Rivarol, via Novopress.info
Née en 1964 à Clermont-Ferrand de parents kabyles dans un quartier peuplé majoritairement d’Algériens, Fadela Amara confiait lors d’un entretien (publié dans le Nouvel Observateur début juin) avec “son idole” le chanteur amazight Hamid Cheriet, dit Idir qu’elle fut très tôt confrontée au racisme “antiberbére”. D’où, sans être “nationaliste berbère” (en France…), son soutien à l’identité kabyle qui lui vaut, dit-elle, d’être sur une “liste noire” lui interdisant d’aller en Algérie. Mais elle se rattrape en affirmant qu’elle a vu des photos “récentes” du village de ses parents, “bombardé” et “en ruine”. On suppose que cela s’est passé lors de “notre” guerre d’Algérie et on peut s’étonner que ce village sinistré ait été laissé depuis en état.
Du coup, Fadela Amara qui milita à SOS racisme en 1986 et fut conseillère municipale socialiste en 2001 à Clermont-Ferrand, s’en prend violemment à la France “colonisatrice” qui doit reconnaître “le mal qu’elle a fait pour s’en excuser”. Cette repentance prendrait place “dans la mémoire collective aux côtés de la Shoah et de l’esclavage”, bien sûr. Et Fadela de préciser: “Mon grand père et les siens ont été torturés et mutilés.”
Nicolas Sarkozy, qui s’était dit pendant la campagne présidentielle hostile à toute “culture de la repentance”, était-il informé de ces déclarations scandaleuses? Si oui, la nomination d’Amara n’en apparaît que plus étonnante.
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