.. L’évêque de Quimper l’a autorisé sans condition à célébrer sa messe dans son diocèse, là où il le voudrait : cette messe autorisée aura donc lieu le lundi 6 août à 9 H 45 à l’église paroissiale Saint-Fiacre de Plogoff (Finistère).
En revanche, l’évêque de Bayonne, Mgr Pierre Molères, a refusé catégoriquement d’ouvrir l’église de Biriatou à l’abbé Aldalur, église où ce dernier a pourtant été baptisé. L’évêque a affirmé qu’il s’agissait de la part de l’abbé Aldalur d’une simple « requête sentimentale », dans la mesure où, selon lui, l’abbé Aldalur aurait été « conditionné par son milieu social ».
Devant ce refus brutal et non motivé, la communauté villageoise s’est solidarisée avec l’enfant du pays. Le maire de Biriatou a autorisé la célébration de la messe sur la « place libre », en bas des marches de l’église. L’autel sera dressé devant le fronton ordinairement réservé à la pelote basque, ce qui permettra aux Biriatuar, gens de foi et grands « pilotari », d’unir deux éléments clés de leur culture ancestrale. La messe « interdite » aura lieu le dimanche 8 juillet à 10 H 00."
En 1988, le pape Jean-Paul II avait demandé aux évêques une application « large et généreuse » des directives du Saint-Siège concernant la messe traditionnelle en latin. Le pape Benoît XVI vient lui-même de promulguer un Motu Proprio qui élargit encore plus la possibilité de célébrer cette messe traditionnelle en latin. On ne peut donc que s’étonner du refus brutal de l’évêque de Bayonne à l’encontre d’un jeune prêtre basque, surtout en une époque où les vocations sacerdotales font cruellement défaut.
Suresnes, le 2 juillet 2007.
District de France de la Fraternité Saint-Pie X."
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