25 février 2008
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L'invective(video youtube) lancée par le chef de l'Etat à un badaud au Salon de l'agriculture "casse-toi pauvre con!" répondant à l'apostrophe du badaud lachant "touche-moi pas... tu me salis", est un parfait contre-exemple éducatif pour la jeunesse.
Imaginons un éducateur, un professeur, ou même un policier répondre ainsi à un élève, ou une personne qui a un propos désobligeant. Quel exemple ! Est-ce imaginable ?
Louis XIVdans ses Instructions ou Mémoires au Dauphin pour l'année 1661 écrivait : [P]lus que tous les autres hommes, les souverains doivent "instruire leurs enfants par l'exemple et par le conseil. ... Favoriser et élever le mérite, faire du bien en un mot, ne devait pas seulement être la plus grande occupation, mais le plus grand plaisir d'un prince. ... Nous devons considérer le bien de nos sujets, bien plus que le nôtre propre" (Louis XIV cité inFrançois Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 180-181). C'est l'éducation par l'exemple ici prônée par Louis XIV au dauphin.
Mesure-t-on l'abysse qui se trouve entre cette conception du rôle du chef de l'Etat et sa position au temps de la monarchie et la pratique républicaine façon Nicolas Sarkozy, en 2008? Même un François Mittérand ou un Jacques Chirac ne se faisaient pas tutoyer par un badaud lachant "touche-moi pas... tu me salis". Non, vraiment, il n'y a plus de respect de rien dans cette "république égalitaire", même du chef de l'Etat.
Il sera dit que Nicolas Sarkozy n'était pas venu à la rencontre de son peuple pour guérir les écrouelles, mais l'insulter...

Henri IV touche les escrouelles
Imaginons un éducateur, un professeur, ou même un policier répondre ainsi à un élève, ou une personne qui a un propos désobligeant. Quel exemple ! Est-ce imaginable ?
Louis XIVdans ses Instructions ou Mémoires au Dauphin pour l'année 1661 écrivait : [P]lus que tous les autres hommes, les souverains doivent "instruire leurs enfants par l'exemple et par le conseil. ... Favoriser et élever le mérite, faire du bien en un mot, ne devait pas seulement être la plus grande occupation, mais le plus grand plaisir d'un prince. ... Nous devons considérer le bien de nos sujets, bien plus que le nôtre propre" (Louis XIV cité inFrançois Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 180-181). C'est l'éducation par l'exemple ici prônée par Louis XIV au dauphin. Mesure-t-on l'abysse qui se trouve entre cette conception du rôle du chef de l'Etat et sa position au temps de la monarchie et la pratique républicaine façon Nicolas Sarkozy, en 2008? Même un François Mittérand ou un Jacques Chirac ne se faisaient pas tutoyer par un badaud lachant "touche-moi pas... tu me salis". Non, vraiment, il n'y a plus de respect de rien dans cette "république égalitaire", même du chef de l'Etat.
Il sera dit que Nicolas Sarkozy n'était pas venu à la rencontre de son peuple pour guérir les écrouelles, mais l'insulter...

Henri IV touche les escrouelles
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