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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 16:28

Le Salon Beige

Les deux pour Bernard Antony, "partisan d’une royauté en haut et de la république en bas". "Je suis donc pour un Etat indépendant des groupes de pression, assurant la continuité nécessaire de la politique étrangère, de la défense et le respect des lois fondamentales du pays. Pour le reste je suis pour une règle du jeu démocratique permettant la libre désignation par les électeurs des responsables de la vie économique et sociale" (Bernard Antony, Royaliste? Républicain?... 13 mars 2007). [Voir aussi "Démocratie, les deux types de représentation", le type corporatif organique et le type actuel dit "démocratique"].

Edmund Burke observe également qu'"il est moins malaisé de greffer sur une monarchie une forme quelconque de république que rien de monarchique sur les régimes républicains...
L'histoire prouve qu'il en va bien ainsi dans les faits" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, Pluriel Histoire, paris 2004, p. 160).

"Jusqu'à présent, nous n'avons pas connu d'exemples de grandes démocraties. Les anciens les connaissaient mieux que nous... Je ne puis m'empêcher de partager leur opinion, qui est que, pas plus que la monarchie absolue, la démocratie absolue ne peut être considérée comme l'une des formes légitimes de gouvernement. Pour ces auteurs, une telle démocratie, loin de constituer une forme saine de la république, en est plutôt la dégénération et la corruption...

Aristote observe que la démocratie présente, sur beaucoup de points, une ressemblance frappante avec la tyrannie
. "L'esprit des deux régimes est le même: l'un comme l'autre exerce un pouvoir despotique sur la meilleure classe de citoyens... Le démagogue et l'homme de cour sont souvent de nature semblable ou analogue. L'un comme l'autre ont la plus grande influence auprès de leur maître respectif, le courtisan auprès du tyran et le démagogue au peuple tel que je le décris" (Aristote, Politique, 1292a, liv. IV, ch. IV, cité in Edmund Burke, ibid, p. 159).

Cette ressemblance entre la démoCratie et la tyrannie explique le courante latent d'antiparlementarisme du petit-peuple. "La Révolution n'a pas apporté l'Âge d'Or qu'elle promettait. Le peuple a faim, les assignats ont ruiné le pays. Le 12 février 1793, une députation des sections de Paris vient à la barre de la Convention et l'orateur tient ces propos remarquabales : 'Citoyens législateurs,... lorsque nous avions un Roi, nous étions moins malheureux qu'à présent que nous en avons 745 (députés)'. C'est à ce moment que nait l'antiparlementarisme foncier du petit peuple" (Jacques Ploncard d'Assac, Les Jeunes ont droit à la vérité, Société de Philosophie politique, Lisbonne 1970, p. 111-113).

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