Egalité & Réconciliation annonce le 18 avril à Bordeaux, la tenue d'une conférence sous le titre "Français musulman et patriote".
Nous ne pouvons en aucun cas nous aligner sur ce mot capitulateur. Alain Soral, qui décidément, a toujours un train de retard.
S'il est exact comme le souligne Alain Soral que l'attitude d'entrer dans un dialogue avec l'imam peut être interprété comme une attitude chrétienne et française à la manière noble des anciens Croisés..., postuler comme il le fait qu'un musulman peut faire un bon "patriote français" (sic), - nos ancêtres doivent se retourner dans leurs tombes!! - outre la confusion jacobine entre la nationalité citoyenne et la nationalité d'héritage, il s'agit d'une attitude de collabo de l'invasion, une attitude qui revient à tracer un trait définitif sur quatorze siècles d'histoire royale et française. Autant dire une capitulation en rase campagne. Une trahison et un crime.
Or, pour parler franchement, outre le problème culturel, ethnique, dans une nation éclatée, transformée en une mosaïque de peuples et de religions, on ajouterait à présent la question de l'islam comme élément du patriotisme français??? Mais de qui se moque-t-on?
Les deux questions qu'il faut se poser sont les suivantes:
1- Un musulman a-t-il naturellement vocation à devenir "français" ou à retourner dans le pays de ses pères? Voilà une question autrement plus importante pour tous les grands "humanistes" que la question du "patriote français musulman"!
2- Les deux cultures sont-elles mélangeables comme le laisse entendre le bisounoursisme dominant? Le dialogue implique l'affirmation de son identité (ou alors ce n'est plus du dialogue mais de l'hypocrisie...)
Le pape Benoît XVI l'avait précisé: le dialogue interreligieux, non (implique de "mettre sa propre foi entre parenthèse" à un moment ou à un autre), mais dialogue entre les cultures, oui.
Dès lors, vouloir mixer les deux est très dangereux, contre-productif, et ce pour les deux parties...
A moins donc de se mettre volontairement des oeuillères sur les yeux au nom d'un pseudo réalisme politicien (une folie!) ou "anti-impérialisme", et de vivre dans une bulle, et sauf à dissoudre l'une ou l'autre des identités culturelles et/ou religieuses (qui à n'en pas douter seront affirmées à Bordeaux... Mais laquelle des deux le sera le plus?!), l'une des identités culturelles et/ou religieuses prendra tôt ou tard le pas sur l'autre. Et cela sans compter le surgissement d'innombrables antagonismes, irréductibles, dans l'organisation de la vie sociale de tous les jours (calendriers, jours de repos, jours fériés, etc. et j'en oublie.)
Donc, contrairement à la doxa républicaine d'Alain Soral, un musulman ne fera jamais un "patriote français", exactement de la même manière qu'un païen, un athée ou un agnostique ont toujours servi au final, depuis deux siècles, la république relativiste, métisseuse, niveleuse et crasseuse, et donc l'Anti-France... Dans la situation qui est la notre en 2009, prétendre le contraire est un mensonge, un crime et une trahison qui se paiera cher.
Pour paraphraser le "Dieu, premier servi!" de la patronne secondaire de la France, vous servirez d'autant mieux votre pays que vous servirez Dieu en premier.
A bon entendeur...
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