Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 17:30
Partager cet article
Repost0
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 17:22
Homélie prononcée lors des fêtes johanniques à Orléans
le vendredi 8 mai 2009


Après avoir quitté Blois et roulant vers Orléans pour vous rejoindre, Frères et Sœurs, je ne pouvais pas ne pas penser à la cavalcade conduite par Jeanne tenant son cher étendard et chantant le Veni Creator.
De Blois, elle partait au secours d’Orléans assiégé, avec une autorité qui confondit Dunois, alors lieutenant du roi pour l’Orléanais. Elle avait mieux que lui trouvé le bon angle d’attaque et sommé par lettre le sire de Talbot de retourner au royaume d’Angleterre « sinon elle attaquerait rudement ». Jeanne ne voulait pas d’effusion de sang. Jeanne voulait rendre aux Orléanais leur liberté, leur dignité.
Aujourd’hui, en ce terroir, Jeanne n’est pas oubliée. Tout Orléans est là : les uns défilent, les autres regardent… unis dans le souvenir, la gratitude, la curiosité aussi. Jeanne d’Arc est singulière, hors norme. C’est pourquoi, beaucoup ont élucubré à son sujet et continuent encore : la croire fille de roi, affabulatrice bien sûr, voire sorcière et même nier sa mort sur le bûcher.
Or, le procès de condamnation et celui de réhabilitation nous la présentent lorraine et chrétienne. La mission assurément est peu commune mais marquée du sceau de l’authenticité : une mission ne se donne pas, elle se reçoit et s’accomplit dans le discernement.
Chrétienne, Jeanne le fut avec des moments de lumière et des heures de doute. Depuis son baptême, Jeanne appartient au Christ et c’est dans ce rapport que se dévoile le mystère de sa vie. Les passages de l’Écriture retenus pour sa fête fondent la pertinence de ses voix et l’audace de son action. En Jeanne, la foi et la raison s’interpellent, se conjuguent, dialoguent et réalisent la vocation la plus inouïe qui soit.
« Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive » (Mt. 16, 24).
La feuille de route est rude : quitter son pays, faire sacrer le dauphin Charles, forcer l’anglais à lâcher prise.
Alors la liturgie de ce jour, s’inspirant du livre de la Sagesse, place ces mots prophétiques sur les lèvres de Jeanne :
« J’ai résolu d’amener la Sagesse à partager ma vie, car je savais qu’elle serait ma
conseillère dans le bonheur, mon réconfort dans les soucis et dans la tristesse. Grâce à
elle, j’aurai l’honneur auprès des anciens malgré ma jeunesse. Au tribunal on
reconnaîtra la vivacité de mon esprit… Grâce à la Sagesse, je laisserai un souvenir
éternel, je montrerai ma bravoure à la guerre…
» (Sg. 8, 9-15)
La Sagesse n’a rien à voir avec une idéologie aliénante. La Sagesse désigne l’esprit de Dieu qui sans cesse façonne à sa ressemblance l’être qui librement s’abandonne à lui.
Jeanne a une conviction « A Dieu rien d’impossible » (Lc 1, 37). Alors, sa devise est « Notre Seigneur, premier servi ». Ces quatre mots sont à eux seuls le commentaire du Pater que lui avaient appris sa mère Isabelle Romée et Me Minet son curé.
Le service de Dieu et l’amour du prochain ne font qu’un. Il faut relire ce bref dialogue du procès :
« Savez-vous si vous êtes dans la grâce de Dieu ?
Si je n’y suis, Dieu m’y mette ; et si j’y suis, Dieu m’y tienne. Je serais la plus dolente du monde si je savais n’être pas en la grâce de Dieu. Et si j’étais en péché, je crois que la voix ne viendrait pas à moi. Et je voudrais que chacun l’entendît aussi bien comme moi ».
Jeanne par cette dernière phrase exprime son désir d’associer les autres aux grâces qu’elle a reçues. Sa mission serait accomplie si Français et Anglais pouvaient chanter ensemble.
« Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » (Ps. 84, 11).
La quête de la vérité, de la justice et de la paix motive l’action de Jeanne d’Arc. Une force intérieure l’aide à déjouer les pièges qu’on lui tend. Elle a l’étoffe d’un stratège, d’un décideur politique. Sa science procède des deux noms peints sur son étendard, fabriqué à Tours et béni à Saint-Sauveur de Blois : « Jesus Maria ». Imiter Jésus en donnant sa vie par amour. Être comme Marie la servante du Seigneur par amour. Seul l’amour est digne de foi. C’est au nom de l’amour qui émanait de tout son être que l’on a cru à son message, c’est au nom de l’amour que ceux qui, un temps, avaient préféré les ténèbres à la lumière, ont réhabilité Jeanne dans sa dignité de fille de Dieu.
Beaucoup d’entre vous se souviennent sans doute que le 19 octobre 1997, Jean-Paul II proclama sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, docteur de l’Église universelle. La lettre du pape débute ainsi :
« La science de l’amour divin que répand le Père de toute miséricorde, par Jésus Christ
en l’Esprit Saint, est un don accordé aux petits et aux humbles afin qu’ils connaissent et
qu’ils proclament les secrets du Royaume cachés aux sages et aux savants ; pour cela,
Jésus a exulté dans l’Esprit Saint, bénissant le Père, qui en a ainsi disposé » (Mt. 11,
25).
« La science de l’amour divin », Jeanne l’a éminemment pratiquée et enseignée ; c’est pourquoi, il semblerait juste et bon que Jeanne d’Arc soit déclarée docteur de l’Église universelle, rejoignant ainsi Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila, Thérèse de Lisieux.
Si ce souhait se réalisait, il faudrait que le titre de docteur honoris causa d’Orléans lui fût aussi décerné conformément au récent accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur, signé conjointement par la République Française et le Saint Siège le 18 décembre 2008. J’ose croire aussi que l’École nationale d’administration, Sciences Po, les écoles militaires et le Cadre Noir – elle fut une bonne cavalière - s’honoreraient d’avoir en Jeanne d’Arc un patronage aussi dynamique que séduisant. En Jeanne, les responsables de notre pays peuvent trouver le comportement juste pour assurer la conduite de l’Etat, la cohésion sociale, le service des pauvres et des démunis. Le défi est lancé et ne relève pas de l’utopie.
C’est avec gravité que je fais ce plaidoyer en faveur du doctorat de Jeanne car nos Universités sont dans une situation gravissime et entament la confiance des jeunes, des familles, des entreprises déjà malmenées par la crise. Jeanne, viens à notre secours ! Tu avais vingt ans quand tu pris d’autres barricades ! Jeanne, sois source d’espérance et de confiance pour les jeunes !
Les fêtes johanniques pérennisent l’honneur retrouvé. Jeanne est fille de France et aucun parti ne peut s’en prévaloir. Orléans demeure pour la France, selon l’heureuse expression de Denis Tillinac, « comme une capitale supplétive » où, depuis 580 ans, les habitants, l’espace d’un 8 mai, vivent au rythme de la passion de Jeanne pour son pays.
La devise de Jeanne « Notre Seigneur, premier servi » rejoint celle de la France « Liberté, égalité, fraternité ».

Mgr Maurice de GERMINY, évêque de Blois
Via le Forum catholique
Partager cet article
Repost0
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 07:34
Benoît XVI a invité la communauté catholique de Terre Sainte, « profondément touchée par les difficultés et les incertitudes », à la fidélité et au courage « de la conviction », au « courage de dialoguer » et de « construire de nouveaux ponts ».

Pour Benoît XVI, « cela signifie également rendre témoignage à l’amour qui nous porte à donner nos vies au service des autres, et ainsi à contrecarrer des manières de penser qui justifient qu’on puisse ‘prendre’ des vies innocentes ».

Le pape a déploré que le rôle des femmes n’ait « pas toujours été suffisamment compris et estimé ». Il a invité l’Eglise en Terre Sainte à apporter « son témoignage public de respect vis-à-vis de la femme ».

A l’occasion de la Journée mondiale de prière pour les vocations, célébrée le jour même en Jordanie, Benoît XVI a également lancé un appel aux « nombreux jeunes présents ici à considérer comment le Seigneur les appelle à le suivre et à construire son Église ». « Que ce soit dans le ministère sacerdotal, dans la vie consacrée ou dans le sacrement de mariage, Jésus a besoin de vous pour faire entendre sa voix et travailler à la croissance de son Royaume ».
Partager cet article
Repost0
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 07:25
Commentaire du jour, Jean XXIII (1881-1963), pape, Encyclique « Pacem in Terris » (trad. DC 1398 21/04/1963, p. 543 © copyright Libreria Editrice Vaticana).

Il revient à tout croyant d'être, dans le monde d'aujourd'hui, une étincelle lumineuse, un foyer d'amour et un ferment pour toute la masse (Mt 5,14; 13,33). Chacun le sera dans la mesure de son union à Dieu. La paix ne saurait régner entre les hommes si elle ne règne d'abord en chacun d'eux, si chacun n'observe en lui-même l'ordre voulu par Dieu... Il s'agit, en fait, d'une entreprise trop sublime et trop élevée pour que sa réalisation soit au pouvoir de l'homme laissé à ses seules forces, fût-il par ailleurs animé de la bonne volonté la plus louable. Pour que la société humaine donne avec la plus parfaite fidélité l'image du royaume de Dieu, le secours d'en haut est absolument nécessaire... 

Par sa Passion et par sa mort, le Christ a vaincu le péché, source première de toutes les discordes, détresses et inégalités... « C'est lui qui est notre paix... Il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, et paix pour ceux qui étaient proches » (Ep 2,14s). Et c'est ce même message que nous fait entendre la liturgie de ces saints jours de Pâques : « Jésus notre Seigneur, ressuscité, se tint au milieu de ses disciples et leur dit : La paix soit avec vous, alléluia. Et les disciples, ayant vu le Seigneur, furent remplis de joie » (cf Jn 20,19s). Le Christ nous a apporté la paix, nous a laissé la paix : «
Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne ».

C'est cette paix apportée par le Rédempteur que nous lui demandons instamment dans nos prières. Qu'il bannisse des âmes ce qui peut mettre la paix en danger, et qu'il transforme tous les hommes en témoins de vérité, de justice et d'amour fraternel. Qu'il éclaire ceux qui président aux destinées des peuples... Que le Christ enflamme le coeur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserrer les liens de l'amour mutuel, user de compréhension à l'égard d'autrui et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort. Et qu'ainsi, grâce à lui, tous les peuples de la terre forment entre eux une véritable communauté fraternelle, et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée.
Partager cet article
Repost0
11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 14:24
Le pape Benoît XVI a appelé à la création d'un Etat palestinien indépendant au côté de l'Etat hébreu.AP


M. Peres l'a accueilli avec des mots de bienvenue en latin. «Ave Benedicte, princeps fidelium qui hodie terram sanctam visitas» (Salut au croyant parmi les croyants qui entame aujourd'hui une visite en Terre sainte).
«Je considère votre visite ici, en Terre sainte, comme une mission spirituelle de la plus haute importance: une mission de paix. Une mission qui consiste à semer les graines de la tolérance et à éradiquer celles du fanatisme»,
a déclaré le chef de l'Etat hébreu.
Utilisant le terme hébraïque de «Shoah», le pape Benoît XVI a aussi condamné à son arrivée l'antisémitisme qui «continue de relever son visage répugnant dans plusieurs parties du monde». «C'est totalement inacceptable», a-t-il dit. Le pape Benoît XVI s'est d'ailleurs engagé lundi à honorer la mémoire des six millions de juifs victimes de l'Holocauste et à prier «pour que l'humanité ne soit plus jamais témoin d'un crime d'une telle ampleur».

Partager cet article
Repost0
10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 07:04
Ce samedi, en bénissant la première pierre d'une université catholique à Madaba, ville de Jordanie qui abrite une importante communauté chrétienne, le pape Benoît XVIa mis en garde contre une religion "défigurée quand elle est mise au service de l'ignorance et du préjugé, du mépris, de la violence et des abus". "Dans ce cas, nous ne constatons pas seulement une perversion de la religion mais aussi une corruption de la liberté humaine, une étroitesse et un aveuglement de l'esprit", a-t-il ajouté.

Le pape Benoît XVI
a plaidépour la reconnaissance des "droits fondamentaux à une coexistence pacifique" des chrétiens d'Irak ce samedi à Amman. "J'invite avec insistance les diplomates et la communauté internationale (...) ainsi que les responsables politiques et religieux (irakiens) à faire tout ce qui est possible pour assurer à l'antique communauté chrétienne de cette noble terre ses droits fondamentaux à une coexistence pacifique avec l'ensemble des autres citoyens", a-t-il.

Lors de son intervention devant des dignitaires religieux musulmans dans l'enceinte de la mosquée al-Hussein ben Talal, le pape a "chaleureusement" salué le patriarche chaldéen, Emmanuel III Delly et évoqué le peuple irakien, "dont de nombreux membres ont trouvé refuge en Jordanie".

Le prince Ghazi Bin Muhammed Bin Talal, qui a accueilli Benoît XVI, ce samedi matin, dans la Mosquée d’Amman,
a remercié le pape pour son « courage moral » d’ « agir et de parler en conscience », et pour sa venue en Terre sainte comme « un simple pèlerin de paix qui vient dans une attitude d’humilité et de douceur ».

Avant la visite à la mosquée, le prince Ghazi bin Talal (un des signataires de la lettre des 138 musulmans au Pape qui suivit le discours de Ratisbonne), a loué Benoît XVI, entre autres, pour son courage et pour la libéralisation de la "messe en latin" (sic). (via le Forum catholique)
Partager cet article
Repost0
10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 07:00
Vision de saint Jean l'Evangéliste, fresque. Parme, Saint-Jean
Style Renaissance - fresque, Parme (Italie), 1520

"Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité.
En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous aurons le coeur en paix ;
notre coeur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre coeur, et il connaît toutes choses.
Mes bien-aimés, si notre coeur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu.
Tout ce que nous demandons à Dieu, il nous l'accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît.
Or, voici son commandement : avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l'a commandé.
Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu'il demeure en nous, puisqu'il nous a donné son Esprit." Première lettre de saint Jean 3,18-24.
Lecture du jour
Partager cet article
Repost0
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 15:03

Le Saint-Père séjournera jusqu'à lundi en Jordanie, où vivent 4 % de chrétiens sur 5,8 millions d'habitants.

vendredi 8 mai

Dans l'avion qui le conduisait en Jordanie, le pape
a donné une conférence de presse aux journalistes. Il a expliqué qu'il souhaitait que l'Eglise catholique joue un rôle dans le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens au Proche-Orient.


Vendredi, dans l'avion qui le conduisait de Rome à Amman, Benoît XVI en a expliqué toute la portée devant la presse. L'Église,
a-t-il dit, «cherche à contribuer à la paix» non comme «un pouvoir politique» mais en tant que «force spirituelle».

Le pape Benoît XVI a exprimé son «profond respect pour la communauté musulmane» à son arrivée vendredi en Jordanie, au début de son premier voyage en Terre sainte.

Dans une allocation à l'aéroport international d'Amman, il a souligné que la «liberté religieuse est naturellement un droit humain fondamental et mon espérance fervente et ma prière sont que le respect des droits inaliénables et de la dignité (...) soient toujours plus affirmés et défendus non seulement au Moyen-Orient mais partout dans le monde».

«Ma visite en Jordanie me donne l'heureuse occasion de dire mon profond respect pour la communauté musulmane, et de rendre hommage au rôle déterminant de sa Majesté le roi dans la promotion d'une meilleure compréhension des vertus proclamées par l'islam», a encore dit le souverain pontife.


Benoît XVI, qui effectue sa première visite dans un pays arabe musulman depuis de son pontificat en 2005, s'exprimait en italien devant notamment le roi Abdallah II et la reine Rania, des membres de la famille royale, ainsi qu'un parterre de responsables et de dignitaires religieux.
Leparisien.fr 08.05.2009, 14h57


De son côté, Abdallah II de Jordanie, souverain hachémite descendant de Mahomet, 
a appelé
le pape à "créer un nouveau dialogue global, de compréhension et de bonne volonté. ... Les voix de la provocation, des idéologies ambitieuses de division font planer la menace de souffrances indicibles. Nous devons rejeter un tel cours pour l'avenir de notre monde".


Le roi Abdallah II et le gouvernement jordanien
veulent faire de sa visite, sa première dans un pays arabe en quatre ans de pontificat, un succès "qui démontre que le royaume est un exemple de coexistence" entre chrétiens et musulmans, a dit le ministre de l'Information Nabil Sharif.


Vendredi, après un échange de discours avec le roi Abdallah II à l'aéroport, Benoît XVI devait entamer son programme par une visite humanitaire au centre Regina Pacis pour handicapés. Inauguré en 2004, ce centre administré par des volontaires jordaniens, chrétiens et musulmans, comprend des cours, des formations professionnelles et des cliniques.


[L]e pape Benoît XVI dans un
discours prononcé dans la chapelle du centre,
a déclaré : "Paix pour chaque personne, pour les parents et les enfants, pour les communautés, paix pour Jérusalem, paix pour la Terre sainte, pour la région, paix pour la famille humaine tout entière". Des centaines de pèlerins portant des drapeaux jordaniens et du Vatican ont accueilli le pape à son arrivée dans le centre Regina Pacis, administré par des volontaires jordaniens, chrétiens et musulmans. Chantant en arabe et criant en chœur en italien "benvenuto", des pèlerins ont couru près de la Mercedes qui amenait le souverain pontife. Entré dans la chapelle, il a donné l'accolade à un jeune handicapé jordanien. Un pèlerin libanais a arboré une pancarte: "Nous avons besoin de vous au Liban."

[E]n rencontrant vendredi après-midi les personnes handicapées, il
les a appelées à prier pour lui : «Veuillez, s'il vous plaît, prier pour moi chaque jour de mon pèlerinage ; pour mon renouvellement spirituel personnel dans le Seigneur et pour la conversion des cœurs sur le chemin de pardon.» Et il a eu cette formule : «Prier, c'est espérer en action.» Une formule choc, pour le coup. Elle pourrait même décrire la situation de la Terre sainte où beaucoup prient mais en espérant - selon leur religion - des actions diamétralement opposées ! Or «la paix durable», a expliqué le Pape, «naît de la justice, de l'intégrité et de la compassion» et surgit «de l'humilité, du pardon, et du désir profond de vivre en harmonie les uns avec les autres».

La liberté religieuse. Le Pape a félicité sur ce point la Jordanie, pays à 98 % musulman. «La possibilité qu'a la communauté catholique jordanienne de construire des édifices publics de culte est un signe du respect de votre pays pour la religion, et en son nom, je veux dire combien cette ouverture est appréciée.» Tout en lançant un appel au cœur de ce Moyen-Orient : «La liberté religieuse est, naturellement, un droit humain fondamental

La Jordanie, porte d'entrée du dialogue islamo chrétien,
video à voir sur youtube.

À Amman, Benoît XVI récuse le choc de civilisations. Vendredi en Jordanie, Benoît XVI a voulu combattre l'idée de la fatalité du conflit entre le monde musulman et l'Occident. [L]e Pape est allé droit au but : «Ma visite en Jordanie me donne l'heureuse occasion de dire mon profond respect pour la communauté musulmane.»

Et de féliciter publiquement ce pays pour son «rôle déterminant» dans «la promotion d'une meilleure compréhension des vertus proclamées par l'islam».

A méditer du côté des attiseurs de conflit, le Pape a précisé : «Nous pouvons dire que ces précieuses initiatives ont obtenu de bons résultats en favorisant la promotion d'une alliance des civilisations entre l'Occident et le monde musulman mettant en échec les prédications de ceux qui considèrent inévitables la violence et les conflits


Dans l'avion, il avait insisté comme rarement sur «l'importance pour la paix» d'un «dialogue trilatéral» entre les trois religions, juive, chrétienne et musulmane. «Malgré la diversité, a justifié Benoît XVI, nous avons des racines communes» qui conduisent à «la foi dans le Dieu unique».


Une simplicité désarmante. Alliance et non pas choc. Le ton semble donné.

Une force qui peut amener à un «progrès dans le processus de paix» si elle repose sur ses trois piliers : «la prière qui est une vraie force» car «Dieu écoute et peut agir dans l'histoire», la «formation des consciences» et le dialogue «avec la raison». D'où l'enjeu, capital à ses yeux, d'investir dans l'intelligence : «Nous sommes en train, a-t-il expliqué, de créer une université catholique en Jordanie. Cela va ouvrir une vaste perspective pour les jeunes, qu'ils soient Arabes chrétiens ou Arabes musulmans

La paix est le mot qui est revenu le plus souvent dans la bouche de Benoît XVI en ce premier jour de pèlerinage. Avec, il faut le dire, une simplicité désarmante qui semble faire sa force.

Partager cet article
Repost0
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 14:57
Le Vatican soutient une résolution du conflit israélo-palestinien aboutissant à la constitution de deux Etats. (Reuters Nouvel Observateur, Le pape Benoît XVI sur les pas de Moïse, 09.05.2009)

Le vaticaniste Sandro Magister (Chiesa.espresso.repubblica.it)
précise, que "la position officielle du Saint Siège", est "depuis longtemps favorable à ce qu’il y ait deux états, israélien et palestinien".

Dans une interview à l’Ossservatore Romano, le cardinal Martino
a expliqué que "[d]ans la Bande de Gaza, la dignité humaine est foulée aux pieds depuis des décennies; c’est un aliment de la haine et du fondamentalisme homicide" (1er janvier). Ce jugement est critiqué par Sandro Magister : "Pas un mot sur le fait qu’Israël se soit retiré de Gaza à l’été 2005 et que le Hamas y ait pris le pouvoir par la force en juin 2007." Magister reproche à la diplomatie vaticane de fermer les yeux sur les violences palestiniennes. Pour lui, le Vatican souhaite certes un État pour Israël et la Palestine, mais persiste à considérer de manière générale les Arabes comme des victimes et les Israéliens comme des oppresseurs. Même le terrorisme serait rattaché à cette question de fond.

S'agissant de la création de deux Etats, voici la position officielle du Vatican. Au cours de l'Angelus du 11 mars 1979, soulignant l'attention avec laquelle il suivait le développement de la crise au Moyen-Orient, Jean-Paul II
a exprimé son désir et son fervent espoir que la paix soit garantie partout, en portant la considération qui leur est due aux droits et aux aspirations légitimes de tous les peuples concernés.

Au cours d'une rencontre avec le Président Arafat, le 15 septembre 1982, Jean-Paul II forma
le voeu d'une solution "juste et durable au conflit du Moyen-Orient" qui "conduirait à la reconnaissance du droit de tous les peuples, et en particulier du peuple palestinien, à posséder une terre propre, et à celle du peuple israélien à garantir sa propre sécurité". Le droit du peuple palestinien à posséder une patrie est reconnu, de même que celui d'être reconnus non seulement en tant que réfugiés, mais en tant que peuple possédant des droits spécifiques et légitimes. Enfin, l'existence de l'Etat d'Israël est exprimée de facto, ainsi que son droit à établir et à garantir des frontières. Ce même jour, en revenant sur la question israélo-palestinienne, le Saint-Père réaffirma sa ferme conviction selon laquelle il ne peut y avoir de véritable paix sans justice, et que la pleine justice ne peut exister sans la reconnaissance et l'acceptation, de façon stable, équitable et adéquate, des droits de tous les peuples impliqués dans le triste conflit. (L'Osservatore Romano, 17 septembre 1982).

[D]ans la Lettre apostolique Redemptionis Anno du 20 avril 1984,... [p]our le peuple juif... le Saint-Père encouragea des prières pour la sécurité tant souhaitée et la juste tranquillité qui est la prérogative de chaque nation et la condition de vie et de progrès pour toute société. Le peuple palestinien, qui tire ses racines historiques de cette terre qui a été dispersée depuis des années, "a le droit naturel, en toute justice, de retrouver une patrie et de vivre en paix et en harmonie avec les autres peuples de cette région". ... A Vienne, le 24 juin 1988, le Pape s'adressa à la communauté juive locale et réaffirma ce concept de justice, comme il l'avait fait également précédemment en septembre avec la communauté juive des Etats-Unis. En déclarant que le peuple juif avait droit à une patrie, comme toute autre nation, en accord avec le droit international, il souligna que cela était également vrai pour le peuple palestinien, qui compte de si nombreux réfugiés sans patrie.

(Source: 
Discours de S.E. Mons. Jean Louis Tauran, Secrétaire pour les rapports avec les Etats, au symposium de commémoration du 50e anniversaire de la mission pontificale pour la Palestine, tenu au Siège des Nations Unies, le lundi 25 octobre 1999).
Partager cet article
Repost0
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 18:02
Le pape réclame depuis des années à Israël la souveraineté sur six lieux saints chrétiens : la balisique de l'Annonciation à Nazareth; le site présumé de la multiplication des pains sur le Lac de Tibériade; le jardin de Gethsémani à Jérusalem, où Jésus aurait prié avant la crucifixion; le mont Thabor, au sommet duquel se trouve l'église de la Transfiguration; le site de Kfar Nahum et le Cénacle à Jérusalem, où se serait déroulé le dernier repas du Christ.

Jusqu'à présent, Israël refusait de renoncer à sa souveraineté sur ces sites. Shimon Pérès, le président israélien, a fait savoir qu'il était désormais disposé à recevoir les revendications du Saint-Siège et une commission israélienne vient d'élaborer un projet d'accord avec le Vatican sur la question.

Lemonde.fr, 07/05/2009
Partager cet article
Repost0
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 18:00

181. “Le plus riche patrimoine de notre nation, la première de nos gloires et la première de nos nécessités sociales, c’est notre sainte religion catholique…”

Extrait de l'éloge de Jeanne d'Arc (elle n'était pas encore canonisée ni même béatifiée) prononcé le 8 mai 1844 dans la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans par l'abbé Edouard Pie, futur évêque de Poitiers et cardinal.

Le 8 mai 1429, la ville d'Orléans célébrait dans une liesse extraordinaire sa délivrance par Jeanne d'Arc. Depuis lors, tous les ans, les “Fêtes Johanniques”  rappellent cet évènement qui marqua le début de la libération de la France tout entière du joug anglais.
Le 8 mai 1844, l'abbé Edouard Pie,  vicaire général du diocèse de Chartres et
déjà réputé pour ses talents oratoires, fut invité à prêcher le panégyrique de Jeanne aux “Fêtes Johanniques”. A l'occasion du 8 mai, et en préparation de la  fête nationale civile de Jeanne d'Arc  et de la solennité religieuse de Sainte Jeanne d'Arc, patronne céleste de la France, normalement célébrées l'une et l'autre le deuxième dimanche du mois de mai, nous trouvons d'autant plus intéressant et instructif de publier ici ces quelques extraits, que la plupart des clercs de notre temps ont renié cette doctrine de la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ et se refusent à regarder les leçons les plus évidentes de l'histoire.

Libération d'Orléans le 8 mai 1429

(…) ” Souffrez qu'en face des autels, je proclame ces grands principes qui seront toujours compris en France : que c'est la justice qui élève les nations, et que c'est le péché qui les fait descendre dans l'abîme ; qu'il est une Providence sur les peuples, et qu'en particulier il est une Providence pour la France ; Providence qui ne lui a jamais manqué, et qui n'est jamais plus près de se manifester avec éclat que quand tout semble perdu et désespéré ; que le plus riche patrimoine de notre nation, la première de nos gloires et la première de nos nécessités sociales, c'est notre sainte religion catholique, et qu'un Français ne peut abdiquer sa foi sans répudier tout le passé, sans sacrifier tout l'avenir de son pays.

(…) ” Jeanne d'Arc est de Dieu ; elle est l'envoyée de Dieu ; elle n'a de cesse de le dire. Et quel Français se sentirait le triste courage de nier le témoignage des paroles de Jeanne, si magnifiquement confirmé par le témoignage de ses oeuvres et par le témoignage de sa vie et de sa mort? Et cela, pour ne pas vouloir reconnaître cette vérité si consolante, savoir : que Dieu aime la France, et qu'au besoin Il la sauve par des miracles. “Prince de Bourgogne, écrivait Jeanne à l'ennemi de son roi, je vous fais assçavoir, de par le Roi du ciel, pour votre bien et pour votre honneur, que vous ne gaignerez point bataille à l'encontre des loyaulx Françoys, et que tous ceux qui guerroyent audit sainct royaulme de France, guerroyent contre le Roy Jhésus, roy du Ciel et de tout le monde ; s'il vous plaît aguerroyer, allez sur le Sarrazin.

” Vous l'entendez, Messieurs, le saint royaume de France, le royaume des loyaux Français, c'est le royaume de Dieu-même ; les ennemis de la France, ce sont les ennemis de Jésus. Oui, Dieu aime la France, parce que Dieu aime son Eglise, rapporte tout à son Eglise, à cette Eglise qui traverse les siècles, sauvant les âmes et recrutant les légions de l'éternité ; Dieu, dis-je, aime la France parce qu'il aime son Eglise, et que la France, dans tous les temps, a beaucoup fait pour l'Eglise de Dieu. Et nous, Messieurs, si nous aimons notre pays, si nous aimons la France, et certes nous l'aimons tous, aimons notre Dieu, aimons notre foi, aimons l'Eglise notre Mère, la nourrice de nos pères et la nôtre.

” Le Français, on vous le dira du couchant à l'aurore, son nom est CHRETIEN, son surnom CATHOLIQUE. C'est à ce titre que la France est grande parmi les nations ; c'est à ce prix que Dieu la protège, et qu'il la maintient heureuse et libre. Et si vous voulez savoir en un seul mot toute la philosophie de son histoire, la voici : “Et non fuit qui insultaret populo isti, nisi quando recessit a cultu Domini Dei sui : Et il ne s'est trouvé personne qui insultât ce peuple, sinon quand il s'est éloigné du Seigneur son Dieu (Judith V,17)”.

 Voir aussi le discours du Cardinal Eugenio Pacelli sur la Vocation de la France, prononcé dans la chaire de Notre-Dame de Paris le 13 juillet 1937 > www.
Leblogdumesnil

Partager cet article
Repost0
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 11:19
On assiste en ce moment à une campagne pour faire voter les catholiques sous le thème de l'Association "Oui à la vie".Elle demande aux homme politiques se présentant au suffrage de nos concitoyens de répondre à une série de 7 questions portant sur la politique en faveur de la Vie que devrait promouvoir l’Etat ou sur le rôle et la composition de la famille au sein de la société :
  1. - considérez-vous que la finalité du combat politique doit être le respect de la vie humaine, depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle ?
  2. - Considérez-vous que l’avortement est un drame et que l’Etat doit tout mettre en oeuvre pour en limiter le nombre qui est aujourd’hui effroyablement élevé ?
  3. - Considérez-vous que les personnes handicapées ont droit de vivre dans la dignité au même titre que les autres, et que leur accueil doit être amélioré ?
  4. - Considérez-vous que l’Etat n’a pas à autoriser, par voie légale ou autres, sous quelle que forme que ce soit, l’euthanasie passive ou active ?
  5. - Considérez-vous que la famille représente la cellule de base de la société et que cette famille ne peut être composée que d’un père et d’une mère ?
  6. - Considérez-vous que l’adoption d’enfants par des « couples » homosexuels ne peut être que gravement préjudiciable pour le développement et l’épanouissement de l’enfant ?
  7. - Serez-vous présent lors de la grande marche pour la vie et la famille qui se déroulera à Bordeaux le 6 juin 2009 ?

    C'est bien de vouloir défendre la vie, mais ceci à n'importe quel prix ? Et avec n'importe quel moyen ? Prenez toutes les questions ci-dessus et imaginez-vous la représentation suivante :


La démocratie libérale fait descendre Notre Seigneur dans l'arène des fauves et demande aux spectateurs de choisir : "choisissez, votez" ! Êtes- vous pour le bien ou êtes-vous pour le mal, êtes-vous pour la vie ou pour la mort ?

Qu'est-ce que le vote lorsqu'il met en balance Jésus et le monde, la vérité et le mensonge, Dieu et Satan et demande que l'on choisisse entre les deux ?  

Un acte d'orgueil immense et un acte positif de relativisme absolu. Or, on ne met pas Dieu en balance avec Satan, car ne vous faites pas d'illusions, de Dieu on ne se moque pas (De Deus non irredetur). Ce que l'homme sème, il le récoltera (Galates VI, 7).

Partager cet article
Repost0
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 11:00
Le préfet de la Congrégation du Culte Divin se réjouit en cela. (article kreuz.net)
Les modernistes séparent l’histoire de l’Eglise en deux époques – les dernières quarante années et tout le reste. Mais le temps des préjugés dialectiques est dépassé depuis le Motu Proprio.
L’Eglise ne peut permettre que la messe soit célébrée indignement. C’est ce qu’a déclaré le préfet de la Congrégation pour la Liturgie, le cardinal Antonio Cañizares, dans la préface du livre La réforme de Benoît XVI en version espagnole du prélat Nikola Bux. Mgr Bux est un collaborateur italien de la Congrégation de la Doctrine de la Foi.
Dans sa préface, le cardinal Cañizares regrette que la messe ait été désacralisée dans la réforme post-conciliaire.
« Combien de prêtres ont été qualifiés de rétrogrades et d’anti-conciliaires, seulement parce qu’ils célébraient la messe de manière pieuse ou avec pompe ou tout simplement conformément aux rubriques?».


Le cardinal célèbre lui-même l'ancien rite.
 
Les temps ont changé.
Le cardinal Cañizares regrette - la réforme de la liturgie a été comprise comme un changement absolu. Ainsi il est apparu l'impression qu’elle devait être comme un gouffre entre l’avant et l’après concile. L’expression «pré-conciliaire» était utilisée comme une insulte.
Le prince d'Eglise se réjouit - la situation a changé de façon significative grâce au Motu Proprio «Summorum Pontificum».
Benoît XVI a voulu libéraliser la richesse liturgique de l’Eglise à tous les croyants - aussi à ceux qui ne connaissent pas encore ce trésor.

Respect des rites.
Le cardinal Cañizares réfute l'affirmation que le Motu Proprio serait une attaque contre Vatican II.
Cette insinuation montre une ignorance par rapport au concile.
Le cardinal cite la constitution de la liturgie « Sacrosanctum Concilium » de Vatican II – « Fidèle à la Tradition, le saint concile (sic) déclare finalement que la Notre Sainte Mère l’Eglise attribue un même droit et un même honneur à tous les rites reconnus juridiquement. Il est de sa volonté que ces rites soient préservés à l'avenir et qu’ils soient encouragés de toute manière possible ».
Le respect des différents rites est depuis toujours une pratique habituelle dans l’Eglise. Le cardinal Cañizares cite en exemple les rites byzantins, les rites des ordres monastiques ainsi que d'autres rites particuliers comme à Milan, Lyon ou Tolède.

L'extraordinaire est aussi pour les ordinaires.

Le cardinal Cañizares croit que l’ancien rite ne devrait pas être utilisé uniquement par les prêtres ou les fidèles qui le connaissent déjà : « Il est souhaitable que des prêtres qui célèbrent habituellement sous la forme ordinaire, le fasse extraordinairement aussi sous forme extraordinaire ».
La messe ancienne est un trésor et un héritage auquel chacun devrait avoir accès.
Le cardinal propose d'utiliser la messe ancienne quand il se trouve des fêtes particulières à l’ancien calendrier. Il mentionne comme exemples la vigile de la fête de la Pentecôte et la Semaine Sainte.
Le cardinal Cañizares déclare - le rituel de la Semaine Sainte profondément changé par Pie XII († en 1958) remontait aux premiers temps de l’Eglise.
 
Le «Summorum Pontificum» fut un progrès œcuménique.
Le prince de l’Eglise rappelle en outre que le « Summorum Pontificum » a apporté des progrès œcuméniques en particuliers pour les communautés de l'Est. Les ennemis de l’ancienne messe ont répliqué que l’Eglise se liait aux orthodoxes. Il n’y a pas que le défunt patriarche de Moscou qui a salué le Motu Proprio récemment.
Pour finir, le cardinal Cañizares demande à ce que la diversité des rites soit aussi enseignée dans les séminaires. En cela le prince de l’Eglise ne pense pas seulement à la messe ancienne, mais aussi à d'autres rites à l’Ouest et à l’Est.
Il souhaite une nouvelle génération de prêtres qui soit loin des préjugés dialectiques.

Source.Traduction de kreuz.ne (allemand) viaLe Forum catholique
Partager cet article
Repost0
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 11:00

REUTERS/Darren Whiteside

Un Palestinien taggue la clotûre de sécurité, le 30 avril à Bethléem.


Benoît XVI se rendra mercredi prochain à Bethléem pour rencontrer des réfugiés palestiniens. En jeu, la dénonciation du mur de séparation entre Israël et Cisjordanie.

Les Palestiniens l'appellent le "mur de la honte". Les Israéliens, eux, préfèrent parler d'une "clôture de sécurité". Ce mur, à Bethléem, tout le monde le connaît. Haut de huit mètres, il a été érigé par les Israéliens pour "arrêter les terroristes" et sépare la ville cisjordanienne de l'agglomération sud de Jérusalem.
La barrière de béton, qui s'étend au total sur plus de 650 km, empiète sur la Cisjordanie et rend problématique la création d'un Etat palestinien.
L'ONU a publié mercredi un rapport qui épingle les restrictions israéliennes à Bethléem. Selon son Bureau de coordination des affaires humanitaires, les Palestiniens n'ont accès qu'à seulement 13% des 660 km2 de la commune.
Le mur empêcherait notamment l'accès à des zones de pâturages, propices à une exploitation agricole. "Le développement économique et social de Bethléem est compromis", peut-on lire dans le rapport.
Pour les associations palestiniennes, la venue de Benoît XVI à Bethléem, prévue pour le 13 mai, est l'occasion d'attirer l'attention du monde sur cette situation.
[L]e comité d'accueil chargé d'organiser la visite papale avait choisi de construire une estrade au pied du mur et d'un mirador israélien. Estrade sur laquelle le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est censé accueillir Benoît XVI.
Mais c'était oublier le fait que l'endroit choisi - tout comme 66% des terres de Bethléem - appartient à la "zone C", où l'autorité d'Israël s'exerce en matière de planification et de construction. Autorité qui s'est rapidement manifestée: il y a une semaine, des soldats israéliens sont venus prendre des photos de l'estrade et, quelques jours plus tard, le comité d'accueil affirme avoir reçu un mandat interdisant la poursuite des travaux.
Mercredi, les organisateurs se sont résignés, sur demande du Vatican, à déplacer l'événement dans la cour d'une école distante de quelques mètres seulement, là où le mur est nettement moins visible.
Les Palestiniens soupçonnent Israël d'avoir exercé des pressions sur le Saint-Siège afin que l'emplacement soit changé.
Partager cet article
Repost0
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 07:01
Que ce soit dans le monde musulman ou dans le monde chrétien, le pèlerinage de Benoît XVI en Terre Sainte suscite des attentes pour ce qui concerne les relations entre l’islam et le catholicisme.

Lors de ce voyage, le pape accomplira des gestes extrêmement significatifs : il entrera dans une mosquée, à Amman ; il rencontrera les dignitaires religieux musulmans à Jérusalem et à Bethléem ; il visitera la Coupole du Rocher sur l’Esplanade des Mosquées de Jérusalem, ce que Jean Paul II n’a pas eu l’occasion de faire durant sa visite en 2000.

Le fait que ce pèlerinage commence ce vendredi par la Jordanie aidera sans aucun doute à promouvoir ces relations. Le père Federico Lombardi S.J., directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a fait remarqué, lors d’un point de presse lundi, que le roi du royaume hachémite, Abdallah II bin al-Hussein, avait décidé de ne pas suivre le protocole pour exprimer sa proximité au pape durant sa visite dans le pays.

Le roi, qui a participé avec la reine Rania aux obsèques de Jean Paul II, a prévu non seulement d’accueillir le pape lors de la cérémonie de bienvenue qui aura lieu à l’aéroport international Queen Alia d’Amman, à 14h30, le 8 mai, mais d’aller aussi, le 11 mai, lui dire au revoir, avec la reine. Un geste tout à fait inhabituel.

Le P. Lombardi a rappelé que le roi avait à cœur le dialogue entre croyants et qu’il l’encourageait par différentes initiatives comme le montrent le Message d’Amman (« Amman Message »), adressé au monde musulman pour trouver un consensus qui mette fin à la violence extrémiste, et le Message interreligieux d’Amman (« Amman Interfaith Message »), destiné en particulier au christianisme et au judaïsme, pour promouvoir la paix et les valeurs communes à l’intérieur de l’islam et à partager avec les autres religions.

Le porte-parole du Saint-Siège a rappelé la participation active dans cette action du prince Ghazi bin Muhammad, un des conseillers du roi, qui est le coordinateur de l’initiative internationale « A Common Word », la lettre de 138 leaders et sages musulmans (aujourd’hui les signataires sont beaucoup plus) écrite après les attaques contre Benoît XVI suite à son discours à Ratisbonne (12 septembre 2006), et qui a contribué, en novembre dernier, à la création du Forum catholique-musulman à Rome.

Pour aider à promouvoir les bonnes relations avec les fidèles musulmans, le 9 mai, le pape visitera la mosquée Al-Hussein Bin Talal d’Amman, inaugurée par le roi Abdallah II en 2006 et proclamée mosquée « officielle » du pays (c’est aussi la plus grande). La première fois que Benoît XVI a visité un lieu sacré musulman c’était le 30 novembre 2006, à la Mosquée Bleue d’Istanbul, en Turquie.

Dans le patio de la mosquée, le pape rencontrera ensuite les dignitaires religieux musulmans du pays, le corps diplomatique et les recteurs d’universités, pour analyser la question du dialogue interreligieux. Ce moment sera le moment le plus solennel de sa visite en Jordanie.

Après avoir atterri en Israël, au deuxième jour de sa visite à Jérusalem le pape accomplira des gestes inédits pour les disciples du prophète Mahomet : le 12 au matin, il visitera le Dôme du Rocher (connu également sous le nom de mosquée d’Omar), sur l’esplanade des Mosquées, accompagné par le Grand Mufti de Jérusalem, Muhammad Ahmad Husayn.

Pour les musulmans, le « rocher », qui se trouve au centre de la mosquée, est l’endroit même où Mahomet serait monté au ciel. Pour les juifs aussi, ce lieu est un lieu sacré, car il faisait partie du Temple de Salomon. Pour les chrétiens il représente un souvenir de la visite de Jésus au temple.

Le grand Mufti Muhammad Ahmad Husayn, sunnite, est considéré comme l’autorité suprême juridique et religieuse à Jérusalem et du peuple arabo-musulman en Palestine.

Autre moment important pour le dialogue avec les musulmans : la visite de Benoît XVI à Bethléem, où il sera accueilli par Mahmoud Abbas, le président de l’autorité nationale palestinienne. Après avoir visité le camp de réfugiés Aida, le pape rencontrera le président au Palais présidentiel et s’entretiendra avec des représentants palestiniens musulmans de Gaza, invités par le président.

Partager cet article
Repost0
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 07:01
Ce n'est pas la science qui rachète l'homme. L'homme est racheté par l'amour. Cela vaut déjà dans le domaine purement humain. Lorsque quelqu'un, dans sa vie, fait l'expérience d'un grand amour, il s'agit d'un moment de « rédemption » qui donne un sens nouveau à sa vie. Mais, très rapidement, il se rendra compte que cet amour qui lui a été donné ne résout pas, par lui seul, le problème de sa vie. Il s'agit d'un amour qui demeure fragile ; il peut être détruit par la mort. L'être humain a besoin de l'amour inconditionnel. Il a besoin de la certitude qui lui fait dire : « Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ » (Rm 8,38-39). Si cet amour absolu existe, avec une certitude absolue, alors –- et seulement alors –- l'homme est « racheté », quel que soit ce qui lui arrive dans un cas particulier. C'est ce que l'on veut dire lorsque l'on dit : Jésus Christ nous a « rachetés ». Par lui nous sommes devenus certains de Dieu -- d'un Dieu qui ne constitue pas une lointaine « cause première » du monde -- parce que son Fils unique s'est fait homme et de lui chacun peut dire : « Ma vie aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi » (Ga 2,20). Benoît XVI, Encyclique « Spe Salvi »,  § 26 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana), 2007, Commentaire du jour
Partager cet article
Repost0
5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 07:00
On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était l'hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs se groupèrent autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : «
Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les oeuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes
UN. » (Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,22-30,
Lecture du jour)

Le mystère de la très sainte Trinité est appelé par les docteurs de l'Église la substance du Nouveau Testament, c'est-à-dire le plus grand de tous les mystères, la source et le fondement des autres. C'est pour le connaître et le contempler que les anges ont été créés dans le ciel et les hommes sur la terre... C'est pour manifester ce mystère plus clairement que Dieu lui même est descendu du séjour des anges vers les hommes...

L'apôtre Paul annonce la Trinité des personnes et l'unité de leur nature quand il écrit : « Tout est de lui, et par lui, et en lui ; à lui la gloire pour l'éternité ! » (Rm 11,36)... Saint Augustin écrit, en commentant ce passage : « Ces paroles ne sont pas à prendre au hasard. 'De lui' désigne le Père, 'par lui' le Fils, 'en lui' le Saint Esprit ». Avec justesse l'Église a l'habitude d'attribuer au Père les oeuvres de la Divinité où resplendit la puissance, au Fils celles où resplendit la sagesse, à l'Esprit Saint celles où resplendit l'amour. Non pas que toutes les perfections et les oeuvres extérieures ne sont communes aux personnes divines : « les oeuvres de la Trinité sont indivisibles, comme l'essence de la Trinité est indivisible... » (St Augustin).

Mais, par une certaine comparaison, une certaine affinité entre ces oeuvres et les propriétés des personnes, les oeuvres sont attribuées ou « appropriées », comme l'on dit, à une des personnes plutôt qu'aux autres... De cette façon, le Père, qui est « le principe de toute la divinité » (St Augustin), est aussi la cause efficiente de toute chose, de l'incarnation du Verbe, et de la sanctification des âmes : « tout est de lui ». Mais le Fils, le Verbe, la Parole de Dieu et l'image de Dieu, est aussi la cause-modèle, l'archétype ; de lui tout ce qui a été créé reçoit sa forme et sa beauté, l'ordre et l'harmonie. Il est pour nous « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14,6), le réconciliateur de l'homme avec Dieu : « tout est par lui ». Le Saint Esprit est la cause ultime de toute chose..., la bonté divine et l'amour mutuel du Père et du Fils ; par sa force puissante mais douce, il complète l'amour mutuel du Père et du Fils ; par sa force puissante mais douce, il complète l'oeuvre cachée du salut éternel de l'homme et la mène à sa perfection : « tout est en lui ». (
Léon XIII, pape de 1878 à 1903, Encyclique « Divinum Illud Munus » du 9 mai 1897, Commentaire du jour)
Partager cet article
Repost0
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 19:03
Benoît XVI présidait ce dimanche matin une célébration eucharistique dans la basilique Saint Pierre. Une cérémonie au cours de laquelle il conférait l’ordination sacerdotale à 19 diacres du diocèse de Rome.

Au cours de son homélie sur la vocation et la mission sacerdotale, le pape a souligné que les prêtres, sont des images du Christ sur terre. Il les a invités à mesurer l’importance de la prière dans leur vie de prêtre, car elle est un rempart à la mentalité du monde qui pollue l’église. Le prêtre tout en étant du monde doit savoir être libre et différent pour témoigner du Christ.
Radio Vatican via Le Forum catholique
Partager cet article
Repost0
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 12:09

Durée : 16:42 Pris le : 10 avril 2009
Le courage de la vérité - Homélie de Mgr Rey , évêque de Toulon, le 6 avril 2009, sur la "tempête médiatique" que traverse l'Eglise catholique ces derniers temps.

Quelle homélie ! Y a tout ! Merci Mgr Rey ! La critique du "progressisme" à la remorque des groupes de pression (1:54)..., la défense d’une “écologie de l’homme, selon la formule de Benoît XVI” (12:15), la critique du conformisme et du conservatisme… “Babel” et le “monde globalisé” (12:30)… conformisme qui devient totalitarisme (13:45)… le pharisianisme de ceux qui s’arrogent le monopole d’interpréter Vatican II comme un droit de mépris de la tradition de l’Eglise…
Partager cet article
Repost0
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 07:51
ROME, Dimanche 3 mai 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI demande aux catholiques de prier pour son voyage en Terre Sainte dont l’ordre du jour comporte le soutien aux chrétiens de Terre Sainte, la promotion de la paix et de la justice et le dialogue œcuménique et interreligieux.

« Cette semaine, a dit le pape en français après le Regina Caeli de ce dimanche, comme Successeur de Pierre, je me rendrai en pèlerinage en Terre Sainte afin de fouler le sol sanctifié par le Christ et pour demander au Seigneur le don précieux de l’unité et de la paix pour le Moyen-Orient et pour le monde entier ».

« Que le Christ, le Bon Pasteur, protège les peuples qui habitent en Terre Sainte et bénisse particulièrement les chrétiens qui y résident et que je veux soutenir par ma présence ! Je vous invite à prier pour la réussite de ce voyage pastoral ! Avec ma bénédiction apostolique ! », a ajouté le pape.

En italien, le pape a souligné qu’il désire « confirmer et encourager les chrétiens de Terre Sainte, qui doivent affronter quotidiennement de nombreuses difficultés ».

Pour ce qui est de la paix, il a ajouté : « Je me ferai en outre pèlerin de paix, au nom du Dieu unique qui est le Père de tous. Je témoignerai de l’engagement de l’Eglise catholique en faveur de ceux qui s’efforcent de pratiquer le dialogue et la réconciliation, pour arriver à une paix stable et durable dans la justice et dans le respect réciproque ».

« Enfin, a conclu le pape, ce voyage ne pourra pas ne pas avoir une importance œcuménique et interreligieuse notable. De ce point de vue, Jérusalem est la cité-symbole par excellence : là, le Christ est mort pour rassembler tous les enfants de Dieu dispersés (cf. Jn 11,52) ».

Partager cet article
Repost0
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 07:19
Au sein de la partie « officielle » de l’Eglise catholique, le nombre des baptêmes est en hausse significative, fait observer « Eglises d’Asie » (EDA), l’agence des Misisons étrangères de Paris.

Nombre d’études l’indiquent depuis des années déjà : la Chine vit un « réveil des religions » et, si la soif spirituelle des Chinois « profite » à toutes les religions et mouvements religieux, il semble que ce soient les Eglises chrétiennes, notamment protestantes, qui attirent à elles le plus grand nombre de nouveaux croyants. Un article récemment publié dans le journal catholique Xinde (‘La Foi’) montre que l’Eglise catholique n’est pas tenue à l’écart de cette tendance et précise que le nombre des baptêmes est très nettement en hausse lorsque l’Eglise sait se montrer entreprenante dans le domaine de l’évangélisation. 

[D]epuis le début de cette année, 22 308 personnes ont été baptisées dans la foi catholique en Chine. Ce décompte recoupe les données fournies par 90 des 97 diocèses de la partie « officielle » de l’Eglise ; il ne tient donc pas compte des baptêmes administrés au sein de la partie « clandestine » de l’Eglise [les catholiques sont officiellement dénombrés et les statistiques gouvernementales donnent le chiffre de 5,3 millions de fidèles. Selon une estimation du Centre d’études du Saint-Esprit (du diocèse de Hongkong), le chiffre réel avoisine sans doute les 12 millions de fidèles. Au sujet du nombre des diocèses, le Saint-Siège en compte 138 (116 étant actifs et 22 étant considérés comme n’étant plus actifs) ; le gouvernement chinois, lui, en compte seulement 97 (du fait des regroupements opérés au sein des instances « officielles » de l’Eglise ces dernières années pour faire, en partie, coïncider les limites des diocèses avec les frontières des circonscriptions administratives civiles).]

[L]e nombre des baptêmes est, cette année, en augmentation de près de 40 % en comparaison des chiffres de l’an dernier. Selon Xinde, cette augmentation est à mettre au compte des efforts en matière d’évangélisation déployés en réponse à l’appel du pape Benoît XVI pour l’année jubilaire (juin 2008-juin 2009) consacrée à saint Paul, à l’occasion du deuxième millénaire de la naissance de l’« apôtre par vocation » (Ro 1,1).

Très concrètement, il semble qu’une catastrophe naturelle comme le tremblement de terre qui a ravagé une partie du Sichuan en mai 2008 contribue à amener de nouveaux fidèles à l’Eglise. Ainsi, rapporte le journal, avec 390 baptisés, le nombre des nouveaux catholiques a doublé cette année dans le diocèse de Chengdu. Selon le P. Peter Wu Xianliang, de Chengdu, les gens qui ont vécu l’épreuve de ce tremblement de terre ressentent un plus grand besoin de soutien spirituel et religieux. Dans le diocèse voisin de Chongqing, lui aussi durement touché par le séisme, 1 400 baptêmes ont été célébrés à Pâques, soit un chiffre trois fois supérieur à celui de l’an dernier.

A Tianjin, grande métropole portuaire située à l’est de Pékin, la paroisse de Yixingbu a célébré neuf baptêmes à Pâques. Le chiffre est modeste mais l’événement est significatif pour les paroissiens car ce sont les premiers nouveaux baptisés de la paroisse depuis des décennies. Selon un paroissien, Yixingbu est une paroisse qui ne s’est pas véritablement relevée des persécutions, commencées dans les années 1950. L’église paroissiale a été confisquée durant la Révolution culturelle (1966-1976) et, à ce jour, elle n’a toujours pas été rendue au culte. Dans les années 1980, lors de la réouverture des églises, les paroissiens ont pris l’habitude de se joindre à d’autres paroisses alentours. Ordonné en 1995, le P. Yuan Shuguo a été nommé il y a peu curé de Yixingbu ; pour pallier l’absence de lieu de culte, il a loué un local commercial et appelé les paroissiens à s’y rassembler. Aujourd’hui, témoigne-t-il, ils sont au nombre de 300 environ et les neuf baptêmes célébrés à Pâques sont un encouragement pour eux à s’impliquer dans le travail d’évangélisation. « Neuf baptêmes, c’est peu sans doute, mais cela marque le renouveau de l’évangélisation dans la paroisse », souligne-t-il (Ucanews, 28 avril 2009.)

Partager cet article
Repost0
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 07:18

Durée : 02:25 Pris le : 27 avril 2009
Session de formation du Renouveau Français
---
http://www.renouveaufrancais.com ---
Partager cet article
Repost0
3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 13:19
Pour les élections européennes, l'Eglise de Polognesoutientses candidats. J'ai envie de dire enfin!

L'épiscopat polonais a lancé dimanche un appel aux fidèles à voter dans les élections au Parlement européen le 7 juin pour ceux des candidats qui partagent "pleinement" les opinions de l'Eglise catholique.

Les évêques "appellent tous les fidèles à designer lors de ces élections des personnes qui représentent pleinement le point de vue de l'Eglise catholique sur les questions éthiques et sociales, concernant en particulier la protection de la vie humaine, le mariage et la famille", selon leur communiqué cité par l'agence polonaise PAP.

"Chacun de nous peut de cette manière contribuer à un renouveau de la face chrétienne et de la culture de l'Europe", ont affirmé les évêques, réunis ce week-end en conférence épiscopale au sanctuaire marial de Jasna-Gora à Czestochowa (sud).

L'Eglise de Pologne est à la pointe du combat contre l'avortement, quasiment interdit dans ce pays catholique à plus de 90%, ainsi que contre une quelconque autorisation de l'euthanasie ou des mariages homosexuels.

On attend en France que l'Eglise prenne ses responsabilités et soutienne ses candidats...
Partager cet article
Repost0
3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 08:05

Convoqué devant le grand conseil d’Israël, Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara : « Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé.
Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'lsraël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri.

Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle.
En dehors de lui, il n'y a pas de salut
. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver
.
» Livre des Actes des Apôtres 4,8-12.
Lecture du jour

Ce passage des Ecritures parle du Messie "pierre d'angle rejetée par les bâtisseurs". C'est à la fois la réalisation d'une ancienne prophétie contenue dans l'Ancien Testament ["La pierre que les maçons ont rejetée est devenue la pierre angulaire" (Psaume (Ps) 118, 22); "Cependant, ainsi parle le Seigneur Dieu: Voici que je pose dans Sion une pierre à toute épreuve, une pierre angulaire précieuse, établie pour servir de fondation. Celui qui s’y appuie ne sera pas pris de court" (Esaïe (Es) 28, 16); "Selon que vous avez vu qu’une ‘pierre’ fut détachée de la montagne sans les mains d’aucun homme, et qu’elle mit en pièces l’argile et le fer, et l’airain et l’argent, et l’or,…" (Daniel (Dn) 2, 45)]. Cette pierre c'est Jésus-Christ. 
Et une prophétie concernant notre temps, les "bâtisseurs" pouvant être assimilés aux "francs-maçons" (à la pelle, la truelle, l'équerre et le compas), et aux républicains qui prétendent construire la société en dehors de la pierre d'angle...

"Mais Jésus les regardant dit: Qu’est-ce donc que ce qui est écrit: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue un sommet d’angle ? Quiconque tombera sur cette pierre sera brisé, et celui sur qui elle tombera, elle le réduira en poudre." (Evangile selon Saint Luc XX, 17-18). Ne nous étonnons donc pas chaque jour devant la ruine de notre société qui a rejeté la pierre d'angle. Tout ce qui nous arrive était écrit. Il suffit d'ouvrir la Bible et de la lire.

Partager cet article
Repost0
2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 20:55
Editorial, Dici 194, Semaine du 2 au 16 mai 2009

Dans sa dernière Lettre aux amis et bienfaiteurs de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, Mgr Bernard Fellay
lance une nouvelle croisade du rosaire, « une offensive d’envergure ». Du 1er mai 2009 au 25 mars 2010, fête de l’Annonciation de la Très Sainte Vierge Marie, douze millions de chapelets seront récités pour obtenir le triomphe de son Cœur Immaculé, ainsi qu’elle l’a annoncé à Fatima.

Les sceptiques se gausseront, eux qui doutent de tout… sauf d’eux-mêmes. Et ceux à qui une certaine étroitesse d’esprit interdit toute action d’envergure… railleront. Ils riront devant la disproportion entre les moyens pris et la fin recherchée. Qu’ils rient jaune ! Car la fronde de David était, elle aussi, ridiculement petite face au géant Goliath. Mais c’est elle qui terrassa l’adversaire armé de pied en cap.

Les prêtres et les fidèles attachés de toutes les fibres de leur être à la Tradition catholique réciteront leur chapelet. Ils prendront l’arme pacifique des batailles livrées pour l’Eglise, et Dieu donnera la victoire.

Abbé Alain Lorans

Partager cet article
Repost0