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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 07:43

 


Le Miserere de Gregorio Allegri est une œuvre musicale chantée a cappella, composée durant le règne du pape Urbain VIII, vers 1630. Le Miserere est chanté à la Chapelle Sixtine lors des matines du mercredi et vendredi de la Semaine Sainte.

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur..., de toute ta force »

La force de l'âme est dans ses puissances, ses passions et ses facultés. Si la volonté les tourne vers Dieu et les tient à l'écart de tout ce qui n'est pas Dieu, l'âme garde pour Dieu toute sa force ; elle l'aime vraiment de tout son pouvoir, comme le Seigneur lui-même le commande.
      Se rechercher soi-même en Dieu, c'est rechercher les douceurs et les consolations de Dieu, et cela est contraire au pur amour de Dieu.
      C'est un grand mal d'avoir en vue les biens de Dieu plutôt que Dieu lui-même, l'oraison et le détachement.

      Il y en a beaucoup qui cherchent en Dieu leurs consolations et leurs goûts, et désirent que sa Majesté les comble de ses faveurs et de ses dons ; mais le nombre de ceux qui prétendent lui plaire et lui donner quelque chose à leurs dépens, en méprisant leur propre intérêt, est très petit.
      Il y a peu d'hommes spirituels, même parmi ceux que l'on regarde comme très avancés dans la vertu, qui acquièrent une parfaite détermination pour le bien. Ils n'arrivent jamais à se renoncer entièrement sur quelque point de l'esprit du monde ou de la nature, ni à mépriser ce qu'on dira ou ce qu'on pensera d'eux, quand il s'agit d'accomplir par amour pour Jésus Christ des oeuvres de perfection et de détachement...

      Celui qui ne veut que Dieu seul ne marche pas dans les ténèbres, quelque pauvre et privé de lumière qu'il puisse être à ses propres yeux...
      L'âme qui, au milieu des sécheresses et des délaissements, conserve toujours son attention et sa sollicitude pour servir Dieu, pourra avoir de la peine et craindre de ne pas réussir ; mais, en réalité, elle offrira à Dieu un sacrifice de très agréable odeur (Gn 8,21).

Source :
Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église, Avis et maximes (121-143 in trad. Seuil 1945, p. 1199) Commentaire du jour
 

Deux citations sur le "sacrifice" :

"Une armée formidable et une nuée de barbares va fondre sur cette isle (Malte) ce sont les ennemis de Jésus-Christ : ... Heureux ceux qui, pour une si bonne cause, consommeront les premiers leur sacrifice ! Mais, pour nous en rendre dignes, allons mes chers frères, renouveler nos voeux aux pieds des autels, et que chacun puise dans le sang-même du Sauveur des hommes, et dans la pratique fidèle des sacrements, ce généreux mépris de la mort qui peut seul nous rendre invincibles." (Jean de la Valette Parisot, Grand Maître de l'Ordre de Malte, à l'occasion du grand siège de Malte en 1565).


[L]e sacrifice est une loi de la vie. [...] Il n'y a ni grandeur, ni beauté, ni sainteté sans sacrifice. Mais le sacrifice n'est pas une vertu réservée aux héros ou aux saints. Il doit être pratiquer par tous, car il est une nécessité spécifique de la vie humaine." (Alexis Carrel, Réflexions sur la conduite de la vie).

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 17:56


Vive le Christ qui est le Roi des Francs

Au sujet de refus par la mairie de Paris d'accorder, comme depuis 20 ans, la butte de Montmartre de la Basilique du Sacré-Coeur, "étranges petits hommes verts entraînant à leur suite quelques édiles des plus médiocres sous le regard d'élus veules et lâches tétanisés par la crainte du qu'en-dira-t-on"... "Crainte de troubles à l'ordre public fut-il invoqué comme raison pour fermer les jardins qui pendant vingt ans ont été ouverts. Troubles à l'ordre public venant d'éléments extérieurs incontrôlables précise-t-on...
Le désordre règne là où le Christ ne règne pas.

...Qu'ils tremblent les ennemis de Dieu car avec saint Paul nous leur crions que de Dieu on ne se moque pas!" 
              
Bravo à l'abbé Duverger.
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 07:00

En Christ Dieu nous fait passer de son image à sa ressemblance (Gn 1,27)

      "Pourquoi, homme, te méprises-tu tellement, alors que tu es si précieux pour Dieu ? Pourquoi, lorsque Dieu t'honore par la naissance du Christ en notre chair, te déshonores-tu à ce point ? Pourquoi cherches-tu comment tu as été fait et ne recherches-tu pas en vue de quoi tu es fait ? Est-ce que toute cette demeure du monde que tu vois n'a pas été faite pour toi ? C'est pour toi que la lumière se répand et dissipe les ténèbres, c'est pour toi que la nuit est réglée, pour toi que le jour est mesuré ; pour toi que le ciel rayonne des splendeurs diverses du soleil, de la lune et des étoiles ; pour toi que la terre est émaillée de fleurs, d'arbres et de fruits ; pour toi que cette foule étonnante d'animaux a été créée, dans l'air, dans les champs, dans l'eau si belle, pour qu'une lugubre solitude ne gâte pas la joie du monde nouveau...

      En outre, le Créateur cherche ce qu'il peut bien ajouter à ta dignité : il dépose en toi son image (Gn 1,27), afin que cette image visible rende présent sur terre le Créateur invisible, et il te confie la gérance des biens terrestres, afin qu'un aussi vaste domaine n'échappe pas au représentant du Seigneur... Et ce que Dieu a fait en toi par sa puissance, il a eu la bonté de l'assumer en lui-même ; il a voulu se manifester vraiment dans l'homme en qui, jusqu'alors, il n'était apparu qu'en image. Il a donné à l'homme d'être en réalité ce qu'il n'était auparavant que par une simple ressemblance... Le Christ naît donc pour rendre toute son intégrité à la nature déchue."

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 148, Sur le mystère de l'Incarnation (trad. bréviaire rev. ; cf Orval) Commentaire du jour

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 07:02
Commentaire du jour : "Arrachez donc les ronces des péchés mortels et plantez des vertus" (Sainte Catherine)

[Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire] : « Toute créature douée de raison possède en elle-même une vigne, qui est la vigne de son âme. C'est la volonté, par le libre arbitre, qui est l'ouvrier de cette vigne durant le temps de la vie ; passé ce temps, elle n'y peut plus faire aucun travail ni bon ni mauvais, mais pendant la vie, elle peut cultiver sa vigne dans laquelle je l'ai envoyée.

Cet ouvrier de l'âme a reçu de moi une telle force qu'il n'est ni démon ni autre créature qui puisse la lui enlever, s'il s'y oppose.

C'est dans le baptême qu'il a reçu cette force et en même temps le glaive de l'amour de la vertu et de la haine du péché. C'est pour cet amour et cette haine, pour l'amour de vous et en haine du péché, qu'est mort mon Fils unique, en répandant pour vous tout son sang. Et c'est cet amour de la vertu et cette haine du péché que vous trouvez dans le saint baptême qui vous rend la vie par la force de son sang...

      « Arrachez donc les ronces des péchés mortels et plantez des vertus..., ayez la contrition, le dégoût du péché et l'amour de la vertu ; alors vous recevrez les fruits du sang de mon Fils. Vous ne pourrez pas les recevoir si vous ne vous disposez pas à devenir de bons sarments unis au cep de la vigne, mon Fils, qui a dit : « Moi, je suis la vraie vigne, mon Père est le vigneron, et vous, les sarments  » (Jn 15,1.5).


 

Source : Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, co-patronne de l'Europe, Le Dialogue, 23, trad. cf Hurtaud, et Guigues, Seuil 1953, Commentaire du jour



À 13 ans, Jeanne entendit les voix des sainte Catherine et Marguerite et de l'archange saint Michel lui demandant d'être pieuse, de libérer le royaume de France de l'envahisseur et de conduire le dauphin sur le trône.

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 21:20

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 11:03
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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 11:00

Saint Théodore le Studite, Mosaïque byzantine du XIe siècle du monastère Nea Moni à Chios.



"Il est peut-être utile de reprendre à la fin certains des éléments principaux de la doctrine spirituelle de Théodore. Amour pour le Seigneur incarné et pour sa visibilité dans la Liturgie et dans les icônes. Fidélité au baptême et engagement à vivre dans la communion du Corps du Christ, entendue également comme communion des chrétiens entre eux. Esprit de pauvreté, de sobriété, de renoncement ; chasteté, maîtrise de soi, humilité et obéissance contre le primat de sa propre volonté, qui détruit le tissu social et la paix des âmes. Amour pour le travail matériel et spirituel. Amitié spirituelle née de la purification de sa propre conscience, de son âme, de sa propre vie. Cherchons à suivre ces enseignements qui nous montrent réellement la voie de la vraie vie."

Benoît XVI,
Catéchèse prononcée mercredi 27 mai 2009 au cours de l’audience générale, place Saint-Pierre.

http://news.catholique.org/25088-audience-generale-du-27-mai-theodore-le

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 07:01
L'échec du système éducatif officiel est patent. Des dizaines de livres ont dénoncé sa décomposition. Pourtant ces livres n'évoquent le plus souvent que l'échec de la transmission des connaissances de base (lire, écrire, calculer, raisonner...) et ne signalent pas le développement corrélatif de l'immoralité et de l'irréligion.

Nous libérant de cette structure, des acteurs ont décidé de faire face et ont fondé des écoles entièrement libres. Ils mettent en œuvre des pédagogies qui ont fait leurs preuves, les perfectionnant au besoin grâce à l'apport des neurosciences.

De telles réalisations ont démontré que l'on peut corriger les handicaps générés

Lire la suite...

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 07:01

A propos de la foi dans la vie éternelle, Benoît XVI est "convaincu que la question de la justice constitue l'argument essentiel, en tout cas l'argument le plus fort, en faveur de la foi dans la vie éternelle.

Déjà dès les tout premiers temps, la perspective du Jugement a influencé les chrétiens jusque dans leur vie quotidienne en tant que critère permettant d'ordonner la vie présente, comme appel à leur conscience et, en même temps, comme espérance dans la justice de Dieu. La foi au Christ n'a jamais seulement regardé en arrière ni jamais seulement vers le haut, mais toujours aussi en avant vers l'heure de la justice que le Seigneur avait annoncée plusieurs fois
.

Le besoin seulement individuel d'une satisfaction qui dans cette vie nous est refusée, de l'immortalité de l'amour que nous attendons, est certainement un motif important pour croire que l'homme est fait pour l'éternité ; mais seulement en liaison avec le fait qu'il est impossible que l'injustice de l'histoire soit la parole ultime, la nécessité du retour du Christ et de la vie nouvelle devient totalement convaincante."


Encyclique «
Spe Salvi» § 41, trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana,Commentaire du jour
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 15:01

Liszt 'à la chapelle Sixtine': Miserere d'Allegri et Ave verum de Mozart (1st version) S461i (1862)
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 12:09
Pour beaucoup de catholiques et d’hommes d’Église, après les illusions et l’irénisme de la seconde moitié du XXe siècle, marqué par un discours résolument optimiste sur la modernité, le réveil est brutal. Le dialogue longtemps idéalisé entre « la religion du Dieu fait homme » et « la religion de l’homme fait Dieu », entre un christianisme de progrès et un humanisme vaguement spirituel dans le cadre œcuménique et tolérant d’une « laïcité positive » et d’une société « ouverte » a définitivement atteint ses limites. Car enfin, ce dialogue a-t-il mis en échec la sécularisation toujours croissante de la société ? a-t-il permis de régénérer spirituellement notre siècle ? A-t-il permis de construire une société respectueuse de la loi naturelle ? A-t-il permis à l’Église de réagir efficacement face à la culture de mort, face au génocide physique de l’avortement, face au génocide spirituel de générations entières perverties par le pourrissement moral du libéralisme ambiant ? Ce dialogue a-t-il permis d’éviter la complaisance face à la montée de l’islam ? L’idéologie du dialogue à tout prix n’a-t-elle pas coûté cher à l’Église en terme d’évangélisation ? En terme d’esprit missionnaire ? En terme de conquête des âmes ? Et que dire de l’oubli et du sacrifice de la doctrine du Christ-Roi… Et tout cela pour quels fruits ? Pour quels progrès ?
L’amitié avec le monde finit par convertir à l’esprit du monde. Et l’esprit de l’évangile ne sera jamais conforme à l’esprit du monde.


Voilà les bonnes questions.

Extrait de l'éditorial de l'abbé Vincent Ribeton, supérieur du district de France de la FSSP
Tu es Petrus, avril 2009 via
Le Forum catholique
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 06:59
Ayez soin de conserver votre coeur dans la paix ; qu'aucun événement de ce monde ne le trouble ; songez que tout finit ici-bas. 
Dans tous les événements, si fâcheux qu'ils soient, nous devons plutôt nous réjouir que nous attrister, pour ne point perdre un bien plus précieux, la paix et le calme de l'âme. 
Quand même tout ici-bas s'écroulerait et que tous les événements nous seraient opposés, il serait inutile de se troubler, car le trouble nous apporterait plus de dommage que de profit.
Supporter tout avec la même égalité d'humeur et dans la paix, c'est non seulement aider l'âme à acquérir de grands biens, mais encore la disposer à mieux juger des adversités où elle se trouve et à y apporter le remède convenable. 
Le ciel est stable et n'est pas sujet aux changements. De même, les âmes qui sont d'une nature céleste sont stables ; elles ne sont pas sujettes à des tendances désordonnées, ni quoi que ce soit de ce genre ; elles ressemblent d'une certaine manière à Dieu qui est immuable. (
Saint Jean de la Croix(1542-1591), carme, docteur de l'Église, Avis et maximes, 173-177 in trad. Oeuvres spirituelles, Seuil 1945, p. 1203)Commentaire du jour
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 23:01
CITÉ DU VATICAN, 20 mai 2009 (AFP) - Benoît XVI demande aux jeunes d'exprimer leur foi sur internet

Le pape Benoît XVI a demandé mercredi aux croyants, en particulier les jeunes, d'exprimer leur foi sur internet et encouragé les internautes à promouvoir une "culture de respect".

"Jeunes en particulier, j'en appelle à vous: portez témoignage de votre foi par le monde numérique!", a demandé Benoît XVI dans un "appel", en anglais, lancé à la fin de l'audience générale place Saint-Pierre à l'occasion de la Journée mondiale de la communication célébrée dimanche par l'Eglise.

Le pape a aussi "invité" ceux qui utilisent les nouvelles technologies de communication, spécialement les jeunes, à le faire "d'une manière positive" et de mettre à profit "le grand potentiel de ces techniques pour construire des liens d'amitié et de solidarité qui puissent contribuer à rendre le monde meilleur".

Relevant que ces nouvelles technologies ont entraîné des "changements fondamentaux" dans la façon dont les informations sont diffusées et dans la manière de communiquer, le pape a souhaité "encourager" les internautes "à être attentifs à maintenir et promouvoir une culture de respect, de dialogue et d'amitié authentique où les valeurs de la vérité, de l'harmonie et de la compréhension mutuelle puissent s'épanouir". Via
Le Forum catholique
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 17:01
En participant aux dernières centaines de mètres de la Marche pour la Vie organisée à Lyon par l’association SOS Tout-petits, le cardinal Barbarin a créé l’événement. Que le Primat des Gaules ait choisi ce mouvement-là, ce rendez-vous là, c’est, pour reprendre le mot du Dr Dor, fondateur et président de l’association, « historique » ! Signe d’espérance pour tous les défenseurs de la vie qui voient dans les progrès de la culture de mort les manifestations d’un combat eschatologique entre le bien et le mal ; signe d’espérance parce que la prière est pour eux au centre de ce combat… Mais davantage, c’est un coup de tonnerre qui s’ajoute avec autorité aux plus discrets soutiens épiscopaux qui, de plus en plus, viennent conforter telle ou telle Marche pour la vie, mais sans que ces pasteurs y soient présents.

La démarche personnelle du cardinal Barbarin est radicalement nouvelle. SOS Tout-petits est un mouvement confessionnel. SOS Tout-petits est aujourd’hui sans doute le seul mouvement à organiser régulièrement des prières pacifiques auprès des avortoirs français… Et des bureaux du Planning familial, et des locaux des grandes obédiences maçonniques. Tout cela, le cardinal Barbarin ne l’ignore point. Il a certes participé à un pèlerinage, et non à une manifestation. Mais on sait bien que l’association du Dr Dor est volontiers reléguée à la fin de certains défilés anti-avortement, quand elle n’en est pas exclue, en raison de son caractère ouvertement catholique. L’amitié manifestée, la présence publique du Cardinal parmi les rangs de ses marcheurs, dimanche à Lyon est, comme on dit aujourd’hui, un « signe fort ».

Et, ajouterons-nous, un acte de courage. Un acte émouvant de simplicité et de liberté.

Le Dr Xavier Dor était présent à Lyon lors de ce jour « historique ». Les marcheurs étaient entre 300 et 400 à partir de la place Carnot, en plein centre ville ; en priant, ils se sont engagés dans la brusque montée vers Notre-Dame de Fourvière. Il y avait avec eux plusieurs prêtres : du diocèse, de la Fraternité Saint-Pierre, de la Fraternité Saint-Pie X.

« Ça a été quand même pour nous une surprise totale, nous confie le Dr Dor. A un moment – on n’était pas très loin du sommet, on m’a dit : “Le Cardinal est là.” On m’a conduit à lui, et j’ai dit : “Quel honneur pour nous, quelle joie…” Il a souri, il a ri, il a prié avec nous, il s’est mêlé à la foule. A l’arrivée, il y a eu un moment assez long où la foule était devant la basilique, et il a pris la parole, hélas sans micro, assez longuement. Et il nous a bénis. J’avoue que la nouvelle est d’importance. C’est la première fois qu’un prélat, de son importance, se mêle comme un berger à son troupeau, ce troupeau qui cherche à défendre les tout-petits. »

Le maître d’œuvre de la Marche, le colonel Richard, nous a rappelé de son côté qu’après avoir chaleureusement reçu le Dr Dor et lui-même au cours d’un petit déjeuner, il y a un peu plus d’un an, les contacts s’étaient poursuivis avec SOS Tout-petits à Lyon « de manière très cordiale, malgré les contraintes qu’on peut deviner ». Le cardinal a donc accepté de se déplacer et de venir attendre la Marche sur son parcours, en vue de Fourvière.

« Je vais de nouveau le rencontrer prochainement et lui dire ceci à propos du combat pour la vie : “C’est à vous d’être le porte-drapeau.” »

Oui, cela peut tout changer. La mobilisation de la hiérarchie est décisive. Elle s’obtient – comme cela s’est fait aux Etats-Unis – par la patience et la bienveillance. Auxquelles s’ajoute aujourd’hui une immense gratitude.

JEANNE SMITS

Article extrait du n° 6844 de
Présent daté du Mercredi 20 mai 2009 via le Forum catholique
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 17:00

"Le plus grand destructeur de la paix aujourd'hui est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entre-tuer les uns les autres ?" (Mère Teresa de Calcutta, lors de la réception de son prix Nobel à Oslo le 10 décembre 1979)




                                                               ***

Le blog Americatho récapitule les évènements qui nous viennent d'Amérique. Imaginez qu'Obama déclarât "Je suis contre l'esclavage, mais je suis pour le droit personnel de chacun d'avoir un esclave", il eut fait scandale. He bien c'est ce qu'il vient de se passer, mais à propos de l'avortement... Et personne ne s'en émeut sauf les catholiques.

"[L]’université a conféré au Président un doctorat honoris causa en droit. La loi existe pour protéger les droits de l’homme, mais ce président a admis ne pas savoir quand un enfant devient investi des droits de l’homme. Comment peut-il défendre les droits de l’homme quand il ne sait pas qui les possèdent ? ...

[I]l y a une omission flagrante dans les propos du Président. Alors qu’il est désireux de dialoguer et de promouvoir l’adoption, il n’a pas manifesté un quelconque désir de protéger l’enfant dans le ventre de sa mère. Et c’est là le point essentiel du problème. Dans ses propos, il a fait référence à l’arrêt Brown vs. Board of Education de la Cour suprême qui a décrété la ségrégation hors la loi. Assurément, son appel à l’ouverture d’esprit ne suppose pas d’être ouvert à une remise en question de la question de la ségrégation. La bonne réponse existe. Point. Ainsi en va-t-il de la protection des enfants à naître. Et alors que la calme descendait de nouveau sur le campus en cette fin de journée, je réfléchissais… L’ouverture d’esprit, sans doute, mais dans le but de s’approcher résolument de la vérité ! Et n’est-ce pas là ce qui est supposé être le but de toute université catholique ?" (P. Frank Pavone : « Ma journée à Notre Dame », traduction via
Americatho).


Quatre courageux – d’autres diront inconscients ou impolis – ont tenté d’interrompre le discours en trompe-l’œil d’Obama au Joyce Center, aux cris de « Arrêtez de tuer les bébés », « L’avortement est un meurtre ». Ils ont vite été réduits au silence par les très nombreux membres des services de sécurité et de la police locale et évacués manu militari de l’immense salle, tandis qu’une énorme partie de la foule scandait des « Yes we can ! » – le slogan de campagne d’Obama – ou des « C’
est nous Notre Dame ! ». La fascination magnétique qu’exerce Obama sur des foules en principe éduquées a quelque chose de terrifiant en renvoie à d’autres exemples dans l’Histoire récente.
Au milieu de cette foule de jeunes et de moins jeunes éblouie par un politicien accueilli comme une rock star, un groupe d’une centaine d’étudiants allant être diplômés, demeura stoïque : ils restèrent assis alors que tous se levèrent quand Obama reçut son diplôme honoris causa et lors de la standing ovation qu’il reçut de l’assistance. Eux baissaient la tête pour tenter de montrer ce qu’ils avaient collé sur leurs mortiers noirs : une grande croix jaune et deux petits pieds que l’on retrouve sur
les épinglettes des pro vie (photo). Cela non plus ne manquait pas de panache… Mais aucun grand média n’en a parlé. (
Americatho)

Certes, la trentaine d’étudiants qui a préféré recevoir son diplôme dans la cérémoni
e parallèle présidée par le P. Frank Pavone des Priest for Life, à la réplique de la Grotte de Lourdes sur le campus, semble peu de chose comparée à la “masse” de ceux qui ont accepté de le recevoir en présence d’Obama. C’est leur affaire. Moi, je salue ce « petit reste ».

... [Q]ue pèsent les 2 500 participants à cette cérémonie parallèle, inaugurée la veille par une nuit de prière présidée par l’évêque diocésain, Mgr John D’Arcy, face aux 20 000 personnes “massées” dans le Joyce Center pour voir quelques paons faire la rou
e : Obama (photo ci-contre), Jenkins, et autres ?




Comment ne pas saluer, non plus, ces quelques milliers de catholiques, certains venus de fort loin, qui sont venus dire leur protestation contre ce qui dem
eurera le plus grand scandale jamais offert par une université catholique ? Comment ne pas saluer le courage de ceux qui ont accepté de se laisser arrêter pour témoigner de la Vérité face aux mensonges et à l’hypocrisie d’Obama et de ses complices. Pas loin d’une centaine d’arrestations. Dans cinquante ans, c’est d’eux dont on se souviendra... Salut donc à vous courageux frères qui ne vous êtes pas laissé “séduire” par les pompes et les œuvres de qui vous savez !

... Je crois que cette date restera dans les annales et pas pour l’excellence du discours d’Obama qui n’a rien ajouté de neuf à ce qu’il avait déjà déclaré par ailleurs, à la nuance près qu’il ne s’exprimait pas devant Planned Parenthood, mais dans une université catholique… dont l’administration, une majorité d’étudiants et de leurs parents partagent objectivement sa rhétorique de la « liberté de choix » en matière d’avortement. Imaginez-vous que s’il avait déclaré : « Je suis contre l’esclavage, mais je suis pour le droit personnel de chacun d’avoir un esclave », on l’aurait ovationné comme il le fut en soutenant le même illogisme sur l’avortement ? C’est dire qu’il y a beaucoup de travail à faire… Merci donc à ceux qui l’ont commencé.

Merci à
Americatho

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 09:00
SAINT ANDRÉ BOBOLA
Jésuite, martyr
(1591-1657)


Saint André naquit en Pologne, à Sandomir. La famille Bobola, une des plus illustres de la Pologne, protégeait les Pères Jésuites de tout son pouvoir. Afin de récompenser leur zèle pour la foi, Dieu permit qu'un de ses membres devint un glorieux martyr de la Compagnie de Jésus.
André fit ses études chez les Jésuites de Vilna. Il entra au noviciat en 1609, et en 1613, il se consacrait à Dieu par les voeux perpétuels. Plusieurs villes de Pologne seront tour à tour témoins de son zèle infatigable. Saint André Bobola possédait le talent spécial de ramener à Dieu les pécheurs publics les plus endurcis. Il manifestait aussi un goût particulier pour l'enseignement du catéchisme aux enfants.
C'est dans la ville de Pinsk que le Père Bobola exerça le plus d'influence. L'essor donné au collège de cette ville, les conversions opérées parmi les orthodoxes, la fondation d'une congrégation de la Sainte Vierge pour les paysans, comptent au nombre des plus belles initiatives de l'apôtre durant ses trois années de ministère dans cette cité.
Après six ans d'absence, soit en 1652, André Bobola est de retour. Le Saint eut à endurer maintes persécutions, insultes et mauvais traitements de la part des autorités schismatiques.
Le 16 mai 1657, des Cosaques sanguinaires arrêtèrent saint André Bobola au hameau de Mohilno et lui firent subir de tels supplices, qu'au témoignage de la Congrégation des Rites «jamais un si cruel martyre ne fut proposé aux discussions de cette assemblée.» Leur impuissance à faire abjurer Bobola irrita les Cosaques. Interrogé s'il était prêtre latin, André répondit : « Je suis prêtre catholique, né dans la foi catholique, je veux mourir dans cette même foi ; ma foi est la seule vraie ; elle conduit au salut ; repentez-vous, faites pénitence, sinon vous ne pourrez obtenir le salut dans vos erreurs ; embrassez ma foi, vous connaîtrez le vrai Dieu et vous sauverez vos âmes. »
Ils le flagellèrent jusqu'au sang, après quoi ils enserrèrent sa tête dans une couronne de branches et lui scalpèrent le dos des mains. Vint ensuite la course à l'arrière des chevaux, scandée de coups et d'imprécations. Puis ses bourreaux lui meurtrissent la main droite d'un coup de sabre, lui tranchent le talon droit et on lui crève un oeil. Avec un plaisir sadique, ces inhumains suspendent le martyr par les pieds et lui promènent des torches brûlantes par tout le corps.
Un des guerriers trace une tonsure sanglante sur la tête du martyr et l'arrache brutalement de son crâne enfiévré. D'autres lui enlèvent la peau des mains, coupent l'index gauche et l'extrémité de chaque pouce. Ensuite, ils décharnent son dos et ses bras. N'étant pas encore rassasié de le voir souffrir, ces barbares étendent le saint confesseur sur une grande table et emplissent les plaies vives du dos avec de la paille d'orge finement hachée, qu'ils introduisent dans ses chairs en riant et chantant.
On lui coupe une oreille, le nez, les lèvres, accompagnant le tout de coups de poing et de soufflets qui lui font sauter deux dents. Quelques-uns enfoncent des éclats de bois sous les ongles des mains et des pieds. Afin d'empêcher le Saint de prier vocalement, ces démons incarnés lui arrachent la langue par un trou pratiqué dans le cou. Cette mutilation et un coup de poinçon donné dans la région du coeur, font évanouir le martyr. Enfin, on achève saint André Bobola de deux coups de sabre qui lui tranchent la tête, puis on jette son corps sur un tas de fumier.
Les catholiques recueillirent sa dépouille et l'ensevelirent dans l'église. En 1755, le Père André Bobola fut déclaré vénérable, et en 1853, le pape Pie IX le déclara bienheureux.Son corps restait toujours parfaitement intact.
Le jour de Pâques, 17 avril 1938, le pape Pie XI l'inscrivit au catalogue des Saints. Déjà, André Bobola était considéré comme le saint patron de la Pologne, mais il fallut attendre le 16 mai 2002 pour que ce titre lui soit attribué officiellement dans l'église de Varsovie qui porte son nom.

A cette occasion, les évêques polonais ont écrit : « La vie de Saint André Bobola, qui se termina par un martyre, fut comme un grain tombé dans la terre dans la période difficile de la Pologne, pour donner après des siècles, du fruit dans la renaissance de la Pologne, d'abord après la première guerre mondiale, et ensuite après la chute du communisme. Saint André est patron d'évangélisation dans les temps de difficultés. La liberté politique et sociale aujourd'hui retrouvée est pour nous toujours un défi qui exige un renouveau religieux et moral. Nous avons besoin d'un esprit de renaissance aussi bien en face des divisions qui se sont montrées après la chute du communisme, que dans la perspective de la nouvelle évangélisation de l'Europe qui s'unit. »


F. Paillart, édition 1900, p. 151-152. -- Saints et Bx de la Compagnie de Jésus, édition 1941, p. 99-108Les Saints du jour
Lettre décrétale du Pape Pie XI du 17 avril 1938 pour la canonisation d'André Bobola
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 17:15
Organisations pour le dialogue interreligieux
Diffusé le 11/05/2009 / Durée 45 mn


Video de la rencontre
(45 mn) avec les organisations engagées dans le dialogue interreligieux dans l'Auditorium de Notre-Dame de Jérusalem.
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 11:00
ROME, Jeudi 14 mai 2009 (ZENIT.org) - « Ceux qui critiquent les paroles du Pape, en réalité n’aiment pas l’Afrique », font observer les évêques du Nigeria dans une déclaration en anglais parvenue à Zenit, grâce à Fr Ralph Madu, directeur des communications sociales du secrétariat catholique du Nigeria.
Les évêques craignent que l’usage inconsidéré du préservatif suscite l’intempérance sexuelle des jeunes et par conséquent accroisse le problème du sida au lieu de le résoudre.
La Conférence épiscopale du Nigeria dénonce « la campagne de presse sans précédent lancée contre la réaffirmation très réaliste de la position morale de l’Église catholique » pour la lutte contre le sida.
« Beaucoup de ceux qui se sont unis aux polémiques sur les déclarations du Saint Père ne réussissent pas à accepter que le vrai problème dans la diffusion du sida en Afrique n’est pas celui du prophylactique, mais celui du comportement et du mode de vie. C’est cela qui est au centre des paroles du Pape », font observer les évêques.
... Au contraire, diagnostiquent les évêques nigérians, « ceux qui n’ont pas rien vu de bon dans ce que le Pape a dit peuvent être considérés comme des ennemis de l’Afrique, qu’ils considèrent apparemment comme un continent cobaye » et « ils ne se préoccupent pas de ce qui pourra arriver au continent et à sa population ».
On se souvient peut-être qu’au Nigeria précisément des multinationales ont été condamnées pour avoir expérimenté de nouveaux produits pharmaceutiques sans suivre les protocoles obligatoires.
Or, soulignent les évêques, l’Afrique a besoin de « compassion » devant la dévastation apportée sur le continent par le sida, assombrissant l’avenir des jeunes.
Le monde scientifique lui-même affirme que le préservatif n’est pas pleinement efficace contre le sida, font remarquer les évêques.
C’est pourquoi, à la suite de Benoît XVI, ils relèvent le danger de cette distribution sans éducation : « Sa distribution risque plutôt de contribuer à accroître l’intempérance sexuelle des jeunes ».
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 11:00

ROME, Jeudi 14 mai 2009 (ZENIT.org) - « La crise économique actuelle révèle une crise spirituelle et une fausse hiérarchie des valeurs », souligne Mgr Adrianus Van Luyn, président de la Commission des conférences épiscopales de la Communauté européenne (COMECE), dans son analyse face aux présidents de la Commission européenne et du Parlement européen à l’occasion du Sommet annuel des représentants des religions monothéistes avec les présidents des institutions de l’Union européenne (UE). 

A l’invitation du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, une vingtaine de représentants des religions chrétienne, juive et musulmane de 12 États membres ainsi que de Russie, se sont rencontrés à Bruxelles pour débattre de la crise économique et financière et de l’apport éthique des religions pour la gouvernance économique, tant à l’échelle européenne que mondiale, précise un communiqué de la COMECE. 

Pour Mgr Van Luyn, le manque de responsabilité qui a conduit à la crise économique ne devrait pas être uniquement attribué aux banquiers et aux grands groupes industriels, mais également aux responsables politiques qui ont fait des promesses qui allaient au-delà des engagements qu’ils voulaient vraiment tenir, un exemple étant les objectifs du millénaire en matière de développement . 
... Pour sa part, poursuit la COMECE dans son communiqué, Mgr Diarmuid Martin, archevêque de Dublin, a appelé à l’établissement d’un cadre éthique et juridique approprié pour permettre à l’économie de fonctionner de manière efficace et de réaliser sa fonction sociale. Afin de préparer une croissance renouvelée, il est essentiel selon lui de se focaliser sur les plus faibles dans notre société. 

« Si nous ne parvenons pas à mettre en place des politiques qui visent à mettre en valeur les talents des plus vulnérables, les marginalisés se retrouveront, à l’issue de la récession, encore plus marginalisés et la société s’en trouvera encore plus fragilisée », a-t-il mis en garde. 
Dans le cadre de l'Assemblée plénière de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) en octobre 2003, Mgr Diarmuid Martin, avait été invité à aborder le thème de la justice sociale. Voici quelques extraits de son intervention : Lorsque Dieu a créé l’humanité, il a créé une famille. De cet énoncé découlent les principes de la responsabilité commune, de la solidarité et du lien d’amour familial qui devraient caractériser les relations entre les peuples. Tel est le principe fondamental qui devrait guider le processus de mondialisation. La mondialisation ne sera digne de ce nom que si elle renforce l’unité de la famille humaine. Une forme de mondialisation qui engendre l'exclusion, la marginalisation et une inégalité flagrante n’a pas le droit de se dire globale. La mondialisation doit devenir synonyme d’inclusion. La mondialisation de la solidarité, fait remarquer le Pape [Jean-Paul II] dans Pastores Gregis [2003] est «la conséquence directe de la charité universelle, qui est l’âme de l’Évangile» (#69). ...Pour être au service de la personne humaine, l’activité économique exige un cadre éthique et juridique. Ce cadre doit faire en sorte que la liberté économique trouve sa place à l’intérieur d’un système plus vaste de valeurs humaines fondamentales et que soient protégés certains «biens collectifs» (CA, #40) – notamment les droits des travailleurs et des travailleuses - et assurés certains besoins humains fondamentaux qui «ne peuvent être satisfaits par le marché» (#34). ... Les systèmes de propriété intellectuelle peuvent constituer une mesure d’incitation importante pour stimuler la créativité individuelle, mais ils ne sauraient être invoqués pour justifier une thésaurisation du savoir -- en particulier dans le domaine médical, essentiel aujourd’hui à la survie des personnes -- dans le but de multiplier les revenus à venir.
Le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague, a lancé un appel en faveur dune éducation à la responsabilité qui soit tournée vers le bien commun et qui s’adresse à tous les niveaux : agents financiers, familles, entreprises, autorités publiques, société civile. « Cette éducation à la responsabilité peut trouver un fondement solide dans les principes de la doctrine sociale de l’Eglise : le bien commun universel, la destination universelle des biens, et la priorité du travail sur le capital », a-t-il souligné. 

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 09:35
ROME, Mercredi 13 mai 2009 (ZENIT.org) - Le Royaume du Christ peut changer ce monde, affirme Benoît XVI en demandant aux chrétiens de Bethléem de témoigner de l’Evangile qui transforme les coeurs.
Benoît XVI a rappelé la force transformante de l’Evangile disant : « Le Christ a apporté un Royaume qui n’est pas de ce monde, et pourtant un Royaume capable de changer ce monde, parce qu’il a le pouvoir de changer les cœurs, d’illuminer les esprits et de fortifier les volontés ».
Par son Incarnation, a poursuivi le pape, « Jésus nous a appelés à être des témoins de sa victoire sur le péché et sur la mort ».
Il encourage « la culture d’un état d’esprit de paix fondé sur la justice, le respect des droits et des devoirs de tous, et l’engagement à collaborer au bien commun ».
Le pape a aussi indiqué les « vertus requises pour les hommes et les femmes qui vivent dans l’espérance », dans deux directions.
Tout d’abord, il recommande l’attachement au Christ en toute chose, spécialement intérieurement : « la constante conversion au Christ qui se reflète non seulement dans nos actions mais aussi dans notre raisonnement : le courage d’abandonner les façons de penser, d’agir, et de réagir qui sont sans fruit et stériles ».
Ensuite, Benoît XVI demande même de promouvoir « la culture d’un état d’esprit de paix ». Et il en indique les conditions : il doit être « fondé sur la justice, le respect des droits et des devoirs de tous, et l’engagement à collaborer au bien commun ».
Le pape indique comme troisième vertu indispensable, la « persévérance », qui est « persévérance dans le bien et dans le rejet du mal ».
Il a reconnu qu’à Bethléem, « une persévérance spéciale est demandée aux disciples du Christ », et d’expliquer que c’est « la persévérance dans le témoignage fidèle à la gloire de Dieu révélée ici, dans la naissance de son Fils, à la bonne nouvelle de sa paix qui est descendue du ciel pour demeurer sur la terre ».
Benoît XVI a rappelé l’encouragement de Jean-Paul II et il a été interrompu par des applaudissements, soulignant combien est vif le souvenir de sa visite en l’an 2000 : « ’N’ayez pas peur !’ Tel est le message que le Successeur de saint Pierre souhaite vous laisser aujourd’hui, en écho au message des anges et à la tâche que notre bien-aimé pape Jean-Paul II vous a laissée en l’année du Grand jubilé de la naissance du Christ ».
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 07:08
Benoît XVI appelle à la destruction du mur israélien



Le pape Benoît XVI
a affirmémercredi que les murs "peuvent être abattus" après avoir vu lors d'une visite à Bethléem la barrière de séparation érigée par Israël en Cisjordanie.

J'ai vu "le mur qui fait intrusion dans vos territoires, séparant des voisins et divisant des familles. Bien que les murs peuvent être facilement construits, nous savons qu'ils ne subsistent pas toujours. Ils peuvent être abattus",
a ditle pape, devant le président palestinien Mahmoud Abbas.

"Peu importe combien un conflit peut paraître insoluble et profondément ancré, il y a toujours des raisons d'espérer qu'il puisse être résolu, et que les efforts patients et persévérants de ceux qui travaillent pour la paix et la réconciliation, porteront des fruits en fin de compte", a-t-il souhaité.

Durant cette journée "mémorable" il a pu s'adresser aux chrétiens lors d'une grande messe à Bethléem et aux réfugiés palestiniens en visitant un des camps.

"Avec angoisse, j'ai été le témoin de la situation des réfugiés qui, comme la Sainte Famille, ont été obligés de fuir de leurs maisons", a relevé Benoît XVI à propos de sa visite dans le camp de réfugiés d'Aïda à l'entrée de Bethléem.

M. Abbas a pour sa part qualifié la visite du pape d'"historique", et formulé le souhait de le recevoir "prochainement dans un Etat palestinien indépendant".
Il l'a aussi invité à assister aux célébrations de Noël cette année à Bethléem.

"C'était une excellente visite au cours de laquelle le pape a apporté un soutien politique à la cause palestinienne et à un règlement basé sur deux Etats permettant la création d'un Etat palestinien indépendant", a ensuite déclaré M. Abbas.

Mur israélien : "tragique" (Benoit XVI)
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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 16:28


Le pape Benoît XVI a jugé aujourd'hui "tragique" la construction de la barrière de séparation israélienne en Cisjordanie, lors d'une visite dans un camp de réfugiés à Bethléem
.

C'est en visitant le camp de réfugiés d'Aïda, à Bethléem en Cisjordanie, tout près du mur construit par Israël pour créer une frontière avec les territoires palestiniens, que Benoît XVI
a qualifié la construction de "tragique" ce rempart en béton, symbole selon lui "de l'impasse où les relations entre Israéliens et Palestiniens semblent avoir abouti".

Un peu plus tôt dans la matinée, au cinquième jour de son voyage en Terre Sainte, Benoît XVI avait lancé aux habitants de Gaza : "Je sais combien vous avez souffert et combien vous continuez à souffrir en raison des bouleversements qu'a connus cette terre depuis des décennies". Le pape a aussi apporté son soutien à l'
établissement "d'une patrie palestinienne souveraine" et a appelé les Palestiniens à résister à la tentation du "terrorisme".

En réponse, Mahmoud Abbas a d'abord dénoncé la politique israélienne. Mais le président de l'Autorité palestinienne a aussi tenu à lancer "un message de paix" aux Israéliens. "Devant votre sainteté, je leur demande de renoncer à l'occupation, à la colonisation, aux arrestations et aux humiliations", infligées aux Palestiniens, a déclaré Mahmoud Abbas.

A Bethléem, ville présentée comme lieu de naissance de Jésus, Benoit XVI avait célébré mercredi matin une messe en plein air devant la basilique de la Nativité.

Dans son
discours (texte intégral),  dans le camp de réfugiés d’Aïda, à Bethléem, le Saint-Père a exprimé sa "solidarité à l’ensemble des Palestiniens sans-toit et qui attendent de pouvoir retourner sur leur terre natale, ou d’habiter de façon durable dans une patrie qui soit à eux."


"S’élevant au-dessus de nous qui sommes rassemblés ici cet après-midi, nous domine le mur, rappel incontournable de l’impasse où les relations entre Israéliens et Palestiniens semblent avoir abouti. Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes – pour le commerce, pour les voyages, pour le déplacement des personnes, pour les échanges culturels – il est tragique de voir des murs continuer à être dressés. ... la solution à long terme à un conflit tel que celui-ci ne peut être que politique. Personne n’attend que les Palestiniens et les Israéliens y parviennent seuls. Le soutien de la communauté internationale est vital, et c’est pourquoi, je lance un nouvel appel à toutes les parties concernées pour jouer de leur influence en faveur d’une solution juste et durable, respectant les requêtes légitimes de toutes les parties et reconnaissant leur droit de vivre dans la paix et la dignité, en accord avec la loi internationale. En même temps, toutefois, les efforts diplomatiques ne pourront aboutir heureusement que si les Palestiniens et les Israéliens ont la volonté de rompre avec le cycle des agressions. Je me rappelle ces autres mots magnifiques attribués à saint François : « Là où il y a la haine, que je mette l’amour, là où il y a l’injure, que je mette le pardon… là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière, là où il y a la tristesse, la joie ».
Suite

Le mur de Bethléem, photos

 

- Mur de Jérusalem. A Bethléem, cette barrière prend la forme d'un mur de béton de quatre mètres de haut, avec des tours de guet

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 12:36



La Vérité vous rendra libres

                                                                      ***

Dans son "Discours prononcé lors de la rencontre interreligieuse à l’auditorium Notre-Dame de Jérusalem", face à la "monoculture" et aux "effets d'une mondialisation rapide", Benoît XVI entrevoit "la possibilité d’une unité qui n’est pas dépendante de l’uniformité". Nous pouvons interpréter ce discours comme une fine réponse du Saint-Père pour contrer le projet du Nouvel Ordre mondialiste (N.O.M.) a-dogmatique fondé sur le principe faux et très funeste "il n'y a pas de vérité". 
Extraits (
texte complet) :

« Dieu dit à Abram, ‘Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai … Abram partit… et prit sa femme Saraï avec lui » (Gn 12, 1-5). L’appel soudain de Dieu, qui marque le début de l’histoire de nos traditions de foi, a retenti au cœur de l’existence quotidienne ordinaire d’un homme. Et l’histoire qui s’est ensuivie, se modela, non pas de façon isolée, mais à travers la rencontre avec les cultures égyptienne, hittite, sumérienne, babylonienne, perse et grecque.

La foi est toujours vécue à l’intérieur d’une culture. L’histoire des religions montre qu’une communauté de croyants avance progressivement dans la foi en Dieu, prenant appui sur la culture qu’elle rencontre et la modelant. Le même mouvement se retrouve pour chaque croyant des grandes traditions monothéistes : en syntonie avec la voix de Dieu, tout comme Abraham, nous répondons à son appel et nous nous mettons en marche cherchant l’accomplissement de ses promesses, désireux de nous soumettre à sa volonté, et traçant une voie dans notre culture propre.

De nos jours, [c]ertains aspects de la mondialisation et particulièrement tout ce qui concerne internet ont fait naître une vaste culture virtuelle dont la valeur est tout aussi diverse que ses innombrables manifestations. ... [L]a série illimitée de portails qui sont mis à la disposition des gens pour leur donner accès facilement à toutes sortes de sources d’information peut facilement devenir un instrument de fragmentation sociale croissante : l’unité de la connaissance vole en éclats et les aptitudes complexes à la critique, au discernement et au jugement, acquises grâce aux savoirs académiques et éthiques sont souvent délaissées ou comptées comme négligeables.

La question qui vient alors spontanément à l’esprit est de savoir quelle est la contribution que la religion apporte aux cultures du monde devant les effets d’une mondialisation rapide. Dès lors que nombreux sont ceux qui soulignent volontiers les apparentes oppositions entre les religions, il nous revient, en tant que croyants, de relever le défi de présenter clairement ce que nous partageons ensemble.

Les premiers pas d’Abraham sur le chemin de la foi, et les pas que nous faisons pour aller ou revenir de la synagogue, de l’église, de la mosquée ou du temple, battent le sentier de notre unique histoire humaine, et ouvrent, au fur et à mesure, la route vers la Jérusalem éternelle (cf. Ap 21, 23). De la même manière, toute culture, avec sa capacité interne de donner et de recevoir, est un signe de l’unité de la nature humaine. Pourtant, l’individu n’est jamais pleinement exprimé à travers sa propre culture mais au contraire il la transcende dans sa constante recherche de quelque chose qui la dépasse. Dans cette perspective, chers amis, nous voyons la possibilité d’une unité qui n’est pas dépendante de l’uniformité. Tandis que les différences que nous individualisons dans le dialogue interreligieux peuvent parfois apparaître comme des barrières, il ne faut pas pour autant qu’elles jettent une ombre sur le sens commun d’adoration et de respect pour l’universel, l’absolu et la vérité qui pousse les membres des religions à se parler entre eux en premier lieu.

En effet, c’est la conviction commune que ces réalités transcendantes ont leur source dans le Tout-Puissant, et qu’elles en portent les traces, que les croyants professent les uns devant les autres, devant nos institutions, notre société, notre monde. C’est ainsi que, non seulement nous enrichissons la culture, mais nous lui donnons forme : des vies faites de fidélité religieuse font écho à la présence envahissante de Dieu et forment de cette manière une culture qui n’est pas définie par des limites de temps ou d’espace mais qui se modèle fondamentalement sur des principes et des actions qui résultent de la foi.

La croyance religieuse présuppose la vérité. Quelqu’un qui croit est quelqu’un qui cherche la vérité et en vit. Bien que le moyen par lequel nous comprenons la découverte et la communication de la vérité soit en partie différent d’une religion à l’autre, cela ne devrait pas nous détourner de nos efforts en vue de témoigner du rayonnement de la vérité. Ensemble, nous pouvons proclamer que Dieu existe et qu’on peut le connaître, que la terre est sa création, que nous sommes ses créatures, et qu’il appelle tout homme et toute femme à vivre de manière à respecter son dessein sur le monde. Chers amis, si nous croyons que nous avons un critère de jugement et de discernement qui est d’origine divine et qui est valable pour toute l’humanité, alors nous ne devons pas nous lasser de faire en sorte que cette connaissance puisse avoir une influence sur la vie civile. La vérité devrait être proposée à tous ; elle est au service de tous les membres de la société. Elle éclaire les fondements de la morale et de l’éthique, et elle insuffle à la raison la force de dépasser ses propres limites pour donner forme aux aspirations les plus profondes que nous avons en commun. Loin d’être une menace pour la tolérance vis-à-vis des différences culturelles ou du pluralisme (culturel), la vérité rend possible un consensus et permet au débat public de rester rationnel, honnête et solide, elle ouvre enfin le chemin de la paix. Encourager la volonté d’obéir à la vérité, permet en fait d’élargir notre conception de la raison et son champ d’application et rend possible le dialogue authentique entre cultures et religions qu’il est si urgent de développer aujourd’hui.

... En cet âge d’accès immédiat à l’information et marqué par des tendances sociales qui engendrent une forme de monoculture, une réflexion approfondie sur la présence permanente de Dieu pourra enhardir la raison, stimuler le génie créatif, faciliter une évaluation critique des pratiques culturelles et renforcer la valeur universelle de la croyance religieuse.

Chers amis, les institutions et les groupes que vous représentez vous engagent dans le dialogue interreligieux et la promotion d’initiatives culturelles à des niveaux très divers. Depuis des institutions académiques – permettez-moi ici de saluer spécialement les brillantes réalisations de l’Université de Bethléem – à des groupes de parents affligés ; depuis des initiatives musicales ou artistiques à l’exemple courageux donné par des pères ou des mères de famille ordinaires ; depuis des groupes organisés de dialogue aux organismes caritatifs, vous démontrez votre conviction que notre devoir envers Dieu ne s’exprime pas seulement à travers le culte que nous lui rendons mais aussi dans l’amour et le souci que nous avons pour la société, pour la culture, pour notre monde et pour tous ceux qui vivent sur cette terre. Certains voudraient nous faire croire que nos différences sont nécessairement une cause de division et donc, ne doivent être au plus que tolérées. Quelques autres affirment même que nous devrions être réduits au silence. Mais nous savons que nos différences ne doivent jamais être dénaturées au point d’être considérées comme une cause inévitable de friction ou de tension soit entre nous, soit avec la société dans son ensemble. Au contraire, elles fournissent une merveilleuse opportunité pour les personnes des différentes religions de vivre ensemble dans un profond respect, dans l’estime et la considération, s’encourageant les unes les autres sur les chemins de Dieu. Avec l’aide du Tout-Puissant et éclairés par sa vérité, puissiez-vous continuer d’avancer avec courage, en respectant tout ce qui nous rend différents et en promouvant tout ce qui nous unit comme créatures bénies par le désir d’apporter l’espérance à nos communautés et au monde ! Que Dieu nous guide tout le long de ce chemin !"

Source:
Discours prononcé par Benoît XVI lors de la rencontre interreligieuse à l’auditorium Notre-Dame de Jérusalem 11 mai 2009

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 09:47


BETHLÉEM (Cisjordanie), 13 mai 2009 (AFP) - Le pape Benoît XVI pour "une patrie palestinienne souveraine"


Le pape Benoît XVI
a apporté mercredi son soutien à l'établissement d'"une patrie palestinienne souveraine", lors d'une visite à Bethléem en Cisjordanie.

"Monsieur le Président, le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de ses ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l'intérieur de frontières reconnues au niveau international", a déclaré le souverain pontife aux côtés du président palestinien Mahmoud Abbas.

"Mais si, à l'heure actuelle, cet objectif semble loin d'être atteint, je vous encourage fortement, vous et votre peuple, à garder vivante la flamme de l'espérance, l'espérance qu'un moyen pourra être trouvé pour satisfaire les légitimes aspirations, tant des Israéliens que des Palestiniens, à la paix et à la stabilité", a-t-il ajouté.

Benoît XVI appelle à la création d'un Etat palestinien indépendant



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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 19:29

God In The Streets of New York City
Via
Americatho
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