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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 10:40
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 07:03
L'Ange du Seigneur adressa la parole à Philippe : « Mets-toi en marche vers le midi, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. »
Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer Dieu.
Il en revenait, assis dans son char, et lisait le prophète Isaïe.
L'Esprit du Seigneur dit à Philippe : « Avance, et rejoins ce char. »
Philippe s'approcha en courant, et il entendit que l'homme lisait le prophète lsaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu vraiment ce que tu lis ? »
L'autre lui répondit : « Comment pourrais-je comprendre s'il n'y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s'asseoir à côté de lui. Le passage de l'Écriture qu'il lisait était celui-ci :
Comme une brebis, on l'a conduit à l'abattoir, comme un agneau muet devant le tondeur, il n'ouvre pas la bouche.
A cause de son humiliation, sa condamnation a été levée. Sa destinée, qui la racontera ? Car sa vie a été retranchée de la terre.
L'eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui parle-t-il ? De lui-même, ou bien d'un autre ? »
Alors Philippe prit la parole, et, à partir de ce passage de l'Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d'eau, et l'eunuque dit : « Voici de l'eau : qu'est-ce qui empêche que je reçoive le baptême ? »

Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l'eau tous les deux, et Philippe baptisa l'eunuque.
Quand ils furent remontés de l'eau, l'Esprit du Seigneur emporta Philippe ; l'eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux. Livre des Actes des Apôtres 8,26-40.
Lecture du jour
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 07:02
Dieu est lumière, il n'y a pas de ténèbres en lui.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous n'agissons pas selon la vérité ;
mais, si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.
Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous.
Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout ce qui nous oppose à lui.
Si nous disons que nous ne sommes pas pécheurs, nous faisons de lui un menteur et sa parole n'est pas en nous.
Mes petits enfants, je vous écris pour que vous évitiez le péché. Mais, si l'un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste.
Il est la victime offerte pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais encore pour ceux du monde entier. Lecture du jour,
Première lettre de saint Jean 1,5-10.2,1-2.
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 14:41
Vous vous souviendrez peut-être de mon papier du 17 février dernier : « Et maintenant, Obama canonisé ! ». Dans le cas contraire, allez vous rafraîchir la mémoire ici.
Comme je crois qu’il est plus facile d’arrêter le progrès que la bêtise, je vous livre la dernière folie obamaniaque qui sera officiellement révélée au public – que dis-je ? aux fidèles du nouveau culte de « The One » – demain 29 avril à New York (Union Square) pour marquer les « 100 premiers jours » de la Présidence de Barack Hussein Obama…
C’est l’œuvre d’un artiste-peintre, Michael D’Antuono, et qui porte en toute simplicité le titre de « La Vérité » (« The Truth »). On y voit un Obama les bras écartés et comme crucifié, portant une couronne d’épines. La référence au Christ est évidente, et c’est d’ailleurs ce qu’a souhaité le peintre : « “La Vérité” est un constat politiquement, religieusement et socialement chargé du climat politique actuel dans notre nation et de sa profonde division partisane », une division dont Obama ferait, en quelque sorte, “les frais” alors que c’est lui même qui est le plus grand diviseur commun de l’Amérique malgré l’image de rassembleur que lui ont taillée ses communicants et que gobe une infinité de gogos dans le monde.
Cette image provocatrice et offensante pour des chrétiens veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes et le « voyou de Chicago » (Bill Clinton dixit) pour le nouveau Messie. Pensez-vous que j’exagère ? Lisez ce que l’islamiste Louis Farrakhan, patron de la Nation of Islam disait d’Obama l’an passé avant l’élection présidentielle : « Tu es l’instrument que Dieu va utiliser pour amener un changement universel (…) Le Sauveur ».
Je vous laisse méditer tout cela…

 
Americatho

Obama, le Christ des sionistes ? Ce serait alors l'Antichrist de l'Apocalypse en personne. Ce Fils de Satan se faisant passer pour le Christ, le Sauveur de l'humanité...
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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 07:51
Livre des Actes des Apôtres 3,13-15.17-19.


Devant tout le peuple, Pierre prit la parole : « Hommes d’Israël, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a donné sa gloire à son serviteur Jésus, alors que vous, vous l’aviez livré ; devant Pilate, qui était d’avis de le relâcher, vous l’aviez rejeté.
Lui, le saint et le juste, vous l'avez rejeté, et vous avez demandé qu'on vous accorde la grâce d'un meurtrier.

Lui, le Chef des vivants, vous l'avez tué ; mais Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, nous en sommes témoins.
Les lectures du jour
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 09:12
Comme annoncé hier, une dépêche de Zenit confirme la signature d'un accord de coopération entre le Vatican et la Ligue arabe.

ROME, Jeudi 23 avril 2009 (
ZENIT.org) - La secrétairerie d’Etat du Saint-Siège et la Ligue arabe ont signé ce matin au palais apostolique du Vatican un « Mémorandum de Compréhension » ( « Memorandum of Understanding »), annonce un communiqué du Vatican.

Ce document a été signé par le secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti, et par M. Amre Moussa, secrétaire général de la Ligue des Etats arabes.

Il est entré en vigueur au moment de la signature : « Cet accord consolide encore les liens de collaboration existant entre le Saint-Siège et la Ligue des Etats arabes, spécialement au niveau politique et culturel, en faveur de la paix, de la sécurité, et de la stabilité régionale internationale », précise le communiqué du Saint-Siège.

« En outre, il propose des instruments de consultation entre les deux parties avec une attention aussi aux initiatives de dialogue interreligieux », ajoute le communiqué.

Les signatures ont eu lieu, du côté du Vatican, en présence du cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone, Mgr Fortunatus Nwachukwu ; Mgr Alberto Ortega ; Mgr Christophe El-Kassis ; Mgr Nicolas Thevenin, et MgrLech Piechota.

Du côté de la Ligue des Etat arabes, étaient présents M. Walid Al Gargani, chef de la mission de la Ligue arabe près le Saint-Siège, M. El Fateh El Naciry, chef du Département pour l’Europe auprès du Cabinet du Secrétaire général, et des ambassadeurs près le Saint-Siège de certains pays membres de la Ligue des Etats arabes.

A noter, au pays de la "démocratie", de "l'information" et de la sur-information, pas un mot
ne filtre de cet accord dans les medias alignés...
Et pour cause... A cette heure, seuls trois medias en parlent: 7sur7, Zenit et Radio Vatican... Heureusement qu'ils sont là!

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 08:11
Livre des Actes des Apôtres 5,34-42.
Comme les Apôtres étaient en train de comparaître, un membre du grand conseil se leva; c'était un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi honoré de tout le peuple. Il ordonna de faire sortir les Apôtres un instant,
puis il dit : « Hommes d'Israël, faites bien attention à la décision que vous allez prendre envers ces hommes.
Il y a quelque temps, on a vu surgir Theudas ; il prétendait être quelqu'un, et quatre cents hommes environ s'étaient ralliés à lui ; il a été tué, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien.
Après lui, à l'époque du recensement, on a vu surgir Judas le Galiléen qui a entraîné derrière lui une foule de gens. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés.
Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. Car si leur intention ou leur action vient des hommes, elle tombera.
Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Le conseil se laissa convaincre.
On convoqua alors les Apôtres, et, après les avoir fouettés, on leur interdit de parler au nom de Jésus, puis on les relâcha.
Mais eux, en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.
Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Messie.
Lecture du Jour
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 17:14

Le Vatican et la Ligue arabe ont signé jeudi un accord de coopération politique et culturel "en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionale et internationale", a indiqué jeudi le Vatican.

L'accord, qui entre en vigueur immédiatement, a été paraphé par le "ministre" des Affaires étrangères du Vatican, Mgr Dominique Mamberti, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a précisé le Vatican dans un communiqué.

L'accord renforce "les liens de collaboration existants entre le Saint-Siège et la Ligue arabe, spécialement au niveau politique et culturel, en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionale et internationale", dit le Vatican.

"En outre, il propose des formes de consultation entre les deux parties, notamment sur les initiatives de dialogue interreligieux", indique le Vatican.

M. Moussa sera reçu vendredi après-midi par le pape Benoît XVI, a indiqué jeudi le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.
Cet accord a été signé peu avant le premier voyage du pape en Jordanie et en Israël du 8 au 15 mai. (belga/th)
23/04/09 16h16
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 10:42

une info à diffuser sans modèration !!!

- à La Gaubretière ( 85) au chateau de Ramberge les 8 et 9 mai, deux journées chouannes gratuites , avec un spectacle son et lumières ( gratuit ) à 21h30 le vendredi 8 mai !
stands scouts, et bivouac chouan accompagnés d'une veillée où nous écouterons au coin du feu l'histoire du départ des guerres de Vendée !
-petit pélerinage de 6 kms sur les traces des premiers soulèvements Vendéens , repas tiré du sac......Quand la Tradition et la passion des guerres de Vendée vous appellent , il ne faut pas hésiter , venez nombreux !!!!!!
renseignements : 02.51.48.50.97
QUE LE SEIGNEUR GUIDE VOTRE CHEMIN !!

Lien Coeurdechouans http://lescoeursdechouans.free.fr/ via Le Forum catholique
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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 07:35
 « Cherchons à être des témoins de l’amour miséricordieux de Dieu », a déclaré Benoît XVI en polonais, depuis Castel Gandolfo, ce dimanche, après la prière du Regina Coeli.
Le pape a évoqué en ces termes l’héritage spirituel de Jean-Paul II qui, l’an dernier, a donné lieu au premier congrès intenational, au Latran : « Aujourd’hui, en ce dimanche de la Miséricorde divine, je salue de façon particulièrement cordiale les compatriotes du Serviteur de Dieu Jean-Paul II. C’est lui qui nous a rappelés à tous le message du Christ miséricordieux, révélé à sainte Faustine (1905-1938). Il nous a exhortés à l’apporter au monde entier ».
 
« Chers amis, vous portez la célèbre image de Jésus Miséricordieux : portez-la toujours en vous, et soyez partout ses témoins ! Bon dimanche à tous ! »

L’image du Christ Miséricordieux vient d'une vision mystique de 22 février 1931 dans le monastère de Plock:

Un soir, alors que j’étais dans ma cellule, je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchait son vêtement sur la poitrine. De la tunique entrouverte sur la poitrine sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle…Apres un moment Jésus me dit : « Peins un tableau selon l’image que tu vois, avec l’inscription : Jésus j’ai confiance en Toi. Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier.» (Petit Journal, 47)

L’Image représente le Christ Ressuscite portant les stigmates de la Passion au mains et aux pieds. L’image nous parle de l’amour miséricordieux de Dieu pour l’homme. Cet amour est révélé pleinement dans le mystère pascal du Christ. D’autre part, elle rappelle aux fidèles d’avoir la confiance en Dieu et le devoir d’aimer les prochains.

Les paroles situées en bas de tableau parlent de cette attitude de confiance

« Jésus j’ai confiance en Toi ».

Pour tous ceux qui vénéreront cette image, Jésus a promis le progrès (croissance) dans la foi, une bonne mort et beaucoup d’autres grâces et bienfaits:

Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. (Petit Journal, 48)
Par cette image j’accorderais beaucoup de grâces aux âmes, que chaque âme ait donc accès à elle. (Petit Journal, 570)

La vénération de cette image (icône) consiste en une prière plaine de confiance, liée à des actes de miséricorde. Au culte de l’image, Jésus a attaché les promesses suivantes: la grâce du salut; le grand progrès sur la voie de la perfection chrétienne; la grâce de bien mourir ainsi que toutes sortes des grâces et des biens nécessaires pour vivre ici-bas pourvue qu’on prie avec confiance.

Jésus à Sœur Faustine dit:

Je donne aux hommes un vase, avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de ma miséricorde. Ce vase, c’est cette image, avec l’inscription: Jésus j’ai confiance en Toi.
(Petit Journal, 327)
Par cette image j’accorderai beaucoup de grâces aux âmes, que chaque âme ait donc accès à elle. (Petit Journal, 570)
Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemies dès ici-bas, et spécialement à l’heure de la mort. Moi-même, je la défendrai, comme ma propre gloire. (Petit Journal, 48)
Les flammes de la miséricorde me brûlent, je désire les déverser sur les âmes humaines. Oh! quelle douleur elles me causent, quand elles ne veulent pas les recevoir… Dis à l’humanité douloureuse de se blottir dans mon cœur miséricordieux et je la comblerai de paix. (Petit Journal, 1074)
+ L’humanité ne trouvera pas la paix tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers ma miséricorde. (Petit Journal, 300)
Parle au monde de ma miséricorde, que l’humanité entière apprenne a connaître mon insondable miséricorde. C’est un signe pour les derniers temps, après viendra le jour de la justice. Tant qu’il en est le temps, que les hommes aient le recours à la source de ma miséricorde, qu’ils profitent du sang et de l’eau qui ont jailli pour eux. (Petit Journal, 848)

L’acte de confiance en la Miséricorde Divine

Très Miséricordieux Jésus, Ta bonté est infini et les trésors de Ta grâce sont innombrables. J’ai confiance sans bornes en Ta miséricorde qui est par-dessous toutes Tes œuvres. Je me donne à Toi entièrement et sans restrictions pour pouvoir vivre ainsi et tendre à la perfection chrétienne.

Je désire propager Ta miséricorde en accomplissant des œuvres de miséricorde, quant à l’âme et quant au corps, et surtout m’efforcer de convertir des pécheurs, porter la consolation aux nécessiteux et des malades et à des affliges.

Protége-moi donc, mon Jésus, comme ta propriété et ta gloire. Bien que je tremble de peur parfois en voyant ma misère, j’ai confiance infaillible en Ta miséricorde.

Que tous les gens connaissent Ta miséricorde, tant qu’il en est temps; qu’ils aient confiance en elle et qu’ils la louent pour l’éternité. Amen.


Site La vie et la mission de Sainte Faustine http://www.faustina.ch/ 
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 07:03
"Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures.
Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour,
et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés
à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins." (
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,35-48)

Mais que dit le Seigneur Jésus ? « Pourquoi ce trouble, et pourquoi ces doutes qui s'élèvent dans votre coeur ? » Il est bon pour l'homme non que sa pensée s'élève dans son coeur, mais que ce soit son coeur qui s'élève -- là où l'apôtre Paul voulait établir le coeur des fidèles, à qui il disait : « Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d'en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu. Tendez vers les réalités d'en haut, non celles de la terre. Car vous êtes morts et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ sera manifesté, lui qui est votre vie, alors vous aussi serez manifestés avec lui pleins de gloire » (Col 3,1s). Et quelle est cette gloire ? La gloire de la résurrection... (Commentaire du jour, Saint Augustin 354-430, évêque d'Hippone Afrique du Nord et docteur de l'Église Sermon 116 ; PL 38, 657, trad. Solesmes, Lectionnaire, vol. 3, p. 85 rev.)

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 08:01
Dans l'Evangile selon saint Luc 24, 13-35 Jésus vient ramener à la foi deux disciples inconnus par ailleurs dans les Ecritures. Ces deux disciples avaient perdu la foi suite au scandale de la Croix, Jésus les ramène à lui en allant à leur rencontre. Ils étaient en route vers le village appelé Emmaüs. Ils pensaient que Jésus seraient le "libérateur d'Israël". Jésus leur dit qu'ils n'avaient pas compris, que leur coeur étaient lents à croire tout ce qu'ont dit les prophètes. Lorsqu'ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.

"Le Seigneur
est apparu, sans toutefois se montrer à eux sous une forme qu'ils puissent reconnaître. Le Seigneur a donc réalisé à l'extérieur, aux yeux du corps, ce qui en eux s'accomplissait à l'intérieur, aux yeux du coeur. À l'intérieur d'eux-mêmes, les disciples aimaient et doutaient tout à la fois ; à l'extérieur, le Seigneur leur était présent sans cependant manifester qui il était. À ceux qui parlaient de lui, il offrait sa présence ; mais à ceux qui doutaient de lui, il cachait son aspect familier, qui leur aurait permis de le reconnaître. Il a échangé quelques paroles avec eux, leur a reproché leur lenteur à comprendre, leur a expliqué les mystères de l'Écriture Sainte qui le concernaient. Et pourtant, dans leur coeur il demeurait un étranger, par manque de foi ; il a donc fait semblant d'aller plus loin... La Vérité, qui est simple, n'a rien fait avec duplicité, mais elle s'est simplement manifestée aux disciples dans son corps telle qu'elle était dans leur esprit.

Par cette épreuve, le Seigneur voulait voir si ceux qui ne l'aimaient pas encore comme Dieu étaient du moins capables de l'aimer comme voyageur. La Vérité cheminait avec eux ; ils ne pouvaient donc pas demeurer étrangers à l'amour : ils lui ont proposé l'hospitalité, comme on le fait pour un voyageur. Pourquoi d'ailleurs disons-nous qu'ils lui ont proposé, alors qu'il est écrit : « Ils le pressèrent. » Cet exemple nous montre bien que nous ne devons pas seulement offrir l'hospitalité aux voyageurs, mais le faire de façon pressante.

Les disciples mettent donc la table, offrent de quoi manger ; et Dieu, qu'ils n'avaient pas reconnu à l'explication de l'Ecriture Sainte, ils le reconnaissent à la fraction du pain. Ce n'est donc pas en entendant les commandements de Dieu qu'ils ont été éclairés, mais en les mettant en pratique."

(Saint Grégoire le Grand vers 540-604, pape, docteur de l'Église, Homélie 23 sur l'Évangile, trad. Barroux rev.)
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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 07:54


Malgré les difficultés que traverse l’Eglise et qui sont pour certain le signe qu’elle est en train de sombrer, le pape Benoît XVI a assuré lors de la vigile pascale, que grâce à la résurrection du Christ, l’Eglise est « hissée hors de la force de gravité de la mort et du mal ».

Au cours de la vigile, qu’il a présidée dans une basilique Saint-Pierre comble, Benoît XVI a conféré le baptême à cinq adultes : deux hommes d’Italie et trois femmes, une Chinoise, une Italienne et une américaine.

« Alors qu’au fond elle devrait sombrer, l’Église chante le chant d’action de grâce de ceux qui sont sauvés. Elle marche sur les eaux de mort de l’histoire et toutefois elle est déjà ressuscitée », a expliqué le pape dans son homélie.

« En chantant, elle s’agrippe à la main du Seigneur, qui la tient au-dessus des eaux. Et elle sait qu’ainsi elle est hissée hors de la force de gravité de la mort et du mal - force à laquelle il serait impossible autrement d’échapper - qu’elle est élevée et attirée au sein de la force de gravité de Dieu, de la vérité et de l’amour », a-t-il ajouté.

« Pour l’instant, elle se trouve encore entre les deux champs de gravité. Mais depuis que le Christ est ressuscité, la gravitation de l’amour est plus forte que celle de la haine ; la force de gravité de la vie est plus forte que celle de la mort », a-t-il poursuivi.

« N’est-ce pas là réellement la situation de l’Église de tout temps ? s’est interrogé le pape. On a toujours l’impression qu’elle doit sombrer et, toujours, elle est déjà sauvée ».

« Saint Paul a décrit cette situation par ces mots : ‘On nous croit mourants, et nous sommes bien vivants’ ( 2 Co 6, 9).

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 13:00
Yves Calvi s’enthousiasme pour la vitalité, la conviction, la jeunesse et "le charme" des “intégristes”, fidèles à la liturgie originelle de l’Eglise. Extrait de “C dans l’air” du 13 avril.


Contrairement à ce qu'affirme Yves Calvi selon qui "ce reportage n'est pas caricatural", ce reportage contient un certain nombre de caricatures simplistes des positions de la F.S.S.P.X. :

- La FSSPX serait "contre la séparation de l'Eglise et de l'Etat" : non, elle est contre une séparation étanche, elle est pour une distinction des pouvoirs temporel et spirituel, et une saine coopération entre eux... ("rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu"...) Le pape Saint Pie X dans son encyclique Vehementer nos (1908) écrit: "Qu'il faille séparer l'Etat de l'Eglise, c'est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur". Autrement dit, la FSSPX est contre le laïcisme (qui pratiquement chasse Dieu de la terre...) mais pour la laïcité (au sens chrétien du terme). Le laïcisme soutient que la société peut exister sans tenir compte de Dieu et de la religion, ce qui revient à donner tout à César (césarisme).

- "contre le dialogue avec les autres religions" : le pape Benoît XVI l'est aussi quand il précise qu'"un dialogue interreligieux au sens strict du mot n'est pas possible" (Lettre de Benoît XVI en Préface du livre de Marcello Pera "Pourquoi nous devons nous dire chrétiens", 2009).

- "contre un pape qui gouverne entouré d'évêques" : le pape a toujours gouverné entouré d'évêques, mais il reste le chef des évêques. Autrement dit, la F.S.P.X. rejette la collégialité des évêques entendue comme un 
conciliarisme.

- La sortie d'Odon Vallet, soit-disant "spécialiste français des religions" (sic,
biographie wikipedia): "Il y a une ouverture à droite, il n'y a pas d'ouverture à gauche. Il y a des centaines de prêtres qui ont du quitter le ministère parce qu'ils se sont mariés" : cette revendication d'Odon Vallet pour le mariage des prêtres n'est pas nouvelle, Pie IX l'indexa en 1846 comme conjuration de la Secte dans l'encyclique Qui Pluribus... Donc ce n'est pas d'aujourd'hui! ("C'est encore à ce même but que tend cette honteuse conjuration qui s'est formée nouvellement contre le célibat sacré des membres du clergé".)

- Enfin cette sortie du même libéral Odon Vallet sur la "radicalisation des jeunes catholiques... avec fermeture au monde d'aujourd"hui" : se mettre en harmonie avec le monde, s'ouvrir au monde, est une exigence du libéralisme dit "catholique". Or depuis deux mille ans, l'Eglise enseigne: "Ami du monde, ennemi de Dieu..." (Epître de Saint Jacques IV, 4). A écouter tous ces gens, il faudrait que l'Eglise s'ouvre au monde, c'est-à-dire renonce au catholicisme et soit "dans le vent"... Sinon cette Eglise serait "fermée"... Tristes sires...
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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 09:38

Ce dimanche, Sa Béatitude Fouad Twal, Patriarche latin de Jérusalem, a célébré la messe de la résurrection en la basilique du Saint Sépulcre, à l’autel situé en face de la tombe vide de Jésus.

« Nous osons croire à la victoire sur le mal et la mort alors que chaque jour les images de violence et de guerre nous assaillent. Nous osons croire à la victoire sur le mal et la mort alors que la Terre Sainte vient d’être cruellement ensanglantée à Gaza », a-t-il déclaré.

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 09:38
« Y a-t-il une seule chose dont on dise : "voilà enfin du nouveau" ? » (Qo 1, 10). Oui, répondons-nous, le matin de Pâques tout a été renouvelé. « Mors et vita/ duello conflixere mirando : dux vitae mortuus/ regnat vivus - La mort et la vie s’affrontèrent / en un duel prodigieux : / le Prince de la vie mourut ; / vivant, il règne ». Voilà la nouveauté ! C’est une nouveauté qui change l’existence de celui qui l’accueille, comme on le voit chez les saints. C’est ce qui est arrivé, par exemple, à saint Paul.

(Extrait du
message de Pâquesque le pape Benoît XVI a adressé à Rome et au monde, ce dimanche de Pâques à midi, du balcon situé sur la façade de la Basilique Saint-Pierre.)
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 23:02

La croix, arbre de vie

      "Il y avait au milieu du Paradis un arbre. Le serpent s'en servit pour tromper nos premiers parents. Remarquez cette chose étonnante : pour abuser l'homme, le serpent va recourir à un sentiment inhérent à sa nature. En façonnant l'homme, le Seigneur en effet avait mis en lui, outre une connaissance générale de l'univers, le désir de Dieu. Dès que le démon découvrit ce désir ardent, il dit à l'homme : « Vous deviendrez comme des dieux (Gn 3,5). Maintenant vous n'êtes que des hommes et vous ne pouvez pas être toujours avec Dieu ; mais si vous devenez comme des dieux, vous serez toujours avec lui »... Ainsi, c'est le désir d'être égal à Dieu qui séduisit la femme..., elle mangea et elle engagea l'homme à en faire autant... Or, après la faute, « Adam entendit la voix du Seigneur qui se promenait dans le Paradis vers le soir » (Gn 3,8)... Béni soit le Dieu des saints d'avoir visité Adam vers le soir ! Et de le visiter encore maintenant vers le soir, sur la croix.

      Car c'est bien à l'heure où Adam venait de manger que le Seigneur souffrit sa passion, à ces heures marquées par la faute et le jugement, c'est-à-dire entre la sixième heure et la neuvième. À la sixième heure, Adam mangea, selon la loi de la nature ; ensuite il se cacha. Et vers le soir, Dieu vint à lui.

      Adam avait désiré devenir Dieu ; il avait désiré une chose impossible. Le Christ a comblé ce désir. « Tu as voulu devenir, dit-il, ce que tu ne pouvais être ; mais moi, je désire devenir homme, et je le peux. Dieu fait tout le contraire de ce que tu as fait en te laissant séduire. Tu as désiré ce qui était au-dessus de toi ; je prends, moi, ce qui est au-dessous de moi. Tu as désiré être l'égal de Dieu ; je veux, moi, devenir l'égal de l'homme... Tu as désiré devenir Dieu et tu ne l'as pas pu. Moi, je me fais homme, pour rendre possible ce qui était impossible. » Oui, c'est bien pour cela que Dieu est venu."

Source : Le vendredi saint : Célébration de la Passion du Seigneur : Jn 18,1-40#Jn 19,1-42. Commentaire du jour: Sévérien de Gabala (?-vers 408 ap.J.-C.), évêque en Syrie, 6e Homélie sur la création du monde, 5-6 (trad. Soeur Isabelle de la Source, Lire la Bible; Médiaspaul 1988, t. 1, p. 31).

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 16:12
Americatho publie un sondage effrayant réalisé aux Etats-Unis. Ce sondage indique un laxisme et donc un libéralisme plus grand chez les catholiques américains que dans le reste de l'opinion publique américaine.

Je cite: 
"Plusieurs évêques américains le reconnaissent avec une franchise qu’on ne trouve pas toujours sous nos latitudes : le catholicisme aux États-Unis est en crise identitaire, une crise qui remonte à quarante ans au moins, pétrie de laxisme, de compromissions, de faillite de la catéchèse, d’évêques pitoyables, etc. Une crise sur laquelle les résultats de la dernière élection présidentielle ont jeté une lumière crue : 54 % des catholiques américains (soit 2 % de plus que l’électorat pris dans sont ensemble) ont voté pour Obama, le candidat le plus anticatholique qui se puisse imaginer.

USA Today
a publié hier un article rédigé à partir d’un sondage mené par Gallup en mai 2006, mai 2007 et mai 2008 sur un échantillon de 3 022 catholiques adultes (marge d’erreur ± 2 %). ... Le sondage demande si les 8 propositions énoncées sont moralement acceptables (en gras le % des réponses catholiques, entre parenthèse le % obtenu par un échantillon représentatif de la population globale des États-Unis) :

avortement : 40 % (41) ; relations homosexuelles : 54 % (45) ; peine de mort : 61 % (68) ; avoir des enfants hors mariage : 61 % (52) ; recherches sur les cellules souches embryonnaires : 63 % (62) ; relations sexuelles hors mariage : 67 % (57) ; divorce : 71 % (66) ; jeux de hasard : 72 % (59).

Dans la plupart des propositions, l’électorat catholique se montre incontestablement plus laxiste, permissif, progressiste (et donc plus à gauche) que l’opinion publique globale américaine… L’Église du IIIe millénaire aux États-Unis a du souci à se faire et du pain sur la planche." (Fin de citation)

Comment cela a-t-il pu se produire? Pour le comprendre, il faut lire un livre écrit il y a un siècle par
Mgr Delassus: "L'américanisme et la conjuration antichrétienne" (1910), reproduit en partie ici... Mgr Delassus dans ce livre est prophétique car tout ce dont il met en garde les catholiques s'est progressivement mis en place au XXe siècle, tout était annoncé dans ce livre, le Nouvel Ordre Mondial sous le nom de "République universelle"...
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 05:24
« Le Seigneur, c'est l'Esprit, et là où l'Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté » (2Co 3,17)... Comment pourrons-nous trouver cette liberté, nous qui sommes les esclaves du monde, les esclaves de l'argent, les esclaves des désirs de la chair ? Certes, je m'efforce de me corriger, je me juge moi-même, je condamne mes fautes. Que mes auditeurs examinent de leur côté ce qu'ils pensent de leur propre coeur. Mais, je le dis en passant, tant que je suis lié par l'une de ces attaches, je ne suis pas converti au Seigneur, je n'ai pas atteint la vraie liberté, puisque de telles affaires, de tels soucis sont encore capables de me retenir... 

Il est écrit, nous le savons : « Chacun est esclave de ce qui le domine » (2P 2,19). Même si je ne suis pas dominé par l'amour de l'argent, même si je ne suis pas lié par le souci des biens et des richesses, je suis cependant avide de louange et désireux de gloire humaine, quand je tiens compte du visage que me montrent les hommes et des paroles qu'ils disent de moi, quand je me soucie de savoir ce qu'un tel pense de moi, comment tel autre m'estime, quand je crains de déplaire à l'un et désire plaire à l'autre. Tant que j'ai ces préoccupations, je suis leur esclave. Mais je voudrais faire effort pour me libérer, tâcher de me dégager du joug de cet esclavage honteux et de parvenir à cette liberté dont nous parle l'apôtre Paul : « Vous avez été appelés à la liberté ; ne vous rendez pas esclaves des hommes » (Ga 5,13;1Co 7,23). Mais qui me procurera cette liberté ? Qui me délivrera de cet esclavage honteux, sinon celui qui a dit : « Si c'est le Fils qui vous rend libres, alors vous serez vraiment libres »... Servons donc fidèlement, « aimons de tout notre coeur, de toute notre âme, de toutes nos forces le Seigneur notre Dieu » (Mc 12,30) pour mériter de recevoir du Christ Jésus notre Seigneur le don de la liberté." (Origène vers 185-253, Homélies sur l'Exode, n° 12, 4, trad. Fortier / En Calcat ; cf SC 321, p. 369.)
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 16:52
L'assemblée plénière de printemps réunit 120 évêques à Lourdes jusqu'à vendredi.

Le Saint Père souhaite un rapprochement avec la F.S.S.P.X., lève l'excommunication de ses évêques et prévoit des discussions doctrinales avec ses responsables au sujet du concile Vatican II (décret de levée de l'excommunication), le cardinal Vingt-Trois stigmatise les déclarations des responsables de la F.S.S.P.X. et leur "médiatisation calculée". Pourquoi cette cacophonie Monseigneur?

Devant ses pairs, l'archevêque de Paris
a qualifié de "dysfonctionnements évidents des services" du Vatican, "la préparation insuffisante de la levée des excommunications qui confrontait subitement le Pape au négationnisme de Mgr Williamson" ainsi que "l'annonce du décret avant que les évêques en fussent informés".

"En votre nom, a lancé Mgr Vingt-Trois, j'ai écrit au Pape et je l'ai rencontré pour lui dire notre soutien et combien de tels procédés étaient néfastes et ruineux pour son projet de réconciliation". "Au moment de l'épreuve, les évêques de France ne font pas défaut au Pape", a-t-il ajouté.

Le président de la Conférence des évêques a lancé une mise en garde à la Fraternité Saint Pie X en stigmatisant les "déclarations de leurs responsables" et leur "médiatisation calculée".

Source: Ouest France, mardi 31 mars 2009,
Vatican. Le cardinal Vingt-Trois parle de "dysfonctionnements"

Question à Mgr : Dénoncer les "dysfonctionnements évidents" du Vatican, stigmatiser les évêques de la F.S.S.P.X. et leurs déclarations alors que le pape vient de lever leur excommunication, c'est "ne pas faire défaut"??
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 13:13
AU SUJET DE LA CONTROVERSE AUTOUR DE LA POSITION DU PAPE BENOIT XVI SUR LE PRESERVATIF LES EVEQUES DE LA CERAO DECLARENT

Etonnement face à une manipulation outrageante planifiée

Nous avons été tous surpris et étonnés de la façon dont une phrase du Saint-Père a été totalement sortie de son contexte proche et lointain pour devenir le motif récurrent de toutes les émissions de RFI et d’autres médias français sur le premier voyage apostolique du Saint-Père, le Pape Benoît XVI, en Afrique. Le comble est cette occultation systématique des autres idées de l’interview et la minimisation de tout ce que le Saint-Père s’est efforcé de communiquer comme espérance à l’Afrique, tant au Cameroun qu’en Angola. A cela précisément ne devrait-on pas reconnaître que c’est à l’Eglise et à sa mission évangélisatrice que les acteurs de l’ombre s’en prennent ?

Nous, évêques de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO), nous avons pris la mesure de l’événement et nous tenons à déclarer à tous ce qui suit :

Démolir la morale est crime contre l’humanité

On n’arrivera pas à bout du Sida, en cassant les ressorts spirituels et moraux des hommes, surtout des adolescents et des jeunes, en les fragilisant et en faisant d’eux des paquets de désirs sexuels sans les régulateurs prévus par le Créateur. C’est un crime contre l’humanité que de priver l’enfant, l’adolescent et le jeune de l’entrainement à la maîtrise de l’esprit sur le corps et ses pulsions qu’on appelle éducation sexuelle. En ce sens, les slogans publicitaires et la distribution de préservatifs pourraient n’être qu’irresponsabilité et crime contre l’humanité.

Des propos irrévérencieux, injurieux et sacrilèges

Pour nous, Africains, le Pape est le père de la Grande Famille qu’est l’Eglise et, à ce titre, nous lui devons respect et affection. Il est sacrilège selon nous, du simple point de vue de notre culture africaine traditionnelle, pour ne pas encore parler de la foi, que des fils et des filles d’Eglise qui se prétendent catholiques s’en prennent au Pape avec vulgarité, arrogance et injures, comme certains journalistes d’organes français et certaines personnalités françaises, espagnoles, européennes, se sont permis de le faire. Nous déplorons et condamnons ces propos irrévérencieux et injurieux.


L’Attentat post-moderne contre la vérité et ses conséquences violentes
sur les relations humaines


Mais nous ne sommes d’une culture qu’au titre de la vérité plus profonde de notre humanité. Et l’humanité qui est commune à tous, est unique ; elle se concrétise dans un certain nombre de droits et de devoirs, inséparables de la dignité de toute personne humaine. Il est absolument intolérable qu’un petit groupe de communicateurs -parfois hélas des Africains émargeant sans gêne à la richesse « sale » de ceux qui ont dépouillé leurs peuples- s’arroge le droit de déformer la vérité pour se présenter en bienfaiteurs responsables face à la condition dramatique de nos frères et sœurs porteurs du VIH SIDA, et, par contre, transformer le Saint-Père en un personnage « irresponsable » et dépourvu d’humanité, et ainsi pouvoir l’injurier et tenter d’ameuter contre lui une cohue d’individus, qui s’estiment en droit de parler de ce qu’ils n’ont pas pris le soin de connaître avec précision. Ils oublient que, ce faisant, ils se disqualifient professionnellement, puisqu’il existe une différence essentielle entre créer du sensationnel scandaleux et informer. Nous déplorons et condamnons l’attentat contre la vérité qui est le péché de notre monde post-moderne, et dont résultent les graves blessures que subit de plus en plus la Sainte Eglise, Notre Mère. Quel est ce monde où l’on ne prend pas le temps d’écouter l’autre, de l’écouter jusqu’au bout et où on lui fait dire ce qu’on veut qu’il dise ? La sagesse africaine et la Sagesse Biblique toutes axées sur l’Ecoute ont une autre vision du monde à proposer.

...

Humanisation de la sexualité et don de soi aux malades du Sida

Il nous encourage tous à vivre et à promouvoir l’humanisation de la sexualité et le don de sa propre humanité pour être avec et secourir en vérité les frères et sœurs malades du Sida, comme l’authentique attitude responsable des catholiques face aux malades du Sida et de tous ceux qui aiment vraiment les Africains atteints de ce mal. Nous accueillons son message qui est aussi notre propre position. Et nous déclarons tous avec lui : « … On ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n’y met pas l’âme, si on n’aide pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d’augmenter le problème ». Telles sont les paroles de Benoît XVI qu’un matraquage médiatique s’est évertué à travestir. En vain.

Responsabilité des media

Dire moins, c’est mépriser l’Africain et témoigner de zèle à tuer ce qu’il y a d’authentiquement humain en l’homme noir dont par exemple toutes les traditions valorisent tant la virginité constatée au mariage. Nous déplorons et nous condamnons cette prétendue responsabilité vis-à-vis de l’homme noir qui n’aurait de solution que mécanique à un problème aussi vital qu’est la sexualité pour tout homme et donc pour l’Africain lui aussi. La responsabilité des media est élevée ; ils ne doivent pas déchoir, sous peine de faire déchoir quelque chose de l’humain fondamental.

Non à la pensée par procuration

Nous disons enfin que les Africains ont la capacité de penser par eux-mêmes, aussi bien les problèmes qui les concernent que ceux de toute humanité. Nous déplorons et dénonçons le crime, venant du fond des âges, où l’on traitait nos frères et nos sœurs en marchandises et en « biens meubles » (Le Code Noir, Art. 44), et qui aujourd’hui consiste à s’acharner à penser pour nous, à parler pour nous, à faire à notre place sans doute parce qu’on ne nous croit pas en mesure de le faire par nous-mêmes. Peut-être dira-t-on que c’est à des Communicateurs Africains qu’habilement on confie la sale besogne de jouer aux pitres pour amuser le monde et rendre l’Afrique doublement pitoyable : non seulement matériellement mais aussi moralement. Mais il n’y a pas que ces Africains ignorants des structures anthropologiques les plus solides et des valeurs morales les plus sûres de l’Afrique qui soient à même de parler au nom du continent.

Nous, évêques de l’Eglise catholique de l’espace CERAO, nous exigeons qu’on cesse de penser pour nous, de pousser l’Afrique de la rue à parler au nom de l’Afrique et amuser la galerie aux dépens de nos peuples. Nous exigeons que pour parler de l’Afrique l’on respecte les valeurs essentielles, sans lesquelles l’homme n’est plus l’homme, et qui sont synthétisées dans la dignité de tout homme, créé à l’image de Dieu. Oui, à la suite du Concile Vatican II, nous réaffirmons que « sans le Créateur, la créature s’évanouit tout simplement ». Nous remercions le Saint-Père d’avoir fait du Dieu d’Amour et de la foi en lui la priorité des priorités pour notre temps. C’est bien l’illusion qu’il puisse y avoir une autre priorité, qui a créé la situation paradoxale et violente, où l’on prétend être responsable de nous, tout en mettant à sac ce que nous avons de plus vital : notre relation de foi, d’espérance et d’amour avec le Dieu vivant, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, et notre vie morale.


Abidjan, le 27 mars 2009

+ Théodore Adrien Cardinal SARR
Président de la CERAO
Abbé Barthélemy ADOUKONOU
Secrétaire Général de la CERAO

Texte intégral


Radio Vatican
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 08:35

Remèdes à la tyrannie

Du point de vue de la doctrine sociale de l'Eglise, l'oeuvre de saint Thomas donne, de manière très systématique, les principes essentiels dont s'inspirent les encycliques de Léon XIII, qui, constituent la base de l'enseignement social de l'Église depuis un siècle.

St. Thomas d'Aquin aborde le thème de la légitimité d'une résistance active et du recours à une action violente contre le tyran. Il se livre à une critique sévère des régimes tyranniques qu'il caractérise par leur mépris du bien commun de la cité auquel les tyrans préfèrent leurs propres avantages.

Les conditions du tyrannicide sont longuement examinées. St. Thomas
 déclare que le tyrannicide est inconforme avec la doctrine des apôtres, que ce n’est pas une initiative privée, « mais l’initiative publique qui doit s’attaquer à la cruauté des tyrans ». Les initiatives privées sont à éviter car elles pourraient entraîner plus de mal que de bien. La solution, c’est d’un coté le peuple qui peut faire une rupture du lien d’allégeance ; de l’autre coté c’est l’église qui peut intervenir (inspiration théocratique).

A l'heure où l'Eglise catholique en France (en France car ce n'est pas le cas ailleurs, en Espagne, Italie, Amérique, etc.) se couche devant la culture de mort (appel au dialogue, refus systématique de s'associer aux manifestations et contre-manifs pro-vie, etc.), le droit naturel et la loi naturelle piétinés, l'option du peuple faisant une rupture du lien d’allégeance devient envisageable.

Les évêques de l'Église catholique en France se réunissent en Assemblée plénière du 31 mars au 3 avril 2009 à Lourdes. L'Église catholique en France aura-t-elle un train de retard?


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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 18:30

Samedi de la quatrième semaine de carême, 28 mars 2009.

Chers Amis du “Refuge Notre-Dame de Compassion“,

Dans les réflexions que je vous livrais avant-hier (cf.> www), j'ai voulu mettre en évidence combien la fidélité à la personne et aux enseignements de Notre-Seigneur Jésus-Christ ne peut en définitive qu'aboutir à un conflit. Les actuelles polémiques et les contestations de plus en plus virulentes autour du Souverain Pontife et de sa parole - avec tous les mensonges et manipulations que nous avons déjà évoqués -, les remises en question de plus en plus haineuses et passionnées de l'enseignement et de la discipline de l'Eglise ne peuvent pas vraiment étonner celui qui a fait des Saints Evangiles sa nourriture.

Notre-Seigneur nous l'a dit très explicitement : “Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, je vous le dis : mais la division. Car désormais, dans une seule maison, cinq seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois ; seront divisés le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre sa belle-fille et la belle-fille contre sa belle-mère” (Luc XII, 51-53). Ou encore en Saint Matthieu : “Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive “ (Matth. X,34). Si l'attachement à Notre-Seigneur peut être source de conflits entre des personnes liées par le sang et par les affections les plus naturelles, à combien plus forte raison  dans les sociétés civiles…

Cette situation conflictuelle ne peut même qu'aller croissant lorsque ces sociétés ont leurs fondements et leurs références dans des “valeurs” étrangères à la Loi divine et à la loi naturelle elle-même. Ce pourquoi je n'hésite pas à dire (et à répéter de manière insistante) que, s'il n'y a pas une adhésion fondamentale de la société civile à l'esprit de l'Evangile, on arrive nécessairement à la persécution.

La persécution peut s'exercer de diverses manières, plus ou moins avouées, plus ou moins larvées, plus ou moins insidieuses. On ne vous jettera peut-être pas aux lions, on ne vous enduira peut-être pas de poix pour faire de vous des torches vivantes destinées à éclairer de somptueuses fêtes nocturnes, on ne vous soumettra peut-être pas au chevalet, au grill, aux ongles de fer et à ces mille autres raffinements de cruauté physique dont nous lisons les détails dans le martyrologe… pas tout de suite du moins. Cependant on saura bien, et de plus en plus - tantôt par la dérision, tantôt par la séduction, tantôt par des pressions et des contraintes, psychologiques ou administratives, sociétales ou médiatiques - déployer une large palette de moyens pour vous intimider ou vous contraindre. “1984″ de Georges Orwell ou “le Maître de la terre” de Robert Hugues Benson ne sont probablement que de pâles figures de ce qui peut arriver…

Le Vicaire de Celui qui, quarante jours après sa naissance, a été  désigné comme un “signe de contradiction” (Luc II, 33), peut-il être autre chose qu'un signe de contradiction à son tour?  Alors, oui, pour reprendre l'expression de Monsieur Alain Juppé, il est dans l'ordre des choses, il est normal, il ne peut être étonnant que - pour tous ceux dont le mode de pensée, de fonctionnement et d'action relève davantage des maximes du monde que de l'Evangile - ce Pape “pose un vrai problème ” et devienne lui aussi une “pierre de scandale” : “Ils se sont heurtés contre la pierre d'achoppement, ainsi qu'il est écrit : 'Voici que je mets en Sion une pierre d'achoppement et une pierre de scandale ; et quiconque croit en lui ne sera point confondu' (cf. Isaïe VIII, 14 & XXVIII, 16)” (Rom. IX, 32-33).

La royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ  ne lui est pas décernée par ce monde (il l'affirmera devant Pilate, cf. Joan. XVIII, 36) : elle ne procède pas du suffrage universel, elle n'est pas ordonnée à la logique de nos politiques. Après la multiplication des pains, Notre-Seigneur s'est dérobé à l'enthousiasme des foules qui voulaient le faire roi. Cependant il est véritablement roi et sa royauté s'exercera sur ce monde, que celui-ci le veuille ou non : “Opportet illum regnare! Il faut qu'il règne!” (1 Cor. XV, 25).  Cette royauté découle, au plus haut degré, de ses droits de Rédempteur : elle n'est pas acquise par les urnes mais par le sang. Ce n'est pas le jour de la multiplication des pains ou le dimanche des Rameaux que Jésus prend possession de son règne, mais c'est le Vendredi Saint. Si nos modernes instituts de sondage avaient interrogé ce jour-là les hiérosolymites et tous ceux qui s'étaient naguère précipités pour écouter les enseignements du “Rabbi galiléen”, dans l'enthousiasme des jours faciles, avec l'espoir plus ou moins avoué de le voir faire ou d'être les bénéficiaires de ses miracles, il est bien évident que les pourcentages en sa faveur auraient été infimes. Rappelons-nous tout ce que la petite phrase des disciples d'Emmaüs recèle d'incompréhension profonde et d'amère déception : “Et nous qui espérions que ce serait lui le rédempteur d'Israël!…” (Luc XXIV, 21). Rien d'étonnant donc à ce que les foules manipulées d'aujourd'hui, à ce que les journalistes et autres “faiseurs d'opinion”, à ce que les hommes politiques et tous ceux qui bornent leurs espérances aux horizons terrestres crient au scandale.

Ecce ascendimus Jerosolymam… Voici que nous montons à Jérusalem”(Luc XVIII, 31), lisions-nous dans l'Evangile du dimanche de la Quinquagésime : tout ce qui a été écrit au sujet du Fils de l'homme - livré aux païens, tourné en dérision, outragé, couvert de crachats, flagellé et mis à mort -, tout cela, le “Corps mystique” du Christ - la Sainte Eglise - est appelé à y participer à sa suite. Nos temps actuels ne peuvent pas être étrangers à cette participation.

Par la liturgie, nous allons entrer ce soir dans le temps de la Passion : “Ecce ascendimus Jerosolymam!” Ce dont nous sommes aujourd'hui les témoins n'est que la répétition de ce qui s'est passé au printemps de l'an 33 : avec des figures et des noms différents, nous retrouvons les mêmes acteurs, les mêmes passions humaines, les mêmes intérêts… et les mêmes fidélités.

Aujourd'hui encore il y a ceux qui - comme les grands prêtres félons - craignent que leur  emprise sur les foules soit “concurrencée” (on peut par exemple penser à tous ceux qui sont furieux du succès du voyage du Pape Benoît XVI en France, en septembre dernier) : “Si nous le laissons ainsi tous croiront en lui…” (Jean XI, 49). Il y a tous les modernes pharisiens : “Voyez-vous que nous ne gagnons rien? Voilà que tout le monde court après lui” (Jean XII, 19). Il y a tous les Judas, tous ceux qui se scandalisent au sujet du parfum versé par Marie-Magdeleine (Jean XII, 4), ceux dont les raisons “humanitaires” recèlent de secrètes convoitises, et tous ceux qui ont détourné l'Evangile pour en faire une “option préférentielle” pour les luttes de ce monde (même si objectivement elles sont des “bonnes causes”, des “causes justes”, mais ils ont perdu tout sens surnaturel). Ne l'oubliez pas, Judas était apôtre : il n'avait pas reçu un appel moindre ; sa vocation était véritable ; il avait eu des grâces hors du commun ; il avait accompli des miracles et chassé des démons… Et aujourd'hui encore il en est - parmi ceux dont la vocation chrétienne était véritable,  parmi ceux dont la vocation religieuse ou sacerdotale était véritable, parmi ceux dont la vocation épiscopale était véritable - qui finissent par se détourner du Christ, qui perdent le sens du salut des âmes et l'authentique esprit de la rédemption, et qui en viennent, de diverses manières, à trahir et à vendre le Christ…

Aujourd'hui encore, il y a la même foule versatile qu'à Jérusalem : “Ils vinrent au devant de lui parce qu'ils avaient appris qu'il faisait des miracles” (Jean XII, 18). Ils ne recherchent pas dans le Christ le Sauveur de leurs âmes, mais celui qui leur rendra la vie facile ; ils ne recherchent pas à entendre sa parole pour se convertir, mais ils aspirent à ne plus travailler, à avoir facilement du pain et la santé, une situation honorable et tranquille…. Combien de chrétiens aujourd'hui sont plus attachés à leur petit confort intellectuel ou/et matériel plutôt qu'à une véritable démarche de conversion intérieure, plutôt qu'à se laisser façonner par la grâce? Combien de fidèles et d'ecclésiastiques qui se réjouissent trop superficiellement des succès populaires, des acclamations, des sondages favorables, de l'affluence à leurs rassemblements ou à leurs pèlerinages, des pourcentages de succès aux examens dans leurs “bonnes écoles” (alors qu'on a “écrémé” les effectifs selon des critères de réussite scolaire et non en fonction du bien des âmes), du nombre de participants à leurs retraites, ou d'assistants à leurs offices …etc? Combien qui se laissent éblouir par les “bonnes apparences” humaines et mondaines et en viennent à négliger le travail, toujours nécessaire et jamais achevé, travail intérieur et non quantifiable, de leur propre conversion à l'esprit du Saint Evangile? Combien qui par amoindrissement ou perte de l'esprit surnaturel s'enfoncent dans la tiédeur, dans de secrètes amertumes, dans des déceptions ou des découragements qui ne disent pas leur nom, lorsqu'ils n'ont pas les consolations humaines ou mondaines, ni les satisfactions immédiates et numériques de leurs efforts?… Tous ceux qui sont finalement attachés à “la gloire des hommes plus qu'à la gloire de Dieu” (cf. Jean XII, 43) et qu'on trouve indistinctement - même si cela ne s'exprime pas forcément avec les mêmes nuances - chez les “progressistes” ou chez les “traditionalistes” !!!

Aujourd'hui encore - et peut-être plus encore qu'il y a deux mille ans - nous avons des faux témoins qui travestissent les paroles du Christ ou de son Vicaire, qui dénaturent les enseignements de son Eglise ou qui calomnient ses serviteurs devant les sanhédrins médiatiques, devant les sanhédrins de l'opinion publique, devant les sanhédrins d'égoïsme et d'orgueil que tout homme porte au fond de lui-même.

Aujourd'hui encore il y a les manipulateurs qui veulent dispenser les hommes de bonne volonté de se faire une juste opinion et qui prétendent imposer ce qu'il faut penser et la manière dont il faut penser : “Si ce n'était pas un malfaiteur nous ne te l'aurions pas livré!” (Joan. XVIII, 30). “Si les propos que tient ce Pape n'étaient pas irresponsables et criminels nous ne les dénoncerions pas, nous ne les présenterions pas à la vindicte publique! Faites-nous confiance : nous, agences de presse, nous, ministres, nous, loges maçonniques… nous avons digéré l'information à votre place, nous avons pensé à votre place,  nous sommes en bien meilleure position que vous pour savoir ce qu'il faut dire et ce que vous devez en penser, ne vous fatiguez pas à chercher vous-mêmes, nous vous avons évité ce travail fastidieux!”. Suite

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 13:47
Tout s'est très bien passé et la mobilisation des jeunes cathos lyonnais était égale à celle des gays-lesbiennes et compagnie (où la moyenne d'âge était exceptionnellement élevée).

Compte rendu de La Croix

Merci à tous ceux qui ont fait l'effort de se déplacer.

Aucune provocation ne doit être tolérée, il est très facile de se mobiliser intelligemment partout où de telles provocations éclateront.
Le Forum catholique
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 21:51
Alain Escada, secrétaire général de l’Institut Civitas, a de grands projets pour cet organe de réflexion et de formation catholique. Attablés autour d’une bière belge sur la Grand-Place de Bruxelles – il est aussi le responsable de « Belgique et chrétienté » – nous lui avons demandé de parler d’une initiative qui déploiera ses ailes en France au mois de mai. Elle est à inscrire dans la volonté de refondation d’une droite nationale en déshérence qui a déjà donné lieu à plusieurs projets et regroupements ; celui d’Alain Escada présente l’originalité de ne pas vouloir remplir un espace qui s’est ouvert dans le champ électoral, mais d’être au service des personnes qui, dans cet espace, veulent défendre des valeurs communes.

— Quel est donc l’objectif de votre projet ?

— Tout d’abord, remarquons qu’il n’y a rien à attendre de la politique si celle-ci n’est pas soumise à Dieu. Les chefs politiques qui s’imaginent sauver la France par leurs seuls talents naturels n’offrent qu’une illusion d’alternative et leur ego ne peut longtemps cacher leurs faiblesses humaines. Dans ce contexte, la raison d’être de l’Institut Civitas n’a jamais été aussi pertinente : former les catholiques à la doctrine sociale de l’Eglise et les aider à appliquer cette doctrine sociale de l’Eglise dans la Cité. Pour relever la France, ce n’est pas d’idéologies politiques éphémères qu’il est besoin, mais d’une doctrine pérenne qui fasse régner le bien commun en même temps que le Christ-Roi.

Ensuite, constatons, en France, au cours de ces dernières années, qu’une stratégie électorale axée sur les « grandes » élections – présidentielle, législatives – est vouée à l’échec, en tout cas dans l’immédiat. L’erreur consiste à croire qu’il faut réformer l’Etat par le haut ; mais pas plus qu’on ne reconstruit une maison en commençant par la toiture, on ne peut envisager de restaurer un pays sans disposer de l’assise locale nécessaire. Nous lançons un appel à la reconquête du pouvoir local. C’est à l‘échelon local qu’il nous faut commencer à œuvrer. En nous organisant de façon à influencer la vie culturelle, associative et politique des municipalités. Voilà un objectif qui, sans être démesuré, offre de nombreuses perspectives intéressantes, notamment dans les petites communes.

Veut-on préserver les églises et le patrimoine, freiner la construction de mosquées surmontées de minarets, faciliter la vie de bonnes écoles, empêcher la tenue de mauvaises expositions ou de mauvais spectacles, se préserver de la vue de panneaux publicitaires immoraux, doter la police municipale de moyens destinés à assurer l’ordre public, favoriser le développement du commerce, de l’artisanat et des petites entreprises, organiser une vie culturelle axée vers le beau et élevant l‘âme… veut-on tout cela ? C’est alors dans la vie locale qu’il faut nous investir. C’est en y reconstruisant un tissu naturel favorisant le bien commun que nous rétablirons les bases nécessaires à la restauration d’une France catholique.

Civitas, après huit ans de fonctionnement par « cellules » de formation, a compris que cela ne peut suffire. Nous avons décidé une rupture totale avec l’intellectualisme stérile. Se former sans agir ne mène à rien. Ni l’inverse, d’ailleurs. Et c’est à l’échelon local que nous pouvons agir avec le plus d’efficacité. Nous allons notamment proposer une aide sur le terrain aux candidats aux prochaines élections municipales. Ce sera une action en réseau, menée par des personnes solidement formées. Nous visons plus précisément les élus et les candidats des petites municipalités, là où un élu peut encore avoir une authentique influence.

— Sera-ce donc une politique de lobbying, dont vous avez d’ailleurs vous-même l’expérience depuis plusieurs années dans « Belgique et chrétienté », « lobby » agréé par le Parlement européen ?

— Oui, en quelque sorte. Nous voulons faire connaître la doctrine sociale de l’Eglise, expliquer son application aux problèmes politiques et économiques contemporains, donner aux candidats des argumentaires mais aussi de la méthode, leur faire comprendre qu’ils ne sont pas seuls. Nous constatons qu’il n’y a aujourd’hui aucune coordination entre ces hommes de bonne volonté, beaucoup sont désemparés, se sentent isolés là où ils sont, voire inutiles, ou manquent de la formation nécessaire pour soutenir leur action. Nous avons la ferme intention de mettre fin à cette situation désordonnée et d’offrir notre assistance aux acteurs municipaux. A ce lobbying pourront s’ajouter, au cas par cas, des candidatures issues de nos rangs. Mais notre objectif demeure la mise en place d’une structure sur tout le territoire qui permette véritablement de mener une action de terrain.

— Cela suppose un réseau important. En avez-vous les moyens ?

— Civitas ne se lance pas dans ce combat sans disposer des quelques atouts que nous avons estimés indispensables. Il est hors de question pour moi d’annoncer un projet d’une telle envergure alors qu’il n’y aurait aucune chance de le mener à bien. Combien de personnes dévouées passent en ce moment par un sentiment de démotivation au regard de l’ambiance politique fratricide au sein de la droite nationale. Nous ne pouvons nous permettre d’ajouter une raison de déception supplémentaire. Nous avons déjà consulté une centaine d’élus municipaux, et nous avons pu constater que nous répondons réellement à une demande de leur part. De notre côté, nous disposons déjà d’un grand nombre de personnes qui sont prêtes à s’engager, à donner de leur temps, à travailler pour ce grand objectif. Nous avons des professionnels de haut niveau, des personnes ayant une solide formation sur le plan de la doctrine sociale de l’Eglise, beaucoup de compétences qui sont prêtes à se déployer. Mais aussi beaucoup de bonnes volontés, d’humbles catholiques français soucieux d’œuvrer, dans la mesure de leurs moyens, au bien commun. Notre action sera massive en mai – en nous appuyant sur un travail qui fait depuis des mois l’objet de préparatifs bien réfléchis.

— Cependant, Civitas est connu comme étant proche de la Fraternité Saint-Pie X. Cela ne constituera-t-il pas un handicap ?

— Je ne le pense pas. Je précise qu’il ne s’agit d’ailleurs pas d’une initiative de la Fraternité Saint-Pie X. Même si Civitas ne fait pas mystère de recourir à la Fraternité Saint-Pie X pour les questions d’aumôneries. Et même si nous espérons pouvoir compter sur un regard bienveillant de la Fraternité Saint-Pie X vis-à-vis de ce projet. Dans cette action, nous ne visons nullement à mettre en avant la Fraternité Saint-Pie X, mais l’action individuelle, de personne à personne, auprès d’élus locaux. Notre expérience montre que des élus qui ne sont pas « traditionalistes » sont heureux de trouver auprès de nous quelqu’un pour les épauler sur le plan de l’action municipale.

— Votre action s’organise sur un plan individuel : pourquoi donc vouloir lui donner une « visibilité » médiatique qui n’est pas le propre du lobbying ?

— Nous nous trouvons devant la nécessité de recruter des collaborateurs. Il existe quelque 36 000 communes en France et nous souhaitons que notre action ait le plus grand impact possible. Nous avons besoin de plus de personnes qui soient prêtes à s’engager par rapport à une doctrine à laquelle on ne déroge pas, quitte à prendre le risque de l’hostilité. Mais comme je vous l’ai dit, du côté de ceux qui agissent sur le plan local ou qui veulent s’y lancer, il y a une réelle demande.

— Qui dit action politique suggère aussi l’idée de concessions. Qu’en pensez-vous ?

C’est justement par fidélité aux principes et à la doctrine catholiques que nous préconisons cette stratégie de reconquête locale. C’est dans la confiance aveugle à un parti politique ou à un chef charismatique que se situe le risque de concession. Mais il faut aussi se méfier de ceux qui se servent de prétextes pour ne rien faire. On ne répare pas le moteur d’une voiture sans accepter de plonger les mains dans le cambouis.

— Vous qui êtes belge, pourquoi avez-vous été chargé de l’action en France ?

— Si j’ai été sollicité, c’est en partie en raison de mon expérience du lobbying que vous avez signalée. Il fallait quelqu’un d’une nouvelle génération, qui soit disponible et qui ne soit pas un novice dans le domaine. En ces temps difficiles, les volontaires ne se bousculaient pas. Je ne suis probablement pas le personnage idéal, mais je prie Dieu de combler mes lacunes jusqu’à ce qu’Il trouve quelqu’un de plus compétent pour prendre ma place. Par ailleurs, si j’ai accepté, c’est parce que je crois profondément en ce combat et au rôle particulier de la France dans ce combat. J’ajoute que cette stratégie de reconquête du pouvoir local offre des perspectives en France parce qu’il y subsiste des milliers de petites municipalités et que celles-ci peuvent être gérées par des élus relativement indépendants des grands partis politiques. En Belgique, la fusion des communes a rendu cette stratégie quasi impossible.

— Ne craignez-vous pas que la réforme Balladur mette fin à cette originalité française en faisant disparaître le maillage de petites communes qui permet, précisément, cette action beaucoup plus personnelle ?

— Pour l’heure rien n’est changé, nous agissons selon la situation qui existe actuellement.

— Quels moyens avez-vous ?

— Je tiens à conserver une part d’effet de surprise. Mais, comme je vous l’ai dit, nous travaillons depuis des mois à ce projet. Ce qui implique un minimum de moyens financiers, un réseau de spécialistes en différents domaines, un réservoir de militants, beaucoup de bonne volonté, énormément d’imagination et… une confiance infinie en la Providence.

— Ne craignez-vous pas d’apparaître comme le énième groupuscule qui tente de s’implanter sur une forme de décombres, comme un concurrent de plus alors que les initiatives sont déjà multiples ?

— A vrai dire non, car notre premier objectif est de jouer un rôle auxiliaire auprès de personnes qui individuellement adhèrent aux principes que nous défendons, quelle que soit leur étiquette ou leur absence d’étiquette politique. Néanmoins cette situation nous oblige à entrer en scène de manière imposante avec une vraie perspective de réussite. C’est bien pour cela que nous donnons cette visibilité à notre travail, notre espoir étant que ceux que nous touchons – vos lecteurs, notamment – entendent notre appel à l’action et décident de travailler avec nous.

— Face aux avancées de la culture de mort – je pense au « mariage » homosexuel par exemple – les maires et les municipalités vont se trouver en première ligne. Est-ce l’une des raisons de votre stratégie ?

— Certainement. Comment ne pas constater l’urgence ? Et l’intensité de la gigantesque campagne d’hostilité à l’égard du catholicisme est très révélatrice. Depuis des semaines, pas un jour ne passe sans un déferlement de propos cathophobes. Les valeurs morales les plus élémentaires sont remises en cause. Hommes politiques, journalistes, vedettes du show-biz, tous sont mobilisés pour se joindre à ce long hurlement monocorde. Jamais l’offensive contre la doctrine catholique n’avait connu une telle ampleur. C’est un véritable rouleau-compresseur qui est mis en place. Dans un tel climat, deux voies s’offrent aux catholiques. Soit, comme l’espèrent ceux qui orchestrent cette campagne, nous adoptons une position de plus en plus discrète dans la société, nous nous auto-censurons, nous cédons sur toutes les questions doctrinales, nous nous effaçons et, au final, nous renions Notre-Seigneur pour plaire au Monde. Soit, au contraire, nous faisons face à l’épreuve qui se présente à nous, nous assumons la doctrine catholique dans son intégralité, nous la brandissons comme la solution aux maux de notre société et nous tentons de servir du mieux que nous pouvons ce Christ qui, pour nous, est mort sur la Croix.

De plus en plus, les élus vont se trouver confrontés à des choix moraux importants, et ils vont avoir besoin d’appuis. Il faut aussi qu’ils puissent tirer profit des enseignements de ce qui se fait ailleurs. L’exemple de l’Espagne est là pour montrer que la résistance des élus locaux, des juges, pourra être déterminante. Cela est vrai pour le mariage et l’adoption homosexuels. Il s’agit aussi de trouver les bonnes réponses face à l’emprise musulmane. De faire connaître les stratégies qui réussissent. Assez de défaitisme. Assez de conformisme. Il nous faut de l’enthousiasme, du courage, de l’audace, de l’imagination, de la volonté. Il nous faut aussi une vie intérieure, une vie spirituelle qui nous permette de supporter les difficultés, d’agir avec patience, confiance, persévérance et discernement.

— Constatez-vous, dans les responsabilités que vous exercez, une démobilisation politique des jeunes, plus attirés par le religieux que par l’action sur le terrain ?

— Je rencontre régulièrement une belle jeunesse désireuse de s’engager. Une jeunesse qui, tirant des leçons des récents naufrages politiques, comprend que foi et politique se mêlent lorsqu’il y a authentique recherche du bien commun. Je n’ai aucun doute à ce sujet : la France compte de nombreux jeunes gens, filles et garçons, capables d’une grande générosité d’âme. Et le monde moderne n’a pas fini de s’en étonner…

Propos recueillis par Jeanne Smits et Olivier Figueras

• Secrétariat Civitas, 20, place de la Chapelle, 75018 Paris. Tél. : 01 34 11 16 94. www.civitasinstitut.com[

Article extrait du n° 6810 de Présent, du Samedi 28 mars 2009
http://www.present.fr/article-9599-6810.html
Le Forum catholique
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