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Christ Roi

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Horloge

23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 17:36

Par Yves-Marie Adeline, Alliance Royale

"L’auteur fait remonter la division entre Droite et Gauche en France à la révolution de 1789, mais pour lui l’origine du mal est bien plus profonde. 

La Gauche est l’exaltation de l’indépendance et du libre arbitre à tout prix. Valeurs poussées à leur extrême, elles entraînent la chute des valeurs transcendantes
. En effet, avec la gauche, l’homme devient son propre maître, son unique maître, il n’existe pas de valeurs le dépassant ou dépassant sa volonté. Sa volonté fixe sa propre morale, ses propres obligations, selon sa volonté propre. Les droits passent devant les devoirs et finalement poussées à l’extrême, ces valeurs entraînent la non-reconnaissance de l’autre, tant l’homme de Gauche se replie sur ses droits acquis ou à acquérir. Ainsi une mère n’est plus obligée de prodiguer de l’amour maternel à ses enfants, elle le fera si elle le veut bien, car elle est libre, le père abandonnera son rôle protecteur et ne le reprendra que si bon lui chante, il est libre. Peu leur importe que par ce comportement le père et la mère se soient montrés indignes, dignité et indignité sont des valeurs morales dépassant la volonté de l’homme, ce sont des valeurs de Droite. La Droite, elle, se base sur des valeurs transcendantes qui dépassent la volonté de l’homme. Une morale naturelle ou morale sacrée qui guide les pas de l’homme. La Droite est bridée tandis que la Gauche va où bon lui semble.

Cette division on l’a dit, remonte à des temps anciens, mais sa concrétisation en France remonte pour ainsi dire aux événements de 1789. Entre un groupe d’hommes (majoritaires alors) voulant conserver les valeurs traditionnelles et transcendantes de la France et un autre groupe d’hommes (minoritaires) s’exprimant soi-disant au nom de tous, pour une marche en avant vers le progrès, c’est-à-dire plus de libertés individuelles.

La gauche se base alors sur une imposture, elle défend la liberté et le droit des peuples contre une droite féodaliste et despotique. Peu importe que ce discours aille à l’encontre de la réalité des faits, d’un régime qui au nom de la liberté à tué des centaines de milliers d’innocents et enlevé justement leurs libertés anciennes aux peuples. Car c’est le mot de Robespierre, il faut savoir sacrifier les libertés pour sauvegarder la liberté. Autrement dit il faut savoir détruire les libertés des peuples au profit de la liberté révolutionnaire, au nom du progrès. Tout doit se plier voir disparaître devant le progrès érigé en principe. On voit dors et déjà la destruction des valeurs poindre le nez, car elles sont un reproche perpétuel à la gauche, lui rappelant que quelque chose dépasse le progrès, la morale transcendante. N’importe qui de censé serait révolté à l’idée de perdre ses libertés concrètes au profit d’une déesse liberté abstraite. Mais la force de la Gauche est là, seule restera l’idée qu’elle défend la liberté. Les hommes du moment seront accusés d’avoir été des monstres, mais l’idée maîtresse du progrès sera passée... 

Alors la Droite se fait piéger une première fois en décrétant qu’elle aussi est pour la liberté afin de ne pas être dite réactionnaire. Elle n’entend pas par-là la même chose que la gauche, mais comme cette dernière tient la barre, la Droite devra se plier à la liberté de la Gauche. La deuxième imposture de la Gauche est plus récente. Il s’agit de se revendiquer l’idéologie défenderesse des pauvres et des déshérités contre une Droite capitaliste et affameuse. C’est l’émergence des socialismes et des communismes. Peu importe là encore que l’histoire nous montre le contraire, avec un Gambetta proclamant : « il n’y a pas de question sociale » et des catholiques légitimistes comme René de la Tour du Pin ou même Henri V prônant au contraire la
défense des ouvriers. Là encore le mot est passé, la Gauche désormais est pour la défense des pauvres et la Droite pour celle des riches. L’imposture va plus loin, lorsque le prolétariat vote à Gauche, c’est normal, mais lorsqu’il se tourne vers des partis de droite nationale, la Gauche hurle au populisme et à la démagogie. On voit que dès les origines, la Gauche mène le débat et oblige la Droite à s’accorder à son discours. Plus rien alors ne semble pouvoir s’opposer à la marche du progrès, puisque la Droite sera toujours en retard d’une guerre.

La conquête des esprits et des institutions par la Gauche. Cet Etat de fait, a été rendu de plus en plus possible par la conquête des esprits par la Gauche. Cette conquête des esprits se double également d’une volonté de conquête des institutions par la Gauche, qui alors tente de remodeler la société qui l’environne à son image. Bien-sûr un changement brutal ne fonctionnerait pas. La Gauche voulant détruire toute morale transcendante et ancestrale, il s’agissait à l’origine du moins en France, de faire table rase du passé. D’annihiler toute ancienne morale, au profit de la nouvelle, celle que l’homme s’est donné lui-même et dont il peut changer comme on change de chemise. On a vu ce que donnait un changement trop brutal en France durant les événements révolutionnaires, où la politique antireligieuse de la république et la suppression rapide et sanglante de la monarchie ont entraîné une réaction violente de la par de la population. L’erreur alors avait été de vouloir faire table rase. La Gauche va alors progresser par système de cliquets. C’est-à-dire une progression par étape. Chaque étape sera considérée comme acquise, on ne pourra plus revenir dessus sous peine de devenir un réactionnaire."
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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 11:16
FRANCE > Politique
12h03 >DSK : "C'est une bonne nouvelle, on a débloqué l'Europe"
MONDE > Bruxelles
06h34 >Sarkozy/traité: "une très bonne nouvelle pour l'Europe, pour la France
MONDE > Bruxelles
06h32 >Accord des 27 au sommet européen sur un projet de traité remplaçant la Constitution (responsable européen) Filnews Lci

De la gauche à la droite, foin de la démocratie, même chanson, même accord, la Caste Gouvernementale (C.G.) unanime (défense de ses intérêts supérieurs obblige) s'écrie: plus de referendum! Mais un traité, "simplifié"... (dixit Sarközy). 

Le Figaro indique, dans son article "Les 27 trouvent un accord au bout de la nuit", publié le 23 juin 2007: 

"Compromis entre les 18 pays ayant ratifié le projet de Constitution, les deux pays du ''non'' (France et Pays-Bas) et les sept ayant suspendu la ratification, l'accord reprend la plupart des avancées institutionnelles du défunt traité: la double majorité pour faciliter la prise de décision à 27, la présidence stable du conseil européen, l'extension du champ de la majorité qualifiée ... 

"[L]'accord conclu à Bruxelles permet à l'Union de sortir de l'impasse institutionnelle dans laquelle elle est plongée depuis les ''non'' français et néerlandais de 2005. ''Nous sortons du blocage'', s'est réjouie Angela Merkel. ''Il n'y a pas de gagnants et pas de perdants, et l'Europe s'est remise en marche'', a exulté Nicolas Sarkozy, qui se flatte d'avoir imposé cette idée d'un traité simplifié.
 
Le calendrier est désormais fixé. La CIG s'ouvrira le 23 juillet prochain pour se terminer avant la fin de l'année. L'objectif est une entrée en vigueur du nouveau traité en 2009. Les 27 devront d'ici là ratifier le traité. Nicolas Sarkozy s'est engagé pour la France à passer par la voie parlementaire pour éviter un deuxième ''non'' qui serait désastreux. Tony Blair et Gordon Brown entendent eux aussi éviter à tout prix un référendum en Grande-Bretagne.
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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 02:28
MONDE > Europe
21h39 >Merkel propose de convoquer une conférence inter-gouvernementale sans l'accord de la Pologne

Filnews Lci
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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 01:46

 

"Le libéralisme n'est pas une hérésie ordinaire. Il a été très justement appelé par l'abbé Chesnel (Les droits de Dieu et les idées modernes) l'hérésiarchie. C'est l'hérésie propre, personnelle de Satan, puisqu'elle consiste, pour la créature, à usurper à son profit l'indépendance et la souveraineté qui n'appartiennent qu'à Dieu, de toute éternité, et dans l'ordre des temps à Notre Seigneur Jésus-Christ. 

"On voit par là en quoi le libéralisme moderne diffère de tout ce qui l'a précédé en fait de révolte et de péché. C'est le péché lui-même, le dernier terme et le plus haut degré du péché. Le libéralisme appelle "l'homme de péché", il prépare les voies à l'Antéchrist" 

(
Mgr Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions Pamphiliennes, p.128, note 162).

****************************************************************************************************************************
La Conjuration antichrétienne, la célèbre “Somme” de la contre-révolution enfin rééditée aux Expéditions Pamphiliennes: un ouvrage à placer à côté de celui de Jean Ousset, Pour qu'Il règne; une mine de documents sur le long travail de sape de la judéo-maçonnerie. Le texte des trois tomes a été entièrement recomposé informatiquement et réuni en un seul tome. De plus, un index des noms très utile pour le travail de recherches y a été ajouté. Ingomer.

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 17:13
MADRID, 22 juin 2007 (AFP) - Les évêques espagnols se mobilisent contre l'instruction civique 

Les évêques espagnols ont dénoncé une nouvelle matière d'instruction civique introduite par le gouvernement socialiste dans l'enseignement pour la prochaine rentrée scolaire. 
Cette matière "implique une atteinte grave au droit inaliénable des parents et de l'école à opter pour l'éducation morale qu'ils souhaitent pour leurs enfants", selon une déclaration de la conférence épiscopale citée vendredi par les médias espagnols. 
Les évêques qui se sont déjà opposés à plusieurs réformes du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero comme le divorce ou le mariage homosexuel, appellent parents d'élèves et centres éducatifs "à employer tous les moyens légitimes pour défendre la liberté de conscience et d'enseignement, qui est en jeu". 
Ce cours d'instruction civique porte notamment sur le respect de la diversité, le rejet du racisme et de l'homophobie, l'égalité entre les hommes et les femmes, ainsi que les droits et devoirs du citoyen dans une société démocratique
"L'Etat s'arroge un rôle d'éducateur moral qui n'est pas le propre d'un Etat démocratique de droit", répondent les évêques espagnols. 
Ils estiment en revanche que la nouvelle matière aurait été "acceptable, voire souhaitable", si le gouvernement s'était "limité à expliquer l'ordonnancement constitutionnel et les déclarations universelles des droits humains".

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 17:06

PARIS, 22 juin 2007 (AFP) - Irak: cri d'alarme de la Conférence des évêques de France
 

"Les nouvelles qui nous parviennent d'Irak, jour après jour, manifestent l'extension de la violence armée avec son cortège de meurtres, de souffrances, de drames humains", écrit le président du CEF, le cardinal Jean-Pierre Ricard, également archevêque de Bordeaux.

"Toute la population est ainsi victime de cette situation dramatique, mais celle des chrétiens l'est tout particulièrement, affirme-t-il, notant qu'"en deux ans la moitié des chrétiens a dû quitter le pays".

Cette communauté, une des plus anciennes du pays, comprenait jadis plus d'un million de personnes: elle ne comptait plus que 700.000 membres en 2006, selon des estimations religieuses locales.

Mardi, deux chrétiens ont été tués à Mossoul (370 km au nord de Bagdad) et mercredi huit autres ont été enlevés dans la même zone, selon l'agence Asianews spécialisée dans les informations religieuses. Un prêtre de l'Eglise chaldéenne (catholique) et trois diacres y avaient aussi été abattus le 3 juin.

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 15:03

Extrait du n° 6363 de Présent, du Samedi 23 juin 2007 , via le Forum catholique

Décédée brutalement le 28 avril 2007, mon aïeule avait émis le souhait qu’une messe tridentine soit célébrée, à l’occasion de ses obsèques, par mon beau-frère, prêtre de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre (ICRSP). En effet, elle avait été fortement impressionnée par la messe traditionnelle célébrée lors des funérailles de mon jeune frère, le 8 janvier 2007 à Vertus. Soucieux de respecter ce désir, je me suis immédiatement adressé au curé de la paroisse de Vertus, le père Mainsant. Celui-ci m’opposa un refus catégorique, arguant dans un premier temps du caractère sectaire dudit Institut, et m’affirmant que les prêtres de l’ICRSP étaient lefebvristes et coupés de Rome. Face à mes dénégations, et après s‘être renseigné, il m’expliqua ensuite qu’il était seul habilité à pouvoir célébrer une messe d’obsèques dans sa paroisse, et qu’au demeurant, il avait été abusé en janvier dernier lors de la cérémonie précédant l’enterrement de mon frère. Il s’agissait d’une messe traditionnelle, célébrée par un prêtre en soutane, extrêmement digne et respectueuse. Le père Mainsant la qualifia de « cirque, cinéma, comédie d’un autre âge avec toutes ses vieilleries » et m’indiqua qu’il était hors de question qu’un tel chantier se reproduise. Comme je me récriais et insistais sur l’importance que revêtaient pour moi les dernières volontés de ma grand-mère, il me rétorqua que c‘était aussi fantaisiste que de vouloir être enterré sous le Mont-Blanc, et se fit un brin moralisateur : « Croyez-vous que votre aïeule serait heureuse de voir la manière dont vous vous comportez ? » Un comble…

Je décidai alors d’en référer à l‘évêque du diocèse de Châlons-en-Champagne, Mgr Louis, certain d‘être entendu et de pouvoir offrir à ma grand-mère la messe de funérailles qu’elle désirait tant.

Celui-ci insista d’abord sur la nécessité de mettre un terme à cette situation de blocage, et de trouver un compromis qui satisfasse à la fois la famille de la défunte, et le curé de la paroisse de Vertus. Monseigneur Louis me fit ensuite la proposition suivante : une messe présidée par le père Mainsant, éventuellement concélébrée par un prêtre de l’ICRSP, un prêche prononcé par ce dernier, et une petite sélection de chants latins.

Après quoi, il adopta une position identique à celle de son curé, en m’expliquant notamment qu’un testament ne règle que le temporel et non le spirituel, et qu’il n‘était absolument pas possible de pouvoir choisir sa messe d’obsèques. Il insista également sur le caractère parfaitement irréalisable des dernières volontés de ma grand-mère, car seul le curé de Vertus était habilité à dire la messe dans son église (à ce propos, il fit une analogie avec le mariage civil, en me disant que le maire de Paris ne pourrait pas célébrer un mariage dans une commune marnaise). Enfin, ayant eu vent de ma volonté d’avertir la presse et de m’enchaîner devant l‘église, il me fit remarquer qu’il n‘était pas de bon ton de vouloir exprimer son incompréhension et sa douleur par de telles manifestations, celles-ci risquant de donner une mauvaise image de la paroisse.

Je fis part de tous ces éléments au prêtre de l’ICRSP désigné par mon aïeule pour l’accompagner à sa dernière demeure. Pour éviter tout conflit et toute récupération, le prêtre de l’ICRSP préféra s’effacer totalement et me promit une messe de requiem à l’intention de ma grand-mère.

Résultat : pas de messe d’obsèques (pas d’Eucharistie), un simulacre de cérémonie (30 minutes), et pas de prêtre au cimetière…
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 10:37
Bonne nouvelle, le schisme anglican s'effrite de plus en plus. Une dépêche AFP indique que le Premier ministre britannique s'apprête à annoncer sa conversion au catholicisme.

LONDRES, 22 juin 2007 (AFP) - Tony Blair s'apprête à annoncer sa conversion au catholicisme (presse)

Tony Blair, un anglican pratiquant, devrait annoncer prochainement sa conversion au catholicisme, rapportent plusieurs quotidiens britanniques vendredi, alors que le Premier ministre doit rencontrer le pape Benoît XVI samedi.

Tony Blair "a pris la décision de demander son admission dans l'Eglise" catholique, écrit le Guardian, citant des sources non identifiées à Londres et à Rome.

Le Premier ministre, qui doit quitter ses fonctions le 27 juin, devrait annoncer sa conversion peu après son audience privée au Vatican, précise le Daily Telegraph, qui s'appuie sur des sources ecclésiastiques et des amis de M. Blair.

Selon ce journal, M. Blair s'est préparé à une conversion avec l'aide du père John Walsh, aumônier de la Royal Air Force qui a dit régulièrement la messe à Chequers, au domicile du Premier ministre.

M. Blair assiste depuis des années à des services catholiques, la foi de son épouse et de ses enfants, mais était réticent à se convertir pendant son mandat de Premier ministre à cause des conflits que cela pouvait engendrer avec les prises de positions de son parti sur l'avortement ou les homosexuels, souligne le Daily Telegraph.

Il n'y a jamais eu de Premier ministre catholique en Grande-Bretagne et un tel cas de figure serait également entré en contradiction avec les fonctions du chef de gouvernement britannique qui comprennent la désignation du chef de l'Eglise anglicane, souligne le journal.


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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 14:09
"Dans les milieux d’idées contre-révolutionnaires, le nom de Bernard Lugan est bien connu pour ses travaux sur l’Afrique. Ses travaux sont parmi les meilleurs sur le sujet, si ce n’est les meilleurs tout court. C’est à juste titre que ce sujet et cet auteur intéressent nos milieux, car l’histoire de l’Afrique française figure parmi les plus belles pages de l’histoire de France. Il est bon de le rappeler à l’heure où la France disparaît dans le mondialisme et perd sa substance et son identité, sur fond de repentance à tout va de la part des autorités civiles ou religieuses.
Cependant, dans un récent entretien accordé à la « Nouvelle Revue d’Histoire » Bernard Lugan condamne la colonisation avec des propos particulièrement vigoureux. Cette position vis-à-vis de la colonisation et les termes avec lesquels elle se trouve exprimée sont très surprenants, et même à peine croyables, de la part de cet auteur (1).

Voici les phrases en question :

- « En Afrique, au nom des principes philanthropiques qu’elle portait la colonisation a brisé l’ordre naturel, cassant le pouvoir des dominants et favorisant l’ascension des anciens dominés. Sur le continent africain où la force et le prestige sont respectés, elle a introduit piété et compassion, abaissant les anciens maîtres… »
- « C’est en effet par dizaine de milliers que nous avons envoyé les meilleurs des nôtres mourir des fièvres sur le continent africain afin d’y soigner les populations, de leur apporter la paix, l’instruction. L’erreur fut colossale car la démentielle surpopulation africaine qui achève de détruire le continent est une conséquence directe de la colonisation ».
- «…Charles Maurras disait qu’une politique se juge à ses résultats ; or ceux de la colonisation sont calamiteux et cela tant pour l’Europe que pour l’Afrique »[2].
 
Remarques préalables.
 
Ce discours semble assez scandaleux, ou en tout cas franchement maladroit. Peut-on affirmer que les Africains ne méritaient pas “piété et compassion” ? Peut-on affirmer qu’il y a opposition entre “piété et compassion” et “force et prestige”? Peut-on affirmer qu’il valait mieux laisser les Africains mourir des fièvres, des guerres tribales, de l’esclavage, et autres tares propres aux sociétés primitives, que Lugan signale si bien dans ses ouvrages, sous prétexte que ces misères auraient évité la surpopulation actuelle ? Autant dire que les Africains (tout au moins les dominés) ne sont pas des hommes !

Ces lignes ne s’accordent pas avec la morale catholique et ni même avec la morale naturelle la plus élémentaire. Monsieur Bernard Lugan, pour signifier la situation catastrophique de l’Afrique, parle de “surpopulation”. Certes l’Afrique n’arrive pas à nourrir sa population actuelle, mais le terme de surpopulation ne paraît pas adapté, à moins de préciser qu’il s’agit d’une conséquence de problèmes que nous étudierons plus loin. Effectivement la densité de population du continent africain est une des moins élevée au monde, alors que ce continent recèle de grandes richesses, et un potentiel agricole de plus en plus mal mis en valeur. Il est maladroit de relayer sans précisions un des thèmes majeurs de la manipulation actuelle : la pseudo surpopulation de la planète.[3]

La vérité c’est que le continent africain est extrêmement mal géré sans quoi il pourrait accueillir une population plus importante. Dans le Sahara il existe des ruines de villes romaines dont l’analyse révèle, par exemple, des thermes chauffés. Nourrir une ville et chauffer des thermes, cela demande de la nourriture et du bois que le Sahara a produit dans l’Antiquité[4].

Au temps de Saint Augustin il y avait 300 évêchés en Afrique du Nord. Autre exemple révélateur: certaines zones de l’Algérie ont été remises en culture grâce aux efforts de la colonisation après des siècles d’abandon, mais, depuis la décolonisation leur rendement a été divisé par cinq ![5]
 
La colonisation, un échec ?
 
On ne peut à première vue que s’incliner, les colonies ne forment plus le grand empire français, et mis à part le Maroc, elles ont donné naissance à des pays, des sociétés bien malades aujourd’hui.
Mais cette première vue doit être complétée.

Monsieur Lugan cite Charles Maurras pour résumer sa pensée: 
“ …une politique se juge à ses résultats…”. Une autre phrase du même auteur “ la démocratie c’est la mort ” devrait l’inciter à préciser son jugement. La sévérité de Monsieur Lugan se justifie, mais il faut mettre démocratisation à la place de colonisation. Effectivement, pour les politiques qui ont présidé l’oeuvre coloniale, ces deux mots étaient synonymes, et bien loin de poursuivre l’effort initial de Charles X, ils n’ont eu de cesse de démocratiser les colonies.

Si aujourd’hui l’Afrique périt c’est l’aboutissement, le fruit naturel de la démocratie : la mort.[6]

Voici quelques pensées révélatrices à ce sujet. Elles émanent d’éminents révolutionnaires et laïques :

- de Léon Hugonnet radical de 1880, acolyte de Jules Ferry “ la grandeur de la France est indispensable au progrès de l’humanité.
C’est pourquoi j’approuve une politique qui unira sous le drapeau français cent millions dedéfenseurs de la république ”.
- de Albert Bouyet au nom de la ligue des droits de l’homme “ Faire connaître aux peuples les droits de l’homme, ce n’est pas une besogne d’impérialisme, c’est une tache de fraternité ”.
- de Jules Ferry “ C’était un devoir supérieur de civilisation qui légitimait le droit d’aller chez les barbares (sic)” “ La race supérieure (sic) ne conquiert pas pour le plaisir, dans le désir d’exploiter le faible, mais bien de le civiliser et de l’élever jusqu’à elle ”.
- de Léon Blum “ Le droit et même le devoir des races supérieures (sic) est d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture.

Dans la bouche de Jules Ferry et de Léon Blum inutile de traduire ce que ces mots veulent réellement dire.[7]

Philippe Conrad résume “ la mission civilisatrice de la France est mise en avant avec une référence très claire au langage des lumières. La France se plaçait ainsi dans l’héritage de 1789[8]

Ainsi la colossale énergie que la France a dépensée pour ces colonies, les milliers de sacrifices que les français ont consentis pour notre empire, tout cela était vain ou condamné à périr à plus ou moins long terme, car, par-dessus ces bonnes intentions, ces éminents sacrifices, ces remarquables capacités, il y avait la volonté de répandre la démocratie, les “Lumières” de 1789, mais, Maurras le dit : ces lumières-là produisent la mort, “ la démocratie c’est la mort ”.
 
L’évangélisation, un échec ?
 
Bernard Lugan dit également : “ J’ai longtemps hésité à écrire que l’évangélisation porte sa part dans la destruction mentale des africains. Si du moins, elle avait permis de leur apporter la paix… Mais c’est tout le contraire qui s’est produit. Ce sont en effet les pays les plus christianisés qui ont connu ou qui connaissent les pires massacres[9]

Le constat de Bernard Lugan est à première vue exact. Mais là encore c’est la révolution qui fut à l’oeuvre. De même qu’il ne faut pas confondre colonisation avec démocratisation, il ne faut pas confondre évangélisation avec modernisation.

Nous avons vu d’une part l’opposition qui s’est instaurée dès la monarchie de juillet entre le gouvernement et l’Eglise pour ce qui concerne l’évangélisation. Dans ces conditions, celle-ci ne pouvait pas être pleinement efficace. Il faut imaginer la difficulté d’un missionnaire européen pour convertir des africains, alors que les autorités administratives françaises manifestent une franche opposition pour la religion catholique, alors que bien des militaires et des hommes d’affaires français se comportent en opposition avec la morale catholique, et que ce comportement bien loin de leur valoir des sanctions leur vaut les faveurs de gouvernements sous perfusion permanente de la Franc-Maçonnerie.

D’autre part il est impossible de nier que, dès le 19ème siècle, bien des clercs intervenant en mission furent des libéraux, qui s’empressèrent de libérer les “dominés des dominants”, qui véhiculèrent plus les idées de la démocratie que celle de l’Evangile, et ceci avec d’autant plus de facilité qu’il s’agissait de populations sans grande culture, et que bien des clercs libéraux n’ont pas hésité à mettre toute leur autorité spirituelle pour influencer outre mesure la politique des pays en question[10].

Durant la deuxième moitié du vingtième siècle, le problème s’accentue terriblement. Le modernisme triomphant, il ne devient même plus possible de parler d’évangélisation, au sens où l’on emploie ce terme lorsque l’on parle de l’évangélisation de la Gaule, par St Hilaire, St Martin … ou de l’Irlande par St Patrick, ou des Indiens par les Jésuites. Non, cela fait rêver, mais cela n’est plus la même chose. La religion proposée par nombre de clercs est, bien souvent, une religion qui prend, sur bien des points, le contre-pied de la foi catholique, et a bien du mal, parfois, à cacher un zèle certain à poursuivre l’oeuvre destructrice des libéraux du 19ème siècle.

Les ruines accumulées dans les pays de tradition catholique ne laissent-elles pas présager une impuissance à “évangéliser” les pays païens ?

Un certain clergé ne déconseille-t-il pas, par ailleurs, de se convertir ? Pourquoi se convertir, en effet, si toutes les religions se valent ?

N’y a-t-il pas autre chose à apporter aux catéchumènes que la liberté, l’égalité et la fraternité ?

Qui avouera la responsabilité du clergé dans le génocide rwandais ?

Qui dira le soutien odieux apporté par des évêques et des monastères de France ou d’Algérie au FLN?[11]
Faut-il s’étonner, dans ces conditions, que les résultats soient catastrophiques si les missionnaires n’apportent plus l’Evangile, mais la démocratie ?
Car, “ la démocratie c’est la mort ”.

Aussi, il semble impropre de dire, sans plus de précision, que l’évangélisation est en partie responsable de la destruction mentale des africains. Il faut d’une part rattacher ce problème au problème du catholicisme libéral qui affecte l’Eglise depuis deux siècles, et signaler que, depuis au moins, il ne s’agit bien souvent plus d’évangélisation mais de “modernisation” des esprits.

On ne peut pas dire non plus qu’il y a incompatibilité psychologique ou organique entre une religion et une civilisation qui ne seraient valables que dans les pays où elles se sont développées, et non en Afrique, par exemple. Effectivement l’histoire nous apporte bien des exemples qui prouvent que la religion catholique s’est parfaitement adaptée à des populations très différentes et hors d’Europe, justifiant sa qualité d’universelle.

L’histoire nous apprend également que par la colonisation, un pays civilisé peut très bien apporter et adapter cette civilisation dans des pays plus primitifs, comme ce fut le cas pour la colonisation de la Gaule par les Romains, ou de l’Amérique du Nord par les Français.

En conclusion il semble que Monsieur Lugan ait raison de parler de catastrophe, mais au lieu de colonisation il faut employer le mot de démocratisation, et au lieu d’évangélisation il faut employer le mot de “modernisation”.

Il ne faut pas s’attrister longuement sur le passé, mais, si la colonisation et l’évangélisation avaient été conduites et aidées par Charles X et ses successeurs légitimes, elles ne seraient pas tombées dans les travers qui ont ruiné ses efforts."

(Source: La Gazette Royale, Fichier PDF, octobre - novembre - décembre 206, n° 109, p. 15- 17).

[1] Notons bien que si Bernard Lugan s’oppose à la colonisation ce n’est pas du tout pour les mêmes raisons que celles qu’avancent les médias et Mr Boutéflika. Ceux-ci font croire aux jeunes français que la métropole s’enrichissait au détriment de ses colonies. Or, comme le prouve abondamment Bernard Lugan, ce sont plutôt les colonies qui se sont enrichies au dépend de la métropole.
 
[2] Ces citations sont extraites de la N.R.H., N°21, page 11 et suivantes. Du fait de la qualité de plusieurs de ses collaborateurs cette revue publie des articles tout à fait intéressants. Cependant il faut être très prudent car plusieurs de ces collaborateurs, pratiquent un anticatholicisme militant, d’autant plus dangereux qu’il n’apparaît pas souvent clairement.
 
[3] Il faut lire à ce sujet le livre de Pascal Bernardin « L’empire écologique, manipulation planétaire. »
 
[4] Dominique Soltner “Les bases de la production végétale” tome II page 191. éditions Sciences et Techniques Agricoles, Angers, 1995.
 
[5] Amicale des anciens élèves des écoles d’agriculture d’Algérie, ‘L’oeuvre agricole française en Algérie 1830-1962’, éditions de l’Atlanthrope, Versailles, 1990. Selon ces auteurs, qui savent de quoi ils parlent, « En 1957 le rendement moyen de l’Algérie, toute céréales confondues, était de 11,9 quintaux à l’hectare, en culture européenne et de 4,9 quintaux à l’hectare chez les fellah. Pour la période de 1969 à 1971…le rendement…était de 1,6 quintal à l’hectare. »
 
[6] Il est certain que Charles X et le maréchal de Bourmont ne concevait leur entreprise colonisatrice sans la doubler d’une évangélisation. Cf. à ce sujet le livre d’Yves Griffon “Charles X roi méconnu” éditions Rémi Perrin, Paris 1999. Le gouvernement de Juillet 1830 a aussitôt annulé les bonnes dispositions prises par Charles X. Ce sont de tels faits qui ont fait dire au marquis de Roux, historien de la Restauration, la phrase suivante « La Restauration a été le dernier gouvernement français qui ait compté parmi ses devoirs d’état l’appui à donner à l’Eglise pour le bien des âmes. » in “La Restauration”, p 439, Arthème Fayard, Paris, 1930. Ceux des historiens catholiques qui ne cessent de critiquer les rois de France pour leurs fautes devraient en prendre acte.
 
[7] Ces quelques citations sont extraites de la N.R.H., N° 22, pages 40 et suivantes.
 
[8] Philippe Conrad. N.R.H. N°22, page 39.
 
[9] N.R.H., N°21.
 
[10] Cf. à ce sujet le livre de Bernard Lugan sur l’Eglise catholique et le Rwanda.
 
[11] Un membre de l’UCLF a cessé toute pratique religieuse au cours de la guerre d’Algérie le jour ou il s’est aperçu que le monastère où il allait à la messe tous les dimanches en Algérie servait de cache d’armes au FLN. Il est revenu à la pratique religieuse par le biais de la tradition et de Monseigneur Lefebvre.
Plusieurs des collaborateurs de la N.R.H., dont les idées anticatholiques ont été signalées plus haut, sont d’anciens militaires de la guerre d’Algérie, ces faits n’ont pas du les aider à garder la foi, il ne faut pas l’oublier.
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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 10:19
Novopress.info rapporte le mot pertinent de J. P. Chauvin, un royaliste orléaniste qui tient un blog de la même tendance (donc à lire avec les précautions nécessaires pour les autres articles), au sujet du bac: 

"- La notation doit prendre en compte prioritairement les aspects positifs de la copie et non être le résultat de la recension des manques. »

"[I]l ne faut pas que les notes d’histoire puissent « désespérer l’inspection, les élèves et leurs parents » et entraîner l’échec de quelques candidats ou baisser leur moyenne, ce qui nous a été confirmé par la venue, dans notre jury, d’un Inspecteur (un IPR, selon la formulation administrative de l’éducation nationale) qui nous a bien précisé notre rôle et nous a rappelé implicitement, en résumé, que le bac ne devait pas avoir de caractère sélectif en tant que tel… Le bac, nouveau « droit de l’homme »…

Dans ces conditions, je pose la question : dans ces conditions particulières, à quoi sert le bac ?" (Suite)

La vérité est que l'école de la "république" est devenue en toute logique l'école du nivellement égalitaire, l'école de l'anarchie, de la lâcheté et de la déresponsabilité, démocrate...

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 15:48

Via breizh.info

Metapedia est une encyclopédie électronique qui traite de la culture, de l’art, de la science, de la philosophie et de la politique.

Le mot ‘Metapedia’ est issu de deux concepts du grec classique : ‘meta’ qui signifie à l’’extérieur’ ou ‘au delà’; et ‘enkyklios paideia’ dont le sens est ‘encyclopédie’. Cette dénomination a donc un double sens symbolique :

Metapedia met l’accent sur des sujets qui ne sont pas habituellement traités — c’est-à-dire qui restent à l’extérieur — des encyclopédies classiques. Metapedia a un but métapolitique : influer sur les débats politiques et philosophiques, et sur la manière dont sont présentés la culture et l’histoire. Le projet est encore dans sa phase de lancement, mais les entrées de l’encyclopédie augmentent en nombre chaque jour et vous êtes cordialement invité à contribuer à la montée en puissance de ce projet unique.

Cette encyclopédie rédigée communautairement se veut une réponse “LIBRE”, à un wikipedia de plus en plus gangrené par le politiquement correct et la police de la pensée.

Tout le monde peut y contribuer dans le respect des sensibilités politiques de chacun (et dans le respect de la loi !).

A vos claviers…”

http://fr.metapedia .org/wiki/ Accueil 

Ayant moi-même constaté la censure acharnée que réalise le site Wikipedia (article sur Paul Watrin systématiquement effacé, avant d'être finalement accepté..., ce qui décourage le contributeur non politiquement correct...), j'encourage chacun à contribuer au projet du Metapedia l'encyclopédie alternative en ligne.

Ingomer

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 16:48
"[I]l serait vain de supposer qu'un régime fondé sur l'illusion, la mystification et le mensonge puisse durer éternellement. 

"Déjà, nous percevons la dégradation qu’a connu la démocratie républicaine depuis son établissement à la fin du XIXème siècle : 

* affaiblissement mortel de toutes les structures d’autorité – à commencer par la famille et l’école – 
* « déséducation » publique, 
* désinformation médiatique, 
* perversion croissante des moeurs, 
* tyrannie de la pensée unique, 
* démagogie politique de tous les instants. 

"Aucune démocratie ne peut durer car ne reposant sur aucun principe vrai elle est constamment poussée dans une fuite en avant, et sans que personne n’en soit véritablement responsable – d’ailleurs qui est responsable de quoi en démocratie ? – elle ne peut que glisser vers ce despotisme mou dont
Tocqueville avait en son temps bien discerné la logique à l’oeuvre lors de son voyage en Amérique, et dont nous ne cessons de voir les manifestations de plus en plus étouffantes, se multiplier." 

(
La Gazette royale, fichier PDF, octobre - novembre - décembre 2006, n° 109, p. 10).
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 15:43

La Gazette royale, dans son n° 109, indique que L’Union des Cercles Légitimistes de France ouvre un nouveau site internet : www.uclf.org

"Sans interférer en rien avec les initiatives, déjà prises en ce domaine, ce nouveau site a l’ambition de devenir

“le site de tous les Cercles” et une référence “légitimiste” en France.

Le site www.monarchie-fr.org” continue de fonctionner, sa vocation étant, désormais, d’enrichir, développer et de tenir à jour la “bibliothèque virtuelle” déjà constituée."

(
La Gazette royale, octobre, novembre, décembre 2006, n° 109, p. 4).

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 09:50
Sources bibliographiques:
Paul Watrin, La Tradition Monarchique, Thèse de doctorat d'Etat en droit, 1916, rééd. Diffusion Université Culture, Paris, 1983.
Stéphane Rials, Le légitimisme, PUF, coll. Que sais-je ?, n°2107, 1983  
Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Nouvelles Editions Latines.
Hervé Pinoteau, Nouvelles précisions dynastiques, Sicre Éditions, Paris 2001, 80 pages.
Manifeste légitimiste, fichier PDF  

Jean III (1822-1883+1887)
            A la mort du Comte de Chambord, le 24 août 1883, l’aîné des Capétiens était le prince Jean de Bourbon, comte de Montizon. A ce titre, il présida les obsèques à Göritz.
            Le prince Jean était le fils de Charles (V) qui, à la mort de son frère Ferdinand VII revendiqua ses droits au trône d’Espagne. Ferdinand VII, contrairement à la loi salique, avait désigné sa fille, Isabelle, pour lui succéder, décision qui entraîna la première guerre carliste (1833-1842). Il participa aux guerres carlistes. Il fut même arrêté par la police de Napoléon III et mis en prison à Perpignan. L’acte le plus symbolique de son règne reste la présidence des obsèques du comte de Chambord. A cette occasion, il eut à faire valoir ses droits face aux prétentions du comte de Paris. En effet, celui-ci lui envoya à Göritz un ancien conseiller d’État, M. de Bellomayre, afin de lui faire signer une renonciation au trône de France. Cette demande, qui prouve par ailleurs combien les Orléans étaient peu sûrs de leurs droits, fut repoussée par le Prince qui refusa même de recevoir ce curieux ambassadeur. C’est son fils cadet, le Prince Alphonse qui fut chargé de transmettre la réponse :
Jamais je ne signerai cette pièce. Je ne sais pas encore si nous avons des droits à la couronne
de France ; si nous n’en avons pas, il est ridicule de signer cette déclaration et si nous en avons, ces droits sont des devoirs ; ces devoirs, on ne peut les abdiquer.
La mort le surprit le 18 novembre 1887.
 
Charles XI (1848-1887+1909)
            Fils de Jean III, Charles avait épousé, le 4 février 1867, dans la chapelle du château de Frohsdorf, Marguerite de Parme, nièce du comte de Chambord.
            Quelques déclarations de ce Prince :
Je suis le roi de toutes les libertés nationales, je ne serai jamais le roi de la révolution”.
En 1870, il envoya son épouse comme ambassadrice auprès de Napoléon III pour l’avertir des visées prussiennes. Le conflit déclaré, il proposa de servir aux armées en amenant ses troupes carlistes. Napoléon III refusa, ce qui amena cette réponse du Prince :
Il me paraît extraordinaire qu’un Bonaparte interdise à un Bourbon de participer à la guerre dont l’objet est l’Alsace acquise par mes ancêtres.
Le 14 septembre 1888, il écrivait aux légitimistes réunis à Sainte-Anne d’Auray :
Il n’y a que deux politiques en présence dans l’histoire contemporaine : le droit traditionnel et le droit populaire. Entre ces deux pôles, le monde politique s’agite. Au milieu, il n’y a que des royautés qui abdiquent, des usurpations ou des dictatures. Que des Princes de ma famille aient l’usurpation triomphante, soit. Un jour viendra où eux-mêmes ou leurs descendants béniront ma mémoire. Je leur aurai gardé inviolable le droit des Bourbons dont je suis le chef, droit qui ne s’éteindra qu’avec le dernier rejeton de la race issue de Louis XIV.
            Charles XI fut le premier à se voir signifier par le gouvernement de la République française une mesure d’exil, en 1881. Mesure prise à la suite d’une messe de la Saint-Henri, où de nombreux assistants et plus spécialement des élèves de l’École Militaire de Saint Cyr avaient manifesté en sa faveur. Dans un message à ses fidèles au moment de son départ, il déclara :
La Vraie France, berceau de ma famille, et que j’aime ardemment, n’est pas responsable des actes de son gouvernement”. 
                Le
14 mars 1884, Charles XI consacra sa personne, sa famille et le Royaume de France au Coeur divin de Jésus.
            Le 21 janvier 1893, pour le 100e anniversaire du martyre de Louis XVI, Charles XI reçut à Venise une importante délégation de Français fidèles conduits par le général de Cathelineau.
D’une façon incompréhensible, le Prince encouragea le ralliement préconisé par Léon XIII. Cette position conduira à ce qu’on a appelé le «schisme sévillan». Au moment de la Séparation de l’Église et de l’État, il signa un manifeste daté du 12 mars 1906 :
Comme l’aîné de la race de nos rois et successeur salique, par droit de primogéniture de mon oncle Henri V, je ne puis rester plus longtemps spectateur impassible des attentats qui se commettent contre la religion, et aussi Sa Sainteté Pie X. J’élève la voix pour repousser de toutes les forces de mon âme de chrétien et de Bourbon, la loi de séparation”.
            Il continuait : “Catholiques français, l’avenir de la France est entre vos mains, sachez donc vous affranchir d’un joug maçonnique et satanique, en revenant franchement et avec l’ardeur qui vous caractérise, à la vraie tradition chrétienne et nationale dont, par ma naissance, c’est-à-dire par la volonté de Dieu, je suis le seul représentant légitime.
Charles XI mourut le 18 juillet 1909.
 
Jacques I (1870-1909+1931)
            Il naquit le 27 juin 1870 en Suisse. Il commença ses études à Paris à l’école de l’Immaculée Conception de la rue de Vaugirard dirigée par les Jésuites. En 1881, contraint à l’exil, il les poursuivit dans une autre maison de la Compagnie en Angleterre à Windsor, au collège de Beaumont.
            En 1890, il entra à l’Académie Militaire de Wiener-Neustadt. Il ne put être titularisé officier de l’armée de l’Empire Austro-Hongrois et devint officier dans la garde impériale russe. Il fit partie du contingent russe envoyé avec des troupes allemandes, anglaises, belges, françaises, italiennes et japonaises pour délivrer les membres des délégations étrangères assiégés à Pékin par les Boxers. La conduite du prince fut à ce point héroïque que le général français Bailloud crut devoir le proposer pour la croix de la Légion d’Honneur. Le gouvernement français refusa...
            En 1909, au décès de son père, il quitta l’armée russe.
            En 1911, le prince s’éleva contre une violation du droit opérée par le duc d’Orléans qui venait d’octroyer à titre posthume l’Ordre du Saint Esprit au général de Charette :
Le chef de la Maison de Bourbon, c’est moi ; moi qui dans ma lettre aux souverains à l’occasion de la mort de mon cher et regretté père, ai solennellement déclaré que j’entendais revendiquer tous les droits et prérogatives qu’il me transmettait en dépôt, moi qui tiens du comte de Chambord, avec le château de Frohsdorf, les reliques, les papiers et les archives de la monarchie légitime, ainsi que la maîtrise des ordres royaux. Son Altesse Royale, le duc d’Orléans est d’autant moins qualifié pour faire un chevalier du Saint-Esprit qu’il est le tout dernier de notre arbre généalogique et que sa branche ne peut produire la moindre prétention qu’après la complète extinction non seulement de la mienne mais encore de celle d’Espagne, des Deux-Siciles et de Parme.
            Le 9 mai 1926 à Paul Watrin :J’admets qu’on puisse croire au principe électif, mais si l’on dit admettre le vieux principe monarchique français, il faut s’en tenir à ses lois ; les orléanistes sont libres de prôner une monarchie où quelques bourgeois élisent le roi, mais ils n’ont pas le droit de dire que là sont les vieilles lois fondamentales du Royaume de France, où Dieu fait le roi en le faisant naître l’aîné”.
            Le 8 décembre 1931 (Journal des Débats) :Je suis un mainteneur, je ne suis pas un prétendant».
            «Un prétendant, c’est un homme de coup d’État ; un roi légitime ne gouverne que d’accord avec son peuple, qui doit être un peuple libre. C’est cela qui s’appelle la monarchie nationale, où le roi est pour tous un frère aîné et un père. En France, tous les Français se sentent de la famille royale ; voilà pourquoi l’égalité est un instinct français. En France, «le roi appartient au pays, le pays n’est pas au roi. Ceux qui critiquent Louis XVI ou mon aïeul Charles X ne savent pas ce qu’est un roi de France. Il ne peut régner si l’accord entre lui et son peuple est brisé. S’emparer du pouvoir par un coup d’État, mais c’est faire du roi légitime un aventurier. Henri V a vécu cette doctrine. Bien peu l’ont compris.
            En 1924, le Prince félicita et encouragea le général de Castelnau qui venait d’organiser le grand mouvement des catholiques de France dégoûtés de voir qu’après le profond sacrifice de la guerre de 1914-1918, la France républicaine retombait dans les mêmes erreurs.
            Le Prince avait une dévotion particulière pour Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus dont il portait une relique sur lui depuis une visite au Carmel en juin 1926.
            Le Prince Jacques était célibataire et de sa ligne il n’y avait plus qu’un oncle, Charles sans postérité. A la mort des Princes Jacques et Charles, l’aînesse des Bourbons allait donc passer au descendant de François de Paule, le roi constitutionnel d’Espagne, Alphonse XIII. Pour les séparer il y avait, en Espagne les guerres carlistes et plus généralement une certaine connivence du souverain espagnol avec les Orléans.
            Soucieux de la paix, le Prince Jacques voulut la réconciliation de son vivant. Cette réconciliation, en 1931, était facilitée par le fait que le 14 avril 1931, Alphonse XIII avait dû quitter l’Espagne et résidait à Fontainebleau.
            Alphonse XIII se rendit au domicile parisien du prince Jacques, avenue Hoche, le 23 septembre 1931.
            L’aîné des Bourbons tint à faire reconnaître les droits imprescriptibles à la Couronne de France.
            “Tout d’abord, t’es-tu compromis avec nos cadets quant à la succession royale de France ? Cela n’a rien à voir avec l’Espagne et, cependant, sache-le bien, si nous ne sommes pas d’accord sur la question française, impossible pour moi de m’entendre avec toi pour une union pratique en Espagne”.
            “Peu importe qu’il y ait un jour ou qu’il n’y ait jamais de monarchie en France ! Mais il importe beaucoup qu’un Bourbon soit toujours fidèle à la France, où qu’il aille, où qu’il règne. Le Chef de la Maison de France, c’est l’aîné des Bourbons. Un jour, sans doute, ce sera toi car tu es jeune et survivras à moi et à mon oncle. Dans tous les pays sauf la France, les rois peuvent abdiquer, les dynastes peuvent renoncer. En France, toute abdication, toute renonciation est nulle parce que les princes des fleurs de lys sont à la France. La France peut renoncer à eux, la réciproque n’est pas vraie. Pour la France tu ne pourras jamais ni renoncer ni abdiquer. De même après toi, ton fils aîné, n’eût-il ni bras ni jambes, prendra ta place comme chef de la Maison de France. Là il n’y a pas d’abdication possible.
            Alphonse XIII acquiesça aux demandes de l’aîné de sa Maison.
Deux jours plus tard, le prince Jacques lui rendit sa visite à Fontainebleau et lui remit un collier de l’Ordre du Saint-Esprit.
            Le prince Jacques mourut le 2 octobre 1931. Ses obsèques se déroulèrent avec une grande solennité à Saint Philippe-du-Roule, ceci durant plusieurs jours. Le dernier jour, la messe fut célébrée par Mgr Mayol de Luppé, protonotaire apostolique. La cérémonie fut présidée par le roi Alphonse XIII, accompagné de la reine et de leurs enfants, les princes des Deux-Siciles et les princes de Parme, en présence du Cardinal Verdier, Archevêque de Paris et du Maréchal Lyautey.
 
Charles XII (1849-1931+1936)
Né le 12 septembre 1849, le prince Charles allait sur ses 82 ans en 1931.
Lieutenant aux les Zouaves pontificaux, il avait été blessé deux fois pendant les combats de 1870 à Rome.
 
            C’est lui qui avait été chargé d’éconduire l’envoyé du Comte de Paris venant demander à son père une renonciation au trône.
            Son grand âge l’empêcha d’avoir un rôle réellement politique en qualité de Chef de la Maison de France.
 
Alphonse I (1886-1936+1941)
Lorsque le 29 septembre 1936, le prince Alphonse devient l’aîné de la Maison de Bourbon, il n’est plus roi d’Espagne depuis 1931. C’est un prince exilé. Il est venu d’abord s’installer en France, jusqu’à ce que le Front populaire le chasse, puis en Italie.
            L’ex-roi d’Espagne connaissait bien la France.
            Au Maroc, son influence, son entente personnelle avec le général Lyautey sut éviter de graves conflits entre la France et l’Espagne.
            Mais c’est lors de la Ire Guerre mondiale que le prince put montrer concrètement son attachement à la terre de ses ancêtres. Quand éclata la guerre de 1914, il fit savoir au gouvernement français qu’il pouvait sans crainte dégarnir la frontière des Pyrénées dont il garantissait la sécurité absolue. Ce qui permit d’envoyer sans retard sur le front les renforts qui devaient contribuer à remporter la victoire de la Marne. De par sa volonté, les mines des Asturies nous fournirent le fer nécessaire à notre armement pendant toute la durée des hostilités.
            Il fonda et dirigea lui-même le “Service des blessés et des prisonniers de guerre”, chargé de la recherche des disparus, de la surveillance des camps, du rapatriement des malades, du ravitaillement des provinces envahies, de la grâce des condamnés obtenue à grand peine des tribunaux allemands. Toutes les interventions et les initiatives charitables du roi s’exercèrent pendant les quatre années de la guerre, en notre faveur. Alphonse XIII intervint au profit de 111 200 prisonniers militaires, 63 400 internés civils ou déportés. Il obtint le retour de 16 555 des nôtres.
            Désigné par le droit, dans un contexte politique très difficile, pris entre la montée des Fronts populaires en France et en Espagne, qu’il dut alors quitter, et la montée du Fascisme en Italie où il avait trouvé refuge, le roi n’eut jamais à faire acte de prétendant. Toutefois, symboliquement, il prit les pleines armes de France en enlevant la bordure de gueules autour des fleurs de lys.
            Il voulut que son fils aîné, le prince Jacques, épouse une française. Ce fut Emmanuelle, fille du vicomte Roger de Dampierre.
            Alphonse Ier mourut à Rome le 28 février 1941.
 
Henri VI (1908-1941+1975)
Le prince (Jacques) Henri naquit le 23 juin 1908.
Il releva le titre de duc d’Anjou en 1946 et renonça, dès 1933, à ses droits à la Couronne d’Espagne. Les successions France/Espagne furent enfin claires.
Sourd-muet après une mastoïdite mal soignée, le prince Henri eut l’insigne mérite de se placer sans faillir en position de successeur légitime des rois de France.
A partir de 1947, le duc d’Anjou et de Ségovie fit célébrer à Paris, aux environs du 21 janvier, une messe traditionnelle en mémoire du roi Louis XVI, qu’il présidait généralement lui-même. Cette messe fut dite, à partir de 1972, à la Chapelle Expiatoire.
            Le 8 mai 1956, le Prince était invité d’honneur, en tant que chef de la Maison de Bourbon, à la remise du reliquaire de saint Louis en la basilique de Saint-Denis.
            La crise algérienne allait lui donner l’occasion d’intervenir directement dans la politique. Le duc d’Anjou et de Ségovie approuva publiquement la journée du 13 mai 1958 et l’action «de la noble armée française» en Algérie. En juin 1959, il parut sur les écrans de télévision. Le 10 décembre, la Gazette Royale publia un manifeste du Prince sur la question algérienne :
Le droit illégalement donné à la population d’une province française de faire sécession risque d’arracher l’Algérie à la France. Un Roi la lui a donnée. Fidèle à la tradition de ses ancêtres, leur légataire affirme que le territoire de la patrie est inaliénable et que nul ne peut s’arroger le droit d’en disposer.
            En 1970, pour la commémoration de l’année «saint Louis», il participa à la plupart des cérémonies officielles, en particulier à Saint-Denis le dimanche 24 mai, puis au Palais de Justice, à l’invitation du ministre des Affaires Culturelles.
            Le 8 mars 1972, le Duc d’Anjou et de Ségovie maria son fils aîné en grande pompe à la chapelle du palais du Prado : le Dauphin épousait Doña Carmen, fille du marquis de Villaverde, petite-fille du généralissime Franco.
            En novembre, le Prince effectua un véritable voyage officiel dans les «provinces de l’Ouest», terres historiques de la fidélité catholique et royale. Accueilli avec sympathie et déférence par les autorités civiles, beaucoup plus fraîchement par les responsables religieux, il lança du Mont des Alouettes, symboliquement, le 19 novembre 1972, un appel à l’unité des Français dans la foi et le retour à la royauté capétienne, contre «toutes ces pollutions que sont l’étatisme, le laïcisme, le socialisme, les partis, l’immoralité et l’argent tout-puissant». Il profita de ce séjour pour visiter les locaux de la Diffusion de la Pensée Française à Chiré en Montreuil.
            C’est en 1973 que le duc d’Anjou et de Ségovie devait faire dans l’actualité française l’une de ses ultimes interventions publiques. Etant donné l’imminence de sa mort (deux ans plus tard), ce texte a l’allure d’un testament politique. Il était adressé, contre l’avortement, au président de l’Union des étudiants de France.
            En tant que “successeur des Rois très-chrétiens et défenseur des hautes valeurs de la civilisation qui, pendant quinze siècles ont fait la grandeur de la France, le Prince dénonçait “le crime que l’on s’apprête à perpétrer contre la Nation. Il concluait :Je souhaite de tout mon coeur que la fille aînée de l’Église ne puisse jamais paraître au jugement de Dieu et de l’Histoire tachée du sang de ses enfants et propagatrice de l’idéologie de mort.
            Le 10 mai 1974, dans la chapelle du château de Versailles, le Mémorial de France, commémorant le bi-centenaire de la mort de Louis XV, recevait encore son lointain descendant avec solennité.
            Le Prince pouvait encore présider la messe du 19 janvier 1975, mais après une mauvaise chute, le 27 février, il mourut le 20 mars.
 
Alphonse II (1936-1975+1989)
Né à Rome le 20 avril 1936, le prince Alphonse fut baptisé par le cardinal Pacelli, le futur Pie
XII. Il décéda le 31 janvier 1989 sur une piste de ski au Colorado.
            L’on sait le rayonnement que ce prince redonna aux principes légitimistes, et les nombreux déplacements qu’il fit, tout particulièrement lors de la célébration du millénaire capétien 1987.
            En mai 1988, le prince Alphonse prit part au pèlerinage traditionaliste de Chartres.
            Le 15 août 1988, il renouvela le voeu de Louis XIII en participant à la procession à Abbeville là où trois cent cinquante ans plus tôt son aïeul avait consacré la France à la Vierge Marie.
            Je crois que le message qu’il envoya le 12 janvier 1986 aux royalistes présents lors de la journée de la «Galette des Rois» résume particulièrement bien sa pensée.
Le voici :
            “Vous vous êtes réunis aujourd’hui à Paris pour célébrer la Fête des Rois et partager la traditionnelle galette. En instituant cette fête de l’Épiphanie, l’Église a voulu inviter les chrétiens à méditer le mystère de l’incarnation et de la royauté spirituelle et sociale de Notre-Seigneur.
L’épisode si populaire des Rois Mages rappelle opportunément qu’il y a, au-dessus de ceux qui sont institués pour gouverner peuples et nations, un Roi des rois dont le Nom fait fléchir tout genou au Ciel, sur terre et dans les enfers.
            La Fête des Rois, instituée dans les premiers siècles de l’Église, trouve son pendant dans celle du Christ-Roi que le pape Pie XI a établie en 1925 pour lutter contre l’apostasie générale des nations et la laïcisation des États au XXème siècle.
            Dieu n’est pas seulement le Roi des individus, Il est aussi le Roi des sociétés. Les rois trèschrétiens, mes aïeux, savaient bien qu’ils n’étaient que les lieutenants du Christ qui est le vrai Roi de France. Et cela explique cette pensée du comte de Chambord qui voulait qu’on répétât sans cesse qu’il fallait, pour que la France soit sauvée, que Dieu y règne en maître pour qu’Henri V puisse y régner en roi. Ce prince si attachant et pourtant si méconnu était convaincu qu’on ne peut refuser ce que Dieu commande et que le devoir d’état d’un roi est de régner.
            Qui sait ce que la Providence réserve à la France pour les années qui viennent ? Nous l’ignorons, mais notre devoir est de maintenir intact le dépôt venu du fond des âges et de le transmettre.
            Je sais que tous ceux que cette manifestation assemble ici aujourd’hui sont dans cette disposition d’esprit et je tiens à ce que l’on sache que l’aîné des Capétiens et le chef de la maison de Bourbon y demeure fermement attaché”.
 
Louis XX (1974-1989)
Rien ne saurait, à mon sens, mieux résumer la pensée de ce jeune prince de vingt-six ans que l’allocution qu’il a prononcée au cours d’un dîner organisé par l’Institut de la Maison de Bourbon le 24 septembre 1999 à Paris et qui constitue un véritable programme.
La voici :
            “...Le sujet abordé ce soir “souverain et souveraineté” fait partie des grandes questions de société desquelles il n’est guère possible de faire abstraction. Il est au coeur de la fonction de gouverner et du devoir d’état. Le destin des Capétiens et des Bourbons s’y trouve tout entier résumé. Le Souverain est celui qui exerce le pouvoir suprême, la souveraineté. Telle est bien la fonction sociale la plus haute et aucun État ne peut se passer d’un souverain. Le choix que l’on en fait décide de ce que sera le corps social et donne son sens à l’État. Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le roi, souverain béni par l’onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes “est empereur en son royaume”. Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre les dangers de l’étranger toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leur loi. Entre ces deux écueils, la France s’est bâtie et a prospéré.
            Aujourd’hui, la question est loin d’être inactuelle et il me semble que si vous m’avez demandé d’être parmi vous c’est parce que vous avez tous conscience que le rôle des souverains est toujours aussi essentiel et qu’ils demeurent l’expression la plus sûre de la souveraineté et de la permanence de l’État.
            Ce devoir, nous l’incarnons depuis que la France est France.
            Vous pouvez être assurés que pour demain, que pour les jeunes qui, avec moi, auront à construire le nouveau siècle et à lui donner ses valeurs, je saurai prendre mes responsabilités et assumer l’héritage de la tradition...”. 

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 08:51
Une dépêche AFP La Croix du 19/06/2007 09:24 indique une forte tendance à la déprime et au suicide dans la jeunesse estudiantine française en expliquant que l'"isolement" et le "sentiment de solitude" sont les premières difficultés ressenties, sans amener la vraie explication à ce malaise. Quand on précise que tout dans ce pays est fait pour couper l'homme de sa relation au Sauveur, dans le cadre d'une fausse laïcité, vrai césarisme, tout cela est tragiquement logique: l'homme ne peut se sauver tout seul, par ses propres forces, il a besoin du Dieu qui par amour pour lui s'est fait homme, a souffert la Passion, est mort sur la Croix et est ressuscité. L'étudiant français n'ayant que lui-même à qui se raccrocher, se retrouve à court, cherche désespérément une transcendance dans les universités qu'il côtoie , mais ne rencontrent jamais que les mornes enceintes grises et desespérantes des universités de la "république" dite française.

Un tiers des étudiants (31,3 %) connaissent des périodes de plus de deux semaines où ils sont "tristes, déprimés et sans espoir", selon l'enquête de santé 2007 des mutuelles étudiantes régionales de l'Usem, rendue publique mardi.
Selon cette enquête, établie à partir des réponses de 14.000 étudiants traitées par la Fédération nationale des observatoires régionaux de santé, près de 35 % des étudiants ont également vécu pendant plus de deux semaines des périodes de "perte de confiance" et 9 % ont eu des "pensées suicidaires au cours des douze derniers mois".
"L'isolement et le sentiment de solitude arrive très loin devant les autres difficultés ressenties (un étudiant sur trois), comme le stress (36,2 % des étudiants disent avoir mal à le gérer), les défauts d'orientation ou les conditions financières", a expliqué à l'AFP Nicolas Dion, président de l'Usem, qui réunit cinq mutuelles étudiantes régionales.
Il explique ce phénomène par le changement qui s'opère du jour au lendemain entre la terminale, où les élèves sont en classe, encadrés par des enseignants, et la fac où "si on ne vient pas en cours un matin, personne ne vous appelle". Selon l'étude, ces moments de déprime plus ou moins profonde accentuent les différences de comportements entre étudiants. Ainsi, 28,9 % des étudiants qui présentent un signe de dépression ont des problèmes de sommeil (contre 9,6 % des autres), 31,8 % consomment des médicaments pour les nerfs (10,3 % chez les autres), 19,4 % ont une importante consommation d'alcool (10,9 % chez les autres) et 14,9 % fument du cannabis (9,9 %).
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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 16:22
Via le Salon Beige

Commentaire d'Yves Daoudal :

"Dans les soirées électorales à la télévision, il y avait un grand absent : le score de l’abstention. Personne n’en parlait. Il s’agit pourtant d’un nouveau record : 40,01%. Les abstentionnistes sont donc très largement devant l’UMP, qui a recueilli moins de 27% des voix des citoyens, et devant le PS, qui en a recueilli moins de 25%." 

"Cette situation devrait interpeller les commentateurs et faire l’objet d’interrogations sur le fonctionnement de notre démocratie. Il n’en est rien. Tout le monde se comporte comme s’il était normal que la « représentation nationale » ne représente que 6 Français sur 10." 

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 15:06

En cette fête du Sacré-Coeur, le Forum catholique rappelle la mémoire de Charles XI qui consacra sa personne, sa famille et le royaume de France au divin Coeur de Jésus; Charles Marie des Douleurs Jean Isidore Joseph François Quirin Antoine Michel Gabriel Raphaël de Bourbon, qui portait le titre de courtoisie de « duc de Madrid », aîné des Capétiens et chef de la maison de France sous le nom de Charles XI, est né à Ljubljana le 30 mars 1848, et décédé à l'hôtel Excelsior à Varèse (Lombardie) le 18 juillet 1909.

Il était le fils aîné du prince Jean de Bourbon (1822-1887), infant d'Espagne puis comte de Montizón, et de son épouse la princesse Marie-Béatrice de Habsbourg-Lorraine-Este (1824-1906), fille de François IV, duc souverain de Modène.

Le 4 février 1867 dans la chapelle du château de Frohsdorf (Autriche), le prince Charles épousa la princesse Marguerite de Parme (1847-1893), fille aînée de Charles III (1823-1854), duc souverain de Parme, et de son épouse la princesse Louise Marie Thérèse d'Artois (1819-1864). 

Devenu veuf le prince Charles se remaria le 28 avril 1894 à Prague, dans la chapelle du primat de Bohême, avec la princesse Marie Berthe de Rohan (1860-1945), seule fille du prince Arthur de Rohan (1826-1885) (de la branche de Guémené) et de son épouse la comtesse Gabrielle de Waldstein (1827-1890). (La princesse Marie Berthe de Rohan était la grand-tante de l'actuel duc de Bouillon et de Montbazon, le prince Charles Alain de Rohan (1934-).)

Du premier mariage naquirent cinq enfants :

la princesse Blanche d'Espagne (1868-1949), qui épousa le prince Léopold Salvator de Habsbourg-Toscane (1863-1931), de la maison de Lorraine
le prince Jacques (1870-1931), « duc d'Anjou et de Madrid »
la princesse Elvire (1871-1929)
la princesse Béatrice (1874-1961), qui épousa Fabrizio Massimo (1868-1944), prince de Roviano. La princesse Béatrice héritera du château de Frohsdorf à la mort de son frère en 1931.
la princesse Alice (1876-1975), qui épousa le prince Frédéric de Schönburg Waldenburg, chef de la maison de Schönburg Waldenburg (1872-1910), puis se remaria avec le général Lino del Prete (1877-1956)
Au décès de son père le 18 novembre 1887, le prince Charles devint l'aîné des descendants d'Hugues Capet, de saint Louis, d'Henri IV et de Louis XIV. Les légitimistes français le reconnurent alors comme roi de France et de Navarre sous le nom de Charles XI.
Il est inhumé à Trieste, dans la cathédrale Saint-Just.Son drapeau orné du Sacré Coeur fait la une du bulletin d'une paroisse de Lyon en juin 2007.
lien

Consécration par Charles XI de sa personne, sa famille et du Royaume de France au Sacré-Coeur de Jésus, le14 mars 1884

Drapeau brodé par les soeurs de Paray le Monial en 1883, pour la consécration faite par Charles XI de sa famille et de la France au Sacré Coeur, le jour de Noël 1884, dans la chapelle provisoire dressée pendant la construction de la basilique du Sacré Coeur de Montmartre à Paris. 

" Moi, Louis Charles de Bourbon, fidèle au voeu de mon aïeul Louis XVI, le roi-martyr, je déclare que, de mon plein gré, je renouvelle et confirme le changement déjà fait des armes de notre Maison. Je veux que le Sacré-Coeur brille dans notre écusson, qu'il soit brodé sur nos étendards.
Je consacre ma personne, ma famille et le royaume de France à ce divin Coeur"
Charles
14.03.1884


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CHARLES DE BOURBON
A LA NATION FRANÇAISE



Français,

En présence des nouveaux attentats de la Révolution, j'ai le devoir de vous signaler les maux qui nous menacent et les moyens de les éviter.
Depuis un an, je parcours toutes vos provinces, cherchant à me rendre compte par moi-même de vos souffrances et de vos besoins.

Ce qui compromet notre avenir national, ce n'est ni la crise commerciale, ni l'abandon de l'agriculture, ni la ruine de l'industrie. Ces souffrances matérielles, fort graves sans doute, ne sont que l'effet passager d'une politique aussi criminelle qu'insensée.

La prospérité revient toujours avec un gouvernement qui sait trouver dans la foi catholique la lumière qui éclaire ses décisions et la force qui les exécute.

Un Roi qui aime son Dieu et son peuple est toujours invincible.

Une Nation qui aime son Dieu et son Roi est presque toujours prospère.

Mais ce qui me fait redouter le péril qui s'annonce, c'est le mépris de l'autorité et l'affaissement des caractères.

Habituées à ne voir au pouvoir que des aventuriers sans honneur ni probité, les générations nouvelles ont perdu ce respect profond qu'avaient nos pères pour ceux à qui Dieu a confié la lourde charge de gouverner les peuples.

Trompées par les illusions d'un libéralisme hypocrite, elles ont oublié que la grande politique s'inspire toujours des enseignements infaillibles du vicaire de Jésus-Christ.

Enervées par les fausses doctrines, elles parlent de conciliation quand il faudrait prendre l'épée et monter à cheval.

Français,

Prenez garde. Inspirée quelquefois par la sagesse, la conciliation n’est souvent qu'un sentiment de lâcheté ou l'aveu d’une incurable faiblesse. 

Sous prétexte de prudence et de conciliation, on a tout laissé faire.

Les associations religieuses ont été dissoutes.

L'enseignement chrétien anéanti.

La liberté du père de famille outragée et méconnue.

L'indépendance de l’Eglise sacrifiée aux haines de la démagogie.

La morale et la religion tournées en ridicule par des publications obscènes et des caricatures indignes.

Le budget des cultes, sans cesse diminué, vient de subir, ces jours-ci, une nouvelle atteinte qui compromet les intérêts chrétiens.

Enfin, les absurdités du parlementarisme inquiètent le patriotisme et jettent la confusion dans les esprits.

Encore un pas dans cette voie et c'en est fait du salut de la France.

Français,

En adhérant pleinement aux enseignements infaillibles de la Papauté, la France retrouvera ses grandeurs passées et rentrera dans sa vocation de fille aînée de l'Eglise. 

Je montre la voie à tous en déclarant que le Syllabus, la Bulle Humanum genus et les autres actes pontificaux indiquent ce que les peuples doivent croire et ce que les rois doivent pratiquer.

Obéir à l'Eglise et lutter contre la Révolution, voilà le salut.

Pour faire exécuter ce programme, il faut une autorité légitime, n'ayant aucune attache avec la Révolution et ne relevant que de son Dieu et de son droit.

Fils aîné de Louis XVII, petit-fils du Roi martyr et gardien d'un dépôt sacré, je ne saurais pactiser avec la Révolution, ni abdiquer aucun droit.

Par ma naissance, je suis votre roi.

Si je viens à mourir en travaillant à votre régénération ou en combattant à votre tête, mes héritiers légitimes seront les enfants de mon frère Charles-Edmond, décédé le 29 octobre 1883.

Mon frère Adelbert et ses fils ne viennent qu'après eux.

Je veille sur l'éducation de mon successeur. Il sera le digne fils de Saint Louis ; je vous en donne ma parole d'honnête homme et de chrétien.

Cette nombreuse descendance de Louis XVI, consacrée au Sacré-Cœur de Jésus, assure l'avenir de la Monarchie.

Cet avenir est à nous parce que nous voulons être à Dieu.

CHARLES.
Paray-le-Monial, 16 décembre 1884.
lien 

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Quelques déclarations de ce Prince

Je suis le roi de toutes les libertés nationales, je ne serai jamais le roi de la révolution”. 

En 1870, il envoya son épouse comme ambassadrice auprès de Napoléon III pour l’avertir des visées prussiennes. Le conflit déclaré, il proposa de servir aux armées en amenant ses troupes carlistes. Napoléon III refusa, ce qui amena cette réponse du Prince :  
Il me paraît extraordinaire qu’un Bonaparte interdise à un Bourbon de participer à la guerre dont l’objet est l’Alsace acquise par mes ancêtres.   

 Le 14 septembre 1888, il écrivait aux légitimistes réunis à Sainte-Anne d’Auray :

Il n’y a que deux politiques en présence dans l’histoire contemporaine : le droit traditionnel et le droit populaire. Entre ces deux pôles, le monde politique s’agite. Au milieu, il n’y a que des royautés qui abdiquent, des usurpations ou des dictatures. Que des Princes de ma famille aient l’usurpation triomphante, soit. Un jour viendra où eux-mêmes ou leurs descendants béniront ma mémoire. Je leur aurai gardé inviolable le droit des Bourbons dont je suis le chef, droit qui ne s’éteindra qu’avec le dernier rejeton de la race issue de Louis XIV.

Charles XI fut le premier à se voir signifier par le gouvernement de la République française une mesure d’exil, en 1881. Mesure prise à la suite d’une messe de la Saint-Henri, où de nombreux assistants et plus spécialement des élèves de l’École Militaire de Saint Cyr avaient manifesté en sa faveur. Dans un message à ses fidèles au moment de son départ, il déclara :

La Vraie France, berceau de ma famille, et que j’aime ardemment, n’est pas responsable des actes de son gouvernement”.

Le 21 janvier 1893, pour le 100e anniversaire du martyre de Louis XVI, Charles XI reçut à Venise une importante délégation de Français fidèles conduits par le général de Cathelineau.

D’une façon incompréhensible, le Prince encouragea le ralliement préconisé par Léon XIII. Cette position conduira à ce qu’on a appelé le «schisme sévillan». Au moment de la Séparation de l’Église et de l’État, il signa un manifeste daté du 12 mars 1906 :  
Comme l’aîné de la race de nos rois et successeur salique, par droit de primogéniture de mon oncle Henri V, je ne puis rester plus longtemps spectateur impassible des attentats qui se commettent contre la religion, et aussi Sa Sainteté Pie X. J’élève la voix pour repousser de toutes les forces de mon âme de chrétien et de Bourbon, la loi de séparation”.

Il continuait : “
Catholiques français, l’avenir de la France est entre vos mains, sachez donc vous affranchir d’un joug maçonnique et satanique, en revenant franchement et avec l’ardeur qui vous caractérise, à la vraie tradition chrétienne et nationale dont, par ma naissance, c’est-à-dire par la volonté de Dieu, je suis le seul représentant légitime.

Charles XI mourut le 18 juillet 1909.

Source: Manifeste légitimiste (Fichier PDF) 

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 09:18

Via le Forum catholique





Alexis de TocquevilleDans De la démocratie en Amérique (1835-1840), le français Alexis de Tocqueville, fin observateur de la jeune nation américaine écrit : « La plus grande partie de l'Amérique anglaise est pilotée par des hommes qui, après s'être soustraits à l'autorité du Pape, ne s'étaient soumis à aucune suprématie religieuse. Ils apportaient donc dans le nouveau monde un christianisme que je ne saurais mieux dépeindre qu'en l'appelant « démocratique et républicain ». Ceci favorisa singulièrement l'établissement de la république et de la démocratie dans les affaires. Dès le principe, la politique et la religion se trouvèrent d'accord et depuis, elles n'ont point cessé de l'être ». 

L'analyse de Tocqueville est toujours d'actualité et éclaire bien le propos : aux Etats-Unis, l'influence protestante est majeure. Puisqu'elle repose sur le refus de l'autorité et du dogme, leur préférant la liberté, elle porte en elle les principes démocratiques et républicains (autant dire les principes de la révolte luciférienne organisés, le non  serviam de Satan, légalisé et encouragé).
Ceux-ci furent définitivement ancrés dans la Constitution des Etats-Unis qui vit le jour en 1787.

Les Pères fondateurs des Etats-Unis (Washington, Jefferson, Adams, Franklin) sont donc à l’origine de la conception laïque américaine. Marqués par les philosophes des Lumières et les idées de la franc-maçonnerie, ils étaient déistes, dans la mesure où ils croyaient en l’existence d’un Dieu supérieur, et profondément libéraux en posant comme valeurs fondamentales : la
liberté et la tolérance. C’est pourquoi Dieu est omniprésent dans la vie publique aux Etats-Unis et que toutes les religions ont le droit de cité, sans pour autant qu’une d’entre elles s’établisse comme religion d’Etat. Une des raisons d’être de la religion aux Etats-Unis est qu’elle assure la bonne conduite des hommes. « Les Pères fondateurs sont des lecteurs de Montesquieu pour qui une foi pour être fausse n'en assure pas moins un règne de probité parmi les hommes » . Toutes les religions doivent alors coexister sans heurts car la religion est nécessaire au maintien de la concorde. Force est de souligner que ce statu quo s’est mis en place de manière pacifique, contrairement à la France. Dans l'histoire américaine, il n'y a pas de 1789. La révolution qui a conduit à l'indépendance était politique, les substrats philosophiques étaient préexistants : l'esprit libéral imprégnait les premiers colons. Pas de fracture violente donc, mais une continuité sur des bases philosophiques admises et constamment approuvées. Le Premier amendement, qui régit les relations Eglises-Etat, envisage les choses d'une manière totalement différente de la loi française de 1905. Pour les Américains, il ne s'agit pas de lutter contre une religion en particulier, à l'encontre de la France qui voulut se débarrasser en premier lieu du catholicisme. Le premier amendement est fait pour lutter contre les religions établies (ou religions d'Etat), comme en Angleterre. « Le « désétablissement » de la religion apparaît comme le principe conditionnant la liberté religieuse. » L'objectif premier est de protéger la religion de l'ingérence de l'Etat fédéral.

1.2 Conséquences : pluralisme religieux et interdépendance des sphères politiques et religieuses

Donner à chaque religion le droit de manifester publiquement sa foi a contribué au développement de toutes sortes de confessions possibles et imaginables ainsi qu’à l’intrusion du religieux dans le politique : les deux caractéristiques de la laïcité à l’américaine. 

Si les XVIIe et XVIIIe siècles sont dominés par le
protestantisme, au XIX e et au XX e siècles, les confessions se diversifient : des catholiques irlandais, à la communauté juive, en passant par les innombrables sectes fondées au XIXe – adventistes du 7ème jour, témoins de Jéhovah, Mormons... etc. – et qui continuent de proliférer aujourd'hui, ainsi que l’islam et les religions asiatiques. Les Etats-Unis représentent un vaste panel de toutes les religions du globe et font partie des Etats les plus religieux. Toutes ces confessions se font concurrence sur un marché religieux et chacun peut alors librement choisir sa confession selon sa sensibilité religieuse. Les chiffres sont parlants : la religion touche la quasi intégralité de la population américaine. Adrien Lherm donne les estimations suivantes : plus de 95% des Américains croient en Dieu et 90% appartiennent à une confession particulière. 70% participent à une association cultuelle et 40% affirment pratiquer régulièrement. Les Etats-Unis comptent 80 millions de protestants, 65 millions de catholiques, 6 millions de juifs et autant de musulmans. On dénombre 350 000 lieux de culte, soit un pour 850 habitants : ratio le plus élevé du monde.

Pourtant, il existe bien une séparation des Eglises et de l'Etat. Le troisième président des Etats-Unis, Jefferson, l'avait bien entendu de cette façon. Il disait que la clause contre l'établissement d'une religion par une loi avait pour objectif l'érection d'un mur de séparation entre l'Eglise et l'Etat . Selon la formule de J-F Colosimo : « Récusant également le tout-Dieu et le zéro-Dieu, les Etats-Unis reposent sur le tout-religieux et le zéro-religion… Il s'agit moins, en l'espèce, de préserver l'Etat de l'Eglise que de protéger les Eglises de la politique en ce qu'elle a de nécessairement profane ».

Des centaines de confessions et de religions différentes, professant des corps de doctrine divergents voire contradictoires, pratiquées par des millions de gens, se trouvent résumées et rassemblées sur les dollars : « In God we trust ». Curieux syncrétisme de l'argent? Il s'agit bien plutôt d'un concept propre aux Etats-Unis, cette nation construite sur des principes importés du Vieux Continent et rénovés dans ce nouveau monde qui continue de fasciner pour sa faculté de création. Le Dieu en qui croient les Américains a tous les visages, mais il se voile dans les plis de la bannière étoilée. Le culte qu'on lui rend se confond avec une religion nouvelle qui a pour autel les Etats-Unis d'Amérique. Le sociologue Robert Bellah lui a donné le nom de « religion civile » repris depuis par tous les observateurs du fait religieux aux Etats-Unis. C'est là qu'il faut voir la spécificité de la relation entre les Etats-Unis et le phénomène religieux.

La notion de « religion civile » provient du Contrat social (1762) de
J.-J. Rousseau. Le philosophe des Lumières considère une religion civile obligatoire pour maintenir le lien social : « Il importe à l'Etat que chaque citoyen ait une religion qui lui fasse aimer ses devoirs ; mais les dogmes de cette religion n'intéressent ni l'Etat ni ses membres qu'autant que ces dogmes se rapportent à la morale et aux devoirs que celui qui la professe est tenu de remplir envers autrui ». On voit bien combien le philosophe réduit la religion à une simple morale. La façon dont les Etats-Unis appréhendent les religions est fondée sur ce principe rousseauiste. 

Le Dieu auquel font allusion tous les présidents dans leurs discours est, suivant l'interprétation de R. Bellah, « un signe creux, tant l'absence de référence à un culte singulier, à une confession particulière fait évidence. Ce Dieu est simplement celui de l'Amérique » . Ce sociologue résume ce que signifie le terme de religion civile aux Etats-Unis : « ensemble institutionnalisé de croyances sacrées sur la nation américaine ». Cette religion civile peut alors rassembler tous les Américains. Peu importe les religions. Elles se fondent toutes dans les « croyances sacrées sur la nation américaine ». On retrouve cette idée dans un discours d’Eisenhower dans les années 1950 déclarant que la forme du gouvernement des Etats-Unis « n’a de sens que si elle se fonde sur une foi religieuse profonde. Ce que peut-être cette foi, peu m’importe du moment qu’elle existe ». 

J.-F. Colosimo commente ainsi la définition : « La religion civile confère une dimension proprement religieuse à l'entièreté de la vie américaine, non seulement parce que les Américains en partagent le principe, mais encore parce qu'elle s'exprime à travers une foi et des rites. Elle a ses textes sacrés : les chartes fondatrices, la Constitution, les discours présidentiels. Ses dogmes : Dieu, la loi, la providence, la mission des Etats-Unis. Ses temples : les monuments d'Etat, les immeubles publics, les cimetières militaires. Ses ex-voto : le drapeau, l'hymne national, la monnaie. Ses fêtes: Thanksgiving, Memorial Day, 4th July, Veterans Day. Ses martyrs: Lincoln, Martin Luther King. » Il continue en expliquant qu'en Europe la séparation renvoie la religion à la sphère privée tandis qu'en Amérique, on distingue la croyance, qui relève du domaine privé, de la « dimension religieuse inhérente à la sphère publique qui aurait grand tort de ne pas s'en soucier ». On a vu pour quelles raisons pratiques. La religion civile apparaît donc comme une « combinaison démocratique de théocratie laïcisée et de laïcité sacralisée ». 

En accordant à chaque religion une pleine liberté, elle lie toutes les confessions à la défense d’un certain état d’esprit religieux en Amérique. Reste à la religion civile à trouver le point commun à toutes ces croyances. Elle le trouve dans l'idée que les Etats-Unis sont un peuple choisi qui a une mission à remplir. 

Pour les Pères fondateurs, cette nation naissante est un autre Israël. Jefferson parle de « cet être qui guida nos pères, à l'instar de l'ancien Israël, hors des pays où ils étaient nés pour les installer sur une terre d'abondance » . Selon les théories protestantes, la religion est une relation personnelle du croyant avec le Créateur, une sorte de profession de foi en l'individualisme qui constitue l'essence de la démocratie. Pour les Etats-Unis, le régime politique est forcément démocratique. Voici donc le credo de la religion civile : la démocratie est l'établissement du règne de Dieu sur terre et les droits de l'homme en sont les garants

Dès lors les Etats-Unis, nouvelle Terre promise, se doivent de transmettre ce message. D'où leur messianisme qui veut étendre au monde le modèle américain. Le président est le grand prêtre de l'Amérique, l'armée son bras vengeur. 

La laïcité à l’américaine : une solution miracle ?

Dans un discours, prononcé dans un établissement scolaire au moment de la polémique sur la laïcité à l’école, Bill Clinton s’exprima ainsi : «Ne pensez-vous pas que si tous les enfants qui vivent dans un quartier difficile fréquentaient chaque week-end une institution religieuse, une synagogue le samedi, une église le dimanche, ou une mosquée le vendredi, ne pensez-vous pas que la toxicomanie, la criminalité, la violence, le sentiment d’autodestruction diminueraient et que les valeurs morales gagneraient du terrain dans notre pays ? » Dans ce plaidoyer en faveur de la laïcité à l’américaine, Bill Clinton semble sous-entendre que les différentes religions (coexistant pacifiquement) sont facteurs de paix sociale. On peut alors se demander, à juste titre, si finalement une pluralité de religions, qui vivraient côte à côté et qui s’épanouiraient pleinement dans un Etat leur laissant une liberté quasi-absolue, ne serait pas la solution miracle au « problème » religieux et du coup social d’un pays. N’est-ce d’ailleurs pas le rêve de certains hommes politiques français souhaitant une révision de la loi de 1905 et le développement du communautarisme religieux ?

On peut cependant émettre quelques réserves quant à cette conception des rapports entre Etat et religions. Tout d’abord, comme nous l’avons souligné, la laïcité à l’américaine pousse les hommes politiques à instrumentaliser la religion pour arriver à leurs fins et assurer une certaine morale. N’est-ce pas alors un peu réducteur de l’utilité de la religion ? Celle-ci n’est-elle pas faite pour relier les hommes à Dieu plutôt qu’un candidat à ses potentiels électeurs pratiquants ? En admettant qu’une religion a pour but d’honorer Dieu, le louer et le servir, on peut également se demander si une telle utilisation de la religion honore vraiment Dieu …

De plus, accorder la liberté de culte absolue, c’est finalement permettre à importe quelle secte aussi dangereuse soit-elle, d’avoir droit de cité dans la société. En effet, aux Etats-Unis, si quelqu’un décide de fonder une nouvelle « religion », l’Etat, qui doit laisser les religions autonomes et indépendantes, ne peut l’en empêcher même si cette dernière est contraire à la « morale » communément admise se réduisant au plus petit dénominateur commun aux principales religions en place. Pis encore, cette acception de la laïcité place sur le même plan d’égalité toutes les communautés religieuses : les adorateurs du choux farcis ont alors les mêmes droits de s’exprimer sur la place publique que les catholiques pourtant majoritaires. La question n’est pas celle de la majorité mais celle de la non-existence de la vérité. Finalement la laïcité à l’américaine, aussi séduisante soit-elle, a le même dogme que la laïcité à la française : « Il n’y a pas de vérité, ou tout au moins il n’est pas possible pour l’homme de la connaître avec certitude. » Or pour un catholique, cette acception pose problème : cela mène au relativisme (toutes les vérités se valent) et à son corollaire, l’indifférentisme. Il ne peut se satisfaire de ce statu quo à l’américaine qui contribue à la prolifération d’une législation de plus en plus contraire à la morale chrétienne : légalisation de l’avortement, divorce …

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 13:04

Le Figaro, Vladimir Poutine rend hommage à Soljenitsyne, Publié le 13 juin 2007

poutinesoljenitsyne.jpg

 

L’ex-colonel du KGB devenu patron du Kremlin a remis un prestigieux prix d’État, hier, à l’ancien dissident soviétique, un «écrivain majeur» qui a «dédié sa vie à sa patrie».

C’EST UNE ironie de l’histoire. Alexandre Soljenitsyne, le pourfendeur du totalitarisme soviétique, décoré de l’une des plus hautes distinctions officielles russes par Vladimir Poutine, le chef du Kremlin, accusé de faire reculer la démocratie dans son pays. L’auteur de L’Archipel du goulag, expulsé d’URSS en 1974, récompensé par l’ancien colonel du KGB qui a qualifié la disparition de l’Union soviétique de « plus grande catastrophe géo-politique du siècle ».

Et pourtant, à l’occasion de la fête nationale célébrée hier, Vladimir Poutine a bel et bien signé, la semaine dernière, un oukase décernant le prix d’État à Alexandre Soljenitsyne, « historien majeur », le premier à avoir rapporté « l’une des tragédies de la période soviétique », selon le communiqué du Kremlin. Âgé de 88 ans, affaibli, le lauréat du Nobel de littérature (1970) ne s’est pas déplacé pour recevoir son titre prestigieux. « Alexandre Issaïevitch voit ce prix comme une marque d’attention pour l’oeuvre de toute sa vie », a commenté son épouse Natalia à l’agence Interfax. « Ce prix donne un certain espoir, poursuit-elle, […] que notre pays tire la leçon de son autodestruction au XXe siècle et qu’il ne la répète jamais. »

Résurgence du nationalisme

Le paradoxe n’est qu’apparent. Car depuis son retour d’exil, en 1994, l’écrivain à la barbe de prophète, qui vit reclus dans la région de Moscou, s’est montré de plus en plus sévère pour l’Occident. Il y a un an, dans l’une des rares interviews accordées à la presse, il avait fustigé « l’encerclement total de la Russie » par l’Otan et les États-Unis qui « placent leurs troupes d’occupation dans les pays, l’un après l’autre ». Pour lui, avait-il confié à Moskovskyie Novosti, le rapprochement de la Russie avec l’Otan pourrait conduire « à la chute de la civilisation chrétienne ».

Un discours qui coïncide parfaitement avec celui du Kremlin, même si l’ancien dissident a parfois pris ses distances avec Poutine, sur la Tchétchénie par exemple. Dans son discours à la nation du 26 avril dernier, Vladimir Poutine avait averti que « copier aveuglément les modèles (culturels) étrangers conduira inévitablement à la perte de notre identité nationale ».

Intérêt tactique

Pour le Kremlin, dénoncer « l’impérialisme américain » et les projets de révolution orange fomentés à l’étranger présente un intérêt tactique, à neuf mois de la présidentielle. Rien de tel pour rassembler le peuple autour du clan au pouvoir. Cette résurgence du nationalisme répond cependant à l’aspiration profonde des Russes, humiliés par la chute de l’empire et déboussolés par la fulgurante transformation de la société, à se raccrocher à des valeurs. Mais lesquelles ? Comme pour faire écho à l’appel de Soljenitsyne de revenir aux principes moraux traditionnels, Vladimir Poutine s’affiche régulièrement avec le patriarche orthodoxe de toutes les Russies, Alexis II. Lequel avait reçu en 2006, le prix d’État.

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 11:51

"Est-ce que toutes les parties se rendent compte que l'indépendance est inéluctable?", a demandé M. Sarkozy (Kosovo: Sarkozy réaffirme le caractère "inéluctable" de l'indépendance", Le Monde AFP 15.06.07 | 16h18).

Il s'agit là de ce que l'historien
Jacques Heers appelle, dans son dernier livre Un homme un vote?, "la guerre totale; la traque des démons": 

"[L]a croisade ne se met en route que préparée par une intense campagne de propagande pour couvrir l'ennemi d'opprobre et le rendre responsable de crimes abominables, certains inventés de toutes pièces. ... En 1993... en Europe pour soutenir les musulmans des Balkans et les Turcs contre les chrétiens orthodoxes, les publicitaires ont à nouveau usé de forgeries éhontées et fait admettre les pires invraisemblances ou incongruités. Ils ne faisaient pas dans la nuance; les organes de presse, ceux qui lancent les nouvelles et ceux qui copient jour après jour, criaient contre les affreux Serbes coupables des tirs d'obus sur les populations désarmées, sur les marchés surtout, coupables aussi de viols en quantités vraiment stupéfiantes, de tortures, d'incendies, de pillages. ... On y apprenait que les musulmans modérés étaient, à tout prendre, plus fréquentables que les chrétiens des Balkans. Que tous les crimes étaient à mettre au compte des Serbes qui, sciemment, prenaient pour cible le marché de Sarajevo. On découvrait, chaque jour ou peu s'en fallait, un nouveau charnier... 

"Lors de cette guerre de Bosnie... furent commises un grand nombre d'atrocités, tant par les Croates que par les Serbes et par les "Bosniaques" musulmans. On ne voit pas qui pouvait de bonne foi, ne porter les regards que d'un seul côté et accuser les uns pour innocenter les autres... Mais les Etats-Unis avaient fait leur choix et l'ont imposé. Nous avons suivi, valets serviles. Pas ou peu de fausses notes. Toute la sympathie allait aux Bosniaques islamistes. On les a à longueur de discours stéréotypés, présentés comme les victimes malheureuses d'une "épuration ethnique"... Cetains se donnaient bien du mal pour les montrer tolérants, adeptes d'un Islam modéré alors que leur chef, Alija Izebegovic, avait dans un livre très largement diffusé, vraie profession de foi, dit clair et net son désir d'isntituer une république islamique en Bosnie..., garante d'un Islam pur et dur, pas du tout modéré. Mort en 2002, Izebegovic fut reconnu par son peuple comme un héros.

"... Six ans plus tard, même manoeuvres, même acharnement dans le parti pris. On a, en 1999, à nouveau accusé les Serbes d' "épuration ethnique", pour permettre aux musulmans, albanais pour la grande part mais qualifiés de "kossovars", de prendre possession de tout le Kossovo.

"... Longtemps après, plusieurs organes de presse dirent ce qu'était devenu ce Kossovo tombé sous la coupe des gangs mafieux. Mais certains journaux, des plus convenables pourtant, ont cru bon de s'en dispenser et n'ont jamais publié un mot sur les persécutions infligées aux Serbes minoritaires par ces bons et pacifiques, modérés Kossovars. Un silence qui fait douter de la bonne foi de ces professionnels chargés de bien informer. Les Racines et des ailes n'ont, semble-t-il, pas songé à réserver une part d'émission pour montrer les monastères du Kossovo, racines certes chrétiennes mais racines tout de même de ce pays, à l'état de ruines. 

"Qu'importe? L'opération fut un succès et les Serbes restent condamnés dans l'opinion d'Occident pour encore des lustres..." 

(
Jacques Heers, Un homme un vote? Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 91-95).

En juin 2007, plus de dix années après la "paix" de Bosnie, voici le nouveau président de la République dite "française" qui vient proclamer: "Est-ce que toutes les parties se rendent compte que l'indépendance est inéluctable?"... Je pense que nous l'avions tous compris depuis des années...


Voir aussi: TIRANA (AFP) - Kosovo: Bush refuse de dialoguer sans fin et menace d'agir sans accord russe

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 18:16

La Porte Latine

Cela devient une tradition. La grande procession de la Fête-Dieu dans les rues de Toulouse s’est à nouveau déroulée cette année, avec le faste qu’on lui connaît désormais.
Le magnifique char de procession était à nouveau de sortie, précédé de ces nombreux enfants de chœurs et des cavaliers d’apparat. Derrière, la fanfare appuyant le chant des quelque 700 fidèles venus se presser pour cette grande cérémonie. Un témoignage de foi et de majesté au cœur de la ville de Toulouse

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 18:04

 

Via le Forum catholique

Le Motu Proprio en vue de libéraliser la messe tridentine a été signé par Benoît XVI et sera très prochainement publié. Une lettre d'explication adressée à tous les évêques du monde accompagnera le texte, ont confirmé des sources vaticanes proches du dossier . I.MEDIA, le 15 juin 2007.

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 11:33
... "Si les citoyens ne croient plus en la politique, c’est parce que, à droite ou à gauche, on leur a trop souvent menti. Dire la vérité, quoi qu’il en coûte, c’est cela la vraie rupture." (François Fillon dans un entretien au Figaro, publié le 14 juin 2007, Fillon : "La vraie rupture, c’est dire la vérité").

Il faudra expliquer à François Fillon qu'à ce compte-là, la vraie rupture c'est la monarchie, car la république, régime de verbiages, de tractations et de compromissions permanentes est à elle seule, un Grand mensonge, qui stimule et favorise tous les autres, en même temps que tous les défauts.

                                                                         ***


Articles connexes 

"Le mensonge de la "Liberté" : la corruption de la liberté par les libéraux "
"La volonté générale et l'asservissement de la liberté "
"
Liberté, Egalité, Fraternité... ou la mort!"
"L'imposture démocratique"
"
Le pouvoir de l'argent dans nos démocraties"  
"1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie "
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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 08:04

La république dite "française" est un régime fondé sur
- l'illusion (des chimères comme l'article 1er de la Ddh),
- la mystification (le mythe)
- et le mensonge. La corruption de la liberté.


"Le libéralisme, dit Charles Maurras, est la doctrine morale politique qui fait de la Liberté le principe fondamental par rapport auquel tout doit s'organiser, en fait, par rapport auquel tout doit se juger, en droit. ... [L]e libéralisme supprime en fait toutes les libertés. Libéralisme égale despotisme. Je le démontre" : 

                              En religion

"Dans l'ordre religieux, la liberté-principe peut tout admettre, hors l'aliénation de la liberté elle-même. Un homme qui aliène sa liberté personnelle n'est plus un homme, dit la philosophie libérale. Il a perdu son rang, sa dignité. Mais, objectera-t-on, il fit acte de liberté en immolant sa liberté? Il n'avait pas ce droit de l'immoler. La liberté, c'est l'intangible. "Pas de liberté contre la liberté"... Dès lors, point de voeux monastiques, point de Congrégations... C'est le sophisme protestant des Renouvier et des Buisson. Mais qu'on y prenne garde: ce raisonnement est sophistique parce que le point de départ en est faux : il n'est point vrai que la liberté soit un principe fondamental. Mais si la prémisse était vraie, la conclusion le serait aussi. C'est très logiquement, très rigoureusement que M. Buisson a déduit la loi de 1901 du principe libéral. Dans le principe libéral, la liberté des ordres religieux serait chose immorale. Dans le principe libéral, cette liberté doit être étouffée. Et voilà donc une première 'liberté' dont la conquête exige au préalable le renversement du principe libéral...

                              En économie politique

Dans l'ordre économique, la liberté principe veut que la concurrence des libertés individuelles, d'où le bien doit sortir inévitablement, soit oeuvre sacrée. Il n'y a qu'à laisser faire et à laisser passer. Toute intervention de l'Etat de l'Etat ou de la Société mérite le nom d'attentat et presque de profanation. Le statut du travail doit donc être individuel. Autant par respect pour sa liberté propre que par vénération de la mécanique du monde, l'ouvrier doit respecter les injonctions du décret de
Chapelier et s'interdire sévèrement toute association, corporation, fédération, tout syndicat d'ordre professionnel, de nature à troubler le libre jeu de l'offre et de la demande, le libre échange du salaire et du travail. ... La liberté économique aboutit donc, par une déduction rapide, à la célèbre liberté de mourir de faim. ... Toute liberté réelle, toute liberté pratique, tout pouvoir libre et certain de conserver sa vie, de soutenir sa force, est refusé à l'ouvrier tant qu'on lui refuse la liberté d'association. 

Il a fallu le déclin des idées libérales pour obtenir, dans l'ordre économique, un certain degré de liberté d'association. Pour étendre cette liberté, pour l'étoffer, pour la nourrir, on devra écraser tout ce qui subsiste du libéralisme dans les esprits.

                              En science politique

Dans l'ordre politique, le libéralisme exprimé à la première phrase du Contrat social et au premier article de la Déclaration des Droits de l'homme, porte que l'homme naît libre. Le libéralisme veut dégager l'individu humain de ses antécédences ou naturelles ou historiques: il l'affranchira des liens de familles, des liens corporatifs et de tous les autres liens sociaux ou traditionnels. Seulement, comme il faut vivre en société, et que la société exige un gouvernement, le libéralisme établira le gouvernement de la société en accordant un suffrage à chaque liberté et en faisant le compte de ses souverains suffrages. La majorité, exprimant ce que
Rousseau appelle la volonté générale, exprimera ainsi, en quelque sorte, une liberté générale: la volonté de la majorité devient dès lors un décret-loi contre lequel personne ni rien ne saurait avoir de recours, si utile et si raisonnable, ou si précisue et si sacrée que puisse être cette chose ou cette personne. La liberté-principe établit une règle qui confisque méthodiquement les forces et les libertés particulières; elle se vante de créer toute seule et de constituer la liberté de chacun; mais en pratique, l'histoire le montre bien, cet individualisme affaiblit les individus. C'est son premier effet. Le second est de tyranniser, sans sortir du "droit", tous les individus n'appartenant pas au parti de la majorité, et ainsi de détruire les derniers refuges des libertés réelles. Tels sont les deux effets successifs de la Liberté politique (ou volonté du peuple) sous son aspect le plus connu qui est celui de la "démocratie libérale" ou démocratie fondée sur la Liberté, Liberté fondant son gouvernement.

Il y a une autre forme de libéralisme, plus aiguë, plus logique, à laquelle arrivent toujours, quand ils ont persisté dans l'opposition, les partis libéraux: ils se font anarchistes purs. Le principe libéral en ce cas, ne détruit pas seulement ces liens de famille, de tradition et de relation, créateurs de forces de résistance et centres de pouvoirs: il renverse l'Etat, il nie la Patrie. Il livre donc l'Etat à l'arbitraire du désordre et aux corps des révolutions, comme il ouvre la Patrie aux armes de l'Etranger. Par ce libéralisme absolu, l'homme né libre tend à perdre: 1° la liberté d'aller et venir dans la rue sans être assomé (même si les libertariens, comme ils se nomment, le nient...); son indépendance de citoyen d'une race déterminée.

Telle est la conséquence naturelle du libéralisme non mitigé: il tue la Société et, par là même, toutes les libertés contenues dans la société existante (il subvertit radicalement la Société en opposant les individus et les classes). Quant au libéralisme mitigé, s'il laisse subsister la société, il la caporalise sous la moins juste, la plus rude et la moins responsable des dictatures, celle du Nombre. 

Ainsi, le libéralisme et le despotisme, c'est tout un. Le dévouement aux libertés commande donc le sacrifice de l'idole et de la nuée Liberté" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers 1886-1936, Préface de Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 206-211).

Pour être tout à fait complet, on ajoutera que toute l'astuce de la démocratie dite libérale est de faire croire aux personnes, c'est peut-être là le "Grand mensonge", que c'est la majorité qui dirige alors que la soit-disant volonté générale n'est pas la volonté du Nombre, ni de la majorité, c'est au contraire, le règne despotique d'une minorité (de droite ou de gauche, à tour de rôle), le règne d'une caste qui se coopte entre elle, et exploite la majorité en la divisant et en jouant des minorités contre elle. C'est toute l'imposture démocratique (cliquez sur le lien pour lire l'article). 

"Il est contradictoire que l'Etat fondé pour établir l'unité entre les hommes, unité dans le temps (la continuité), unité dans l'espace (l'accord) soit légalement constitué par les compétitions et les disputes des partis, qui sont essentiellement diviseuses" (Charles Maurras, ibid., p. 254).

Parler même de "Liberté" avec un grand L, exactement comme si rien ne pouvait limiter cette liberté est un mensonge, pour plusieurs raisons. Les révolutionnaires en même temps qu'il scandaient le mot "Liberté" en donnait une nette limitation dans l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'homme: "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. D'où la contradiction : "l'homme né libre, mais il n'est pas libre..." L'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits: ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. Autrement dit, imposture de la Liberté érigée en norme suprême, si l'on veut garantir la sécurité, il faut d'abord commencer par créer un ordre politique qui, si libéral soit-il, ne peut exister qu'au prix d'une limitation de la dite "Liberté"...  

Prétendre ensuite que "les hommes naissent libres et égaux en droits" (article 1er de la Déclaration des droits de l'Homme) est un mensonge que la réalité contredit. Il est d'abord impossible que "chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant..." (J.-J. Rousseau, Du contrat social, liv. I, ch. VI.) Ensuite, à l'âge d'une minute, les hommes sont-ils libres? Et selon la thèse égalitaire, à ce même âge, sont-ils aussi libres que père et mère??

Le britannique Edmund Burke qui se présenta comme un défenseur de la Loi naturelle dans ses grands combats "libéraux", s'éleva dès 1790 contre la prétendue filiation du libéralisme français avec le libéralisme anglais. Alors que Maurras précise "que le libéralisme anglais ne soit point un libéralisme, c'est ce qu'il est un peu trop facile de voir" (Charles Maurras, Kiel et Tanger, La République française devant l'Europe 1895-1921, Bibliothèque des Œuvres Politiques Versailles, Évreux 1928, p. 104), la thèse d'Edmund Burke, en 1790, était déjà de dire que le prétendu libéralisme en France en 1789 n'était qu'une corruption du libéralisme anglais. Pour lui la Révolution dite "française" repose sur des principes totalement étrangers au libéralisme. Il commence par observer que dans la Déclaration britannique des droits de 1689, "on ne trouve pas un mot ni même une allusion concernant un droit général 'de choisir nous-mêmes ceux qui nous gouvernent; de les destituer pour cause d'indignité; d'instituer notre propre forme de gouvernement'" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1790, Pluriel Histoire, Paris 2004, p. 21). 

Il indique ensuite que "si l'on s'accordait sans scrupule la facilité de changer de régime autant et aussi souvent et d'autant de manières qu'il y a de fluctuations dans les modes et dans les imaginations, on romprait toute la chaîne et toute la continuité de la chose publique. Il n'y aurait plus aucun lien d'une génération à l'autre. Les hommes ne vaudraient guère mieux que les mouches d'un été...." (
Edmund Burke, ibid., p. 120).

"Nous sommes si loin de devoir à la Révolution de 1688 le droit de choisir nos rois qu'on pourrait dire au contraire que si jamais un tel droit avait appartenu à la nation anglaise avant cette Révolution, elle y a alors solennellement renoncé pour elle-même et pour toute sa postérité" (Edmund Burke, ibid., p. 25). "[L]a succession à la Couronne a toujours été ce qu'elle est aujourd'hui, une succession héréditaire conformément à la loi. Cette loi, dans l'ancienne lignée, était de droit coutumier; dans la nouvelle, elle est de droit écrit, établie suivant les principes mêmes du droit coutumier, sans rien changer au fond" (ibid., p. 27). "Chaque membre de la société renonce au premier droit fondamental de l'homme naturel, celui de juger par lui-même et de défendre son propre droit. Il abdique le droit d'être son propre gouverneur. ... Les hommes ne peuvent jouir à la fois des droits de l'état de nature (uncivil) et de ceux de la société civile. Pour obtenir justice, l'individu renonce au droit de la déterminer dans ce qui lui importe le plus. Et pour s'assurer d'un certain degré de liberté, il s'en déssaisit en totalité pour en confier la garde à d'autres instances" (ibid., p. 75-76).

Edmund Burke "Nous ne sommes, dit-il, ni les catéchumènes de Rousseau ni les disciples de Voltaire; et Helvétius n'a guère pénétré chez nous. Les athées ne sont pas nos prédicateurs, ni les fous nos législateurs. Nous savons bien qu'en morale nous ne pouvons nous prévaloir d'aucune découverte; mais c'est que nous pensons qu'en la matière il n'y a pas de découvertes à faire, et fort peu quant aux grands principes de gouvernement et aux idées de liberté, qu'on comprenait tout aussi bien longtemps avant que nous fussions au monde qu'on les comprendra lorsque la terre se sera refermée sur notre présomption et que le silence de la tombe aura mis fin à notre impudent verbiage" (ibid., p. 109). 

"Tels maîtres, tels élèves! Qui aurait songé à Voltaire et à Rousseau comme législateurs? Le premier a le mérite d'écrire agréablement et personne n'a, si bien que lui, uni aussi heureusement le blasphème à l'obscénité. Le second n'était pas qu'un peu dérangé dans son esprit, j'en suis à peu près sûr" (
Edmund Burke, The Correspondence of Edmund Burke, janvier 1790 in Edmund Burke, ibid., p. 657).

"J'entends dire que l'on prétend quelquefois en France que ce qui s'y passe actuellement est fait d'après l'exemple de l'Angleterre. Permettez-moi d'affirmer que presque rien de ce qui s'est fait chez vous ne dérive ni dans la pratique ni dans son esprit de notre manière de faire ou des idées généralement reçues dans notre pays" (ibid., p. 111-112).

"Nous savons, et, qui mieux est, nous sentons intimement que la Religion est la base de la Société civile et la source de tout bien et de toute consolation (Cicero, De legibus, II, 7., cité in Edmund Burke, ibid., p. 114).

"[L]a majorité du peuple anglais, loin de considérer l'institution d'une Eglise d'Etat établie, comme illégitime, incline tout au contraire à penser qu'il est illégitime de s'en passer. Vous abusez complètement en France si vous ne nous croyez pas attachés à cette institution par-dessus tout. ... Le peuple anglais considère son établissement religieux comme le fondement de toute sa constitution" (Edmund Burke, ibid., p. 126).

"La nation anglaise entend montrer aux arrogants potentats de ce monde, et à leurs verbeux sophistes, qu'une nation LIBRE, généreuse et instruite honore les hauts dignitaires de son Eglise; qu'elle ne permettra jamais à l'insolence des richesses et des titres, ... de regarder de haut et avec mépris ce que nous considérons avec vénération, ou d'oser fouler aux pieds cette noblesse personnelle acquise..., fruit ... du savoir, de la piété et de la vertu" (Edmund Burke, ibid., p. 131).

"Il n'y a pas dans notre royaume un seul homme public, parmi ceux auxquels vous aimeriez vous référer, pas un seul, dis-je, dans quelque parti ou quelque groupe que ce soit, qui ne réprouve comme malhonnête, perfide et cruelle la confiscation de biens que votre Assemblée nationale a été contrainte d'ordonner (en vertu des décrets des 13 mai et 16 juillet 1790, l'"Assemblée nationale" remit à l'Etat les biens de l'Eglise et les vendit aux particuliers. L'Angleterre avait connu une confiscation de ce genre sous Henry VIII), alors que son premier devoir était de les protéger. ... Par cet acte, ses yeux (de notre peuple) se sont ouverts, et s'ouvriront de plus en plus sur les abîmes d'égoïsme et d'étroitesse que recouvre la prétendue générosité d'esprit et de sentiment de ceux qui en portent la responsabilité. ... Ce qui a commencé sous le voile de l'hypocrisie et de la fraude a fini par la pratique ouverte de la violence et de la rapine" (Edmund Burke, ibid., p. 133-134). 

"Nous ne saurions trop nous remplir d'horreur pour les excès d'un peuple féroce, sanguinaire et tyrannique, qui, sans raison et sans principe, autorise les proscriptions, les confiscations, les pillages, les meurtres et les incendies. ... Ce n'est plus de l'intolérance dont la France nous donne l'exemple; mais, ce qui est mille fois pis, de l'athéisme, vice abominable, dont toute la nature démontre la monstruosité, qui dégrade l'homme et flétrit son âme en lui ravissant sa plus douce consolation. Depuis longtemps ce germe pestiféré a étendu des racines en France... spectacle d'un genre de tyrannie que l'espèce humaine n'a pas encore connue" (Edmund Burke, Discours sur la situation actuelle de la France prononcé à la Chambre des Communes, le 9 février 1790, lors du fameux débat sur les estimations de l'armée, cité in ibid., p. 327-329). 

Burke établit le bon diagnostic : "genre de tyrannie que l'espèce humaine n'a pas encore connue" puisque aussi bien les Etats classiques antiques que les monarchies chrétiennes, aussi bien les philosophes classiques que les érudits chrétiens du "Moyen Âge", reconnaissaient que l'authentique liberté consistait en la recherche et la découverte de la loi que la divinité avait mis en l'homme. Mais aussi dans le respect de cette loi par l'individu (liberté-effort sur soi, liberté-conquête) et par la politique de la cité, sous peine de détruire la liberté de l'individu et celle de la société tout entière... Lire le "Le sens métaphysique de la Révolution
" et "Ce pour quoi on se bat : la survie de 2000 ans de civilisation européenne classique et chrétienne".

On dit enfin que - privilège du Peuple souverain - "nous vivons au moins sous un régime représentatif et un pouvoir que le peuple s'est choisi". Rien n'est plus faux!! Les constitutions des révolutionnaires illustrent assez le caractère profondément hypocrite et mensonger de la doctrine des droits de l'homme: en théorie, l'égalité naturelle des hommes devrait donner à chacun un droit égal dans le désignation des représentants et soumettre ceux-ci à un pouvoir réel de l'électeur. En fait, que se passa-t-il? Les révolutionnaires, conscients de l'inanité de leurs formules, instaurèrent un régime "représentatif" par mandats indirects en interdisant les mandats impératifs qui étaient depuis Rousseau jugés trop dangereux.

"Il faut dire et redire que les élus des Assemblées révolutionnaires, héritières de ces états de 1789, n'ont, à aucun moment, pensé instaurer un semblant de suffrage universel. ... Dès les premiers débats, dès les premiers écrits des théoriciens, s'affirmaient des exclusives et la volonté de n'accorder le droit de vote qu'aux hommes dignes de comprendre.... On ne s'aventurait pas à courir le risque de disparaître en donnant la parole au vulgaire. La démocratie directe fut tout de suite hautement proclamée irréalisable, utopique ou, plutôt indécente, et, bien évidemment, contraire aux intérêts de 'la nation'. Les amis du peuple ne lui faisaient pas confiance et le lui montraient bien. L'idée était de décider en petits groupes d'initiés ce qui était bon pour les croquants et de clamer à grands cris faire leur bonheur sans leur demander leur avis... De si fortes entorses au grand principe révolutionnaire de l'Egalité n'ont soulevé aucun concert de protestations dans les clubs de ce temps ni, plus tard et jusqu'à aujourd'hui, ému vraiment la plus grosse part de nos historiens. ... La Convention, qui... se disait si haute... émanation du peuple, ne fut qu'une coterie menée de petits maîtres" (
Jacques Heers, Un Homme un vote? Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 14-16).

En 1789, "les représentants qui siégeaient aux Etats généraux furent désignés, non par le peuple de France mais, au prix de toutes sortes de manoeuvres, de magouilles et de coup bas, par les salons et les sociétés de pensée. En somme par des partis et, pour dire plus vrai, par un seul. C'était la dictature des
Lumières" (Jacques Heers, Un Homme un vote?  Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 187). 


Après 1830, contrairement à une idée reçue, ce sont les légitimistes qui ont milité pour le suffrage universel et les révolutionnaires pour le suffrage censitaire" (Stéphane Rials in Révolution et Contre-Révolution au XIXème siècle - Editions D.U.C./Albatros, Paris, 1987.)
 
Add. 1 mai 2011. 14:55.
Les "élections" de juin 1791 se traduisirent par une forte abstention. "La participation avait atteint son étiage; elle ne devait plus remonter de façon significative, les consultations organisées les années suivantes,... n'ayant jamais mobilisé plus du cinquième des électeurs. ... En l'absence de votants, le système électif se transforme très vite en un système de cooptation, les uns accédant aux charges que les autres viennent de quitter, et réciproquement. La promotion aux responsabilités se fait en circuit fermé : les fonctionnaires peuplent les assemblées chargées d'élire les fonctionnaires. ...La réalité du système répondait à un besoin, celui de la formation d'une classe politique ... qui soit assurée de la continuité en étant délivrée de l'incertitude inséparable du suffrage universel. Mais l'oligarchie née de ces pratiques n'était pas moins un démenti des attentes. On imaginait en effet avec une certaine ingénuité que la vertu première d'un système électif consistait à assurer le renouvellement permanent du personnel dirigeant et l'élargissement constant de son recrutement. On n'imaginait pas que l'élection puisse conduire à la formation d'une 'classe' politique distincte du reste de la société" (Patrice Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, p. 86-88).
 
Pourquoi les révolutionnaires ont-ils, à ces époques, préféré certaines formes de monarchie à la république ? Le suffrage censitaire au suffrage universel ? Parce que les conditions n’étaient pas, alors, réunies pour que la manipulation puisse fonctionner. (Lire "Il y a toujours eu un lien étroit entre élection et manipulation") 


S'agissant maintenant du vote des femmes, "un acquis de la république", qu'en est-il? 

"En fait, lors de la nuit du Moyen Âge, les femmes étaient souvent convoquées aux conseils au même titre que les hommes et, de façon toujours active, à la gestion des affaires. ... On les voyait voter lors des assemblées politiques (le procès-verbal d'une réunion de la commune de Provins, au XIXe siècle, alors que les citadins devaient voter pour accepter ou refuser la tutelle royale, fait état de 2700 personnes, nommément désignées, dont 350 femmes. Participation certes faible 13% mais pas plus, certainement, que dans certains de nos conseils et assemblées aujourd'hui). L'exclusion de la femme ne date absolument pas des siècles obcurs mais vint plus tard, de la modernité. Au moment même où l'on proclamait les droits de l'Homme, l'égalité de tous et la libération des opprimés, nos lois françaises ont interdit, et pour de longues années, aux femmes de prendre part aux affaires de l'Etat. Les défenseurs des trois grandes vertus, inscrites aux frontons des édifices publics et des temples républicains, décidèrent qu'elles devaient rester en leurs foyers" (Jacques Heers, Un Homme un vote?  Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 19-20).


Et que se passe-t-il aujourd'hui concrètement en 2007? 

Un homme, un vote?L'historien Jacques Heers répond: "[L]a moindre attention apportée aux pratiques électorales montre que cette égalité des droits... n'est qu'un leurre. Les votes, à l'intérieur d'un même Etat, ne pèsent pas tous le même poids. Il s'en faut de beaucoup...  Les 'circonscriptions électorales' qui rassemblent plusieurs cantons ou fractions de cantons. Chacune désigne un député et l'on aimerait croire qu'elles sont de populations égales, ou à peu près. Il n'en est rien... Un habitant de Trappes en vaut presque deux de Rambouillet. Prime à un certain type de société? (Jacques Heers, Un Homme un vote? Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 23-25). 

Maurras propose alors de rendre à l'Etat ce qui lui appartient: "Rendons à l'Etat ce qui appartient à l'Etat, ou plutôt ajoutons à son édifice un étage supérieur, un organe SOUVERAIN, - un roi - faute de quoi les libertés, les biens, l'existence même de chacun de nous, resteront sans défense et sans garantie....Il existe un parlementarisme sain, utile, nécessaire, c'est celui des assemblées représentatives des corps et des communautés. Ces assemblées, dans l'ordre de leur compétence, paraissent avoir un rôle consultatif de la plus haute importance. Elles peuvent aussi administrer les intérêts professionnels et locaux, et c'est non seulement leur avantage propre, mais, d'un point de vue général, c'est l'avantage de l'Etat, car elles le délivrent d'une lourde charge. En tant qu'il gouverne, l'Etat doit laisser les compagnies et les corps s'administrer sous son contrôle par leurs délégations et représentations. En tant qu'il légifère, il doit consulter à tout propos et aussi souvent que possible ces délégations compétentes. Tout manquement fait par l'Etat à cette double règle est une faute qu'il commet, et contre lui-même. Il se lie, il s'encombre, il se diminue en croyant s'agrandir, et les citoyens dont il pense faire le bonheur en sont liés, chargés et diminués avec lui.... En fait donc, nous voilà plus libéraux que les libéraux de doctrine" (
Charles Maurras, Kiel et Tanger, La République française devant l'Europe 1895-1921, Bibliothèque des Œuvres Politiques Versailles, Évreux 1928, p. 236).

"L'Etat français qui se mêle de tout aujourd'hui, même de faire des écoles et de de vendre des allumettes, et qui, en conséquence, fait tout infiniment mal, vendant des allumettes ininflammables et distribuant un enseignement insensé, l'Etat est lui-même impuissant à remplir sa fonction d'Etat. Il est abandonné aux représentants du pouvoir législatif" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 131). 

"Considérant que les âges de vraies et solides propsérité nationale furent en France ceux où le pouvoir royal, indépendant et maître des attributions propres de l'Etat, n'empêchait point les différents corps, compagnies et communautés de la nation de gérer librement leurs intérêts particuliers.... Considérant que ces éclatantes leçons données au Roi et à la France par huit siècles d'expérience historique ne seront point perdues pour la France ni pour le Roi: le pouvoir royal ne peut désormais manquer de tendre.... à rétablir l'usage de ces libertés partout où l'intérêt supérieur de la patrie et de l'Etat n'exigera pas le déploiement de l'autorité" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 128-129).

"Au résumé, le citoyen, dans toute la sphère où il est compétent et intéressé directement, dans tout ce qu'il a le pouvoir de connaître et donc de juger, est présentement un esclave. Le pouvoir royal lui rendra la disposition et la souveraineté de ce domaine qui lui fut arraché SANS DROIT, sans utilité, et au péril même de la force de la patrie" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 130).


Conclusion


"Cette impuissance du peuple, cette dépossession du peuple, c'est la contradiction fondamentale des démocraties modernes. Elles veulent défendre la démocratie sous prétexte que la démocratie est le "pouvoir du Peuple". Et elles défendent la démocratie en empêchant qu'il puisse y avoir sur la scène politique autre chose que des partis démocratiques... La démocratie ainsi conçue se retourne contre le peuple. Elle lui assure une liberté qui n'est qu'un mot, elle lui donne un bulletin de vote qui est sans valeur" (
Maurice Bardèche, Les Temps modernes, Editions Les Sept Couleurs, Montargis 1956, p. 32-33). 

"Nous sommes antilibéraux, mais pourquoi? Parce que nous voulons garantir les libertés publiques" (Oliveira Salazar, Une Révolution dans la paix, Paris 1957, p. XXXII).

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 09:04


La semaine du Pays Basque n° 718 du 7 au 13 juin 2007 
Via
La Porte Latine

Le 8 juillet les portes de l'église resteront fermées.
La messe traditionaliste célébrée par l'enfant du pays
aura lieu au bas des marches sur la cancha.
Dans le même temps la crise des vocations s'amplifie
.

I - La messe en place libre

Biriatou. L'évêque refusant l'église au jeune prêtre du village ordonné à Ecône, David dira sa première messe sur la place libre de Biriatou

(La Semaine du Pays Basque - Dominique Mariau)

Le 29 juin, David Aldalur sera ordonné prêtre à Ecône au sein de la Fraternité Saint-Pie X, où il aura effectué la fin de ses études de théologie (Bac + 5). Ordonné en Suisse, un basque de Biriatou, dont le père est né à Irun et la mère en Bretagne, a forcément un projet immédiat : dire la messe pour ses amis, devant sa famille, ses copains d'enfance, ses copains de jeux, ses condisciples. De la commune de Biriatou en passant par le Sacré Coeur d'Hendaye, du conservatoire de Xistu au groupe folklorique Luixa où il fut un as du fandango, trustant les récompenses avec sa cavalière, sans oublier les frontons où il se distinguait, David, né en 1983, s'est forgé une solide identité basqye avant d'aller décrocher sàon Bac à Carcassonne : "J'ai introduit la pelote basque dans la citadelle" dit-il non sans humour. Et en plus c'est vrai !

N'empêche que ce gamin ouvert et sportif a été touché par la vocation dès l'âge de huit ans. Il sait ce qu'il veut : il sera prêtre, c'est le but naturel, le sens de sa vie. Après Carcassonne, une année à Dijon et il part à Ecône, près de Sion, rejoindre la Fraternité Saint-Pie X, pour ses cinq ans de doctorat: " deux ans de philo, trois ans de théologie, avec les sciences morales, le droit canon, la vie pastorale".

Cinq années d'étude basées à priori sur le programme antérieur au concile Vatican II. "De fait on travaille sur ce qui existait avant les changements, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'adaptation. moi, ce qui m'a choqué, c'est de voir que l'on jetait les fondamentaux aux orties. c'est comme si l'Eglise n'avait pas existé avant 1960 ! En outre, ça s'est passé très brutalement en France, d'où les polémiques qui ont surgi. En Espagne et en Italie, par exemple, il y a eu des évolutions, mais cela s'est passé en douceur".

Oui à Quimper. Non à Bayonne.

Ces considérations étant posées, le jeune homme, nous l'avons dit, entend bien donner la primeur des ses offices à ceux qui l'ont encouragé et aidé. Il a donc programmé une messe à Biriatou, et une autre en Bretagne. Et c'est là que le problème est arrivé. Si les ecclésiastiques locaux étaient d'accord pour prêter l'église de Biriatou, l'évêque de Bayonne, Mgr Pierre Molères, a dit non. Et il a donné trois raisons à David et à sa famille :
1 - Iil s'agit d'une requête sentimentale.
2 - Il aurait été conditionné par [son] milieu social.
3 - Il refuse que l'évêque concélèbre cette messe.
Ce refus mis à part, ce n'est pas la guerre, Mgr Molères a accordé une audience à David, et un peu plus tard à ses parents. Mais il n'a pas pour autant ouvert les portes de l'église. Par contre, l'évêque de Quimper saisi de la même demande par David a dit qu'il pouvait dire une messe où il le souhaitait dans son diocèse. En résumé, les recommandations du Vatican sont assez souples pour que chaque prélat interprète comme sa conscience le lui dicte.

Cette rebufade n'a pas entamé, bien au contraire, la foi de David et de sa famille. Mais le jeune garçon se pose des questions sur la situation actuelle de l'église catholique dans sa globalité : "tout le monde voit bien que les églises sont de moins en moins fréquentées, que le nombre de baptêmes est en diminution, que des séminaires ferment. Il serait peut-être temps de remettre les vraies priorités à l'ordre du jour. Les tenants d'un catholicisme moderne et ceux d'une version plus traditionnelle ont le droit d'exister, ce sont les croyants qui doivent y trouver leur compte, et il serait téméraire de mettre à l'écart ceux qui ont la fibre traditionnelle."  Suite (La Porte Latine)

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