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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 11:51

"Est-ce que toutes les parties se rendent compte que l'indépendance est inéluctable?", a demandé M. Sarkozy (Kosovo: Sarkozy réaffirme le caractère "inéluctable" de l'indépendance", Le Monde AFP 15.06.07 | 16h18).

Il s'agit là de ce que l'historien
Jacques Heers appelle, dans son dernier livre Un homme un vote?, "la guerre totale; la traque des démons": 

"[L]a croisade ne se met en route que préparée par une intense campagne de propagande pour couvrir l'ennemi d'opprobre et le rendre responsable de crimes abominables, certains inventés de toutes pièces. ... En 1993... en Europe pour soutenir les musulmans des Balkans et les Turcs contre les chrétiens orthodoxes, les publicitaires ont à nouveau usé de forgeries éhontées et fait admettre les pires invraisemblances ou incongruités. Ils ne faisaient pas dans la nuance; les organes de presse, ceux qui lancent les nouvelles et ceux qui copient jour après jour, criaient contre les affreux Serbes coupables des tirs d'obus sur les populations désarmées, sur les marchés surtout, coupables aussi de viols en quantités vraiment stupéfiantes, de tortures, d'incendies, de pillages. ... On y apprenait que les musulmans modérés étaient, à tout prendre, plus fréquentables que les chrétiens des Balkans. Que tous les crimes étaient à mettre au compte des Serbes qui, sciemment, prenaient pour cible le marché de Sarajevo. On découvrait, chaque jour ou peu s'en fallait, un nouveau charnier... 

"Lors de cette guerre de Bosnie... furent commises un grand nombre d'atrocités, tant par les Croates que par les Serbes et par les "Bosniaques" musulmans. On ne voit pas qui pouvait de bonne foi, ne porter les regards que d'un seul côté et accuser les uns pour innocenter les autres... Mais les Etats-Unis avaient fait leur choix et l'ont imposé. Nous avons suivi, valets serviles. Pas ou peu de fausses notes. Toute la sympathie allait aux Bosniaques islamistes. On les a à longueur de discours stéréotypés, présentés comme les victimes malheureuses d'une "épuration ethnique"... Cetains se donnaient bien du mal pour les montrer tolérants, adeptes d'un Islam modéré alors que leur chef, Alija Izebegovic, avait dans un livre très largement diffusé, vraie profession de foi, dit clair et net son désir d'isntituer une république islamique en Bosnie..., garante d'un Islam pur et dur, pas du tout modéré. Mort en 2002, Izebegovic fut reconnu par son peuple comme un héros.

"... Six ans plus tard, même manoeuvres, même acharnement dans le parti pris. On a, en 1999, à nouveau accusé les Serbes d' "épuration ethnique", pour permettre aux musulmans, albanais pour la grande part mais qualifiés de "kossovars", de prendre possession de tout le Kossovo.

"... Longtemps après, plusieurs organes de presse dirent ce qu'était devenu ce Kossovo tombé sous la coupe des gangs mafieux. Mais certains journaux, des plus convenables pourtant, ont cru bon de s'en dispenser et n'ont jamais publié un mot sur les persécutions infligées aux Serbes minoritaires par ces bons et pacifiques, modérés Kossovars. Un silence qui fait douter de la bonne foi de ces professionnels chargés de bien informer. Les Racines et des ailes n'ont, semble-t-il, pas songé à réserver une part d'émission pour montrer les monastères du Kossovo, racines certes chrétiennes mais racines tout de même de ce pays, à l'état de ruines. 

"Qu'importe? L'opération fut un succès et les Serbes restent condamnés dans l'opinion d'Occident pour encore des lustres..." 

(
Jacques Heers, Un homme un vote? Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 91-95).

En juin 2007, plus de dix années après la "paix" de Bosnie, voici le nouveau président de la République dite "française" qui vient proclamer: "Est-ce que toutes les parties se rendent compte que l'indépendance est inéluctable?"... Je pense que nous l'avions tous compris depuis des années...


Voir aussi: TIRANA (AFP) - Kosovo: Bush refuse de dialoguer sans fin et menace d'agir sans accord russe

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 18:16

La Porte Latine

Cela devient une tradition. La grande procession de la Fête-Dieu dans les rues de Toulouse s’est à nouveau déroulée cette année, avec le faste qu’on lui connaît désormais.
Le magnifique char de procession était à nouveau de sortie, précédé de ces nombreux enfants de chœurs et des cavaliers d’apparat. Derrière, la fanfare appuyant le chant des quelque 700 fidèles venus se presser pour cette grande cérémonie. Un témoignage de foi et de majesté au cœur de la ville de Toulouse

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 18:04

 

Via le Forum catholique

Le Motu Proprio en vue de libéraliser la messe tridentine a été signé par Benoît XVI et sera très prochainement publié. Une lettre d'explication adressée à tous les évêques du monde accompagnera le texte, ont confirmé des sources vaticanes proches du dossier . I.MEDIA, le 15 juin 2007.

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 11:33
... "Si les citoyens ne croient plus en la politique, c’est parce que, à droite ou à gauche, on leur a trop souvent menti. Dire la vérité, quoi qu’il en coûte, c’est cela la vraie rupture." (François Fillon dans un entretien au Figaro, publié le 14 juin 2007, Fillon : "La vraie rupture, c’est dire la vérité").

Il faudra expliquer à François Fillon qu'à ce compte-là, la vraie rupture c'est la monarchie, car la république, régime de verbiages, de tractations et de compromissions permanentes est à elle seule, un Grand mensonge, qui stimule et favorise tous les autres, en même temps que tous les défauts.

                                                                         ***


Articles connexes 

"Le mensonge de la "Liberté" : la corruption de la liberté par les libéraux "
"La volonté générale et l'asservissement de la liberté "
"
Liberté, Egalité, Fraternité... ou la mort!"
"L'imposture démocratique"
"
Le pouvoir de l'argent dans nos démocraties"  
"1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie "
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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 08:04

La république dite "française" est un régime fondé sur
- l'illusion (des chimères comme l'article 1er de la Ddh),
- la mystification (le mythe)
- et le mensonge. La corruption de la liberté.


"Le libéralisme, dit Charles Maurras, est la doctrine morale politique qui fait de la Liberté le principe fondamental par rapport auquel tout doit s'organiser, en fait, par rapport auquel tout doit se juger, en droit. ... [L]e libéralisme supprime en fait toutes les libertés. Libéralisme égale despotisme. Je le démontre" : 

                              En religion

"Dans l'ordre religieux, la liberté-principe peut tout admettre, hors l'aliénation de la liberté elle-même. Un homme qui aliène sa liberté personnelle n'est plus un homme, dit la philosophie libérale. Il a perdu son rang, sa dignité. Mais, objectera-t-on, il fit acte de liberté en immolant sa liberté? Il n'avait pas ce droit de l'immoler. La liberté, c'est l'intangible. "Pas de liberté contre la liberté"... Dès lors, point de voeux monastiques, point de Congrégations... C'est le sophisme protestant des Renouvier et des Buisson. Mais qu'on y prenne garde: ce raisonnement est sophistique parce que le point de départ en est faux : il n'est point vrai que la liberté soit un principe fondamental. Mais si la prémisse était vraie, la conclusion le serait aussi. C'est très logiquement, très rigoureusement que M. Buisson a déduit la loi de 1901 du principe libéral. Dans le principe libéral, la liberté des ordres religieux serait chose immorale. Dans le principe libéral, cette liberté doit être étouffée. Et voilà donc une première 'liberté' dont la conquête exige au préalable le renversement du principe libéral...

                              En économie politique

Dans l'ordre économique, la liberté principe veut que la concurrence des libertés individuelles, d'où le bien doit sortir inévitablement, soit oeuvre sacrée. Il n'y a qu'à laisser faire et à laisser passer. Toute intervention de l'Etat de l'Etat ou de la Société mérite le nom d'attentat et presque de profanation. Le statut du travail doit donc être individuel. Autant par respect pour sa liberté propre que par vénération de la mécanique du monde, l'ouvrier doit respecter les injonctions du décret de
Chapelier et s'interdire sévèrement toute association, corporation, fédération, tout syndicat d'ordre professionnel, de nature à troubler le libre jeu de l'offre et de la demande, le libre échange du salaire et du travail. ... La liberté économique aboutit donc, par une déduction rapide, à la célèbre liberté de mourir de faim. ... Toute liberté réelle, toute liberté pratique, tout pouvoir libre et certain de conserver sa vie, de soutenir sa force, est refusé à l'ouvrier tant qu'on lui refuse la liberté d'association. 

Il a fallu le déclin des idées libérales pour obtenir, dans l'ordre économique, un certain degré de liberté d'association. Pour étendre cette liberté, pour l'étoffer, pour la nourrir, on devra écraser tout ce qui subsiste du libéralisme dans les esprits.

                              En science politique

Dans l'ordre politique, le libéralisme exprimé à la première phrase du Contrat social et au premier article de la Déclaration des Droits de l'homme, porte que l'homme naît libre. Le libéralisme veut dégager l'individu humain de ses antécédences ou naturelles ou historiques: il l'affranchira des liens de familles, des liens corporatifs et de tous les autres liens sociaux ou traditionnels. Seulement, comme il faut vivre en société, et que la société exige un gouvernement, le libéralisme établira le gouvernement de la société en accordant un suffrage à chaque liberté et en faisant le compte de ses souverains suffrages. La majorité, exprimant ce que
Rousseau appelle la volonté générale, exprimera ainsi, en quelque sorte, une liberté générale: la volonté de la majorité devient dès lors un décret-loi contre lequel personne ni rien ne saurait avoir de recours, si utile et si raisonnable, ou si précisue et si sacrée que puisse être cette chose ou cette personne. La liberté-principe établit une règle qui confisque méthodiquement les forces et les libertés particulières; elle se vante de créer toute seule et de constituer la liberté de chacun; mais en pratique, l'histoire le montre bien, cet individualisme affaiblit les individus. C'est son premier effet. Le second est de tyranniser, sans sortir du "droit", tous les individus n'appartenant pas au parti de la majorité, et ainsi de détruire les derniers refuges des libertés réelles. Tels sont les deux effets successifs de la Liberté politique (ou volonté du peuple) sous son aspect le plus connu qui est celui de la "démocratie libérale" ou démocratie fondée sur la Liberté, Liberté fondant son gouvernement.

Il y a une autre forme de libéralisme, plus aiguë, plus logique, à laquelle arrivent toujours, quand ils ont persisté dans l'opposition, les partis libéraux: ils se font anarchistes purs. Le principe libéral en ce cas, ne détruit pas seulement ces liens de famille, de tradition et de relation, créateurs de forces de résistance et centres de pouvoirs: il renverse l'Etat, il nie la Patrie. Il livre donc l'Etat à l'arbitraire du désordre et aux corps des révolutions, comme il ouvre la Patrie aux armes de l'Etranger. Par ce libéralisme absolu, l'homme né libre tend à perdre: 1° la liberté d'aller et venir dans la rue sans être assomé (même si les libertariens, comme ils se nomment, le nient...); son indépendance de citoyen d'une race déterminée.

Telle est la conséquence naturelle du libéralisme non mitigé: il tue la Société et, par là même, toutes les libertés contenues dans la société existante (il subvertit radicalement la Société en opposant les individus et les classes). Quant au libéralisme mitigé, s'il laisse subsister la société, il la caporalise sous la moins juste, la plus rude et la moins responsable des dictatures, celle du Nombre. 

Ainsi, le libéralisme et le despotisme, c'est tout un. Le dévouement aux libertés commande donc le sacrifice de l'idole et de la nuée Liberté" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers 1886-1936, Préface de Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 206-211).

Pour être tout à fait complet, on ajoutera que toute l'astuce de la démocratie dite libérale est de faire croire aux personnes, c'est peut-être là le "Grand mensonge", que c'est la majorité qui dirige alors que la soit-disant volonté générale n'est pas la volonté du Nombre, ni de la majorité, c'est au contraire, le règne despotique d'une minorité (de droite ou de gauche, à tour de rôle), le règne d'une caste qui se coopte entre elle, et exploite la majorité en la divisant et en jouant des minorités contre elle. C'est toute l'imposture démocratique (cliquez sur le lien pour lire l'article). 

"Il est contradictoire que l'Etat fondé pour établir l'unité entre les hommes, unité dans le temps (la continuité), unité dans l'espace (l'accord) soit légalement constitué par les compétitions et les disputes des partis, qui sont essentiellement diviseuses" (Charles Maurras, ibid., p. 254).

Parler même de "Liberté" avec un grand L, exactement comme si rien ne pouvait limiter cette liberté est un mensonge, pour plusieurs raisons. Les révolutionnaires en même temps qu'il scandaient le mot "Liberté" en donnait une nette limitation dans l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'homme: "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. D'où la contradiction : "l'homme né libre, mais il n'est pas libre..." L'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits: ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. Autrement dit, imposture de la Liberté érigée en norme suprême, si l'on veut garantir la sécurité, il faut d'abord commencer par créer un ordre politique qui, si libéral soit-il, ne peut exister qu'au prix d'une limitation de la dite "Liberté"...  

Prétendre ensuite que "les hommes naissent libres et égaux en droits" (article 1er de la Déclaration des droits de l'Homme) est un mensonge que la réalité contredit. Il est d'abord impossible que "chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant..." (J.-J. Rousseau, Du contrat social, liv. I, ch. VI.) Ensuite, à l'âge d'une minute, les hommes sont-ils libres? Et selon la thèse égalitaire, à ce même âge, sont-ils aussi libres que père et mère??

Le britannique Edmund Burke qui se présenta comme un défenseur de la Loi naturelle dans ses grands combats "libéraux", s'éleva dès 1790 contre la prétendue filiation du libéralisme français avec le libéralisme anglais. Alors que Maurras précise "que le libéralisme anglais ne soit point un libéralisme, c'est ce qu'il est un peu trop facile de voir" (Charles Maurras, Kiel et Tanger, La République française devant l'Europe 1895-1921, Bibliothèque des Œuvres Politiques Versailles, Évreux 1928, p. 104), la thèse d'Edmund Burke, en 1790, était déjà de dire que le prétendu libéralisme en France en 1789 n'était qu'une corruption du libéralisme anglais. Pour lui la Révolution dite "française" repose sur des principes totalement étrangers au libéralisme. Il commence par observer que dans la Déclaration britannique des droits de 1689, "on ne trouve pas un mot ni même une allusion concernant un droit général 'de choisir nous-mêmes ceux qui nous gouvernent; de les destituer pour cause d'indignité; d'instituer notre propre forme de gouvernement'" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1790, Pluriel Histoire, Paris 2004, p. 21). 

Il indique ensuite que "si l'on s'accordait sans scrupule la facilité de changer de régime autant et aussi souvent et d'autant de manières qu'il y a de fluctuations dans les modes et dans les imaginations, on romprait toute la chaîne et toute la continuité de la chose publique. Il n'y aurait plus aucun lien d'une génération à l'autre. Les hommes ne vaudraient guère mieux que les mouches d'un été...." (
Edmund Burke, ibid., p. 120).

"Nous sommes si loin de devoir à la Révolution de 1688 le droit de choisir nos rois qu'on pourrait dire au contraire que si jamais un tel droit avait appartenu à la nation anglaise avant cette Révolution, elle y a alors solennellement renoncé pour elle-même et pour toute sa postérité" (Edmund Burke, ibid., p. 25). "[L]a succession à la Couronne a toujours été ce qu'elle est aujourd'hui, une succession héréditaire conformément à la loi. Cette loi, dans l'ancienne lignée, était de droit coutumier; dans la nouvelle, elle est de droit écrit, établie suivant les principes mêmes du droit coutumier, sans rien changer au fond" (ibid., p. 27). "Chaque membre de la société renonce au premier droit fondamental de l'homme naturel, celui de juger par lui-même et de défendre son propre droit. Il abdique le droit d'être son propre gouverneur. ... Les hommes ne peuvent jouir à la fois des droits de l'état de nature (uncivil) et de ceux de la société civile. Pour obtenir justice, l'individu renonce au droit de la déterminer dans ce qui lui importe le plus. Et pour s'assurer d'un certain degré de liberté, il s'en déssaisit en totalité pour en confier la garde à d'autres instances" (ibid., p. 75-76).

Edmund Burke "Nous ne sommes, dit-il, ni les catéchumènes de Rousseau ni les disciples de Voltaire; et Helvétius n'a guère pénétré chez nous. Les athées ne sont pas nos prédicateurs, ni les fous nos législateurs. Nous savons bien qu'en morale nous ne pouvons nous prévaloir d'aucune découverte; mais c'est que nous pensons qu'en la matière il n'y a pas de découvertes à faire, et fort peu quant aux grands principes de gouvernement et aux idées de liberté, qu'on comprenait tout aussi bien longtemps avant que nous fussions au monde qu'on les comprendra lorsque la terre se sera refermée sur notre présomption et que le silence de la tombe aura mis fin à notre impudent verbiage" (ibid., p. 109). 

"Tels maîtres, tels élèves! Qui aurait songé à Voltaire et à Rousseau comme législateurs? Le premier a le mérite d'écrire agréablement et personne n'a, si bien que lui, uni aussi heureusement le blasphème à l'obscénité. Le second n'était pas qu'un peu dérangé dans son esprit, j'en suis à peu près sûr" (
Edmund Burke, The Correspondence of Edmund Burke, janvier 1790 in Edmund Burke, ibid., p. 657).

"J'entends dire que l'on prétend quelquefois en France que ce qui s'y passe actuellement est fait d'après l'exemple de l'Angleterre. Permettez-moi d'affirmer que presque rien de ce qui s'est fait chez vous ne dérive ni dans la pratique ni dans son esprit de notre manière de faire ou des idées généralement reçues dans notre pays" (ibid., p. 111-112).

"Nous savons, et, qui mieux est, nous sentons intimement que la Religion est la base de la Société civile et la source de tout bien et de toute consolation (Cicero, De legibus, II, 7., cité in Edmund Burke, ibid., p. 114).

"[L]a majorité du peuple anglais, loin de considérer l'institution d'une Eglise d'Etat établie, comme illégitime, incline tout au contraire à penser qu'il est illégitime de s'en passer. Vous abusez complètement en France si vous ne nous croyez pas attachés à cette institution par-dessus tout. ... Le peuple anglais considère son établissement religieux comme le fondement de toute sa constitution" (Edmund Burke, ibid., p. 126).

"La nation anglaise entend montrer aux arrogants potentats de ce monde, et à leurs verbeux sophistes, qu'une nation LIBRE, généreuse et instruite honore les hauts dignitaires de son Eglise; qu'elle ne permettra jamais à l'insolence des richesses et des titres, ... de regarder de haut et avec mépris ce que nous considérons avec vénération, ou d'oser fouler aux pieds cette noblesse personnelle acquise..., fruit ... du savoir, de la piété et de la vertu" (Edmund Burke, ibid., p. 131).

"Il n'y a pas dans notre royaume un seul homme public, parmi ceux auxquels vous aimeriez vous référer, pas un seul, dis-je, dans quelque parti ou quelque groupe que ce soit, qui ne réprouve comme malhonnête, perfide et cruelle la confiscation de biens que votre Assemblée nationale a été contrainte d'ordonner (en vertu des décrets des 13 mai et 16 juillet 1790, l'"Assemblée nationale" remit à l'Etat les biens de l'Eglise et les vendit aux particuliers. L'Angleterre avait connu une confiscation de ce genre sous Henry VIII), alors que son premier devoir était de les protéger. ... Par cet acte, ses yeux (de notre peuple) se sont ouverts, et s'ouvriront de plus en plus sur les abîmes d'égoïsme et d'étroitesse que recouvre la prétendue générosité d'esprit et de sentiment de ceux qui en portent la responsabilité. ... Ce qui a commencé sous le voile de l'hypocrisie et de la fraude a fini par la pratique ouverte de la violence et de la rapine" (Edmund Burke, ibid., p. 133-134). 

"Nous ne saurions trop nous remplir d'horreur pour les excès d'un peuple féroce, sanguinaire et tyrannique, qui, sans raison et sans principe, autorise les proscriptions, les confiscations, les pillages, les meurtres et les incendies. ... Ce n'est plus de l'intolérance dont la France nous donne l'exemple; mais, ce qui est mille fois pis, de l'athéisme, vice abominable, dont toute la nature démontre la monstruosité, qui dégrade l'homme et flétrit son âme en lui ravissant sa plus douce consolation. Depuis longtemps ce germe pestiféré a étendu des racines en France... spectacle d'un genre de tyrannie que l'espèce humaine n'a pas encore connue" (Edmund Burke, Discours sur la situation actuelle de la France prononcé à la Chambre des Communes, le 9 février 1790, lors du fameux débat sur les estimations de l'armée, cité in ibid., p. 327-329). 

Burke établit le bon diagnostic : "genre de tyrannie que l'espèce humaine n'a pas encore connue" puisque aussi bien les Etats classiques antiques que les monarchies chrétiennes, aussi bien les philosophes classiques que les érudits chrétiens du "Moyen Âge", reconnaissaient que l'authentique liberté consistait en la recherche et la découverte de la loi que la divinité avait mis en l'homme. Mais aussi dans le respect de cette loi par l'individu (liberté-effort sur soi, liberté-conquête) et par la politique de la cité, sous peine de détruire la liberté de l'individu et celle de la société tout entière... Lire le "Le sens métaphysique de la Révolution
" et "Ce pour quoi on se bat : la survie de 2000 ans de civilisation européenne classique et chrétienne".

On dit enfin que - privilège du Peuple souverain - "nous vivons au moins sous un régime représentatif et un pouvoir que le peuple s'est choisi". Rien n'est plus faux!! Les constitutions des révolutionnaires illustrent assez le caractère profondément hypocrite et mensonger de la doctrine des droits de l'homme: en théorie, l'égalité naturelle des hommes devrait donner à chacun un droit égal dans le désignation des représentants et soumettre ceux-ci à un pouvoir réel de l'électeur. En fait, que se passa-t-il? Les révolutionnaires, conscients de l'inanité de leurs formules, instaurèrent un régime "représentatif" par mandats indirects en interdisant les mandats impératifs qui étaient depuis Rousseau jugés trop dangereux.

"Il faut dire et redire que les élus des Assemblées révolutionnaires, héritières de ces états de 1789, n'ont, à aucun moment, pensé instaurer un semblant de suffrage universel. ... Dès les premiers débats, dès les premiers écrits des théoriciens, s'affirmaient des exclusives et la volonté de n'accorder le droit de vote qu'aux hommes dignes de comprendre.... On ne s'aventurait pas à courir le risque de disparaître en donnant la parole au vulgaire. La démocratie directe fut tout de suite hautement proclamée irréalisable, utopique ou, plutôt indécente, et, bien évidemment, contraire aux intérêts de 'la nation'. Les amis du peuple ne lui faisaient pas confiance et le lui montraient bien. L'idée était de décider en petits groupes d'initiés ce qui était bon pour les croquants et de clamer à grands cris faire leur bonheur sans leur demander leur avis... De si fortes entorses au grand principe révolutionnaire de l'Egalité n'ont soulevé aucun concert de protestations dans les clubs de ce temps ni, plus tard et jusqu'à aujourd'hui, ému vraiment la plus grosse part de nos historiens. ... La Convention, qui... se disait si haute... émanation du peuple, ne fut qu'une coterie menée de petits maîtres" (
Jacques Heers, Un Homme un vote? Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 14-16).

En 1789, "les représentants qui siégeaient aux Etats généraux furent désignés, non par le peuple de France mais, au prix de toutes sortes de manoeuvres, de magouilles et de coup bas, par les salons et les sociétés de pensée. En somme par des partis et, pour dire plus vrai, par un seul. C'était la dictature des
Lumières" (Jacques Heers, Un Homme un vote?  Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 187). 


Après 1830, contrairement à une idée reçue, ce sont les légitimistes qui ont milité pour le suffrage universel et les révolutionnaires pour le suffrage censitaire" (Stéphane Rials in Révolution et Contre-Révolution au XIXème siècle - Editions D.U.C./Albatros, Paris, 1987.)
 
Add. 1 mai 2011. 14:55.
Les "élections" de juin 1791 se traduisirent par une forte abstention. "La participation avait atteint son étiage; elle ne devait plus remonter de façon significative, les consultations organisées les années suivantes,... n'ayant jamais mobilisé plus du cinquième des électeurs. ... En l'absence de votants, le système électif se transforme très vite en un système de cooptation, les uns accédant aux charges que les autres viennent de quitter, et réciproquement. La promotion aux responsabilités se fait en circuit fermé : les fonctionnaires peuplent les assemblées chargées d'élire les fonctionnaires. ...La réalité du système répondait à un besoin, celui de la formation d'une classe politique ... qui soit assurée de la continuité en étant délivrée de l'incertitude inséparable du suffrage universel. Mais l'oligarchie née de ces pratiques n'était pas moins un démenti des attentes. On imaginait en effet avec une certaine ingénuité que la vertu première d'un système électif consistait à assurer le renouvellement permanent du personnel dirigeant et l'élargissement constant de son recrutement. On n'imaginait pas que l'élection puisse conduire à la formation d'une 'classe' politique distincte du reste de la société" (Patrice Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, p. 86-88).
 
Pourquoi les révolutionnaires ont-ils, à ces époques, préféré certaines formes de monarchie à la république ? Le suffrage censitaire au suffrage universel ? Parce que les conditions n’étaient pas, alors, réunies pour que la manipulation puisse fonctionner. (Lire "Il y a toujours eu un lien étroit entre élection et manipulation") 


S'agissant maintenant du vote des femmes, "un acquis de la république", qu'en est-il? 

"En fait, lors de la nuit du Moyen Âge, les femmes étaient souvent convoquées aux conseils au même titre que les hommes et, de façon toujours active, à la gestion des affaires. ... On les voyait voter lors des assemblées politiques (le procès-verbal d'une réunion de la commune de Provins, au XIXe siècle, alors que les citadins devaient voter pour accepter ou refuser la tutelle royale, fait état de 2700 personnes, nommément désignées, dont 350 femmes. Participation certes faible 13% mais pas plus, certainement, que dans certains de nos conseils et assemblées aujourd'hui). L'exclusion de la femme ne date absolument pas des siècles obcurs mais vint plus tard, de la modernité. Au moment même où l'on proclamait les droits de l'Homme, l'égalité de tous et la libération des opprimés, nos lois françaises ont interdit, et pour de longues années, aux femmes de prendre part aux affaires de l'Etat. Les défenseurs des trois grandes vertus, inscrites aux frontons des édifices publics et des temples républicains, décidèrent qu'elles devaient rester en leurs foyers" (Jacques Heers, Un Homme un vote?  Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 19-20).


Et que se passe-t-il aujourd'hui concrètement en 2007? 

Un homme, un vote?L'historien Jacques Heers répond: "[L]a moindre attention apportée aux pratiques électorales montre que cette égalité des droits... n'est qu'un leurre. Les votes, à l'intérieur d'un même Etat, ne pèsent pas tous le même poids. Il s'en faut de beaucoup...  Les 'circonscriptions électorales' qui rassemblent plusieurs cantons ou fractions de cantons. Chacune désigne un député et l'on aimerait croire qu'elles sont de populations égales, ou à peu près. Il n'en est rien... Un habitant de Trappes en vaut presque deux de Rambouillet. Prime à un certain type de société? (Jacques Heers, Un Homme un vote? Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 23-25). 

Maurras propose alors de rendre à l'Etat ce qui lui appartient: "Rendons à l'Etat ce qui appartient à l'Etat, ou plutôt ajoutons à son édifice un étage supérieur, un organe SOUVERAIN, - un roi - faute de quoi les libertés, les biens, l'existence même de chacun de nous, resteront sans défense et sans garantie....Il existe un parlementarisme sain, utile, nécessaire, c'est celui des assemblées représentatives des corps et des communautés. Ces assemblées, dans l'ordre de leur compétence, paraissent avoir un rôle consultatif de la plus haute importance. Elles peuvent aussi administrer les intérêts professionnels et locaux, et c'est non seulement leur avantage propre, mais, d'un point de vue général, c'est l'avantage de l'Etat, car elles le délivrent d'une lourde charge. En tant qu'il gouverne, l'Etat doit laisser les compagnies et les corps s'administrer sous son contrôle par leurs délégations et représentations. En tant qu'il légifère, il doit consulter à tout propos et aussi souvent que possible ces délégations compétentes. Tout manquement fait par l'Etat à cette double règle est une faute qu'il commet, et contre lui-même. Il se lie, il s'encombre, il se diminue en croyant s'agrandir, et les citoyens dont il pense faire le bonheur en sont liés, chargés et diminués avec lui.... En fait donc, nous voilà plus libéraux que les libéraux de doctrine" (
Charles Maurras, Kiel et Tanger, La République française devant l'Europe 1895-1921, Bibliothèque des Œuvres Politiques Versailles, Évreux 1928, p. 236).

"L'Etat français qui se mêle de tout aujourd'hui, même de faire des écoles et de de vendre des allumettes, et qui, en conséquence, fait tout infiniment mal, vendant des allumettes ininflammables et distribuant un enseignement insensé, l'Etat est lui-même impuissant à remplir sa fonction d'Etat. Il est abandonné aux représentants du pouvoir législatif" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 131). 

"Considérant que les âges de vraies et solides propsérité nationale furent en France ceux où le pouvoir royal, indépendant et maître des attributions propres de l'Etat, n'empêchait point les différents corps, compagnies et communautés de la nation de gérer librement leurs intérêts particuliers.... Considérant que ces éclatantes leçons données au Roi et à la France par huit siècles d'expérience historique ne seront point perdues pour la France ni pour le Roi: le pouvoir royal ne peut désormais manquer de tendre.... à rétablir l'usage de ces libertés partout où l'intérêt supérieur de la patrie et de l'Etat n'exigera pas le déploiement de l'autorité" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 128-129).

"Au résumé, le citoyen, dans toute la sphère où il est compétent et intéressé directement, dans tout ce qu'il a le pouvoir de connaître et donc de juger, est présentement un esclave. Le pouvoir royal lui rendra la disposition et la souveraineté de ce domaine qui lui fut arraché SANS DROIT, sans utilité, et au péril même de la force de la patrie" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 130).


Conclusion


"Cette impuissance du peuple, cette dépossession du peuple, c'est la contradiction fondamentale des démocraties modernes. Elles veulent défendre la démocratie sous prétexte que la démocratie est le "pouvoir du Peuple". Et elles défendent la démocratie en empêchant qu'il puisse y avoir sur la scène politique autre chose que des partis démocratiques... La démocratie ainsi conçue se retourne contre le peuple. Elle lui assure une liberté qui n'est qu'un mot, elle lui donne un bulletin de vote qui est sans valeur" (
Maurice Bardèche, Les Temps modernes, Editions Les Sept Couleurs, Montargis 1956, p. 32-33). 

"Nous sommes antilibéraux, mais pourquoi? Parce que nous voulons garantir les libertés publiques" (Oliveira Salazar, Une Révolution dans la paix, Paris 1957, p. XXXII).

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 09:04


La semaine du Pays Basque n° 718 du 7 au 13 juin 2007 
Via
La Porte Latine

Le 8 juillet les portes de l'église resteront fermées.
La messe traditionaliste célébrée par l'enfant du pays
aura lieu au bas des marches sur la cancha.
Dans le même temps la crise des vocations s'amplifie
.

I - La messe en place libre

Biriatou. L'évêque refusant l'église au jeune prêtre du village ordonné à Ecône, David dira sa première messe sur la place libre de Biriatou

(La Semaine du Pays Basque - Dominique Mariau)

Le 29 juin, David Aldalur sera ordonné prêtre à Ecône au sein de la Fraternité Saint-Pie X, où il aura effectué la fin de ses études de théologie (Bac + 5). Ordonné en Suisse, un basque de Biriatou, dont le père est né à Irun et la mère en Bretagne, a forcément un projet immédiat : dire la messe pour ses amis, devant sa famille, ses copains d'enfance, ses copains de jeux, ses condisciples. De la commune de Biriatou en passant par le Sacré Coeur d'Hendaye, du conservatoire de Xistu au groupe folklorique Luixa où il fut un as du fandango, trustant les récompenses avec sa cavalière, sans oublier les frontons où il se distinguait, David, né en 1983, s'est forgé une solide identité basqye avant d'aller décrocher sàon Bac à Carcassonne : "J'ai introduit la pelote basque dans la citadelle" dit-il non sans humour. Et en plus c'est vrai !

N'empêche que ce gamin ouvert et sportif a été touché par la vocation dès l'âge de huit ans. Il sait ce qu'il veut : il sera prêtre, c'est le but naturel, le sens de sa vie. Après Carcassonne, une année à Dijon et il part à Ecône, près de Sion, rejoindre la Fraternité Saint-Pie X, pour ses cinq ans de doctorat: " deux ans de philo, trois ans de théologie, avec les sciences morales, le droit canon, la vie pastorale".

Cinq années d'étude basées à priori sur le programme antérieur au concile Vatican II. "De fait on travaille sur ce qui existait avant les changements, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'adaptation. moi, ce qui m'a choqué, c'est de voir que l'on jetait les fondamentaux aux orties. c'est comme si l'Eglise n'avait pas existé avant 1960 ! En outre, ça s'est passé très brutalement en France, d'où les polémiques qui ont surgi. En Espagne et en Italie, par exemple, il y a eu des évolutions, mais cela s'est passé en douceur".

Oui à Quimper. Non à Bayonne.

Ces considérations étant posées, le jeune homme, nous l'avons dit, entend bien donner la primeur des ses offices à ceux qui l'ont encouragé et aidé. Il a donc programmé une messe à Biriatou, et une autre en Bretagne. Et c'est là que le problème est arrivé. Si les ecclésiastiques locaux étaient d'accord pour prêter l'église de Biriatou, l'évêque de Bayonne, Mgr Pierre Molères, a dit non. Et il a donné trois raisons à David et à sa famille :
1 - Iil s'agit d'une requête sentimentale.
2 - Il aurait été conditionné par [son] milieu social.
3 - Il refuse que l'évêque concélèbre cette messe.
Ce refus mis à part, ce n'est pas la guerre, Mgr Molères a accordé une audience à David, et un peu plus tard à ses parents. Mais il n'a pas pour autant ouvert les portes de l'église. Par contre, l'évêque de Quimper saisi de la même demande par David a dit qu'il pouvait dire une messe où il le souhaitait dans son diocèse. En résumé, les recommandations du Vatican sont assez souples pour que chaque prélat interprète comme sa conscience le lui dicte.

Cette rebufade n'a pas entamé, bien au contraire, la foi de David et de sa famille. Mais le jeune garçon se pose des questions sur la situation actuelle de l'église catholique dans sa globalité : "tout le monde voit bien que les églises sont de moins en moins fréquentées, que le nombre de baptêmes est en diminution, que des séminaires ferment. Il serait peut-être temps de remettre les vraies priorités à l'ordre du jour. Les tenants d'un catholicisme moderne et ceux d'une version plus traditionnelle ont le droit d'exister, ce sont les croyants qui doivent y trouver leur compte, et il serait téméraire de mettre à l'écart ceux qui ont la fibre traditionnelle."  Suite (La Porte Latine)

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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 11:25

Sursaut de lucidité chez les Français, le très net recul de la participation à ces législatives indique un nouveau désavoeu des Français pour la "démocratie" et les institutions de la "République" en général, et un désavoeu de la classe politique en particulier. Ces élections constituent donc pour la France une victoire par l'ampleur du signal envoyé au système.

Le Figaro, "Taux d'abstention record", publié le 10 juin 2007, explique:

 

"La participation pour le premier tour des élections législatives devrait tourner autour de 60 %. Le score le plus faible depuis 1958. C’est un nouveau record. Les Français ont boudé les urnes dimanche pour le premier tour des élections législatives.

 

D’après les premières estimations des instituts de sondage, entre 37 % (CSA), 39 % (Ipsos) et 39,5 % (Sofres) des 43,8 millions d’électeurs appeler à voter ne se sont pas déplacés pour aller déposer un bulletin dans les urnes des quelques 64 000 bureaux de vote de métropole.

 
Un taux d’abstention plus élevé qu’en 2002 où ce dernier avait atteint 35,58 % au premier tour des législatives, ce qui constituait jusqu'à ce dimanche le record depuis 1958." 
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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 16:59
Malgré la propagande républicaine, et "l'appel aux urnes", les Français ont choisi d'exercer leur droit civique d'une manière plus efficace: en s'abstenant massivement. En envoyant un signal lisible politiquement, l'abstention massive devient la façon française de se faire comprendre du système mondialiste qui ne jure qu'en fonction des taux de participation et d'abstention. C'est finalement la manière la plus efficace d'accomplir son devoir civique, dans l'intérêt de la France.

18h30 >Le taux d'abstention devrait atteindre 40% (estimation TNS-Sofres Unilog), un record pour un 1er tour de législatives sous la Ve République Fil news - Lci

"17h46>Le taux d'abstention s'établirait à 37%, plus fort niveau pour un premier tour de législatives sous la Vème République (CSA/CISCO)" Fil news - Lci

17h08 >Le taux de participation s'élevait à 17h à 49,28%, soit environ un point de moins qu'au 1er tour des législatives de 2002. Fil news - Lci

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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 16:07

La Croix, 10/06/2007 16:57

Le président américain George W. Bush a refusé dimanche un "dialogue sans fin" sur le Kosovo et, en pleine crise des relations avec la Russie, a menacé de passer outre à l'opposition de celle-ci pour établir l'indépendance de la province serbe à majorité albanaise.

Si Américains et Européens, favorables à l'indépendance du Kosovo, ne parviennent pas rapidement à un accord avec les Russes et les Serbes, qui y sont hostiles, "vous devez dire: ça suffit, le Kosovo est indépendant", a déclaré M. Bush, au cours d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre albanais Sali Berisha à Tirana.
S'il apparaît qu'un terrain d'entente ne peut être trouvé "dans un délai relativement rapide (...) nous devons déposer (au Conseil de sécurité de l'ONU) la résolution" conduisant le Kosovo à une quasi-indépendance, "c'est ce que date-butoir veut dire", a affirmé le président américain.
M. Bush a attendu la première visite d'un président américain en exercice en Albanie, voisine du Kosovo, pour prononcer ses propos les plus tranchés à ce jour sur la question.

Ils risquent de nuire encore davantage aux relations avec la Russie, déjà crispées à cause du projet antimissile américain en Europe.
"La question est de savoir si on aura un dialogue sans fin sur un sujet sur lequel nous avons déjà pris une décision. Nous pensons que le Kosovo doit être indépendant", a dit M. Bush, tout en exprimant son inquiétude sur l'impatience des Albanais du Kosovo et en pressant son hôte de veiller à ce qu'ils restent "calmes".
La province du Kosovo, peuplée à plus de 90% d'Albanais, est administrée par l'ONU depuis 1999 après des bombardements de l'OTAN pour faire cesser la répression des forces serbes contre les séparatistes albanais, qui réclament leur indépendance.
Les Européens et les Américains soutiennent un plan octroyant une quasi-indépendance à la province.
Les Serbes et leurs traditionnels alliés russes s'y opposent.
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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 13:57

Hormis le vote "Alliance Royale", l'abstention est aujourd'hui la meilleure occasion et la manière la plus efficace pour nous d'exercer notre devoir civique. Geste plus fécond pour l'avenir, il envoie un signal clair, certain et lisible à l'oligarchie en place qui nous élimine méthodiquement au nom des intérêts économiques et d'argent d'une petite clique... Il constitue surtout le droit et je dirais même le devoir de résistance à l'oppression (article 35 de la Déclarattion des Droits de l'Homme...)

LEMONDE.FR avec AFP
| 10.06.07 | 13h48, "A la mi-journée, le taux de participation s'élève à 22,56%", indique que "Le taux de participation au premier tour des élections législatives s'élevait, à la mi-journée, à 22,56 % en métropole, soit un chiffre légèrement supérieur à celui du premier tour du scrutin législatif en 2002 (19,61 %), et inférieur à celui du premier tour de l'élection présidentielle de 2007 (31,21 %). 

A midi, les départements les plus "civiques" avaient été le Maine-et-Loire, la Haute-Loire (31,15 %), la Haute-Corse (30,56 %), l'Aude (30,20 %) et l'Ardèche (30,07 %). Dans une grande majorité des départements, la participation s'inscrivait en hausse par rapport il y a cinq ans, parfois dans des proportions importantes. Ainsi, dans le Sud-Est, elle progressait de quelque 7 points dans les Alpes de Haute-Provence, la Haute-Corse, ou l'Hérault, de près de 5 points dans les Bouches-du-Rhône ou les Alpes-Maritimes. Dans l'Ouest, même tendance avec des hausses spectaculaires en Maine-et-Loire où 31,40 % des électeurs avaient voté (+14), en Indre-et-Loire (+9), dans le Finistère, dans l'Orne, et dans la Sarthe,

Dans une vingtaine de départements, la participation était toutefois moindre qu'en 2002, une baisse dépassant rarement les deux points, si ce n'est dans les Deux-Sèvres, le département de Ségolène Royal, où elle était de 3,5 points (23,01 % de participation).

La région parisienne et la capitale, où les bureaux ferment à 20 heures, avaient très peu voté à midi, et dans tous les départements d'Ile-de-France, hormis les Hauts de Seine, moins qu'en 2002. Le taux de participation n'était que de 12,5 % dans le Val de Marne, 13,29 % en Val d'Oise, 14,76 % en Seine-St-Denis, 15,04 % en Seine-et-Marne, 15,06 % en Essonne, 15,71 % dans les Hauts-de-Seine et 16,22 % à Paris.

Samedi, en Guadeloupe, l'abstention s'élevait à près de 66 %, en Martinique, 65 % et en Guyane, 60 %. Les Français des DOM-TOM ont voté un jour avant ceux de la métropole mais à Paris comme dans les DOM-TOM, les résultats ne seront connus qu'à partir de dimanche soir 20 heures.

Depuis 1988, le taux de participation aux législatives a toujours été inférieur à 70 %. A la mi-journée, il avait été de 19,7 % en 2002, de 22,65 % en 1997, de 21,41 % en 1993 et de 22,25 % en 1988. Traditionnellement plus élevée aux législatives que lors de la présidentielle, l'abstention devrait, encore une fois, être nettement supérieure aux 16 % enregistrés lors du scrutin présidentiel.

Elle donnera la mesure d'une possible démobilisation des électeurs. 

Le Figaro, "Législatives : 22,56% de participation à midi", Publié le 10 juin 2007, mentionne quant à lui que "A la mi-journée, les Français ont été moins nombreux à se rendre aux urnes pour choisir leurs 577 députés que pour l’élection présidentielle."
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 15:25
La Croix 08/06/2007 14:45

Le déficit commercial de la France s'est creusé en avril par rapport à mars, à 2,833 milliards d'euros, un chiffre que les Douanes mettent sur le compte d'une forte hausse des achats d'hydrocarbures, mais que les économistes lient au déficit français de compétitivité.
Le déficit avait atteint 1,467 milliard le mois précédent (chiffre révisé), ont indiqué les Douanes vendredi. Pour les 12 derniers mois, le déficit cumulé s'établit à -26,819 milliards d'euros.
Alexander Law, du cabinet d'études sectorielles Xerfi, souligne que "cela fait désormais près de trois ans que l'économie française n'a pas enregistré le moindre surplus de sa balance commerciale" et s'attend à un solde "déficitaire de plus de 28 milliards d'euros" cette année, chiffre qui "devrait être amené à s'aggraver en 2008" selon lui.
En avril, les exportations ont stagné à 33,335 milliards d'euros (contre 33,345 milliards en mars), tandis que les importations ont augmenté à 36,168 milliards d'euros (34,812 milliards en mars), en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables.
La hausse des importations de près de 1,4 milliard d'euros s'explique par "une très forte poussée des achats énergétiques (produits bruts et raffinés) qui fait suite à une perturbation des approvisionnements en mars", selon les Douanes.
Par secteurs géographiques, les importations augmentent donc fortement en provenance de pays comme la Russie, le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan, l'Iran ainsi que l'Algérie. La France s'est aussi approvisionnée en avions long et moyen courrier en provenance des Etats-Unis.
La progression des achats industriels est plus mesurée, de même que celle des achats agricoles et agroalimentaires.
Alexander Law ne réfute pas le rôle conjoncturel joué par l'énergie, mais estime qu'"un large déficit de la balance commerciale fait désormais partie du patrimoine génétique de l'économie française".
Côté exportations, les ventes de produits industriels et agroalimentaires "fléchissent légèrement, ce que compense une hausse des ventes de matériel militaire", explique le communiqué des Douanes.
Dans le secteur de l'industrie civile, le repli des ventes de biens intermédiaires, de produits de l'industrie automobile et d'équipements électroniques est compensé par "le haut niveau des grands contrats de la branche des transports", notent les Douanes.
En plus d'un paquebot, la France a en effet vendu en avril 27 Airbus pour un montant de 1,361 milliard d'euros contre 26 appareils en mars pour un montant de 1,457 milliard d'euros. Le paquebot a été livré au Panama, et 10 des 27 Airbus aux Etats-Unis.
Mais pour Nicolas Bouzou, ... "en-dehors de la branche des équipements professionnels, qui inclut les matériels de transport, le solde se dégrade dans tous les autres secteurs: biens de consommation, automobiles et surtout biens intermédiaires, principal secteur industriel français".
"Au final", note Alexander Law, "la question reste toujours de savoir comment, avec un déficit commercial aussi important, la France peut atteindre la croissance de 3% appelée de ses voeux par le Premier ministre".
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 15:19
La Croix
08/06/2007 14:56
 
Mauvaises récoltes mondiales, sécheresse, poussée démographique, développement des biocarburants, hausse des prix de l'énergie: les Français vont devoir payer plus cher leurs produits alimentaires au cours des prochaines années, estiment les professionnels du secteur.
La demande grandissante en produits agricoles (blé, maïs, betterave à sucre, canne à sucre, notamment), à la fois pour nourrir les populations dans le monde et satisfaire les besoins en biocarburants en France devrait se traduire, d'ici 2015, par une inflation de 3% à 5%, en plus des hausses conjoncturelles et structurelles, estime Alexandre Gohin, chargé de recherches à l'Institut national de la recherche agricole (INRA).
"Tous les indicateurs sont au rouge car les coûts des matières premières ont augmenté de 3% à 10% depuis un an", rappelle Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania).
Par conséquent, explique M. Buisson, "une grande partie des industriels alimentaires vont être obligés de demander rapidement de fortes augmentations lors de leurs négociations avec les distributeurs". Et, "les augmentations vont durer, car on entre dans un cycle long après une baisse des prix alimentaires de grande consommation de 2,5% en 3 ans", commente-t-il.
Du côté de la distribution, Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, reconnaît que "les enseignes sont prêtes à discuter" des hausses de prix. Mais il fait appel "à un maximum d'esprit de responsabilité" estimant que des hausses "mal expliquées" auront du mal à passer auprès des consommateurs, au moment où le gouvernement veut redonner du pouvoir d'achat aux Français.
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 15:11
La Croix, 08/06/2007 15:12 RENNES (AFP) - Jean-Marie Le Pen ne souhaite pas durcir son discours

Faisant allusion par ailleurs aux premières annonces du gouvernement du Premier ministre François Fillon, M. Le Pen les a commentées ainsi : "Si les escrocs avaient des sales gueules, ils crèveraient de faim. C'est évident. Ils sont toujours sympathiques, agréables, leur discours est toujours délicieux à entendre puisqu'ils vous promettent des revenus de 45% par an sur le capital que vous allez leur confier. C'est très difficile de lutter contre le mensonge. Il n'y a qu'une chose qui puisse le permettre, ce sont les faits".

... "Et c'est au pied du mur qu'on va voir le sémillant maçon" (Nicolas Sarkozy) dans les jours qui viennent", a-t-il ajouté
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 12:06

Pèlerinage du Christ-Roi 2007

Pèlerinage international à Lourdes : 27, 28 et 29 octobre 2007 

Pèlerinage international
Sous la direction spirituelle
de la Fraternité Saint Pie X

Pour le triomphe du Christ-Roi,
Pour la gloire de Marie,
Pour nos malades

(Trains spéciaux au départ de Paris avec arrêts en Province)
Arrivée possible pour les malades dès le vendredi, 15 heures

Programme du pèlerinage

Samedi 27 octobre 2007

14 H 00 : Rassemblement à la Vierge Couronnée

14 H 30 - Chemin de Croix dans la montagne des Espélugues
- Chemin de Croix des malades le long du Gave

16 H 30 - Messe solennelle

20 H 00 - Procession aux flambeaux

 

Dimanche 28 octobre 2007

09 H 00 - Grand'Messe Solennelle du Christ-Roi

14 H 30 - Vêpres solennelles

15 H 30 - Procession du très Saint Sacrement et Bénédiction des malades

20 H 30 : Adoration nocturne jusqu'à 6 H 00 du matin

 

Lundi 29 octobre 2007

09 H 00 - Messe solennelle et Adieux à la Grotte 

Renseignements

Secrétariat général et organisation

M. Max Barret
04 74 55 27 63 - 04 74 55 03 78
04 74 55 06 74
barret.max@free.fr

 

Pour les malades, contact exclusif :

Notre-Dame du Rafflay
44690 Château-Thébaud

02 40 06 51 68
02 40 06 59 15

 

Hébergement

ATTENTION : Il est recommandé de réserver le plus tôt possible dans les hôtels. Pensez dès maintenant à constituer des groupes pour 2008, année Jubilaire : ces derniers auront priorité dans les hôtels.
Lors de vos réservations, réclamez-vous obligatoirement du pèlerinage du Christ-Roi de la FSSPX, pour bénéficier des tarifs négociés Prêtres, Groupes, Familles nombreuses, Petits revenus (il est bien évident que la plus élémentaire charité est de laisser la priorité à ces catégories de pèlerins qui ne pourraient pas participer au pèlerinage sans ces structures d’accueil bon marché)...
Pour ces rubriques, s’inscrire exclusivement et le plus rapidement possible auprès :

M. Mme Jean-Marie Barrère
05 62 45 60 05 (jusqu'à 21 H)

En cas d'absence :
jeanmarie.barrere@wanadoo.fr

 

Tract du programme et des hébergements

Imprimer le tract 2007 au format pdf 

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 10:42

Louis XVII - Château de Versailles.


8 juin 1795 "Mort de Louis XVII au Temple. Son oncle, le comte de Provence, devient Louis XVIII". 

(Alfred Fierro, Chronologie la Révolution jour par jour in Jean Tulard, J.-F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 378).

En 1794, Louis-Charles fut enfermé au secret dans une chambre obscure, au Temple, sans hygiène ni secours, pendant six mois. Son état de santé se dégrada, il fut rongé par la gale et vécut accroupi. Sa nourriture lui était servie à travers un guichet et personne ne lui parla ni ne lui rendit visite. Chez cet enfant de 9 ans, ces conditions de vie entraînent une rapide dégradation de son état de santé. Louis XVII mourut dans des conditions épouvantables, des suites de mauvais traitements infligés par ses gardiens (alcoolisé à outrance par le cordonnier Simon), emmuré pendant six mois, dans un cachot infesté par la vermine. Il mourut probablement d'une péritonite tuberculeuse, le 8 juin 1795, à 10 ans et après bientôt 3 ans de captivité. (Wikipedia)


Marie Thérèse de France"Il était dans un lit qu'on n'avait pas remué pendant plus de six mois, et qu'il n'avait plus la force de faire; les puces et les punaises le couvraient, son linge et sa personne en étaient pleins. On ne l'a pas changé de chemise et de bas pendant plus d'un an; ses ordures restaient aussi dans sa chambre; jamais personne ne les a emportées pendant tout ce temps. Sa fenêtre, fermée avec des barreaux, n'était jamais ouverte" (Marie-Thérèse Charlotte de France, Mémoire sur la captivité des princes et princesses ses parents depuis le 10 août 1792 jusqu'à la mort de son frère, in Journal de ce qui s'est passé à la tour du Temple, Le Temps retrouvé, Mercure de France, Mesnil-sur-l'Estrée 2006, p. 190). 

Louis-Charles "arrive à la prison du Temple le 12 août 1792, à l'âge de sept ans. Il va passer trois ans dans cette forteresse rébarbative et bien peu ensoleillée. Durant ce séjour, la tuberculose osseuse... va l'emporter." (Jean Tulard, J.-F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 957).

"Le cœur de Louis XVII changea plusieurs fois de main à titre de relique avant d'être placé, en 1975, dans la crypte royale de la basilique de Saint-Denis, lieu où ont été enterrés ses parents et une grande partie des rois de France. Une étude historique, conduite par l'historien Philippe Delorme, conjointement à des analyses génétiques par comparaison d'ADN mitochondrial, pratiquées par le professeur Jean-Jacques Cassiman de la KU Leuven en Belgique, et par le docteur Berndt Brinkmann de l'université allemande de Muenster, ont démontré en 2000, qu'il appartient bien à un descendant de Marie-Antoinette. Comme, de son côté, l'enquête historique confirme que ce cœur est bien celui que le docteur Philippe-Jean Pelletan a " soustrait " sur le cadavre de l'enfant mort au Temple le 8 juin 1795, ces deux informations - signature génétique et " traçabilité " historique - permettent de conclure qu'il s'agit bien du cœur de Louis XVII. Cette conclusion réhabilitant du même coup les témoignages de contemporains recueillis par l'historien Beauchesne. Cette authenticité démontrée, l'urne funéraire contenant le cœur a été placée, le 8 juin 2004, dans la chapelle des Bourbons de la basilique Saint-Denis, lors d'une cérémonie rassemblant des membres de la famille de Bourbon et diverses personnalités.

Malgré cela, certains continuent de vouloir démontrer la survivance du prince à l'épisode du Temple mais pour la plupart des spécialistes, l'analyse ADN du cœur, conjuguée avec l'enquête menée sur son origine et les péripéties de son histoire, est suffisante pour attester de la mort du prince au Temple. C'est en particulier le cas du professeur Jean Tulard, membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques" (Wikipedia)

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 19:39
Bonne nouvelle, j'apprends que la 1ère Chambre du tribunal de grande Instance de Paris dans un jugement du 30 mai 2007, condamne l’Etat Français à régler à Bernard Méry la somme de 90 000€ avec exécution provisoire après avoir jugé que l’Ordre des avocats de Paris avait commis une faute lourde contre l’avocat dans l’exercice de son pouvoir juridictionnel.

L’affaire aura durée cinq années. L’avocat avait eu l’audace de rédiger deux livres aux titres évocateurs «justice – franc-maçonnerie – corruption » suivi du livre «Les nouveaux parrains ». 



Un simulacre de procès fut utilisé contre celui qui en écrivant ces livres avait signé sa radiation. L’Ordre des avocats lui imputa 15 cas de poursuites et les globalisa pour dire que «tous étaient contraires à l’honneur et à la probité», puis pour que sa peine s’exécute immédiatement sans attendre les voies de recours, utilisa l’arme de la suspension immédiate. Dés le lendemain, l’avocat fut dégradé..., tous ses dossiers furent séquestrés par un avocat désigné par l’Ordre, ses clients furent condamnés lourdement, car privés de défense au dernier moment.

Le jugement de l’Ordre des avocats n’était qu’un habillage, l’avocat n’était en effet pas officiellement poursuivi pour avoir écrit les deux livres, mais les motifs de la décision de radiation s’appuyait pourtant sur ses attaques contre la franc-maçonnerie et justifiait la mesure d’éradication décidée

C’est la franc-maçonnerie qui avait pris la décision, son pouvoir était suffisant pour qu’il s’impose à l’Ordre des avocats de Paris. En effet le bulletin du conseil de l’Ordre du GOF de février 2003 s’attribuait ouvertement la paternité de cette radiation au travers de l’intervention de l’avocat Jean-Marie Quillardet auprès de l’Ordre des avocats. C’est l’actuel grand Maître du GOF - Alain Bauer l’était lors des faits - qui s’élève maintenant contre les propos du premier Président de la Cour de Cassation, Monsieur Vincent LAMANDA. Une fois encore le GOF se cache derrière les circonstances des lois de Pétain pour jouer de l’amalgame entre franc-maçonnerie et juifs. Comme pour Me Bernard MERY ce haut magistrat est accusé d’antisémitisme : «Il était une époque où les gens disaient «je déteste les juifs» » dit le grand Maître. Mais l’accusation d’antisémitisme n’est pas la seule arme, l’autre est l’accusation de paranoïa...

C’est ce qu’endura l’avocat, en sus de sa radiation, une procédure pour outrage à magistrat permit au juge d’instruction d’ordonner une expertise psychiatrique de l’avocat. Deux experts francs-maçons déclarèrent en cœur, sans même examiner le « patient » que l’avocat était inapte pour la profession. Pour eux, s’en prendre aux ingérences de la franc-maçonnerie était la preuve suffisante d’une paranoïa extrême. 

Il lui fallut cette fois encore attendre que la Cour de cassation annule sans renvoi l’ensemble des décisions pénales qui le condamnait.

Cette radiation en dit long sur les pratiques en usage au sein de l’Ordre des avocats de Paris. Une stricte dichotomie est établie entre ceux qui appartiennent à la « fraternité » et ceux qui n’en font pas parties

Le jugement rendu le 30 mai 2007 est courageux, il fera jurisprudence. Il reconnaît en effet une responsabilité des juges, le droit à l’indemnisation pour la victime du dysfonctionnement. La première chambre du TGI de Paris pose les règles admettant le droit à l’indemnisation. Elle a d’autant plus de mérite que ce jugement intervient à une époque où le législateur a refusé la loi devant consacrer les leçons tirées du scandale d’Outreau.

Le conseil de l’Ordre des avocats du barreau de Paris est déclaré fautif dans l’exercice des attributions juridictionnelles que la loi lui confère. C’est une première.
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 13:49
Video La Banlieue s'exprime



Une rencontre inédite entre l'universaliste Dieudonné et le communautariste Kémi Séba qui, malgré cette divergence, se retrouvent aujourd'hui pour annoncer une collaboration entre eux "en septembre", "dans une logique de liberté", et discuter de l'état actuel de la communauté noire en France et en Afrique (problèmes de la déforestation et de la disparition des Pygmées), et par incidence, de celui du sort du reste de l'humanité et, notamment, pour ce qui nous concerne, de la société française et des Français de souche. 

Tous deux avaient été mis gravement en cause dans l’émission Envoyé Spécial sur France 2 jeudi 24 mai, qui qualifiait Dieudonné de "haineux" et Séba de "raciste". Alors que Dieudonné prône le métissage, le brassage, Séba se préoccupe d'abord du "rapprochement communautaire et racial avant de s'unir avec le reste de l'humanité". Mais les deux aux yeux du système, ont le tort d'être antisionistes, "antisémites".

D'une façon inattendue, le système diabolisateur réussit à produire l'inimaginable, l'alliance de groupes que tout, au départ, dans la logique du système, devait opposer (afin de perpétuer la domination du groupe dominant), le rapprochement de ces deux figures antagonistes, unies dans un même combat de libération, et au-delà, le rapprochement entre des groupes, des communautés qui devaient être opposées (Noirs, nationalistes Français de souche, pro-palestiniens arabes, universalistes, identitaires, etc.). Cette rencontre est donc l'initiation d'un mouvement qui pourrait faire très mal au système, s'il devait se développer.


Extraits retenus

Sur la déforestation: "Qui est derrière la déforestation en Afrique? Qui est derrière le fait qu'on abatte les arbres pour pouvoir fabriquer des espaces en Afrique, et créer leurs industries, polluer l'environnement, et par la même occasion tuer les habitants? On se rend compte que ce sont les même qui ici vous parlent d'écologie, ce sont les mêmes qui ici nomment Alain Juppé ministre de l'écologie. Ce sont les mêmes qui détruisent notre continent qui vont vous parler de sauver la planète et d'environnement. Ce sont les mêmes qui assassinent des gens pour le bois d'Afrique au profit de pouvoir créer leurs sociétés au détriment du reste de la population.

"Lorsqu'on va aux Antilles, on se rend compte que la majorité de la population, des noirs, sont contrôlés par une minorité qu'on appelle les Békés sont des juifs qui se convertis au christianisme. Ces Békés changent de nom et d'habits mais ce sont toujours les mêmes qui contrôlent les populations et qu'on retrouve installées en Afrique à piller notre continent.
 

"Sur la presse française, on se demande s'il faut parler de l"Afp ou le de l'Asp, l'agence sioniste de presse." (Kémi Séba)
 

Sur les Français de souche: "Ce système méprise non seulement notre peuple, mais qui méprise même les autochtones de ce pays. Aujourd'hui être nationaliste est une honte, en France. Parce qu'ils ont réussi à faire que les gens haïssent leur terre, que les gens haïssent leur pays, que les gens haïssent leur couleur. Nous, nous partons du principe que nous sommes fiers de ce que nous sommes. Nous disons aux Blancs qu'ils doivent fiers d'être blancs aussi. Aux Arabes qu'ils doivent être fiers d'être Arabes et nous disons aux Sionistes qu'ils doivent avoir honte de ce qu'ils sont, à savoir des colons." (Kémi Séba)
 

"
1789. On nous a tous menti. Avant j'étais un révolutionnaire, bleu blanc rouge. On chantait la Marseillaise, mais ce n'est pas notre Marseillaise, ce n'est pas notre pays. Vous nous avez dit qu'on était des 'citoyens français', mais en réalité la carte d'identité que nous avons, c'est un numéro de matricule. Le jour où vous libérez, que ce système laissera tranquille l'Afrique, vous aurez un exode massif. … Les Français de souche souffrent de cette situation eux aussi. Eux aussi se font piller par une oligarchie. Lorsqu'on entend la femme de Nicolas Sarközy être fière de ne pas avoir une goutte de sang français dans les veines, mais où est-ce qu'on est? Sarközy fils d'un juif hongrois, c'est pour ça qu'il a non pas une préférence nationale, mais une préférence communautaire vis-à-vis de certains, Nicolas Sarközy qui lui-même dit être fière de "sa France". Mais il parle de quelle France? La France de qui? La France de la rue des Rosiers? La France du Crif? La France de Bush? La France de qui? Les Français en ont marre de ce système sarközyste. Il faut dire les choses. Les Arabes en ont marre de ce système sarköziste. Et surtout en priorité, les nôtres, on en a marre, on étouffe. On fatigue, on sature." (Kémi Séba)



Sur l'incarcération de Kémi Séba: "Du fond de ma cellule, j'ai reçu en deux mois plus de 170 lettres, ce qui d'après ce qui me disaient les matons, était considéré comme un record dans le couloir d'isolement où j'étais installé. des lettres de personnes que je ne connaissais pas. Des lettres de personnes que je ne connaissais pas, qui me témoiganient leur affection. Des lettres de nationalistes français, qui ont considéré que notre combat était parallèle au leur puisque nous avions des intérêts qui étaient les mêmes au final. C'est-à-dire que la France puisse appartenir à ceux qui sont les premiers dépositaires et propriétaires de cette terre et que l'Afrique puisse être libre. Je pense qu'on est tous dans cette logique de projet. On est tous dans cette logique où au commencement on aimerait bien pouvoir disposer de notre espace. J'ai même reçu des lettres de manifestants pro-palestiniens, d'Arabes, qui nous encourageait véritbalement à continuer et disant que quand bien même il y avait des désaccords de fonds et que j'étais considéré comme communautariste par eux, ils avaient un respect profond pour notre combat au motif qu'on indexait la Pieuvre que représente pour nous le sionisme" (Kémi Séba).

Sur la Palestine: "Moi à la base, au commencement, j'avais que faire du débat en Palestine et puis je me rends compte que ce que vivent les Palestiniens, c'est le même problème que nous vivons ici. C'est le même problème que nous vivons en Afrique" (Kémi Séba)
 

Sur la République: "Je crois que nous sommes dans un pays où la République n'a pas réussi son projet, son utopie. C'était Liberté, Egalité, Fraternité. ... Aucun humoriste n'a connu dans sa profession et pendant sa carrière un boycott aussi important et l'interdiction même de travailler, d'entreprendre donc dans un pays. Même si la justice me donne raison, je ne peux pas partir en tournée, les programmateurs ont peur (menaces, pressions). Et c'est pareil pour Kémi à qui on veut retirer ses droits civiques, donc il n'aura même plus le droit d'exercer ce genre de choses. " (Dieudonné) 

****

Pour tempérer certains propos sur l'esclavage, on peut se reporter à "La franc-maçonnerie et l'histoire de l'esclavage".

Articles connexes 

"Le mensonge de la "Liberté" : la corruption de la liberté par les libéraux "
"La volonté générale et l'asservissement de la liberté "
"Liberté, Egalité, Fraternité... ou la mort!"
"L'imposture démocratique"
"Le pouvoir de l'argent dans nos démocraties"  
"1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie "

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 09:01
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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 21:00
La Croix 

06/06/2007 10:52 

LONDRES, 6 juin 2007 (AFP) - Mohammed, deuxième prénom le plus populaire en Grande-Bretagne (presse)

Mohammed est déjà le deuxième prénom le plus populaire en Grande-Bretagne derrière Jack et devrait se hisser en première position d'ici la fin de l'année, selon une étude publiée mercredi par le Times, s'appuyant sur des données gouvernementales.
 
... Selon des spécialistes, le recours croissant à Mohammed est dû à la hausse du nombre de familles musulmanes et à leur volonté de prénommer leur enfant en hommage au prophète.
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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 21:46

La Croix


05/06/2007 16:11
 
Les suicides en mai de trois ouvriers de PSA à Mulhouse s'ajoutent à une liste déjà longue dans l'automobile, où se concentrent pressions économiques et pratiques de management par le stress, favorisant un mal être visible désormais à tous les niveaux hiérarchiques.
Les trois ouvriers de Mulhouse ne se sont pas suicidés sur leur lieu de travail. Mais ils appartenaient au même atelier de ferrage, où ils assemblaient les châssis bruts des véhicules, une tâche physique et pointue.
"Il a pu y avoir une sorte d'épidémie car souvent dans les ateliers le découragement gagne l'ensemble des salariés", note Michel Pialoux, sociologue coauteur en 1999 de "Retour sur la condition ouvrière", portant sur PSA Sochaux (Doubs).
Pour la CGT, ces salariés "avaient des problèmes d'argent ou de santé, qui s'ajoutaient à la pression au travail, à l'ambiance pourrie sur le lieu de travail".
En avril, un ouvrier de 51 ans de la même usine s'était pendu dans un local technique de l'unité mécanique.
Début février, un salarié de l'usine PSA de Charleville-Mézières (Ardennes) s'était donné la mort à l'extérieur mais en invoquant ses conditions de travail dans une lettre d'adieu.
"Avec l'organisation +juste à temps+ et l'électronique, il n'est plus possible de souffler, le travail s'est intensifié. Les erreurs sont immédiatement repérées, les ouvriers sont mis en concurrence. On leur demande d'être polyvalents, ce qui produit du stress. Ils ne connaissent plus la solidarité, même informelle", décrit M. Pialoux.
Et quand ils sont en arrêt maladie, la direction peut le leur reprocher, a révélé mardi le quotidien l'Humanité, qui publie copie d'une lettre adressée le 16 mai dernier par le chef du personnel du site de Mulhouse à un salarié, lui reprochant ses "absences nombreuses et répétées".
"Votre absentéisme personnel est incompatible avec l'organisation industrielle et perturbe de façon inacceptable le fonctionnement de votre unité de fabrication", peut-on y lire.
Chez Renault également, où les syndicats ont dénoncé une informatisation et une individualisation à outrance, trois ingénieurs du Technocentre de Guyancourt (Yvelines) se sont suicidés entre octobre et février derniers, deux sur le site et le troisième chez lui, en laissant une lettre mentionnant ses difficultés au travail.
L'implication du travail dans chacun de ces drames n'est pas évidente, les causes d'un suicide étant souvent multiples.
Les directions des deux constructeurs automobiles ont toutefois annoncé des mesures d'accompagnement des salariés en détresse ou de prévention du stress.

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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 08:14

Le Figaro, Publié le 04 juin 2007
"En appliquant le Traité sur les armements conventionnels en Europe (CFE), la Russie a procédé à un désarmement unilatéral. En retour, nous avons observé une accumulation de matériel militaire en Roumanie et en Bulgarie et maintenant le déploiement d'intercepteurs en Pologne et d'un radar en République tchèque. Il y a de quoi être préoccupé. Voilà pourquoi nous avons déclaré un moratoire sur le CFE. Il faut se rendre compte que lorsque le système antimissile sera installé, il fonctionnera en liaison automatique avec le dispositif nucléaire aux États-Unis. Pour la première fois dans l'histoire, il y aura donc en Europe des éléments d'un système nucléaire américain. Cela change fondamentalement l'équilibre du système international. On nous explique que cela est nécessaire pour se protéger de missiles iraniens. Mais les Iraniens ne disposent pas de missiles de 5 000 à 8 000 kilomètres de portée. Il n'y a donc pas de justification au déploiement de ce système.

 

"Nous nous fondons sur le bon sens et la logique. Nous n'excluons pas que les États-Unis reviennent sur leur décision. Si ces principes ne s'imposent pas, nous devrons prendre des mesures de réciprocité. Pour rétablir l'équilibre, nous aurons besoin de systèmes qui pourront pénétrer le bouclier antimissile. Nous ne sommes pas ceux qui auront entamé une course aux armements en Europe. Mais peut-être veut-on nous pousser à prendre des mesures de réciprocité pour empêcher un rapprochement entre la Russie et l'Europe.

"Nos experts militaires nous disent que le système antimissile menace le territoire de la Russie jusqu'à l'Oural. Si une partie du potentiel nucléaire des États-Unis est en Europe, nous devrons trouver une réponse. Bien sûr, nous devrons avoir des cibles en Europe. Quels moyens utiliserons-nous ? Des missiles balistiques, des missiles de croisière ou de nouveaux systèmes d'armements, c'est une question technique. Je suis contre toute course aux armements. Nous avons appris de l'expérience de l'URSS. Nous n'allons pas nous laisser entraîner. Les États-Unis vont dépenser des milliards et des milliards de dollars, nous allons bâtir une réponse asymétrique, beaucoup moins chère mais efficace.

La Russie est devenue la neuvième puissance économique au monde et dépasse les pays du G8 dans de nombreux domaines. Quant aux droits de l'homme, je ne veux offenser personne, mais le rapport d'Amnesty International affirme que les États-Unis sont le plus grand pourfendeur des droits de l'homme à l'échelle globale."

(Vladimir Poutine in Le Figaro, Poutine : "La Russie devra choisir des cibles en Europe", Publié le 04 juin 2007).

Joignant le geste à la parole, la Russie a testé le 30 mai un nouveau missile intercontinental à têtes multiples, en "réponse aux actes unilatéraux et infondés de nos partenaires", a aussitôt clamé M. Poutine, soit en d'autres termes au projet de bouclier américain.

"Regardez simplement la carte - (la défense antimissile mondiale américaine) est en train d'être déployée le long du périmètre de la Russie, et aussi, incidemment, de la Chine", a relevé M. Lavrov.

"On nous dit que cette défense sert contre les missiles iraniens, mais aucun missile iranien n'a de portée suffisante. Il devient alors évident que cette nouveauté nous concerne aussi nous, Russes", rétorque M. Poutine.

(La Croix, MOSCOU (AFP) - Poutine menace de pointer des missiles vers l'Europe, 04/06/2007 07:27)

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 07:11
La Croix, 03/06/2007 00:36


Le président du FN, Jean-Marie Le Pen, a évoqué samedi à Paris sa crainte que "l'identité et la souveraineté de la France ne soit encore plus menacée", maintenant que Nicolas Sarkozy est parvenu au pouvoir.

"L'identité nationale et la souveraineté de la France peuvent être encore plus menacées dans les cinq prochaines années", a déclaré M. Le Pen, dans une réunion publique à Paris dans le cadre de la campagne des élections législatives.

L'UMP veut ... "favoriser l'islam aux dépens des autres religions, et notamment aux dépens de celle qui constitue un élément essentiel de l'identité de notre nation: le christianisme", a déclaré M. Le Pen, qui s'exprimait devant quelque 800 personnes, dans une salle au deux tiers remplie.

Et aujourd'hui, "continuant le travail de sape de ses prédécesseurs, Giscard, Mitterrand et Chirac, le nouveau président de la République s'apprête à abandonner dans les mains des eurocrates bruxellois ses dernières prérogatives de chef d'Etat", a-t-il averti, qualifiant Nicolas Sarkozy de "petit télégraphiste de Bruxelles".

... "Si les démagogues de l'UMP, sous la pression, ont été contraints quelque peu de reconnaître la justesse de nos diagnostics, seules nos solutions sont susceptibles de sortir la France de l'effondrement général dont ils partagent la responsabilité avec les socialo-écolo-communistes", a estimé M. Gollnisch.

"Le clivage ne passe plus entre la gauche et la droite. (...) Le vrai clivage passe entre les patriotes attachés à leur histoire, à leur terre, à leur tradition (...) et ceux qui, comme Sarkozy hélas, comme la plupart des députés de l'UMP et de la gauche, sont tous acquis peu ou prou (...) à la mondialisation sauvage, au brassage des populations, à l'Europe de Bruxelles", a-t-il ajouté.

M. Gollnisch a prédit que "partout" en Europe les mouvements nationalistes allaient progresser, malgré des "revers des urnes" comme ceux que vient de connaître M. Le Pen en France, qui ne sont que le "ressac de la vague".

Ces revers ne nous "empêcheront pas de livrer la bataille contre les tenants de la destruction des valeurs éternelles qui ont fait la grandeur de l'Occident", a-t-il dit.
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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 06:42
Jean-Marie Le Pen, Discours à l'occasion du meeting de Paris, samedi 02 juin 2007

Vous avez voulu la
rupture avec Chirac ?
Ouvrez les yeux !

"Onze ministres sur seize sont d'anciens chiraquiens, dont le premier ministre lui-même, monsieur Fillon, (membre des gouvernements Raffarin entre 2002 et 2005), et bien sûr monsieur Juppé (le calamiteux premier ministre de Chirac en 1995, condamné en 2004 par la justice).

Les 365 députés de l'UMP qui ont soutenu Chirac et ses premiers ministres sont dans leur quasi totalité candidats à leur réélection. Les reconduire reviendrait à donner quitus à Chirac pour sa gestion du pays entre 2002 et 2007 :
un Etat encore plus endetté, (64 % du produit intérieur brut contre 58 %), avec toujours plus d'impôts et de charges, (les prélèvements obligatoires représentent désormais 44 % du PIB) ;
un taux de chômage parmi les plus élevé d'Europe (8 % selon les chiffres officiels, le double dans la réalité), un pouvoir d'achat réel en régression, sept millions de personnes vivant avec moins de sept cents euros par mois ;
près de cinq cent mille étrangers arrivés chaque année légalement ou non dans notre pays, soit deux millions et demi d'immigrés en plus depuis 2002 ;

plus de douze millions de crimes et de délits commis en 2006 selon l'Office national de la délinquance, quarante-cinq mille voitures incendiées chaque année.

Ce bilan de l'UMP, monsieur Fillon lui-même l'a condamné en affirmant que l'insécurité s'était aggravée dans les dernières années. Mais qui était alors chargé de la sécurité ? Si ce n'est le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy. Certainement un homonyme du nouveau président de la République.

Le 6 mai vous avez voté contre les socialistes ?
Ouvrez les yeux !


Le nouveau gouvernement comprend quatre socialistes, parmi lesquels deux noms symbolisent la gauche la plus conformiste qui soit.

Le premier, monsieur Jouyet, est un énarque, un ami du couple Hollande-Royal, l'ancien directeur de cabinet de monsieur Delors quand il présidait la Commission européenne. C'est à cet euro-technocrate que monsieur Sarkozy a confié le secrétariat d'Etat aux affaires européennes.

Le second est Kouchner, qui est passé par tous les ponts aux ânes de la gauche contemporaine : président de l'Union des étudiants communistes quand le parti applaudissait à la construction du mur de Berlin en 1961, soixante-huitard ensuite, il s'est reconverti dans "l'humanitaire " dans les années 70. Ministre de Mitterrand, il est devenu en 1992 sur les côtes de Somalie le porteur de riz le plus célèbre. C'est à ce " tiers-mondiste, tiers-mondain ", mais 100 % mondialiste qu'a été confié le ministère des affaires étrangères.

A ce propos le 29 mai 2005, vous avez voté contre la Constitution européenne ? Ouvrez les yeux !

Pour la première fois, la photographie officielle du président de la République comporte un drapeau européen.

En 1981, ses adversaires avaient qualifié le président Giscard d'Estaing de petit télégraphiste de Moscou, parce qu'il était le dirigeant occidental le plus complaisant à l'égard de l'Union soviétique, allant jusqu'à Varsovie s'enquérir des exigences de Léonid Brejnev.
Sarkozy est lui le petit télégraphiste de Bruxelles.

Aussitôt entré en fonction, il s'est empressé d'aller à Berlin, puis à Bruxelles, rassurer le chancelier allemand, madame Merkel, et le président de la Commission européenne, le Portugais Barroso.
Ils peuvent lui faire confiance : la volonté du peuple français ne sera pas respectée. Par tous les moyens, même légaux, monsieur Sarkozy imposera aux Français un texte qu'ils ont rejeté par référendum.

Son traité européen dit simplifié a aussi reçu l'aval du chef du gouvernement italien de gauche, Romano Prodi, l'ancien président de la Commission européenne, car ce texte reprend les principales dispositions de la Constitution européenne enlevant à la France les derniers éléments de sa souveraineté et qui sont notamment :
  •  
  • La reconnaissance à l'Union européenne de la personnalité juridique. L'Europe de Bruxelles ayant alors le statut international à part entière d'un Etat, les pays membres perdront leur statut d'Etat souverain.
  • La création d'un ministre des affaires étrangères européen, qui à terme enlèvera à notre pays son siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.
  • La suppression de la règle de l'unanimité. Un Etat ne pourra plus opposer son droit de veto à une décision qu'il estime contraire à ses intérêts. Ainsi les Français ne pourront plus s'opposer à la suppression de la politique agricole commune, voulue désormais par une majorité des 27 pays membres.


Vous refusez l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne ? Ouvrez les yeux !

Le chef de l'Etat a accepté l'ouverture le 26 juin de trois nouveaux chapitres de négociation nécessaires à l'adhésion de la Turquie. Pourquoi ? C'était pourtant peut-être la dernière occasion pour la France d'empêcher une telle adhésion.
Demain, si le traité européen proposé par monsieur Sarkozy entre en application, notre pays n'aura plus la possibilité juridique d'opposer son veto à ce projet.

En réalité monsieur Sarkozy est favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Grâce à ce tour de bonneteau, il pourra s'abriter derrière un vote majoritaire des partenaires européens de la France et, ainsi, ne pas endosser devant l'opinion française la responsabilité d'une telle décision. Le disciple de Chirac a dépassé le maître, qui lui avait promis en 1995 un référendum sur la monnaie unique européenne. Mais nous le savons, chez ces gens-là " les promesses n'engagent que ceux à qui elles sont faites ", selon l'expression de monsieur Pasqua.

Il n'est donc pas étonnant que les partisans avérés du lobby euro-turc occupent des postes clés dans le nouveau gouvernement : le premier ministre lui-même, Fillon, qui, dans un entretien donné à Libération le 26 octobre 2004, se prononçait en faveur de l'adhésion de la Turquie, le numéro deux du gouvernement, monsieur Juppé et, bien sûr, le ministre des affaires étrangères Kouchner et le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Jouyet.

Sarkozy d'ailleurs ne se contente pas de la Turquie. L'Union euro-méditerranéenne qu'il veut créer avec tous les pays riverains de la Méditerranée, sur le modèle de l'actuelle Union européenne sans frontières, permettra non seulement aux Turcs, mais aux Algériens et à tous les ressortissants des pays d'Afrique du Nord et du Levant de s'installer librement en France.

Vous vouliez en finir avec les vieilles lunes soixante-huitardes ?
Ouvrez les yeux !


Outre Kouchner, plusieurs ministres portent les contre-valeurs de soixante-huit qui, depuis bientôt quarante ans, détruisent les fondements de notre civilisation :

Madame Bachelot, l'ancien porte-parole de la campagne de Chirac en 2002, favorable au mariage homosexuel et à l'adoption d'enfants par de tels couples. A ce propos, il n'y a pas de ministre de la famille. Cela n'est certainement pas un oubli.

Madame Pecresse, ministre de l'enseignement supérieur, favorable à la recherche sur les embryons humains, étape décisive dans l'avènement du Meilleur des Mondes, dans lequel l'homme aura perdu toute dignité.
Madame Albanel, ministre de la Culture, qui a voulu imposer l'année dernière dans la chapelle royale du château de Versailles une manifestation profanatoire intitulée "Magie noire pour mariage blanc ", soulevant l'indignation non seulement de l'évêque mais aussi du maire de Versailles. Même le mirobolant Jack Lang n'avait pas osé. A ce propos, ses amis socialistes affirment qu'il ferait partie de la seconde fournée de ralliés au sarkozysme. Quoi qu'il en soit, le choix de madame Albanel montre que l'invocation par monsieur Sarkozy des deux mille ans de Chrétienté n'était qu'un discours de campagne destiné à tromper les électeurs catholiques.

... Pour connaître les intentions du nouveau pouvoir, il est donc nécessaire de savoir quel sens le nouveau chef de l'Etat donne à cette notion d'identité nationale.

La France voulue par monsieur Sarkozy ne constituerait plus un peuple, mais serait un ensemble de territoires habités par des communautés ethniques, religieuses, voire sexuelles. Dans cet ensemble qui n'aurait plus de français que le nom, les nouveaux arrivants bénéficieraient d'un traitement de faveur destiné à favoriser leur intégration. C'est la discrimination "positive" c'est-à-dire la préférence étrangère.

Cette conception dit-on, monsieur Sarkozy l'aurait importée des Etats-Unis. Ce n'est pas tout à fait exact. Notre président de la République admire, c'est vrai l'Amérique. Mais il a quarante ans de retard.
Son Amérique est morte. C'était celle des années 60, quand se mettait en place en effet la discrimination "positive", appelée là-bas "l'affirmative action", l'Amérique des beatniks pacifistes qui crachaient sur leur drapeau. Cette Amérique-là allait inspirer en France les soixante-huitards. Aujourd'hui elle inspire encore monsieur Sarkozy, au moment où les Américains ayant pris conscience de la nocivité et de l'injustice d'un tel système mettent fin à la discrimination positive.

C'est au nom de cette discrimination positive que l'UMP veut favoriser l'Islam aux dépens des autres religions, et notamment aux dépens de celle qui constitue un élément essentiel de l'identité de notre nation : le christianisme. Croyantes ou non, toutes les personnes de bonne foi l'admettent :

les racines chrétiennes de la France sont une évidence, marquée notamment par les figures historiques de Clovis, baptisé en 496, de saint Louis, de sainte Jeanne d'Arc. S'épanouissant dans notre héritage culturel gréco-latin, ces racines ont assuré le rayonnement de la civilisation française.

Les valeurs traditionnelles de notre société, même sécularisée, prennent leur source dans le christianisme. La liberté, l'égalité, la fraternité qui constituent la devise de la République française sont des principes d'inspiration chrétienne. Ainsi la morale enseignée autrefois par " les hussards noirs de la République ", chers à Charles Péguy, n'était guère différente de celle transmise par les prêtres.

La
laïcité elle-même prend sa source dans la réponse faite par le Christ au pharisien lui demandant s'il fallait payer l'impôt à César "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Refusant la confusion en vigueur dans les régimes islamistes [ou dans les césarismes], elle établit, non pas une séparation hermétique comme le voudraient certains esprits bornés, mais une distinction équilibrée entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel.

Ces principes qui fondent l'identité française, monsieur Sarkozy les bafoue. Ministre de l'intérieur, il a fait entrer dans nos institutions les associations islamistes en créant le Conseil français du culte musulman. Il est relayé dans nos villes par les maires UMP qui tentent de financer avec l'argent des contribuables locaux la construction de mosquées. Le Front National ayant obtenu dans les municipalités où il a des élus l'annulation de ces procédures qui violent la loi de 1905, le nouveau gouvernement essaiera de changer la loi. 

"La France, rappelait le général de Gaulle cité par Alain Peyrefitte, est avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ". 

(Fin de citation).

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 16:13
"Le socialisme qui était une réaction légitime contre l'esclavage libéral, s'est dévoyé parce qu'il a adopté, primo, l'interprétation matérialiste de la vie et de l'histoire, secundo, une attitude de représailles, tertio, la proclamation du dogme de la lutte des classes... Le socialisme qui représentait une critique justifiée du libéralisme économique, nous a apporté, par les mêmes chemins, les mêmes résultats que celui-ci, la désagrégation, la haine, la séparation et l'oubli de tous les liens de fraternité et de solidarité qui unissent les hommes. ... La révolution socialiste... c'est le triomphe du sens matérialiste de la vie et de l'histoire. C'est la substitution violente de l'irréligiosité à la religion, le remplacement de la Patrie par la classe fermée et haineuse, le groupement des hommes par classes et non le groupement des hommes de toutes les classes au sein d'une Patrie commune à tous".

(José-Antonio Primo de Rivera cité in Maurice Bardèche, Qu'est-ce que le fascisme? Les Sept couleurs, Montargis 1961, p. 68-69).
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 11:10
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