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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 07:00

"La Nation telle que je la conçois ne demande pas aux gens d'où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble. Elle n'est pas fondée sur les racines, l'ethnie, que sais-je, mais sur une idée. Elle est une idée et c'est ce qui la distingue de ce qu'en ont fait nos adversaires", insiste la candidate du PS, du MDC et du PRG, dont les positions sur la Marseillaise ou le drapeau tricolore ont suscité de vives critiques à gauche du PS." (Ségolène Royal cité in Le Monde, La confrontation des idées sur l'identité nationale ravit Royal, PARIS Reuters, 28.03.07 )

A cette leçon d'endoctrinement républicaine et laïque de Ségolène Royal, on peut répondre qu'il n'y a pas une mais deux conceptions de la nation. Il y a la nation-héritage (nation authentique) communauté humaine, le plus souvent installée sur un même territoire et qui possède une unité historique, linguistique, religieuse, économique plus ou moins forte. Le nationalisme entend défendre cette unité. Et il y a la nation-contrat ("nation" révolutionnaire) abstraite, désincarnée, fondée sur une prétendue volonté, un pacte, un contrat social, qui en vient à renier la nation-héritage... au nom d'une idéologie qu'on met au-dessus de la nation réelle, comme en 1870. Cette idéologie fut assez entière pour souhaiter passionément la défaite de la France dans la guerre de 1870. Ses voeux furent exaucés. Un nouveau régime (républicain) s'établit. Il avait pour origine une défaite. Il avait pour propoteurs des hommes qui avaient souhaité cette défaite de leur Patrie... (drôles de "Patriotes" ces républicains...) parce qu'une certaine idée POLITIQUE leur paraissait plus importante que la Patrie réelle. Le nouveau régime sur lequel nous vivons toujours (malheureusement) eut pour base le principe qu'au-dessus de la nation il existe une IDEE plus importante que le nation elle-même et une IDEE à laquelle la nation peut être sacrifiée. L'idéologie s'installait dès lors dans le régime républicain. Telle est la contradiction fondamentale de la "république". Il n'y a plus de communauté nationale, il n'y a plus de nations parce que le coeur et la volonté des hommes de nos nations ne nous appartiennent plus. C'est pour cela que des défenseurs de la nation authentique, incarnée dans le peuple réel, comme Le Pen ou Gollnisch sont diabolisés. Ils sont diabolisés parce qu'il représente la nation que les idéologues veulent détruire.

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