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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 19:52

La chaine youtube "Nous voulons vivre" aborde quelques-uns des grands thèmes qui ont fait la nation française, notamment l'importance du spirituel :

"D'abord la France est née d'un baptême, celui de Clovis. [...] C'est-à-dire que sans le baptême, il n'y aurait pas de nation (française). Par la suite, vous avez des nations qui ont été le fruit de volontés politiques. Mais la première nation au monde, la France, elle naît d'un baptême. C'est ce qui dès le départ lui donne sa vocation spirituelle. La France a une vocation spirituelle, parce qu'elle en est le fruit. [..] Cela, c'est un petit message pour les gens qui se disent nationalistes mais antichrétiens ou païens. C'est un contresens. Vous ne pouvez pas être nationaliste français sans être chrétien. Alors je ne vous dis pas d'être d'accord avec le pape actuel, mais je vous dis qu'il n'y aurait pas de nation française sans baptême, sans chrétienté.

 

Note de Christ-Roi. Notons ici que les Gaulois  formaient déjà une nation spirituelle. Ils ne vivaient pas sous une république "laïque", ils vivaient sous des monarchies électives, parfois héréditaires, où le clergé druidique était constitué en une "fédération de dignitaires" hiérarchisée (Camille Jullian), et où les druides représentaient pour les Gaulois ce qu'étaient pour le peuple romain pontifes et augures. (Camille JULLIAN, Vercingétorix, Editions mise à jour et préfacée par Paul-Marie Duval, Marabout Université, 1979, p. 31)

 

"Il faut garder en mémoire cette phrase de César : 'Tous les peuples gaulois sont adonnés aux choses de la religion.'" (Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises, Ve- Ier siècles av. J.-C., Biblis Cnrs Editions, Paris 2016, p. 205)

 

Et en effet le sens mystique des Gaulois paraît avoir été chez eux extrêmement développé.

 

Les prêtres en étaient les druides qui formaient une sorte de classe à part dans le peuple, bien que mêlés à toutes les activités de la vie courante. Ces druides subissaient une très longue formation qui s'étendait parfois sur vingt années d'études et, trait caractéristique, ils n'ont pas laissé d'écrit. ... Leur tradition se transmettait oralement.

 

La religion gauloise était spécifique. Dans les religions préhistoriques européennes en effet, la religiosité reposait essentiellement sur la croyance en des forces naturelles et associait l'environnement à la divinité dans une forme de panthéisme. L'arbre y avait par exemple une place spéciale. Or, dans la religion gauloise, cette religiosité primitive a disparu peu à peu de nos contrées pour laisser place à des religiosités plus élaborées. Ainsi, à la fin du IVe siècle avant .-C., les ensembles architecturaux ont succédé aux lieux remarquables (montagnes, grottes, sources, arbres, etc.), même si ces derniers peuplaient encore les poèmes et les chants qui envahissaient encore la mémoire des Gaulois :

 

"Les arbres et les cultes purement naturistes ont disparu à l'époque de La Tène (450-25 av. J.-C.). Seuls des noms divins associés aux rivières et aux montagnes ont survécu. Les arbres ne sont plus chez les Gaulois un objet de culte comme ils le sont encore à la même époque chez les Germains." (Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), Biblis Cnrs Editions, Paris 2016, p. 92-93.)

 

"Les pratiques religieuses mais également politiques s'abreuvaient d'une philosophie morale et d'une connaissance mythologique totalement contrôlées par la classe sacerdotale et les druides en particulier. Le caractère oral de ce savoir préservait évidemment un pouvoir qui était de nature aristocratique.... Les ministres du culte étaient de véritables fonctionnaires du sacré, pris en charge par la collectivité." (Jean-Louis BRUNAUX, Les Religions gauloises (Ve- Ier siècles av. J.-C.), ibid., p. 38; 69) 

 

Bon nombre de nos belles légendes remontent jusqu'à ce vieux fonds celte de même qu'une bonne part de notre folklore : pèlerinages plus ou moins christianisés à des sources ou des pierres 'miraculeuses', fêtes équinoxiales ou solsticiales telles que feux de la Sait-Jean." (Claude STERCKX, La mythologie du Monde celtique, Poche Marabout, Allemagne 2014, p. 9-11.)

 

"Et donc oui, le Français, depuis le départ, c'est un peuple spirituel, c'est un peuple qui rêve, c'est un peuple de créateur, c'est un peuple de conquérants, c'est un peuple de guerriers. En réalité, le Français c'est l'équilibre entre l'esprit germain, et l'esprit romain. La France conjugue le côté allemand, c'est-à-dire le côté travailleur - malgré son côté resquilleur, le français est quand même très productif et c'est un peuple (de bâtisseurs. NdCR.), qui a un nombre d'ingénieurs, de mathématiciens, absolument faramineux, et c'est cet équilibre avec l'esprit romain qui est le côté créateur, artiste, conquérant. Et c'est cet équilibre qui fait de la France une nation et un très grand pays. 

 

 

Note de Christ-Roi. Les Gaulois conquérants le furent sous leurs grands rois. 

 

"Frantz Funck-Brentano évoque la figure du roi myhtique Ambigat, "monarque patriarcal", "roi des Bituriges" "qui paraissent avoir été le peuple dominant". "On l'a nommé le Charlemagne des Celtes." Aux Bituriges serait due l'invention de l'étamage. (Frantz FUNCK-BENTANO, Les Origines, Librairie Hachette, 1925, p. 57)



"Les poètes gaulois racontaient que les deux conquérants de l'Europe avait été Bellovèse et Ségovèse, neveux du roi Ambigat (Ve siècle av. J.-C.) : ils s'étaient mis en route, l'un pour franchir les Alpes, l'autre pour traverser le Rhin, mais le roi Ambigat était resté en sa résidence du Berry pour gouverner les Celtes. [...] Ces courses triomphales n'étaient point inutiles au maintien de l'entente celtique. Elles contribuaient à former un esprit national. L'écho des victoires du Danube ou du Tibre revenait en Gaule, mêlé de rumeurs de miracles.



On racontait les hauts faits d'un Brennos, vainqueur de Rome (390 av. J.-C. Ndlr.) d'un autre Brennos, adversaire de l'Apollon de Grèce (279 av. J.-C.). Des hymnes et des poèmes naissaient sous les pas des conquérants.

 

Nous connaissons par l'histoire quelques-uns des rois de la Gaule qui régnèrent après lui (Ambigat), Luern et Bituit (au IIe siècle av. J.-C.,), dont l'autorité, dit-on, s'étendit au-dessus des Belges et des Celtes, jusqu'aux Pyrénées et jusqu'au Rhin. Ceux-ci étaient l'un le père, l'autre le fils: ce qui permit de supposer que les gaulois acceptèrent un instant une royauté héréditaire. Tous deux étaient des Arvernes, rois des Puys et de la Limagne en même temps que dictateurs militaires de la Gaule.[...] Luern et Bituit sont, je le répète, des figures d'histoire. Des voyageurs grecs ou italiens les ont vus, ont été reçus à leur cour. Ils nous ont montré Luerne paradant à travers les routes en un cortège de fête, debout sur un char plaqué d'argent, lançant des pièces d'or, et près de lui un poète chantant sa gloire, pareille à celle d'un laboureur divin qui fait lever la richesse sous le soc de sa charrue. Et ils nous ont aussi montré Bituit, marchant contre les Romains à la tête de cent cinquante mille hommes et de ses meutes de chiens de guerre. Si folle et si vaniteuse qu'elle ait pu être, je ne trouve pas que cette royauté d ela gaule soit moins grandiose que celle d'un Cyrus ou d'un Alexandre. [...] Luern et Bituit, ... sont moins les maîtres d'un Empire que les symboles vivants et directeurs d'une unité nationale. Leur pouvoir ne sort pas des frontières de la Gaule, et ils l'exercent du centre même de cette Gaule, à l'ombre de ses plus hautes montagnes et sous l'appui de ses plus grands dieux." (Camille Jullian, De la Gaule à la France, Nos Origines historiques, Librairie Hachette, Paris 1922, p. 130) Mais les Eduens, pour faire pièce aux Arvernes, se rapprochèrent des Romains. Les Eduens avait, comme les Romains, un gouvernement aristocratique sous forme républicaine ; tandis que chez les Arvernes, sous la direction de leur roi, le célèbre Bituit, prédominait l'élément populaire, le 'commun', comme dira le Moyen Âge. Les Allobroges, alliés des Arvernes, accueillirent avec honneur les Salyens (Provençaux) fugitifs qui avaient été vaincus par les Romains dans une première campagne en 125 av. J.-C. par le consul Caius Sextius, vendit la plus grande partie de la population à l'encan, et fonda sur le territoire une colonie, 'les eaux de Sextius', Aquae Sextiae, Aix. Comme les Eduens se déclaraient pour Rome, Bituit, alliés des Allobroges, ravagea leur territoire. En 122 av. J.-C., le consul Cnéius Domitius Ahénobarbus se mit en route avec une armée puissante où se trouvaient des éléphants. Il s'agissait d'épouvanter les Gaulois qui n'en avaient jamais vu. L'entrevue entre l'ambassadeur de Bituit et l'Ahénobarbus est demeurée céléèbre. Bituit fit les offres les plus conciliantes, mais l'Ahénobarbus ne voulut rien entendre. La bataille s'engagea au confluent de l'Isère et du Rhône. La tactique des Romains, la supériorité de leurs armement et leurs gros éléphants remportèrent la victoire (121 av. J.-C.) ; encore les historiens latins, 120 000 Gaulois auraient péri contre 15 (sic) Romains. Le noble chef arverne fut traîné à Rome et promené comme un bœuf gras dans le cortège triomphal. La plèbe romaine poussait des cris d'enthousiasme à la vue du prince gaulois en son armure resplendissante. Pour se donner la crertitude que la tentative de Bituit ne serait pas reprise, le sénat de Rome se fit livrer son fils Congentiat, par l'aristocratie arverne, et se crut désormais tranquille de ce côté.



Rome vainquit Bituit, ... et après cette défaite, elle coupa la Gaule en deux : comme territoire en annexant les terres du midi, Provence, Languedoc et Dauphiné; comme nation, en supprimant l'hégémonie arverne et en soutenant, à l'aide de son alliance, les prétentions des Eduens.



[…] Un demi siècle plus tard, Celtill, chez les mêmes Arvernes, tenta à nouveau l'aventure. Il rétablit momentanément la suprématie de son peuple sur les peuples voisins. Le succès durable de son entreprise aurait pu amener l'unité de la Gaule et, par l'union, l'indépendance : Celtill fut renversé par la faction rivale, par les chefs des familles patriciennes. […] Il périt sur le bûcher ; mais sur les traces laissées par l'oeuvre du père marchera le fils, l'un des plus grands parmi les hommes : Vercingétorix. (Frantz FUNCK-BENTANO, Les Origines, Librairie Hachette, 1925, p. 78-83)

Au pied de la statue élevée à Vercingétorix sur les hauteurs d'Alise-Sainte-Reine, on a gravé ces paroles de César : "Unie la Gaule défierait le monde."

Frantz FUNCK-BENTANO, Les Origines, Librairie Hachette, 1925, p. 82

Et c'est là où je voulais en venir, c'est que la France, elle est toujours là. Le Français, il est toujours là, dévoyé, totalement dévoyé, mais il est toujours là dans son essence. Depuis le baptême, le Français n'a pas changé. Il est resté cette vocation spirituelle. Il est resté ce peuple. Il est resté cette civilisation, forgée par le christianisme, forgé par l'esprit celte aussi, et c'est cet équilibre de l'esprit européen. Le Français est la quintessence de cet esprit européen. Il prend les qualités des plus grands peuples européens et de la grande histoire de l'Europe. Quant aux Anglais, pour moi, ce sont des Français ratés. Mais ils nous ressemblent beaucoup sur certains points.

 

Donc sur la question : est-ce que les Français sont restés royalistes ? Oui, ils le sont. Ils le sont toujours et ils ont raison parce que c'est cela la France.

Alors le sont-ils trop ? Mais pas du tout.

Justement, ils ne le sont pas assez, royalistes !, dans ce sens qu'ils n'en ont pas conscience, endormis qu'ils sont par le nihilisme, le consumérisme, (voir le libéralisme pour les nuls), en fait le matérialisme. C'est cela l'ennemi : le matérialisme qu'il soit libéral ou égalitariste, c'est le matérialisme qui pousse nos compatriotes à ne plus se percevoir comme héritiers. C'est le matérialisme qui pousse au délestage des attaches symboliques, tel que l'héritage, la tradition, les liens du sang. C'est le matérialisme qui permet à l'islam de prendre pied en France, puisque nous n'avons rien à lui opposer que notre narcissisme (la neutralité laïciste laisse un vide que l'islam se charge de combler. NdCR.) 

 

Comment voulez-vous que des hommes aillent mourir au combat si leur but dans la vie c'est de jouir en permanence ? [...] Ils ne pourront plus jouir, aller en boîte, fumer un joint ou je ne sais quoi. C'est cela le coeur atomique du problème. C'est d'avoir fait passé l'avoir avant l'être. Derrière, c'est l'idée de progrès et en fait la destruction de la France.

 

Puisque justement, le peuple français, ce pays, par essence n'est pas matérialiste. Il est vertical. Il n'est pas horizontal. La France, son histoire, c'est une histoire monarchiste, c'est une histoire de verticalité. Ce n'est pas une histoire d'horizontalité, ce n'est pas une histoire de lutte des classes. Ce n'est pas une histoire de savoir 'est-ce que je vais pouvoir avoir une deuxième voiture parce que l'Etat va être plus riche ?' Ce n'est pas cela la question. Par contre c'est cela le problème. C'est d'avoir dévoyer cette vocation (spirituelle), c'est d'avoir dévoyer l'esprit français qui demeure.

Note de Christ-Roi. Illustrant cette verticalité de leur culture spirituelle, les Gaulois n'avaient peur de rien - hormis que le ciel ne leur tombe sur la tête -, pas même de la mort :  "la croyance en l'immortalité de l'âme était, dans la pensée des Gaulois, d'une intensité particulière. Elle était si vive que les Grecs et les Romains, qui cependant la partageaient, en étaient frappés. Ils lui attribuaient ce mépris de la mort qui faisait marcher les Gaulois la poitrine découverte contre des ennemis casqués et cuirassés. Déjà aurait-on pu dire d'eux ce que les Italiens diront des gentilshommes français au temps de Louis XIII : 'Ils vont au combat comme s'ils devaient ressusciter le lendemain.' (Frantz FUNCK-BENTANO, Les Origines, Librairie Hachette, 1925, p. 40)

Aujourd'hui, sur ce point de la verticalité, sous la présidence Emmanuel Macron, comme l'explique Louis de Lauban dans un article pour Vexilla-Galliae : 

 

"le royaliste légitimiste devrait a priori se réjouir du renforcement du pouvoir exécutif au détriment du parlementarisme. Or, il n’en est rien, au contraire, le royaliste condamne absolument l’attitude de l’exécutif, comme celle des parlementaires et de leurs défenseurs. Cette position pourrait paraître paradoxale, mais nous allons l’expliquer en précisant notre positionnement d’une part sur la politique de renforcement de l’exécutif et d’abaissement du parlement suivie par le Président de la République et son gouvernement, et d’autre part sur les opinions des parlementaires et de leurs défenseurs.

 

"Le royaliste souhaite un chef de l’Etat au pouvoir fort, on trouvera donc paradoxal la critique de la politique macronienne lorsqu’elle semble s’accorder avec ce désir. Cependant, c’est oublier que le royaliste veut avant tout un pouvoir légitime, fondé sur une légitimité issue des Lois Fondamentales et sur une légitimité historique qui sont les deux piliers de la légitimité nationale du roi de France. Cette légitimité est hors du jeu des partis, hors des contingences, des fausses promesses et des compromissions des élections. Elle ne saurait en aucun cas être comparée à la « légitimité » du Président de la République, élu d’a peine la moitié des de la part des citoyens qui se sont déplacés pour urner. Rappelons que la voix du sage comme celle de l’imbécile ont la même valeur dans ce système, que ni l’honnêteté véritable, ni les services rendus à la patrie, ni l’abnégation à servir la France n’ont de poids réel dans cette grande entreprise de communication, de compromission et de tromperie qu’est l’élection démocratique moderne.

 

"La légalité du pouvoir du Président de la République existe, mais sa légitimité est douteuse. Fondée sur l’élection par un peu plus de la moitié des deux tiers ou trois quarts des citoyens qui daignent se déplacer pour déposer leur bulletin de vote. Elle est constamment contestée par des groupes de pression en tous genre dès qu’une décision est prise ou un projet révélé. Ceci est facteur de division et de dissensions entre Français et d’abaissement de la fonction de chef de l’Etat et, de ce fait de la France elle-même. Que le Président de la République abuse de ses pouvoirs pour diminuer ceux de l’opposition est légal, rien ne s’y oppose puisque la Constitution elle même peut-être modifiée par de multiples moyens et sans réelle contraintes.

 

"A la vérité, le Président de la République est une forme moderne du tyran démagogue. Parvenu au pouvoir par la violence symbolique et verbale de la joute électorale, son manque de fidélité aux principes démocratique est souvent consternant et démontre leur vacuité essentielle. On ne peut pas dire qu’il représente les qualités attribuées à la démocratie par les philosophes classiques : austérité, vertu, … au contraire, en France il se comporte comme un substitut de Roi, mais un substitut qui ne s’astreint à aucune des obligations et des qualités royales. C’est donc un roi illégitime et parvenu, qui divise et n’a pas de limites traditionnelles telles que les Lois Fondamentales. Un faux roi soumis à la versatilité de ses soutiens et qui ne dispose pas du temps nécessaire pour agir dans la durée, ni de la force que donne l’indifférence à la trompeuse popularité médiatique issue des sondages. Même avec la meilleure bonne volonté et l’honnêteté de sa démarche, il ne peut réunir tous les Français et ne peut donc réussir à relever la France.

 

"Un faux roi qui se vend à l’étranger parfois avant même d’arriver au pouvoir, que ce soit par des diamants africains, de l’argent libyen, des prêts russes ou par la soumissions aux pouvoirs cosmopolite de l’argent.

 

"Macron souhaite réformer la constitution de la Ve République car il sait que le système politique actuel se meurt. De Gaulle avait donné de grands pouvoirs à la fonction présidentielle, sa stature historique lui permettait d’en imposer à tous, une certaine droite s’était démonétisée du fait de sa compromission avec l’ennemi pendant la guerre, tandis que l’âge d’expansion économique auquel sa présidence a correspondu pouvait faire taire les critiques de gauche dont les groupes les plus radicaux étaient compromis par leur soumission à l’URSS. Aucun de ceux qui lui ont succédé n’a pu se prévaloir d’une telle stature, ni, mis à part Pompidou, d’une telle expansion économique conjuguée à un abaissement politique et moral des oppositions. Aucun d’eux n’a été le président de tous les Français autrement que sur le papier, ils n’ont jamais eu le cœur de nos compatriotes. Cette situation s’est aggravé du fait de l’abaissement de la fonction présidentielles sous les mandats de Chirac, Sarkozy et Hollande où se son succédés.

 

"A l’évidence, ce système est mauvais pour la France car il la divise, la fatigue par des combats incessants dictés par la seule ambition de parvenir à la présidence, et l’humilie par le spectacles d’hommes politiques menteurs, voleurs et manipulateurs qui ne vivent que pour tromper les Français et profiter d’avantages indus. Mais une autre évidence est que nous sommes dans un système bâtard qui n’est plus la république telle qu’elle a été pensée au XIXe siècle, mais qui se complet à se présenter comme l’héritière directe de cette époque tout en étant autre chose. En effet, au commencement les régimes politiques issus de la modernité, et la république française en particulier, ont cherché à affaiblir les pouvoirs du gouvernement et du chef de l’Etat en prétextant de l’arbitraire monarchique. Or aujourd’hui, la république Française est totalement présidentialisée, même si elle ne s’affirme pas comme telle, et l’essentiel du pouvoir est concentré entre les mains de son chef suprême qui n’est plus considéré comme un obstacle à la démocratie mais comme le principal vecteur de l’expression du peuple." (Louis de Lauban)

"On dit : 'la France, elle est morte'. Non, pas du tout. Même le gauchiste, il est toujours là. Le problème c'est qu'il est manipulé. C'est la raison et le coeur malade de notre contemporain. C'est l'orgueil qui les pousse à détruire leur propre cité et à ne penser qu'à eux-mêmes, à leurs conforts, à leur argent, alors que nous sommes des héritiers. Nous dépendons des autres, en l'occurrence de nos ancêtres, tant au temporel qu'au spirituel. Et dans le fond, ceux qui refusent cela, ils refusent l'amour. Et c'est pourquoi dans le fond c'est une entreprise diabolique. Comment Satan est devenu Satan ? Satan (qui au départ était un ange fait de feu) est devenu Satan parce qu'il a refusé Dieu. Et ce faisant, il a refusé l'Amour, et c'est comme cela qu'il est descendu en enfer. C'est parce qu'il a refusé l'autre par orgueil. C'est ici un symbole, mais à partir du moment où l'on ne pense qu'à soi on refuse l'autre.

 

Oui en France est resté un fond royaliste. Le peuple français est toujours là (même si les populicides hériters de 1789 tentent toujours de le tuer pour créer leur "homme nouveau". NdCR). Mais il faut qu'il en ait conscience, qu'il ait conscience de sa nature. Oui la France a une vocation spirituelle, la France est née du spirituel. C'est le spirituel qui a créé la France. La France est la première nation du monde.

 

La flamme est toujours là. Il suffira d'un vent soufflant dans la bonne direction - et c'est le sens que le vent est en train de prendre - pour que le brasier prenne. 

 

L'âme de notre peuple, elle reviendra à sa place originelle. Que Dieu vous bénisse. Et d'ici là, restez solides."

« Tout au long de l’histoire de la monarchie française, cette constitution (de l'Ancienne France) bornera la volonté du prince — conformément aux commandements de Dieu d’abord, ensuite au respect des lois naturelles — et tout acte qui y portera atteinte sera frappé de nullité. » Ainsi « la royauté, loin d’être une prérogative avantageuse, est devenue un officium, un ministerium, c’est-à-dire une fonction dévolue par Dieu et engendrant pour son titulaire devoirs et responsabilités dans l’intérêt commun. Le royaume n’appartient pas au roi comme un fief à son seigneur. »

Frédéric Bluche, Jean Barbey, Stéphane Rials, La constitution de la France monarchique, Lois de succession du Royaume de France (1984)

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