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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 08:31
Le nouveau tract UCLF et son message

Tout le monde peut constater que la République est vendue au capitalisme mondialiste et que ses mercenaires achèvent de dépecer la France : perte de la souveraineté, destruction des frontières, de la culture, du service public, braderie des outils de production, remplacement des peuples autochtones par des populations déracinées…

 

Seule la Monarchie qui a construit notre pays au fil des siècles peut le défendre naturellement. Même un Voltaire le reconnaît :

 

Un roi absolu […] ne peut vouloir que la grandeur et la prospérité de son État, parce qu’elle est la sienne propre, parce que tout père de famille veut le bien de sa maison. Il peut se tromper sur le choix des moyens, mais il n’est pas dans la nature qu’il veuille le mal de son royaume. (VOLTAIRE, Siècle de Louis XIV)

 

En France, le Roi n’est pas désigné de choix humain mais par la loi. Actuellement, celui que les Lois Fondamentales du Royaume désignent est Louis de Bourbon (Louis XX)

 

Cependant la légitimité n’est pas réductible à la seule désignation du roi : elle implique des lois positives conformes à la loi naturelle, et le droit naturel pour tout homme de vivre selon cette loi. Si la loi naturelle est reconnue d’origine divine alors on parle de droit divin. En France, le roi reconnaît institutionnellement la souveraineté et l’exemple de Jésus-Christ lors du Sacre.

 

L’Union des Cercles Légitimistes de France (UCLF) a pour vocation de faire connaître et aimer la Monarchie traditionnelle grâce à des cercles répartis dans toutes les provinces, et grâce à ses médias et manifestations. Peuvent y adhérer tous ceux qui reconnaissent au moins la loi naturelle.

 

Alors n’hésitez pas à prendre contact avec nous et à rejoindre notre combat pour la restauration du Royaume de France !

Source: UCLF

 

Merci à Marc M.

La monarchie absolue ou « administrative » 

 

Ajoutons pour ce qui est de l’essence de la monarchie absolue, elle se définit par quatre dimensions :

 

a) un monarque qui détient en son royaume une autorité absolue, c’est-à-dire souveraine, en ce sens qu’aucun centre de pouvoir (qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur du royaume) n’a la capacité et surtout la légitimité d’imposer au roi des bornes à l’exercice de son autorité;

 

b) le caractère absolu de l’autorité royale ne trouve son fondement ni dans le caractère ou le charisme exceptionnels des personnalités royales qui se sont succédées – ce serait le modèle des théocraties bibliques [ou des monarchies électives]

 

- ni dans un contrat établi entre le roi et ses sujets établissant une délégation d’autorité sous réserve du respect des libertés – ce serait le modèle de la monarchie constitutionnelle - ni dans une soumission volontaire des sujets se déchargeant de toute responsabilité politique sur un roi auquel ils délivreraient une sorte de chèque en blanc - comme dans le cas des régimes d’exception. L’autorité royale trouve son fondement en Dieu, principe de toute autorité et dans l’action de la Providence divine intervenant au niveau des causes secondes ;

 

c) l’exercice de cette autorité absolue, ou souveraine, est finalisé par ce qui constitue l’essence de la fonction royale : rendre la justice et assurer le bien commun de tous les sujets ; mais la justice et le bien commun sont eux-mêmes des fins relatives ordonnées à une fin plus haute : la Gloire de Dieu et le Salut des hommes, de sorte que conjointement avec l’Église, mais dans la sphère temporelle qui est la sienne, la monarchie se reconnaît la mission d’oeuvrer pour inciter les hommes à être vertueux en promulguant de bonnes lois ;

 

d) dans son déploiement, cette autorité royale est ordonnée par le nécessaire respect de la Loi divine, de la loi naturelle, des lois fondamentales du royaume, des bonnes coutumes, et enfin par les lois civiles existant à un moment donné - ce qui n’empêche pas le roi de changer les lois civiles si les circonstances lui paraissent l’exiger, encore ne le faisait-il qu’avec prudence contrairement au « zapping » législatif permanent que nous connaissons aujourd’hui.

 

Aucune de ces quatre dimensions n’a été substantiellement modifiée depuis le début de la monarchie franque jusqu’à la fin du XVIIIème siècle. [1]

 

« Absolutus, venant du verbe absolvere (délier), les Français du XVIIe siècle savent aussi que monarchia absoluta signifie monarchie sans liens, et non sans limites. » (François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p. 186.) Le Roi était indépendant des barons, et notamment des barons de la finance ! Raison pour laquelle la bourgeoisie a fait la Révolution dite française afin de donner le pouvoir aux banques, sous couvert de le donner au peuple.

 

Ce ne sont donc pas les qualités personnelles du roi qui font le roi comme dans la monarchie élective disparue lors de la succession de Philippe II en 1223 [2], c'est la qualité des institutions (monarchie héréditaire ou "administrative" sous Louis XIV. Cf François Bluche, Louis XIV.) Des institutions de qualité élèvent les personnes vers des objectifs spirituels (le Royaume de Dieu, l'amour du prochain, la gratuité des services rendus). C'est parce que les gens donnaient gratuitement que la bourgeoisie a fait la Révolution dite française, afin que la gratuité disparaisse et qu'apparaisse à la place la loi du marché. On en voit aujourd'hui chaque jour les tristes résultats.

 

Pour démontrer la supériorité de l'hérédité sur l'élection, Bernard Faÿ a pu mettre en avant la doctrine classique de l'origine du pouvoir : « La monarchie est héréditaire, ce qui est la meilleure transmission puisqu'elle vient de Dieu, alors que tous les autres systèmes ne reposent que sur la sagesse humaine. (N'est-il pas curieux de voir que, pour des raisons analogues, les Athéniens démocrates, tiraient leurs fonctionnaires au sort ?) » [3]

 

Tyrannique, la monarchie ?

 

Combien de militaires, gendarmes et policiers sont mobilisés pour un déplacement présidentiel de 24 heures  ? Charles VII est le premier roi à s’entourer d’une troupe d’élite : les gardes écossaises. À la fin du XVIème siècle, ils sont 7.000 à assurer la protection de l’Hôtel du Roi et du monarque dans ses déplacements par des routes souvent encore insécures. La courbe de ces effectifs atteint son maximum vers 1690 : ils sont alors environ 10.000. Ce sont des troupes d’apparat autant que des gardes du corps, mais aussi des troupes de combat qui se mêlent à la bataille en temps de guerre. Vient le règne de Louis XVI et les meilleures troupes, celles spécialement attachées à la personne du roi, sont dissoutes en 1775 sous prétexte de faire quelques économies. Mesure suicidaire, voilà le « tyran sanguinaire » dénoncé par les « patriotes » qui se met à la merci d’une émeute de mégères comme on le verra en octobre 1789 ! [1] Et à la merci d'émeutiers soudoyés par les Jacobins lors du coup d'État du 10 août 1792,  des « manifestants [...] préparés politiquement et militairement, car l'insurrection n'est pas spontanée » [4]

 

« Pour les juristes comme pour les Français instruits, le pouvoir royal, s'il est absolu, est également circonscrit. Le monarque doit respecter les maximes fondamentales dites encore lois du royaume. La plus importante est la loi de succession, familièrement désignée sous le nom de "loi salique". [...] [O]euvre du temps et forgée par les grands évènements de notre histoire, garante de la continuité et de l'unité du royaume, cette montre clairement que l'État passe avant le Roi. On peut dire qu'elle tient lieu à la France de constitution coutumière. La deuxième loi fondamentale affirme le caractère inaliénable du Domaine. Elle s'appuie sur un grand principe : le souverain n'est qu'usufruitier, et non propriétaire. [....] De ces grands traits de notre droit public, résulte l'idée que la monarchie est plus absolue que le monarque. » [5] 

 

Notes

 

[1] La Gazette Royale, fichier PDF, avril - mai - juin 2006, n° 107, p. 10-17.

[2] En 1223, le fils de Philippe II Auguste, Louis VIII le Lion, lui succéda naturellement sans que personne ne demanda qu'une élection eût lieu : les Capétiens étaient devenus rois héréditaires, l'hérédité l'emportait sur l'élection au moment où les empereurs d'Allemagne tombaient les uns après les autres.

[3] Bernard Faÿ, Louis XVI ou la fin d'un monde, 1955, réed. La Table ronde, Paris 1981, p. 35.

[4] Lucien Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, note 65, p. 84.

[5) François Bluche, Louis XIV, Fayard, Paris 2002, p .187

 

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