4 septembre 2008
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C'est oublier, pour les besoins de la cause, la noble attitude des nationalistes français jusqu'aux dernières heures d'août 1939 quand des forces multiples poussaient le monde dans la plus terrible guerre. Oublier que les plus féroces partisans de la paix se trouvaient dans les rangs maurrassiens de l'A.F. ou parmi ses anciens disciples, comme l'illustre Je Suis Partout.
Robert Brasillach, dans les trois extraits qui suivent, extraits de Notre avant-guerre, revient sur cette année terrible, qui débuta en septembre 1938 pour s'achever 12 mois plus tard exactement.]
Ainsi prenait sa couleur indécise l'entre-deux-alertes. Les personnes dites raisonnables s'écartaient des mouvements hardis, abandonnaient Doriot pour le PSF, ou, mieux, pour le radicalisme triomphant. Il restait par bonheur, même pour les indifférent, le mouvement qui a atteint à ce moment-là, à mon avis, son plus haut sommet, je veux dire l'Action française.
Nous n'avions certes pas oublié le rôle qu'avait joué cette A.F. toujours combattue, toujours violemment attaquée, et jusque par les siens. Nous en connaissions les hommes, le passé, la doctrine. Mais il me semble que c'est en septembre 1938 que commença pour elle l'année la plus étonnante. Dans les semaines qui précédèrent Munich, si Maurras s'absentait, la presse nationale vacillait, les meilleurs se trompaient. S'il revenait, s'il écrivait, avec lui revenaient la raison, la clarté, l'espérance. Nous n'oublions les efforts de personne, dans cette lutte pour la paix, ni ceux de Mussolini, ni ceux du gouvernement français. Mais nous savions que seuls certains hommes n'étaient pas soupçonnables de la moindre complaisance avec l'Allemagne, contre laquelle ils avaient toujours lutté, sur tous les terrains : les hommes de l'Action française. Suite
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