Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 13:00
Image Hosted by ImageShack.usCarla Del Ponte a-t-elle réellement cru qu’elle présidait à une véritable et impartiale justice internationale ? Voila la question qu’il est permis de se poser après la lecture de son livre « La chasse, les criminels de guerre et moi » dans lequel elle évoque ses huit années passées en tant que procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.
Est-ce parce que le poids de sa compromission avec ce qu’il est permis d’appeler une parodie de justice a pesé trop lourd sur sa conscience que Carla Del Ponte s’est finalement décidée à révéler cette épouvantable affaire de trafic d’organes ? Ou est-ce plutôt à force d’exaspération, fatiguée des incessantes pressions (pour ne pas dire menaces) américaines et européennes l’enjoignant de ne pas s’intéresser de trop près aux agissements des forces de l’OTAN et de leurs alliés de l’UCK ? On ne le saura sans doute jamais.
Ce qui est certain, c’est que l’affaire que dévoile au grand public l’ex-procureur du TPIY est proprement abominable et repousse au-delà de limites rarement atteintes ce que la décence commune peut supporter. La froide et rugueuse Carla Del Ponte, que l’on avait appris à abhorrer pour son austère suffisance, a sans doute sauvé son âme en trouvant le courage de raconter la fin tragique de ces 300 jeunes serbes, femmes et hommes, transformés en simple réservoir vivant d’organes avec la bénédiction des bonnes âmes de l’intelligentsia occidentale, ceux que Roger Nimier appelait le front moral de l’hypocrisie.
Ils furent au nombre de 300 ces Serbes enlevés par des miliciens albanais lors d’une des nombreuses opérations d’épuration ethnique perpétrées sous les yeux d’une KFOR que l’on jugera bien magnanime avec ses alliés de l’UCK. Ils furent 300 à être déportés en Albanie pour y être séquestrés dans une prison sans jugement ni explications. Le seul crime qu’ils avaient commis : être Serbes et vivre sur leur propre terre, le Kosovo ! Ils furent 300, mais combien sont-ils ceux, impuissants, de leurs proches et parents qui les ont vu emmener, la rage au cœur sans même oser imaginer le sort qui leur serait réservé ? A juste titre d’ailleurs, puisque le châtiment auquel ils étaient promis reste proprement impensable..SuiteNovopress
Partager cet article
Repost0

commentaires