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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 17:38

Valeurs Actuelles n° 3683 paru le 29 Juin 2007, via le Forum catholique

"France

Lettre à un évêque inquiet

Par Michel De Jaeghere, journaliste, écrivain

On me dit, Monseigneur, que vous êtes inquiet. Que vous multipliez depuis un an les voyages à Rome pour faire connaître au Saint-Père votre préoccupation. Que vous avez exprimé votre angoisse dans des communiqués. Que vous vous y êtes fait le relais des protestations qui montent, dans vos paroisses, des questions que se posent les chaisières, les conseillers synodaux et les diacres mariés. 

Vous êtes inquiet et vous avez vos raisons de l’être. L’Espérance est surnaturelle. Elle est, nous dit Péguy, un « désespoir surmonté ». Or, selon une enquête réalisée en octobre 2006 pour le Monde des religions, il ne reste plus que 51 % des Français à se déclarer catholiques. Ils étaient 81 % en 1986. Vous avez perdu en vingt ans près du tiers de votre troupeau. En 2000, pour la première fois, moins de la moitié des enfants nés en France ont été baptisés. Les chiffres ne peuvent donc, à vue humaine, qu’empirer. 

... Comme disait l’un de vos confrères, vous avez « gagné en qualité ce que vous avez perdu en quantité ». 

Vous êtes inquiet, Monseigneur, comme un syndic de faillite pourrait l’être. Car vous manquez cruellement de prêtres pour apporter la Bonne Nouvelle à ce peuple désabusé. Au lendemain de Vatican II, les prêtres ont abandonné le sacerdoce par milliers. Vous avez fermé les grands et les petits séminaires. Il y avait 49 100 prêtres diocésains en activité en France en 1965, il n’y en avait plus que 13 510 en 2005 ; au rythme actuel des ordinations (une centaine par an), l’Église de France pourrait ne plus compter, dans dix ans, que 4 500 prêtres de moins de 65 ans. Cette défaillance pose des problèmes incommensurables pour la transmission de la foi, le catéchisme ou la vie sacramentelle. Il y a des communes où l’on ne compte guère plus d’une messe par trimestre. Il y en a d’autres où l’on détruit les églises parce qu’elles sont désaffectées, alors que l’on construit, en France, des mosquées. 

Il est vrai qu’il existe des communautés nouvelles vivaces (communautés saint Jean, de l’Emmanuel, saint Martin), et que les communautés traditionnelles sont en relative expansion (une vingtaine d’ordinations par an en France). Mais elles sont éparpillées et irriguent en réalité de petits îlots de vitalité comme les chrétiens d’Orient en pays musulman. L’avenir de la transmission la foi catholique réside dans le réseau des paroisses, et non seulement dans l’existence de communautés ferventes. 

Vous êtes inquiet et vous n’êtes pas seul à l’être. Le Saint-Père multiplie les discours pour dénoncer « l’apostasie silencieuse » (le mot est de Jean-Paul II) des pays de vieille chrétienté, la « dictature du relativisme » (celui-là est de Benoît XVI) qui, mieux que le communisme, est sur le point d’éradiquer le christianisme d’Europe occidentale, l’« hédonisme triomphant » qui a fait inscrire dans nos législations tant de lois contraires aux préceptes de la morale naturelle. « S’il ne se passe rien, déclarait le sociologue Marcel Gauchet dans un entretien paru en 2002, on peut dire que dans un siècle, il ne restera en Europe plus grand-chose du christianisme. » (Chrétiens, tournez la page, Bayard). 

Au moment de conclure cette lettre, je viens de relire votre communiqué, Monseigneur, et j’avais lu trop vite, je vous demande de me le pardonner. Ce dont vous êtes inquiet, j’ai du mal à le croire, c’est de la publication prochaine d’un décret qui devrait reconnaître droit de cité à la messe grégorienne (celle de saint Pie V). Vous êtes inquiet parce qu’il sera bientôt loisible aux prêtres qui le souhaitent de la célébrer comme vous l’avez célébrée vous-même, quand vous fûtes ordonné. Qu’il vous sera possible d’employer les dizaines de prêtres que vous laissez sans ministère, en exil intérieur, suspects, parce qu’ils la célèbrent. Vous êtes inquiet parce que ce geste pourrait déboucher (premier succès jamais enregistré par l’œcuménisme !) sur la réconciliation avec les fidèles entrés en dissidence après le concile parce qu’ils avaient le sentiment que l’héritage des siècles n’était plus défendu, dans l’Église, comme il le méritait. Je vous avais mal jugé, Monseigneur : je vous avais pris pour un père.

Michel De Jaeghere vient de diriger la publication d’un ouvrage collectif : “Le christianisme va-t-il disparaître ?”, éditions Renaissance catholique, 368 pages, 24 e.
Michel De Jaeghere

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 17:14

Le forum catholique

Deo gratias, la F.S.S.P.X nous donne 9 nouveaux prêtres

David ALDALUR - France

Christophe CALLIER - France

Antoine de LESTRANGE qui dira une première messe solennelle à l’UDT le 15 août pour les « universitaires » -France

Etienne DEMORNEX - France

Jean-Baptiste GUYON - France

Xavier LEFEBVRE – France

David SHERRY – Irlande

Deux moines bénédictins de Bellaigue 

Question: nos seigneurs les évêques de France, qui ne souhaitent pas le Motu Proprio, vont-ils dire que ces nouveaux prêtres ne sont pas souhaités... parce traditionalistes?

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 16:36

Rivarol, via Novopress.info

Née en 1964 à Clermont-Ferrand de parents kabyles dans un quartier peuplé majoritairement d’Algériens, Fadela Amara confiait lors d’un entretien (publié dans le Nouvel Observateur début juin) avec “son idole” le chanteur amazight Hamid Cheriet, dit Idir qu’elle fut très tôt confrontée au racisme “antiberbére”. D’où, sans être “nationaliste berbère” (en France…), son soutien à l’identité kabyle qui lui vaut, dit-elle, d’être sur une “liste noire” lui interdisant d’aller en Algérie. Mais elle se rattrape en affirmant qu’elle a vu des photos “récentes” du village de ses parents, “bombardé” et “en ruine”. On suppose que cela s’est passé lors de “notre” guerre d’Algérie et on peut s’étonner que ce village sinistré ait été laissé depuis en état.

Du coup, Fadela Amara qui milita à SOS racisme en 1986 et fut conseillère municipale socialiste en 2001 à Clermont-Ferrand, s’en prend violemment à la France “colonisatrice” qui doit reconnaître “le mal qu’elle a fait pour s’en excuser”. Cette repentance prendrait place “dans la mémoire collective aux côtés de la Shoah et de l’esclavage”, bien sûr. Et Fadela de préciser: “Mon grand père et les siens ont été torturés et mutilés.”

Nicolas Sarkozy, qui s’était dit pendant la campagne présidentielle hostile à toute “culture de la repentance”, était-il informé de ces déclarations scandaleuses? Si oui, la nomination d’Amara n’en apparaît que plus étonnante.

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 16:28

Altermedia.info

lajoye.jpg
Le 12 juin dernier, la Chambre de l’application des peines de la Cour d’appel de Reims a confimé la décision d’aménagement de peine accordée en mars dernier par le TAP de Troyes.

En clair : Michel Lajoye - militant nationaliste qui est emprisonné depuis le 12 décembre 1987 pour un attentat qui n’avait fait aucune victime - bénéficiera tout d’abord d’un régime de semi-liberté durant une année, puis à partir de l’été 2008, il sera mis en liberté conditionnelle.

Dans une lettre à ses amis, Michel Lajoye a tenu a remercier tous ceux qui l’ont soutenu - moralement et financièrement, y compris l’équipe d’Altermedia qui a toujours été à ses côtés.

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 09:12
Les évêques de France ne souhaitaient pas le Motu Proprio du saint Père (via Le Salon Beige) . Malheureusement pour eux, le Saint Père le veut et les Français aussi!! Ca commence à faire beaucoup... 

Selon un Sondage Institut CSA du 8 novembre 2006, 65% des Français sont favorables pour laisser la liberté aux catholiques de choisir entre la messe en latin ou la messe moderne. A la question 
"Pensez-vous qu’il soit souhaitable que les catholiques puisent avoir le choix d’assister selon leur sensibilité à la messe traditionnelle en latin avec des chants grégoriens ou à la messe moderne en français ? Les réponses donnent:

Oui : 65 %

Non : 13 %

Cela m'est indifférent : 22 %

Dans leur grande majorité, à 65%, les Français souhaitent donc cette libéralisation de la messe traditionnelle. Nos seigneurs les évêques ne se sentent-ils pas seuls, isolés?
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 08:55
Au moment où le Pape Benoît XVI réhabilite la messe traditionnelle, en latin, dite de Saint Pie V ("messe tridentine", du Concile de Trente), avec le Motu Proprio qui sera publié le 7/07/2007, l'AFP ne peut s'empêcher de cracher sa haine venimeuse contre ceux qu'elle appelle "les intégristes" (CITÉ DU VATICAN, 28 juin 2007 (AFP) - Le pape réhabilite la messe en latin réclamée par les intégristes):

"de nombreux évêques craignaient en effet d'être soumis aux pressions des petites minorités activistes qui ont fait de la "messe de saint Pie V" leur cheval de bataille.

C'est le cas en France, où un noyau actif d'intégristes, souvent proches de l'extrême-droite, occupent illégalement plusieurs églises."

Questions. L'occupation d'églises par des catholiques est-elle illégitime ou "illégale"? Que disent nos donneurs de leçons, "modernes", de l'occupation des églises lorsque ce sont des sans papiers qui occupent les églises? Deux poids, deux mesures?
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 08:51
"Dans les pays de l'ancien bloc soviétique, l'Eglise coopère sans scrupule avec l'extrême droite et on voit des prêtres orthodoxes bénir des néonazis dans les contre manifestations." (Via le Salon Beige)
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 08:46
"Pour mémoire, ce chiffre ne concerne que le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1, c'est-à-dire les personnes immédiatement disponibles, en quête d'un CDI à temps plein et ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois." (Le Salon Beige)
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 08:42
Le Salon Beige

La discrimination positive désapprouvée... par la Cour Suprême aux Etats-Unis, qui a estimé que les écoles, collèges et lycées publics ne pouvaient pas utiliser la discrimination positive pour garantir la mixité raciale des établissements.

La Cour avait été saisie par des parents qui contestaient les règlements régulant les inscriptions dans les lycées de Seattle et dans les écoles primaires de Louisville. A Seattle la race a été le critère qui a empêché 300 adolescents - 200 Blancs et 100 Noirs, Hispaniques ou Asiatiques - d'aller dans le lycée de leur choix, qui avait plus de candidats que de places. A Louisville, un petit garçon n'a pas pu aller à la maternelle la plus proche de chez lui, où il restait des places, parce qu'il y avait déjà trop de Blancs.

Un débat qui pourrait avoir lieu en France, si le gouvernement remplace la carte scolaire par l'obligation pour les écoles d'assurer une "mixité sociale"."

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 08:36
LEMONDE.FR Avec AFP | 28.06.07 | 23h00  •  Mis à jour le 29.06.07 | 07h49

Le secrétaire général délégué de l'UMP a adressé un communiqué, jeudi soir, pour regretter "son interjection déplacée". Patrick Devedjian "renouvelle toute son estime et son amitié" à l'ancienne députée UDF du Rhône.
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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 15:03

S’il existe un modèle français ce n’est sûrement pas le modèle social mais bel et bien celui des privilèges accordés à notre nouvelle noblesse, les hauts-fonctionnaires. Aux frais de la princesse (via novopress.info). Enquête sur les privilégiés de la République, Lattès, 2007 est un vrai catalogue de La Redoute uniquement réservé à certains fonctionnaires.


Journaliste, Yvan Stefanovitch est un franc-tireur. Il aime bien les enquêtes sur des sujets tabous ou peu connus. Cette fois-ci il s’attaque aux privilèges d’une caste, celle d’une partie des fonctionnaires et des hauts fonctionnaires français, de vrais nobles de la République

Les résultats de ses recherches montrent un univers d’argent, de privilèges en nature de toutes sortes, de passe-droits et autres avantages que le contribuable français ne soupçonne même pas. Visite de la caverne d’Ali Baba, pardon, de l’Etat français : parmi tous les membres de cette nouvelle noblesse, environ 6 000 font partie des grands corps et bénéficient de traitements de très grandes faveurs. C’est le cas de ceux en poste au Conseil d’Etat : salaire de 10 000 euros net par mois pour une charge de travail inexistante, les 322 membres de cette institution font partie d’un club. 

S’ils s’ennuient ferme, ces hauts fonctionnaires peuvent pantoufler dans le privé (c’est le cas pour une quarantaine d’entre eux et ensuite revenir dans le public) ou bien être détachés dans d’autres administrations (80 d’entre eux). Ils peuvent aussi cumuler cet emploi avec d’autres : député, ministre ou premier ministre comme Balladur. Ou bien comme Hubert Védrine, ancien secrétaire général de l’Elysée, ensuite ministre, membre du conseil d’administration de LVMH et surtout inventeur de l’impérissable et ô combien profonde formule « d’hyper puissance américaine», il est toujours resté maître de requêtes au Conseil d’Etat. Mais aussi le cas de plein d’autres : Michel Barnier, Martine Aubry, Laurent Fabius, Alain Richard, Jacques Toubon, tous récompensés par les présidents de la République pour de grands services rendus à notre nation (y compris et surtout s’il sont battus aux élections).

A la Cour des Comptes, 40% des magistrats travaillent à l’extérieur au lieu de s’occuper des comptes de l’Etat (comme Jacques Chirac d’ailleurs). Certains sont même catapultés à la Cour après avoir abandonné leurs circonscriptions aux autres candidats. C’est le cas de René André et de Jean de Gaulle, anciens députés de la Manche pour le premier et de Paris pour le second devenus dans la nuit conseiller en service extraordinaire et conseiller maître.

Les préfets ne sont pas moins bien dotés. Salaire net de 6 000 € par mois, ils sont nourris, logés, blanchis et servis par une nuée d’agents de maison. Et certains bénéficient de magnifiques châteaux comme logements de fonction : celui de la région Ile-de-France est logé en plein quartier Saint-Germain, rue de Grenelle, dans l’hôtel du duc de Noirmoutier.

L’auteur n’oublie pas les TPG (Trésorier-payeur-général) et leurs salaires jusqu’à 16 000 euros net par mois plus des logements de fonction et une voiture grand standing avec chauffeur. Ou les conservateurs des hypothèques avec plus de 15 000 euros nets par mois, les receveurs des douanes, les délégués interrégionaux des impôts.

Le livre de Stefanovitch est plein d’informations, son enquête a été menée avec minutie, en complétant l’étude des documents et des rapports avec de nombreux entretiens. 

A la fin, le lecteur (le contribuable) est écoeuré (le chapitre sur les privilèges des fonctionnaires d’outre-mer sont absolument saisissants) et ne souhaite qu’une chose : que tout cela change.

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 09:01
Dans un article du 28 juin intitulé "Les nationalistes polonais fustigent l'Allemagne", le journal Le Figaro (La Pravda) qualifie la résistance nationaliste polonaise à l'Europe démo-libérale de "diabolisation sans succès".

"Adeptes des rapports de force, prisonniers d'une vision conflictuelle des relations germano-polonaises, usant sans modération de la carte anti-allemande à des fins électoralistes, ils n'ont réussi jusqu'ici qu'à isoler la Pologne..."
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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 08:34

Le Conservateur se demande ("Incendies d'églises en Bretagne : les conséquences de l'ésotérisme") où les jeunes arrêtés cette semaine ont trouvé leur haine du christianisme :

"J'accuse l'histoire officielle, qui accable le christianisme de tous les maux du monde pour justifier l'avènement de la république, de fonder ces déviances criminelles. 

A une petite échelle, la fiction historique, très à la mode, dans le goût du Da Vinci code, ou bien de Kaameloot qui prétend contre la vérité historique que la Bretagne celtique fut christianisée par des inquisiteurs (joué par Elie Sémoun), a partie liée avec ce néo-paganisme criminel, car il alimente l'ignorance dont il se nourrit. Quand M6 et le cinéma d'Hollywood se substituent à la vérité historique scientifique, c'est la boîte de Pandore des extrémismes qui est ouverte. ... 

Reste à savoir quelle peine s'abattra sur ces criminels pour leur crime irréparable contre le patrimoine et notre mémoire
."  
(
Via Le Salon Beige)

 

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 19:50

Via le Forum catholique 

Deo gratias, le MOTU PROPRIO (décret de libéralisation de la messe traditionnelle, en latin, dite de
Saint Pie V ou "messe tridentine", du Concile de Trente) sera publié le 7 juillet 2007: "The publication of both documents will take place on July 7th."

 
Les évêques de France ne pourront plus s'opposer, comme à Niafles, en ce moment, à la célébration de cette messe. C'est une grande joie et une grande grâce.

La messe tridentine, bien que n'ayant jamais été interdite, a été l'objet d'empêchements, et les prêtres souhaitant la célébrer, de persécutions incessantes de la part d'évêques progressistes, particulièrement des évêques de France.

La messe traditionnelle n'a jamais pu être interdite car cette messe a été canonisée par Saint Pie V, "valable à perpétuité", "pour Mémoire à la Postérité", dans la
Bulle Quo primumdu 14 juillet 1570 qui décrète: "Nous concédons et accordons que ce même Missel pourra être suivi en totalité dans la messe chantée ou lue, dans quelque église que ce soit, sans aucun scrupule de conscience et sans encourir aucune punition, condamnation ou censure, et qu'on pourra valablement l'utiliser librement et licitement, et cela à perpétuité".

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 17:31
La Croix (AFP)

Le Crif sait pouvoir "compter sur le gouvernement pour combattre l'antisémitisme",
a déclaré mercredi Richard Prasquier, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France au cours d'un déjeuner de presse.
Le président du Crif s'est dit favorable à l'existence de deux Etats, Israël et Palestine, mais tout à fait opposé à l'idée d'un état bi-national, estimant que "ça ne peut pas marcher". 

                                                         ***

Et pourquoi ce qui ne marcherait pas en Israël devrait-il "marcher" en France?? Pourquoi la France devrait-elle accepter, elle, des bi-nationaux, des nationaux du monde entier, et même les "sans"-papiers, quand le CRIF dit qu'en Israël  "ça ne peut pas marcher"??
 
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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 14:29
Quelques nouvelles brêves, minute par minute

25.06, 10:00. Les catholiques de Niafles avaient, bien évidemment, réoccupés l'église de Niafles dès lundi. Ils montent une garde vigilante

26.06, après-midi. Dans l’après midi de ce jour, plusieurs témoins ont vu le premier adjoint au maire pratiquer un rituel autour de l’église en compagnie d’un homme dont on a déduit qu’il était un sorcier.

26.06, 23:00. Le père Thirault, curé officiel de la paroisse dont dépend Niafles, appelé au téléphone, a accepté de remettre une réunion importante où il s'était engagé, pour venir sur place, dans quelques minutes, à Niafles, tenter de calmer l'émeute. Geste courageux et qu'il convient de saluer !

un groupe de personnes hostiles étaient devant l'église, très menaçantes et la voiture de Luc Perrel a été endommagée, Luc est parti en trombe quand les gendarmes arrivaient : Luc est en garde à vue à la gendarmerie de Cossé-le-Vivien. On n'en sait pas plus. Présence de 20 gendarmes pressés d'en finir.

26.06, 23:30. trente ou quarante émeutiers entourent l'église de Niafles. Quelques fidèles sont enfermés à l'intérieur de l'église.

Un reportage de FR3 montre la tension et la haine, non plus "anti-tradi" mais bien "anti-catholique" qui a été attisée, fomentée, provoquée. Je vais essayer de nous le procurer très vite et de la mettre sur le site de la gazette de Niafles.

Un sorcier a même été appelé à la rescousse pour ... mettre des petits tas de sels, et ... jeter des sorts sur les catholiques ...

26.06, 23:45. Depuis 23 h 45 le Curé de Craon (dont dépend Niafles) et le Vicaire Général sont dans l'église avec la garde et le secrétaire de l'association.

Rectificatif : le Vicaire Général est bien venu, mais il n'a pas pu entrer dans l'église.

Jacques est dehors et attend la sortie délicate des autorités religieuses qui auront enfin vu l'ambiance qui règne à Niafles. Jacques s'est fait menacer et un gendarme lui a dit : votre présence est une provocation... On progresse !

Mgr attend-il un massacre ?

Il y a actuellement une cinquantaine de méchants aux propos amènes (pourris, ordures...). Il commence à faire frais dehors et la nuit avance...

27.06, 02:15. Appelé pour tenter d’apaiser les esprits, monsieur l’abbé Thirault, curé de Craon s’est longuement entretenu avec les fidèles présents dans l’église. En sortant, celui-ci a été hué par la horde haineuse.

27.06, 02:30. Quelques minutes plus tard, il était environ 2h30, La meute donnait l’assaut : la porte arrière pourtant bien consolidée, a été pulvérisée sous les coups de masse et de cognée dans un fracas d’enfer. Les gendarmes, appelés en grands renforts ont heureusement pu intervenir à temps pour empêcher la bande furieuse de se répandre dans l’église et d’en hacher menu les occupants légitimes.

Hélas, les forces de l’ordre ayant interdit toute photographie, l’identification des coupables sera sans doute difficile.

Les fidèles envisagent donc de nouveaux moyens pour rebondir.



Via fdesouche

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 10:19

Le président du groupe ITS au parlement de l'UE a donné hier une conférence de presse (vidéo). Français d'Abord rapporte que Bruno Gollnisch

...a déclaré que ledit traité s’apparentait à « une escroquerie politique comme j’en ai rarement vu en trente ans de carrière, depuis que je suis parlementaire. Cette Conférence intergouvernementale a réintroduit la Constitution européenne sans le dire, avec une fraîcheur d’âme et un cynisme incroyable ». D’autant que Nicolas Sarkozy, au cours de sa campagne, avait dit qu’il prendrait en compte le rejet par nos compatriotes de la Constitution et qu’il souhaitait lui substituer un traité simplifié. Or, en l’espèce, la Constitution comportait quatre chapitres. « Un chapitre sur les institutions, soit la Constitution en tant que telle, que l’on retrouve dans son intégralité dans le nouveau traité. Un chapitre sur la charte des droits fondamentaux qui n’est pas dans le nouveau texte, mais qui est publiée au Journal Officiel et à laquelle il est fait référence dans le texte avec valeur contraignante, ce qui revient au même sur le plan juridique ». Le chapitre politique a certes « disparu dans le nouveau traité », ce n’était pas le plus important, mais on y retrouve aussi « le chapitre sur les clauses générales, clauses dites passerelles, sur les procédures de révisions simplifiées qui ont donc été également réintroduites ». Bref a souligné Bruno Gollnisch, la Conférence intergouvernementale a bien remis en selle une vraie constitution et non un simple traité simplifié." (Le Salon Beige)

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 09:52
Entendu substantiellement ce matin sur RMC-Info : "Les media n'en parlent pas, mais il y a une grosse augmentation du nombre de voitures brûlées un peu partout en France depuis l'élection de Nicolas Sarközy" (Jean-Jacques Bourdin, RMC-Info).
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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 09:47

Le Salon Beige

C'est une proposition de loi déposée le 23 mai par le député socialiste Mme Paulette Guinchard, qui regrette l'heureuse époque de la Révolution française...:

"Instauré par un décret du 20 prairial an II, le baptême républicain n’a plus de consécration normative depuis la IIIe République".

Cette proposition stipule :

"Le père ou la mère d’un enfant mineur peut demander à l’officier d’état civil de la commune de résidence de l’enfant de célébrer son parrainage républicain. Sauf opposition de l’un des deux parents, l’officier d’état civil est tenu de célébrer publiquement le parrainage en présence du parrain et de la marraine désignés par celui qui en fait la demande."

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 19:17
Dans cette vidéo, Soral dénonce avec raison la contradiction entre "libéralisme" et nationalisme (c'est le "libéralisme" marchand qui fait venir les immigrés). Mais Soral s'arrête au "libéralisme" économique; vous me direz c'est déjà pas mal; Il dénonce la "droite" d'affaires, sarköziste, orléaniste, maçonnique, mondialiste… Il suffit qu'un gars en cravate prononce le mot karcher et tous les bourgeois de la droite nationale vote pour lui. Là-dessus je me retrouve avec lui. Mais ce discours n'est pas "de gauche" (comme dit Soral); il est de droite traditionnelle, légitimiste. Les comte de Chambord, Villeneuve-Bargemont, Albert de Mun défendirent les premiers (avant Marx) les ouvriers contre l'exploitation "libérale" manufacturière en 1840 et donnèrent les premières lois sociales, application de la doctrine sociale de l'Eglise. On aurait donc presque l'impression que Soral serait non pas un infiltré "de gauche" dans la droite nationale, mais un nationaliste légitimiste, "de droite" infiltré dans la gauche! Si c'était le cas, il serait très fort. Cela pourrait, discours séduisant, nous disons-nous, faire sauter en mille morceaux la caste démo-ploutocrate libérale qui se trouve aujourd'hui de l'extrême gauche jusqu'à une frange du front national... Est-ce le cas?

Malheureusement, je ne pense pas qu'il en soit ainsi, car :


       1- La main tendue aux républicains (alors en position critique): ils nous ont déjà fait le coup en 14, l'union sacrée… et en 40… Il en est à chaque fois ressorti un renforcement du libéralisme. Lire Les deux patries de Jean de Viguerie, livre  (présentation) dans lequel cet auteur explique comment (ce que j'appelle le phénomène de vampirisation) la république en 14-18, "la divinité avide de ces sacrifices sanglants", avec son appel à la main tendue et à "l'Union sacrée pour sauver la France", s'est comme nourrie du sang des Français, morts par centaine de millers pour, au final, renforcer le régime démo-libéral.

       2- L'égalitarisme jacobin de Soral "Egalité-Réconciliation", est une imposture issue du libéralisme de gauche en 1789... donc un élément de la doctrine politique maçonnique "libérale" qu'il prétend aujourd'hui combattre, sous son aspect "économique".

       3- L'antilibéralisme tout en continuant de jouer le carte du jeu libéral du vote "démocratique"… "contre l'Europe de Bruxelles" où siégeraient désormais le jacobinisme… comme dit Soral (avec raison) est contadictoire. Qu'attendent de nous les Jacobins de Bruxelles?? Mais que nous votions ! Et que nous votions tous!! Ce serait la victoire définitive du libéralisme!

Donc, pour moi, le discours anti-système "national antilibéral" d'Alain Soral est incomplet, contre-productif, voire néfaste au combat antilibéral; Il ne sert au final qu'à servir la soupe aux "libéraux" démo-ploutocrates. Il en est leur meilleur gage. 

Le "nationalisme intégral" (CharlesMaurras), authentiquement antilibéral, traditionnel et enraciné aujourd'hui, devrait être :


       1- de refuser précisément de tendre la main à ceux qui nous ont plongé dans l'état où nous sommes..., 

       2- et de refuser de communier au système démo-libéral par le vote, autrement dit l'abstentionisme qu'il s'agit de renforcer, de fédérer, et pourquoi pas, de personnifier; l'abstentionisme, seule opposition réelle, lisible politiquement, et de loin premier parti de France avec 40% d'abstentionistes aux dernières "législatives".

Deux manières efficaces de résistance nationale au néo-jacobinisme bruxellois.
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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 17:30
Les Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme, del'abbé Augustin Barruel (1741-1820) furent imprimés pour la première fois à Londres en 1797-1798 ; l'ouvrage remporta un succès extraordinaire, fut réédité sept fois en version intégrale aux XVIIIe, XIXe, et XXe siècles (Hambourg, P. Fauche, 1798-1799, 5 vol. ; Augsbourg, Les libraires associés, 1799, 4 vol.; Brunswick, 1800 ; Hambourg, P. Fauche, 1803 ; Lyon, Théodore Pitrat, 1818 ; Lyon et Paris, Théodore Pitrat et Heu fils, 1837 ; Chiréen- Montreuil, D.P.F., 1974, 2 vol.), neuf fois en version abrégée, et fut traduit dans les principales langues européennes.
 
Cet ouvrage a exercé une grande influence dans l'histoire des idées et ses détracteurs, aussi bien que ses partisans, reconnaissent l'importance de son rôle dans l'historiographie révolutionnaire et dans le courant de pensée contre-révolutionnaire et anti-maçonnique.
 
La réédition de 1974 étant épuisée depuis plusieurs années, et les éditions anciennes étant rares et onéreuses sur le marché de l'occasion, l'ouvrage était difficilement accessible aux chercheurs; les éditions anciennes qui se trouvent dans les grandes bibliothèques publiques présentent l'inconvénient d'être d'une lecture fastidieuse à cause de la désuétude de l'orthographe, de la présence de nombreuses abréviations - particulièrement dans les références bibliographiques - et surtout d'être dépourvues de tout index.
 
Les Éditions de Chiré ont donc décidé de mettre à la disposition des chercheurs et du public cultivé une nouvelle édition intégrale, moderne et pourvue d'instruments de recherche efficaces ; elle a été établie à partir du texte de l'édition de 1818, revue et corrigée par l'abbé Barruel lui-même, qui fut la dernière publiée du vivant de l'auteur.
 
Cette édition 2005 est précédée d'une nouvelle préface biobibliographique de quarante quatre pages, corrigée et considérablement augmentée par rapport à celle de l'édition de 1974, de manière à prendre en compte les plus récents travaux historiques sur le sujet. Elle a, de plus, été pourvue d'un certain nombre de notes infrapaginales ajoutées au texte de Barruel (avec la référence NDLE), pour corriger certains lapsus de l'auteur ou pour identifier des personnages dont Barruel ne donnait que les initiales.
 
L'index des ouvrages cités par Barruel, qui avait déjà été fait pour l'édition de 1974, a été corrigé et complètement révisé, de nombreux titres omis en 1974 ont été ajoutés ; lorsque Barruel avait donné ses références de manière abrégée ou approximative on les a faites suivre d'un complément, d'une rectification ou d'un commentaire entre crochets ; on a ajouté, dans la mesure du possible, le nom de l'auteur de chaque ouvrage cité. Le but étant de permettre au lecteur contemporain de mieux comprendre la documentation utilisée par Barruel.
 
L'index onomastique a non seulement été corrigé et complété, mais encore entièrement remanié. Les personnages cités ont été identifiés, dans la mesure du possible, et on a indiqué brièvement leurs dates de naissance et de décès ainsi que leurs fonctions ; leur appartenance éventuelle à la maçonnerie ou à l'illuminisme - qui a parfois donné lieu à d'âpres polémiques - a été précisée en utilisant les répertoires d'Alain Le Bihan, ainsi que les plus récents travaux maçonnologiques. On a insisté sur la biographie des personnages peu connus, dont beaucoup ont joué un rôle important aussi bien au sein des sociétés secrètes que dans la préparation et le déroulement de la révolution.
 
Un effort particulier a été fait pour les noms des sociétés maçonniques ou paramaçonniques, qui ont été regroupés et accompagnés d'un bref commentaire historique.
 
Cette nouvelle édition mérite de figurer dans toute grande bibliothèque ou institut de recherche intéressés par l'histoire des idées et l'historiographie révolutionnaire.
 
Abbé Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme, Chiré-en-Montreuil, Éditions de Chiré, 2005, 2 volumes (LV + 502 et 638 pages), 21 x 13,8 cm, (vente par correspondance : à SA DPF, BP 1, 86190 Chiré-en-Montreuil).

(La gazette Royale, fichier pdf, n° 105, p. 20-21). 

Je confirme l'excellence de cette nouvelle édition des Mémoires, avec ses deux index onomastique et des ouvrages cités; très belle couverture en papier glassé cartonné blanc. 
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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 16:56
La Monarchie absolue de droit divin, Impostures et réalités

La Gazette Royale, (fichier PDF)

 

 

« Les rois, comme rois, n’ont rien à eux que le droit, ou plutôt le devoir, de tout conserver à la société, dont ils sont les tuteurs et les chefs … » (Louis XVI) (Cit. dans G. Boissy, Paroles choisies des rois de France. Paris 1921). 

 

 

« Pour reprendre une formule récente (F. Bluche, Louis XIV. Paris 1986. p. 11.), une « légende noire » court sur la royauté des XVIIème et XVIIIème siècles, et se résume dans l’arbitraire d’un pouvoir étouffant la liberté, qu’illustrent les trop fameuses lettres de cachet par lesquelles quiconque serait emprisonné sur simple décision du roi » (Jean Barbey, Être roi. Fayard 1992. p. 7.)
 
Cette vision fallacieuse de la monarchie prend naissance et se développe dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, à partir notamment de mises en parallèle entre le régime politique français, et la monarchie parlementaire à l’anglaise – ou tout du moins ce que les hommes comme Montesquieu croyaient en avoir compris (Plusieurs historiens anglais, non radicaux, ont fait une critique sévère de la naïveté des remarques de Montesquieu sur la monarchie de leur pays).
 
Le paradoxe est qu’au moment où se met en place, avec un réel succès dans « l’opinion éclairée », cette fantaisie, la France vit sous deux rois successifs, parmi les moins autoritaires de tous les Capétiens, et que, par ailleurs, pour la plupart des visiteurs étrangers, la France apparaît alors comme le pays européen le mieux policé – c’est à dire gouverné – et où chacun, quelle que soit sa condition, peut jouir de la plus grande liberté raisonnablement possible (Voltaire reprochera alors à l’autorité royale non pas d’être tyrannique, mais au contraire de ne pas être assez ferme...) Si la chose n’avait pas été aussi dramatique, rien n’apparaîtrait aussi grotesque que la foule délirante allant prendre la Bastille afin d’en libérer de malheureux prisonniers, pour trouver les cachots vides et cette si terrible forteresse gardée par quelques invalides de guerre que cette courageuse troupe d’émeutiers s’empressera de massacrer.
 
Les historiens du XIXème siècle, imbus de préjugés hérités de la Révolution et de plus convaincus de l’existence d’un sens progressiste de l’histoire, vont faire du terme « absolutisme » appliqué à l’ancienne monarchie comme une marque d’infamie, heureusement effacée par les « lumières philosophiques » et l’émergence de nouvelles valeurs et de nouveaux principes d’organisation politique...
 
Tout en restant fidèles à l’idée monarchique, certains courants royalistes de l’époque de la Restauration vont contribuer au discrédit qui frappe dès ce moment l’État royal à partir de Louis XIV.
 
Plaçant leur idéal dans la monarchie telle qu’ils supposaient qu’elle avait fonctionné sous saint Louis ou Henri IV, ils entendaient se placer sous l’emblème d’une « monarchie tempérée » dont la mesure et l’équilibre auraient été perdus de vue à partir du Roi Soleil.
 
Or le paradoxe majeur que ni les uns ni les autres n’ont perçu, c’est que la monarchie capétienne est restée jusqu’au bout mesurée et équilibrée – ou tout au moins elle a constamment tenté de le faire – et que c’est avec la Révolution puis l’Empire que s’est mis en place un État d’un genre nouveau, un État véritablement absolu et qui n’a jamais cessé d’étendre son emprise sur tous les aspects de la vie des individus et des groupes, comme on ne cesse de le constater encore de nos jours.
 
Quels griefs véhicule l’étiquette, péjorative pour les Modernes, d’« absolutisme royal » ?
 
Tout d’abord l’absence de participation du « peuple » à la désignation de l’autorité suprême, puisque chaque nouveau roi est reconnu comme tel en fonction de règles héréditaires. Face au caractère hasardeux de ce mode de désignation, on oppose l’aspect rationnel d’un processus de sélection du détenteur de l’autorité grâce aux mécanismes de l’élection.
 
D’autre part, on dénonce dans le fonctionnement de l’autorité royale un pouvoir décisionnel unique s’exerçant sans « contrepoids » et donc sans responsabilité politique, et en outre un pouvoir absolu, c’est-à-dire sans limites, puisqu’il n’existait alors aucune constitution écrite fixant des limites à l’arbitraire supposé du pouvoir.
 
Quant au premier grief, il est aisé de répondre que l’observation du fonctionnement politique des sociétés démocratiques est bien loin de confirmer le postulat de la rationalité des choix électoraux.
 
Les hommes politiques sont supposés être élus sur la base d’un programme d’action gouvernementale, lui-même supposé avoir fait l’objet de discussions libres et de confrontations en toute transparence, et finalement choisi ou écarté par les électeurs sur la base d’arguments purement rationnels.
 
Or on multiplierait sans difficulté le nombre d’exemples où l’on voit l’heureux élu s’empresser de tourner le dos à son programme dès le lendemain de sa victoire. Il suffit de se rappeler le sinistrement fameux « je vous ai compris » de De Gaulle en mai 1958 et ce qui s’en est suivi. Quant à l’élection de Hitler et de quelques autres dictateurs de moindre envergure par le mécanisme du suffrage universel, la chose se passe de commentaires.
 
Un journaliste anglais formulait récemment cette observation typiquement machiavélienne et donc moderne : qu’un « grand » homme politique se remarque au fait qu’il est capable de conduire, lorsqu’il est au pouvoir, une politique diamétralement opposée à celle pour laquelle il a été élu.
 
Quant au deuxième grief, s’il est clair qu’il ne nous apprend rien sur le fonctionnement de la monarchie, il nous apprend beaucoup sur les traits fondamentaux de l’état d’esprit des Modernes.
 
Ainsi :
- une vision égalitariste des hommes aboutit à considérer que « tous les hommes se valent », ce qui n’est qu’une autre façon de dire « les autres ne valent pas mieux que moi ». Dès lors, il n’y a aucune raison que je fasse confiance à qui ce soit, pour se comporter mieux que je ne le ferais si j’étais à sa place. Il n’y a donc aucune raison de croire que le roi pouvait être à certains égards un homme hors du commun, et pas davantage de croire que les sujets du roi obéissaient volontairement, par confiance et même amitié pour l’institution royale, et non pas par crainte ;
 
- le relativisme moral a pour effet de considérer qu’aucun principe moral ne peut suffire à servir de fondement à la rectitude de l’action. D’autant que ceux que l’on a appelés les « maîtres du soupçon » (Marx, Nietzsche, Freud) nous ont appris que les principes moraux étaient en fait des rationalisations destinées à justifier a posteriori les actes que nous avons commis, ou encore à renforcer notre pouvoir, notre domination sur autrui. Dès lors, il n’y a aucune raison de croire que le roi ne gouvernait pas prioritairement pour ses intérêts personnels, ceux de sa famille, ou encore pour satisfaire ses caprices ;
 
- la sécularisation radicale de la société moderne a eu pour conséquence de reléguer Dieu au rang de « petite divinité » intime – un peu à la façon des dieux Lares des Romains – et de ce fait de considérer que la soi-disante Loi divine n’est rien d’autre qu’une morale personnelle, insusceptible en tant que telle de servir de fondement à l’institution politique. Dès lors, il n’y a aucune raison de penser que le roi gouvernait en se tenant dans les limites posées par le respect de la loi divine, de la loi naturelle et de la loi morale ; d’ailleurs la vie privée de certains etc. …
 
- la négation, du fait du scientisme ambiant, de l’idée classique de « nature humaine » a pour résultat de faire considérer par nos contemporains qu’il n’existe pas et qu’il n’a jamais existé – sinon dans l’illusion de la pensée « obscurantiste » - des lois naturelles dans lesquelles le droit positif devait s’ancrer. Dès lors les lois de la monarchie étaient aussi conjoncturelles et aussi éphémères que les nôtres, et n’étaient certainement pas plus respectées qu’aujourd’hui;
 
- l’historicisme, enfin, de la pensée moderne s’exprime à travers la certitude que nous sommes le produit du mouvement progressif de l’histoire, que nous sommes dès lors mieux informés et instruits que nos ancêtres, et que par là-même nous pensons mieux qu’eux. Il génère également la conviction que, du fait de notre suprématie intellectuelle sur nos devanciers, nous comprenons ceux-ci, ce qu’ils faisaient et ce qu’ils pensaient, mieux qu’ils ne se comprenaient eux-mêmes. Dès lors nous sommes capables de dévoiler le passé dans sa nudité, c’est-à-dire en écartant toutes les mystifications politico-éthicoreligieuses utilisées par les dominants de jadis pour assurer leur pouvoir sur les malheureux mystifiés.
 
En résumé, les Modernes, aveuglés par leurs sentiments de supériorité, sont incapables de pénétrer réellement dans le passé pour tenter de le comprendre de l’intérieur, tel qu’en lui-même et non pas tel que reconstruit par les idéologies et les préjugés. Ce que l’étroitesse de leur intelligence ne leur permet pas de comprendre, c’est qu’il puisse exister des mystères, dans le domaine de la Foi bien sûr, mais aussi dans le domaine du fonctionnement humain et social. Et dans le cas qui nous occupe ici, ce qu’ils sont incapables de comprendre, c’est ce qu’un auteur a appelé le « mystère de la monarchie ». (Jean Barbey. Op. Cit. p.9.)
 
Ce « mystère de la monarchie » se présente sous deux aspects étroitement liés.
 
D’une part on voit un homme qui se dit « Roi par la Grâce de Dieu », qui n’accède à la dignité royale de façon parfaite qu’après avoir reçu une onction sacrée, qui accepte que l’on parle de lui comme du « Roi Très Chrétien », qui entretient, avec le Fondement sur lequel repose son autorité, un tout autre rapport qu’un président de la République avec une abstraction que l’on appelle « la souveraineté populaire » et des mots d’ordre comme « Liberté, Égalité, Fraternité » qui, isolés de tout contexte, ne peuvent être que des slogans. (Parodiant Anatole France, on peut dire que la liberté, l’égalité et la fraternité républicaines sont ce au nom de quoi le riche et le pauvre sont tous deux autorisés à coucher sous les ponts.)
 
Le roi n’est donc pas un homme ordinaire dont la seule différence avec les autres serait qu’il est assis sur le Trône, alors que les autres restent aux pieds du même trône. C’est un homme dont l’existence s’inscrit dans une lignée de rois dont certains l’ont précédé et dont d’autres vont lui succéder. Il est formé dès son enfance au métier qu’il devra exercer plus tard : le métier de roi. Il est enfin le récipiendaire d’un charisme particulier : celui que reçoit tout détenteur de l’autorité dès lors qu’il est conscient de l’origine divine de son pouvoir et qu’il fait en sorte de ne pas trahir cette nécessaire subordination de l’autorité à ce qui la fonde.
 
C’est en raison de ces traits que le roi, s’appuyant sur la Loi divine et la loi naturelle qui en dérive, s’attache à maintenir le caractère absolu de son autorité tout en sachant limiter l’exercice de cette autorité à ce qui est conforme au bien de ses sujets. Certes, les libertés des sujets – pour mieux dire : les franchises et privilèges – n’étaient pas garanties par un texte écrit, une constitution. Et alors, combien la France a-t-elle eu de constitutions depuis 1789 ? L’Allemagne de Hitler et la Russie de Staline étaient-t-elles privées de constitutions ?
 
Par ailleurs, qui peut croire que la monarchie en France ait pu durer treize siècles, si l’autorité royale n’avait reposé que sur la contrainte physique, la coercition? D’où vient cette obéissance plus que millénaire ? Faut-il dire, comme les marxistes de tous bords, que nos ancêtres étaient « aliénés », c’est-à-dire comme étrangers à eux-mêmes, à leurs propres intérêts, victimes de « l’opium du peuple » - la religion - victimes de l’inculcation d’une « morale d’esclave » comme disait Nietzsche ? Ou bien faut-il penser comme La Boétie dans son Discours de la servitude volontaire qu’il y a chez la plupart des hommes une sorte de propension innée à s’en remettre à des « chefs » et à servir, une préférence à être le chien repu plutôt que le loup famélique ?
 
Ouvrons une parenthèse : si les hommes se laissent si facilement mystifier et aliéner, qui ne comprend qu’à partir de cette conception que l’on voit s’épanouir depuis les sophistes grecs jusqu’aux adeptes du « Führer prinzip », c’est le fondement théorique même de la démocratie qui est scié à la base ? Que la démocratie soit d’ailleurs impossible, on peut s’en convaincre aisément au vu de la confiscation du suffrage universel par les grands acteurs de la « politique spectacle » que l’on a pu observer au cours de cinq républiques.
 
Tout se tient ici, y compris le mépris d’un Voltaire pour le « peuple », ou les contradictions d’un Rousseau voyant dans la démocratie un régime politique qui ne serait applicable dans sa pureté qu’à des dieux, ce pour quoi il se résigne à faire de la contrainte le ressort fondamental de la démocratie réelle, puisque faute de les convaincre il faudra forcer les hommes à être « libres ». Fermons la parenthèse.
 
Le « mystère de la monarchie » tient tout entier dans cette alliance durable entre l’autorité qui venait d’en-haut et la confiance qui venait d’en-bas, c’est-à-dire à l’existence d’une légitimité reconnue par tous de la fonction royale et de ses manifestations, qu’elles soient législatives, administratives ou encore judiciaires. Ce « mystère » de l’alliance du roi et de son peuple tient simplement au fait que nos ancêtres, moins “intellectuels” que nous, plus sensés, savaient faire confiance à l’autorité pour réaliser l’harmonie entre le bien commun et le bien propre à chacun, et ce d’autant plus qu’ils concevaient eux-mêmes leur bien personnel comme étant indissociable du bien commun de la société.
 
Il existait, au-delà des différences culturelles entre le roi et les plus modestes de ses sujets, une vision commune du monde, de la vie, et de la place de l’homme dans la société. De ce fait, il se produisait aisément une sorte d’identification entre la volonté royale et leur volonté intime. Parler d’« identification » n’est pas introduire dans l’analyse politique, une sorte de « deus ex machina ».
 
D’une part le concept d’« identification », entendu comme les processus par lesquels chacun cherche à construire son identité personnelle mais en référence à une réalité extérieure, joue un rôle important dans les sciences humaines et sociales. (Les psychanalystes parlent de l’identification au père ou à la mère. Les sociologues disent que les Antillais ou les “beurs” souffrent d’un problème d’identité, etc.) Savoir reconnaître sa volonté particulière dans l’expression de sa propre volonté par un détenteur de l’autorité était, il n’y a guère, une expérience fréquente que ce soit dans la famille ou à l’école, bref dans toutes les situations où les volontés, quoique distinctes et plus ou moins éminentes, étaient néanmoins orientées vers l’obtention d’un même bien : l’éducation, l’instruction, la paix publique, etc.
 
Chez nos ancêtres, l’obéissance et la fidélité au roi reposaient non sur un pouvoir de contrainte - bien faible au regard des États modernes - mais sur une sorte d’effet d’optique, ce qui ne veut pas dire une illusion, toutes les volontés individuelles convergeant vers un point focal incarné par la majesté royale. Et ce qui permettait la réalisation de ce processus, malgré la distance géographique et sociale, c’était la présence de corps intermédiaires, qui constituaient une sorte d’échelon indispensable pour faire remonter les aspirations du peuple vers son souverain. Et dans l’autre sens, c’était la présence « sur le terrain » des représentants du roi, c’est-à-dire de l’administration royale, pour transcrire dans les réalités locales toutes les décisions prises par l’autorité royale.
 
Pour éviter toute ambiguïté, il faudrait encore dire que le processus d’identification précédemment évoqué ne relève ni d’une sorte d’idéalisme à travers lequel la pensée créerait son objet, ni d’un processus d’analyse rationnelle à la façon des politiciens modernes cherchant leur « créneau » à travers l’analyse des sondages. L’identification n’est pas une illusion, car elle repose sur un objet très précis, à savoir la capacité du roi à rendre, dès l’origine de la monarchie, la justice à ses sujets, puis, par la suite lorsque les moyens le permettront, à assurer « la paix du roi » et la « sauvegarde du royaume ». Par ailleurs, l’identification ne se réalisait pas à travers la lecture des discours royaux permettant d’en peser chaque mot à l’aune d’un esprit critique exacerbé, et bien entendu pas davantage à travers la vue du monarque en chair et en os - du moins pour la très grande majorité. C’est sur le mode rationnel, l’homme étant un animal calculateur, mais aussi symbolique que se nouait l’alliance entre le roi et ses sujets, un symbolisme qui reposait sur une étroite articulation entre l’univers religieux et l’univers politique. Le sacre apparaissait ainsi comme le point privilégié de jonction entre ces deux sphères qui, sous l’Ancien Régime, ne seront jamais perçues comme séparées par l’immense majorité des Français.
 
L’alliance ainsi nouée dès le haut Moyen-Âge entre le roi et son peuple, comme en témoignent les Laudes royales qui apparaissent au temps de Charlemagne, l’alliance entre la dynastie royale et les sujets du royaume, a-t-elle toujours fonctionné sur les mêmes fondements ? N’y a-t-il pas eu, à partir du XVIIème siècle, une sorte de radicalisation monarchique creusant un fossé de plus en plus large entre le roi et ses sujets, et qui contribuerait à expliquer, pour une large part, l’éruption révolutionnaire comme le produit d’une sorte de pression sociale trop longtemps contenue ? Autrement dit : ne s’est-il pas trouvé une époque à propos de laquelle on pourrait parler de “monarchie tempérée” et qui aurait été suivie par une seconde période, celle de la « monarchie absolue » ?
 
Il est évident, et personne ne songerait à le nier, que la monarchie des premiers capétiens, n’est pas exactement la même que celle de Louis XV et Louis XVI. Mais, il ne suffit pas de constater la présence de changements, encore faut-il voir si les évolutions relèvent du conjoncturel, de l’accidentel ou bien si c’est la substance même de la monarchie qui a été transformée.
 
Or, on peut affirmer deux choses : d’une part que, de Clovis à Louis XVI, l’essence profonde de la monarchie en France n’a pas changé, mais que d’autre part ce qui a changé c’est la capacité royale à réaliser l’unité politique du royaume et à promouvoir la grandeur de l’État royal tout en respectant les libertés des sujets.
 
 
Pour ce qui est de l’essence de la monarchie, elle se définit par quatre dimensions :
 
a) un monarque qui détient en son royaume une autorité absolue, c’est-à-dire souveraine, en ce sens qu’aucun centre de pouvoir qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur du royaume n’a la capacité et surtout la légitimité d’imposer au roi des bornes à l’exercice de son autorité;
 
b) le caractère absolu de l’autorité royale ne trouve son fondement ni dans le caractère ou le charisme exceptionnels des personnalités royales qui se sont succédées – ce serait le modèle des théocraties bibliques
 
- ni dans un contrat établi entre le roi et ses sujets établissant une délégation d’autorité sous réserve du respect des libertés – ce serait le modèle de la monarchie constitutionnelle - ni dans une soumission volontaire des sujets se déchargeant de toute responsabilité politique sur un roi auquel ils délivreraient une sorte de chèque en blanc - comme dans le cas des régimes d’exception. L’autorité royale trouve son fondement en Dieu, principe de toute autorité et dans l’action de la Providence divine intervenant au niveau des causes secondes ;
 
c) l’exercice de cette autorité absolue, ou souveraine, est finalisé par ce qui constitue l’essence de la fonction royale : rendre la justice et assurer le bien commun de tous les sujets ; mais la justice et le bien commun sont eux-mêmes des fins relatives ordonnées à une fin plus haute : la Gloire de Dieu et le Salut des hommes, de sorte que conjointement avec l’Église, mais dans la sphère temporelle qui est la sienne, la monarchie se reconnaît la mission d’oeuvrer pour inciter les hommes à être vertueux en promulguant de bonnes lois ;
 
d) dans son déploiement, cette autorité royale est ordonnée par le nécessaire respect de la Loi divine, de la loi naturelle, des lois fondamentales du royaume, des bonnes coutumes, et enfin par les lois civiles existant à un moment donné - ce qui n’empêche pas le roi de changer les lois civiles si les circonstances lui paraissent l’exiger, encore ne le faisait-il qu’avec prudence contrairement au « zapping » législatif permanent que nous connaissons aujourd’hui.
 
Or aucune de ces quatre dimensions n’a été substantiellement modifiée depuis le début de la monarchie franque jusqu’à la fin du XVIIIème siècle.
 
Si l’autorité royale ne connaît aucune altération au cours de ces treize siècles, les formes de son intervention, par contre, vont se trouver largement modifiées. Pour dire les choses en bref : on va assister à une progressive institutionnalisation de l’autorité royale qui se détache peu à peu de la personne du roi pour s’incarner dans l’État royal.
 
L’histoire de la monarchie en France.
 
Elle débute avec Clovis et la dynastie mérovingienne. Les apports des rois mérovingiens à la construction de la France font aujourd’hui l’objet d’une réévaluation par les historiens modernes. (« La royauté mérovingienne a eu l’immense mérite de donner naissance à la future France et d’assimiler de la romanité ce qui pouvait l’être » (J. Barbey, op. cit. p. 11). Tributaire néanmoins de la culture germanique et de l’état embryonnaire de la pensée juridique, elle ne parviendra pas à s’évader d’une conception patrimoniale du royaume ce qui débouchera sur une instabilité chronique et les luttes sanglantes que l’on connaît.
 
Avec les Carolingiens, et principalement Charlemagne, l’influence de l’héritage romain se renforce, grâce aux travaux des clercs, de sorte qu’au temps du grand empereur, on voit apparaître les premières fondations de ce que pourrait être l’État franc. Mais là encore, le poids de l’atavisme germanique reste trop pesant, de sorte que l’unité impériale va voler en éclats, et la France s’enfoncer dans une féodalité qui ruine le concept d’unité politique indispensable à l’avènement d’un État.
 
Les premiers Capétiens vont devoir louvoyer et jouer finement pour empêcher que l’idée royale elle-même ne sombre. Pourtant, peu à peu, leurs forces s’affermissent, grâce notamment au soutien indéfectible de l’Église, de sorte qu’à partir de Philippe-Auguste, le roi de France est devenu le suzerain - en théorie sinon toujours en pratique - de tous les féodaux.
 
Dès lors s’ouvre une deuxième période qui s’étend jusqu’au règne de Henri IV. Au cours de celle-ci on voit le royaume traverser de longues et difficiles épreuves, et alors qu’il semblait sur le point de sombrer on le voit providentiellement, tel un phénix, renaître plus jeune et plus fort. Une véritable administration civile et judiciaire couvre peu à peu le territoire, des ressources nouvelles et permanentes sont dégagées au profit du trésor royal, un embryon d’armée permanente apparaît au XVème siècle.
 
Dégagé tant de l’hypothèque que faisait peser le Saint Empire, que des interventions parfois excessives de la papauté, et enfin les « Grands » ayant été mis au pas, le roi peut se dire « empereur en son royaume ». En bref l’État royal est né.
 
Pourquoi marquer une coupure avec le règne et la mort de Henri IV ? Est-ce pour indiquer que l’on serait alors passé d’une « monarchie tempérée » à une « monarchie absolue de droit divin » ? Absolument pas. Les théoriciens du « pouvoir absolu et divin des rois » comme Cardin Le Bret n’ont fait qu’obscurcir inutilement une question qui était tranchée depuis longtemps, depuis, peut-on dire, le premier sacre royal. Plus exactement ces théoriciens ont fait oeuvre de polémistes pour contrebalancer les influences délétères des juristes protestants, voire, à un degré certes moindre, de théologiens catholiques comme Suarez. Enfin, sans peut-être l’avoir voulu, des hommes comme Loyseau et Cardin Le Bret ont alimenté en justifications théoriques les revendications des magistrats parlementaires affirmant que le droit de juger était d’essence divine et qu’ils tenaient leur mission « de droit divin » et non pas de « droit royal ».
 
Qu’il n’y ait rien de fondamentalement nouveau dans ces écrits des théoriciens absolutistes, on en verra le témoignage dans le fait que de Loyseau à Bossuet en passant par Le Bret, on retrouve toujours la même affirmation qui court depuis des siècles : les lois fondamentales bornent le pouvoir royal au même titre que les lois de Dieu, ce à quoi Bossuet dans son ouvrage sur la Politique tirée de l’Écriture sainte ajoutera que le roi « doit garder les anciennes maximes sur lesquelles la monarchie a été fondée et s’est soutenue ». N’est-ce pas Louis XIV, d’ailleurs, qui se félicitera de son « heureuse impuissance » à modifier les lois du royaume. (Voir J-L Thireau : Les idées politiques de Louis XIV. Paris 1973.)
 
Répétons-le, l’autorité royale ne change pas d’essence de 1610 à 1789. Certes, les États-Généraux cessent d’être réunis, plus tard ce seront les assemblées de notables, les Parlements se verront privés du droit de remontrance par Louis XIV. Mais il est erroné de voir dans ces mesures la marque d’une sorte de radicalisation absolutiste de l’autorité royale. En fait, d’une part les troubles du XVIème siècle et plus récemment de la
Fronde ont démontré que ces structures, principalement les parlements, jusque-là orientées, malgré quelques dérives, comme la monarchie elle-même vers la recherche du bien commun, étaient devenues des chambres de résonance pour toute idéologie ou slogan à la mode qui se donnaient pour visée d’abaisser l’Église, le
 
Trône, ou les deux. Chambres de résonance, mais aussi foyers d’agitation et de critique permanente à l’égard de l’action politique de la monarchie, avant de devenir le principal obstacle à toutes les tentatives par lesquelles l’État royal tentait de se réformer.
 
Or, il faut considérer également que les problèmes politiques et administratifs étaient devenus au fil du temps d’une complexité croissante. 
Il suffit de songer à l’importance des rouages administratifs civils et militaires indispensables pour suivre de près l’évolution de la situation internationale en ces temps de guerres quasi-permanentes
 
– au moins sous Louis XIV – et de renversements d’alliances incessant ; à la nécessité de maintenir une rentrée régulière des ressources fiscales, celle de recruter, former, entretenir une armée et une marine nombreuses, au nécessaire suivi des entreprises coloniales, sans oublier les missions premières dans l’ordre interne : assurer le bon fonctionnement de la justice et le maintien de la Paix du roi. Dans un tel contexte, on comprend qu’un roi comme Louis XIV et à un moindre degré Louis XV, aient considéré que la nécessaire cohésion du royaume, l’indispensable mobilisation des énergies, ne pouvaient guère s’accommoder d’un parlementarisme bavard uniquement préoccupé par ce que Marx aurait appelé des « intérêts de classe », non plus qu’avec des États Généraux incapables de s’élever au-delà des préoccupations de leurs paroisses. 
Ainsi, une fois encore, c’est à partir des faits, des leçons de l’expérience, et non pas pour mettre en oeuvre une construction idéologique qui en elle-même n’apportait rien que l’on ne sache déjà, que s’est manifesté un nécessaire renforcement de l’autorité royale. (Renforcement d’ailleurs très relatif si l’on se souvient que Voltaire ne reprochait pas à la monarchie ses excès mais plutôt ses faiblesses dans l’exercice de son autorité.)
 
Cela dit, si l’autorité royale se renforce dans tout le royaume, cette évolution est principalement due au fait que ce sont les capacités d’action de la monarchie qui se sont renforcées et non le poids de l’autorité qui s’est accru. Pour des raisons précédemment évoquées, mais aussi pour d’autres – accroissement de population et lutte contre les famines, intensification du commerce international, migrations des campagnes vers les villes etc. - le poids de l’État royal se renforce parce que d’une part les besoins de l’État sont en croissance continue pour la guerre, mais aussi parce que les besoins des sujets sont eux aussi en croissance continue. De ce fait l’administration ne cesse de s’étoffer, de se répandre sur le territoire, de prendre en charge de nouveaux aspects de la vie économique et sociale qui jusque-là relevaient de la coutume et de l’initiative privée.
 
Cette emprise accrue de l’État devenait-t-elle tyrannique ? Il suffit de songer qu’au XVIIIème siècle il existe un corps d’à peine 3.000 gendarmes qui quadrillent le territoire y compris dans les endroits les plus isolés. Leur rôle est de veiller à l’exécution des lois et des règlements, de lutter contre la criminalité
 
- la Paix du roi est parfaitement assurée au temps de Louis XIV - mais aussi de faire remonter des informations de la périphérie vers le centre, et enfin, de « montrer le drapeau » à l’occasion des « chevauchées » qu’ils diligentent de façon régulière.
 
Tyrannique, la monarchie ?
 
Mais combien de militaires, gendarmes et policiers sont mobilisés pour un déplacement présidentiel de 24 heures – et l’on n’évoquera même pas la visite d’un président des États-Unis. Charles VII est le premier roi à s’entourer d’une troupe d’élite : les gardes écossaises.
 
A la fin du XVIème siècle, ils sont 7.000 à assurer la protection de l’Hôtel du Roi et du monarque dans ses déplacements par des routes souvent encore insécures. La courbe de ces effectifs atteint son maximum vers 1690 : ils sont alors environ 10.000. Ce sont d’ailleurs des troupes d’apparat autant que des gardes du corps, mais aussi des troupes de combat qui se mêlent à la bataille en temps de guerre.
 
Vient le règne de Louis XVI et les meilleures troupes, celles spécialement attachées à la personne du roi, sont dissoutes en 1775 sous prétexte de faire quelques économies. Mesure suicidaire, dira-t-on, voilà le « tyran sanguinaire » dénoncé par les « patriotes » qui se met à la merci d’une émeute de mégères comme on le verra en octobre 1789 !
 
[Note du Blog Christ-Roi. François Bluche a pu parlé d'un "despotisme de la faiblesse"... (F. BLUCHE, La Vie quotidienne au temps de le Louis XVI, Hachette, 1980, p.47, cité dans Stéphane RIALS, La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, Pluriel Inédit, Hachette, La Flèche 1988, p. 28)]
 
Combien de régimes politiques la France a-t-elle connus depuis 1789 ?
 
Quatre monarchies, deux empires, cinq républiques, sans compter un certain nombre d’intermèdes éphémères. Une seule monarchie a régné en France au cours de treize siècles. Qui peut croire que nos ancêtres avaient à ce point l’âme servile pour ne pas résister par tous les moyens à leur disposition à ce qu’ils auraient considéré comme une insupportable oppression – et alors que les rois de leur côté en possédaient si peu pour résister à des soulèvements populaires ?
 
S’ils ont si longtemps soutenu de leurs forces et de leurs prières la personne des rois et l’exercice des fonctions royales, c’est indépendamment de toute autre considération morale qu’ils y trouvaient un avantage certain : « Celui d’unroi qu’une légitimité héréditaire place hors des compétitions pourle pouvoir qui aujourd’hui détournentpériodiquement vers elles l’énergiepolitique » (J. Barbey. Op.cit. p. 460.)
 
Le président de la République peut se prétendre au-dessus des partis et se présenter comme le « président de tous les Français », immédiatement après avoir été élu par généralement un Français sur trois, personne n’est dupe. Le roi, lui, se tenait véritablement au-dessus du jeu des intérêts particuliers, des conflits entre groupes sociaux et des querelles de personnes. Et si son autorité était considérée comme absolue, c’est bien pour signifier qu’il n’était l’otage d’aucun « groupe de pression », d’aucune idéologie partisane, qu’il n’était le faux-nez d’aucun intérêt privé, fût-ce celui d’un pair du royaume.
 
Qu’était ce monarque absolu de droit divin, si ce n’est l’arbitre, le régulateur, le modérateur de la conflictualité sociale, mais aussi celui qui insufflait comme une âme à la nation rassemblée autour de lui.
 
En fin de compte, si les sujets ont adhéré si longtemps à l’institution monarchique et soutenu l’État royal, c’est parce qu’à leurs yeux le roi s’identifiait avec la communauté nationale comme eux s’identifiaient avec la personne royale. Mais, au-delà même de cette vision purement temporelle du roi comme garant de l’intérêt national et du bien propre de chacun, le roi était perçu, sinon comme l’image de Dieu puisque chaque homme l’est aussi, mais comme le canal privilégié par lequel le Divin venait s’inscrire au coeur de l’histoire de la patrie." 

(
La Gazette Royale, fichier PDF, avril - mai - juin 2006, n° 107, p. 10-17).
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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 15:17
FRANCE > Politique
16h04>Jean-Marie Le Pen : Le traité simplifié marque "la fin de la France" 

Fil news - LCI
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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 18:07
"Niafles est tombé sous les coups de 200 manifestants qui, avec l'aval de l'évêque et du maire, ont empêché la Messe de ce matin et repris l'église. 

"M. l'abbé Néri a tenté d'expliquer à cette foule armée de pioches (on se croirait reportés 200 ans en arrière ! ) que les fidèles n'étaient là que pour prier... Peine perdue. La gendarmerie a dû appeler des renforts et a protégé les fidèles qui se sont trouvés en réelle difficulté... Certains ont été blessés légèrement. La Messe a été dite en plein air sur la propriété d'amis".

Les forcenés de Saint-Martin. Ce qu'ils réclament ? Pouvoir continuer à suivre la messe en latin selon le rite tridentin de saint Pie V, avec un prêtre se tenant dos aux fidèles. Un rite abandonné depuis le concile de Vatican II mais suivi pendant quarante ans par l'ancien curé de l'église de Niafles, l'abbé Chéhère, décédé en mars à 94 ans. Liberté religieuse dans cette belle démocratie, les villageois, instrumentalisés par le maire socialiste, ont décidé d'expulser les traditionalistes qui - outrage - seraient... du Front National.

"Tous ces faits sont advenus sous le regard du maire de Niafles et sous l'entière responsabilité de monseigneur Maillard, évêque de Laval qui nous refuse toujours la concertation pourtant promise."

                                                                                       ****

Add. dimanche 24, Niafles est tombé; Videos, via le Forum catholique

L'attaque

Le Sermon "Mon Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font".

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 17:57
L'ouverture à gauche de Sarközy est révélatrice de ce qu'Yves-Marie Adeline appelle l'effet de cliquet. Le fondateur d'Alliance Royale l'explique dans son livre La droite piégée, 1996, (Entretien video Vox Galliae):

"Nous sommes des gestionnaires de droite dans un régime de gauche. A chaque parti politique d'en entretenir le contenant; mais on n'a pas de prise sur le contenu. ... [L]a droite ("droite" traditionnelle, légitimiste qui n'est pas la droite d'affaires, bourgeoise, libérale, orléaniste, celle qui a fait la Révolution et qui se trouve aujourd'hui au pouvoir) dans un régime comme celui-là ne peut être que locataire des institutions et ne peut pas en être la propriétaire.

La droite n'a pas l'inititative des changements; son rôle est juste pour faire tampon, par périodes, vis-à-vis de la gauche. C'est Lénine qui disait: "Deux pas en avant, un pas en arrière, puis deux pas en avant, un pas en arrière". 

Autrement dit, le pas en arrière qui est un peu le conservatisme de droite, est là en réalité pour consolider non pas les deux pas en avant, mais au moins le premier pas en avant. Puis ensuite, on repart en avant; la gauche récupère à chaque fois son témoin. ... 

Phénomène de cliquet: toute avancée produite par la gauche se fait selon un mouvement non rétrogradable comme un filet de tennis que l'on élève; on ne peut pas revenir en arrière. Et la droite ne revient jamais en arrière. Quand elle est tentée de le faire, et encore, sur les moeurs, le social ou l'économique, la droite a du mal à revenir en arrière; regardez les 35 heures. 

Donc on est vraiment dans un système de cliquet, ce qui fait que ce régime avance toujours vers la gauche, vers la Révolution, vers une sorte de Révolution permanente."

Cette brillante analyse d'Yves-Marie Adeline a déjà été développée en 1932 par Albert Thibaudet (Les Idées politiques de la France, Paris, Librairie Stock, 1932, p. 36) qui parlait de mouvement sinistrogyre (du latin sinister, qui est à gauche, s'oppose à dextrisme, du latin dexter, qui est à droite) pour décrire la démocratie, "une sorte, écrit P.-A. Taguieff, de création continuée qui "va globalement vers la gauche, la gauche étant comme attirée par l'extrême gauche, et la droite déportée vers la gauche. ... [O]n ne saurait être de gauche, on ne peut que le rester en étant de plus en plus à  gauche. On ne peut rester progressiste qu'en se montrant de plus en plus "progressiste". Tout arrêt sur la voie de la gauchisation indéfinie est aussitôt stigmatisé comme indice de position "réactionnaire". En témoigne le passage à droite du libéralisme, originellement situé à gauche" (Pierre-André Taguieff, Les Contre-réactionnaires, Le progressisme entre illusion et imposture, Denoël, Mesnil-sur-l'Estrée 2007, p 12).
 
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Entretiens videos d'Yves-Marie-Adeline à Vox Galliae
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