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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 20:08
04/03/2008 13:16
 
PARIS (AFP) - Laïcité: des loges maçonniques reçues par le président du Conseil constitutionnel
Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a reçu mardi matin à leur demande plusieurs loges maçonniques, dont le Grand Orient de France, pour parler de laïcité.
"Nous avons redit notre attachement à la laïcité et notre position sur les éventuels aménagements techniques de la loi de 1905", a dit à l'AFP le Grand maître du Grand Orient Jean-Michel Quillardet à l'issue de cette rencontre.
... Jean-Louis Debré est "un garant très ferme de la laïcité, mais comme président du Conseil constitutionnel il est tenu à une stricte neutralité politique... 
Interrogé sur l'éventualité d'une grande manifestation pour la défense de la laïcité, il répond : "Nous le ferons au moment opportun, par exemple si un texte sur le sujet se préparait, et nous appellerions tous les républicains à y participer".
Quatre obédiences étaient reçues mardi matin par Jean-Louis Debré : le Grand Orient de France, Droit Humain, la Grande Loge Féminine de France et la Grande Loge de France.
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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 21:05
L'ancien président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Denis Gautier-Sauvagnac a appelé dimanche la présidente du Medef Laurence Parisot à «garder son sang-froid» et s'est étonné de sa «véhémence» sur l'affaire de ses indemnités de départ.

La présidente du Medef a affirmé dans un entretien au JDD avoir demandé «solennellement à tous les membres de l'UIMM qui exercent des mandats nationaux dans des institutions au nom du Medef de
remettre immédiatement leur mandat à la disposition du Medef». [Les partis politiques et les politiciens auraient également... bénéficié des largesses des fédérations patronales...]

... Quelque 19 millions d'euros en espèces ont été retirées entre 2000 et 2007 des caisses de l'UIMM sous l'autorité de Denis Gautier-Sauvagnac. Les enquêteurs soupçonnent que l'essentiel de ces sommes a pu servir au financement occulte de syndicats... (
20minutes)

Lire aussi :

L'affaire DGS: Sociaux-traîtres, les syndicats financés depuis toujours par les patrons
Collusion patronat-syndicat 


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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 20:19
02/03/2008 19:55

PARIS, 2 mars 2008 (AFP) - Rassemblement pour "préserver le caractère juif" de la rue des Rosiers

Une centaine de personnes, selon les organisateurs et la police, se sont rassemblées dimanche devant l'ancien restaurant Goldenberg, au coeur du quartier juif historique de Paris, pour que soit préservé "le caractère juif" de la rue des Rosiers.
Le rassemblement, à l'appel de l'association "Quartier des Rosiers", s'est tenu en fin d'après-midi à l'angle de la rue des Rosiers et de la rue Ferdinand Duval (IVe arrondissement), en face du restaurant Goldenberg. ... "Non à la disparition de la rue des Rosiers! Non à la mono-activité de vêtements de luxe! Ce n'est qu'un début, nous allons nous rassembler ici tous les dimanches", a scandé l'un des organisateurs, Joseph Finkelstein, alors qu'un groupe de musiciens jouait de la musique juive.
Pour l'association, que préside Nicolas Secondi, "les différents pouvoirs publics ont encouragé, directement ou indirectement, cette évolution marchande", en laissant transformer ce secteur "en une promenade dominicale où l'on vient photographier les restes d'un quartier juif disparu".
"Nous demandons que des mesures de préemption des commerces libres soient prises d'urgence par la mairie de Paris, avec une affectation commerciale respectant le caractère historique du quartier, et sa diversité", ont fait valoir les organisateurs.
M. Finkelstein s'est dit "déçu" de l'absence des têtes de liste PS, UMP et MoDem à ce premier rassemblement, auquel a participé la tête de liste des Verts, Corine Faugeron.
"Je comprends l'inquiétude des personnes de ce quartier. On comprend que les quartiers doivent changer, mais on pourrait maintenir un petit bout d'âme. Le restaurant Goldenberg est à louer. Peut-être que la mairie peut préempter ce restaurant et en faire un lieu où on pourrait continuer un peu l'histoire extraordinaire de cette rue", a déclaré à l'AFP Mme Faugeron.

                                                  ***

Imaginons maintenant l'organisation à Paris d'une manifestation pour la "préservation du caractère français" de Paris et de la France, que se passerait-il à votre avis?... Inutile de faire un dessin, deux poids deux mesures, cette manifestation n'obtiendrait tout simplement pas l'autorisation préfectorale et serait aussitôt interdite pour "incitation à la haine raciale", ses organisateurs poursuivis et traqués, traînés devant les tribunaux de la religion républicaine.

On attend donc que Sos racisme, la licra, etc. se portent partie civile pour dénoncer cette odieuse manifestation de racisme à la rue des Rosiers...
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 16:51
Nos valeurs sont-elles modernes ? Dans cette revue maçonnique La Chaîne d'Union (n°43, janvier 2008), entre autres inquiétudes, les frères s'interrogent sur "le retour du religieux". "Nos valeurs sont-elles modernes?", se demandent-ils.

"En ce début du XXIe siècle, chaque Franc-Maçon peut s'interroger sur les valeurs de cette Franc-Maçonnerie très "datée XVIIIe siècle" et qui ont évolué différemment selon les lieux."

"... L'interrogation de Mireille Palson-Beaunier sur le retour du religieux ou retour du sacré ? ne manque pas de pertinence si on le met en parallèle avec l'actualité française." (Le blog maçonnique
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 16:41

Libération 

QUOTIDIEN : samedi 1 mars 2008

Père Siméon, moine orthodoxe

«La religion en Russie n’est pas une mode, dit-il en réponse à ceux qui affirment que le renouveau orthodoxe est plus culturel que spirituel. Elle imprègne la culture et la littérature. Et elle répond à un besoin réel. (Libération.fr)

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 11:46
Ce matin sur rance-info (voir aussi dépêche Ap), le valet du système et socialiste Jack Lang, empli de son arrogance hypocrite et de sa fatuité habituelle, sentant bien dans l'opinion publique le rejet grandissant de cette société d'Argent-Roi, consumériste, athée et matérialiste qu'on nous présente comme horizon indépassable (et donc le danger pour lui de voir le peuple se soulever et le chasser lui et la caste politicienne), organise la propagande républicaine sur le dos de la vérité historique. 

Afin de sauver ce qui le fait vivre, l'hypocrite Jack Lang feint de critiquer cette société d'argent qui l'enrichit et dont il ramasse les dividendes en milliers d'euros chaque mois, ose dire cette contre-vérité historique (seconde phrase), après une première phrase juste selon laquelle, "c'est une illustration d'une société dans laquelle le pouvoir de l'argent domine ce pays, l'écrase et veut lui imposer sa loi". "On est dans un système d'ancien régime" (
Ap, "Gautier-Sauvagnac: Jack Lang juge cette affaire "inacceptable"). 

Jack Lang, pour mieux faire passer son mensonge et manipuler l'opinion publique, use d'un procédé rhétorique connu qui consiste à mêler une vérité au mensonge : la première phrase est vraie, la seconde est fausse, de la propagande mensongère.

On sait en effet par exemples :

La femme au temps des croisades qu'au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime (monarchie capétienne), existait une tradition de défense du menu peuple de l'exploitation des riches. 

Ainsi, à la mort de la reine-mère
Blanche, mère de Saint Louis et régente du Royaume durant la Croisade de son fils, aussi célèbre par sa beauté que par sa sagesse, la célèbre médiéviste Régine Pernoud nous dit qu'elle fut en 1252 "universellement pleurée par le peuple, car, disent les Grandes Chroniques de France : 'Elle avait garde que le menu peuple fût défoulé (exploité) par les riches et gardait bien justice'" (Régine Pernoud, La femme au temps des Croisades, Editions Stock, Le Livre de Poche, Paris 1990, p. 238).

On sait aussi qu'outre cette tradition de défense du menu peuple, la noblesse n'avait pas le droit de s'enrichir : "[l]a noblesse peut se perdre par déchéance à la suite d'une condamnation infamante. ... Elle se perd encore par dérogeance, lorsqu'un noble est convaincu d'avoir exercé métier roturier ou un trafic quelconque [faire du commerce, faire de l'argent était interdit aux nobles] : il lui est interdit de sortir du rôle qui lui est dévolu, et il ne doit pas non plus chercher à s'enrichir..." (Régine Pernoud, Lumière du Moyen Âge, Grasset, Paris 1981, p. 39-40).

"Pour comprendre le Moyen Âge, il faut se représenter une société vivant sur un mode totalement différent, d'où la notion de travail salarié, et même en partie celle d'argent, sont absentes ou très secondaires. Le fondement des rapports d'homme à homme, c'est la double notion de fidélité, d'une part, protection, de l'autre. On assure quelqu'un de son dévouement, et en échange on attend de lui la sécurité. On engage, non son activité en vue d'un travail précis, à rémunération fixe, mais sa personne, ou plutôt sa foi, et en revanche on requiert subsistance et protection, dans les sens du mot. Tel est l'essence du lien féodal" (Régine Pernoud, Lumière du Moyen Âge, Grasset, Paris 1981, p. 29). 

Lumière du Moyen Age"Auncune époque n'a été plus prompte à écarter les abstractions, les principes, pour s'en remettre uniquement aux conventions d'homme à homme; aucune non plus n'a fait appel à de plus hauts sentiments comme base des conventions. C'était rendre un magnifique hommage à la personne humaine. Concevoir une société fondée sur une fidélité réciproque était à coup sûr audacieux" (ibid., p. 35).
 

Régine Pernoud explique encore qu'"en réalité, jamais les contacts ne furent plus étroits entre les classes dites dirigeantes - ici les nobles - et le peuple. ... Cérémonies locales, fêtes religieuses et autres, rencontres du seigneur et du tenancier" (
Régine Pernoud, ibid, p. 51). "Il n'y a peu de différence... dans l'éducation donnée aux enfants de diverses conditions; les fils des moindres vassaux sont élevés au manoir seigneurial avec ceux du suzerain, ceux des riches bourgeois sont soumis au même apprentissage que le dernier des artisans s'ils veulent tenir à leur tour la boutique paternelle. C'est sans doute pourquoi l'on a tant d'exemples de grands personnages issus de familles d'humble condition : Suger, qui gouverne la France pendant la Croisade de Louis VII, est fils de serfs; Maurice de Sully, l'évêque de Paris qui fit bâtir Notre-Dame, est né mendiant; saint Pierre Damien, dans son enfance, garde des pourceaux, et l'une des plus vives lumières de la science médiévale, Gerbert d'Aurillac, est également berger; le pape Urbain VI est le fils d'un petit cordonnier de Troyes, et Grégoire VII, le grand pape du Moyen Âge, d'un pauvre chevrier" (ibid., p. 120). 

Sur ces liens étroits entre la noblesse et le peuple, lire également "Le Roi proche du peuple".

"Je ne suis pas certain que les inégalités aient été plus criantes sous Louis XVI que sous notre république. Précisément parce que l'institution de la noblesse, cet ordre prestigieux auquel toute famille désireuse de se hisser dans la société rêvait d'accéder, empêchait par là même qu'elles continuent à s'enrichir interminablement. Un Bill Gates était inimaginable à l'époque, ces fortunes qui dépassent la richesse de nombreuses nations n'existaient pas. ..." (Yves-Marie Adeline, Le Royalisme en question, L'Âge d'Homme - Editions de Paris,  Libres Mobiles, 2e édition, Paris 2006, p. 96).

"La famille anoblie... renonçait, comme les anciennes, à toute profession lucrative. Je ne sais si cela est très libéral, mais c'était très philosophique, très moral, et surtout très politique. Rien de plus moral assurément qu'une institution qui, sans contrainte, et par les motifs les plus honorables, offre un exemple, on peut dire légal et public, de désintéressement, à des hommes dévorés de la soif de l'argent... Rien de plus politique que d'arrêter, par un moyen aussi puissant que volontaire, par le motif de l'honneur, l'accroissement immodéré des richesses dans les mêmes mains
(
Bonald, La Vraie révolution, 1818, cité in Yves-Marie Adeline, ibid., p. 96-97).

On voit donc que si le Moyen Âge et l'Ancien Régime vivaient sur un mode d'organisation sociale totalement différent du nôtre, "d'où la notion de travail salarié, et même en partie celle d'argent, sont absentes ou très secondaires..." (Régine Pernoud), ce n'est plus du tout le cas depuis la Révolution française et la "république"... 
 
"La Révolution française fut, avant tout, une Révolution économique"... L'aboutissement "d'une lutte entre deux formes du capital, le capital immobilier et le capital mobilier, le capital foncier et le capital industriel et agioteur. Avec la suprématie de la noblesse disparut la suprématie du capital foncier, et la suprématie de la bourgeoisie amena la suprématie du capital industriel et agioteur" (Bernard Lazare, L'antisémitisme, son histoire et ses causes, 1894, rééd. Documents et Témoignages, Vienne 1969, p. 115).
 
"Étrange conclusion: la Révolution, faite au nom de l'égalité, a enrichi les riches et appauvri les pauvres... C'est un résultat qu'on retrouvera sur d'autres terrains... (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 173-174).
 
"Il ne s'agit pas d'un avènement du capitalisme : celui-ci coexistait avec l'ancienne société, dans le cadre d'une économie de marché. Mais les capitalistes n'avaient pas le premier rang. Même un Samuel Bernard, même un John Law ne pouvaient prétendre aux honneurs que dans la mesure où ils se pliaient aux règles établies, en s'anoblissant et en entrant dans le système. Le roi, de toute façon, était au-dessus de la mêlée. Il s'agit d'une explosion du capitalisme. Du second rôle, il passe au premier. Aucune autorité, désormais, ne sera en mesure de lui servir de contrepoids. Les droits de la naissance ne pourront rien contre ceux de la finance. … Avant la révolution, les banquiers privés étaient nombreux, parfois influents, mais sauf Necker en 1789, ils ne tenaient jamais le haut du pavé. … La révolution assure d'emblée la promotion des bourgeois fortunés, qui ne tardent pas à prendre le contrôle des municipalités à Marseille, Lyon, Bordeaux ou Nantes. "Ce sont les hommes riches qui vont gouverner Bordeaux" (Jean Jaurès, Histoire socialiste de la Révolution française), Bordeaux qui choisit pour maire Saige, "dix fois millionnaire". A Nantes, le Comité de salut public est entre les mains des plus riches négociants, - la plupart affiliés aux loges maçonniques – dont Buteiller père, le plus opulent..." (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 242-243).
 
"Le règne de l'argent n'implique pas seulement la promotion des banquiers et des spéculateurs. Il se traduit par une montée de la corruption..." (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 247).
 
"La vertu fait cruellement défaut dans l'histoire de la révolution. Les corrupteurs ont le champ libre, pour acheter les consciences, les concours, les suffrages. Les corruptibles sont légion, et ils ne résistent pas toujours à la tentation" (René Sédillot, ibid., p. 248).
 
"La puissance de l'argent dans nos démocraties est immense, ... L'argent règne... Les groupes financiers ou du moins certains groupes financiers font les élections et ils font les partis: mais ensuite les partis gouvernent comme ils peuvent et ils ne font pas toujours, ils ne peuvent pas toujours faire la politique pour laquelle ils ont été payés. Les barons financiers autorisent et soutiennent telle idéologie et tolèrent ou combattent telle autre. ... On découvre alors que les gouvernements ne peuvent se mouvoir que dans des limites très étroites. ... (Maurice BardècheLes Temps modernes, Editions Les Sept Couleurs, Montargis 1956, p. 85-86).
 
"A l'ancienne aristocratie se substitue l'aristocratie des riches. C'est une chose qui n'a pas été assez vue. On a dit : la Révolution de 1789 a donné le pouvoir à la bourgeoisie. C'est vrai, mais dans la bourgeoisie elle l'a donné à l'Argent" (Jacques Ploncard d'Assac, Les jeunes ont droit à la vérité, Société de philosophie politique, Lisbonne 1970, p. 105).
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 09:05
"[L]e totalitarisme est fils aîné de la Révolution française. C'est un régime neuf qui ne se classe pas dans la typographie aristotélicienne. Rien de commun avec la tyrannie : son ressort le plus notoire est même de lutter contre cette dernière. La tyrannie suppose le pouvoir d'un seul qui ramène tout à son bien particulier, c'est-à-dire à son arbitraire. ... Le totalitarisme, au contraire, c'est l'idéologie au pouvoir. Nul tyran ne lui est nécessaire. Il prétend s'appuyer sur des bases scientifiques. Il déclare n'avoir pour fin que le bonheur des masses. Vérité et bonté absolues sont avec lui, cette vérité fût-elle celle du relativisme, et sa bonté, celle de la tolérance. Aussi celui qui le contrarie jette sur soi l'arrêt de mort.

La terreur totalitaire ... procède de la planification d'un paradis terrestre [négation de la Chute]. Ce qui la motive, c'est cette pitié qui pousse à en finir pour toujours avec le mal [mythe rousseausite, Contrat social de Rousseau]. Ce qui la rend féroce, c'est de rendre effectif le pathétique "Plus jamais ça !". ... Le totalitarisme ne se présente jamais qu'en agitant l'épouvantail du totalitarisme d'hier ou d'en face. Son mal essentiel est de prétendre produire le bien total. Son problème majeur est de vouloir donner la solution : "Toute tentative pour résoudre la question sociale par des voies politiques mène à la terreur" (
Hannah Arendt, Essai sur la Révolution, 1963, trad. Michel Chrestien, Paris, Gallimard, coll. Tel, p. 161).

Ce qui est emblématiquement vrai pour la "question juive". L'émancipation fut le prélude de l'extermination. Son effet, constate Arendt, fut seulement de rendre le juif plus "voyant" et de redoubler son statut de paria : pas entièrement assimilé à la nation française, et désormais étranger à ses propres traditions, il se trouve dans cette posture contradictoire d'avoir à "être et ne pas être un juif" (H. Arendt, La tradition cachée, VIII, Paris, Christian Bourgeois, 1993, p. 129). Comment ne deviendrait-il pas la figure de l'hypocrisie ? ... L'avenir a prouvé la mortelle ambiguïté du mot lancé par Clermont-Tonnerre en 1789 : "rien aux Juifs en tant que nation, tout aux Juifs en tant qu'individus". Cette émancipation fonde l'antisémitisme moderne, révolutionnaire et peut-être républicain : le juif en tant que juif, c'est-à-dire son appartenance à un peuple incompréhensible [Le même raisonnement est fait pour les musulmans qui doivent s'assimiler, mais aussi pour les Français eux-mêmes...] doit disparaître
. Il faut qu'il s'assimile. Et s'il n'y parvient pas (les circonstance s'arrangent toujours pour l'en empêcher), s'il persiste dans l'irrationalisme d'une surnaturelle élection, il se met lui-même hors jeu. Il devient le parasite de l'universel et l'adversaire de l'égalité." (Fabrice Hadjadj, La terreur par la pitié : Hannah Arendt et la Révolution, in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 743-744).

"L'essence profondément tragique d'une approche individualiste du judaïsme, explique le philosophe Michaël Bar Zvi, est à l'origine de tous les malentendus modernes sur la 'question juive'. 

Projeter les Juifs dans cet universalisme moderne en le coupant de ses fondements nationaux [processus également à l'oeuvre contre les Français] allait s'avérer la source tragique du renouveau d'une haine antique à l'égard des fils d'Israël, ou bientôt des Israélites.

L'émancipation des Juifs à partir de la Révolution s'accompagne de deux fléaux jusqu'alors inconnus... : l'assimilation et l'antisémitisme moderne. L'acquisition de droits et de devoirs implique des changements de comportement et d'aspect. Désormais le judaïsme va se décliner sur les modes de l'identité et de la communauté et non plus sur ceux de la nation et de l'appartenance. ... L'esprit des Lumières revendique une société humaine universelle fondée sur l'égalité et sur ce que l'on appelle une 'fraternelle alliance', venant se substituer à l'ancienne alliance, ... établir la fraternité entre tous les peuples. ... La régénération du juif est sa dissolution dans une totalité abstraite [Le même discours est à l'oeuvre à l'encontre des Français sommés d'accepter la "discrimination positive", la "France plurielle", le métissage, le "vivre ensemble", la société multiculturelle, la "France d'après", etc.]. 


... L'attitude de l'empereur est pour le moins ambiguë, car à côté de la fameuse proclamation de 1799 où il s'érige en précurseur du sionisme politique, il ne cesse de manifester une grande suspiscion à l'égard de la communauté juive et de ses dirigeants... [I]l rassemble, en 1807, le "Grand Sanhédrin", du nom de l'aéropage de rabbins qui statuait à l'époque du Talmud sur l'application de la loi. Le but de cette réunion est de soumettre toutes les lois religieuses à l'autorité de l'Etat [dès lors, où est la "liberté religieuse" ?] ... Seuls certains juifs allemands, déjà préparés par le mouvement intellectuel des Lumières, la Haskala, acceptèrent l'émancipation avec enthousiasme. 

Les milieux juifs orthodoxes rejetaient l'émancipation annonciatrice pour eux de la déjudaïsation, car elle s'inscrivait dans une vaste entreprise de sécularisation inhérente à la modernité. 

... S'assimiler sur le plan politique prend la forme d'une adhésion à une conception du monde rejetant la tradition au profit de l'esprit de réforme. Le processus d'assimilation accompagne en politique l'idée du progrès, qui sera le moteur des théories universalistes du XIXe siècle."
 
... Le phénomène de l'antisémitisme moderne... si l'on s'interroge sur ses fondements, on ne peut pas faire l'économie du lien avec la philosophie des Lumières. Arthur Hertzberg, dans son livre The French Enlightenment and the Jews montre que l'antisémitisme moderne n'est pas une réaction à la Révolution mais en est une partie intégrante et qu'il doit plus à la doctrine de Voltaire, d'Holbach ou Marat qu'à la théologie chrétienne..." (Michaël Bar Zvi, Les Juifs et la Révolution française, in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 403-407).

À noter que le processus de fabrication de l'antisémitisme dans l'Etat moderne est semblable au processus d'isolation puis de discrimination des français de souche eux-mêmes qui doivent s'assimiler. Ce n'est plus les étrangers que l'on assimile, ce sont les Français qui sont sommés de s'assimiler. Si l'on veut donc s'éviter un nouvel holocauste (celui des Français ), il faudrait repenser l'assimilationisme comme solution républicaine, repenser l'idéologie égalitaire républicaine. Dans une France laïcisée, déchristianisée, le communautarisme des Français devient notre seul recours. C'est aussi le constat de Jean Raspail dans son éditorial La Patrie trahie par la république, au Figaro n° 18619, le 17 juin 2004, dans la série "Qu'est-ce qu'être français aujourd'hui?" 
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 08:55

"Il était prévisible, et nous l’avions prévu sur ce blog, qu’à vouloir s’exposer ainsi devant son premier ministre (réduit au rôle de “collaborateur”) le Président prendrait de plein fouet l’impopularité classique des hommes politiques.
[C]e qui est insolite, c’est que son impopularité soit liée non pas seulement à sa conduite des affaires, mais à sa vie personnelle. Nous sommes entrés dans le règne de la rumeur, de l’émotion, du quotidien le plus trivial en guise de vie politique. Et ce phénomène s’observe depuis le passant ordurier qui se permet d’insulter le président de la République, jusqu’au président de la République lui-même qui lui répond avec le même langage.
Le confinement de la politique à la variété, initié par les médias depuis des années (dans les années 90, il n’y avait même plus d’émission politique en France, les politiciens devaient participer à des émissions de divertissement pour se faire entendre), la guignolisation de la politique, ... a réussi à s’imposer à la perception ordinaire de nos concitoyens. Il est grand temps que reviennent le sens de l’Etat, la grandeur des institutions, et la personne qui sera en charge de les incarner." (
Yves-Marie Adeline) 

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 16:46
Nos ancêtres les Celtes et la liberté
"Le mot de liberté, que nos pères ont laissé trop souvent s'obscurcir au cours de leurs frivoles querelles, reprendra le sens religieux que lui donnèrent jadis nos ancêtres celtes. La liberté française deviendra du même coup la liberté du genre humain. [...] Nous aurons raison de vous et des vôtres, si nous avons su garder notre âme !" 

(
Georges Bernanos, Les Grands Cimetières sous la lune, dans Essai et écrits de combats, t. I,  p. 450, cité in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 725).
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 15:41

Les prix agricoles se sont stabilisés en janvier mais affichent une hausse de près de... PARIS (Reuters) - Les prix agricoles se sont stabilisés en janvier mais affichent une hausse de près de 20% sur un an, annonce l'Insee, en plein débat sur l'envolée des prix alimentaires, contre laquelle le gouvernement a annoncé des mesures pour lutter contre les "abus" des industriels et des distributeurs.

L'indice général des prix agricoles ... affiche une hausse de 19,2% sur un an et de 21,8% hors fruit et légumes.

Les prix des céréales affichent une progression de 62,1% entre janvier 2007 et janvier 2008. Elle est de 73,9% pour les oléagineux, de 43,7% pour les oeufs et de 20,8% pour le lait.

Le prix des produits animaux a augmenté de 13,6% sur un an, ceux des volailles progressant de 21,0% et ceux des veaux de 17,4%. 

... les fruits sont en hausse de 14,1% tandis que les légumes baissent pratiquement dans les mêmes proportions (-13,8%), notamment sous l'effet de la chute des prix de la tomate (-32,9% sur un an) et de la pomme de terre (-23,7% à comparer à une baisse de 31,5% à la production).

Les prix de gros de la viande progressent de 8,5% en moyenne sur un an, ceux du boeuf baissant de 2,3%, alors que ceux du veau s'envolent de 33,1%. La hausse ressort à 11,4% pour les volailles, 7,5% pour le mouton et 2,6% pour le porc.

Les prix de gros des oeufs et produits laitiers augmentent de 15,2% sur un an dont 27,2% pour les oeufs, 27,3% pour le beurre et 9,0% pour le fromage.

Les prix des produis de la mer affichent quant à eux une baisse de 9,5% sur douze mois.

Marc Joanny

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 14:38
Le Parisien Dimanche, 24 HEURES DANS LES DEPARTEMENTS

La messe en latin fait le plein

Paru le 24/02/2008


Paris. Juste derrière le Louvre, l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, paroisse des rois, accueille désormais toutes les semaines des messes en latin

U N CURÉ qui tourne le dos à l'assemblée et récite des textes en latin, de grands mouvements d'encensoir qui répandent de la fumée dans toute l'église, des chants grégoriens, un cortège d'enfants de choeur... Les messes en latin, qui n'étaient plus célébrées que dans trois églises de la capitale Saint-Eugène-Sainte-Cécile (IXe), Notre-Dame du Lys (XVe), et Sainte-Odile (XVIIe) , refont surface. Depuis le 2 décembre, cette messe dite de "rite ancien" ou "tridentin", s'est installée tous les jours sauf le samedi dans l'une des plus belles églises de Paris : Saint-Germain l'Auxerrois, située juste en face du Louvre, et qui fut en son temps la paroisse des rois de France. Une avancée pour les traditionalistes permise par la décision de Benoît XVI de réintroduire cette messe dans les églises. Tous les dimanches, ils sont environ 300 fidèles à y assister, venus des quatre coins de la capitale et même d'Ile-de-France.

Dès les premiers jours, il y a eu beaucoup de monde, témoigne le père Dominique Schubert, le curé de la paroisse, qui célèbre la messe selon les deux rites. C'est vrai que j'ai été un peu étonné : je ne m'attendais pas à voir autant de fidèles dès le début".

Toutes les chaises ou presque sont remplies. Au premier rang une petite fille en uniforme de scout tient le drapeau de son groupe. Ses parents, entourés de leurs trois autres enfants, l'observent d'un oeil attendri. Non loin, deux jeunes filles en jupes et chaussures vernies alternent positions assises et agenouillées.

"Cette forme de messe nous permet d'avoir un meilleur accès au sacré, sourient Laurence et Franck, habitants du Ve arrondissement qui viennent ici tous les dimanches avec leurs trois enfants depuis début décembre. Avant nous allions à Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Maintenant nous pouvons vivre notre foi, aimer cette liturgie, sans être considérés comme des extrémistes". "Je ne suis pas surpris qu'il y ait tant de monde, se réjouit Henri, Parisien d'une trentaine d'année, venu lui aussi avec sa petite famille. Beaucoup de gens ne connaissent pas cette liturgie. Mais s'il y avait une messe dite selon le rite ancien dans chaque paroisse, on serait étonné de voir l'affluence !" Pour l'instant au diocèse ce n'est pas au programme...

Violette Lazard
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 13:19
BRUXELLES (AFP) - Zone euro: l'inflation à son plus haut niveau depuis plus de dix ans

 L'inflation s'est établie à son plus haut niveau dans la zone euro depuis plus de dix ans en janvier, à 3,2% par rapport au même mois de l'année précédente, tirée par les prix de l'énergie et de l'alimentation, selon des chiffres définitifs publiés vendredi.
Ces données de l'office européen des statistiques, Eurostat, confirment une première estimation déjà publiée fin janvier.
Le taux d'inflation en glissement annuel de janvier constitue un record pour l'inflation dans la zone euro depuis que des statistiques ont commencé à être produites sur ce sujet pour les pays concernés, en 1997. En décembre le taux d'inflation sur un an s'était établi à 3,1%.
A titre de comparaison, pour mesurer la valse des étiquettes en cours, il y a tout juste un an, en janvier 2007, le taux annuel d'inflation n'était encore que de 1,8%.
... la poussée des prix en janvier s'explique en particulier par les tarifs de l'alimentation (+5,4% en moyenne sur un an) et des transports (+5,7%), une hausse elle-même largement alimentée par la flambée des prix énergétiques, comme le diesel, avec un baril de pétrole à plus de 100 dollars désormais.
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 12:56
CITE DU VATICAN, 29 fév 2008 (AFP) - ONU: le Vatican déplore l'abandon des principes au profit du consensus

Le représentant du Vatican à l'ONU a estimé vendredi que le consensus "sur tout et n'importe quoi" supplante dans les instances internationales "le respect des principes non négociables", à quelques semaines de la visite du pape au siège de l'ONU à New York.
Mgr Migliore a relevé que cette recherche du consensus, dénoncée par le pape Benoît XVI comme une manifestation de "relativisme", est "un phénomène culturel qui va bien au-delà du secteur international".
Le Saint-Siège place au premier rang des "principes non négociables" celui du respect de la vie et de la dignité humaine de son commencement à sa fin naturelle, ainsi que celui de la famille fondée sur le mariage monogamique.
Ces positions l'ont conduit à se démarquer de campagnes sanitaires ou de résolutions de l'ONU laissant la porte ouverte à l'avortement ou à la diffusion du préservatif comme forme de prévention du sida.
Le pape sera reçu le 18 avril au siège de l'ONU où il a été invité par le secrétaire général Ban Ki-moon, dans le cadre d'un voyage aux Etats-Unis prévu du 15 au 20 avril. Il s'agit de la quatrième visite d'un chef de l'Eglise catholique à l'ONU après Paul VI en 1965 et Jean-Paul II en 1979 et 1995.
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 09:54

Novopress.info, Entretien de Bruno Gollnisch

Bruno Gollnisch condamné en appel à trois mois de prison avec sursis et 5000 euros d'amende pour avoir soutenu en 2004 qu'"aucun historien sérieux n'adhère intégralement aux conclusions du Procès de Nuremberg", la police de la pensée a encore frappé. 

Bruno Gollnisch explique d'abord que cette phrase était relative au "massacre de Katyn" dont le tribunal et la Cour d'appel prétendent qu'il n'a pas été imputé aux Allemands au cours du Procès de Nuremberg, "ce qui est faux historiquement : il leur a été imputé sur la base des documents soviétiques". Or, l'on sait aujourd'hui, et les Russes l'ont reconnu que c'était les soviétiques qui avaient assassiné 11.000 officiers polonais d'une balle dans la nuque.. 

La Cour d'appel ose dire ensuite que en ayant proféré ce propos, Bruno Gollnisch "porte atteinte à l'autorité du jugement" - sacré apparemment - "de Nuremberg". On en déduit donc cette conclusion, que pour ne pas porter atteinte à l'autorité de Nuremberg, il faut continuer de proférer le mensonge selon lequel ce crime a été fait par les Allemands, alors que chacun sait aujourd'hui, et a reconnu après 50 ans de mensonges, qu'il a été le fait des soviétiques. 

L'impression qui ressort de cette condamnation en appel de Bruno Gollnisch, c'est qu'aujourd'hui, ne pas être un hérétique n'est plus suffisant, il faut désormais, très concrètement, prouver sa dévotion. "Il faut, dit Bruno Gollnisch, affirmer des 'vérités' mais qui ne sont pas précisées"... Par exemple, Bruno Gollnisch a fait valoir devant le tribunal que à aucun moment la citation du Parquet, ni dans le courant de la procédure, ni le jugement de première instance ne disaient clairement - et pour cause - quel crime contre l'humanité imputé à quel accusé figurant dans le jugement de Nuremberg,  aurait contesté Bruno Gollnisch ! C'est la moindre des choses que l'on dise à Bruno Gollnisch qu'il est accusé de "contestation de crime contre l'humanité" parce qu'il a contesté tel crime  pour lequel tel jour telle personne a été condamnée". Le tribunal et la Cour s'assoient sur ce principe du droit en disant que "c'est du domaine de l'évidence"... 

Bruno Gollnisch précise d'autre part que comme il a déclaré que "n'y aurait-il eu qu'une seule personne morte en déportation pour raison raciale, c'eut été déjà un crime contre l'humanité", on lui dit que cette réflexion est provocative et qu'elle vise à minorer le nombre de mort... Mais on ne dit pas à Bruno Gollnisch, à quel nombre de mort il est tenu d'adhérer. Bruno Gollnisch pense alors très justement qu'il "faudrait rédiger une profession de foi, parce que sous l'
Inquisition médiévale, très décriée", comme vous le savez, "au moins on savait que telle proposition était hérétique, on savait qu'on était tenu d'adhérer à la proposition selon laquelle la Trinité consubstantielle est indivisible, Père, Fils et Saint-Esprit. Si on s'en écartait on était hérétique. Mais là,  c'est encore mieux, c'est une hérésie à partir de 'vérités' qui ne sont pas formulées ! C'est évidemment tout à fait totalitaire"... 

Est-on donc encore dans un Etat de droit ? 

"Non, certainement pas", répond Bruno Gollnisch. "Nous ne sommes plus du tout les champions de la liberté d'expression. Les Français ignorent qu'ils ne sont plus dans un pays de liberté

... La multiplication des lois mémorielles, des lois censées combattre le racisme, l'antisémitisme, des lois censées combattre l'homophobie, interdisent successivement aujourd'hui toute discussion sérieuse sur certains sujets historiques, toute discussion sérieuse sur la politique d'immigration, toute discussion sérieuse en matière de moeurs et de morale, tout cela sous peine des foudres de loi.

Je me pouvois dès aujourd'hui en cassation."

                                                 ***

Sur le thème de l'imposture de la "liberté" au pays des droits de l'homme, lire :

Le mensonge de la "Liberté" : la corruption et la destruction même de la liberté par les libéraux
 

                                                                 ***

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. vendredi 29 février 2008
Crimes Soviétiques : jugements Français


Communiqué de Presse de Bruno GOLLNISCH

La Cour d’Appel de Lyon vient de confirmer la condamnation prononcée à mon encontre par le Tribunal de Grande Instance.

J’aurais contesté le jugement de Nuremberg, notamment en affirmant que l’assassinat de milliers d’officiers polonais à Katyn était à mettre sur le compte des soviétiques, qui l’ont depuis reconnu, et non sur celui des Allemands. J’en déduis donc que, pour ne pas risquer de porter atteinte à l’autorité de Nuremberg, il faut continuer à prétendre que les Allemands sont responsables de ce crime.

Je serais également coupable d’avoir demandé que la discussion soit libre sur ces sujets, sur lesquels, selon la Cour, plus aucun débat ne saurait avoir lieu. Je suggère donc le licenciement de tous les historiens qui, sur fonds publics, travaillent encore sur ces questions qui n’en sont pas.

En matière de contestation de jugement, je suis cependant mieux traité que le célèbre écrivain Emile Zola qui fut condamné à un an de prison ferme, pour avoir contesté la condamnation du capitaine Dreyfus. Et j’ai un motif d’espoir : l’histoire a donné raison à Emile Zola, dont beaucoup de rues de France portent le nom, plutôt qu’à ses juges tombés dans l’oubli.

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 09:36

Des scientifiques japonais se sont dits jeudi convaincus qu'une neuvième planète, encore inconnue, gravite aux... TOKYO (AFP) - Des scientifiques japonais se sont dits jeudi convaincus qu'une neuvième planète, encore inconnue, gravite aux confins de notre système solaire et qu'elle sera un jour découverte si les astronomes s'en donnent les moyens. 

Ils basent leur assertion sur des simulations informatiques. "Il existe une probabilité élevée qu'une vraie planète, dont on ignorait l'existence, d'une masse située entre 0,3 à 0,7 fois celle de la Terre, évolue à la frontière de notre système solaire", ont expliqué les scientifiques dans un communiqué. "Si des recherches sont effectuées à grande échelle, cette planète mystérieuse sera sans doute découverte d'ici dix ans au plus", ont-ils ajouté. Les travaux de l'équipe de Kobe, emmenée par le professeur japonais Tadashi Mukai et le chercheur américain Patryck Lykawka, seront publiés en avril dans l'Astronomical Journal édité par la Société astronomique américaine.

Cette hypothèse de l'existence d'une surnommée "planète X" survient alors que la communauté scientifique a décidé en 2006 d'exclure Pluton de la liste des planètes de notre système solaire.

Pluton, corps céleste découvert en 1930 par l'astronome américain Clyde Tombaugh, a été rétrogradé au rang inférieur de "planète naine", car elle ne correspond plus à la nouvelle définition plus restrictive adoptée en 2006 par l'Union astronomique internationale (UAI). Pluton n'est plus une planète à part entière car elle n'a pas fait le vide dans son orbite, naviguant au milieu de nombreux débris cosmiques, la ceinture de Kuiper.

Les huit vraies planètes connues dignes de ce titre sont: Mercure, Venus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 09:33

"Le VIIe Arrondissement est peuplé de gens bien élevés, c’est agréable pour tout le monde. A priori j’aurais trouvé du plus mauvais goût de savoir quelqu’un griffonner sur les affiches de mes concurrents, mais je dois admettre que le petit plaisantin qui a écrit sur celle de Rachida: “Casse-toi, pauvre c…” par imitation de la réplique peu châtiée de notre nouveau président de la République, ne manque pas d’humour. J’espère que Rachida ne lui en voudra pas. D’ailleurs elle aurait tort de déprimer, avec le golden parachute en soie que le Président lui a cousu." (Yves-Marie Adeline)

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 09:30

Le proverbe dit que l'alcool aide à noyer le chagrin, mais en réalité, il ne...TOKYO (AFP) - Le proverbe dit que l'alcool aide à noyer le chagrin, mais en réalité, il ne fait que le prolonger, révèle une étude menée par des chercheurs de l'université de Tokyo.

 

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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 21:17
La condamnation de Bruno Gollnisch confirmée en appel

C.J (lefigaro.fr) avec
AFP
28/02/2008 | Mise à jour : 16:35 

La cour d'appel de Lyon a confirmé les trois mois de prison avec sursis et les 5.000 euros d'amende demandés contre le numéro 2 du Front National pour ses propos sur les chambres à gaz.

Pour avoir soutenu en 2004 qu' «aucun historien sérieux n'adhère intégralement aux conclusions du procès de Nuremberg» et qu'il fallait «laisser les historiens discuter des chambres à gaz», Bruno Gollnisch écope bien de trois mois de prison avec sursis, et devra s'acquitter d'une amende de 5000 euros. La cour d'appel de Lyon a en effet confirmé, jeudi, le jugement du 18 janvier 2007 de la cour correctionnelle de Lyon qui avait sanctionné le numéro 2 du FN pour contestations de crime contre l'humanité.

Suspendu de Lyon III

 

... En marge du volet juridique, Bruno Gollnisch qui n'a pas assisté à l'audience de jeudi, a été suspendu pour cinq ans de ses fonctions d'enseignant chercheur à l'université de Lyon III, à la suite de cette conférence de presse d'octobre 2004. Le professeur de langue et civilisation japonaise y avait également assuré «ne pas remettre en cause les déportations» ni «les millions de morts» des camps nazis, ni «nier les chambres à gaz homicides» avant d'ajouter: «quant à savoir la façon dont les gens sont morts, ce débat doit avoir lieu».

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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 08:27
Le Figaro 27/02/2008, "Soixante profs agressés chaque jour"

Selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance, les agressions physiques et verbales contre les professeurs ont augmenté de 30 % depuis 2002. 

... Se fondant sur le recensement Signa des incidents effectué par les principaux des collèges et les proviseurs des lycées publics en 2005-2006, dernière année de référence, il révèle que les enseignants ont à eux seuls déploré quelque 15 284 agressions de toute nature. Soit une moyenne record de 60 faits par jour, hors vacances scolaires. Considérant que «la situation s'est dégradée depuis 2002-2003», le document de l'OND précise que «la hausse du nombre moyen d'incidents dont ont été victimes les personnels de direction apparaît modérée (+8 %) comparée à celle qui a touché les surveillants, les conseillers principaux d'éducation et les enseignants». 

24 329 faits recensés en un an 

Pour ces trois catégories, les agressions auraient bondi d'environ 25 % en quatre ans. Sur l'ensemble de l'année scolaire, les chefs d'établissements ayant accepté de participer aux enquêtes ont déclaré en moyenne 2,61 incidents visant des enseignants. En fait, seul le personnel administratif et ouvrier semble épargné par le phénomène.

Globalement, de septembre 2005 à juin 2006, les personnels de l'Éducation nationale travaillant en collège et lycée ont été victimes de pas moins de 24 329 faits recensés. À 2 275 reprises, soit plus de six fois par jour, il s'est agi de violences physiques sans arme. C'est-à-dire des gifles, coups de pieds et de poings. Dans le même temps, près de 17 000 insultes ou «menaces graves » ont été relevées, représentant près de 7 actes de violences sur 10.

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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 07:54
A un moment où l'on parle de "pouvoir d'achat" à cause de la flambée des prix, je voudrais rappeler que le capitalisme que le système met en place n'est pas un capitalisme national enraciné dans les réalités des sociétés et inspiré par la doctrine sociale de l'Eglise, mais un capitalisme cosmopolite , vagabond, marchand et d'inspiration "libérale" protestante

Le blog conservateur explique la différence entre le capitalisme protestant et le capitalisme catholique. Contrairement à ce que la doxa prétend dans toutes les écoles de la "république", le capitalisme n'est pas "une invention du protestantisme" (Max Weber) et le catholicisme n'a pas une sainte "horreur de l'argent". "Les outils du capitalisme sont nés pour la plupart dans des pays catholiques, la comptabilité à Venise, les techniques de la banque moderne à Florence ou Pise, la première société par action en France (Moulins de la Daurade de Toulouse au XIII ème siècle). ... La première révolution industrielle, celle du Moyen-Age, se caractérise par le développement de la machine outil permettant le gain de productivité. ... La France de Louis XVI était engagée dans la course de la révolution industrielle déjà perceptible en cette fin de XVIII ème siècle. La ruine entraînée par la révolution et son avatar, l'Empire, renversa durablement la donne." ... 

"[L]a thèse de Weber est très exagérée, et occulte de nombreuses données fortuites (évoquées ci-dessus) qui ont donné presque par hasard l'avantage aux protestants. Peut être peut-on synthétiser en parlant d'une prédisposition protestante à une certaine forme de capitalisme un peu datée (Si l'esprit d'enrichissement à existé de tout temps, l'accumulation austère du triste protestant apparaît bien datée. Cela fait tellement XIX ème siècle !)
Le protestantisme n'aurait pas donné naissance au capitalisme mais à un des visages du capitalisme.

Il est à la mode d'entendre des cathos repentants évoquer ce vieux bagage papiste que serait le mépris de l'argent
. C'est une idée à combattre, ... Elle casse notre confiance, et participe à nous distancier de notre religion. Cela n'est pas juste ! Jetons aux orties ces vieux discours ringards et bâtissons un capitalisme plus efficient et plus humain." (Le blog conservateur)
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 20:48
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"La France mène une politique d’immigration à l’aveuglette. Voici ce que conclut le démographe Xavier Thierry, dans le dernier
Population et Sociétés: "L’insuffisante qualité des statistiques migratoires reste un handicap pour la connaissance et l’action politique. ... "

Cette étude confirme que notre pays se contente du plus grand flou concernant les arrivées sur son propre sol. Une ignorance  qui s’apparente à un déni des réalités."

"En l’état, estime le document, le flux d’immigrants en 2005 est estimé à 254 000 personnes. Cette nouvelle estimation est très supérieure au chiffre de 135.000 du tableau sur lequel les comparaisons internationales s’appuient d’ordinaire, chiffre qui ne compte pas toutes les entrées".
 
L’incohérence des mesures de l’Insee est posée. ... Alors que le ministre de l’immigration, Brice Hortefeux, vient de signer avec le Sénégal un
accord ouvrant le marché du travail français à 108 métiers, en exemptant les ressortissants, candidats au regroupement familial, des tests ADN, il serait urgent que la France se dote, avant de poursuivre sa politique "d’immigration choisie", de véritables registres permettant d’avoir une vue exacte de l’immigration légale et une évaluation de l’immigration clandestine."
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 18:34
La démocrature a plusieurs dogmes ("démocratie", souveraineté populaire ou nationale contre souveraineté de Dieu, liberté, égalité, etc.). Examinons celui de la "libre-pensée"

Bien que se proclamant adogmatique et anti-dogmes, la "libre-pensée" agit comme un dogme par son exclusivisme doctrinal et, comme lui, fonctionne à coups de rejets, censures et anathèmes (synthétisé dans la formule de l'égalitariste robespierriste
Antoine de Saint-Just(1767-1794), "Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté"). Ainsi, toute personne qui s'éloigne de la doxa de la "libre pensée" et de ceux qui fixent les limites de la "tolérance" est aussitôt déclarée hérétique, classée dans la catégorie des "réactionnaires", et devient passible des tribunaux de la "libre-pensée". Ce processus est expliqué comme un programme de servitude intellectuelle par l'historien monarchiste Augustin Cochin

Image:Gaxotte.jpgUn autre historien,Pierre Gaxotte, parlait de "véritable tyrannie" au sujet de ces "sociétés de pensée".

Augustin Cochinpendant la Première Guerre mondiale"La libre pensée... programme la servitude intellectuelle par l'instrument du secret propre aux loges et aux autres sociétés de pensée. Le secret est le garant de l'ignorance de la majorité des adeptes, la forme propre de la contrainte nécessaire à l'oppression intellectuelle, mais "pour les ignorants cela s'appellera le progrès des Lumières [...]. Toute société de pensée est oppression intellectuelle par le fait même qu'elle dénonce en principe tout dogme comme une oppression" (Augustin Cochin, La Révolution et la libre pensée, p. 29-31, cité in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 686).

Il est à noter qu'aujourd'hui, alors que l'opinion publique a plus ou moins intégré la doxa des sociétés de pensée - relativisme adogmatique, "liberté de penser", "liberté d'expression", dont l'observateur sait, qu'elles ne sont que des chimères et des prétextes au service du système "libéral" - , la francmaçonnerie propose à certains de ses membres de dire ouvertement leur appartenance à la francmaçonnerie. Ce changement indique que la Secte pense arriver à ses fins et joue à présent à découvert.


                                           ***

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 12:46
Intéressante remarque d'Alain Finkielkraut, autour de la liberté d'expression (via internet) : "je suis de ceux qui pensent qu'un homme ça s'empêche, l'inhibition c'est la civilisation" (Alain Finkielkraut, Parlons net, France-Info, video daylymotion).

Cette remarque d'A. Finkielkraut est intéressante car elle s'inscrit en complète opposition avec deux siècles de propagande républicaine - "liberté de penser" ou "d'expression" (
libertés-prétextes, libertés-chimères, au service de la Secte) - et propose l'inhibition, le fait donc d'être empêché, la censure, l'emploi de la force contre ces pseudo libertésIl y a toujours besoin de censures, d'empêchements et de contraintes. Liberté ne signifie pas "licence".

Encore un peu d'effort monsieur Finkielkraut et vous rejoignez les positions catholiques traditionnelles et contrerévolutionnaires contre la "libre pensée" (maçonnique)... Ces positions, classiques et chrétiennes, nous apprennent que, dans certains cas, empêcher que des erreurs soient publiquement formulées n'est pas une odieuse atteinte à la "liberté", mais au contraire une liberté sainement comprise, un bien et une protection pour la société. 

Lire "
Le sens métaphysique de la Révolution" pour une explication de la liberté-effort, liberté-conquête, (liberté authentique au sens classique et chrétien du terme, liberté sainement comprise) contre la "liberté" révolutionnaire (une licence - choisir le mal - qui aboutit à une absence de liberté, et à la destruction même de la liberté). 
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 12:22
"La dignité de la fonction présidentielle a disparu, aussi bien dans l’esprit du chef de majorité actuellement au pouvoir, que de la part de certains d’entre nous parmi le peuple français, qui se comportent de façon indigne à l’égard d’un chef élu.
En quelque façon, je me réjouis de ce que la comédie du “président au-dessus de tous les Français” cesse enfin, quitte à ce que cela se fasse au prix de ce genre d’
incident au Salon de l’agriculture. Ce qui pouvait convenir à De Gaulle, en tant qu’homme préalablement saisi par l’histoire avant d’être appelé au pouvoir en 1958 (parce qu’en république le salut n’est jamais endogène, mais exogène) ne pouvait pas durer indéfiniment. Les présidents suivants ne pouvaient être que des chefs d’un parti (au sens politique premier) et non point des personnalités authentiquement arbitrales dont la fonction est de servir de clé de voûte de nos institutions.
Nous avons donc un chef de majorité comme un Zapaterro en Espagne ou un Brown au Royaume-Uni, mais il nous faut un chef d’Etat pour régner, et un seul exécutif pour gouverner. Si notre avenir est républicain, il faudra supprimer la fonction de premier ministre; si notre avenir est royal -ce qu’à Dieu plaise- il faudra supprimer la fonction de président. " (
Yves-Marie Adeline)
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 11:22
"Il est patent que les médias ont un impact majeur sur les élections, la majorité de la population vivant sous perfusion de la télévision et des grands quotidiens. Il est non moins patent que les dits médias relayent et vulgarisent servilement les orientations prises par les sociétés de pensée. Mgr de Ségur pouvait, déjà, affirmer que “La presse est le grand levier de la Révolution”(Mgr de Ségur in La Révolution expliquée aux jeunes gens - Editions du Trident, Paris, 2003, page 1). [voir la video où Michel Drucker avoue que le pouvoir "est au service public.. entre les mains de ceux qui détiennent l'information"...]
 
Outre les médias, la quasi-totalité des structures de la société - telles que les écoles, les collectivités locales, les associations, les syndicats - se chargent, aujourd’hui, de soumettre le peuple au joug du “politiquement correct”.
 
Les organisations religieuses, elles-mêmes, se sont mises de la partie. Et les individus, ainsi éduqués, constituent “l’électorat”, base énervée, abêtie mais disciplinée, du système électoral.
 
Les clivages et les oppositions qui, au plan social, s’exacerbent chaque jour davantage, révèlent, à notre avis, l’asservissement total des esprits. L’évocation de sujets, tels que la Révolution, le gouvernement de Vichy, la colonisation, fait instantanément naître des inimitiés plus profondes que celles qui existaient entre Français et Allemands en 1914 !
 
La manipulation ne constitue pas seulement “un pouvoir”, mais “le pouvoir”
 
…Ce qui existe avant l’élection est bien plus qu’un truquage, c’est un pouvoir politique bien établi ! Les structures, qui manipulent, orientent, décident, constituent le pouvoir bien avant et bien au-dessus de l’élection qu’elles contrôlent totalement.
 
L’élection n’influe pas sur ce pouvoir, c’est ce pouvoir qui génère l’élection qui n’est, en fait, qu’un élément, une étape de la manipulation.
 
L’histoire nous enseigne que l’élection n’est aucunement la partie la plus importante de la manipulation. La plus bruyante, sans doute ! La plus importante, certainement pas !
Ne peuvent gagner une élection que ceux qui gouvernent déjà !
 
Les preuves historiques de ce que nous avançons
 
… Contrairement à une idée reçue, après 1830, ce sont les légitimistes qui ont milité pour le suffrage universel et les révolutionnaires pour le suffrage censitaire" (Stéphane Rials in Révolution et Contre-Révolution au XIXème siècle - Editions D.U.C./Albatros, Paris, 1987.)
 
Pourquoi les révolutionnaires ont-ils, à ces époques, préféré certaines formes de monarchie à la république ? le suffrage censitaire au suffrage universel ? Parce que les conditions n’étaient pas, alors, réunies pour que la manipulation puisse fonctionner. Parce qu’ils n’étaient pas encore en mesure de maîtriser et contrôler un système qui, en fait, aurait pu leur faire perdre le pouvoir. Ils ne disposaient pas de la presse. Le peuple n’était pas encore ouvert au débat d’opinion...
 
En 1871, il leur a bien fallu s'accommoder de ce suffrage. C’est Bismarck qui l’exigeait ! Résultat : une chambre composée de plus de 400 députés royalistes ! L’alerte avait été chaude ! Ils déployèrent, alors, tout leur savoir faire pour, par séduction, mensonge, tromperie, imposer leur tyrannie à 35 millions de catholiques, eux qui n’étaient que quelques milliers !
 
La vertu essentielle du suffrage universel, qui l’a fait tant chérir par les révolutionnaires, est d’entretenir l’obscurité autour de leur manipulation et de tromper profondément les gens sur leur véritable action :
- tromper le révolutionnaire de base, souvent “honnête” et bien intentionné ;
- tromper ceux qui réagissent, pour une raison ou pour une autre, les catholiques bien sûr, mais aussi les simples mécontents, en leur faisant adopter un mode d’action qui n’est qu’une voie de garage.
 
Un des aspects fondamentaux de la subversion de nos adversaires consiste à prévoir et à noyauter les réactions qui se forment toujours à chaque étape de leur action subversive. Bien souvent, cette anticipation intervient même avant que ladite étape ne soit entamée.
 
Dans cette optique, l’élection est un chef-d’oeuvre. Avec elle, le noyautage, le contrôle des réactions sont automatiques, instantanés, institutionnalisés.
Et il faut reconnaître que le système a bien marché et continue de le faire !

Quelle misère de voir tant de catholiques antimodernistes, antilibéraux, antirévolutionnaires, antirépublicains même, s’approvisionner aux arsenaux de la révolution pour tout ce qui concerne l’action pratique !
 
Ces catholiques condamnent avec vigueur, courage et persévérance bien des erreurs modernes, mais, dès qu’il s’agit de poursuivre l’effort dans la pratique, ils adoptent et utilisent l’arme que leur tendent leurs adversaires : ce suffrage universel qui, en fait, est le produit des erreurs qu’ils ont farouchement combattues en théorie. Ils épuisent leurs forces et progressivement leurs idées en prenant comme réalité politique incontournable ce qui n’est qu’une illusion masquant le vrai pouvoir auquel ils n’ont évidemment pas accès.
 
C’est un système monstrueux, dira-t-on ! Eh bien oui, c’est un système monstrueux, tout autant que celui qui en a la paternité et que nous désigne Don Félix Sarda y Salvany : “Mais de toutes les raisons qui doivent tenir le catholique de notre temps en garde contre les gouvernements de forme populaire, la plus forte doit être l’empressement que la francmaçonnerie a mis toujours et partout à les établir. Avec une intuition merveilleuse, l’enfer a reconnu que ces systèmes de gouvernement étaient les meilleurs conducteurs de son électricité, et qu’aucun autre ne pouvait mieux le servir à souhait” (Don Felix Sarda y Salvany in Le libéralisme est un péché - Editions Nouvelle Aurore, Paris, 1975, page 56).
Est-il possible que des “réalités” quotidiennes soient, en fait, aussi fausses ? Eh bien oui, aussi fausses que le père du mensonge ! Pie X ne disait-il pas que “le suffrage universel est un mensonge universel”?
 
Il faut poursuivre en politique pratique l’effort contre-révolutionnaire fait dans les domaines théorique et religieux, et il faut le faire, dès à présent, en retrouvant les vrais principes concernant l’action politique, l’autorité...
 
(Source: La Gazette Royale, janvier – février – mars 2007, n° 110, p. 4-5).

                                               ***

Sur le même thème de l'imposture des élections : 

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