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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 11:57
Blog d'Yves Daoudal: "Dans sa lettre de mission au ministre de l’Economie, Nicolas Sarkozy demande à Christine Lagarde de travailler sur « l’autorisation du travail le dimanche pour les salariés volontaires ».

Le motif est qu’il faut « libérer le travail »...

Il faut certes libérer le travail. Mais pendant les jours de travail. L’objectif d’un gouvernement respectueux des hommes, à défaut d’être respectueux de la religion, devrait être d’en libérer le dimanche."

Or ce travail le dimanche a été prophétisé en 1881 par
Marie-Julie Jahenny (1850-1941), en ces termes :

Marie Julie Jahenny (1850-1941)


"Mes enfants, le travail du dimanche!... Bientôt on ne verra plus que quelques chrétiens assister aux offices! Les confessionnaux se videront... Mes enfants, c'est le blasphème qui met l'enfer sur terre. J'ai bien de la peine pour le clergé. Je vois que, dans une quantité de plus en plus grande de prêtres, l'esprit faiblit chaque jour. Beaucoup de pasteurs ne sont plus, comme l'étaient plusieurs de nos prêtres, résolus à mourir dans l'honneur de leur saint ministère" (9 août 1881).

(Pierre Roberdel, Les Prophéties de la Fraudais de Marie-Julie Jahenny, Editions Résiac, Montsurs 1974, p. 272.)


* Les prophéties pour la France de Marie-Julie Jahenny (1850-1941)

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 07:30
ENTREVUE DE LA REVUE “IESUS CHRISTUS”
À MONSIEUR L'ABBÉ CHRISTIAN BOUCHACOURT,
SUPÉRIEUR DE DISTRICT DE L'AMÉRIQUE DU SUD
 


Traduction de l'espagnol au français

Revue “Iesus Christus”: Le 7 juillet dernier est enfin paru le Motu Proprio, tant annoncé donnant aux prêtres la liberté de célébrer la Messe traditionnelle. Quel est votre sentiment en face à la parution de ce document?

M. l’abbé Bouchacourt: On ne peut que se réjouir de voir qu’enfin la Messe Tridentine retrouve ses droits dans l’Eglise d’aujourd’hui. Cependant, en soi, ce document n’était pas nécessaire. Comme le dit le Motu Proprio avec clarté «cette liturgie n’a jamais été abrogée» (article 1). Ainsi la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X a-elle eu raison de continuer contre vents et marées à célébrer ce rite en employant le missel de 1962. Mais comme de fait, depuis 1969 jusqu’à aujourd’hui, les autorités ecclésiastiques ont agi comme si ce rite de la messe traditionnelle avait été abrogé en sanctionnant très souvent les prêtres qui voulaient le célébrer, il est très heureux que cette liberté soit reconnue de façon officielle.
Je voudrais souligner que cette avancée, constitue une victoire posthume de Mgr Lefebvre et de Mgr de Castro Mayer qui furent mis au ban de l’Eglise en raison de leur fidélité à ce rite multiséculaire. Sans ces deux évêques, la Messe de Saint Pie V aurait disparu de la face de la terre.

... Revue “Iesus Christus”: Dans sa lettre aux prêtres et aux fidèles, Mgr Fellay a manifesté la satisfaction de la Fraternité Saint Pie X de voir le droit de la Messe de Saint Pie V reconnue. Peut-on dire pour autant que la crise qui secoue l’Eglise depuis des décennies est en passe d’être résolue?

M. l’abbé Bouchacourt: Je vous le disais, cette décision est un pas très positif. Il faut souligner avec bonheur que c’est non seulement l’usage du missel traditionnel qui est autorisé mais aussi celui du bréviaire et du Rituel des sacrements de 1962 , ce qui produira un bien immense aux âmes. Cependant le chemin reste encore long pour que se termine cette crise qui a causé tant de dégâts dans l’Eglise depuis 50 ans. En effet, comme le souligne le Pape dans sa lettre aux évêques, notre combat à des racines plus profondes que le seul rétablissement de la Messe de Saint Pie V. Il a aussi des racines doctrinales. Si la messe a retrouvé un droit de cité dans l’Eglise il faudra que la Tradition intégrale retrouve elle aussi ce même droit de cité. La doctrine alimente et soutient la prière et la liturgie. En 1969, c’est parce que la Messe Tridentine était considérée comme incompatible avec la nouvelle théologie conciliaire qu’elle a été changée. Cet écart qui s’est creusé avec les années demeure après son rétablissement. Il faudra maintenant qu’avec la réhabilitation du rite Tridentin on revienne à la doctrine conforme à ce rite. Lex orandi, lex credendi.

Revue “Iesus Christus”: Pouvez-vous préciser votre pensée?

M. l’abbé Bouchacourt: Oui, il faut avoir présent à l’esprit que lors du Concile Vatican II (1962-1965), tous les évêques de rite latin présents célébraient encore la Messe dite de Saint Pie V. La réforme que nous connaissons est arrivée en novembre 1969. Et pourtant, ce sont ces mêmes évêques qui dans leur immense majorité ont voté les textes qui empoisonnent l’Eglise de l’intérieur comme ceux sur la liberté religieuse, la collégialité et l’œcuménisme. Il faudra bien que dans un futur proche, ces textes soient étudiés à la lumière de l’enseignement multiséculaire de l’Eglise. Il faut reconnaître en effet que ces textes et les réformes qui les ont accompagnés ont constitués une véritable rupture avec ce que l’Eglise enseignait depuis près de 2000 ans.

Revue “Iesus Christus”: On lit souvent dans les média que la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X veut le rétablissement de la Messe en latin. Avec ce motu proprio, la voilà donc comblée!

M. l’abbé Bouchacourt: Le Cardinal Castrillon Hoyos, en mai dernier lors de la réunion du C.E.L.A.M. devant tous les évêques d’Amérique latine rassemblés disait que l’utilisation du missel de 1962 était «une richesse qui s’ajoute à celle non moins précieuse de la liturgie actuelle». Il voudrait que ce Motu Proprio soit l’occasion réconcilier l’Eglise conciliaire avec la Tradition. Pour lui, Les temps que nous sommes en train de vivre ne seraient qu’une continuité de la Tradition vivante. C’est une erreur! Depuis 50 ans l’Eglise a voulu se réconcilier avec l’esprit du monde. C’est «une liaison adultère» qui a donné des fruits bâtards. Mgr Lefebvre a dénoncée cela en son temps. L’Eglise n’est pas du monde. Le Christ l’a dit à ses apôtres juste avant son agonie au jardin des oliviers. Le monde n’a cessé de combattre le Christ et son Eglise durant toute l’histoire. Vouloir les réconcilier est non seulement un leurre mais une faute. Le monde doit se convertir au Christ et non l’Eglise se convertir au monde. Avec la nouvelle messe, les nouveaux sacrements, le nouveau catéchisme, le nouveau code de Droit canonique on a vu les églises et les séminaires se vider, les sectes proliférer. Chaque jour en Amérique latine 6 à 8000 catholiques quittent l’Eglise. C’est un drame. Ce sont les fruits amers que le concile avec ses principes faux, sa doctrine révolutionnaire et ses réformes a fait germer. Le véritable renouveau de l’Eglise passe non seulement par une restauration liturgique mais aussi par une réhabilitation de la doctrine traditionnelle dans l’Eglise. La Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, à sa place, est prête à apporter son concours pour aider à une telle restauration. Notre attachement à la Messe traditionnelle n’est pas sentimental, il est doctrinal. C'est-à-dire fondé sur l’enseignement des Pères et des docteurs de l’Eglise. Sur celui des Papes et des saints. L’Eglise n’a pas commencé il y a presque 50 ans avec le Concile Vatican II. Elle a 2000 ans de Tradition. Ses racines sont profondes et on ne peut pas les occulter.

Revue “Iesus Christus”: Vouloir tout cela, n’est-ce pas un peu utopique?

M. l’abbé Bouchacourt: Le monde est toujours pressé et veut des résultats immédiats. Dieu a l’éternité devant Lui. Il a préparé pendant des milliers d’années le peuple élu pour qu’il accueille le Verbe Incarné. De même, après sa sortie d’Egypte, le peuple juif a erré pendant quarante ans, en faisant des ronds dans le désert avant d’atteindre la Terre Promise. Seuls les fils de ceux qui avaient fui pharaon y sont entrés. Tous les autres sont morts avant y compris Moïse! Dieu a peut-être le même plan pour mettre un terme à cette crise qui semble s’éterniser. Peut-être veut-il que tous ceux qui ont été les acteurs du dernier concile et de ses réformes aient quitté ce monde. Les passions alors vont pouvoir s’estomper et la réflexion nécessaire avoir lieu. Il faut prier pour hâter ces jours de renouveau et faire pénitence.

Revue “Iesus Christus”: Donc il faudra être patient! Espérez-vous enfin ces jours prochains, la levée de l’excommunication qui frappe les quatre évêques que Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer ont consacré?

M. l’abbé Bouchacourt: Nous n’avons jamais reconnu la validité de ces «excommunications». En sacrant des évêques en 1988, Mgr Lefebvre n’a pas voulu constituer une église parallèle comme le firent les évêques de l’Eglise patriotique de Chine en 1949 par exemple. Notre fondateur a attendu jusqu’à l’âge de 83 ans pour poser cet acte car il n’a trouvé aucun évêque pour ordonner ses séminaristes, donner les sacrements et enseigner la doctrine pérenne de l’Eglise. Comme il l’a dit lui-même c’était un «acte de survie de la Tradition». La suite lui a donné raison. Aussi, demander la levée du décret d’excommunication est une question d’honneur filial. Nous voulons que notre fondateur et les quatre évêques qu’il a consacrés pour sauver le sacerdoce catholique la Messe et la Tradition soient lavés de cette condamnation infâmante qui, bien que nulle, est brandie par beaucoup d’évêques pour dissuader les fidèles de fréquenter nos chapelle et prieurés. Sans une telle mesure, il nous sera difficile d’avoir confiance dans les bonnes intentions de Rome à notre égard. Espérons donc que cette mesure va suivre le présent Motu Proprio. Alors, comme le dit notre Supérieur Général, des «discussions théologiques» pourraient s’amorcer.

Revue “Iesus Christus”: Vous avez donc l’espoir qu’un jour la situation se normalisera entre la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X et Rome?

M. l’abbé Bouchacourt: L’espérance catholique qui se fonde sur Dieu et sur son aide, est ce qui demeure dans l’âme du baptisé quand l’espoir humain n’a plus sa place. Nous devons être animés par une très grande espérance car l’Eglise Catholique est divine par son origine et par l’assistance que le Christ son fondateur lui a promise jusqu’à la fin des temps. Cette normalisation comme vous l’appelez, demandera du temps. Peut-être beaucoup. Qu’importe, la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X ne travaille pas pour elle mais pour l’Eglise catholique. Le jour où la Tradition retrouvera tous ses droits, le problème de la Fraternité n’existera plus. Ce temps arrivera c’est certain. Dieu seul sait quand.

Revue “Iesus Christus”: Et pour conclure?

M. l’abbé Bouchacourt: J’invite tous ceux qui liront ces lignes à profiter de cette lueur d’espérance que nous donne ce Motu Proprio, pour lire les encycliques des Papes qui ont précédé le Concile Vatican II comme l’encyclique Pascendi Domini Gregis écrite par le Pape Saint Pie X il y a exactement 100 ans. Dans ce document comme dans les autres vous trouverez des réponses aux erreurs qui fourmillent dans l’Eglise et les motifs pour un retour à la Tradition que demande la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X depuis plus de 35 ans. Que Notre Dame de Fatima, dont nous célébrons le 90e anniversaire des apparitions, soutienne les efforts du Pape et qu’elle l’aide à prendre les décisions qui s’imposent pour hâter le triomphe de son Cœur Immaculé. Comme le dit Monseigneur Fellay dans sa lettre aux fidèles et aux prêtres, la Croisade du Rosaire lancée par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X après son Chapitre Général pour la libéralisation de la messe traditionnelle a manifestement touché le Cœur de la Vierge Marie en nous accordant ce Motu Proprio. Que notre ardeur à réciter notre chapelet quotidien en soit revigorée pour obtenir maintenant la complète restauration de la Tradition dans l’Eglise. Il me revient à l’esprit cette demande de la Vierge Marie lors de son apparition à Pontmain en 1870 en France: «Mais priez mes enfants, en peu de temps mon Fils se laisse toucher».
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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 12:10
Jean Madiran (Présent) via Le Forum Catholique

Depuis trente-sept ans, toute une génération de catholiques militants, membres religieux ou laïcs de l’Eglise militante (une génération élargie de 7 à 97 ans), a subi sans céder, a ouvertement contesté l’interdiction arbitraire de la messe traditionnelle. Nous pensons à nos morts : le cardinal Ottaviani, le P. Calmel, l’abbé Raymond Dulac, Mgr Renato Pozzi, Mgr Lefebvre, le P. Guérard. Et parmi les laïcs : Cristina Campo, Luce Quenette, Louis Salleron, Eric de Saventhem. La bienveillance pontificale est pour eux comme un souffle léger qui vient doucement apporter la paix sur leurs tombeaux. Où ils sont maintenant, ils n’en ont plus besoin. Mais c’est leur mémoire parmi nous qui s’en trouve apaisée et relevée.

• Dans le rayonnement de la bienveillance pontificale, Jeanne Smits, Rémy Fontaine, Jacques Trémolet de Villers ont immédiatement dit dans ce journal, et bien dit, à quelles graves et joyeuses réflexions incitent les dispositifs précis du Motu proprio. Il en est d’autres encore. A demain.

JEAN MADIRAN

Article extrait du n° 6376 de
Présent, du Jeudi 12 juillet 2007, p.1
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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 09:15

Zenit.org

Explications de Mgr Angelo Amato

 

ROME, Mardi 10 juillet 2007 (ZENIT.org) –« Eviter les interprétations erronées et réductrices » de l’enseignement de Vatican II sur la nature de l’Eglise, c’est, explique le secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, Mgr Angelo Amato, à Radio Vatican, le but de ce nouveau document intitulé « Réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine sur l’Eglise », accompagné d’un commentaire officiel (cf. ci-dessous in « Documents » pour les deux textes dans leur traduction officielle en français).

Le document est particulièrement important pour le dialogue œcuménique et s'attache à préciser le sens théologique du verbe « subsister » dans l’expression de Lumen Gentium: « Elle est l'unique Eglise du Christ que, dans le Symbole, nous reconnaissons comme une, sainte, catholique et apostolique, que notre Sauveur, après sa résurrection remit à Pierre pour qu'il la paisse (Jn 21, 17). C'est elle que le même Pierre et les autres Apôtres furent chargés par lui de répandre et de guider (cf. MI 28, 18 ss), elle enfin qu'il établit pour toujours 'colonne et soutien de la vérité' (I Tim. 3, 15). Cette Eglise, constituée et organisée en ce monde comme une communauté, subsiste dans ('subsistit in') l'Eglise catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui, encore que, hors de cet ensemble, on trouve plusieurs éléments de sanctification et de vérité qui, en tant que dons propres à l'Eglise du Christ, invitent à l'unité catholique » (n. 8).

« Face à des interprétations erronées ou réductrices de la doctrine conciliaire, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi entend rappeler la signification authentique de l’expression 'subsistit in' qui se trouve dans la constitution dogmatique sur l’Eglise, Lumen Gentium ».

Pour ce qui est du terme « réponses » dans le titre du document, Mgr Amato précise: « C’est un genre qui n’implique pas des argumentations très articulées, propres par exemple, aux Instructions et aux Notes doctrinales. Dans notre cas, au contraire, il s’agit de quelques réponses brèves aux doutes relatifs à la correcte interprétation du concile. Concrètement, ce sont 5 questions et 5 réponses synthétiques qui se limitent à rappeler le magistère pour offrir une parole sûre en la matière ».

« La première question, résume Mgr Amato est de savoir si le concile œcuménique Vatican II a changé la doctrine antérieure sur l’Eglise. La congrégation répond en affirmant que le concile œcuménique Vatican II n’a pas voulu changer et n’a pas, de fait, changé cette doctrine, mais il a seulement voulu la développer, l’approfondir et l’exposer plus amplement, comme l’affirme avec clarté Jean XXIII au début du concile: 'Le concile (…) veut transmettre la doctrine catholique de façon pure et intègre, sans atténuation ni déformation' ».

Pour ce qui est de l’expression « subsiste », Mgr Amato explique: « La réponse de la congrégation cite le concile, et dit que le Christ a constitué sur la terre une seule Eglise : 'Cette Eglise (…) subsiste dans l’Eglise catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui'. La subsistance indique la continuité pérenne, historique, et la permanence de tous les éléments institués par le Christ dans l’Eglise catholique, dans laquelle concrètement se trouve l’Eglise du Christ sur cette terre ».

« D’aucuns, poursuit Mgr Amato, ont vu là un changement radical de l’enseignement sur l’Eglise. En réalité l’expression 'subsiste dans' réaffirme la pleine identité de l’Eglise du Christ avec l’Eglise catholique, et ne change pas la doctrine catholique sur l’Eglise. Mais elle exprime plus clairement comment, en dehors de l’Eglise, il n’y a pas de vide ecclésial, mais que l’on trouve de 'nombreux éléments de sanctification et de vérité', 'qui, en tant que dons propres de l’Eglise du Christ, poussent à l’unité catholique ».

... Pour ce qui concerne les communautés chrétiennes issues de la Réforme du XVIème siècle, Mgr Amato reconnaît une « blessure beaucoup plus profonde »: « Surgies après un millénaire et demi de tradition catholique, ces communautés n’ont pas conservé la succession apostolique dans le sacrement de l’Ordre, se privant ainsi d’un élément constitutif essentiel de l’Eglise. A cause du manque de sacerdoce ministériel, ces communautés n’ont pas conservé la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique. C’est pourquoi, selon la doctrine catholique, elles ne peuvent pas être appelées 'Eglises' au sens propre ».

... En conclusion, en éliminant les interprétations erronées sur l’Eglise, les 'responsa' contribuent à renforcer le dialogue œcuménique, qui, en plus de l’ouverture aux interlocuteurs, doit encore sauvegarder l’identité de la foi catholique. Ce n’est qu'ainsi que l’on pourra arriver à l’unité de tous les chrétiens en un 'seul troupeau et un seul pasteur' (Jn 10, 16) et guérir les blessures qui empêchent encore à l’Eglise catholique la réalisation plénière de son universalité dans l’histoire ».

 

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 08:57
Zenit.org

Entretien dans « Il Giornale »

ROME, Mardi 10 juillet 2007 (ZENIT.org) – « Jean Paul II comptait préparer un Motu proprio semblable à celui qui est aujourd’hui promulgué », révèle le cardinal Castrillon Hoyos au quotidien italien "Il Giornale" du 8 juillet.

La publication du Motu proprio de Benoît XVI, «
Summorum Pontificum », le 7 juillet dernier, constitue, explique-t-il, « une décision qui ouvre la voie au retour des fidèles lefèbvristes », confie le cardinal Castrillon au quotidien italien.

En tant que président de la
commission pontificale Ecclesia Dei, le cardinal Dario Castrillon Hoyos est le principal architecte des négociations entre Rome et les mouvements traditionalistes.

« La lettre du pape est claire, déclare le cardinal colombien. C’est une décision qui est partie du cœur et de l’intelligence d’un pape qui aime et qui connaît bien la liturgie. Il veut que l’ancienne liturgie, considérée comme un patrimoine, soit conservée, sans signifier pour autant qu’il y ait opposition avec la nouvelle messe. On a reçu à Rome des milliers de lettres dans lesquelles des personnes réclamaient cette liberté de pouvoir participer à l'ancien rite ».

Pour ce qui est de la continuité avec le concile, le cardinal Castrillon précise : « En aucune façon et sous aucune forme Benoît XVI ne va dans une direction opposée à celle indiquée par le Concile. La nouvelle messe reste la forme ordinaire du rite romain. Dans le Motu proprio et dans la lettre du pape, il n’y a rien qui montre un minimum de détachement par rapport au Concile. Il est bon de rappeler que le concile Vatican II n’a pas interdit l’ancienne messe, célébrée d’ailleurs par les pères conciliaires durant les assemblées. Rien n’a donc été bafoué. Tout a été pensé pour aller à la rencontre des exigences de groupes de fidèles, un geste libérateur ».

Il ajoute qu’il n’y a « aucune divergence » dans l’enseignement des prédécesseurs de Benoît XVI : « Dès l’entrée en vigueur du nouveau missel, Paul VI avait accordé la possibilité de célébrer la messe dans l'ancien rite latin et Jean-Paul II comptait préparer un Motu proprio semblable à celui qui est aujourd’hui promulgué ».

Quant à l’autorité de l’évêque, le cardinal Castrillon Hoyos souligne qu’elle sort renforcée par ces nouvelles mesures : « Le rôle de l’évêque est garanti, le droit canonique ne change pas. C’est au pasteur du diocèse que revient la tâche de coordonner la liturgie, en harmonie avec le législateur suprême du culte divin, le pape. En cas de problèmes, l’évêque peut intervenir, toujours en vertu des dispositions établies par le Motu proprio. Je suis sûr que la sensibilité pastorale des évêques trouvera la bonne voie pour favoriser l’unité de l’Eglise et éviter qu’il y ait 'schisme' ».

En outre, à propos de la prière d’intercession du Vendredi saint pour tous les peuples et pour le peuple juif, le cardinal Castrillon rappelle que « le missel autorisé est celui de 1962, promulgué par Jean XXIII, où les expressions 'perfidis judaeis' et 'judaica perfidia' ont été totalement effacées. Il ne faudrait pas qu’il y ait de confusion à ce sujet-là. Le seul et unique missel autorisé est celui de 1962. Cela vaut aussi pour la célébration du Triduum Pascal qui pourra avoir lieu dans les paroisses ».

A propos de la mise en œuvre du Motu proprio « Summorum pontificum », le cardinal fait observer : « Je ne connais pas, dans l’histoire de l’Eglise, de décisions importantes qui aient été prises sans rencontrer de difficultés. Mais je souhaite vivement que ces difficultés seront affrontées et surmontées, en suivant le modèle d’approche suggéré par le pape dans sa lettre ».

Il souligne l’un des fruits espérés de ce document : « Ce Motu proprio ouvre la voie à un retour de la
Fraternité Saint Pie X à la pleine communion. Si après un tel geste, ce retour n’arrivait pas, vraiment je ne saurais plus que penser. Mais je tiens quand même à préciser que le document papal n’a pas été fait pour les lefèbvristes, mais parce que le pape est convaincu qu’il faut mettre en évidence qu’il y a une continuité dans la tradition et que, dans l’Eglise, on ne peut avancer à coups de fractures. L’ancienne messe n’a jamais été abolie ni interdite ».


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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 07:49
Alors que la "La Fédération protestante de France (FPF) entend poursuivre le dialogue avec les catholiques "en vue de l'unité sans uniformité des chrétiens" et considère comme "légitime que l'Église catholique rassure ses enfants les plus inquiets et qu'elle travaille à son unité interne" (AFP PARIS, 10 juil 2007 ), d'autres dépêches AFP indiquent que "Les protestants suisses critiquent la prétention du Vatican à l'exclusivité" (AFP GENEVE 10 juil 2007) ou que "Le Conseil oecuménique des Eglises (COE), qui réunit plus de 300 communautés chrétiennes, a critiqué mardi la position du Vatican, qui a revendiqué le titre "d'unique véritable Eglise du Christ" pour le catholicisme" (AFP GENEVE 10 juil 2007).
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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 07:25

Article mis à jour le 12/08/2019

L'Algérie avant 1830: raids barbaresques en Méditerranée, enlèvements d'hommes, femmes, enfants réduits en esclavage

 "Avant 1830, il n’y avait pas d’Algérie à proprement parler, ce pays a été inventé par la France. Il y avait la Côte des Pirates barbaresques, dont la réputation était excécrable dans toute la Méditerranée occidentale, à cause des raids sur les navires de voyageurs et de marchandises, des enlèvements d’hommes, de femmes et d’enfants réduits en esclavage. Voilà où commence cette histoire franco-algérienne, et les pays civilisés ont approuvé l’expédition de Charles X car elle sécurisait enfin une région où tout le monde craignait de naviguer depuis des siècles. "

Source : Yves-Marie Adeline

L'Algérie avant 1830: raids barbaresques en Méditerranée, enlèvements d'hommes, femmes, enfants réduits en esclavage
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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 18:44
10/07/2007 18:14
 
ROME, 10 juil 2007 (AFP) - L'Eglise se durcit pour reconquérir l'Europe (philosophe)

Le philosophe athée Paolo Flores D'Arcais, directeur de la revue italienne MicroMega qui a publiquement débattu en 2000 avec le futur Benoît XVI, estime que le "durcissement" de l'Eglise catholique fait partie de sa "stratégie de reconquête intellectuelle" de l'Europe.

 Q - Pourquoi dénoncez-vous une fermeture au débat du Vatican ?
R - "Il existe en Italie une tradition de la controverse intellectuelle. En 2000, l'année du jubilé chrétien, le cardinal Joseph Ratzinger, qui est aujourd'hui pape, avait publiquement débattu avec moi sur l'existence de Dieu. Il y a eu des occasions de controverse avec d'autres cardinaux. Mais aujourd'hui, j'ai la nette impression que l'Eglise se soustrait à la confrontation critique. Un exemple: cette année pour le festival de philosophie de Rome, une initiative qui attire un très vaste public, aucun prélat n'a répondu à notre invitation. Il y a peu, si on ne les avait pas invités, ils auraient dénoncé un extrémisme laïciste".
Q - Comment l'expliquez-vous?
R - "Le Vatican développe aujourd'hui une stratégie cohérente de reconquête intellectuelle de l'Europe, contre ce que Ratzinger appelle "le relativisme" des sociétés modernes, conséquence de l'esprit des Lumières. Le pape vit comme un désastre, comme une menace grave pour la société, cette prétention de l'homme à l'autonomie par rapport au divin. Et l'Italie est la base de cette reconquête car elle est le maillon faible de la sécularisation: l'Eglise y garde de nombreux relais, comme on peut le voir en politique. En Espagne le choc est frontal entre l'Eglise et la politique laïque de José Luis Zapatero. En France, laïque par tradition, les choses sont beaucoup plus difficiles pour l'Eglise".
Q - L'Eglise a-t-elle des chances de regagner le terrain perdu?
R - "Ratzinger pense que l'Europe a une chance de se sauver si elle renoue avec son identité chrétienne. Non pas pour combattre l'islam, comme on le pense souvent: le fameux discours de Ratisbonne qui a provoqué une telle émotion dans le monde musulman n'était pas dirigé contre l'islam, il proposait au contraire une sorte d'alliance sacrée des religions contre le "nihilisme" issu des Lumières. Mais dans cette alliance, la religion chrétienne est vue comme détenant l'entière vérité alors que les autres ne représenteraient que des vérités partielles. Et l'islam s'est senti mis en cause par ce discours parce qu'il a la même prétention à la primauté de la vérité.
Cette stratégie de reconquête peut s'appuyer sur la crise des démocraties occidentales qui n'ont pas rempli leurs promesses, ainsi que sur l'insécurité mondiale et sur l'effondrement des grands espoirs idéologiques".
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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 17:10

La Porte Latine

 

Un Motu proprio, intitulé Summorum pontificum cura, et consacré à la question de la messe traditionnelle, vient d’être promulgué par le pape Benoît XVI. Il constitue un élargissement considérable, par rapport aux précédents documents de 1984 et de 1988, de la faculté « légale » de célébrer la messe traditionnelle. Voici quelques premiers commentaires à ce propos.


Le Motu proprio Summorum pontificum cura, promulgué par le pape Benoît XVI le 7 juillet 2007, constitue un élargissement considérable, par rapport au Motu proprio de 1984 et à celui de 1988, de la faculté « légale » de célébrer la messe traditionnelle.

Ce texte est un geste personnel du pape. C’est bien « de son propre mouvement », motu proprio, que Benoît XVI a voulu, dans la ligne de ses réflexions d’avant le pontificat, et malgré des oppositions souvent virulentes (il en parle lui-même dans sa lettre), redonner une certaine liberté et une certaine dignité à la liturgie traditionnelle. Dans l’histoire, ce geste sera compté à l’actif de son pontificat.

En effet, après avoir lu ce Motu proprio, on pourrait lancer une proclamation inspirée d’un certain Appel du 18 juin :

« La Tradition n’a pas encore gagné la guerre, mais elle vient certainement de remporter une importante bataille. »

Car si, dès l’abord, il faut avouer que le combat général pour la pleine restauration de la Tradition catholique dans l’Église est loin d’être achevé, il serait stupide de ne pas reconnaître, au moins dans certains aspects du Motu proprio de Benoît XVI, une réelle, éclatante et importante victoire.

Mgr Fellay, demandant que soit chanté dans tous les lieux de culte de la Fraternité Saint-Pie X un Te Deum « pour rendre grâce à Dieu de cet événement tant attendu et enfin réalisé » (lettre de l’abbé Sélégny le 7 juillet 2007), n’en a certainement pas minimisé la portée.

 

Un pas de géant

Malgré ses limites, ce Motu proprio Summorum pontificum cura constitue, en effet, un pas de géant pour la Tradition.
Il s’agit tout d’abord d’un échec sanglant, d’une défaite en rase campagne pour tous les réformateurs liturgiques.

Comme l’a déclaré le 8 juillet 2007 à la Repubblica Mgr Brandolini, un liturgiste italien disciple du père Bugnini (lui-même auteur principal de la réforme liturgique),

« aujourd’hui est pour moi un jour de deuil, j’ai un nœud à la gorge et je ne réussis pas à retenir mes larmes. C’est le moment le plus triste de ma vie, comme homme, comme prêtre et comme évêque. C’est un jour de deuil non seulement pour moi, mais pour les nombreuses personnes qui ont œuvré au concile Vatican II ».

Puisqu’ils s’attristent ainsi, nous avons, nous, de bonnes raisons de nous réjouir.

Ce Motu proprio représente également un puissant encouragement pour tous les adeptes et défenseurs de la messe traditionnelle.

Persécutés, interdits, parqués, traités en quantité négligeable, oubliés, méprisés ou moqués (selon les cas), ils trouvent dans ce texte une arme efficace pour faire progresser leurs légitimes revendications et obliger des clercs récalcitrants à reconnaître leurs droits de catholiques.

Enfin (et ce n’est pas le moindre bienfait de ce texte), le rite traditionnel lui-même se voit publiquement réhabilité. Car la situation antérieure constituait dans l’Église une injustice très grave et un scandale sans nom.

Que le rite immémorial de l’Église latine soit officiellement interdit, banni, pourchassé, presque anathémisé, cela violait évidemment l’ordre juste de la foi, et cela induisait beaucoup d’âmes au découragement, au désespoir, à la révolte.

 

La victoire de la liberté

Le cœur de cette victoire, c’est d’abord la question de la liberté de la messe traditionnelle. Le pape reconnaît, de façon officielle et définitive, que la messe traditionnelle n’est pas interdite, qu’elle n’a jamais été interdite, qu’elle n’a pu, ne peut et ne pourra jamais être interdite.

Benoît XVI en parle même à deux reprises, disant d’abord que « le missel romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII en 1962 n’a jamais été abrogé », puis insistant sur le fait que « ce missel n’a jamais été juridiquement abrogé et, par conséquent, il est toujours resté autorisé ».

Or, cette affirmation solennelle est le renversement spectaculaire de trente-huit années de persécution, de propagande, de pression, de contre-vérités tendant à faire croire que la messe traditionnelle était abolie.

 

Le pape Paul VI contredit

Souvenons-nous tout de même : le 13 juillet 1999 et le 18 octobre de la même année, le cardinal Medina, dans des lettres officielles au titre de préfet de la Congrégation du Culte, et dans la stricte continuité de la position de ce Dicastère depuis 1969, prétendait une fois de plus que le nouveau missel était « l’unique forme en vigueur de la célébration du saint sacrifice selon le rite romain, en vertu du droit général liturgique ».

Et rappelons l’affirmation la plus solennelle de cette prétendue abolition. Le pape Paul VI, dans un discours au Consistoire le 24 mai 1976, proclamait sans ambages :

« C’est au nom de la Tradition elle-même que Nous demandons à tous Nos fils et à toutes les communautés catholiques de célébrer avec ferveur et dignité les rites de la liturgie rénovée. L’adoption du nouvel Ordo Missæ n’est certainement pas laissée à la libre décision des prêtres ou des fidèles. (…) Le nouvel Ordo a été promulgué pour prendre la place de l’ancien. »

 

Honorer nos anciens

Au moment où, enfin, la vérité sur cette question essentielle éclate dans toute l’Église, par un acte de justice et de clarté du Souverain Pontife, comment ne pas saluer la mémoire bienheureuse de tous ces prêtres et fidèles qui, dès le premier jour, affirmèrent publiquement, en dépit des persécutions de toutes sortes, que ce rite n’était pas interdit et ne pouvait pas l’être ?

Ce Motu proprio constitue pour eux un début de réhabilitation bien justifié, même s’il est malheureusement tardif, beaucoup étant morts dans l’affliction devant la ruine de l’Église.

Au premier rang de ces valeureux combattants se place Mgr Marcel Lefebvre, dont il faut honorer en ce jour la sainte mémoire. Et il convient de rappeler en même temps que la justice la plus élémentaire demande que la scandaleuse et prétendue excommunication dont il a été l’objet, principalement pour être resté fidèle à la messe de toujours, soit dans les plus brefs délais solennellement effacée de la mémoire de l’Église, et avec elle celle de Mgr de Castro Mayer et des quatre évêques auxiliaires de la Fraternité Saint-Pie X.

 

Dispositions canoniques

Dans ce Motu proprio, la reconnaissance de principe de la pleine et entière liberté de la liturgie traditionnelle s’accompagne de certaines dispositions canoniques pour sa célébration.

Rappelons qu’à nos yeux, le droit de la messe traditionnel, trésor immémorial de l’Église latine, ne souffre et ne doit souffrir d’aucune restriction : tout prêtre a toujours le droit de célébrer en utilisant cet « intègre et fécond missel romain de saint Pie V » (selon l’expression du Bref examen critique).

 

Une transition

On peut toutefois comprendre qu’après plus de trente ans où les autorités ecclésiastiques se sont intoxiquées elles-mêmes avec cette prétendue interdiction de la messe traditionnelle, le retour à la réalité soit un peu difficile.

C’est probablement en ce sens qu’il faut comprendre la notion de « forme extraordinaire du rite romain » attribuée à la messe traditionnelle par le Motu proprio. Ne s’agirait-il pas d’une subtilité des canonistes romains pour réintéger l’ancien rite sans paraître se déjuger ?

Dans ce contexte où il s’agit de passer en douceur d’une (prétendue) interdiction à la liberté totale, les dispositions canoniques du Motu proprio sont réellement intéressantes, surtout si on les compare au statut précédent.

 

Prêtres et communautés

Le Motu proprio donne d’abord des droits à chaque prêtre : celui d’utiliser le bréviaire traditionnel, et celui de dire sa messe « privée » (y compris avec assistance de fidèles) en utilisant le missel traditionnel.

L’incise à ce propos, « sauf durant le Triduum sacré », ne doit nullement faire peur. Il s’agit, en effet, d’une disposition on ne peut plus classique : pour la bonne raison que, durant le Triduum (Jeudi, Vendredi et Samedi saints), il ne peut être célébré de messe « privée ».

Une précision tout à fait remarquable est aussi donnée à propos de ce droit à la messe traditionnelle : le prêtre, dit le Motu proprio, « n’a besoin d’aucune autorisation, ni du Siège apostolique, ni de son évêque ».

Le Motu proprio autorise également toutes les communautés (instituts de vie consacrée ou sociétés de vie apostolique) à user du missel traditionnel pour leurs messes de communauté.

 

Curés et évêques

C’est le curé qui, canoniquement, possède l’autorité dans la paroisse, et c’est à lui (et non à l’évêque) qu’est remise en premier lieu par le Motu proprio la responsabilité de « gérer » la liturgie traditionnelle.

Le Motu proprio affirme que « là où existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande ». On remarquera que l’ampleur du groupe n’est pas définie (le premier exemple du dictionnaire Robert, pour le mot « groupe », parle de trois personnes). Et on notera l’appel du pape à répondre « volontiers ».
Le Motu proprio ajoute que le même curé peut célébrer ou faire célébrer, dans le rite traditionnel, mariage, obsèques, baptême, pénitence (confession), onction des malades (et, pour les évêques, confirmation).

Si le curé refuse d’accéder à leur demande, les fidèles s’adresseront à l’évêque, qui est « instamment prié d’exaucer leurs vœux ». Si l’évêque refuse lui aussi, ce sera la commission Ecclesia Dei qui se chargera de trouver une solution.

Quant à l’évêque, il est invité, voire encouragé à ériger des paroisses personnelles (c’est-à-dire consacrées exclusivement à la liturgie traditionnelle), ou à désigner des chapelains (qui, dans une paroisse « classique », se consacrent à la célébration de la liturgie traditionnelle).

 

Deux remarques

Est donc reconnu, non seulement le droit de la messe traditionnelle, mais le droit à tous les livres liturgiques traditionnels, ainsi qu’au calendrier traditionnel.

Jusqu’ici, les divers documents multipliaient les restrictions et les obligations, essayant d’insérer la messe traditionnelle dans un contexte « nouveau rite ». Désormais, cette messe traditionnelle restera dans son biotope originel, celui de la liturgie latine immémoriale.

En reconnaissant directement à tout prêtre et à tout curé (selon les cas) le droit de célébrer la liturgie traditionnelle, sans avoir besoin en soi ni d’une permission préalable de l’évêque, ni de la demande formelle d’un groupe déterminé de fidèles, le pape fait également sortir la liturgie traditionnelle d’un régime d’autorisation préalable, restreinte, précaire et suspicieuse, pour la faire entrer peu à peu dans un régime normal de pleine liberté.

 

L’action de la Fraternité Saint-Pie X

Pour connaître la façon dont la Fraternité Saint-Pie X va agir dans le nouveau contexte créé par le Motu proprio, nous renvoyons à l’entretien récent où Monsieur l’abbé de Cacqueray a expliqué de façon approfondie quelle serait l’attitude de la Fraternité Saint-Pie X, prêtres et fidèles, pour aider selon ses moyens les prêtres qui voudraient reprendre la messe traditionnelle (« La pastorale de la messe libérée », Fideliter 177, mai 2007).

On lira également avec profit les deux numéros de Fideliter récemment consacrés à cette question de la messe et du (futur) Motu proprio (Fideliter 176, mars 2007, et Fideliter 177, mai 2007).

 

Lettre du pape

Comme il avait été annoncé, le Motu proprio est accompagné d’une lettre personnelle du pape, expliquant et justifiant sa décision. Dans cette lettre, Benoît XVI expose sa vision (et la ligne romaine officielle) sur les deux messes, l’ancienne et la nouvelle.

Cette lettre présente bien des affirmations intéressantes. On ne s’étonnera pas, toutefois, de notre désaccord sur plusieurs points de cet exposé, puisque ce désaccord est public depuis longtemps.

Le souverain pontife affirme, en effet, « qu’il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missale romanum », car « ce sont deux mises en œuvre de l’unique rite romain », « un double usage de l’unique et même rite ». Cependant, il est patent que le nouveau missel a été présenté, et à bon droit nous semble-t-il, par ses fabricateurs (particulièrement par le père Bugnini, son principal auteur) comme une rupture avec toute la liturgie précédente, comme une création entièrement nouvelle, comme une liturgie composée exclusivement et spécifiquement pour l’homme moderne.

Benoît XVI affirme de plus qu’on doit « reconnaître la valeur et la sainteté du nouveau rite », « expression ordinaire de la lex orandi de l’Église catholique de rite latin ».

Cependant, la critique tant externe qu’interne de ce missel manifeste, comme l’écrivaient à Paul VI les regrettés cardinaux Ottaviani et Bacci, que ce nouveau missel « s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe, telle qu’elle a été formulée à la XXIIe session du concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les canons du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du mystère ».

 

Nouvelle liturgie et Concile

Benoît XVI, enfin, cherche par tous les moyens à découpler le nouvel Ordo Missæ du concile Vatican II, refusant que l’on s’appuie sur les déviances de ce que l’on pourrait appeler la « réforme liturgique réelle » (comme on parle du « socialisme réel ») pour mettre en cause le Concile.

Il a pourtant lui-même des mots extrêmement fermes sur la crise liturgique postconciliaire, parlant d’une « créativité qui a souvent porté à des déformations de la liturgie à la limite du supportable », « déformations arbitraires de la liturgie qui ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Église ».

Cependant, ce n’est pas nous qui affirmons un lien entre le Concile et la réforme liturgique. Ce sont bien les nouveaux livres liturgiques (avec les errements que nous dénonçons) qui se proclament promulgués « ex decreto sacrosancti œcumenici concilii Vaticani II ».

 

Le combat de la foi continue

En recevant avec joie ce Motu proprio Summorum pontificum cura, il s’agit toutefois de ne pas se leurrer : le combat de la foi ne s’est pas achevé le 7 juillet 2007. Il ne faut pas, comme l’écrivait ce même 7 juillet 2007 Monsieur l’abbé Sélégny, Secrétaire général de la Fraternité Saint-Pie X, « tomber dans la dangereuse illusion d’un combat qui serait désormais terminé ».

La totale liberté de la messe traditionnelle n’est pas encore pleinement acquise. Les erreurs liturgiques, symbolisées notamment par le nouvel Ordo Missæ de 1969, n’ont pas encore été rectifiées. Les erreurs théologiques situées au cœur de Vatican II (fausse liberté religieuse, faux œcuménisme, fausse collégialité, en particulier) sont loin d’avoir été corrigées.

Il reste donc du pain sur la planche. Mais le Seigneur, au milieu de ce long et parfois pénible combat, nous accorde un encouragement. La situation commence à se débloquer sur un point, et même sur un point crucial. Cela rendra plus facile, plus efficace notre combat sur les autres points, afin que l’Église retrouve au plus vite l’intégralité de sa propre tradition. Et cela nous donnera du cœur à l’ouvrage, de l’enthousiasme, de la persévérance et du zèle.

 

Répondre à l’appel des souverains pontifes

Le début du Motu proprio évoque « le soin des souverains pontifes », summorum pontificum cura. Alors que cet encourageant document permet à la Tradition de remporter une bataille, comment ne pas évoquer en écho la magnifique prosopopée de Mgr Marcel Lefebvre, le 30 juin 1988, où il évoquait lui aussi la figure des souverains pontifes pour nous encourager à persévérer coûte que coûte dans le combat de la foi ?

« Mes bien chers frères, s’exclamait-il en cette journée historique, il me semble entendre la voix de tous ces papes depuis Grégoire XVI, Pie IX, Léon XIII, saint Pie X, Benoît XV, Pie XI, Pie XII, nous dire : “Mais de grâce, de grâce, qu’allez-vous faire ? De nos enseignements, de notre prédication, de la foi catholique ? Allez-vous l’abandonner ? Allez-vous la laisser disparaître de cette terre ? De grâce, de grâce, continuez à garder ces trésors que nous vous avons donnés. N’abandonnez pas les fidèles, n’abandonnez pas l’Église, continuez l’Église car enfin, depuis le Concile, ce que nous avons condamné, voici que les autorités romaines l’adoptent et le professent. Comment cela est-il possible ? (…) Si vous ne faites pas quelque chose pour continuer cette tradition de l’Église que nous avons donnée, tout disparaîtra, les âmes seront toutes perdues”. »

 

La Tradition a gagné… une bataille !

Nous nous « réjouissons donc de voir l’Église retrouver ainsi sa Tradition liturgique », nous « exprimons au Souverain Pontife notre vive gratitude pour ce grand bienfait spirituel » (communiqué de Mgr Fellay le 7 juillet 2007).

Si ce n’est pas totalement le premier préalable, cela y ressemble toutefois assez fort, comme le suggère discrètement Mgr Fellay à la fin de sa lettre du 7 juillet.

En même temps, pour répondre à l’appel des souverains pontifes, summorum pontificum cura, nous nous apprêtons « à poursuivre, avec l’aide de Dieu, le combat pour la lex credendi, le combat de la foi » (lettre de Mgr Fellay le 7 juillet 2007), jusqu’à ce que l’Église retrouve sa pleine tradition doctrinale et liturgique, son vrai élan missionnaire, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Abbé Loïc Duverger,
Premier Assistant du District de France.
Suresnes, le 10 juillet 2007.

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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 15:35
10/07/2007 16:08 

CITE DU VATICAN, 10 juil 2007 (
AFP) - Benoît XVI impose à l'Eglise une interprétation conservatrice de Vatican II 

Avec la réhabilitation de la messe en latin et un
nouveau texte ..., le pape Benoît XVI a donné  deux signes de sa volonté d'imposer à l'Eglise catholique une interprétation conservatrice du concile Vatican II.
Pour le pape allemand, ce grand évènement (1962-1965) qui a marqué le 20ème siècle s'inscrit dans la "continuité" de l'histoire de l'Eglise et n'a pas constitué la "rupture" que certains voulaient y voir.
Le Vatican a donc rappelé mardi que les efforts de réconciliation avec les autres confessions chrétiennes ("oecuménisme") entrepris depuis le concile par l'Eglise catholique ne doivent pas être inteprétés comme le signe que celle-ci renonce à sa prétention d'être "la seule et véritable Eglise du Christ".
Les autres Eglises, issues des différents schismes qui ont marqué les 2.000 ans d'histoire du christianisme, possèdent certes "des éléments de sanctification et de vérité", reconnaît le document du Vatican, mais de façon imparfaite et "déficiente".
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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 15:25

10/07/2007 16:08 

CITE DU VATICAN, 10 juil 2007 (
AFP) - Benoît XVI impose à l'Eglise une interprétation conservatrice de Vatican II



Avec la réhabilitation de la messe en latin et un nouveau texte restrictif du Vatican sur l'oecuménisme, le pape Benoît XVI a donné en quelques jours deux signes de sa volonté d'imposer à l'Eglise catholique une interprétation conservatrice du concile Vatican II.
Pour le pape allemand, ce grand évènement (1962-1965) qui a marqué le 20ème siècle s'inscrit dans la "continuité" de l'histoire de l'Eglise et n'a pas constitué la "rupture" que certains voulaient y voir.
Le Vatican a donc rappelé mardi que les efforts de réconciliation avec les autres confessions chrétiennes ("oecuménisme") entrepris depuis le concile par l'Eglise catholique ne doivent pas être inteprétés comme le signe que celle-ci renonce à sa prétention d'être "la seule et véritable Eglise du Christ".
Les autres Eglises, issues des différents schismes qui ont marqué les 2.000 ans d'histoire du christianisme, possèdent certes "des éléments de sanctification et de vérité", reconnaît le document du Vatican, mais de façon imparfaite et "déficiente".

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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 21:42
La Porte Latine

"Finalement, l'évêque de Bayonne a autorisé la première messe de l'abbé David Aldalur dans l'église de Biriatou : météo ou Motu Proprio ? 

Toutes les explications et le reportage dans notre prochaine mise à jour du vendredi 13 juillet 2007".
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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 21:33
La Porte Latine


Menzingen, le 7 juillet 2007

Bien chers fidèles,

Le Motu Proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 rétablit la messe tridentine dans son droit. Il y est clairement reconnu qu’elle n’a jamais été abrogée. Ainsi la fidélité à cette messe – au nom de laquelle beaucoup de prêtres et de laïques ont été persécutés, voire sanctionnés, depuis près de quarante ans –, cette fidélité n’a jamais été une désobéissance. Il n’est que justice de remercier aujourd’hui Mgr Marcel Lefebvre de nous avoir maintenus dans cette fidélité à la messe de toujours au nom de la vraie obéissance, contre tous les abus de pouvoir. Nul doute aussi que cette reconnaissance du droit de la messe traditionnelle ne soit le fruit des très nombreux chapelets adressés à Notre Dame lors de notre croisade du rosaire en octobre dernier ; sachons lui dire maintenant notre gratitude.

Au delà du rétablissement de la messe de Saint Pie V dans son bon droit, il importe d’étudier les mesures concrètes édictées par le Motu Proprio et la justification qu’en donne Benoît XVI dans sa lettre d’accompagnement : Les dispositions pratiques prises par le pape doivent permettre de droit à la liturgie traditionnelle – non seulement la messe, mais aussi les sacrements - d’être célébrée normalement. C’est un bienfait spirituel immense pour toute l’Eglise, pour ces prêtres et ces fidèles jusqu’à présent paralysés par une autorité épiscopale injuste. Il conviendra cependant d’observer, dans les mois qui viennent, comment ces mesures seront appliquées de fait par les évêques et les curés dans les paroisses. C’est bien pourquoi nous continuerons de prier pour le pape afin qu’il demeure ferme après l’acte courageux qu’il vient de poser.

La lettre d’accompagnement du Motu Proprio donne les raisons du pape. L’affirmation de l’existence d’un seul rite sous deux formes - ordinaire et extraordinaire -, égales en droit, et surtout le rejet d’une célébration exclusive de la liturgie traditionnelle, peuvent certes être interprétés comme l’expression d’une volonté politique de ne pas heurter des Conférences épiscopales ouvertement opposées à toute libéralisation de la messe tridentine. Mais on peut y voir aussi une expression de la « réforme de la réforme » souhaitée par le pape où, comme il le dit lui-même dans cette lettre, la messe de saint Pie V et celle de Paul VI se féconderaient mutuellement.

En tout cas, il y a chez Benoît XVI le désir certain de réaffirmer la continuité de Vatican II et de la messe qui en est issue, avec la Tradition bimillénaire. Cette négation d’une rupture causée par le dernier concile - déjà manifestée dans le discours à la curie du 22 décembre 2005 - montre combien l’enjeu du débat entre Rome et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X est essentiellement doctrinal. C’est pourquoi il faut que l’indéniable avancée liturgique opérée par le Motu Proprio soit prolongée - après le retrait du décret d’excommunication - par des discussions théologiques.

La référence à Mgr Lefebvre et à la Fraternité Saint-Pie X contenue dans la lettre d’accompagnement, tout comme la reconnaissance du témoignage rendu par les jeunes générations qui reprennent le flambeau de la Tradition, indiquent nettement que notre constance à défendre la lex orandi a été prise en compte, c’est donc avec la même fermeté qu’il nous faut poursuivre, avec l’aide de Dieu, le combat pour la lex credendi, le combat de la foi.

Menzingen, le 7 juillet 2007

+ Mgr Bernard Fellay

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 18:41
07/07/2007 19:26 
Le président Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il avait demandé au socialiste Jack Lang de "participer" à la commission chargée de faire des propositions pour moderniser les institutions, dans une interview à paraître dans le Journal du Dimanche.
Cette commission sera installée "dans les quinze jours", a indiqué le chef de l'Etat qui souhaite que "la réforme constitutionnelle soit prête avant la fin de l'année, au plus tard début janvier".
... "La proposition de Nicolas Sarkozy me touche et m'honore. Elle ne m'engage évidemment pas. Je lui donnerai ma réponse au cours des prochains jours", a affirmé l'ancien ministre socialiste.
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 17:45
Le Figaro, Publié le 07 juillet 2007 à 18h38

Les évêques autrichiens, dont l'archevêque de Vienne, le cardinal Christoph Schönborn, qui passe pour être un conservateur, saluent samedi le motu proprio (décret) du pape Benoît XVI autorisant largement la célébration de l'ancienne messe en latin (messe tridentine).
(Avec AFP).
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 16:48

L'ouverture pourrait continuer

 
"Le chef de l'État envisage de recruter de nouveaux ministres de gauche... en confirmant son intention de faciliter le retour à l'Assemblée nationale des ministres remerciés. Comme il l'avait promis peu avant le premier tour de la présidentielle, il a fait élaborer un projet de loi organique qui permettra aux anciens députés de retrouver leur mandat sans passer par le suffrage universel" (Le Figaro, L'UMP grince, Sarkozy veut continuer, Publié le 06 juillet 2007).

Après tout, pourquoi s'embarrasser de la démocratie?... 

Outre le
soutien de Sarközy à la candidature de Dominique Strauss-Kahn au FMI, comme le remarque Le Salon Beige, dans l'article du 3 juillet Nicolas Sarközy, non sectaire?, "nous attendons toujours une "ouverture" vers des personnalités qui ont défendu le non à la Constitution européenne. Force est de constater que, actuellement, seule la "secte" du oui est représentée."

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 16:43

Le Figaro Publié le 07 juillet 2007 à 17h26

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il voulait que "Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI" car "il m'a paru être le plus apte à ce poste", dans une interview au Journal du dimanche publiée sur
le site du journal.

(Avec AFP).
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 16:30
Communiqué du Collectif pour la Paix Liturgique à Reims

"Le collectif pour la paix liturgique à Reims et contre l’exclusion dans l’Eglise a reçu avec confiance et joie le Motu Proprio « Summorum Pontificum » du Pape Benoît XVI.

"... Le Pape Benoît XVI rappelle que la forme extraordinaire du rite romain, anciennement appelée  rite de saint Pie V , n’a jamais été abrogée. Ainsi, l’exclusion dont ont été victimes tant de catholiques attachés aux sacrements selon les livres liturgiques de 1962 n’aurait jamais du avoir eu lieu et doit être aujourd’hui remisée dans les oubliettes du passé."
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 12:56
Le Salon Beige

L'association
pour la sauvegarde et le développement de la liturgie latine, du chant grégorien et de l'art sacré dans le sein de l'Eglise catholique romaine, communique :

"Nous sommes profondément reconnaissants au Saint Père de rendre à la messe dite de Saint Pie V l'honneur qui lui est dû. C'est un acte de justice et de charité. Nous prions pour que nos évêques aient la même charité et le même désir de faire régner la paix dans les coeurs et dans les églises en ne refusant pas aux fidèles qui la demandent la messe qui a fait tant de saints. Sans doute devront-ils aussi remettre en honneur dans les séminaires l'étude du latin et du grégorien ainsi que de la polyphonie sacrée, art et prière qui appartiennent au patrimoine de l' Eglise."

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 12:43
Le pape libéralise la messe en latin

"Le pape Benoît XVI a décidé par décret d'accorder la célébration de la messe en latin abandonnée par l'Eglise après le concile Vatican II aux prêtres et aux fidèles qui la réclament." (Avec AFP). 

Précision: il s'agit de la messe dite de Saint Pie V, car il existe aussi la messe moderne (Paul VI) en latin, mais jamais célébrée, vu qu'au lendemain de Vatican II, les évêques progressistes prédisaient un "renouveau" et un "Printemps" de l'Eglise, avec la suppression du latin et des autres "vieilleries dépassées et d'un autre temps"... Il fallait s'ouvrir au monde, c'était l'aggiornamento

On dirait bien aujourd'hui qu'après les expériences désastreuses de ces trente-sept dernières années, et la publication de ce Motu Proprio de Benoît XVI, "les vieilleries dépassées" soient au contraire toutes ces nouveautés introduites dans les années 70 à la faveur du concile Vatican II, souvent même contre la lettre du concile (qui recommandait de conserver l'usage du latin), et que Benoît XVI recouvre sous le terme de "créativité" pour les condamner : "
cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable". 

Avec ce Motu Proprio, Benoît XVI envoie un signal fort aux progressistes pour dire que "la révolution culturelle des années 70, c'est terminé. Il faut que les fidèles aient libre accès à la puissance spirituelle de toutes ces richesses de la Tradition catholique" (Guillaume de Tanouarn, Institut du Bon pasteur, video Tf1-Lci du 28 juin 2007, "Le pape Benoît XVI réhabilite la messe en latin").

Benoît XVI n'autorise pas la messe traditionnelle (cette messe n'a jamais été ni interdite ni abrogée), il la libéralise en permettant que des prêtres puissent la célébrer sans l'accord préalable de l'évêque. La messe traditionnelle en effet a été canonisée "valable à perpétuité" par Saint Pie V dans la Bulle Quo Primum (14 juillet 1570). 

Les évêques modernistes, dépassant souvent la lettre du concile Vatican II (1962-1965) sont allés au-delà des prescriptions retenues par ce concile, au-dela même du canon de la nouvelle messe Paul VI (1970) pour créer des liturgies, "à la limite du supportable". 

L'association Pro Liturgia dénonce, dans la célébration même de la messe moderne (Paul VI), toutes les pitreries et autres expériences liturgiques fantaisistes des curés et évêques progressistes qui sévissent particulièrement en France; les "déformations arbitraires de la Liturgie" dont parle Benoît XVI dans son Motu proprio.

En France, ces évêques progressistes ont persécuté les prêtres qui souhaitaient conserver l'usage du rite traditionnel de l'Eglise; Certains en sont morts de chagrin. Il faut le dire. 

Ces évêques-là, adeptes du nouvel oecuménisme de l'Eglise, du "dialogue" et de la "tolérance", surtout, adeptes de la repentance pour les péchés des autres (et repentance sur le dos de catholiques morts depuis parfois des siècles...) feraient donc bien aujourd'hui, de commencer par se repentir eux-mêmes de leurs propres péchés, de faire pénitence et de demander pardon à Dieu; pardon pour ces quarante années où l'Eglise est devenue cette "barque prête à couler, une barque qui prend l’eau de toute part" (Cardinal Ratzinger, Chemin de Croix, méditation du Vendredi Saint 2005).

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 11:55

Semaines du 16 juin au 14 juillet 2007 • DICI 157 •

Par le Motu Proprio Summorum Pontificum, le pape Benoît XVI a rétabli dans ses droits la messe tridentine, affirmant avec clarté que le Missel Romain promulgué par Saint Pie V n’a jamais été abrogé. La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X se réjouit de voir l’Eglise retrouver ainsi sa Tradition liturgique, donnant aux prêtres et aux fidèles qui en avaient été jusqu’à présent privés, la possibilité d’accéder librement au trésor de la messe traditionnelle pour la gloire de Dieu, le bien de l’Eglise et le salut des âmes. Pour ce grand bienfait spirituel, la Fraternité Saint-Pie X exprime au Souverain Pontife sa vive gratitude.

La lettre qui accompagne le Motu Proprio ne cache pas cependant les difficultés qui subsistent encore. La Fraternité Saint-Pie X forme le souhait que le climat favorable instauré par les nouvelles dispositions du Saint-Siège permette - après le retrait du décret d’excommunication qui frappe toujours ses évêques - d’aborder plus sereinement les points doctrinaux en litige.

Lex orandi, lex credendi, la loi de la liturgie est celle de la foi. Dans la fidélité à l’esprit de notre fondateur Mgr Marcel Lefebvre, l’attachement de la Fraternité Saint-Pie X à la liturgie traditionnelle est indissociablement uni à la foi qui a été professée « toujours, partout et par tous ».

Menzingen, le 7 juillet 2007 
                                                                                                                                                                  Mgr Bernard Fellay

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 11:30

Via Le Forum catholique


Lettre du pape Benoit XVI aux évêques 

Chers frères dans l’Episcopat,

C’est avec beaucoup de confiance et d’espérance que je remets entre vos mains de Pasteurs le texte d’une nouvelle Lettre Apostolique « Motu Proprio data », sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. Ce document est le fruit de longues réflexions, de multiples consultations, et de la prière.

Des nouvelles et des jugements formulés sans information suffisante, ont suscité beaucoup de confusion. On trouve des réactions très diverses les unes des autres, qui vont de l’acceptation joyeuse à une dure opposition, à propos d’un projet dont le contenu n’était, en réalité, pas connu.

Deux craintes s’opposaient plus directement à ce document, et je voudrais les examiner d’un peu plus près dans cette lettre.

En premier lieu il y a la crainte d’amenuiser ainsi l’Autorité du Concile Vatican II, et de voir mettre en doute une de ses décisions essentielles – la réforme liturgique.

Cette crainte n’est pas fondée. A ce propos, il faut dire avant tout que le Missel, publié par Paul VI et réédité ensuite à deux reprises par Jean-Paul II, est et demeure évidemment la Forme normale – la Forma ordinaria – de la liturgie Eucharistique. La dernière version du Missale Romanum, antérieure au Concile, qui a été publiée sous l’autorité du Pape Jean XXIII en 1962 et qui a été utilisée durant le Concile, pourra en revanche être utilisée comme Forma extraordinaria de la Célébration liturgique. Il n’est pas convenable de parler de ces deux versions du Missel Romain comme s’il s’agissait de « deux Rites ». Il s’agit plutôt d’un double usage de l’unique et même Rite.

Quant à l’usage du Missel de 1962, comme Forma extraordinaria de la Liturgie de la Messe, je voudrais attirer l’attention sur le fait que ce Missel n’a jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé. Lors de l’introduction du nouveau Missel, il n’a pas semblé nécessaire de publier des normes propres concernant la possibilité d’utiliser le Missel antérieur. On a probablement supposé que cela ne concernerait que quelques cas particuliers, que l’on résoudrait localement, au cas par cas. Mais, par la suite, il s’est vite avéré que beaucoup de personnes restaient fortement attachées à cet usage du Rite romain, qui leur était devenu familier depuis l’enfance. Ceci s’est produit avant tout dans les pays où le mouvement liturgique avait donné à de nombreuses de personnes une remarquable formation liturgique, ainsi qu’une familiarité profonde et intime avec la Forme antérieure de la Célébration liturgique. Nous savons tous qu’au sein du mouvement conduit par l’Archevêque Mgr Lefebvre, la fidélité au Missel ancien est devenue un signe distinctif extérieur ; mais les raisons de la fracture qui naissait sur ce point étaient à rechercher plus en profondeur. Beaucoup de personnes qui acceptaient clairement le caractère contraignant du Concile Vatican II, et qui étaient fidèles au Pape et aux Evêques, désiraient cependant retrouver également la forme de la sainte Liturgie qui leur était chère ; cela s’est produit avant tout parce qu’en de nombreux endroits on ne célébrait pas fidèlement selon les prescriptions du nouveau Missel ; au contraire, celui-ci finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité ; cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable. Je parle d’expérience, parce que j’ai vécu moi aussi cette période, avec toutes ses attentes et ses confusions. Et j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Eglise.

C’est pour ce motif que le Pape Jean-Paul II s’est vu dans l’obligation de donner, avec le Motu Proprio « Ecclesia Dei » du 2 juillet 1988, un cadre normatif pour l’usage du Missel de 1962; ce cadre ne contenait cependant pas de prescriptions détaillées, mais faisait appel de manière plus générale à la générosité des Evêques envers les « justes aspirations » des fidèles qui réclamaient cet usage du Rite romain. A cette époque, le Pape voulait ainsi aider surtout la Fraternité Saint Pie X à retrouver la pleine unité avec le successeur de Pierre, en cherchant à guérir une blessure perçue de façon toujours plus douloureuse. Cette réconciliation n’a malheureusement pas encore réussi; cependant, une série de communautés a profité avec gratitude des possibilités offertes par ce Motu Proprio. Par contre, en dehors de ces groupes, pour lesquels manquaient des normes juridiques précises, la question de l’usage du Missel de 1962 est restée difficile, avant tout parce que les Evêques craignaient, dans ces situations, que l’on mette en doute l’autorité du Concile. Aussitôt après le Concile Vatican II, on pouvait supposer que la demande de l’usage du Missel de 1962 aurait été limitée à la génération plus âgée, celle qui avait grandi avec lui, mais entretemps il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement. C’est ainsi qu’est né le besoin d’un règlement juridique plus clair, que l’on ne pouvait pas prévoir à l’époque du Motu Proprio de 1988; ces Normes entendent également délivrer les Evêques de la nécessité de réévaluer sans cesse la façon de répondre aux diverses situations.

En second lieu, au cours des discussions sur ce Motu Proprio attendu, a été exprimée la crainte qu’une plus large possibilité d’utiliser le Missel de 1962 puisse porter à des désordres, voire à des fractures dans les communautés paroissiales. Cette crainte ne me paraît pas non plus réellement fondée. L’usage de l’ancien Missel présuppose un minimum de formation liturgique et un accès à la langue latine; ni l’un ni l’autre ne sont tellement fréquents. De ces éléments préalables concrets découle clairement le fait que le nouveau Missel restera certainement la Forme ordinaire du Rite Romain, non seulement en raison des normes juridiques, mais aussi à cause de la situation réelle dans lesquelles se trouvent les communautés de fidèles.

Il est vrai que les exagérations ne manquent pas, ni parfois des aspects sociaux indûment liés à l’attitude de certains fidèles liés à l’ancienne tradition liturgique latine. Votre charité et votre prudence pastorale serviront de stimulant et de guide pour perfectionner les choses. D’ailleurs, les deux Formes d’usage du Rite Romain peuvent s’enrichir réciproquement: dans l’ancien Missel pourront être et devront être insérés les nouveaux saints, et quelques-unes des nouvelles préfaces. La Commission « Ecclesia Dei », en lien avec les diverses entités dédiées à l’usus antiquior, étudiera quelles sont les possibilités pratiques. Dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, pourra être manifestée de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien. La meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions; c’est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel.

J’en arrive ainsi à la raison positive qui est le motif qui me fait actualiser par ce Motu Proprio celui de 1988. Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Eglise. En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Eglise n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité ; on a l’impression que les omissions dans l’Eglise ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation : faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau. Il me vient à l’esprit une phrase de la seconde épître aux Corinthiens, où Saint Paul écrit: 'Nous vous avons parlé en toute liberté, Corinthiens; notre cœur s'est grand ouvert. Vous n'êtes pas à l'étroit chez nous; c'est dans vos cœurs que vous êtes à l'étroit. Payez-nous donc de retour ; … ouvrez tout grand votre cœur, vous aussi !' (2Co 6,11-13). Paul le dit évidemment dans un autre contexte, mais son invitation peut et doit aussi nous toucher, précisément sur ce thème. Ouvrons généreusement notre cœur et laissons entrer tout ce à quoi la foi elle-même fait place.

Il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missale Romanum. L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Eglise, et de leur donner leur juste place. Evidemment, pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l’usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L’exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté.

Pour conclure, chers Confrères, il me tient à cœur de souligner que ces nouvelles normes ne diminuent aucunement votre autorité et votre responsabilité, ni sur la liturgie, ni sur la pastorale de vos fidèles. Chaque Evêque est en effet le « modérateur » de la liturgie dans son propre diocèse (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 22 : « Sacrae liturgiae moderatio ab Ecclesiae auctoritate unice pendet : quae quidem est apud Apostolicam Sedem et, ad normam iuris, apud Episcopum »).

Rien n’est donc retiré à l’autorité de l’Evêque dont le rôle demeurera de toute façon celui de veiller à ce que tout se passe dans la paix et la sérénité. Si quelque problème devait surgir et que le curé ne puisse pas le résoudre, l’Ordinaire local pourra toujours intervenir, en pleine harmonie cependant avec ce qu’établissent les nouvelles normes du Motu Proprio.

Je vous invite en outre, chers Confrères, à bien vouloir écrire au Saint-Siège un compte-rendu de vos expériences, trois ans après l’entrée en vigueur de ce Motu Proprio. Si de sérieuses difficultés étaient vraiment apparues, on pourrait alors chercher des voies pour y porter remède.

Chers Frères, c’est en esprit de reconnaissance et de confiance que je confie à votre cœur de Pasteurs ces pages et les normes du Motu Proprio. Souvenons-nous toujours des paroles de l’Apôtre Paul, adressées aux prêtres d’Ephèse : « Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit-Saint vous a établis gardiens, pour paître l'Eglise de Dieu, qu'il s'est acquise par le sang de son propre Fils » (Ac 20,28).

Je confie à la puissante intercession de Marie, Mère de l’Eglise, ces nouvelles normes, et j’accorde de tout mon cœur ma Bénédiction Apostolique à vous, chers Confrères, aux curés de vos diocèses, et à tous les prêtres vos collaborateurs ainsi qu’à tous vos fidèles.

Fait auprès de Saint-Pierre, le 7 juillet 2007.

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LETTRE APOSTOLIQUE
EN FORME DE MOTU PROPRIO
Du Souverain Pontife
BENOÎT XVI
Sur l’usage de la Liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970



Les Souverains Pontifes ont toujours veillé jusqu’à nos jours à ce que l’Église du Christ offre à la divine Majesté un culte digne, « à la louange et à la gloire de son nom » et « pour le bien de toute sa sainte Église ».

Depuis des temps immémoriaux et aussi à l’avenir, le principe à observer est que «chaque Église particulière doit être en accord avec l’Église universelle, non seulement quant à la doctrine de la foi et aux signes sacramentels, mais aussi quant aux usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue, qui sont à observer non seulement pour éviter des erreurs, mais pour transmettre l’intégrité de la foi, parce que la lex orandi de l’Église correspond à sa lex credendi »1.


Parmi les Pontifes qui ont eu ce soin se distingue le nom de saint Grégoire le Grand qui fut attentif à transmettre aux nouveaux peuples de l’Europe tant la foi catholique que les trésors du culte et de la culture accumulés par les Romains au cours des siècles précédents. Il ordonna de déterminer et de conserver la forme de la liturgie sacrée, aussi bien du Sacrifice de la Messe que de l’Office divin, telle qu’elle était célébrée à Rome. Il encouragea vivement les moines et les moniales qui, vivant sous la Règle de saint Benoît, firent partout resplendir par leur vie, en même temps que l’annonce de l’Évangile, cette très salutaire manière de vivre de la Règle, « à ne rien mettre au-dessus de l’œuvre de Dieu» (chap. 43). Ainsi, la liturgie selon les coutumes de Rome féconda non seulement la foi et la piété mais aussi la culture de nombreux peuples. C’est un fait en tout cas que la liturgie latine de l’Église sous ses diverses formes, au cours des siècles de l’ère chrétienne, a été un stimulant pour la vie spirituelle d’innombrables saints et qu’elle a affermi beaucoup de peuples par la religion et fécondé leur piété.

Au cours des siècles, beaucoup d’autres Pontifes romains se sont particulièrement employés à ce que la liturgie accomplisse plus efficacement cette tâche ; parmi eux se distingue saint Pie V, qui, avec un grand zèle pastoral, suivant l’exhortation du Concile de Trente, renouvela tout le culte de l’Église, fit éditer des livres liturgiques corrigés et «réformés selon la volonté des Pères », et les donna à l’Église latine pour son usage.

Parmi les livres liturgiques du Rite romain, la première place revient évidemment au Missel romain, qui se répandit dans la ville de Rome puis, les siècles suivants, prit peu à peu des formes qui ont des similitudes avec la forme en vigueur dans les générations récentes.

C’est le même objectif qu’ont poursuivi les Pontifes romains au cours des siècles suivants en assurant la mise à jour des rites et des livres liturgiques ou en les précisant, et ensuite, depuis le début de ce siècle, en entreprenant une réforme plus générale »2. Ainsi firent mes prédécesseurs Clément VIII, Urbain VIII, saint Pie X3, Benoît XV et le bienheureux Jean XXIII.

Plus récemment, le Concile Vatican II exprima le désir que l’observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, mon prédécesseur le Souverain Pontife Paul VI approuva en 1970 des livres liturgiques restaurés et partiellement rénovés de l’Église latine ; ceux-ci, traduits partout dans le monde en de nombreuses langues modernes, ont été accueillis avec plaisir par les Évêques comme par les prêtres et les fidèles. Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que « cet édifice liturgique, pour ainsi dire, […] apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie »4.

Dans certaines régions, toutefois, de nombreux fidèles se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit, que le Souverain Pontife Jean-Paul II, poussé par la sollicitude pastorale pour ces fidèles, accorda en 1984, par un indult spécial Quattuor abhinc annos de la Congrégation pour le Culte divin, la faculté d’utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII ; puis de nouveau en 1988, par la lettre apostolique Ecclesia Dei en forme de motu proprio, Jean-Paul II exhorta les Évêques à utiliser largement et généreusement cette faculté en faveur de tous les fidèles qui en feraient la demande.

Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par mon prédécesseur Jean-Paul II, ayant moi-même entendu les Pères Cardinaux au consistoire qui s’est tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqué l’Esprit Saint et l’aide de Dieu, par la présente Lettre apostolique je décide ce qui suit :

Art. 1. Le Missel romain promulgué par Paul VI est l’expression ordinaire de la « lex orandi» de l’Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le B. Jean XXIII doit être considéré comme l’expression extraordinaire de la même « lex orandi » de l’Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la « lex orandi » de l’Église n’induisent aucune division de la « lex credendi » de l’Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain.

Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le B. Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor abhinc annos et Ecclesia Dei pour l’usage de ce Missel sont remplacées par ce qui suit :

Art. 2. Aux Messes célébrées sans peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu’il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l’un ou l’autre Missel, le prêtre n’a besoin d’aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire.

Art. 3. Si des communautés d’Instituts de vie consacrée et de Sociétés de vie apostolique de droit pontifical ou de droit diocésain désirent, pour la célébration conventuelle ou «communautaire », célébrer dans leurs oratoires propres la Messe selon l’édition du Missel romain promulgué en 1962, cela leur est permis. Si une communauté particulière ou tout l’Institut ou Société veut avoir de telles célébrations souvent ou habituellement ou de façon permanente, cette façon de faire doit être déterminée par les Supérieurs majeurs selon les règles du droit et les lois et statuts particuliers.

Art. 4. Aux célébrations de la Messe dont il est question ci-dessus à l’art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément.

Art. 5, § 1. Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie avec la sollicitude pastorale de la paroisse, sous le gouvernement de l’Évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l’unité de toute l’Église.
§ 2. La célébration selon le Missel du bienheureux Jean XXIII peut avoir lieu les jours ordinaires ; mais les dimanches et les jours de fêtes, une Messe sous cette forme peut aussi être célébrée.
§ 3. Le curé peut aussi autoriser aux fidèles ou au prêtre qui le demandent, la célébration sous cette forme extraordinaire dans des cas particuliers comme des mariages, des obsèques ou des célébrations occasionnelles, par exemple des pèlerinages.
§ 4. Les prêtres utilisant le Missel du bienheureux Jean XXIII doivent être idoines et non empêchés par le droit.
§ 5. Dans les églises qui ne sont ni paroissiales ni conventuelles, il appartient au Recteur de l’église d’autoriser ce qui est indiqué ci-dessus.

Art. 6. Dans les Messes selon le Missel du B. Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent aussi être proclamées en langue vernaculaire, utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.

Art. 7. Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l’article 5 § 1 n’obtient pas du curé ce qu’ils lui ont demandé, ils en informeront l’Évêque diocésain. L’Évêque est instamment prié d’exaucer leur désir. S’il ne peut pas pourvoir à cette forme de célébration, il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei.

Art. 8. L’Évêque qui souhaite pourvoir à une telle demande de fidèles laïcs, mais qui, pour différentes raisons, en est empêché, peut en référer à la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui lui fournira conseil et aide.

Art. 9, § 1. De même, le curé, tout bien considéré, peut concéder l’utilisation du rituel ancien pour l’administration des sacrements du Baptême, du Mariage, de la Pénitence et de l’Onction des Malades, s’il juge que le bien des âmes le réclame.
§ 2. Aux Ordinaires est accordée la faculté de célébrer le sacrement de la Confirmation en utilisant le Pontifical romain ancien, s’il juge que le bien des âmes le réclame.
§ 3. Tout clerc dans les ordres sacrés a le droit d’utiliser aussi le Bréviaire romain promulgué par le bienheureux Pape Jean XXIII en 1962.

Art. 10. S’il le juge opportun, l’Ordinaire du lieu a le droit d’ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit.

Art. 11. La Commission pontificale Ecclesia Dei, érigée par le Pape Jean-Paul II en 19885, continue à exercer sa mission.
Cette commission aura la forme, la charge et les normes que le Pontife romain lui-même voudra lui attribuer.

Art. 12. Cette commission, outre les facultés dont elle jouit déjà, exercera l’autorité du Saint-Siège, veillant à l’observance et à l’application de ces dispositions.

Tout ce que j’ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu proprio, j’ordonne que cela ait une valeur pleine et stable, et soit observé à compter du 14 septembre de cette année, nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 7 juillet de l’an du Seigneur 2007, en la troisième année de mon pontificat.

BENEDICTUS Pp. XVI



1 - Présentation générale du Missel romain, troisième édition, 2002, n. 397.
2 - Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus (4 décembre 1988), n. 3 : AAS 81 (1989), p. 899 ; La Documentation catholique 86 (1989), pp. 518-519.
3 - ibidem
4 - Motu proprio Abhinc duos annos (23 octobre 1913) : AAS 5 (1913), pp. 449-450 ; cf. Jean-Paul II, Lettre ap. Vicesimus quintus annus, n. 3 : AAS 81 (1989), p. 899; La Documentation 86 (1989), p. 519.
5 - Cf. Jean-Paul II, Motu proprio Ecclesia Dei adflicta (2 juillet 1988), n. 6 : AAS 80 (1988), p. 1498: La Documentation catholique 85 (1988), pp. 788-789.

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>Le pape libéralise la messe en latin

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 16:54

Via Royalistes 78000

Le nouveau livre de Yves-Marie Adeline,
Histoire mondiale des idées politiques est paru le 12 juin aux éditions Ellipses.

couverture 

Nombreux sont les livres d’histoire des idées politiques qui se limitent à la sphère occidentale, parfois même à une période de temps courte. Yves-Marie Adeline nous offre au contraire une vision synthétique et complète des idées politiques, dans le temps long de l’histoire et sur la totalité de l’espace mondial. Il nous présente de manière claire et concise l’essentiel des théories politiques d’Occident et d’Orient, ainsi que les pratiques politiques des civilisations ne disposant pas de doctrines explicites, telles les civilisations byzantines, aztèque ou encore polynésienne. La synthèse met en évidence tout à la fois le caractère singulier des civilisations et des cultures, et la circulation des idées dans le temps et dans l’espace. Depuis le "désir de régularité", fondement du politique, jusqu’à l’écologisme actuel, c’est à l’examen de toute l’histoire des hommes en marche, de leurs espérances comme de leurs interrogations, auquel le lecteur est convié.

Une grande fresque sur les idées politiques de l’Humanité, accessible à un large public, aux politistes et aux philosophes en premier lieu, mais aussi aux historiens qui y trouveront des éclairages précieux sur les périodes antiques, médiévales, modernes et contemporaines.

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 13:06
Via le Forum catholique

"[E]n Italie les traditionnalistes au sens français du terme (FSSPX, FSSP, etc.) sont peu nombreux: il y a seulement ici ou là quelques centres de messe, sous la houlette de Una Voce. Cela ne signifie pas qu'il n'y ait une sensibilité traditionelle, bien au contraire. Je dirais qu'ici nous n'avons peut être pas connu les pires dérapages de la liturgie comme en France (je rappelle avoir été choqué un dimanche à Paris, St. Eustache, par une sorte de pantomime pendant l'offertoire: ça, on ne le fait pas chez nous; du moins j'espère)."
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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 12:55
06/07/2007 11:12
 
PARIS (AFP) - France: le déficit commercial se creuse en mai à 3,015 milliards d'euros

Le déficit commercial de la France s'est encore creusé en mai par rapport à avril, à 3,015 milliards d'euros contre 2,493 milliards le mois précédent (chiffre révisé), en données corrigées des variations saisonnières, ont annoncé vendredi les Douanes.
Pour les 12 derniers mois, le déficit cumulé s'établit à 27,609 milliards d'euros.
En mai, les exportations ont diminué à 32,458 milliards d'euros (contre 33,133 milliards en avril), de même que les importations, à 35,473 milliards (contre 35,626 milliards le mois précédent).
Les exportations sont en "net retrait", du fait de la baisse des grands contrats dans la branche des transports, notent les Douanes, en rappelant que le mois d'avril avait bénéficié de la livraison exceptionnelle d'un paquebot au Panama pour 420 millions d'euros.
La France a aussi vendu moins d'avions: 22 Airbus ont été exportés en mai pour un montant de 1,136 milliard d'euros contre 27 en avril pour 1,361 milliard. Les livraisons d'Airbus vers l'Amérique "sont les plus faibles de l'année", relèvent les Douanes.
Les exportations automobiles repartent à la baisse, après une embellie au premier trimestre, et celles des biens intermédiaires (métaux, produits chimiques, composants électroniques..) restent en retrait.
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