.
Samedi encore, le ministre serbe pour le Kosovo, Slobodan Samardzic, s'en est pris aux Etats-Unis, qui ont soutenu l'indépendance proclamée par la majorité albanaise au Kosovo, province du sud de la Serbie.
"Le gouvernement de la Serbie ne va pas cesser de tenir les Etats-Unis pour responsables d'avoir violé le droit international et séparé une partie du territoire de la Serbie d'une manière violente", a-t-il déclaré à l'agence Tanjug.

Partager cet article
Repost0
23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 10:13
Nous nous battons pour la survie de la civilisation occidentale européenne, classique et chrétienne

L'homme moderne nie que loi morale doive primer la loi civile, en cela il tire un trait sur toute la philosophie classique (philosophes grecs) et thomiste (philosophie chrétienne médiévale). "Le maçon soutient ... le primat et l’autonomie de la raison par rapport à toute vérité révélée. Le concept de « norme » ou, pis encore, de loi morale, devient ainsi de lui-même une valeur négative." (Mgr Dominique Rey, entretien sur l'Eglise et la franc-maçonnerie). 

Deux mille ans d'une civilisation effacée d'un trait pour bâtir le Contrat social, une société nouvelle, régénérée, une société de "Lumières" épurée de "l'obscurantisme" et "des heures sombres de notre histoire"... Avec la "Renaissance", la Réformation puis la Révolution (les trois R), on entre dans la période de ce qu'Antoine Blanc de Saint-Bonnet appelle la
Grande protestation : l'homme érigé en être souverain se retrouve face à l'homme. Il cesse d'être un ami, il devient un loup pour l'homme.

Le nationalisme mal compris (erreur sur l'amour de la
nation) propose au peuple la nation comme une idolâtrie à placer au-dessus de tout. Cette prétention a pu déboucher sur les totalitarismes du XXe siècle, déconnecté de toute référence à Dieu. Or, comme le dit Jean-Paul II dans ses Mémoires, la nation est une société naturelle et n'est donc pas le fruit d'une simple convention (Jean-Paul II, Mémoire et identité, Le testament politique et spirituel du pape, Flammarion, Mayenne 2005, p. 87). C'est la condamnation de l'Etat moderne bâti autour du Contrat social rousseauiste.

La République (pays légal) a prétendu créer cette société nouvelle (Contrat social de Rousseau), tout en niant le pays réel, la société naturelle qu'est la France, et en lui substituant un concept étranger, une idée cosmopolite, une idéologie (liberté, égalité, fraternité) : elle a nié sa culture, son passé et ses racines au profit d'un
impérialisme (la "Déclaration des droits de l'homme"). Nous luttons donc contre cet impérialisme et le prétendu "libéralisme" qui le porte. Ce "libéralisme" est une erreur sur la liberté (effort-conquête qui fait l'homme pleinement homme), il nie donc l'homme et menace directement la survie de toute société.

Ce qui aujourd'hui doit faire notre combat, ce qui doit nous différencier des idéologues et ce qui reste du clivage gauche-droite, c'est la reconnaissance qu'au-dessus de la loi civile (loi des hommes), il y a une loi morale (loi divine) qu'il s'agit de respecter sous peine d'entraîner la ruine et de l'homme et de la société. Il faut savoir qu'en prônant cela nous nous heurtons de front à la République "laïque" et aux républicains qui à l'inverse prônent le relativisme. Il ne reste aujourd'hui plus que deux formes d'esclavagisme : le libéralisme (Ex: le salarié du XXIe s. attaché à la glèbe de son contrat de travail) et l'islamisme. Il y a donc d'un côté le gauchiste "libéral" qui prétend que la loi civile est supérieure à la loi du ciel et l'homme de droite pour qui la découverte de cette loi constitue l'
authentique liberté et ce qui fait l'homme pleinement homme (humanisme libéral maçonnique contre humanisme classique et chrétien) . 

Vu l'urgence de la situation, l'importance de créer une "communauté de la pérennité française" (termes de Jean Raspail in "La Patrie trahie par la République"), il faut choisir son camp. D'autant plus que l'immigration-invasion orchestrée par la Secte pour nous éliminer et créer l'homme cosmopolite consumériste et interchangeable est un fait de plus en plus évident.

Tous les hommes authentiquement nationalistes et patriotes, dans un amour sainement compris de la
patrie, de l'homme et de la société, choisiront donc de revenir aux fondamentaux, aux principes classiques et thomistes qui ont fait la France, mais aussi toute la civilisation européenne. Et de replacer le Christ au centre de l'édifice à construire, en reconnaissant avec Sainte Jeanne d'Arc, Patronne secondaire de la France, que "le Christ est vrai Roi de France".
Partager cet article
Repost0
23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 00:49

MOSCOU (AFP) - Le président russe Vladimir Poutine a déploré vendredi la proclamation d'indépendance du Kosovo, un "horrible" précédent qui va revenir comme un boomerang "dans la gueule" des Occidentaux.

Le président russe Vladimir Poutine a déploré vendredi la proclamation d'indépendance du Kosovo, un

"Le précédent du Kosovo est un précédent horrible. De facto, il fait voler en éclats tout le système des relations internationales existant, pas seulement depuis plusieurs dizaines d'années, mais depuis des centaines d'années", a fustigé Vladimir Poutine au cours d'un sommet informel à Moscou de la Communauté des Etats indépendants (CEI, ex-URSS moins les Etats baltes).

Evoquant les pays qui ont reconnu la proclamation d'indépendance du Kosovo, le président russe a estimé que la situation aurait des "conséquences imprévisibles".

"Ils ne pensent pas aux conséquences de ce qu'ils font. Au final, c'est comme un bâton à deux extrémités, et l'une des extrémités va un jour leur revenir dans la gueule", a ajouté le président russe à l'adresse des Européens et des Américains.

La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et traditionnel 0allié de Belgrade, est fermement opposée à l'indépendance du Kosovo.

Plus tôt, le représentant de la Russie à l'Otan, Dmitri Rogozine, connu pour ses positions nationalistes, avait déclaré que la Russie se réservait le droit d'"utiliser la force" si l'Otan ou l'Union européenne "défient" l'ONU sur le Kosovo.

"Si aujourd'hui l'Union européenne adopte une position unie (sur la reconnaissance du Kosovo, ndlr) ou si l'Otan dépasse son mandat au Kosovo, ces organisations vont défier l'ONU et nous allons alors nous aussi partir du fait que nous devons utiliser une force brutale qu'on appelle une force armée, pour qu'on nous respecte", a affirmé Dmitri Rogozine, cité par l'agence Interfax.

"Nous n'avons aucun doute que prochainement des bases militaires de l'Otan seront déployées au Kosovo", a-t-il ajouté, cité par Itar-Tass au cours d'une vidéoconférence depuis Bruxelles.

"Cela ne fait pas partie de leur mandat. Si ces informations sont confirmées, nous aurons un dialogue assez difficile avec nos partenaires et une évolution dramatique dans les discussions entre la Russie et l'Otan est possible", a-t-il mis en garde, cité par l'agence Ria Novosti.

Parallèlement, la Russie a "regretté" les violences survenues jeudi à Belgrade, mais en a fait endosser la responsabilité aux pays qui ont reconnu "unilatéralement" l'indépendance du Kosovo.

... Des émeutes ont éclaté jeudi à Belgrade à l'issue d'un grand rassemblement contre l'indépendance du Kosovo, faisant un mort et 118 blessés.

Partager cet article
Repost0
22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 23:11
Portrait posthume de Nicolas Machiavel (détail), par Santi di Tito"Ancêtre moderne du républicanisme et du nationalisme (la nation entendue ici comme une idolâtrie placée au-dessus de tout : nationalisme républicain), ce par quoi il [Machiavel] marque sa différence avec la pensée politique traditionnelle c’est dans son refus catégorique de considérer que la morale puisse avoir un rôle à jouer dans le domaine des affaires politiques. La politique doit être pour lui une activité pleinement autonome, tant à l’égard du religieux que de la morale courante. Si dans ses discours publics, le Prince peut invoquer des principes moraux, ce n’est que pour asseoir sa légitimité aux yeux du peuple ou pour tromper ses ennemis.
 
En matière politique, donc, tous les moyens sont bons dès lors qu’ils sont efficaces et permettent d’atteindre à moindres frais les buts recherchés. Cette autonomie radicale de la politique - totalement étrangère à la pensée des Anciens comme à celle des grands docteurs scolastiques - ne fait que traduire l’apparition avec Machiavel d’une nouvelle conception de l’État. Celui-ci est désormais considéré comme une valeur en soi, indépendante des fins poursuivies, et une valeur absolue. Et si l’État apparaît ainsi comme une fin en soi, c’est que, pour Machiavel, on ne peut rien construire de durable avec des hommes foncièrement mauvais, aux fidélités toujours vacillantes et aux égoïsmes individuels toujours vigilants et agissants. Envieux, jaloux, cupides et fourbes, les hommes sont aussi des lâches et, seules la crainte de la puissance publique, la soumission à la raison d’État peut les amener à participer au bon fonctionnement de la Cité. Or, tout doit être subordonné à la survie de la Cité, à
sa puissance, à son prestige, dussent les hommes y perdre leur âme, ou ce qu’ils s’imaginent
être leur âme. Pour autant, et bien que discrètement incroyant, Machiavel s’accommode fort bien
d’une religion d’État, celle qui domine dans l’État considéré, mais c’est à la condition que la religion soit une force morale placée elle-même au service de l’État : une religion civile en quelque sorte.

Ainsi, deux choses inédites apparaissent dans la pensée politique occidentale et sonnent les trois coups de la Modernité.
 
D’une part, une conception irréductiblement pessimiste de l’homme - Rousseau et ses successeurs préciseront plus tard : de l’homme tel qu’il est dans une société corrompue. L’homme cesse d’être considéré comme l’ami spontané d’un autre homme, pour être perçu désormais comme étant un loup pour l’homme.

D’autre part, apparaît ce qui deviendra un mot d’ordre célèbre, bien plus tard, avec Autrement dit : abandonnant le principe de finalité, l’homme moderne estime qu’il ne faut plus chercher à organiser le monde de façon à ce qu’il soit le plus conforme au modèle divin que montre le cosmos. Il convient de prendre le monde et les hommes tels qu’ils sont et de chercher à les conduire là où ils ne voudraient pas aller s’ils étaient conscients de ce qui les attend. C’est l’avènement du réalisme politique, lequel ne connaît en fin de compte que des rapports de force dans le cadre de relations entre égoïsmes nationaux aussi peu moralement légitimes les uns que les autres.Charles Maurras, “Politique d’abord”.
 
L’influence de la pensée de Machiavel, le “ machiavélisme ”, sera considérable aussi bien auprès des philosophes comme Descartes (avec quelques réserves), Hobbes ou Rousseau, qu’auprès d’hommes politiques comme Bismarck ou De Gaulle, pour ne citer que ces deux noms. Certes, les bonnes intentions ne font pas nécessairement une bonne politique et la tâche d’un responsable politique n’est pas la même que celle d’un moraliste.
 
Néanmoins la grandeur d’un chef d’État est précisément de savoir décider et agir au coeur même d’une tension permanente et inévitable entre les contraintes immédiates qui exigent des solutions efficaces et ce que requiert la loi morale." (La Gazette Royale, fichier pdf, N° 112, août-septembre 2007, p. 6).

___________

Machiavel est aussi l'ancêtre d'un Jacques Chirac qui, alors qu’il était candidat à la présidence de la République en 1995, déclara à propos de l’avortement et de la Loi Veil : "Non à une loi morale qui primerait la loi civile..." (Journal du Dimanche", 2 avril 1995)

image: Adam_Weishaupt.JPGSi l'on s'arrête sur ce mot de Jacques Chirac, on s'aperçoit qu'il résume toute la métaphysique de la république maçonnique et "laïque", déjà incarnée au XVIIIe siècle par le fondateur de l'illuminisme allemand, Adam Weishaupt auteur de la formule "la fin justifie les moyens", (in Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme, 1798, tome III) - formule qui servira à justifier les pires horreurs au XXe siècle -, et en 1789 par le franc-maçon "Illuminé" Mirabeau (1749-1791).

image: Comte_de_Mirabeau.JPG"Aucune barrière ni droit naturel ni règle constitutionnelle" ne devait s'opposer, selon Mirabeau, à une majorité législative (en l'occurence ici issue d'une minorité activiste dans le pays...) 

Ce régime n'est qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'Etat de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique, au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime. C'est ce que Hayek appelle une 'démocratie illimitée', et ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une 'souveraineté illimitée'" (Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 14) 

"En démocratie, ... [l]e peuple souverain peut manquer aux lois de la morale et même à celles de la raison sans enfreindre aucune loi politique" (ibid., p. 497). 

Sous l'angle de la philosophie et de l'histoire, cette évolution marque une rupture avec la philosophie classique et thomiste pour laquelle la loi de la société doit être en conformité avec celle du ciel (
Antigone contre Créon), sous peine de ruiner la cité et la civilisation.
 Elle constitue une nouveauté radicale jusque-là inédite puisqu'elle tire un trait sur deux millénaires de civilisation occidentale classique et chrétienne...


Surtout on doit retenir qu'un régime qui bafouerait la loi morale ou simplement le droit naturel devient ipso facto illégitime et tombe dans la tyrannie. Il est dès lors, - selon la philosophie classique et thomiste -, un droit et un devoir pour le peuple tyrannisé de se révolter et de renverser le tyran... Le régime républicain relativiste et athée en place ferait bien d'y songer.
Partager cet article
Repost0
22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 21:47

La conjuration antichrétienne des francs-maçons et illuminés de Bavière: 3 volumes réunis en un seul recomposé informatiquement

 
Sur son blog, Yves Daoudal relève un mot d'Alain Bauer, ancien Grand maître du Grand Orient de France qui prouve l'alliance de l'église maçonnique et de la république: 

« La franc-maçonnerie, c’est en quelque sorte l’Eglise de la République », dit Alain Bauer.

 

Pour être un bon républicain, il faut donc être franc-maçon... Voir le commentaire de Bernard Antony.

Partager cet article
Repost0
22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 21:08
Ivan Rioufol s'interroge sur son blog sur l'opportunité d'une suppression du "droit du sol".

"D’accord avec les interventions de ce matin (sous: Halte au feu!) sur la nécessité de revoir le droit du sol et l’octroi quasi automatique de la nationalité. Des hommes politiques comme François Bayrou ou François Barouin ont admis que ce droit mettait en péril l’équilibre identitaire de certains départements d’outre-mer, en raison des femmes venant de pays voisins pour y accoucher. En réalité, la question peut se poser pour la métropole elle-même. Pour ma part, j’estime qu’une réflexion devrait s’ouvrir sur une application du droit de la volonté (le jus voluntatis, un temps retenu par la révolution française), qui permettrait d’accéder à la nationalité après avoir fait acte d’allégeance (au contenu à définir après un débat national).

Je conseille sur ce sujet la lecture du livre de Malika Sorel, "Le Puzzle de l’intégration". Je  cite aussi cette universitaire dans mon livre sur la "Fracture identitaire". Pour avoir vécu au sein de la communauté maghrébine, Malika Sorel assure: "Pour quelle raison le fait de naître sur le sol français ferait-il que l’on se pense ou se vive comme français? Nous savons très bien que l’héritage culturel ainsi que l’affection pour son pays se cultivent et se transmettent au sein des familles". Pour elle, le droit du sol "empêche le processus de construction de l’identité de s’accomplir". Il "constitue l’un des obstacles majeurs à l’intégration"."

                                                       ***

Il est naturel que l'homme expatrié recherche à conserver son identité, sa culture et tente de se regrouper au sein de sa communauté. Ce qui n'est pas naturel, c'est la volonté républicaine de nier cette propension et de tenir qu'un chinois né en France, ou qu'un Algérien né en France est Français parce que né en France.

Partager cet article
Repost0
22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:02

"L'historiographie reste celle des vainqueurs,... et de fait, notre connaisance de la pensée réactionnaire reste relativement rudimentaire comparée à celle que nous avons des libéralismes ou des socialismes. ... Nous connaissons Joseph de Maistre et Louis de Bonald, mais après eux, d'autres ont pris part au débat. Parmi ces derniers, il faut mentionner Antoine Blanc de Saint-Bonnet (1815-1880), un continuateur méconnu de la pensée contre-révolutionnaire ou, comme on l'a dit justement, inconnu. 

... Qui le connait? Blanc de Saint-Bonnet figure à titre d'exception dans les dictionnaires courants, et les études, à lui consacrées, sont rares.

'La démocratie triomphe, et je viens combattre la démocratie. Les aristocraties sont repoussées, et je viens dire que ce sont elles qui ont créé les peuples... Partout la fausse liberté et la Révolution s'annoncent, et je viens, avec ma conscience seule, combattre la Révolution! Fondée sur des chimères et soutenue par l'imposture, elle conduit les peuples à leur perte et l'humanité à sa fin' (
Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Restauration française, Tournai, Casterman, 1872, p. 5-6).

SITUATION DE LA SOCIETE MODERNE: "POURQUOI SOMMES-NOUS MALHEUREUX?"

'La culture du gain',... la pratique du profit qu'amène l'essor industriel est 'sous une forme intelligente, sous un aspect légal, [...] une anthropophagie', autrement dit, 'l'exploitation de l'homme par l'homme'. ... Les industriels et les financiers 'ne regardent pas si les âmes se perdent, mais si les affaires se font'. L'argent est désormais une valeur suprême. 

L'homme moderne désespère: 'Le bonheur a fui la terre'. Les temps sont tristes et rouvrent 'cette plaie du suicide qi avait comme disparu avec l'Antiquité', et qui se répand de plus en plus, tout comme les cas de démence. Bref: 'Notre époque est une victime'. 

... [T]ous ces maux ont une explication: ils sont l'apanage de la Révolution. ... La Révolution est positivement responsable: premièrement parce que les hommes et les femmes ne souffraient pas tant auparavant (dans un temps pré-révolutionnaire que le philosophe n'idéalise pas mais qu'il estime plus conforme à la nature de la personne humaine); secondement, et c'est plus grave, parce que la Révolution a,... fait le serment d'apporter le
bonheur au genre humain. En effet, elle 'a échoué dans toutes ses tentatives, dans toutes ses promesses, et jusque dans ses généreux désirs. Elle a jeté... les ouvriers dans la misère, la France dans l'angoisse et les familles dans le malheur' alors que les révolutionnaires avaient juré que 'les richesses montaient au comble, que le monde arrivait au bonheur!'

... Le Peuple... la liberté devait lui donner le bonheur (visé dans le préambule de la DDH); mais, bannissant la protection et rallumant la concurrence, elle a fait éclater chez lui une lutte semblable à celle de l'état sauvage... 

GENEALOGIE DE LA REVOLUTION

La Révolution n'est pas une évènement historique accidentel. Ce moment marque sans doute un commencement 'en opposition à l'Ancien Régime), mais, il est aussi un aboutissement, un résultat: 'Avant d'éclater, la Révolution s'est formée dans les régions de la métaphysique'. C'est un mot catalysant les erreurs qui se sont développées pendant les trois siècles précédents, en gros l'époque moderne.

Certes, la
Renaissance a été une période favorable au développement de l'art, de la littérature, de la peinture et de l'architecture,... mais elle constitue ausi la racine d'un mal préjudiciable dans l'ordre des idées. Cette 'fille posthume du paganisme' équivaut, ni plus ni moins, à une régression historique: elle n'est qu'un retour intellectuel à l'Antiquité, tout particulièrement à l'idée de Nature, notion qui depuis lors, a remplacé partout l'idée de Dieu. De là est sorti la 'grande protestation', ... l'esprit individuel de l'homme voulant se dégager du point de vue divin et de toute transcendance. Ce qu'il est convenu d'appeler le naturalisme (négation d el'ordre surnaturel).

La première manifestation ... a produit le
protestantisme, que Saint-Bonnet appelle aussi Réformation. Celle-ci s'est déployée par la suite en plusieurs phases pour aboutir à la Révolution, dont la formule logique accomplie serait le socialisme. ... [L]'auteur croit en une continuité entre la révolution religieuse du XVIe siècle et la révolution politique du XVIIIe siècle: Réformation et Révolution sont les moments d'une seule et même Protestation indissolublement religieuse (libre-pensée: négation de l'autorité spirituelle de l'Eglise) et politique (libre volonté: négation de l'autorité temporelle de la société).

Cette Protestation générale se développe en trois phases principales successives :

1- tout d'abord le rationalisme (conception erronée de la raison), 
2- ensuite le libéralisme (conception erronée de la liberté) 
3- et enfin le socialisme (conception erronée de la nature morale et sociale de l'homme).

LE RATIONALISME OU "L'INTELLIGENCE EN DEHORS DE LA RAISON"

[L]a philosophie a perdu la notion de l'Être au profit du Moi, abandon qui se trouve au coeur du célèbre aphorisme de
René Descartes: cogito ergo sum. Blanc de Saint-Bonnet a conscience qu'il sera mal reçu enc ritiquant cette base de la pensée moderne. Pour autant faut-il vraiment reconnaître ce postulat comme une base? C'est toute la question du deuxième chapitre du livre titré La Raison que l'auteur a publié en 1866: "Il faudrait maintenant savoir... si le je pense joue ici en réalité le rôle qu'on lui attriue; si la pensée est au commencement". 

... Or, rétorque Blanc de Saint-Bonnet, loin de prouver l'existence par le raisonnement, de fonder l'être sur la pensée, on doit fonder, symétriquement, la pensée sur l'idée de l'être. Pourquoi? Tout simplement parce que le je pense inclut déjà l'idée de l'être avant toute déduction : dans je pense, il y a ce je, et c'est parce qu'on a pu prononcer ce je que la pensée a pu naître. Etant un principe pensant, le moi ne peut pas dire je pense sans avoir au moins inconsciemment l'idée de son existence. ... L'existence précède le raisonnement et même le supplante: un homme privé de raison, ou un enfant qui ne penserait pas, n'existeraient-ils donc pas? L'argument aussi simpliste soit-il, fait mouche.

... La démarche philosophique de Descartes... [o]ubliant l'idée de l'Être, et l'idée de cause qui nous fait remonter à la Cause première, à l'Auteur du je, la pensée ne voit plus qu'elle-même et se proclame principe et cause. Cette conclusion devait charrier des suites fâcheuses car 'de tout principe faux naissent des conséquences déraisonnables'.

- Si c'est le moi qui apporte la base, alors, tout dans la science procédera du moi (cartésianisme); 
- c'est le moi qui trouve dans ses raisonnements les évidences (rationalisme);
- ou dans ses sensations, la vérité (sensualisme);
- le moi est le centre, et ce qui est en dehors de sa circonférence l'indiffère (individualisme); 
- ce qui est affirmé par le moi appartient à l'existence (idéalisme);
- ce qui est extérieur au moi est douteux (relativisme):

'Tel est l'enchaînement et la marche évidente de deux siècles de philosophisme émanant du je pense.' L'erreur cartésienne entre donc dans le cercle de la Protestation dans le sens où cette base trop subjective, en faisant sortir l'existence du monde de ce 'moi' pensant, 'se rallie dans l'ombre au libre-examen de Luther', et frayer la voie à un mécompte grave sur la notion de liberté.

LE LIBERALISME OU L'ERREUR SUR LA LIBERTE

Le libéralisme philosophique qui se présente comme la doctrine de cette liberté, n'est pour Blanc de Saint-Bonnet, que la systématisation d'une incompréhension de cette notion fondamentale. 

L'auteur s'inscrit tout à fait en faux contre la définition qui veut voir dans la 'la liberté' la capacité de l'homme à faire ce qu'il veut sans en être empêché par qui que ce soit ou par quoi que ce soit (L'infaillibilité, p. 262, n° 1). Il lui oppose la philosophie classique, qui, postulant que les choses et les êtres ont une nature, considère qu'être libre consiste pour chaque homme à devenir ce qu'il est par nature ou à retrouver cette nature perdue, car les philosophes grecs, comme les théologiens catholiques, pensent que l'homme n'est pas né parfait. Ce que nie la philosophie du moi en écartant l'idée d'un ordre objectif. Blanc de Saint-Bonnet pose alors la question: l'homme a-t-il une loi ou peut-il la créer lui-même?

... En une formule thomiste, Blanc de Saint-Bonnet appelle liberté la capacité de se mouvoir dans le bien

'La liberté humaine,... est la faculté de faire le bien alors qu'on a la possibilité de faire le mal. ... Mais de ce que l'homme pourra choisir le mal, il ne s'en suit aucunement qu'il ait le droit de le faire. ... Voici le fait. Dieu impose sa loi à la nature, et il la propose à l'homme. La liberté est donc... le pouvoir qu'a l'homme d'accomplir sa loi. ... [L]e pouvoir d'accomplir de soi-même sa loi n'est point le droit de la violer ... : interprétation qui serait digne du néant, d'où nous sommes, et non de l'être que Dieu veut en faire sortir!' (L'infaillibilité, p. 262-263).

Il y a donc deux notions différentes : le libre arbitre (faire le choix entre le bien et le mal) et la liberté (agir en conformité avec la loi, ou faire le bien). ... Donc l'homme ne naît pas libre, à l'inverse de la thèse développée par
Rousseau, mais il 'naît pour le devenir', ce qui est tout différent.

La liberté n'est pas un fait primitif et inconditionné: c'est une puissance qui n'a de motif d'être que pour se conformer à l'ordre dicté par la raison. ... Sans doute l'homme est ainsi fait qu'il peut se sosutraire à son devoir mais, s'il lui arrive de le faire, c'est par un abus de son libre arbitre non par le résultat d'une liberté illimitée qui n'existe pas.

L'erreur des 'libéraux' anglais ou français du XVIIIe siècle résulte de la confusion des deux notions précitées: si l'homme avait le choix entre le bien et le mal, il aurait la liberté du bien et du mal. Seulement, 's'il en était ainsi, l'effort serait le même dans l'une et dans l'autre alternative. Mais nous savons que le bien seul coûte un effort, qui peut aller jusqu'au sacrifice de la vie; tandis que pour aller au mal, l'homme n'a qu'à se laisser choir...' Cette méprise représente une des formes de la Protestation et élève en même temps une menace contre l'homme.

Enfin, l'homme ne peut pas se donner de lui-même sa loi. ... Si elle se faisait sa loi, la volonté serait l'Absolu: alors elle n'aurait pas besoin de loi!' De même, il ne peut pas changer l'essence de l'organisation sociale en lui attribuant une loi différente: 'Le législateur ne peut pas plus faire une loi pour la société que le physicien n'en peut en faire une pour la nature. Le monde moral, comme le monde physique, a sa loi; il s'agit de la connaître et de la suivre'. D'où l'aberration du constitutionnalisme et du parlementarisme, héritiers des prémisses idéologiques du rationalisme, et partant du libéralisme

... La liberté des philosophes classiques n'est pas une prérogative acquise au berceau et de manière innée par l'enfant qui vient de naître, mais elle est une conquête qui s'offre à l'homme, et s'obtient par un travail incessant sur soi-même: 'La liberté est le fruit de l'effort et de la douleur'. Elle apparaît donc en contradiction avec l'égalité pour la raison que les hommes accèdent à cette liberté inégalement, et justifie le principe aristocratique. Le libéralisme, cette 'falsification de la liberté' dessine unn prolongement diamétralement inverse : comme la 'liberté' des modernes est une qualité essentielle à l'homme, tous la possèdent également, et doivent la posséder pour une part égale pratiquement. Le libéralisme menace donc la société. Il met 'l'erreur et le mal sur le même pied que le vrai et le bien, ou, dans le fait, [remet] à l'erreur et au mal le pouvoir d'étouffer le vrai et le bien', et supprime le mérite qui découle de l'effort produit pour atteindre une liberté sainement comprise: 'Dès que la liberté, qui suppose tant de vertus, est proclamée innée et non acquise, elle ouvra aussitôt la porte à l'armée innombrable des ambitieux, des paresseux et des scélérats, de tous les destructeurs de la liberté'.

En plus, cette erreur sur la liberté conduit fatalement au socialisme qui achève le parcours logique du libéralisme et ferme le cercle de la Protestation: 'Ces droits innés, ces droits sans cause, établissent de fait l'égalité brutale parmi les hommes: le mérite ne les distingue plus! Cette égalité monstrueuse, négation de la liberté et de l'individualité, conduit à une fausse égalité politique, c'est-à-dire au despotisme; et cette égalité politique, à une fausse égalité économique, c'est-à-dire au communisme'. La boucle est bouclée." (Source: Jonathan Ruiz de Chastenet, doctorant enseignant de l'Université d'Angers, membre du CERIEC (UPRES EA 922), in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 546-562).

Ainsi, la Révolution, c'est aussi - paradoxalement -, la négation de l'individu, la négation de l'homme. [Tout en prônant l'individualisme], "[o]n sait que toute l'entreprise des Lumières fut... d'évacuer l'homme en tant qu'individu (voire de l'éradiquer), au nom vague et généraliste de l'Humanité. La loi du collectif contre l'individu : voilà quelle fut l'ambition, avouée ou non, consciente ou non, des rédacteurs de l'Encyclopédie - et aussi de tous les idéalistes (vite rattrapés par l'idéologie), qui élaborèrent et rédigèrent les grimoires de leur alchimie à rebours, entre les années 1730 et l'accomplissement de 1789. ... Une humanité enfin corrigée de ses défauts se devait d'être, enfin, débarrassée de ces enfantillages, purgée de l'humain, trop humain de la faute originelle, cette tache ancestrale, indigne du monde idéal, de la société à venir, où la mort elle-même ne serait plus vaincue par le Christ, mais par la science... Les bourreaux de 1793 ne furent-ils pas de fervents hygiénistes? la guillotine n'était-elle pas elle-même (selon les mots des philanthropes qui en proposèrent l'usage à Louis XVI), un 'progrès' dans l'humanitarisme? ... On croit rêver, et l'on cauchemarde d'avance sur les raisons devenues folles de ces Etats tout-puissants, qui prétendront établir, de force et d'autorité, pour tous leurs citoyens, ce 'meilleur des mondes' prétendument 'pur', propre, aseptisé et égalitaire, en rendant l'existence invivable, et la planète inhabitable" (Pierre-Emmanuel Prouvost d'Agostino, L'autre Baudelaire in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 585-586).

LE SOCIALISME OU LA THESE DE L'IMMACULEE CONCEPTION DE L'HOMME

Il n'y a pas donc pas lieu d'opposer les penseurs libéraux aux doctrinaires socialistes, ceux-ci proviennent de ceux-là.

... Après avoir ôté la religion au peuple, et lui avoir prêché la jouissance, le libéralisme a de plus détruit l'Autorité en plaçant le pouvoir dans la majorité. Le socialisme arrive ici au pas de course de la logique: puisqu'il n'y a pas de Dieu, dit-il, et que je dois jouir, qu'en outre je suis la véritable majorité, je viens, suivant toutes les forces légales, édicter une loi qui répartisse à meilleur droit le capital. je viens détruire la propriété individuelle, c'est-à-dire l'injustice et l'inégalité, et faire asseoir enfin la foule tout entière au banquet de la vie sociale !

A partir de l'erreur libérale, le socialisme généralise non seulement le principe égalitaire contenu dans les prémisses du libéralisme, mais, en outre, avec
Rousseau,... il renouvelle complètement la vision que la philosophie avait de l'homme. 

..."Le XVIIIe a dit l'homme est né bon, et c'est la société qui le déprave. 'C'est le contraire de la proposition de Rousseau qu'il faut prendre: l'homme naît méchant, et le société le répare. Ou plutôt, il naît dans le mal, la société le recueille, et c'est l'église qui le répare'.

Troisièmement, cette croyance en la bonté native de l'homme a beau jeu de s'attaquer à la société, elle n'explique pas pour autant le problème du mal (dans la société) : si l'homme a pu être perverti, c'es qu'il n'était pas parfait, donc il n'est pas né bon, sinon il serait resté. ... 

Sans le mal, le socialisme a raison, mais le mal existe et l'homme n'arrive que difficelement au bien ('Je pousserai la thèse jusqu'au bout: sans la Chute, sans le mal, vos systèmes sont complètement vrais. Mais aussi dans la Chute, ils restent complètement faux'): les 'systèmes panthéistes, socialistes, rationalistes, parlementaristes,... tous, absolument, tombent devant ce fait, le Mal'.
[Note de Christ-Roi. Ce qui a pu faire par exemple qu'en Urss malgré la puissance du totalitarisme communiste, un ouvrier de base jalousait la belle Mercedes de l'apparatchik...] L'idée de la Chute de l'homme est une des idées maîtresses de l'auteur: pour lui, c'est le plus grands des faits de l'histoire, et même le premier. Seule, elle est capable d'expliquer l'énigme du monde. ... Parmi les peuples de l'Antiquité, on peut retrouver 'l'universel usage du sacrifice, attestation permanente de la chute, et de la nécessité d'une réparation, les rudiments des vérités natureles, et qurelques lambeaux voilés ou défigurés des traditions primitives'. Nier le dogme catholique - universel - du péché originel, c'est, pour Blanc de Saint-Bonnet, se condamner à ne pas saisir l'homme, à ne pas connaître la société: 'Loin de ce dogme, les lois, les droits, l'éducation, la répression, l'autorité, la propriété, l'existence même du peuple, ... nous présentent des faits qui ne s'expliquent plus: la société entière est incompréhensible'.

[L]'homme ne naît pas bon ou parfait, mais naît pour le devenir. ... L'homme est imparfait et il est social: c'est ce que n'aurait pas compris le socialisme, qui est,... une double erreur, une erreur sur l'homme et une erreur sur la société des hommes. [Saint-Bonnet] dénonce donc la thèse du socialisme, qu'il appelle doctrine de 'l'immaculée conception de l'homme'. Il la regarde comme étant le dernier stade de la décadence intellectuelle occidentale qui devait accoucher du carnage révolutionnaire. ... 'Et le Contrat social, arrivant sur le terrain avec son impossibilité pratique, produisit 1793'.

'En dehors du christianisme, l'homme est toujours anthropophage'. ... Le mot 'philanthropie' qu'elle affecte tant, ... démontre l'éclatante hypocrisie de la Révolution: elle est un faux ami car son oeuvre ne vise en réalité qu'à la 'démolition de l'homme'. Par ses théories qui tournent à vide, elle 'détruit l'homme jusque dans son essence'. En niant la validité des motifs véritables justifiant la dignité humaine - notamment le principe du mérite qui est la conséquence indispensable de la liberté -, 'la Révolution ne réussit qu'à découronner l'homme'.

... Il y a connexité entre la Révolution qui repose sur la fiction de la volonté générale, et le totalitarisme moderne: la démocratie succomberait si elle ne résistait pas au chox produit par l'addition de toutes les volontés libérées. Il lui est donc nécessaire de recourir à la centralisation. ... Tel est l'expédient fourni par la Révolution et promptement saisi par le despotisme, savoir: une centralisation anéantissant les individualités, afin de résister aux ébranelements que suscite toujours le régime parlementaire. 

La centralisation favorise alors logiquement l'uniformité. La Révolution en instituant la licence et non la liberté, peut prendre deux directions: d'une part favoriser cette liberté illimitée de l'homme, et elle tombe dans l'anarchie; d'autre part détruire l'individualité pour maintenir par la force l'unité sociale. Dans les deux cas, c'est arriver à 'l'anéantissement de la société humaine'. l'anarchie dissout la strucue sociale et la centralisation massifie le peuple quid evient 'troupeau': elle fait de toute la nation comme une seule pâte, elle ramène à une sorte d'unité de substance où toute personnalité disparaît'.

La Révolution ... est une 'abominable imposture'. ... La civilisation occidentale, c'est-à-dire le génie de l'Antiquité et de la Chrétienté, avait consisté à domestiquer l'hybris de l'individu. Tout au contraire, la Protestation ruine ce progrès pour restaurer la barbarie qui sommeille par nature au fond de l'orgueil."

(Source: Jonathan Ruiz de Chastenet, doctorant enseignant de l'Université d'Angers, membre du CERIEC (UPRES EA 922), in Le Livre noir de la Révolution française
, Cerf, Paris 2008, p. 546-572).

                                                ***

L'historien archiviste de la Province dominicaine de France Jean-Michel Potin, dans une formule lapidaire résume toute l'incohérence de la philosophie moderne et partant de la déclaration des droits de l'Homme (article 1er): "Si les hommes naissaient libres, c'est que cela se ferait naturellement et il est donc contradictoire de le décréter par écrit. Ce qui est écrit est justement ce qui n'est pas naturel et a besoin de cet écrit pour exister" (Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 421). 

Et Rivarol illustra la chose par cette raillerie : "Dire que tous les hommes naissent et demeurent libres, c'est dire en effet qu'ils naissent et demeurent nus. Mais les hommes naissent nus et vivent habillés, comme ils naissent indépendants et vivent sous des lois' (Journal politique national, n° 19, cité in Le Livre noir de la Révolution française, ibid., p. 468).

La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789Enfin, terminons cet exposé sur le sens métaphyique de la Révolution, par une réflexion de Joseph de Maistre, le premier qui identifia le principe essentiellement impérialiste de la Déclaration des droits de l'homme et au nom duquel les républicains justifièrent la colonisation et justifient aujourd'hui la croisade de la liberté et de la démocratie en Irak par exemple. [L]'écrivain est sensible à la contradiction qui apparaît d'emblée dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, lorsque son préambule affirme que c'est l'Assemblée nationale de la France qui proclame ces droits universels ("les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme"). Comment, en effet, une nation peut-elle ainsi se faire le dépositaire de ce qu'elle présente par ailleurs comme un bien commun de l'humanité? En identifiant les intérêts nationaux à ceux du genre humain, les révolutionnaires français ne se sont nullement élevés à l'universalité d'un principe unificateur : ils ont surtout dévoilé, selon Maistre, les potentialités funestes d'un impérialisme portant en lui les germes de la division et de la violence. Dans l'horreur sans limite de la Terreur, puis des campagnes napoléoniennes, Maistre voit donc la conséquence directe de la proclamation de ces droits universels, qui ne sont rien d'autre à ses yeux, que la 'guerre civile du genre humain' (Lettre du 25 avril 1814 à Mme de Constantin, dans O.C., t.. XII, p. 424). 'Voilà les droits de l'homme et les dons de la France' (Lettre d'un royaliste savoisien, Lettre 1, p. 107). 

L'idée même de droits de l'homme... n'est pour Maistre qu'une abstraction maléfique, car il n'existe aucun 'droit naturel' permettant de fixer la légalité dans des termes qui vaudraient en toutes circonstances pour l'humanité. L'homme étant par essence un animal sociable, il n'existe au contraire que des droits du citoyen qui varient dans l'histoire, selon les pays et les formes de gouvernement" (Joseph de Maistre cité in Pierre Glaudes, Le Livre noir de la Révolution française, ibid., p. 480-481).

                                                      ***

Articles connexes 

L'imposture de la devise "Liberté Egalité Fraternité" 
La franc-maçonnerie et le projet de domination mondiale du Pouvoir occulte
Liberté, Egalité, Fraternité... ou la mort!
Le mensonge de la "Liberté" : la corruption de la liberté par les libéraux
La volonté générale et l'asservissement de la liberté
L'imposture démocratique
Le pouvoir de l'argent dans nos démocraties 
1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie

Partager cet article
Repost0
22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 10:17
Mgr Ranjith parle à nouveau : La communion dans la main doit être revue

Entretien de S. Exc. Mgr Albert Malcolm RANJITH PATABENDIGE DON
secrétaire de la S. Congrégation pour le culte divin et la discipline des Sacrements


Bruno Volpe : Monseigneur, malheureusement, la Sainte Messe, en Italie et dans de nombreux autres pays du Monde, continue à ne pas être célébrée comme elle devrait l’être, par des prêtres qui se mettent au centre des attentions et qui inventent des textes impromptus et des rites qui ne sont absolument pas conformes au Magistère.

Mgr Ranjith : C’est vrai et je pense qu’il est vraiment mauvais que des prêtres, heureusement pas tous, continuent à dénaturer, avec des extravagances inexplicables, la liturgie qui – on devrait se le rappeler – n’est pas leur propriété mais appartient à l’Église.

B. V. : Voudriez-vous lancer un appel public ?

Mgr R. : Je rappelle à ces prêtres qu'ils doivent, et j'insiste, respecter la liturgie officielle de l'Eglise catholique. A propos des abus et des interprétations personnelles : la messe n'est pas un spectacle, mais un sacrifice, un don et un mystère. Ce n'est pas un hasard si le Saint-Père Benoît XVI nous rappelle sans cesse de célébrer l'Eucharistie avec dignité et décorum.

B.V. : Venons en à un cas pratique. Certains prêtres s'adonnent à des homélies excessivement longues et pas toujours adaptées aux lectures du jour.

Mgr R. : Tout d'abord je pense qu'une homélie bonne et saine ne devrait jamais dépasser 8-10 minutes ; ceci dit, il est nécessaire que le célébrant étudie en profondeur l'Evangile du jour et qu’il s’y tienne toujours, sans fioritures inutiles ni tournures de mots inutiles. L'homélie est partie intégrante et complémentaire du sacrifice eucharistique, mais il ne doit absolument pas le dominer.

B. V. : Mgr, abordons la question de la communion dans la main. Qu’en pensez-vous ?

Mgr R. : Je crois tout "simplement" que cette pratique doit être revue. Comment procéder ? Pour commencer, un bon catéchisme. Vous savez, hélas, beaucoup de gens ne savent même plus Qui ils reçoivent dans la communion, qui est le Christ, et ainsi approchent de la table de communion sans grande concentration et avec très peu de respect.

B.V. : De manière particulière, que faut-il faire ?

Mgr R. : Nous avons besoin de retrouver le sens du sacré. Je parle seulement en mon nom, mais je suis convaincu de l'urgence du réexamen de la pratique de la communion donnée dans la main, du retour à la distribution de l’hostie aux fidèles directement dans la bouche, sans qu’ils la touchent, rappelant par là que Jésus est vraiment dans l'Eucharistie et que chacun doit Le recevoir avec dévotion, amour et respect.

B. V. : Ne serait-il pas opportun de revenir à l’agenouillement au moment de la communion ?

Mgr R. : Je pense que oui. Ce geste constituerait une véritable marque de respect pour le don et le mystère de l'Eucharistie.

B.V. : Mais certains, même à l'intérieur de l'Eglise, semblent exprimer de "l'embarras" à la seule idée de voir rétabli l'agenouillement devant le Saint-Sacrement.

Mgr R. : Au-dela de la fonction que j’occupe au Vatican, en tant que catholique, je me demande et je me pose la question : pourquoi avoir honte de Dieu ? S’agenouiller à la communion serait un acte d’humilité et de reconnaissance de notre nature en tant qu’enfant de Dieu.


lien via le Forum catholique

Partager cet article
Repost0
22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 09:59
"L’indépendance du Kosovo est là pour nous rappeler que la terre est aux vivants, pas aux morts. En vertu de cette loi d’airain de l’histoire qui régit l’humanité depuis l’aube des temps, le Kosovo, occupé à 90% d’Albanais, est donc albanais. Les Serbes invoquent leur mémoire de cette terre, mais pour qu’une telle mémoire ait un sens, il faut des hommes vivants et présents pour la lui donner. Sinon elle se perd dans l’oubli. Rares sont les nations, comme les Ethiopiens ou les Chinois, dont la généalogie remonte aux premiers temps historiques.
D’ailleurs il faut bien dire qu’à ce jeu, les Serbes ne peuvent pas gagner. Ils sont eux-mêmes des envahisseurs slaves du VIe siècle, tandis que, paradoxalement, ces Albanais qui se sont rendus étrangers aux Européens depuis qu’ils ont embrassé l’islam, sont bel et bien les Illyriens de l’Antiquité. Ce qui signifie qu’ils étaient là avant les Serbes, en réalité.
Pauvre Serbie quand même, et quel terrible retour de flamme que d’être ainsi brûlée par cet incendie ethnique qu’elle avait elle-même allumé contre l’empire habsbourgeois ! Elle qui s’était taillée – en toute injustice- un éphémère empire « yougoslave » (les « Slaves du Sud » !), quand on la voit ainsi déchiquetée depuis 1990 par les nationalismes successivement slovène, croate, bosniaque, macédonien, monténégrin, kosovar (et pourquoi pas voïvode ?) on ne peut s’empêcher de penser qu’elle expie douloureusement sa faute d’avoir ouvert à Sarajevo un 28 juin, au moins par sa responsabilité morale, le sinistre Siècle de 1914." (
Yves-Marie Adeline)
Partager cet article
Repost0
21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 17:57
« Nous devons enfin désirer le maintien de la République en France pour une deuxième raison qui est majeure : la France monarchique était et sera toujours catholique; sa politique lui donnait une grande influence en Europe, en Orient et jusqu'en Extrême-Orient. Un moyen de contrecarrer son influence au profit de la nôtre, c'est d'abaisser le catholicisme et la papauté qui en est la tête. Si nous pouvons atteindre ce but, la France est à jamais annihilée. La monarchie nous entraverait dans ces tentatives. La République nous aidera... J'entreprends contre l'Eglise catholique une guerre qui sera longue et, peut-être, terrible! On m'accusera de persécution et j'y serai peut-être conduit, mais il le faut pour achever d'abaisser la France et établir notre suprématie religieuse et diplomatique, comme notre suprématie militaire. Et bien! Je le répète : ici encore les républicains m'aideront ; ils joueront notre jeu ; ce que j'attaque par politique, ils l'attaquent par formalisme anti-religieux. Leur concours est assuré. Entretenez dans les feuilles radicales françaises à notre dévotion la peur de l'épouventail clérical, en faisant propager les calomnies ou les préjugés qui font naître cette peur... Faites aussi parler, dans ces feuilles, des dangers de la réaction..., des crimes de l'absolutisme, des empiètements du clergé. Ces balivernes ne manquent jamais leur effet sur la masse ignorante. Oui! Mettez tous vos soins à entretenir cet échange de services mutuels entre les républicains et la Prusse! C'est la France qui paiera les frais! ... »
Instruction citée par GAUDIN DE VILAINE, au sénat, le 6 avril 1911,
Journal Officiel du 7 avril 1911 
(Source: cafebleu)
Partager cet article
Repost0
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 20:57
"En réalité il n’y a plus besoin qu’il y ait beaucoup d’adeptes des loges au gouvernement, tant l’idéologie maçonnique est devenue l’idéologie officielle dans la politique et dans les médias.

Un jour, les plus naïfs découvriront que la « laïcité positive » de Sarkozy est aussi un concept maçonnique, malgré les grimaces de façade du Grand Orient. Parler « des » religions, les mettre toutes sur le même plan dans un même brouillard de « spiritualité », c’est parfaitement conforme à l’anti-dogmatisme maçonnique. Et le melting pot des religions est, à notre époque, bien plus efficacement anticatholique que la vieille persécution laïciste. Sur ce point, Sarkozy est en avance sur la franc-maçonnerie de grand-papa, encore engluée dans ses combats d’il y a un siècle." (Yves Daoudal).

Ce que dit Yves Daoudal est très juste, mais il n'en demeure pas moins que le fait qu'un président de la république "française" mette la religion dans le débat public en lui donnant un rôle social est inédit... Cette nouveauté doit nous mettre la puce à l'oreille. Les francs-maçons sentent l'assise sociale de leur propagande laïciste s'effriter de jour en jour sous les coups de boutoir de l'islam en France. La "laïcité" républicaine tend alors, afin de conserver la haute main sur le pouvoir, à se rapprocher du modèle maçonnique américain plus ouvert et décomplexé sur le phénomène religieux. Le but des oppresseurs n'est-il pas de conserver le pouvoir le plus longtemps possible?

Qu'en conclure? 

Que cette manoeuvre soit pilotée ou non par le Grand Orient (il y a fort à parier que la
contestation "laïque" ne soit que du théâtre, une orchestration programmée...) cette nouveauté peut s'analyser comme une première lézarde dans la tentative maçonnique d'édification de la société en dehors de Dieu et finalement comme une première manifestation historique de faiblesse de la maçonnerie française. Cette nouveauté prouve surtout que le discours "laïque" n'était ni tout à fait au point ni tout à fait cohérent.

Ne boudons donc pas notre plaisir, mais soutenons au contraire Sarkozy dans ses nouvelles découvertes! 

Lire : 

*
Julien Dray appelle "le camp laïque" à "descendre dans la rue"

Partager cet article
Repost0
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 20:41
"[L]’ennemi contemporain n’est pas l’idéologie raciste mais l’idéologie victimaire. D’autres descendants de victimes réclament leur dû, d’autres communautés exigent leur part de Shoah. Le geste de Sarkozy apparaît aux Indigènes de la République, aux héritiers des esclaves, aux ex-colonisés et aux défenseurs de la cause palestinienne, comme un cadeau supplémentaire à ceux qui sont déjà les chouchous de la mémoire. “Trop, c’est trop”, disent-ils de plus en plus fort.

... Aujourd’hui, il faut oser le dire : la mémoire et l’histoire de la Shoah, ce n’est pas bon pour les Juifs." (
Alain Finkielkraut)

                                                    ***

Partager cet article
Repost0
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 18:48
NOUVELOBS.COM| 20.02.2008 | 18:22

"Tous ceux qui sont attachés à la loi de 1905 et au respect des principes fondateurs de la République" vont "devoir descendre dans la rue dans les mois à venir", a déclaré le porte-parole du
PS...

Invité de l'émission Questions d'Info (LCP/France Info/AFP), le député de l'Essonne a déclaré que "dans les mois à venir, l'ensemble du camp laïque va devoir descendre dans la rue pour exprimer cette nécessité et cet impératif" de défendre la
loi de 1905de séparation des Eglises et de l'Etat.
Julien Dray défini le "camp laïque" comme "tous ceux qui sont attachés à la loi de 1905 et au respect des principes fondateurs de la République". De droite ou de gauche ? "C'est ouvert à tout le monde", a-t-il répondu."

A quand une descente dans la rue pour réclamer la séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat?

                                                 
image: GODF_referendum_2005.JPG

Partager cet article
Repost0
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 16:15
CITE DU VATICAN, 20 fév 2008 (AFP) - Benoît XVI: "la vraie laïcité" a été définie par saint Augustin

Le pape Benoît XVI a conseillé mercredi la lecture de saint Augustin, un "père de l'Eglise" ayant vécu aux IVè et Vè siècles, pour comprendre ce qu'est "la vraie laïcité" et la compétence respective de l'Eglise et du pouvoir politique dans la société.
Le livre "La Cité de Dieu" de saint Augustin "est aujourd'hui encore une source pour définir correctement la vrai laïcité", a expliqué le chef de l'Eglise catholique aux pèlerins venus assister à son audience générale.
... Il y ... affirme que la cité de Dieu et la cité terrestre "avancent ensemble, enchevêtrées l'une dans l'autre jusqu'à ce que le jugement dernier survienne et les sépare".
Benoît XVI s'est décrit mercredi comme un admirateur de saint Augustin. "Je suis de ceux à qui ses oeuvres plaisent beaucoup", a-t-il dit, en citant notamment "Les Confessions", où l'évêque d'Hippone relate son itinéraire spirituel et sa conversion au christianisme en 387.
Partager cet article
Repost0
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 15:22

Dantec dresse un constat fort pertinent :

"Maintenant que ce peuple s’est libéré des griffes du communisme, le voilà pris dans les rets de la «politique» onuzie, c’est à dire
cette époque nouvelle qui a décidé d’exterminer les souverainetés historiques au profit d’un morcelage ethnique pacifié, démocratique, poursuivant paradoxalement la politique des génocidaires communistes, avec d’autres moyens, mais des visées assez semblables

* extraire les peuples de leurs matrices historiques, 
* les reconfigurer selon des quotas raciaux et linguistiques, 
* les soumettre aux lois de la «communauté internationale»

* leur allouer la liberté d’obéir ou d’être punis

1984 va très vite ressembler à un épisode de la Petite Maison dans la Prairie." (
M.G. Dantec via fdesouche.com)

... Ou comment le communisme a muté en un totalitarisme libéral mondial pour continuer les
buts de la Secte... 

"Leur but était, et est encore, de produire une régénération universelle par l’extermination du christianisme, le bouleversement des Etats... et une égalisation générale."

Partager cet article
Repost0
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 13:17

"Je crois, moi, plutôt à une école qui innove", a déclaré l'ex-candidate socialiste à la présidentielle sur LCI, déplorant le "retour au vieilles recettes" prévu, selon elle, par la réforme.

"Plutôt que de rêver de l'école du bon vieux temps", Mme Royal a invité le gouvernement à "regarder les techniques pédagogiques nouvelles". (Latribune.fr)

Les socialistes n'ont pas assez détruit tout enseignement scolaire, ils n'ont pas assez détruit toute autorité des professeurs avec leurs "nouvelles méthodes d'éducation"... issues de mai 68..., ils veulent encore passer à "l'école qui innove"... C'est un cauchemar! Dans la tête de la socialiste, qu'est-ce qu'une "école qui innove"? C'est une école de l'endoctrinement éducatif, républicain & citoyen! C'est une école qui fabrique de parfaits petits républicains, tous identiques, formatés et programmés aux dogmes et au catéchisme de la religion républicaine. C'est surtout une école qui par idéologie égalitariste a éliminé toute évaluation, tout système de note, une "école" qui a éliminé l'enseignement scolaire de base (lecture, écriture, calcul)... Bref, une "école" qui n'enseigne pas, mais qui éduque!...

Le thème de l'innovation, dans la tête de la socialiste, remonte à celui du "
progrès" (maçonnique...) Pas étonnant quand on sait que l'histoire du socialisme est entièrement liée à la franc-maçonnerie.

Partager cet article
Repost0
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 12:42
Plusieurs centaines de milliers de personnes doivent se réunir jeudi en milieu de journée dans le centre de Belgrade, devant le Parlement, où l'on finissait d'installer mercredi l'estrade où les dirigeants serbes doivent prendre la parole.

... La tension est montée dans le nord du Kosovo, où les Serbes constituent la majorité de la population, quand plus d'un millier d'entre eux, soutenus par des compatriotes de Serbie, ont incendié mardi deux postes frontières que la force de l'OTAN, Kfor, a décidé de fermer.

... "Je pense que cette mesure (la destruction des postes-frontières) est légitime. C'est peut être désagréable mais c'est légitime", a dit, au risque d'échauffer les esprits, le ministre serbe pour le Kosovo, Slobodan Samardzic.

Partager cet article
Repost0
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 09:58

33.royaliste.com

"Nous remercions l'écrivain et journaliste Jean SÉVILLIA qui nous a accordé un entretien expliquant la portée du "Livre noir de la Révolution Française" qui vient de paraître et qui constitue l'ouvrage de référence pour comprendre cette déchirure de l'histoire de notre pays.


1) Quelle est votre contribution à ce livre ?
>21b456a777c91e54d4eaf3e1b844a4e8.jpg
Il y a deux ans, lorsque j’ai rencontré le père Renaud Escande, maître d’œuvre du futur Livre noir de la Révolution française, il m’a demandé quelle contribution je pourrais apporter à l’ouvrage. J’ai tout de suite eu l’idée que j’ai mise en œuvre avec un texte esquissant la réponse à cette question : « Fêtera-t-on le tricentenaire de la Révolution ? ». A l’époque, j’étais plongé dans la préparation de mon livre paru en 2007, Moralement correct, et j’étais hanté par l’ampleur des changements de la société et des mentalités que nous avons connus au cours des dernières décennies. En projetant le même espace-temps non plus vers le passé, mais vers l’avenir, je me suis dit qu’il serait intéressant de s’interroger sur ce qui restera de la Révolution française en 2089. Question qui peut s’entendre à double sens : que restera-t-il de la Révolution, mais que restera-t-il aussi de la France ? La prospective est un exercice à risque : tant de prédictions, heureuses ou malheureuses, ont été déjouées… Mais il n’est pas interdit de s’interroger dès lors que l’on sait que certains faits ont des conséquences inéluctables.

2) Quelle continuité existe-t-il avec vos ouvrages précédents ?
Je suis à la fois journaliste, essayiste et historien. Ma contribution au Livre noir de la Révolution française s’inscrit dans cette perspective : l’historien a travaillé sur 1889, le journaliste a plongé dans ses souvenirs de 1989, et l’essayiste a tenté de réfléchir à 2089.
0e78a7c22b0fc772d92f8238a1085554.jpg
3) Quelle est l'idée qui est à la base de ce livre ?
En dépit du fait que tous les historiens sérieux, fussent-ils ardemment républicains, conviennent que la Révolution française pose un problème, l’imagerie officielle, celle des manuels scolaires du primaire et du secondaire, celle de la télévision, montre les événements de 1789 et des années suivantes comme le moment fondateur de notre société, en gommant tout ce qu’on veut cacher : la Terreur, la persécution religieuse, la dictature d’une minorité, le vandalisme artistique, etc. Aujourd’hui, on loue 1789 en reniant 1793. On veut bien de la Déclaration des Droits de l’homme, mais pas de la Loi des suspects. Mais comment démêler 1789 de 1793, quand on sait que le phénomène terroriste commence dès 1789 ?
Pour répondre à votre question, l’idée de base du Livre noir de la Révolution est de montrer cette face de la réalité qui n’est jamais montrée, et rappeler qu’il y a toujours eu une opposition à la Révolution française, mais sans trahir l’Histoire. Qu’on le veuille ou non, qu’on l’aime ou non, la Révolution, c’est un pan de l’Histoire de la France et des Français. On ne l’effacera pas : au moins faut-il la comprendre.

4) Ce livre, auquel plusieurs professeurs ont participé, montre-t-il que le monde universitaire est en train de changer ?
Le monde universitaire a changé depuis longtemps. Rappelez-vous le Bicentenaire : de Pierre Chaunu à Jean Tulard, de Reynald Secher aux historiens étrangers que l’on découvrait alors, tel Alfred Cobban, tous les grands noms de la recherche historique se situaient, à des degrés divers, dans une position critique à l’égard de la Révolution française. Il faut rappeler le rôle essentiel et paradoxal de François Furet : cet homme de gauche, rallié au libéralisme mais jamais à la contre-révolution, a fortement participé au naufrage du mythe révolutionnaire dans les milieux intellectuels. Mais il ne s’est pas fait que des amis ! Depuis 1989, cependant, une génération a passé. D’où l’idée, avec ce Livre noir, de reprendre la question à nouveaux frais, avec des signatures en partie nouvelles.

5) En quoi un ouvrage sur la Révolution peut-il encore intéresser les Français d'aujourd'hui ?
Dans une société qui subit une véritable dépression culturelle, il existe encore un public cultivé, et qui lit. Si le Livre noir touche ce public, ce sera déjà bien. On observe, depuis des années, un véritable engouement autour du Moyen Age. A travers la foule qui déambule dans les châteaux de la Loire ou à Versailles, ou dans la vogue de la musique ancienne, on trouve un intérêt pour la civilisation pré-révolutionnaire. Il faudra bien arriver à ce que ce public regarde en face l’histoire de la Révolution. Quitte à être dérangé dans ses certitudes. Mais si j’en crois l’accueil rencontré par mon livre Historiquement correct, un ouvrage qui frise sans doute le demi-million de lecteurs, il y a du monde, en France, qui est prêt à remettre en cause quelques mythes historiques établis. J’espère que Le Livre noir de la Révolution française, dont je ne suis qu’une des multiples voix, y contribuera."

                                                   ***

Dans ce livre collectif, réalisé sous la direction de Renaud Escande, Jean Sévillia signe une contribution intitulée : "Fêtera-t-on le tricentenaire de la Révolution ?"

Les autres auteurs : Jacques Alibert, Pascale Auraix-Jonchière, Michaël Bar-Zvi, Henri Beausoleil, Christophe Boutin, Jean-Pierre et Isabelle Brancourt, Jean des Cars, Bruno Centorame, Pierre Chaunu, Jean Charles-Roux, Jean-Sylvestre Coquin, Stéphane Courtois, Marc Crapez, Dominique Decherf, Ghislain de Diesbach, Bernard Fixes, Alexandre Gady, Jean-Charles Gaffiot, Pierre Glaudes, Jacques de Guillebon, Fabrice Hadjadj, Trancrède Josseran, Philippe Lauvaux, Emmanuel Le Roy Ladurie, Xavier Martin, Frédéric Morgan, Alain Néry, Arnaud Odier, Paul-Augustin d'Orcan, Dominique Paoli, Jean-Christian Petitfils, Jean-Michel Potin, Pierre-Emmanuel Prouvost d'Agostino, Frédéric Rouvillois, Jonathan Ruiz de Chastenet, Reynald Secher, Jean Sévillia, Renaud Silly, Rémi Soulié, Sarah Vajda, Jean Tulard, Jean de Viguerie et Grégory Woimbee. 
Ainsi que de nombreux textes et documents inédits.

Editions
Les Editions du Cerf, 2008.
 
 
Quelques commentaires sur ce livre

 

Il était logique qu'après un Livre noir du communisme, paru en 1997, suivit un Livre noir de la Révolution française, onze ans plus tard, livre noir rédigé par plus de quarante collaborateurs. N'en attendons pas un réquisitoire passionné contre dix ans de notre histoire, mais une remise en perspective de faits dont la violence parle d'elle-même et la réhabilitation d'idées qui ont été jusqu'à ces dernières années soigneusement occultées.

Jean Tulard
Valeurs actuelles, 1er février 2008

Un projet flou, mal bâti, et qui a la sottise de pronostiquer l'avenir des commémorations de la Révolution.

Ph.-J.C.
Le Monde des livres, 8 février 2008

Si les articles sont d'une valeur parfois inégale, ce beau travail se caractérise par sa richesse et sa hauteur de vue.

Jean-Marc Bastière
Le Figaro Magazine, 9 février 2008





Partager cet article
Repost0
19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 19:08

Le Figaro dans l'article "MAM : «Ceux qui ont parlé à Villiers toucheront leur argent»", du 19/02/2008, indique que Michèle Alliot-Marie a confirmé mardi en petit comité au ministère de l'Intérieur : «ceux qui ont parlé à Villiers toucheront leur argent». Selon elle, au moins trois personnes seraient concernées, et sans doute bien d'avantage, la police faisant la distinction entre les informations «chaudes» et les informations «très chaudes».

En novembre, après les incidents dans le quartier, un appel témoins exceptionnel avait été diffusé. Il promettait une prime de «plusieurs milliers d'euros» à quiconque livrerait des informations sérieuses pour retrouver les auteurs des coups de feu contre les policiers. Le «premier flic de France» a confirmé mardi que le montant total s'élèverait à «plusieurs milliers d'euros». Les «petits indics» ne toucheront pour leur part que «quelques centaines d'euros»."

"Ces hommes 'vertueux', constate Bonald, après avoir fait des hommes nouveaux ont voulu fonder des sociétés nouvelles, où la délation a été une vertu, le pillage une vertu, l'assassinat même une vertu, et ces vertus ont eu leurs héros..." (Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 501).

Partager cet article
Repost0
19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 18:33
Le Kosovo à majorité albanophone a déclaré son indépendance. Les bonnes consciences démocrates américaines et "françaises " se sont précipitées pour reconnaître cette indépendance. Question: si demain la Seine Saint-Denis à majorité arabe musulmane déclare son indépendance au nom du principe wilsonien du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" (traité de Versailles 1919), les mêmes vont-ils se précipiter pour reconnaître cette indépendance? 

Autre question, qui nous concerne plus précisément : si aujourd'hui, les Français las de l'occupation de leur pays par une Secte immigrationniste et mondialiste, décident de proclamer l'indépendance de la France au nom du même principe appliqué au Kosovo..., les bonnes consciences l'accepteront-elles? Les forces d'occupation républicaines le permettront-elles?
Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents